L'impôt sur les prestations de décès
Un capital-décès d'assurance vie est généralement reçu libre d'impôt sur le revenu par un bénéficiaire désigné. La prestation du RPC versée au décès est imposable pour la personne qui la reçoit. Les prestations de décès versées par un employeur sont exonérées jusqu'à une limite et incluses dans le revenu au-delà. Le Canada n'a pas d'impôt successoral, mais la disposition réputée au décès peut créer une dette importante sur tout le reste.
Plusieurs choses différentes portent le nom de prestations de décès au Canada et elles sont imposées différemment. Cette page les distingue.
Qu'est-ce que l'impôt sur les prestations de décès?
Quatre montants distincts, quatre traitements distincts.
Un capital-décès d'assurance vie versé à un bénéficiaire désigné. Généralement reçu libre d'impôt sur le revenu.
La prestation du RPC ou du RRQ versée au décès, un paiement unique pouvant atteindre 2 500 $. Imposable pour celui qui la reçoit.
Les prestations de décès versées par un employeur, en reconnaissance des services rendus. Exonérées jusqu'à une limite, incluses dans le revenu au-delà.
Les prestations de survivant et d'enfant en vertu du RPC ou du RRQ. Imposables pour le bénéficiaire, versées périodiquement plutôt qu'une seule fois.
Confondre ces éléments est à l'origine de l'essentiel des malentendus sur ce sujet, et la confusion va dans les deux sens: les gens s'attendent à un impôt sur des sommes d'assurance qui n'est pas dû, et sont surpris par un impôt sur des prestations gouvernementales qui l'est.
Y a-t-il de l'impôt sur les prestations de décès au Canada?
Les sommes d'assurance vie versées à un bénéficiaire désigné sont généralement reçues libres d'impôt sur le revenu. L'Agence du revenu du Canada les traite comme le produit d'un contrat d'assurance plutôt que comme un revenu, et elles passent directement à la personne désignée plutôt que par la succession.
Le Canada n'a pas d'impôt successoral ni de droits de succession. C'est une différence véritable par rapport aux États-Unis et il vaut la peine de l'énoncer clairement, parce qu'une grande partie de la documentation qu'un Canadien rencontrera en ligne présume le contraire.
Ce que le Canada a plutôt, c'est la disposition réputée. La plupart des biens en immobilisation sont traités comme vendus à leur juste valeur marchande immédiatement avant le décès, et le gain qui en résulte est imposable dans la déclaration finale. Rien n'est réellement vendu et aucune liquidité n'arrive, et l'impôt est exigible tout de même. C'est la dette pour laquelle une succession manque le plus souvent de liquidités, et c'est la raison pour laquelle ce sont les liquidités plutôt que la croissance que l'assurance apporte dans une succession. Cela est traité plus complètement dans la planification successorale.
Qui déclare les prestations de décès dans sa déclaration de revenus?
Le bénéficiaire. Celui qui reçoit réellement un montant imposable l'inclut dans son propre revenu.
Cela a une conséquence que les gens manquent: la personne désignée change la facture fiscale, non seulement la destination. Un montant imposable reçu par un bénéficiaire à revenu élevé coûte davantage que le même montant reçu par un bénéficiaire à faible revenu, et lorsque c'est la succession qui le reçoit, il est déclaré par la succession aux taux qui s'y appliquent.
Comme l'a souligné Ian Lebane, planificateur fiscal et successoral chez TD Wealth, des désignations de bénéficiaire faites délibérément peuvent permettre des économies d'impôt appréciables tout en assurant que les actifs se transmettent aux personnes voulues sans devenir un revenu de la succession.
Combien vais-je payer sur les prestations de survivant?
Les prestations de survivant du RPC et du RRQ sont imposables pour la personne qui les reçoit, à son taux marginal, et sont déclarées dans sa déclaration.
Le taux marginal d'un survivant change fréquemment après un décès, parfois sensiblement, parce que le revenu du ménage a changé. Une prestation qui paraît modeste peut se retrouver à un taux inattendu l'année où elle commence, et il vaut la peine d'en parler avec un comptable dès la première année plutôt que de le découvrir au moment de produire.
Ce n'est pas de l'assurance vie. Un capital-décès d'assurance vie versé à un bénéficiaire désigné n'est pas imposable. Une prestation de survivant du RPC l'est. Les deux arrivent après le même décès, ce qui explique la confusion.
Un capital-décès d'assurance vie est-il imposable pour un bénéficiaire?
Généralement non, et trois conditions sous-tendent cela.
