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Le fonctionnement d'une police avec participation, année après année

MIS À JOUR

Votre prime paie l'assurance, les frais de l'assureur et la taxe sur les primes, ainsi qu'une réserve qui devient la valeur de rachat garantie inscrite à votre police. L'assureur peut aussi déclarer une participation, qui n'est pas garantie et qui peut acheter de l'assurance supplémentaire libérée. Vous accédez à la valeur par une avance de l'assureur, un retrait si le contrat le permet, ou un rachat; une avance ou un rachat au-delà de votre coût de base rajusté est un revenu de l'année.

Une police d'assurance vie entière avec participation, spécialement conçue et à valeur de rachat élevée, fonctionne en quatre étapes, et le reste de cette section explique chacune en détail.

  1. Votre prime paie trois choses à la fois: l'assurance, les frais de l'assureur et la taxe sur les primes, et une réserve qui devient la valeur de rachat garantie inscrite à l'annexe de votre police.
  2. L'assureur peut déclarer une participation chaque année, à partir de son compte de participation. Elle n'est pas garantie.
  3. Une participation peut acheter de l'assurance supplémentaire libérée: de petits blocs de protection entièrement payée, qui ont leur propre capital-décès et leur propre valeur de rachat, et qui peuvent eux-mêmes recevoir des participations.
  4. Vous atteignez la valeur de l'une de trois façons: une avance consentie par l'assureur, un retrait si le contrat le permet, ou un rachat. Chacune a son résultat fiscal, et une avance ou un rachat qui dépasse votre coût de base rajusté est un revenu de l'année.

Deux questions méritent une réponse avant toute mécanique: à qui ce contrat ne convient pas, et ce qui arrive si vous cessez de payer. Les deux trouvent réponse plus bas, parce qu'un ménage devrait connaître les sorties avant d'étudier le moteur.

La section en un coup d'œil: où chaque question trouve réponse

Cette page donne la version courte de chaque mécanisme d'un contrat avec participation. Chaque rangée du tableau renvoie au guide qui le traite en entier, pour que vous puissiez aller directement à la question qui vous occupe sans lire tout ce qui la précède.

Votre question La réponse courte Le guide complet
Où va ma prime? À l'assurance, aux frais de l'assureur, à la taxe sur les primes et à la réserve derrière la valeur de rachat La prime d'assurance
Comment les participations achètent-elles plus de protection? Elles achètent des ajouts entièrement payés, qui ont leurs propres valeurs L'assurance supplémentaire libérée
Que vaut ma police si je la quitte? La valeur de rachat, moins toute avance La valeur de rachat
Comment une participation est-elle fixée, et quelles sont les options? L'assureur la déclare; elle n'est pas garantie L'assurance vie avec participation
Comment fonctionne une avance sur contrat? L'assureur avance de l'argent contre la valeur de rachat et exige des intérêts Le fonctionnement réel d'une avance sur contrat
Quand une avance est-elle imposable? Quand elle dépasse votre coût de base rajusté, l'année où vous la recevez Quand une avance sur contrat devient imposable
Qu'est-ce qui garde la croissance à l'abri de l'impôt? Le test d'exonération de l'article 306 du Règlement Le test d'exonération
Une partie est-elle imposable au Canada? Certaines opérations le sont; le capital-décès habituellement pas L'assurance vie est-elle imposable au Canada?
Et si je cesse de payer? Sept options, chacune avec son coût S'en servir ou le perdre
Comment ma proposition est-elle décidée? Par la tarification: quatre issues possibles La tarification en assurance vie
En quoi les contrats du Québec diffèrent-ils? Le Code civil les régit Le Code civil et le contrat d'assurance vie
Comment une réclamation au décès est-elle payée? Par l'assureur, au bénéficiaire, sur preuve de décès Comment une réclamation au décès est payée au Canada

À qui ce contrat ne convient pas, et les arguments honnêtes contre lui

Un surplus d'argent chaque mois n'est pas, à lui seul, une raison de détenir une assurance vie permanente. L'argent qui reste vous dit que vous pouvez payer une prime. Il ne vous dit pas que vous avez besoin de ce que la prime achète. Selon ce cabinet, un contrat avec participation n'a de sens que si la plupart des réponses suivantes sont oui:

  • Y a-t-il un besoin d'assurance durable? Quelqu'un dépend de vous, une succession aura besoin de liquidités, ou une entreprise a besoin d'un plan pour votre décès.
  • Êtes-vous assurable? C'est l'assureur qui en décide, pas vous, et il en décide selon votre santé d'aujourd'hui.
  • Avez-vous assez de liquidités pour les prochaines années sans toucher à la police?
  • Vos dettes coûteuses sont-elles déjà maîtrisées? Les intérêts d'un solde de carte à taux élevé continuent de courir pendant que la valeur de rachat des premières années reste sous ce que vous avez payé.
  • Votre horizon est-il assez long pour passer les premières années, quand la valeur de rachat reste sous ce que vous avez payé?
  • La prime résisterait-elle à une mauvaise année: une perte d'emploi, une maladie, une saison lente en affaires?

Les régimes enregistrés comme le CELI ou le REER sont des régimes d'épargne, et non de l'assurance. Ce cabinet détient des permis en assurance seulement; il ne classe donc pas ces régimes par rapport à une police. La façon dont ils s'inscrivent dans votre situation relève d'un professionnel autorisé à conseiller sur ces produits, et c'est à lui que nous vous dirigeons pour cette partie de la réflexion.

Les arguments contre, dits simplement. Au début, la valeur de rachat est inférieure aux primes versées: partir tôt coûte de l'argent. L'engagement dure des décennies. La croissance au-delà des valeurs garanties dépend des participations, qui ne sont pas garanties. Les intérêts d'une avance sur contrat sont payés à l'assureur. Une avance qui dépasse votre coût de base rajusté crée un revenu imposable. La personne qui vous vend le contrat est rémunérée par une commission de l'assureur. Et un acheteur sans besoin d'assurance durable paie une protection dont il n'a pas besoin. Les coûts sont examinés en entier à la page sur les coûts réels.

Les deux fonctions qu'un contrat remplit à la fois

Il verse un capital-décès. C'est la fonction première et la raison pour laquelle le produit est une assurance et non autre chose. C'est pourquoi il y a un coût d'assurance, et pourquoi le contrat doit passer par la tarification, c'est-à-dire l'évaluation du risque que l'assureur accepte de porter.

Il bâtit une valeur. Une valeur de rachat garantie, inscrite à l'annexe du document de police dès l'émission, et qui croît pendant toute la durée du contrat selon des chiffres fixés dès le départ.

Bien des malentendus dans ce domaine commencent quand l'une de ces deux fonctions est traitée comme le vrai but et l'autre comme un supplément. Les deux sont contractuelles, les deux coûtent quelque chose, et un contrat conçu pour mettre l'une en valeur remplira l'autre moins bien. L'assurance vie entière avec participation est d'abord de l'assurance vie; la valeur de rachat fait partie de la façon dont l'assureur finance une promesse qui dure toute la vie.

Où va la prime

ce qu'un avenant achète réellement

L'avenant d'assurance supplémentaire libérée

  1. 01Un petit bloc d'assurance vie entière entièrement payé
  2. 02Acheté avec une participation déclarée ou un dépôt additionnel
  3. 03Il n'exige aucune prime supplémentaire une fois acquis
  4. 04Il s'ajoute à la valeur de rachat et au capital-décès
  5. 05L'avenant comporte un maximum fixé par le test d'exonération
Les participations servant à acheter ces additions sont déclarées annuellement à la discrétion de l'assureur et ne sont pas garanties.

Une prime n'est pas un dépôt, et rien n'est mis de côté intact à votre nom. C'est le prix d'un contrat, et elle paie plusieurs choses à la fois. La prime d'une assurance vie entière est présentée en un seul montant, que l'assureur ne détaille pas, mais sur le plan économique elle couvre:

  • Le coût de l'assurance. Dans un contrat permanent, la prime est nivelée sur les années au lieu d'augmenter chaque année comme dans une temporaire renouvelable: les premières primes dépassent donc ce que le risque des premières années exige, et elles financent la réserve.
  • Les frais d'acquisition et de distribution, y compris la commission du représentant. Ils tombent surtout dans les premières années.
  • Les frais de police et d'administration, au niveau du contrat.
  • La taxe provinciale sur les primes, un coût réel, qui varie selon la province et dont on parle rarement.
  • La réserve qui devient votre valeur de rachat.

