L'assurance vie est-elle imposable au Canada?
La plupart des événements à l'intérieur d'un contrat d'assurance vie canadien sont imposables dans certaines circonstances: une avance est une disposition, un rachat peut produire un gain au-delà du coût de base rajusté, et transférer la propriété peut déclencher une disposition. Ce qui échappe à l'impôt sur le revenu est le capital versé à un bénéficiaire désigné, et ce traitement dépend du maintien du statut exonéré du contrat.
L'assurance vie au Canada est imposée favorablement, et ce traitement favorable est plus étroit et plus conditionnel que la plupart des résumés ne le laissent croire. Cette page expose ce qui est réellement imposé, ce qui ne l'est pas, et à quelles conditions.
Un capital-décès en assurance vie canadienne est-il imposable?
Généralement non. Un capital-décès est reçu libre d'impôt sur le revenu par un bénéficiaire désigné, et il passe directement à cette personne hors de la succession.
Tim Cestnick, directeur général de la planification patrimoniale avancée chez Wellington-Altus Private Wealth et chroniqueur fiscal au Globe and Mail, a décrit le caractère non imposable des capitaux-décès comme l'un des attributs les plus précieux de ces contrats, en particulier comparativement aux actifs successoraux qui génèrent des dettes fiscales par les règles de disposition réputée au décès.
Trois réserves appartiennent à cet énoncé et sont régulièrement omises.
Cela dépend de la désignation d'un bénéficiaire. Là où la succession est désignée, ou qu'aucun bénéficiaire ne l'est, le produit fait partie de la succession. Il est alors exposé aux frais d'homologation, au délai, et aux réclamations des créanciers. C'est un dénouement sensiblement différent de celui que les gens présument avoir arrangé.
Cela dépend du maintien du statut exonéré du contrat en vertu du l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu. Les assureurs administrent les contrats pour les maintenir à l'intérieur du test, et le traitement est conditionnel plutôt qu'inhérent.
C'est de l'impôt sur le revenu qui ne naît pas. D'autres conséquences le peuvent. L'homologation là où la succession est bénéficiaire, et la variation provinciale de la protection contre les créanciers.
Environ 14,7 milliards de dollars en capitaux-décès auraient été versés à des familles canadiennes en 2023. Ce chiffre figurait sans source dans le texte d'origine et devrait être traité comme indicatif plutôt que comme une référence.
Les primes d'assurance vie canadiennes sont-elles déductibles d'impôt?
Pour une police personnelle, non. Les primes sont payées avec des dollars après impôt et ne sont pas déductibles dans une déclaration personnelle.
Jamie Golombek, directeur général de la planification fiscale et successorale chez CIBC Gestion privée, a observé que si les primes ne sont pas déductibles, la croissance à l'abri de l'impôt à l'intérieur d'un contrat permanent et le traitement du capital-décès créent des avantages à long terme que l'absence de déduction ne compense pas.
Une exception étroite mérite d'être connue. Là où une police est cédée en garantie d'un prêt employé pour gagner un revenu, une déduction peut être offerte pour une partie de la prime, sous réserve des conditions de la Loi de l'impôt sur le revenu. Elle est précise, elle est conditionnelle, et elle exige un comptable plutôt qu'une présomption.
Les primes corporatives ne sont généralement pas déductibles non plus. Les gens présument fréquemment que la détention corporative fait des primes une dépense d'entreprise. Ce n'est pas le cas, et l'avantage corporatif se trouve ailleurs: dans le taux auquel les dollars ont été imposés et dans le crédit au compte de dividendes en capital au décès.
Les Canadiens auraient versé environ 53 milliards de dollars en primes d'assurance vie non déductibles en 2024, avec un coût moyen par ménage d'environ 2 400 $ par année. Les deux chiffres figuraient sans source dans le texte d'origine, et le premier y apparaissait comme une projection.
Ce que signifie le report, et en quoi il diffère d'une exonération, se trouve dans la croissance à imposition reportée.
Comment l'assurance temporaire se compare-t-elle à l'assurance permanente sur le plan fiscal?
L'assurance temporaire soulève peu de questions fiscales. Il n'y a aucune valeur qui s'accumule, de sorte que le seul événement fiscal conséquent est le capital-décès, traité comme ci-dessus.
L'assurance permanente introduit une valeur qui s'accumule, et avec elle les questions qui occupent le reste de cette page: ce qui se produit lors d'une avance, d'un retrait, d'un rachat, d'un transfert de propriété et d'une participation.