Un bénéficiaire doit être désigné. Lorsque la succession est désignée, ou que personne ne l'est, les sommes font partie de la succession. Elles sont alors exposées à l'homologation là où la province en exige une, retardées par l'administration de la succession, et accessibles aux créanciers du défunt. C'est un dénouement sensiblement différent.
Le contrat doit être demeuré exonéré en vertu des règles canadiennes. Le traitement favorable est conditionnel plutôt qu'inhérent.
C'est l'impôt sur le revenu qui ne naît pas. D'autres conséquences le peuvent, y compris l'homologation et l'exposition aux créanciers lorsque c'est la succession qui reçoit.
Lorsqu'une société reçoit le capital-décès, le montant excédant le coût de base rajusté de la police est porté au compte de dividendes en capital en vertu du compte de dividendes en capital, à partir duquel un dividende en capital peut être versé aux actionnaires libre d'impôt. Ce mécanisme n'a aucun équivalent aux États-Unis et il est traité avec les propriétaires d'entreprise.
Existe-t-il un seuil d'exonération pour les prestations de décès au Canada?
Pour les prestations de décès versées par un employeur, oui. Jusqu'à 10 000 $ versés par un employeur en reconnaissance des services d'un employé, au décès de celui-ci, sont exonérés. Tout montant au-delà est inclus dans le revenu du bénéficiaire.
Lorsque plus d'une personne reçoit une part du même montant versé par un employeur au décès, l'exonération est partagée plutôt que disponible en entier pour chacune.
Pour l'assurance vie, il n'y a pas de seuil, parce qu'il n'y a généralement pas d'impôt sur le revenu à exonérer. La distinction compte: l'un est une exonération d'un impôt qui s'appliquerait autrement, l'autre est un montant qui n'attire pas l'impôt du tout.
Qui paie l'impôt sur les prestations de décès?
La personne ou l'entité qui les reçoit, non le défunt et non la succession, à moins que la succession ne soit la bénéficiaire.
Il vaut la peine de vérifier cela auprès de vos propres arrangements. Les gens présument couramment que la succession s'occupe de tout. Lorsqu'un bénéficiaire est désigné sur un contrat ou un régime, cet actif n'atteint jamais la succession, et la personne désignée est le contribuable pour tout montant imposable.
Qui demande la prestation du RPC versée au décès?
La succession, s'il y en a une. L'exécuteur testamentaire, ou au Québec le liquidateur, présente la demande pour le compte de la succession et le montant est déclaré par celle-ci.
Lorsqu'il n'y a pas de succession, ou que la succession n'a pas présenté de demande, la personne qui a acquitté les frais funéraires peut la présenter, suivie du conjoint survivant ou du conjoint de fait, puis du plus proche parent.
Les demandes doivent être présentées dans les soixante mois du décès, ce qui est un véritable délai et un délai que l'on manque.
Qui est admissible à la prestation de 2 500 $ versée au décès?
La prestation du RPC versée au décès est un paiement unique pouvant atteindre 2 500 $, payable lorsque le défunt a versé des cotisations suffisantes au Régime de pensions du Canada.
De façon générale, des cotisations doivent avoir été versées pendant au moins un tiers des années civiles de la période cotisable, avec un minimum de trois ans. Les résidents du Québec reçoivent l'équivalent par le Régime de rentes du Québec, qui a ses propres règles.
Alexandra Macqueen, coauteure de Pensionize Your Nest Egg, a souligné que les demandes doivent être présentées dans les soixante mois de la date figurant sur le certificat de décès.
Les prestations de survivant sont-elles imposables au Canada?
Oui. Les prestations de survivant du RPC et du RRQ, les prestations d'enfant et la prestation versée au décès sont toutes imposables pour celui qui les reçoit.
Un point de plus sur le calendrier. Les prestations de survivant ne commencent pas automatiquement. Elles font l'objet d'une demande, et le versement court généralement à partir d'une date liée à la demande plutôt qu'à partir du décès, avec une rétroactivité limitée. Une famille qui tarde à présenter une demande ne reçoit pas simplement l'argent plus tard; elle peut en recevoir moins. C'est une défaillance différente d'une question fiscale et elle coûte davantage que la plupart des questions fiscales de cette page.
Une remarque sur la retenue, et sur le contexte du taux de 25 %. La retenue forfaitaire de 25 % que l'on cite parfois à propos de la prestation du RPC versée au décès est la retenue prévue à la partie XIII, qui s'applique à certains paiements de source canadienne versés à des non-résidents, et elle peut être réduite par convention fiscale. Pour un bénéficiaire résident, le montant est déclaré comme revenu et imposé au taux propre à cette personne plutôt que de faire l'objet d'une déduction automatique de 25 %.
