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L'assurance vie est-elle imposable au Canada ?

L'assurance vie est-elle imposable au Canada?

La plupart des événements à l'intérieur d'un contrat d'assurance vie canadien sont imposables dans certaines circonstances: une avance est une disposition, un rachat peut produire un gain au-delà du coût de base rajusté, et transférer la propriété peut déclencher une disposition. Ce qui échappe à l'impôt sur le revenu est le capital versé à un bénéficiaire désigné, et ce traitement dépend du maintien du statut exonéré du contrat.

L'assurance vie au Canada est imposée favorablement, et ce traitement favorable est plus étroit et plus conditionnel que la plupart des résumés ne le laissent croire. Cette page expose ce qui est réellement imposé, ce qui ne l'est pas, et à quelles conditions.

Un capital-décès en assurance vie canadienne est-il imposable?

Généralement non. Un capital-décès est reçu libre d'impôt sur le revenu par un bénéficiaire désigné, et il passe directement à cette personne hors de la succession.

Tim Cestnick, directeur général de la planification patrimoniale avancée chez Wellington-Altus Private Wealth et chroniqueur fiscal au Globe and Mail, a décrit le caractère non imposable des capitaux-décès comme l'un des attributs les plus précieux de ces contrats, en particulier comparativement aux actifs successoraux qui génèrent des dettes fiscales par les règles de disposition réputée au décès.

Trois réserves appartiennent à cet énoncé et sont régulièrement omises.

Cela dépend de la désignation d'un bénéficiaire. Là où la succession est désignée, ou qu'aucun bénéficiaire ne l'est, le produit fait partie de la succession. Il est alors exposé aux frais d'homologation, au délai, et aux réclamations des créanciers. C'est un dénouement sensiblement différent de celui que les gens présument avoir arrangé.

Cela dépend du maintien du statut exonéré du contrat en vertu du l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu. Les assureurs administrent les contrats pour les maintenir à l'intérieur du test, et le traitement est conditionnel plutôt qu'inhérent.

C'est de l'impôt sur le revenu qui ne naît pas. D'autres conséquences le peuvent. L'homologation là où la succession est bénéficiaire, et la variation provinciale de la protection contre les créanciers.

Environ 14,7 milliards de dollars en capitaux-décès auraient été versés à des familles canadiennes en 2023. Ce chiffre figurait sans source dans le texte d'origine et devrait être traité comme indicatif plutôt que comme une référence.

Les primes d'assurance vie canadiennes sont-elles déductibles d'impôt?

Pour une police personnelle, non. Les primes sont payées avec des dollars après impôt et ne sont pas déductibles dans une déclaration personnelle.

Jamie Golombek, directeur général de la planification fiscale et successorale chez CIBC Gestion privée, a observé que si les primes ne sont pas déductibles, la croissance à l'abri de l'impôt à l'intérieur d'un contrat permanent et le traitement du capital-décès créent des avantages à long terme que l'absence de déduction ne compense pas.

Une exception étroite mérite d'être connue. Là où une police est cédée en garantie d'un prêt employé pour gagner un revenu, une déduction peut être offerte pour une partie de la prime, sous réserve des conditions de la Loi de l'impôt sur le revenu. Elle est précise, elle est conditionnelle, et elle exige un comptable plutôt qu'une présomption.

Les primes corporatives ne sont généralement pas déductibles non plus. Les gens présument fréquemment que la détention corporative fait des primes une dépense d'entreprise. Ce n'est pas le cas, et l'avantage corporatif se trouve ailleurs: dans le taux auquel les dollars ont été imposés et dans le crédit au compte de dividendes en capital au décès.

Les Canadiens auraient versé environ 53 milliards de dollars en primes d'assurance vie non déductibles en 2024, avec un coût moyen par ménage d'environ 2 400 $ par année. Les deux chiffres figuraient sans source dans le texte d'origine, et le premier y apparaissait comme une projection.

Ce que signifie le report, et en quoi il diffère d'une exonération, se trouve dans la croissance à imposition reportée.

Comment l'assurance temporaire se compare-t-elle à l'assurance permanente sur le plan fiscal?

L'assurance temporaire soulève peu de questions fiscales. Il n'y a aucune valeur qui s'accumule, de sorte que le seul événement fiscal conséquent est le capital-décès, traité comme ci-dessus.