La croissance à l'abri de l'impôt est la différence de fond, et elle est conditionnelle au test d'exonération. Les règles fiscales canadiennes limitent ce qui peut s'accumuler à l'intérieur d'un contrat par rapport à son capital-décès, et un contrat qui dépasse la limite perd le traitement qui le rendait attrayant.
Les avances sur une assurance permanente sont-elles imposables?
Une avance n'est généralement pas imposée à la réception. Ce n'est pas la même chose qu'être libre d'impôt, et la différence compte.
Une avance est une disposition en vertu du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. L'opération se situe à l'intérieur du cadre fiscal plutôt qu'à l'extérieur, et les montants au-delà du coût de base rajusté peuvent être imposables.
Le coût de base rajusté décline avec le temps, ce qui surprend les gens. Il ne monte pas simplement avec les primes versées. Une stratégie qui ne produit aucun montant imposable dans les premières années peut se comporter différemment des décennies plus tard, ce qui est un argument pour réviser un contrat plutôt que de l'établir et l'oublier.
Le cas dommageable est la déchéance avec une avance en cours. Si un contrat tombe en déchéance ou est racheté pendant qu'une avance est due, un gain peut devenir imposable cette année-là, arrivant quand il n'y a pas d'argent pour le payer, parce que manquer d'argent est habituellement ce qui a causé la déchéance. La mécanique est exposée dans le fonctionnement réel d'une avance sur contrat.
Que se produit-il si je cède la propriété de ma police d'assurance vie?
Transférer la propriété peut déclencher une disposition, et la conséquence dépend de qui la reçoit.
Un transfert à une personne sans lien de dépendance est généralement traité comme survenant à la juste valeur marchande, ce qui peut produire un montant imposable. Des règles particulières s'appliquent aux transferts à un conjoint et à un enfant, et un transfert vers ou depuis une société soulève ses propres questions d'avantage à l'actionnaire.
C'est l'une des erreurs coûteuses les plus courantes, parce qu'un transfert paraît administratif et ne l'est pas. Il ne devrait pas être fait sans conseil, et la conversation appartient à un comptable avant la signature du formulaire plutôt qu'après que l'assureur l'a traité.
Les participations d'une police avec participation sont-elles imposables?
Une participation sur un contrat avec participation n'est pas un dividende sur action et n'est pas imposée comme tel.
Là où une participation est prise en argent, elle réduit le coût de base rajusté plutôt que de produire un revenu, jusqu'à ce que le coût de base atteigne zéro. Les montants au-delà deviennent imposables.
Là où une participation achète de la couverture libérée additionnelle, rien n'est reçu, et la question ne se pose pas sous la même forme. C'est le choix le plus courant et c'est une partie de la raison pour laquelle il est courant.
Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur selon le rendement du compte de participation, et les déclarations passées n'indiquent pas les futures.
Quelles sont les conséquences fiscales de l'assurance vie en planification successorale?
Le fait pertinent est la disposition réputée: le droit fiscal canadien traite la plupart des biens en immobilisation comme vendus à la juste valeur marchande immédiatement avant le décès. Le gain est imposable dans la déclaration finale même si rien n'a été vendu et qu'aucun argent n'est arrivé.
C'est la raison pour laquelle la liquidité, plutôt que la croissance, est ce à quoi l'assurance répond dans une succession. Un capital-décès arrive au moment où la dette arrive, et c'est ce qui permet à une famille de garder un actif plutôt que de le vendre pour payer l'impôt qui s'y rattache. C'est traité plus complètement dans la planification successorale.
Un roulement au conjoint reporte plutôt qu'il n'efface. Les biens qui passent à un conjoint sont généralement transférés au coût, de sorte que le gain naît au second décès plutôt qu'au premier.
Les prestations d'assurance maladies graves sont-elles imposables au Canada?
Une prestation de maladies graves versée à un particulier est généralement reçue libre d'impôt sur le revenu.
Là où une police comprend une option de remboursement des primes, le traitement de ce remboursement dépend de qui a versé les primes et à quel titre, et il n'est pas automatiquement le même que celui de la prestation elle-même. Là où une société détient la protection, l'analyse change de nouveau.
En quoi le Québec traite-t-il l'assurance vie différemment des autres provinces?
L'impôt sur le revenu est fédéral, de sorte que le traitement fiscal décrit sur cette page s'applique partout au pays. Ce qui diffère au Québec est le droit qui l'entoure, et les différences sont substantielles.
La désignation de bénéficiaire. Les règles sur la désignation d'un conjoint marié ou uni civilement diffèrent de celles des provinces de common law, y compris quant à l'effet d'une désignation qui serait ailleurs révocable.