Cette distinction change le calcul dans une succession, et elle mérite donc d'être soumise à votre propre comptable avec les montants réels. Un mécanisme fiscal se tranche sur les faits de la succession, et cette page énonce la position générale plutôt que la vôtre.
Y a-t-il des exigences de retenue sur les prestations de décès au Canada?
Les sommes d'assurance vie versées à un bénéficiaire désigné: aucune retenue, parce qu'il n'y a généralement rien contre quoi retenir.
Les montants du RPC et du RRQ: traités comme un revenu de pension aux fins de la retenue, avec la position pour les non-résidents décrite ci-dessus.
Les prestations de décès versées par un employeur: l'employeur déclare, et le traitement de tout montant au-delà du seuil d'exonération suit.
Les montants naissant d'une disposition de police, comme un rachat, sont des dispositions en vertu du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu et sont déclarés plutôt que retenus à la source. Cela est traité dans la page consacrée à la question de savoir si l'assurance vie est imposable au Canada.
Lorsque la succession est bénéficiaire, en détail
Le seul changement qui modifie toutes les réponses de cette page, et il survient par accident plus souvent que par choix.
L'homologation. Dans les provinces qui en exigent une, les sommes deviennent assujetties aux frais. Les taux varient considérablement, de nuls au Québec avec un testament notarié à un peu moins de deux pour cent au sommet de la fourchette en date de 2024, et sur un capital-décès important la différence représente de l'argent réel.
Le délai. Un bénéficiaire désigné est payé sur preuve de décès, habituellement en quelques semaines. Une succession se règle en mois, parfois bien davantage lorsque quoi que ce soit est contesté. Si l'argent devait acquitter une obligation immédiate, un versement hypothécaire ou un acompte d'impôt, c'est l'échec du calendrier qui constitue la perte plutôt que le montant.
Les créanciers. Les sommes versées à une personne désignée sont généralement hors de portée des créanciers du défunt. Versées dans une succession, elles leur sont accessibles. Lors d'un décès où les dettes sont importantes, cela détermine si la famille reçoit quoi que ce soit.
Une distribution différente. Les sommes passent désormais en vertu du testament, ou des règles provinciales sur les successions ab intestat s'il n'y en a pas, à des personnes qui peuvent ne pas être celles qui étaient voulues.
Comment cela se produit. Un bénéficiaire désigné décède avant et aucun bénéficiaire subsidiaire n'a été nommé. Une désignation n'est jamais mise à jour après un divorce ou un décès. Un contrat est émis et la désignation laissée en blanc. Dans chaque cas, le propriétaire croyait avoir organisé un dénouement et en avait organisé un autre. Vérifier ne coûte rien.
En quoi le Québec diffère
L'impôt sur le revenu est fédéral, de sorte que le traitement décrit sur cette page s'applique partout au pays. Ce qui diffère au Québec, c'est le droit environnant, et les différences sont assez substantielles pour changer les dénouements.
Le liquidateur, non l'exécuteur testamentaire. Nommé en vertu du Code civil, avec des devoirs, des délais et des obligations de reddition de comptes qui y sont énoncés plutôt que tirés du seul testament.
Le testament notarié. Préparé et conservé par un notaire, il n'exige aucune homologation. Cela supprime à la fois les frais et un délai qui dominent l'administration successorale ailleurs au Canada.
Les désignations en faveur du conjoint. Les règles sur la désignation d'un conjoint marié ou uni civilement diffèrent de celles des provinces de common law, y compris quant au caractère révocable de la désignation.
Le Régime de rentes du Québec administre ses propres prestations de décès et de survivant, avec ses propres règles d'admissibilité et son propre processus de demande, plutôt que le RPC.
Un résident du Québec qui se fie à un résumé national se fie à un cadre qui ne le régit pas à plusieurs des endroits qui comptent le plus.
Les trois montants auxquels les familles font réellement face
Exposés ensemble, parce qu'une famille après un décès cherche à établir ce qui arrive, quand, et quel impôt s'y attache.
L'assurance vie versée à un bénéficiaire désigné. Arrive le plus vite, généralement libre d'impôt sur le revenu, ne touche pas la succession, non accessible aux créanciers.
La prestation du RPC ou du RRQ versée au décès. Jusqu'à 2 500 $, imposable pour le bénéficiaire, faisant l'objet d'une demande plutôt que versée automatiquement, avec un délai de soixante mois.