La valeur de rachat est faible au début surtout parce que ces frais d'acquisition sont payés dès le départ. La valeur de rachat des premières années peut être inférieure au cumul des primes: vérifiez donc les valeurs garanties aux années 1, 3, 5 et 10 de l'illustration proposée. Ce n'est ni un défaut ni une dissimulation, et c'est connu dès le jour de l'émission; c'est la structure de coûts, examinée en entier à la page sur les coûts réels.

Sur la détention de plus d'un contrat, et sur ce qui limite la protection totale, une page distincte de cette section traite de la question.

Comment une prime d'assurance vie permanente se répartit entre le coût de l'assurance, les frais, la taxe et la valeur
Cinq rangées numérotées répartissant une prime d'assurance vie permanente entre le coût de l'assurance, les frais et la taxe sur les primes, et la part qui constitue la valeur contractuelle, avec la mention que la répartition n'apparaît pas sur une illustration.

La valeur de rachat garantie

Pour une police qui comporte des valeurs de rachat garanties, l'annexe de la police émise indique une valeur de rachat pour chaque année du contrat. Ces chiffres sont contractuels. Ils ne dépendent ni du rendement des placements de l'assureur, ni de la déclaration d'une participation, ni d'une hypothèse faite au moment de la vente.

Cette annexe est le plancher, selon les conditions mêmes du contrat, et c'est le chiffre auquel il vaut la peine de s'ancrer. Deux conditions se trouvent dessous: les primes sont payées comme prévu, et rien n'est retiré ni aucune avance n'est en cours. Le chiffre garanti n'est pas non plus forcément ce que vous recevriez au rachat, ni la somme que l'assureur vous avancerait, parce que les frais et toute avance en cours sont déduits d'abord. Lorsqu'on vous présente une illustration, demandez la colonne garantie et lisez celle-là d'abord. Une présentation qui ne montre que la colonne illustrée a laissé de côté l'information dont vous avez le plus besoin.

Garantie ou hypothèse? Ce tableau classe les chiffres que vous verrez.

Élément Ce qui est garanti par contrat Ce qui peut changer Où le vérifier
Capital-décès de base Le montant inscrit à l'annexe, selon les conditions de la police et tant que les primes sont payées Les avances en cours et les intérêts impayés réduisent la somme versée La police émise et votre relevé annuel
Valeurs de rachat garanties Le tableau année par année, selon les conditions de la police émise et les paiements exigés Les retraits, les avances et les primes manquées changent le résultat La page d'annexe de la police émise
Participations futures Rien: elles sont déclarées, non promises La décision de l'assureur chaque année, selon le compte de participation L'avis de participation de l'assureur et l'historique du barème
Valeurs illustrées Rien au-delà de la part garantie qu'elles contiennent Chaque changement du barème de participations L'illustration datée, au barème actuel et à un barème réduit
Taux de l'avance Seulement ce que les dispositions de la police disent de la façon de le fixer L'assureur fixe le taux et peut le modifier Les dispositions sur les avances et l'avis de l'assureur
Assurance supplémentaire libérée déjà achetée Son propre capital-décès et sa propre valeur de rachat, aux conditions que votre contrat lui donne Les ajouts futurs dépendent des participations futures Le contrat et le relevé annuel

Les participations: qui les déclare, et ce que le taux du barème n'est pas

Lorsqu'un contrat est avec participation, il peut recevoir chaque année une participation, c'est-à-dire une part des résultats du compte auquel il appartient.

Qui décide. L'assureur, selon son propre processus pour son compte de participation, c'est-à-dire le groupe de polices avec participation dont il suit les résultats à part. Pas un représentant, pas une formule inscrite au contrat, et pas le titulaire. Les assureurs sous réglementation fédérale gèrent leurs comptes de participation selon une ligne directrice du Bureau du surintendant des institutions financières sur la gestion des comptes de participation et l'information à communiquer aux souscripteurs.

Sur quoi elle repose. Les résultats du compte de participation: le rendement des placements, l'expérience de sinistres et les frais de ce bloc d'affaires.

Ce qu'elle n'est pas. Ce ne sont pas des intérêts. Ce n'est pas un dividende d'action. Elle n'est pas garantie, et les déclarations passées ne fixent pas les suivantes. Un barème de participations peut être revu à la baisse comme à la hausse. Plutôt que de croire une affirmation générale sur parole, demandez à l'assureur l'historique du barème du produit qu'on vous présente.

Le taux d'intérêt du barème n'est pas votre rendement. Les assureurs qui offrent des polices avec participation publient souvent un taux d'intérêt du barème de participations, et il est tentant d'y voir le rendement de la police. C'est un des éléments que l'assureur utilise pour fixer les participations, à côté de la mortalité et des frais, et votre prime achète de l'assurance en plus de la valeur. Pour voir ce que fait réellement le contrat, demandez le taux de rendement interne illustré de la valeur de rachat aux années 10, 20 et 30, autrement dit la croissance annuelle que la valeur illustrée représenterait par rapport aux primes versées, au barème actuel et à un barème réduit.

Ce que l'on peut en faire, et la question fiscale pour chaque option. Les options que votre contrat permet, ainsi que les limites des dépôts additionnels et leurs frais, varient d'un contrat à l'autre; demandez lesquelles le vôtre permet et comparez les valeurs garanties et illustrées de chacune.

Option de participation Effet sur la valeur de rachat et le capital-décès La question fiscale
Acheter de l'assurance supplémentaire libérée Ajoute sa propre protection et sa propre valeur de rachat, qui peuvent recevoir des participations futures Demandez à l'assureur et à votre comptable comment cette option est déclarée pour votre contrat
L'encaisser Rien n'est ajouté au contrat Traitée comme le produit d'une disposition: elle réduit votre coût de base rajusté, et toute partie qui le dépasse est un revenu
Réduire la prime La participation paie une partie de la prime; les valeurs croissent plus lentement La partie affectée sans délai au paiement d'une prime est exclue du produit
Rembourser une avance Le solde de l'avance baisse, et le capital-décès net augmente La partie affectée sans délai au remboursement d'une avance est exclue du produit
La laisser en dépôt Conservée par l'assureur et créditée d'intérêts que l'assureur fixe Demandez comment le dépôt et ses intérêts sont déclarés chaque année

Ce qui convient dépend de l'objectif du contrat. Le détail se trouve à la page sur les options de participations et ce que chacune fait au contrat.

L'assurance supplémentaire libérée

Une assurance supplémentaire achetée avec une participation est libérée: aucune prime additionnelle n'est due sur elle, et elle porte son propre capital-décès et sa propre valeur de rachat. Demandez si votre contrat garantit les valeurs des ajouts une fois achetés; c'est là qu'une participation versée devient une valeur durable.

C'est le mécanisme derrière l'essentiel de la croissance qui étonne les gens dans un contrat parvenu à maturité. Les ajouts de chaque année peuvent recevoir leur part de la participation de l'année suivante, de sorte que la base sur laquelle la prochaine déclaration est calculée est plus large que la précédente.

C'est aussi l'élément que l'on ajuste le plus souvent au moment de la conception. Selon ce cabinet, un contrat orienté vers les dépôts additionnels bâtit habituellement une valeur accessible plus vite et commence avec un capital-décès plus petit pour la même mise de fonds, alors qu'un contrat orienté vers la protection de base fait l'inverse; c'est l'illustration de l'assureur pour chaque conception qui le montre dans votre cas. Les deux sont légitimes. Aucun des deux ne remplit bien la fonction de l'autre, et le choix se fait à l'émission.

Lire une illustration année après année

chacune imposée différemment

Trois façons d'accéder à la valeur, souvent confondues

  1. 01Une avance, Un retrait, Un rachat
  2. 02Le contratDemeure intact, selon ses termes; De la valeur en est retirée définitivement; Prend fin.
  3. 03Le capital-décèsRéduit tant qu'un solde demeure impayé; Habituellement réduit, et non rétabli ensuite; Prend fin avec le contrat.
  4. 04Peut-on revenir en arrièreOui, en remboursant le solde; Non, pas en versant de l'argent; Non, et l'assurabilité peut manquer.
  5. 05FiscalitéEn général une disposition; un gain imposable peut survenir si l'avance dépasse le coût de base rajusté; Les sommes au-delà du coût de base rajusté peuvent l'être; Les sommes au-delà du coût de base rajusté le sont.
Ces trois opérations sont souvent confondues entre elles.