L'assurance permanente introduit une valeur qui s'accumule, et avec elle les questions qui occupent le reste de cette page: ce qui se produit lors d'une avance, d'un retrait, d'un rachat, d'un transfert de propriété et d'une participation.

La croissance à l'abri de l'impôt est la différence de fond, et elle est conditionnelle au test d'exonération. Les règles fiscales canadiennes limitent ce qui peut s'accumuler à l'intérieur d'un contrat par rapport à son capital-décès, et un contrat qui dépasse la limite perd le traitement qui le rendait attrayant.

Un capital-décès est généralement reçu libre d'impôt par un bénéficiaire désigné. Le vôtre est-il désigné? Bouton : Réserver une conversation.

Les avances sur une assurance permanente sont-elles imposables?

Une avance n'est généralement pas imposée à la réception. Ce n'est pas la même chose qu'être libre d'impôt, et la différence compte.

Une avance est une disposition en vertu du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. L'opération se situe à l'intérieur du cadre fiscal plutôt qu'à l'extérieur, et les montants au-delà du coût de base rajusté peuvent être imposables.

Le coût de base rajusté décline avec le temps, ce qui surprend les gens. Il ne monte pas simplement avec les primes versées. Une stratégie qui ne produit aucun montant imposable dans les premières années peut se comporter différemment des décennies plus tard, ce qui est un argument pour réviser un contrat plutôt que de l'établir et l'oublier.

Le cas dommageable est la déchéance avec une avance en cours. Si un contrat tombe en déchéance ou est racheté pendant qu'une avance est due, un gain peut devenir imposable cette année-là, arrivant quand il n'y a pas d'argent pour le payer, parce que manquer d'argent est habituellement ce qui a causé la déchéance. La mécanique est exposée dans le fonctionnement réel d'une avance sur contrat.

Que se produit-il si je cède la propriété de ma police d'assurance vie?

Transférer la propriété peut déclencher une disposition, et la conséquence dépend de qui la reçoit.

Un transfert à une personne sans lien de dépendance est généralement traité comme survenant à la juste valeur marchande, ce qui peut produire un montant imposable. Des règles particulières s'appliquent aux transferts à un conjoint et à un enfant, et un transfert vers ou depuis une société soulève ses propres questions d'avantage à l'actionnaire.

C'est l'une des erreurs coûteuses les plus courantes, parce qu'un transfert paraît administratif et ne l'est pas. Il ne devrait pas être fait sans conseil, et la conversation appartient à un comptable avant la signature du formulaire plutôt qu'après que l'assureur l'a traité.

Les participations d'une police avec participation sont-elles imposables?

Une participation sur un contrat avec participation n'est pas un dividende sur action et n'est pas imposée comme tel.

Là où une participation est prise en argent, elle réduit le coût de base rajusté plutôt que de produire un revenu, jusqu'à ce que le coût de base atteigne zéro. Les montants au-delà deviennent imposables.

Là où une participation achète de la couverture libérée additionnelle, rien n'est reçu, et la question ne se pose pas sous la même forme. C'est le choix le plus courant et c'est une partie de la raison pour laquelle il est courant.

Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur selon le rendement du compte de participation, et les déclarations passées n'indiquent pas les futures.

La croissance dans un contrat exonéré n'est pas imposée chaque année. Un comptable a-t-il vu votre dossier? Bouton : Réserver une conversation.

Quelles sont les conséquences fiscales de l'assurance vie en planification successorale?

Le fait pertinent est la disposition réputée: le droit fiscal canadien traite la plupart des biens en immobilisation comme vendus à la juste valeur marchande immédiatement avant le décès. Le gain est imposable dans la déclaration finale même si rien n'a été vendu et qu'aucun argent n'est arrivé.

C'est la raison pour laquelle la liquidité, plutôt que la croissance, est ce à quoi l'assurance répond dans une succession. Un capital-décès arrive au moment où la dette arrive, et c'est ce qui permet à une famille de garder un actif plutôt que de le vendre pour payer l'impôt qui s'y rattache. C'est traité plus complètement dans la planification successorale.

Un roulement au conjoint reporte plutôt qu'il n'efface. Les biens qui passent à un conjoint sont généralement transférés au coût, de sorte que le gain naît au second décès plutôt qu'au premier.