Ce que la succession distribue. Après le règlement de la disposition réputée, après les dettes, après l'homologation là où elle s'applique, et après l'achèvement de l'administration. C'est le plus lent et le plus variable.
Comprendre l'ordre dans lequel ces montants arrivent est plus utile dans les semaines suivant un décès que de comprendre n'importe quelle règle fiscale isolée, parce que cela détermine ce sur quoi un ménage peut compter et à quel moment.
Ce qu'un survivant doit réellement faire, dans l'ordre
Absent de la plupart des écrits sur ce sujet et la partie la plus utile.
Obtenir le certificat de décès, en plusieurs exemplaires. Presque chaque étape en exige un.
Aviser chaque assureur. Les assureurs n'apprennent pas un décès de façon indépendante. Une police que personne ne réclame n'est pas payée, et une famille qui ignore qu'un contrat existait ne peut pas le réclamer.
Réclamer d'abord sur les désignations nominatives. Elles paient sur preuve de décès plutôt qu'à l'achèvement d'une succession, ce qui est habituellement l'argent disponible le plus rapidement.
Présenter une demande au RPC ou au RRQ à l'intérieur du délai, soixante mois, ce qui paraît long et se manque.
Faire calculer la disposition réputée tôt. La déclaration finale a une échéance et la dette peut exiger que des actifs soient vendus. Connaître le montant tôt est ce qui permet à une famille de choisir quel actif plutôt que d'être contrainte.
Tenir un relevé de ce qui a été reçu et par qui. Des montants différents sont déclarés par des personnes différentes, et le reconstituer un an plus tard est un travail évitable.
La disposition réputée, qui est le véritable impôt au décès
Tout ce qui précède concerne des montants qui arrivent. Ceci concerne le montant dû, et c'est habituellement le plus élevé.
Ce que c'est. Le droit fiscal canadien traite la plupart des biens en immobilisation comme ayant été vendus à leur juste valeur marchande immédiatement avant le décès. Un chalet acheté il y a des décennies, un portefeuille de titres, des actions d'une société privée, un immeuble locatif. Tous traités comme vendus. Le gain est imposable dans la déclaration finale.
Rien n'a été vendu et aucun argent n'est arrivé. L'impôt est dû tout de même, et la déclaration finale a une échéance de production qui n'attend pas le règlement d'une succession.
Le roulement au conjoint reporte plutôt qu'il ne remet. Les biens transmis à un conjoint ou à une fiducie exclusive au conjoint admissible se transfèrent généralement au coût, de sorte qu'aucun gain ne naît au premier décès. Il naît au second. Les plans bâtis autour du premier décès ignorent fréquemment ce qui attend au second, et le second est celui où ce sont les enfants qui s'en occupent.
Les régimes enregistrés se comportent encore autrement. Un REER ou un FERR est généralement inclus dans le revenu de la déclaration finale à sa pleine valeur, à moins qu'il ne passe à un survivant admissible. Cette seule ligne peut être le montant le plus élevé de la déclaration, et c'est celle à laquelle les gens sont le moins préparés parce qu'ils pensent au régime comme à de l'épargne plutôt que comme à un revenu différé.
C'est de cela que l'argument des liquidités parle réellement. Non de la croissance, non du rendement, non d'une comparaison avec un portefeuille. De savoir si les liquidités existent à la date où la déclaration est due, et si elles n'existent pas, quel actif est vendu pour les obtenir.
Ce que cette page ne peut pas vous dire
Si tout cela produit un résultat particulier pour vous.
Cela dépend de qui est désigné, de la province, des taux marginaux, de l'implication ou non d'une société, et de ce qui se produit d'autre dans la même année d'imposition. Ce sont des faits sur votre situation, et une page qui prétendrait les connaître donnerait un conseil plutôt que de l'information.
Les chiffres sont en date de 2024 sauf indication contraire. Cette page est de l'information générale et ne constitue pas un conseil fiscal.
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Divulgation importante
Questions fréquentes
Un capital-décès d'assurance vie est-il imposable au Canada?
Le Canada a-t-il un impôt successoral ou un droit de succession?
Qui déclare un montant imposable reçu au décès?
La prestation versée au décès par le Régime de rentes du Québec est-elle imposable?
Qui peut demander la prestation de 2 500 $ versée au décès?
Les rentes de survivant sont-elles imposables?
Une somme versée par un employeur au décès est-elle imposable?
Qu'arrive-t-il à un REER ou à un FERR au décès?
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Dernière révision: 2026-08-24. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière.
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