Une illustration est un tableau d'années, et chaque étape du contrat vous demande de regarder des colonnes différentes: dans les premières années, le cumul des primes contre la valeur de rachat garantie; dans les années du milieu, le barème actuel contre un barème réduit; dans les dernières années, le coût de base rajusté et le scénario d'avance impayée. Voici le guide de lecture de ce cabinet, et non une prévision, et les questions fréquentes à la fin de cette page reprennent chaque étape en détail. Chaque chiffre vient de l'illustration datée de l'assureur, préparée pour votre cas.

Ce qu'il faut demander à l'assureur, année par année

Demandez ces valeurs par écrit, tirées d'une seule illustration datée. Chaque case vide se remplit à partir de l'illustration datée de l'assureur, jamais à partir de cette page. Notez en haut: le produit et sa version, votre province, l'âge et la catégorie de tarification de la personne assurée, la prime de base et les dépôts additionnels, et l'option de participation avec la date du barème utilisé. Demandez aussi un scénario d'arrêt des primes et un scénario d'avance impayée.

Année de police Cumul des primes Valeur de rachat garantie Valeur illustrée, barème actuel Valeur illustrée, barème réduit Capital-décès, garanti et illustré Coût de base rajusté Avance disponible
1
3
5
10
15
20
25
30

Pourquoi la mécanique compte davantage que la projection

Chaque section de cette page décrit comment une chose fonctionne, et non ce qu'elle vaudra.

Cet ordre est voulu. Un ménage qui comprend la mécanique peut évaluer n'importe quelle projection qu'on lui présente. Celui qui n'a vu qu'une projection n'a rien pour la vérifier.

Et la mécanique se connaît dès maintenant. Comment une participation est déterminée, ce que coûte une avance, ce que le test d'exonération limite, quand une désignation compte. Rien de cela ne dépend d'une hypothèse sur les trente prochaines années.

La projection dépend de tout cela et d'un barème de participations que personne ne peut promettre. Lue dans cet ordre, une projection informe. Lue en premier, elle persuade.

Accéder à la valeur: les voies, et qui doit quoi à qui

Les voies ne sont pas interchangeables. Chacune décide qui paie, qui doit quoi à qui, qui reçoit les intérêts et quelle question fiscale suit. Avant de choisir, lisez la rangée entière: c'est la seule façon de comparer deux voies sur les mêmes points.

Voie Qui paie ou avance l'argent Qui doit quoi à qui, et qui reçoit les intérêts Effet sur le capital-décès et la valeur de rachat La question fiscale Est-ce réversible?
Avance sur contrat L'assureur, sur ses propres fonds, avec la valeur de rachat en garantie Le titulaire doit la somme à l'assureur; les intérêts sont payés à l'assureur, à un taux qu'il fixe et peut modifier La valeur de rachat reste dans le contrat; le solde et les intérêts impayés sont déduits du capital-décès et de la valeur de rachat Une disposition: la partie qui dépasse votre coût de base rajusté est un revenu de l'année où vous la recevez; le reste réduit le coût de base Le solde peut être remboursé; si l'avance a été imposée, une partie du remboursement peut être déductible selon l'alinéa 60s); parlez-en à votre comptable
Avance automatique de la prime L'assureur paie une prime manquée sous forme d'avance, si le contrat le prévoit et que l'option a été choisie Le titulaire doit la somme à l'assureur; les intérêts sont payés à l'assureur La protection continue; l'avance grossit contre les valeurs Traitée comme une avance sur contrat; demandez à l'assureur comment elle est déclarée Le solde peut être remboursé
Retrait (rachat partiel), si le contrat le permet L'assureur verse une partie de la valeur Personne ne doit rien; la valeur quitte le contrat pour de bon La valeur de rachat baisse; le capital-décès est habituellement réduit Seule une part proportionnelle du coût de base est opposée à la somme retirée: une partie peut être imposable Non
Rachat total L'assureur verse la valeur de rachat moins toute avance Toute avance est réglée à même la valeur; rien n'est dû ensuite La protection prend fin La somme qui dépasse le coût de base est un revenu de l'année; le gain peut dépasser l'argent reçu quand une avance est déduite Non
Prêt d'une banque ou un autre prêteur, garanti par une cession de la police Le prêteur externe Le titulaire doit la somme à ce prêteur; les intérêts vont au prêteur, selon ses conditions, et il peut parfois exiger le remboursement La police reste en vigueur; le prêteur a un droit sur elle jusqu'à concurrence de ce qui lui est dû La cession qui garantit le prêt n'est pas une disposition; les autres conséquences dépendent de votre situation Selon les conditions du prêteur

Une avance consentie en vertu d'une police constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Voilà pourquoi la colonne fiscale du tableau compte pour toute voie qui vous verse de l'argent à même le contrat, et pourquoi un prêt d'un autre prêteur est traité autrement.

Une avance consentie par l'assureur, garantie par le contrat. La valeur reste dans le contrat, les intérêts courent, et le solde impayé réduit le capital-décès jusqu'au remboursement. C'est la voie la plus discutée dans ce domaine et la plus souvent mal décrite, et elle a sa propre page: le fonctionnement réel d'une avance sur contrat. Sa comparaison avec les autres formes de crédit se trouve à la page sur l'avance sur contrat et les autres formes de crédit.

Si vous prêtez ensuite cet argent à un proche, il s'agit d'une deuxième dette, distincte de la première. Le proche vous doit la somme, et vous devez toujours l'avance à l'assureur. Chaque dette a besoin de ses propres conditions, et les deux sont présentées côte à côte à la page sur le capital familial privé.

Trois façons d'accéder à la valeur d'une police : l'avance, le retrait permanent et le rachat, chacune imposée différemment
Cinq rangées numérotées distinguant les trois façons d'accéder à la valeur d'une police: l'avance sur contrat, le retrait permanent et le rachat qui met fin à la protection, avec la mention que chacune est imposée différemment.

Un contrat énonce ce qui est garanti. Lequel avez-vous réellement lu? Bouton : Réserver une conversation.

Le coût de base rajusté

un versement, trois fonctions

Où va une prime d'assurance permanente

  1. Une part couvre le coût de l'assurance elle-même
  2. Une part couvre les frais et la taxe sur les primes
  3. Une part constitue la valeur contractuelle de la police
  4. La répartition n'est pas détaillée sur une illustration
  5. La prime de base suit les modalités du contrat
Une prime permanente n'est pas un frais unique, et les illustrations n'en détaillent généralement pas les parts.

Chaque contrat a un coût de base rajusté, souvent abrégé CBR: en mots simples, le coût fiscal du titulaire dans son contrat, c'est-à-dire la part de ce qu'il a versé que les règles fiscales reconnaissent encore comme son coût dans la police. Il compte parce que les sommes reçues au-delà de ce coût peuvent être imposables. Deux contrats aux valeurs de rachat identiques peuvent produire des résultats fiscaux différents sur la même opération, et la différence se trouve ici.

Comment il se construit, en gros. Les primes que vous avez versées, moins le coût net de l'assurance pure que l'assureur calcule chaque année, moins les sommes que vous avez déjà reçues, comme les avances et les participations encaissées, plus les remboursements d'avances. La définition complète se trouve à l'article 148 de la Loi de l'impôt sur le revenu, et la version simple, au coût de base rajusté dans le glossaire.

Pourquoi il monte, puis baisse. Au début, les primes dépassent habituellement le coût net de l'assurance pure, et le coût de base monte. Plus tard, ce coût peut dépasser les primes, et le coût de base baisse, souvent jusqu'à près de zéro sur un contrat détenu longtemps. Une stratégie qui ne produisait aucune somme imposable dans les premières années peut se comporter autrement des décennies plus tard, ce qui plaide pour une révision périodique du contrat plutôt que de l'établir puis de l'oublier.

L'assureur peut fournir le chiffre courant. Demandez-le.