Les prestations d'assurance maladies graves sont-elles imposables au Canada?

Une prestation de maladies graves versée à un particulier est généralement reçue libre d'impôt sur le revenu.

Là où une police comprend une option de remboursement des primes, le traitement de ce remboursement dépend de qui a versé les primes et à quel titre, et il n'est pas automatiquement le même que celui de la prestation elle-même. Là où une société détient la protection, l'analyse change de nouveau.

En quoi le Québec traite-t-il l'assurance vie différemment des autres provinces?

L'impôt sur le revenu est fédéral, de sorte que le traitement fiscal décrit sur cette page s'applique partout au pays. Ce qui diffère au Québec est le droit qui l'entoure, et les différences sont substantielles.

La désignation de bénéficiaire. Les règles sur la désignation d'un conjoint marié ou uni civilement diffèrent de celles des provinces de common law, y compris quant à l'effet d'une désignation qui serait ailleurs révocable.

Les testaments et la vérification. Un testament notarié n'exige aucune vérification judiciaire, ce qui supprime un délai et un coût qui dominent l'administration successorale ailleurs.

La personne responsable. Un liquidateur en vertu du Code civil, non un exécuteur testamentaire, avec des devoirs et des délais énoncés au Code.

Un résumé national aplatit les trois, et un résident du Québec qui se fie à un conseil rédigé pour l'Ontario se fie au mauvais cadre.

La plupart des textes en ligne sur ce sujet décrivent des règles américaines. Ce que vous avez lu était-il canadien? Bouton : Réserver une conversation.

Comment les polices détenues par une société sont-elles imposées au Canada?

Les primes ne sont généralement pas déductibles. L'avantage se trouve à deux autres endroits.

Les dollars employés. Le revenu d'entreprise exploitée activement est imposé à des taux plus faibles que le revenu personnel, de sorte qu'une prime payée par la société est payée avec des dollars qui ont supporté moins d'impôt en chemin.

Le compte de dividendes en capital. Là où une société reçoit un capital-décès, le montant excédant le coût de base rajusté de la police est porté au crédit d'un compte théorique en vertu du compte de dividendes en capital, à partir duquel la société peut choisir de verser un dividende en capital libre d'impôt aux actionnaires.

C'est l'excédent sur le coût de base rajusté, non le capital entier, et le choix est une déclaration qui doit être faite correctement plutôt qu'un événement automatique. Ce mécanisme n'a aucun équivalent aux États-Unis, ce qui explique que la documentation américaine sur l'assurance vie corporative ne se transpose pas au Canada. La détention corporative est traitée avec les propriétaires d'entreprise.

Environ 95 milliards de dollars d'assurance vie détenue par des sociétés auraient été en vigueur au Canada en 2023. Ce chiffre figurait sans source dans le texte d'origine.

Comment la valeur de rachat est-elle traitée fiscalement dans une police permanente?

La croissance à l'intérieur du contrat n'est pas imposée annuellement, pourvu que le contrat demeure exonéré. C'est l'avantage central et il est conditionnel.

Un retrait, ou rachat partiel, est une disposition. Les montants au-delà du coût de base rajusté proportionnel sont imposables, et contrairement à une avance, la valeur est retirée de façon permanente.

Un rachat complet met fin au contrat et peut produire un gain imposable sur l'excédent du coût de base rajusté.

Une avance laisse la valeur dans le contrat, comme ci-dessus.

Trois voies, trois dénouements fiscaux différents. Un plan qui dit « accéder à la valeur de rachat » sans nommer laquelle n'a pas encore répondu à la question fiscale. Les conséquences de la troisième sont exposées dans la valeur de rachat, y compris la raison pour laquelle un rachat concentre tout le montant imposable dans une seule année au taux marginal que cette année produit.

Comment le droit fiscal canadien interagit-il avec ce que l'on appelle The Infinite Banking Concept®?

L'approche connue sous le nom de The Infinite Banking Concept®, une expression créée par Nelson Nash et une marque déposée d'Infinite Banking Concepts, LLC, emploie les caractéristiques décrites sur cette page plutôt que d'en créer aucune. Rien dans cette approche ne change le traitement fiscal d'un contrat, et rien n'y crée une exonération qui n'existe pas autrement.