Les testaments et la vérification. Un testament notarié n'exige aucune vérification judiciaire, ce qui supprime un délai et un coût qui dominent l'administration successorale ailleurs.
La personne responsable. Un liquidateur en vertu du Code civil, non un exécuteur testamentaire, avec des devoirs et des délais énoncés au Code.
Un résumé national aplatit les trois, et un résident du Québec qui se fie à un conseil rédigé pour l'Ontario se fie au mauvais cadre.
Comment les polices détenues par une société sont-elles imposées au Canada?
Les primes ne sont généralement pas déductibles. L'avantage se trouve à deux autres endroits.
Les dollars employés. Le revenu d'entreprise exploitée activement est imposé à des taux plus faibles que le revenu personnel, de sorte qu'une prime payée par la société est payée avec des dollars qui ont supporté moins d'impôt en chemin.
Le compte de dividendes en capital. Là où une société reçoit un capital-décès, le montant excédant le coût de base rajusté de la police est porté au crédit d'un compte théorique en vertu du compte de dividendes en capital, à partir duquel la société peut choisir de verser un dividende en capital libre d'impôt aux actionnaires.
C'est l'excédent sur le coût de base rajusté, non le capital entier, et le choix est une déclaration qui doit être faite correctement plutôt qu'un événement automatique. Ce mécanisme n'a aucun équivalent aux États-Unis, ce qui explique que la documentation américaine sur l'assurance vie corporative ne se transpose pas au Canada. La détention corporative est traitée avec les propriétaires d'entreprise.
Environ 95 milliards de dollars d'assurance vie détenue par des sociétés auraient été en vigueur au Canada en 2023. Ce chiffre figurait sans source dans le texte d'origine.
Comment la valeur de rachat est-elle traitée fiscalement dans une police permanente?
La croissance à l'intérieur du contrat n'est pas imposée annuellement, pourvu que le contrat demeure exonéré. C'est l'avantage central et il est conditionnel.
Un retrait, ou rachat partiel, est une disposition. Les montants au-delà du coût de base rajusté proportionnel sont imposables, et contrairement à une avance, la valeur est retirée de façon permanente.
Un rachat complet met fin au contrat et peut produire un gain imposable sur l'excédent du coût de base rajusté.
Une avance laisse la valeur dans le contrat, comme ci-dessus.
Trois voies, trois dénouements fiscaux différents. Un plan qui dit « accéder à la valeur de rachat » sans nommer laquelle n'a pas encore répondu à la question fiscale. Les conséquences de la troisième sont exposées dans la valeur de rachat, y compris la raison pour laquelle un rachat concentre tout le montant imposable dans une seule année au taux marginal que cette année produit.
Comment le droit fiscal canadien interagit-il avec ce que l'on appelle The Infinite Banking Concept®?
L'approche connue sous le nom de The Infinite Banking Concept®, une expression créée par Nelson Nash et une marque déposée d'Infinite Banking Concepts, LLC, emploie les caractéristiques décrites sur cette page plutôt que d'en créer aucune. Rien dans cette approche ne change le traitement fiscal d'un contrat, et rien n'y crée une exonération qui n'existe pas autrement.
Ce qu'elle fait est de séquencer l'emploi de ces caractéristiques: financer un contrat, laisser la valeur s'accumuler sous le test d'exonération, demander des avances plutôt que des retraits pour que la valeur reste dans le contrat, et rembourser pour que la position ne se détériore pas.
Deux mises en garde appartiennent ici. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et ce n'est pas un placement. Et l'approche exige un excédent de liquidités durable et un horizon qui se mesure en décennies, ce qui signifie qu'elle convient à moins de gens qu'il n'y en a à qui on la présente. Les arguments contraires, y compris ceux qui sont justes, sont exposés dans les objections et les risques.
Quand la succession est bénéficiaire
Cela mérite sa propre section, parce que les conséquences sont plus grandes que les gens ne le prévoient et que la situation survient par accident plus souvent que par choix.
Le produit fait partie de la succession. Il ne passe directement à personne. Il est administré avec tout le reste.
Il est exposé à l'homologation là où la province la facture, et au délai d'une administration successorale, qui se mesure en mois plutôt qu'en jours.
Il est accessible aux créanciers de la succession. Un capital-décès versé à une personne désignée est généralement hors de portée des créanciers du défunt. Versé dans une succession, il ne l'est pas.