Le coût de base rajusté : le coût fiscal du titulaire dans sa police, qui monte avec les primes et baisse avec le temps
Cinq rangées numérotées décrivant le coût de base rajusté d'une police d'assurance vie: le coût fiscal du contrat pour son titulaire, qui augmente avec les primes, diminue du coût net de l'assurance pure, détermine la part imposable d'un retrait, et tend vers zéro avec le temps.

Le test d'exonération

Les règles fiscales canadiennes limitent la valeur qui peut s'accumuler dans une police par rapport à son capital-décès. Un contrat qui demeure sous cette limite est exonéré, et la croissance à l'intérieur n'est pas imposée chaque année comme le sont les intérêts d'un compte d'épargne non enregistré.

Le test est énoncé au l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu, que vous pouvez lire sur le site de Justice Canada. Un contrat peut contenir une disposition qui permet à l'assureur d'agir pour garder la police exonérée, mais ce que fait l'assureur, et à quel moment, dépend du contrat. Demandez à lire la disposition sur le statut d'exonération du vôtre. Si une police cesse d'être exonérée, son traitement fiscal change, et la croissance à l'intérieur peut devenir imposable; ce qui se passe alors est expliqué à la page sur le test d'exonération et ce qui arrive quand un contrat y échoue.

L'impôt lors de l'accès à la valeur

Une avance sur contrat est une disposition au sens de l'article 148 de la Loi de l'impôt sur le revenu. L'année où vous prenez l'avance, la partie qui dépasse votre coût de base rajusté est incluse dans votre revenu. La partie qui ne le dépasse pas n'est pas un revenu, mais elle réduit le coût de base, de sorte qu'une avance ou un rachat ultérieur a plus de chances de produire une somme imposable. L'assureur avance l'argent et reçoit les intérêts. Si vous remboursez plus tard une avance qui a été imposée, une partie du remboursement peut être déductible selon l'alinéa 60s), jusqu'à concurrence des sommes déjà incluses dans votre revenu.

Là où une déchéance fait des dégâts. Si une police tombe en déchéance ou est rachetée alors qu'une avance est en cours, tout gain sur la police est inclus dans le revenu de cette année-là. Le gain peut dépasser l'argent que vous recevez, parce que l'assureur déduit l'avance de la valeur de rachat avant de vous payer. Il arrive souvent au moment où il n'y a pas de liquidités pour le payer, parce que le manque de liquidités est habituellement ce qui a causé la déchéance. Une déchéance suivie d'une remise en vigueur dans le délai que permet la Loi de l'impôt sur le revenu n'est pas traitée comme une disposition: demandez ce délai à l'assureur dès qu'un avis de déchéance arrive.

Avant d'agir, obtenez deux chiffres. Aucune page générale ne peut vous donner le résultat fiscal de votre propre contrat. Avant une avance, un retrait ou un rachat, demandez à l'assureur votre coût de base rajusté courant et une estimation de l'opération, et demandez à votre comptable si une somme entre dans votre revenu selon l'article 148. Ces deux chiffres changent d'une année à l'autre: l'estimation de l'an dernier ne vaut pas pour cette année. Une personne qui ignore qu'une avance est une disposition ne saura pas qu'il faut poser la question. Le traitement complet se trouve à la page sur quand une avance sur contrat devient imposable.

Si vous cessez de payer les primes

Arrêter n'est pas tout perdre, mais chaque sortie a un prix, et ce prix est le plus élevé dans les premières années. Le contrat prévoit ce qui se passe, et le tableau ci-dessous résume les options qu'il contient habituellement; le vôtre peut en comporter moins, ou les nommer autrement.

Option Protection Valeur de rachat La question fiscale
Délai de grâce Continue pendant que vous payez en retard, dans le délai que fixent le contrat et le droit provincial Inchangée Aucune, si la prime est payée à temps
Avance automatique de la prime, si elle a été choisie Continue Une avance grossit contre elle, et les intérêts sont payés à l'assureur C'est une avance sur contrat: la partie qui dépasse votre coût de base peut être un revenu
Participations affectées à la prime Continue tant que les participations suffisent; un barème réduit peut y mettre fin Croît plus lentement, puisque les participations n'achètent plus d'ajouts La partie affectée sans délai à une prime est exclue du produit
Assurance libérée réduite Un contrat permanent plus petit, sans autre prime Demeure, sur le contrat réduit Demandez à l'assureur si le changement crée une somme imposable
Assurance temporaire prolongée Le plein montant de protection pour une période limitée, qui prend fin ensuite Sert à acheter la protection temporaire Demandez à l'assureur si le changement crée une somme imposable
Rachat Prend fin Versée, moins toute avance La somme qui dépasse votre coût de base est un revenu de l'année
Remise en vigueur après une déchéance Rétablie, si l'assureur accepte, aux conditions que le contrat fixe Rétablie avec le contrat Une déchéance suivie d'une remise en vigueur dans le délai que permet la Loi n'est pas une disposition

La remise en vigueur n'est pas automatique: le contrat en fixe les conditions, qui peuvent comprendre une preuve d'assurabilité et le paiement des primes manquées avec intérêts. La seule issue sans option, c'est de ne rien faire: si une prime reste impayée après le délai de grâce et qu'aucune disposition ne s'applique, le contrat tombe en déchéance. Demandez à l'assureur les valeurs d'arrêt de paiement par écrit avant de manquer une prime. Le fonctionnement de chaque option, et celles qui coûtent le moins selon la situation, se trouvent à la page s'en servir ou le perdre.

Avant que le contrat existe

le nombre qui détermine la part imposable

Le coût de base rajusté

  1. 01Le coût fiscal du contrat pour son titulaire
  2. 02Il augmente avec les primes versées au contrat
  3. 03Il diminue du coût net de l'assurance pure
  4. 04Il détermine la part imposable d'un montant retiré
  5. 05Sur un contrat détenu longtemps, il tend vers zéro
Il bouge chaque année sans que personne ne décide de le bouger, ce qui surprend au moment d'un rachat.

Tout ce qui précède suppose qu'un contrat a été émis. L'obtenir est un processus à part. Il prend des semaines plutôt que des jours, et c'est là que se produisent bien des surprises dans ce domaine.

Ce qui se passe entre la proposition et l'émission est exposé étape par étape à la page sur la tarification en assurance vie: l'examen paramédical, le rapport du médecin traitant, la tarification financière et les quatre issues possibles.

Le revenu et la valeur nette déterminent l'ampleur du contrat. L'assureur n'émettra pas un montant qu'aucune perte économique ne justifie, et il fixe ses propres limites en plus du critère juridique de l'intérêt assurable. Voir la tarification financière et l'intérêt assurable.

Un dossier peut revenir avec une surprime, un report ou un refus, et ces trois issues ne veulent pas dire la même chose. Ce qu'est chacune, et ce qu'il est possible de faire ensuite, se trouve à la page surprime, report ou refus.

Le statut de fumeur est une définition du contrat et non un mot courant, il est vérifié en laboratoire, et il modifie le coût du contrat aussi longtemps qu'il est détenu. Voir le statut de fumeur et la prime.

Une réponse donnée à la proposition peut être vérifiée des années plus tard. Ce que coûte une erreur, ce que le temps corrige et ce qu'il ne corrige pas se trouvent à la page sur la fausse déclaration à la proposition.

La désignation de bénéficiaire

Qui reçoit le capital-décès, et à quelles conditions. C'est la disposition du contrat qui décide où va l'argent au moment où il est versé.

Les désignations révocables peuvent être modifiées par le titulaire. Les désignations irrévocables donnent à la personne désignée des droits qui peuvent limiter ce que le titulaire peut faire du contrat. Cela peut comprendre une avance ou un changement de bénéficiaire: demandez à l'assureur quel consentement il exige avant d'agir.

Au Québec seulement. Au Québec, le conjoint marié ou uni civilement désigné bénéficiaire dans la police ou dans un autre écrit que le testament l'est de façon irrévocable, à moins de stipulation contraire. Si vous voulez garder la main, cochez « révocable » à la proposition. Cette règle du Code civil vise le conjoint marié ou uni civilement; elle ne s'étend ni aux conjoints de fait ni aux autres provinces. Les règles du Québec sont exposées à la page sur le Code civil et le contrat d'assurance vie, et le fonctionnement d'un bénéficiaire subrogé, à la page sur le bénéficiaire subrogé.