Ce qu'elle fait est de séquencer l'emploi de ces caractéristiques: financer un contrat, laisser la valeur s'accumuler sous le test d'exonération, demander des avances plutôt que des retraits pour que la valeur reste dans le contrat, et rembourser pour que la position ne se détériore pas.

Deux mises en garde appartiennent ici. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et ce n'est pas un placement. Et l'approche exige un excédent de liquidités durable et un horizon qui se mesure en décennies, ce qui signifie qu'elle convient à moins de gens qu'il n'y en a à qui on la présente. Les arguments contraires, y compris ceux qui sont justes, sont exposés dans les objections et les risques.

Quand la succession est bénéficiaire

Cela mérite sa propre section, parce que les conséquences sont plus grandes que les gens ne le prévoient et que la situation survient par accident plus souvent que par choix.

Le produit fait partie de la succession. Il ne passe directement à personne. Il est administré avec tout le reste.

Il est exposé à l'homologation là où la province la facture, et au délai d'une administration successorale, qui se mesure en mois plutôt qu'en jours.

Il est accessible aux créanciers de la succession. Un capital-décès versé à une personne désignée est généralement hors de portée des créanciers du défunt. Versé dans une succession, il ne l'est pas.

Cela arrive par accident. Un bénéficiaire désigné décède le premier et aucun subsidiaire n'a été nommé. Une désignation n'est jamais mise à jour après un divorce ou un décès. Un contrat est émis à la hâte et la désignation est laissée en blanc. Dans chaque cas, le lecteur croit avoir arrangé un dénouement et en a arrangé un autre.

Vérifier une désignation ne coûte rien et prend quelques minutes. C'est aussi la seule chose de cette page qu'un lecteur peut corriger seul, sans comptable et sans conseiller, et elle décide de la plus grande partie du résultat fiscal.

La propriété et le bénéficiaire sont des questions différentes

Confondues constamment, et la confusion produit de véritables erreurs.

Le propriétaire contrôle le contrat: qui y est désigné, s'il faut demander une avance, s'il faut le racheter. Le propriétaire est la personne dont la position fiscale compte pour la plupart des événements de cette page.

La personne assurée est celle dont le décès déclenche le capital.

Le bénéficiaire le reçoit.

Ce peuvent être trois personnes différentes, et là où c'est le cas, les conséquences fiscales et juridiques changent. Un parent propriétaire d'un contrat sur un enfant adulte, une société propriétaire d'un contrat sur un actionnaire, un conjoint propriétaire d'un contrat sur l'autre: chaque arrangement se comporte différemment lors d'un transfert, d'un décès et d'une réorganisation corporative.

Établissez les trois avant de discuter de quoi que ce soit d'autre. Les trois figurent au document de police, et les confondre est la source d'une part appréciable des erreurs fiscales dans ce domaine.

Une combinaison cause des ennuis assez souvent pour être nommée. Là où une personne détient un contrat sur une autre et qu'une troisième est bénéficiaire, l'arrangement peut produire un avantage imposable à quelqu'un qui ne s'y attendait pas, selon le lien entre les parties et selon qui a payé les primes. Ce n'est pas interdit et ce n'est pas rare. Cela doit simplement être arrangé délibérément plutôt que découvert plus tard, et c'est une question pour un comptable avant que la proposition ne soit signée plutôt qu'après l'émission du contrat.

Ce qu'il faut demander à un comptable

Cinq questions, toutes assez précises pour obtenir une vraie réponse.

Quel est le coût de base rajusté de mon contrat aujourd'hui, et comment devrait-il évoluer? L'assureur peut fournir le chiffre.

Si j'accède à la valeur, quelle voie produit le résultat le plus favorable pour moi cette année? Avance, retrait ou rachat sont trois réponses différentes.

Si je mourais aujourd'hui, quelle serait la disposition réputée sur tout le reste? C'est le nombre que le capital-décès est censé couvrir.

Si une société détient ceci, quelle est la position du compte de dividendes en capital?

Y a-t-il quelque chose d'assez inhabituel dans ma situation pour que la réponse générale ne s'applique pas? La question la plus utile de cette liste.

Une remarque sur la raison pour laquelle ce sont des questions pour un comptable plutôt que pour cette page. Tout ce qui précède décrit le fonctionnement des règles en général. Savoir si elles produisent un résultat particulier pour vous dépend de votre taux marginal, de votre province, de la présence ou non d'une société, de ce qu'est réellement votre coût de base rajusté, et de ce qui arrive d'autre dans la même année d'imposition. Ce sont des faits vous concernant, et une page qui prétendrait les posséder donnerait un conseil plutôt que de l'information.