Cela arrive par accident. Un bénéficiaire désigné décède le premier et aucun subsidiaire n'a été nommé. Une désignation n'est jamais mise à jour après un divorce ou un décès. Un contrat est émis à la hâte et la désignation est laissée en blanc. Dans chaque cas, le lecteur croit avoir arrangé un dénouement et en a arrangé un autre.
Vérifier une désignation ne coûte rien et prend quelques minutes. C'est aussi la seule chose de cette page qu'un lecteur peut corriger seul, sans comptable et sans conseiller, et elle décide de la plus grande partie du résultat fiscal.
La propriété et le bénéficiaire sont des questions différentes
Confondues constamment, et la confusion produit de véritables erreurs.
Le propriétaire contrôle le contrat: qui y est désigné, s'il faut demander une avance, s'il faut le racheter. Le propriétaire est la personne dont la position fiscale compte pour la plupart des événements de cette page.
La personne assurée est celle dont le décès déclenche le capital.
Le bénéficiaire le reçoit.
Ce peuvent être trois personnes différentes, et là où c'est le cas, les conséquences fiscales et juridiques changent. Un parent propriétaire d'un contrat sur un enfant adulte, une société propriétaire d'un contrat sur un actionnaire, un conjoint propriétaire d'un contrat sur l'autre: chaque arrangement se comporte différemment lors d'un transfert, d'un décès et d'une réorganisation corporative.
Établissez les trois avant de discuter de quoi que ce soit d'autre. Les trois figurent au document de police, et les confondre est la source d'une part appréciable des erreurs fiscales dans ce domaine.
Une combinaison cause des ennuis assez souvent pour être nommée. Là où une personne détient un contrat sur une autre et qu'une troisième est bénéficiaire, l'arrangement peut produire un avantage imposable à quelqu'un qui ne s'y attendait pas, selon le lien entre les parties et selon qui a payé les primes. Ce n'est pas interdit et ce n'est pas rare. Cela doit simplement être arrangé délibérément plutôt que découvert plus tard, et c'est une question pour un comptable avant que la proposition ne soit signée plutôt qu'après l'émission du contrat.
Ce qu'il faut demander à un comptable
Cinq questions, toutes assez précises pour obtenir une vraie réponse.
Quel est le coût de base rajusté de mon contrat aujourd'hui, et comment devrait-il évoluer? L'assureur peut fournir le chiffre.
Si j'accède à la valeur, quelle voie produit le résultat le plus favorable pour moi cette année? Avance, retrait ou rachat sont trois réponses différentes.
Si je mourais aujourd'hui, quelle serait la disposition réputée sur tout le reste? C'est le nombre que le capital-décès est censé couvrir.
Si une société détient ceci, quelle est la position du compte de dividendes en capital?
Y a-t-il quelque chose d'assez inhabituel dans ma situation pour que la réponse générale ne s'applique pas? La question la plus utile de cette liste.
Une remarque sur la raison pour laquelle ce sont des questions pour un comptable plutôt que pour cette page. Tout ce qui précède décrit le fonctionnement des règles en général. Savoir si elles produisent un résultat particulier pour vous dépend de votre taux marginal, de votre province, de la présence ou non d'une société, de ce qu'est réellement votre coût de base rajusté, et de ce qui arrive d'autre dans la même année d'imposition. Ce sont des faits vous concernant, et une page qui prétendrait les posséder donnerait un conseil plutôt que de l'information.
Les chiffres de cette page sont à jour aux années énoncées avec chacun. Plusieurs statistiques figuraient sans attribution dans l'original et sont signalées comme telles. Cette page est de l'information générale et non un conseil fiscal.
Rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.
Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.
Ce formulaire est acheminé à Canadian Wealth Creation Centre Inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par Canadian Wealth Creation Centre Inc., par l'entremise de ses représentants dûment certifiés auprès de l'Autorité des marchés financiers. Financière CBI est la plateforme éducative de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.
Divulgation importante
Questions fréquentes
Le capital-décès est-il imposable au Canada?
Puis-je déduire mes primes?
Une avance sur contrat est-elle imposable?
Les participations sont-elles imposables?
Le Québec traite-t-il l'assurance vie différemment?
Un retrait d'une police d'assurance vie est-il imposable?
Un montant imposable tiré de ma police peut-il me faire changer de palier d'imposition?
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Quels feuillets fiscaux l'assureur m'enverra-t-il, et quand?
La propriété de la police change-t-elle quelque chose sur le plan fiscal?
Pourquoi la documentation américaine sur la fiscalité de l'assurance vie ne s'applique-t-elle pas au Canada?
Dernière révision: 2026-08-24. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière.
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