Une désignation faite des années plus tôt, pour de bonnes raisons, dans une autre situation familiale, est une erreur fréquente et évitable. La vérifier ne coûte rien, et elle a sa place dans la liste de chaque révision annuelle.

Détenir le contrat: le relevé annuel et le suivi

Un contrat de ce type dure des décennies et survit à la plupart des relations de conseil. Le suivi doit donc être pensé pour durer aussi longtemps que le contrat. Bien le détenir demande une seule liste, lue une fois par année, et trois vérifications tous les quelques ans; les deux se trouvent dans les questions fréquentes à la fin de cette page, avec ce qu'il faut faire quand le représentant qui a mis le contrat en place est parti.

Quatre chiffres une fois par an. Quand avez-vous ouvert le relevé la dernière fois? Bouton : Réserver une conversation.

La disposition qui peut maintenir un contrat en vigueur si la personne qu'elle couvre devient invalide est l'exonération des primes, traitée dans une page distincte de cette section: l'assureur exonère les primes que l'avenant désigne seulement après une invalidité qui répond à la définition du contrat et une demande qu'il accepte en vertu de l'avenant, et non parce que le revenu s'interrompt pour une autre raison.

La façon dont une participation est déterminée et ce que font les différentes options est traitée dans la page consacrée à l'assurance vie avec participation.

Les termes employés sur ce site sont définis au glossaire, qui couvre le coût de base rajusté, le test d'exonération, le barème de participations et le compte de dividendes en capital.

La conception est fixée le jour où le contrat est rédigé. Le vôtre a-t-il été conçu, ou vendu? Bouton : Réserver une conversation.

Ce qu'aucune de ces mécaniques ne décide

Si tout cela vous convient.

La mécanique est la même pour chaque ménage au Canada. Ce qui diffère, c'est l'objectif, les liquidités et l'horizon de temps, et ce sont eux, et non le produit, qui décident de la réponse. Les questions de tri au début de cette page sont un point de départ; la décision elle-même se prend dans une conversation sur vos propres chiffres, avec sur la table l'illustration que l'assureur a préparée pour votre cas.

Comment cette section est organisée

Les guides énumérés plus bas forment la couche de référence de tout le site. Lorsqu'une autre page mentionne un mécanisme au passage, elle renvoie ici pour l'explication, et un seul guide est responsable de chaque notion, au lieu de plusieurs qui l'expliqueraient chacun un peu différemment. Le lecteur retrouve ainsi toujours la même explication au même endroit.

Une note sur l'ordre. Lisez la mécanique avant toute illustration qu'on vous présente, quelle qu'en soit la source. Cet ordre est l'habitude la plus utile que cette section puisse vous donner.

Ce que vous trouverez ici. Tout ce qui est vrai du contrat, qu'une stratégie soit menée avec lui ou non, et quel que soit l'usage qu'en fait son titulaire. Si une phrase survit au retrait de toute référence à la stratégie, elle a sa place ici.

Ce qui se trouve dans la section sur la stratégie. Tout ce qui ne vaut que pour une personne qui mène la stratégie bâtie sur un contrat: la conception du financement à cette fin, la discipline de remboursement, le séquençage, c'est-à-dire l'ordre dans lequel les étapes se suivent.

Ce qui se trouve dans les objections. Tout ce qui est demandé sous forme de mise en question. « Comment une avance influe-t-elle sur le capital-décès? » trouve réponse ici. « Les avances réduisent-elles vraiment mon capital-décès? » trouve réponse là où les mises en question trouvent réponse, parce qu'une concession est une page différente d'une explication.

Le traitement fiscal personnel ici; le traitement fiscal des sociétés avec les propriétaires d'entreprise. C'est le contribuable qui décide à quelle section appartient la question.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

Vous détenez un permis? Pour placer des affaires, adressez-vous directement au Centre canadien de création de patrimoine inc. Cette page s'adresse aux ménages.

En soumettant ce formulaire, vous consentez à ce que le Centre canadien de création de patrimoine inc. utilise les renseignements que vous fournissez pour répondre à votre demande et organiser votre rencontre, y compris par message texte au numéro que vous indiquez. Consultez notre politique de confidentialité.

Ce formulaire est acheminé au Centre canadien de création de patrimoine inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par le Centre canadien de création de patrimoine inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.

Comment votre police fonctionne vraiment, de la proposition au règlement

Tout ce que fait un contrat, expliqué une question à la fois: ce que demande la tarification, ce qu'achète la prime, comment croît la valeur de rachat, comment une avance est imposée, et qui est payé à la fin.

La proposition et la tarification 9 guides

L'examen paramédical et ce qu'il mesure MIS À JOURCe que mesure l'examen paramédical au Canada, qui le fait passer, quand un électrocardiogramme s'ajoute, et ce qui suit un résultat anormal.Lire la suite
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La fausse déclaration à la proposition MIS À JOURCe qu'une réponse inexacte ou incomplète à une proposition d'assurance vie au Canada entraîne plus tard: obligation de déclarer, délai de deux ans, fraude.Lire la suite
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La tarification financière et l'intérêt assurable MIS À JOURPourquoi un assureur interroge le revenu, la valeur nette et la finalité avant d'émettre, comment cela fixe le plafond, et ce qu'ajoute le test d'exonération.Lire la suite
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Quand une proposition est frappée d'une surprime, reportée ou refusée MIS À JOURCe que signifient une surprime, un report et un refus sur une proposition d'assurance vie au Canada, comment une surprime est tarifée et ce qui reste possible.Lire la suite
Voyages, résidence et profession MIS À JOURComment une proposition d'assurance vie tarife les voyages et la profession, et comment la résidence et le statut peuvent influer sur l'émission du contrat.Lire la suite

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Croissance à imposition reportée MIS À JOURLe report d'impôt au Canada: où il existe, la différence entre reporté, exonéré et libre d'impôt, et pourquoi un report n'est pas une remise.Lire la suite
L'assurance supplémentaire libérée MIS À JOURLe fonctionnement de l'assurance supplémentaire libérée, ce que fait un avenant d'ASL, et son effet sur la valeur de rachat et le capital-décès.Lire la suite
La prime d'assurance MIS À JOURCe qu'une prime achète réellement, les composantes qu'elle contient, ce qui en fixe le prix, les modes de paiement et ce que chacun coûte en pratique.Lire la suite
La valeur de rachat MIS À JOURCe qu'est la valeur de rachat, en quoi elle diffère de la valeur accumulée, comment un rachat est imposé au Canada, et ce qu'il faut demander à l'assureur.Lire la suite
Le test d'exonération et ce qui arrive quand un contrat y échoue MIS À JOURComment l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu teste un contrat d'assurance vie chaque année, ce qu'un échec coûte, et pourquoi c'est permanent.Lire la suite
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Avances et fiscalité 4 guides

L'assurance vie est-elle imposable au Canada? MIS À JOURComment l'assurance vie est imposée au Canada: le capital-décès, les primes, les avances sur contrat, les participations et le rachat d'un contrat.Lire la suite
Les avances sur contrat au Canada MIS À JOURUne avance sur contrat est garantie par la valeur de rachat. Comment le montant est établi, comment l'intérêt court, et comment cela est imposé au Canada.Lire la suite
Mon avance dépasse-t-elle mon CBR? MIS À JOURUne avance plus élevée que le CBR de votre relevé ne signifie habituellement pas un impôt: le CBR tient déjà compte de vos avances. Comment le lire.Lire la suite
Quand une avance sur contrat devient imposable MIS À JOURUne avance sur contrat est une disposition selon le paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu; ce qui dépasse le coût de base rajusté est un revenu.Lire la suite

Les personnes et le contrat 8 guides

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Comment une réclamation au décès est payée au Canada MIS À JOURCe que le réclamant envoie, les trente jours que la loi accorde à l'assureur, la fenêtre de deux ans, la clause de suicide et où va l'argent sans bénéficiaire.Lire la suite
L'avance du capital-décès de son vivant MIS À JOURL'avance du capital-décès en phase terminale (prestation du vivant): condition médicale, coût pour le bénéficiaire, questions fiscales et consentement.Lire la suite
L'avenant d'exonération des primes MIS À JOURCe que fait un avenant d'exonération des primes, comment la définition de l'invalidité décide de tout, le délai de carence et les exclusions.Lire la suite
Le Code civil et le contrat d'assurance vie MIS À JOURLe Québec est la seule province où le contrat d'assurance vie relève du Code civil. Déclaration du risque, contestation, désignation de bénéficiaire.Lire la suite
Le bénéficiaire subrogé MIS À JOURCe qu'est un bénéficiaire subrogé, quand la désignation prend effet, en quoi elle diffère de la désignation principale, et ce que le Québec exige.Lire la suite
Qu'est-ce qu'un titulaire de police? MIS À JOURQui détient un contrat d'assurance vie, en quoi le titulaire diffère de l'assuré et du bénéficiaire, et ce que le titulaire seul peut faire.Lire la suite
S'en servir ou le perdre: cinq choses qu'un contrat avec participation peut retirer NOUVEAUCe que veut vraiment dire « s'en servir ou le perdre » dans un contrat d'assurance vie entière avec participation: dépôts, options, assurabilité, avances.Lire la suite

Questions fréquentes

Quelle différence y a-t-il entre la colonne garantie et la colonne illustrée?