Les chiffres de cette page sont à jour aux années énoncées avec chacun. Plusieurs statistiques figuraient sans attribution dans l'original et sont signalées comme telles. Cette page est de l'information générale et non un conseil fiscal.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

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Questions fréquentes

Le capital-décès est-il imposable au Canada?

Généralement non, lorsqu'un bénéficiaire est désigné. Le capital est reçu libre d'impôt sur le revenu et passe en dehors de la succession, directement à la personne nommée au contrat, habituellement sur preuve du décès. Ce traitement suppose que le contrat est demeuré exonéré au sens des règles fiscales canadiennes, ce que l'assureur surveille. Lorsque la succession est désignée, ou qu'aucun bénéficiaire ne l'est, le produit fait partie de la succession: il est administré avec le reste, il devient accessible aux créanciers, et il supporte des frais et des délais que la désignation existait précisément pour éviter. La différence tient à une ligne sur un formulaire.

Puis-je déduire mes primes?

Pas pour une police personnelle. Les primes sont payées avec des dollars après impôt et aucune déduction n'en découle dans une déclaration de revenus de particulier. Une exception étroite existe, principalement lorsqu'une police est cédée en garantie d'un emprunt servant à gagner un revenu et que les conditions prévues à la Loi de l'impôt sur le revenu sont remplies, auquel cas une partie de la prime peut être déductible. Les primes payées par une société ne sont généralement pas déductibles non plus, ce qui surprend les propriétaires qui présument que la détention corporative transforme une prime en dépense d'entreprise. Faites confirmer votre cas par un fiscaliste.

Une avance sur contrat est-elle imposable?

L'avance n'est généralement pas imposée à la réception, mais elle constitue une disposition au sens de la Loi de l'impôt sur le revenu, et les montants au-delà du coût de base rajusté peuvent être imposables. Le mécanisme importe: l'assureur avance ses propres fonds et prend la valeur de rachat en garantie, de sorte que rien ne sort du contrat. Le cas dommageable est celui d'un contrat qui tombe en déchéance alors qu'un solde est en cours, ce qui peut rendre un gain imposable dans une année où il n'y a aucune liquidité pour l'acquitter. Demandez le coût de base rajusté à l'assureur avant, non après.

Les participations sont-elles imposables?

Une participation sur un contrat avec participation n'est pas un dividende d'action et n'est pas imposée comme tel. Prise en argent, elle réduit le coût de base rajusté plutôt que de produire un revenu, jusqu'à ce que ce coût atteigne zéro; les montants au-delà de ce point deviennent imposables. Lorsque la participation achète plutôt de l'assurance supplémentaire libérée, rien n'est reçu et la question ne se pose pas sous la même forme, ce qui explique en partie pourquoi cette option est la plus courante. Les participations ne sont de toute façon jamais garanties: elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration.

Le Québec traite-t-il l'assurance vie différemment?

L'impôt sur le revenu est fédéral, de sorte que le traitement décrit ici s'applique partout au pays. Ce qui diffère au Québec, c'est le droit qui entoure le contrat, et les différences sont importantes. Les règles sur la désignation d'un conjoint marié ou uni civilement s'écartent de celles des provinces de common law, notamment parce qu'une désignation qui serait révocable ailleurs est présumée irrévocable ici. Un testament notarié n'a pas à être vérifié, ce qui supprime un coût et un délai qui dominent l'administration successorale ailleurs. Et c'est un liquidateur, au sens du Code civil, qui administre la succession.

Un retrait d'une police d'assurance vie est-il imposable?

Un retrait, parfois appelé rachat partiel, est une disposition, et les montants au-delà de la portion proportionnelle du coût de base rajusté sont imposables dans l'année où ils sont pris. Contrairement à une avance sur contrat, la valeur quitte le contrat de façon permanente et ne peut pas être rétablie en remettant de l'argent plus tard. Cela donne trois chemins vers la valeur, avec trois résultats fiscaux différents: l'avance laisse la valeur en place, le retrait en enlève une partie, et le rachat met fin au contrat. Un plan qui ne précise pas lequel des trois n'a pas encore répondu à la question fiscale.