La colonne garantie est contractuelle. Pour une police qui comporte des valeurs de rachat garanties, l'annexe de la police émise les indique selon les conditions du contrat, qui supposent que les primes sont payées et qu'aucun retrait ni aucune avance n'est en cours. La colonne illustrée ajoute par-dessus un barème de participations présumé. Un barème peut être revu à la baisse comme à la hausse: la colonne illustrée est donc un calcul fondé sur des hypothèses, et non une prévision. Lisez d'abord la colonne garantie et comparez-la au cumul des primes aux années 1, 3, 5 et 10. Ce sont les chiffres que vous pouvez opposer à l'assureur, et c'est la colonne que ce cabinet place devant un ménage avant de parler de toute projection.

La valeur de rachat m'appartient-elle?

C'est une valeur à l'intérieur du contrat, que le titulaire peut atteindre selon les conditions du contrat, et non un solde détenu dans un compte à son nom. Les voies sont l'avance consentie par l'assureur, le retrait si le contrat le permet, le rachat total, ou un prêt d'un autre prêteur garanti par une cession de la police. Chacune a un effet différent sur le capital-décès et un résultat fiscal différent, et seule l'avance laisse la valeur dans le contrat. Un plan qui dit « accéder à la valeur de rachat » sans nommer la voie n'est pas encore un plan. Le tableau des voies, plus haut, les compare sur les mêmes points.

Pourquoi la valeur de rachat est-elle si faible les premières années?

Parce que les coûts qui tombent au début sont payés en premier: les frais d'acquisition et de distribution de l'assureur, y compris la commission du représentant, le coût de l'assurance, les frais d'administration et la taxe provinciale sur les primes. Ce qui reste bâtit la réserve derrière la valeur de rachat. Pendant les premières années, la valeur de rachat demeure donc sous le total des primes versées, et sur bien des conceptions une décennie ou plus passe avant que les deux se rejoignent; votre illustration indique votre année. C'est de l'arithmétique, pas un défaut, et c'est pourquoi un contrat souscrit sans horizon long déçoit habituellement.

Qu'est-ce qu'une police exonérée et pourquoi cela compte-t-il?

Les règles fiscales canadiennes limitent la valeur qui peut s'accumuler dans une police par rapport à son capital-décès, selon l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu. Un contrat qui demeure sous cette limite est exonéré, et la croissance à l'intérieur n'est pas imposée chaque année comme le sont les intérêts d'un compte d'épargne non enregistré. Un contrat peut contenir une disposition qui permet à l'assureur d'agir pour le garder exonéré; ce qu'elle prévoit, et à quel moment, dépend du contrat, alors demandez à la lire. Le traitement favorable est conditionnel, et il s'agit du test canadien: la documentation importée des États-Unis raisonne à partir d'une autre règle. Demandez aussi à l'assureur comment il vous avertirait si votre contrat s'approchait de la limite, et ce qu'il ferait alors.

Qui décide de la participation?

L'assureur, selon son propre processus pour son compte de participation, à partir des résultats de ce compte: le rendement des placements, l'expérience de mortalité et les frais de ce bloc d'affaires. Aucun représentant ne la décide, et aucun titulaire ne la décide individuellement non plus. Ce n'est ni de l'intérêt ni une distribution sur des actions. Parce qu'elle est déclarée plutôt que promise, les déclarations passées ne fixent pas les suivantes, et un barème peut être revu à la baisse comme à la hausse. Demandez à l'assureur l'historique du barème du produit qu'on vous présente, et traitez toute projection qui suppose le barème actuel pendant trente ans comme une hypothèse. Le montant et l'usage de la participation de l'année se lisent dans l'avis annuel de l'assureur.

Qu'est-ce que le coût de base rajusté et pourquoi diminue-t-il?

Le coût de base rajusté correspond, en gros, aux primes versées, moins le coût net de l'assurance pure que l'assureur calcule chaque année, moins les sommes déjà reçues, comme les avances et les participations encaissées, plus les remboursements d'avances. Il détermine quelle part d'une avance, d'un retrait ou d'un rachat est imposable. Au début, il monte habituellement, parce que les primes dépassent le coût net de l'assurance pure; plus tard, ce coût peut dépasser les primes et le coût de base baisse, souvent jusqu'à près de zéro sur un contrat détenu longtemps. Une avance qui ne créait aucun montant imposable à l'année six peut en créer un à l'année trente: demandez le chiffre courant à l'assureur avant toute opération.

Quelle différence y a-t-il entre un retrait et un rachat?

Un retrait, ou rachat partiel, enlève une partie de la valeur pour de bon, si le contrat le permet, et laisse le contrat en vigueur avec une valeur de rachat plus basse et habituellement un capital-décès réduit. Un rachat met fin au contrat et verse la valeur de rachat moins toute avance, après quoi il n'y a plus de protection. Ni l'un ni l'autre ne s'annule en versant de l'argent plus tard, ce qui les distingue tous deux d'une avance sur contrat. Lors d'un retrait, seule une part proportionnelle du coût de base rajusté est opposée à la somme retirée: une partie peut donc être imposable même si votre coût de base total est plus élevé. Demandez d'abord le calcul de l'opération à l'assureur, puis faites-le relire par votre comptable avant de donner l'instruction.

Que devrais-je regarder sur mon relevé annuel?

Utilisez une seule liste chaque année: la valeur de rachat, lue contre la colonne garantie plutôt que contre l'illustration présentée à l'achat; le solde de l'avance, intérêts capitalisés compris, qui ne devrait pas grossir une année où vous n'avez rien tiré, à moins que des intérêts soient restés impayés; la valeur nette, soit ce qui reste disponible; et les primes versées. Vérifiez ensuite les désignations de bénéficiaire et demandez-vous si quelque chose a changé dans votre vie. Selon ce cabinet, un titulaire qui lit son relevé ainsi une fois par année repère tôt la plupart des problèmes d'avance.

Qu'est-ce que la période de contestation d'une police canadienne?

C'est la période qui suit l'entrée en vigueur d'une police, pendant laquelle l'assureur peut contester le contrat pour une fausse déclaration importante dans la proposition. Pendant les deux premières années en vigueur, cela peut s'appliquer même à une erreur de bonne foi; après, l'assureur doit généralement démontrer une fraude. Les conditions exactes figurent dans votre police émise et dans les règles de votre province: lisez-les là. C'est pourquoi la proposition compte plus qu'on ne le croit: tout ce qui est déclaré, y compris ce qui semble sans importance, protège la réclamation éventuelle, tandis qu'une omission faite pour obtenir un meilleur tarif reste au dossier comme un vice. Une période d'exclusion en cas de suicide figure aussi au contrat. La conséquence d'une omission retombe sur des bénéficiaires qui n'ont pas rempli le formulaire.

Puis-je annuler une police juste après l'avoir signée?

Oui, pendant le délai de résolution qui suit la livraison du contrat, pendant lequel il peut être annulé et les primes remboursées. La durée de ce délai et son point de départ figurent dans votre police émise et dans les règles de votre province: lisez-les là plutôt que de supposer que le délai d'un autre contrat s'applique au vôtre. Il est court: ouvrez la police la semaine où elle arrive, car une police livrée pendant une absence peut le dépasser sans avoir été lue. Ensuite, ce sont les sorties ordinaires qui s'appliquent: cesser de payer et recourir à une option de non-déchéance, réduire la protection ou racheter le contrat, chacune avec son coût et son résultat fiscal.

Que se passe-t-il si la compagnie d'assurance fait défaut?

Assuris protège les titulaires de police des assureurs membres, et tout assureur de personnes autorisé à vendre de l'assurance au Canada, qu'il soit constitué sous une charte fédérale ou provinciale, est tenu d'y adhérer. La protection comporte des limites, qui s'appliquent par assureur et par type de prestation, et Assuris les calcule sur le capital-décès net et la valeur de rachat nette, après déduction de toute avance. Ce n'est pas une assurance-dépôts: la Société d'assurance-dépôts du Canada couvre certains dépôts admissibles, alors qu'Assuris est un régime distinct, financé par l'industrie, avec ses propres limites. Ce n'est pas non plus une garantie gouvernementale: Assuris est financée par l'industrie, c'est-à-dire par les assureurs membres eux-mêmes. Une garantie contractuelle dépend d'abord de la solvabilité de l'assureur, autrement dit de sa capacité à honorer ses engagements, et Assuris se tient derrière elle dans certaines limites; une description qui évoque ce filet sans ses limites surévalue la protection. Lisez les limites en vigueur sur le site d'Assuris, et gardez en tête qu'une avance en cours réduit la valeur protégée.

Que peut faire l'assureur de ma proposition, à part l'accepter?

Quatre issues sont possibles: acceptation telle que proposée; acceptation à des conditions modifiées, comme une surprime pour la santé, la profession ou les activités, une exclusion ou un montant réduit; report; ou refus. La décision appartient à l'assureur et repose sur la santé de la personne assurée au moment de la proposition. Les assureurs n'ont pas tous le même appétit pour le risque, de sorte qu'un refus par l'un n'est pas forcément un refus par tous, et une surprime fondée sur un problème réglé depuis peut souvent être réexaminée sur demande. Peu de gens le demandent. Un contrat est tarifé à l'émission selon la santé de la personne assurée à l'émission, et non selon sa santé des années plus tard, ce qui joue dans les deux sens: une protection permanente s'obtient plus facilement en bonne santé, et un contrat conclu à la légère est difficile à quitter, parce qu'un changement de santé plus tard peut le rendre difficile à remplacer.

Quelle différence y a-t-il entre un bénéficiaire révocable et irrévocable au Québec?

Une désignation révocable peut être modifiée par le titulaire en tout temps. Une désignation irrévocable donne à la personne désignée des droits qui peuvent limiter ce que le titulaire peut faire du contrat, y compris une avance ou un changement de bénéficiaire; demandez à l'assureur quel consentement il exige. Au Québec, le conjoint marié ou uni civilement désigné bénéficiaire autrement que par testament l'est de façon irrévocable, à moins de stipulation contraire: cochez « révocable » à la proposition si vous voulez garder la main. Une désignation faite il y a des années, dans une autre situation familiale, est une erreur fréquente et évitable, et la vérifier ne coûte rien. Faites-le à chaque révision annuelle.

Que faire si l'assureur refuse une réclamation?

Demandez à l'assureur ses motifs par écrit. Gardez une copie de tout ce que vous envoyez et recevez, et consultez rapidement un avocat si une réclamation est en jeu, parce que des délais s'appliquent.

Quel document l'emporte si l'illustration et la police ne concordent pas?

La police émise et ses avenants portent les garanties contractuelles; une illustration est une projection préparée avant que le contrat existe, et non une promesse que les participations projetées seront versées. La proposition, le droit provincial et les faits d'une réclamation comptent aussi, comme le montrent les règles de contestation. Quatre documents jalonnent la vie d'un contrat: la proposition, l'illustration, la police et le relevé annuel. Les ménages retiennent l'illustration et classent la police sans la lire; l'inverse est la bonne habitude. Tout titulaire peut demander un sommaire de police à l'assureur, et c'est souvent la façon la plus simple de retrouver ce que le contrat prévoit vraiment.

À quelle fréquence faut-il revoir une police permanente une fois en vigueur?

Une fois par année, passez la liste du relevé: la valeur de rachat contre la colonne garantie, le solde de l'avance, la valeur nette, les primes, les désignations de bénéficiaire et tout changement dans votre situation, ainsi que la participation appliquée. Tous les quelques ans, demandez-vous si l'option de participation et le montant de protection servent toujours l'objectif pour lequel le contrat a été mis en place. Après tout événement de vie, faites-le sans attendre: mariage, séparation, naissance, décès ou déménagement dans une autre province. Confirmez aussi qui assure le service du contrat aujourd'hui; un représentant parti est un problème de service, pas de contrat, et l'assureur peut réattribuer le dossier sur demande.

Quelles parties de mon contrat devrais-je repérer et lire?

Cinq. La page d'annexe, avec le capital assuré, la prime, la période de paiement des primes et les valeurs de rachat garanties année par année. Les dispositions de non-déchéance, qui disent ce qui arrive si les primes cessent: avance automatique de la prime si elle a été choisie, assurance libérée réduite, assurance temporaire prolongée ou rachat. Les dispositions sur les avances, y compris la façon dont l'assureur fixe le taux, le calcul des intérêts et la part de la valeur disponible. Le délai de grâce et les conditions de remise en vigueur. Et la désignation de bénéficiaire, avec son caractère révocable ou non. Si le contrat n'est pas à portée de main, demandez un sommaire de police à l'assureur; il répond à la plupart des questions.

Le taux d'intérêt du barème de participations est-il le rendement de ma police?

Non. Le taux d'intérêt du barème de participations est un des éléments que l'assureur utilise pour fixer les participations de ses polices avec participation. La mortalité, les frais et la conception de votre contrat influent aussi sur la participation, et la prime achète de l'assurance en plus de la valeur: ce taux n'est donc pas la croissance de votre valeur de rachat. Pour voir ce que fait le contrat, demandez le taux de rendement interne illustré de la valeur de rachat aux années 10, 20 et 30, au barème actuel et à un barème réduit, à côté des valeurs garanties. Une illustration complète vous montre les trois.

Une avance sur contrat est-elle imposable?

Une avance sur contrat est une disposition au sens de l'article 148 de la Loi de l'impôt sur le revenu. L'année où vous la recevez, la partie qui dépasse votre coût de base rajusté est incluse dans votre revenu. La partie qui ne le dépasse pas n'est pas un revenu, mais elle réduit le coût de base, de sorte qu'une avance ou un rachat ultérieur a plus de chances de produire une somme imposable. Si vous remboursez plus tard une avance qui a été imposée, une partie du remboursement peut être déductible selon l'alinéa 60s), jusqu'à concurrence des sommes déjà incluses. Demandez votre coût de base courant à l'assureur avant l'avance, et le résultat à votre comptable.

Les participations sont-elles imposables?

Tout dépend de ce que fait la participation. Une participation encaissée est traitée comme le produit d'une disposition: elle réduit le coût de base rajusté, et toute partie qui le dépasse est un revenu. La partie affectée sans délai au paiement d'une prime ou au remboursement d'une avance est exclue de ce produit. Pour les participations qui achètent de l'assurance supplémentaire libérée ou qui sont laissées en dépôt, demandez à l'assureur et à votre comptable comment l'option est déclarée pour votre contrat, y compris les intérêts sur les sommes laissées en dépôt. Parcourez chaque option avant de conclure, car une même participation peut être traitée différemment selon l'usage qu'on en fait.

Pourquoi ma valeur de rachat est-elle plus basse que ce que j'ai payé?

Parce que chaque prime paie davantage que la réserve derrière la valeur de rachat. Elle paie aussi l'assurance elle-même, les frais d'acquisition et de distribution de l'assureur, y compris la commission du représentant, l'administration et la taxe provinciale sur les primes, et une bonne partie des frais d'acquisition tombe dans les premières années. L'annexe garantie de votre police montre l'année où la valeur de rachat garantie atteint pour la première fois les primes versées. Demandez cette année avant de signer, et lisez-la dans la colonne garantie, pas dans la colonne illustrée.

Que se passe-t-il si je ne peux plus payer?