Un montant imposable tiré de ma police peut-il me faire changer de palier d'imposition?

Oui, parce que le montant imposable découlant d'une disposition tombe généralement dans une seule année d'imposition, à votre taux marginal, plutôt que d'être réparti sur plusieurs. Le rachat est le cas le plus clair: tout ce qui dépasse le coût de base rajusté est inclus d'un coup, et les taux marginaux combinés du fédéral et de la province varient selon la province, selon le niveau de revenu, et changent chaque année. Le même montant pris graduellement, ou dans une année de revenu plus faible, peut produire un résultat sensiblement différent. La séquence appartient à un fiscaliste travaillant avec vos chiffres réels.

Une prestation d'assurance maladies graves est-elle imposable au Canada?

Une prestation d'assurance maladies graves versée à un particulier est généralement reçue libre d'impôt sur le revenu. Deux situations changent l'analyse. Lorsque la police comporte une option de remboursement des primes, le traitement de ce remboursement dépend de qui a payé les primes et à quel titre, et il ne suit pas automatiquement le traitement de la prestation elle-même. Lorsqu'une société détient la protection, l'analyse change encore, puisque l'identité du payeur et celle du bénéficiaire déterminent si un avantage imposable est conféré à un actionnaire. Les deux questions appartiennent à un fiscaliste, sur vos propres faits, avant que la police soit mise en place.

Mon bénéficiaire doit-il déclarer le capital-décès dans sa déclaration de revenus?

Lorsqu'un bénéficiaire désigné reçoit un capital-décès d'une police d'assurance vie canadienne, il est généralement reçu libre d'impôt sur le revenu et il n'y a aucun revenu à déclarer. Les réserves sont celles qui comptent. Cela suppose qu'un bénéficiaire soit désigné, puisqu'un produit tombé dans une succession est administré avec le reste. Cela suppose que le contrat soit demeuré exonéré. Et c'est l'impôt sur le revenu qui ne s'applique pas, non toutes les conséquences: les frais et les délais de l'administration successorale peuvent s'appliquer, et la protection contre les créanciers varie selon la province.

Quels feuillets fiscaux l'assureur m'enverra-t-il, et quand?

Rien n'arrive du seul fait de payer des primes, parce qu'une prime n'est généralement pas déductible et qu'aucun événement à déclarer ne s'est produit. Les feuillets découlent plutôt des dispositions: un rachat, un retrait partiel, des participations prises en argent une fois le coût de base rajusté ramené à zéro, ou une avance sur contrat lorsqu'un montant se dégage au-delà de ce coût. Ils suivent l'année civile de la transaction et arrivent au printemps suivant. Si un feuillet apparaît sans que vous l'attendiez, demandez à l'assureur quelle transaction l'a produit et le coût de base rajusté à cette date.

La propriété de la police change-t-elle quelque chose sur le plan fiscal?

Oui, et les trois rôles sont constamment confondus. Le titulaire contrôle le contrat et c'est sa situation fiscale qui compte pour la plupart des événements: une avance sur contrat, un retrait, un rachat, une cession. L'assuré est la personne dont le décès déclenche le capital. Le bénéficiaire le reçoit. Une combinaison cause des ennuis assez souvent pour être nommée: lorsqu'une personne détient un contrat sur la vie d'une autre et qu'une troisième est bénéficiaire, un avantage imposable peut naître pour quelqu'un qui ne s'y attendait pas, selon le lien entre les parties et selon qui a payé les primes.

Pourquoi la documentation américaine sur la fiscalité de l'assurance vie ne s'applique-t-elle pas au Canada?

Parce qu'elle raisonne à partir de règles différentes qui décrivent des produits d'apparence semblable. Le Canada applique son propre test d'exonération, qui plafonne la valeur pouvant s'accumuler par rapport au capital-décès, alors que la documentation américaine raisonne à partir d'une limite entièrement différente. Le Canada traite une avance consentie en vertu d'une police comme une disposition. Et le compte de dividendes en capital, qui crédite une société du capital-décès au-delà du coût de base rajusté du contrat et permet le versement d'un dividende en capital aux actionnaires, n'a aucun équivalent américain. Des textes américains par ailleurs compétents induisent donc en erreur.

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Dernière révision: 2026-08-24. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière.

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