Le contrat vous offre des options, chacune avec son coût: le délai de grâce, l'avance automatique de la prime si vous l'avez choisie, les participations affectées à la prime, l'assurance libérée réduite, l'assurance temporaire prolongée, le rachat, et la remise en vigueur après une déchéance, aux conditions que le contrat fixe. Chacune touche différemment la protection, la valeur de rachat et le résultat fiscal. Demandez à l'assureur les valeurs d'arrêt de paiement par écrit avant de manquer une prime, et non après la fin du délai de grâce. Plus tôt vous appelez, plus il vous reste d'options.

Ma valeur de rachat est-elle protégée si l'assureur fait faillite?

Assuris protège, dans ses limites, la valeur de rachat des titulaires de police des assureurs membres, et tout assureur de personnes autorisé à vendre de l'assurance au Canada doit y adhérer. La protection se calcule sur la valeur de rachat nette, après toute avance: une avance en cours réduit donc ce qui est protégé. Lisez les limites en vigueur sur assuris.ca; la valeur de rachat qui les dépasse n'est pas entièrement protégée. Ce n'est ni une assurance-dépôts ni une garantie gouvernementale, et une description qui en parle sans ses limites surévalue la protection.

Le capital-décès est-il imposable?

Dans une police exonérée, le capital-décès versé en raison du décès de la personne assurée n'est pas traité comme une disposition aux fins de l'impôt sur le revenu, quel que soit celui qui le reçoit: un bénéficiaire désigné ou la succession. La désignation d'un bénéficiaire compte pour d'autres raisons, comme les frais d'homologation et les créanciers, qui dépendent de la province. Quand une société est titulaire de la police, son compte de dividendes en capital est crédité du capital-décès moins le coût de base rajusté de la police, selon le paragraphe 89(1) de la Loi de l'impôt sur le revenu.

Qui avance l'argent dans une avance sur contrat, et qui reçoit les intérêts?

L'assureur avance ses propres fonds, garantis par la valeur de rachat de votre police, et les intérêts sont payés à l'assureur. L'assureur fixe le taux de l'avance et peut le modifier. Votre valeur de rachat reste dans le contrat, mais le solde de l'avance, avec les intérêts impayés, est déduit du capital-décès et de la valeur de rachat. Personne ne se paie d'intérêts à soi-même, et le titulaire n'est pas le prêteur dans cette opération: il est l'emprunteur, et il doit la somme à l'assureur jusqu'à son remboursement ou jusqu'au règlement du contrat.

La valeur de rachat est-elle un compte d'épargne?

Non. C'est une valeur prévue par un contrat d'assurance, et non un dépôt. Vous n'y accédez que par les voies du contrat: une avance, un retrait si le contrat le permet, ou un rachat, et chacune a son coût et son résultat fiscal. L'assurance vie entière avec participation est de l'assurance vie, et non un placement, et la somme nette que vous pourriez recevoir dépend des conditions de la police et de toute avance en cours. Elle est protégée par Assuris dans certaines limites, et non par une assurance-dépôts.

Les bénéficiaires reçoivent-ils la valeur de rachat en plus du capital-décès?

Non. N'additionnez pas les deux colonnes. Au décès de la personne assurée, l'assureur verse le capital-décès, y compris l'assurance supplémentaire libérée, moins toute avance en cours et les intérêts impayés. La valeur de rachat fait partie de ce qui soutient ce capital-décès; ce n'est pas une deuxième somme versée par-dessus. Demandez à l'assureur le capital-décès net indiqué sur votre dernier relevé, et vérifiez-le chaque année si une avance est en cours.

Un prêt d'une banque ou un autre prêteur, garanti par ma police, est-il la même chose qu'une avance sur contrat?

Non. Dans une avance sur contrat, l'assureur avance l'argent et reçoit les intérêts. Un prêt d'une banque ou un autre prêteur, garanti par une cession de votre police, est consenti, tarifé et géré par ce prêteur, selon ses conditions, et il peut parfois en exiger le remboursement. La cession qui garantit un tel prêt n'est pas une disposition de la police aux fins fiscales, mais les autres conséquences fiscales et contractuelles dépendent de votre situation: parlez-en à votre comptable et lisez la convention du prêteur.

Une désignation de bénéficiaire évite-t-elle tous les frais de succession et tous les créanciers?

Pas dans tous les cas. Quand un bénéficiaire autre que la succession est désigné de façon valide, l'assureur verse normalement la somme directement à cette personne, et l'argent ne fait pas partie de la succession, ce qui l'écarte habituellement des frais d'homologation là où une province en exige. La protection contre les créanciers dépend de la province, de la désignation, de toute cession ou réclamation concurrente, et des créanciers en cause. Dans certaines provinces, des personnes à charge peuvent encore réclamer sur ces sommes, et un tribunal peut donner effet à une entente antérieure à leur sujet, comme une entente de séparation. Au Québec, les règles sont dans le Code civil. Consultez un avocat ou un notaire de votre province, surtout si une séparation, une entreprise ou des dettes importantes font partie du tableau.

Que faut-il regarder dans les premières années d'une illustration d'assurance vie entière?

Placez le cumul des primes à côté de la valeur de rachat garantie. Le chiffre garanti sera habituellement plus bas, et l'écart est le coût d'un départ hâtif. Notez l'avance disponible, qui est petite au début, et le coût de base rajusté, qui monte habituellement tant que les primes dépassent le coût net de l'assurance pure. La question à poser à cette étape est simple: en quelle année la valeur garantie atteint-elle pour la première fois ce que vous avez payé? C'est souvent la réponse la plus révélatrice de toute l'illustration. Voici le guide de lecture de ce cabinet, et non une prévision; chaque chiffre vient de l'illustration datée de l'assureur, préparée pour votre cas.

Qu'est-ce qui change dans les années du milieu et les dernières années d'une illustration?

Dans les années du milieu, la valeur garantie rattrape les primes, puis les dépasse. Comparez alors la valeur illustrée au barème actuel avec la valeur illustrée à un barème réduit: l'écart entre les deux montre quelle part de la projection repose sur les participations. Surveillez le capital-décès, qui grandit à mesure que les ajouts s'accumulent, et comparez-le au capital-décès garanti de départ pour voir ce que les participations ont déjà ajouté. Dans les dernières années, les ajouts et leurs participations portent habituellement la plus grande partie de la croissance, et le coût de base rajusté a peut-être atteint son sommet et commencé à baisser, parfois jusqu'à près de zéro: une avance ou un rachat a donc plus de chances de créer un revenu imposable. Lisez là le scénario d'avance impayée: il montre ce que des intérêts composés font au capital-décès net.

De combien une avance impayée grossit-elle?

Exemple illustratif. Supposons une avance de 20 000 $, un taux d'intérêt supposé de 5 % par année, composé une fois par année, et aucun paiement. Après un an, le solde est de 21 000 $. Après cinq ans, il est d'environ 25 526 $, et après dix ans d'environ 32 578 $. Si le capital-décès était alors de 250 000 $ (une hypothèse), le bénéficiaire recevrait environ 217 422 $, avant de compter toute participation ou tout ajout. Le taux est une hypothèse pour le calcul, et non la cotation d'un assureur: l'assureur fixe le taux et peut le modifier, et votre contrat indique comment les intérêts sont calculés. Les intérêts impayés se composent, et ils sont retranchés de ce que votre famille reçoit.

Combien de temps faut-il pour qu'une réclamation d'assurance vie soit payée?

Cela dépend surtout du dossier. Un dossier complet avance le plus vite: la preuve de décès, le formulaire de réclamation et l'identification du bénéficiaire. Chaque pièce manquante ajoute un échange de courrier, et chaque échange ajoute des jours. Un décès pendant la période de contestation peut amener l'assureur à revoir la proposition avant de payer, et une désignation contestée ou imprécise, ou un bénéficiaire mineur, ajoute des étapes. Toute avance en cours et les intérêts impayés sont déduits avant le versement. Lorsque la succession est bénéficiaire, ou que personne ne l'est, l'argent entre dans la succession, où les créanciers de la succession peuvent l'atteindre et où des frais d'homologation peuvent s'appliquer. Et quelqu'un doit savoir que le contrat existe: notez où il se trouve, quel assureur l'a émis et qui joindre.

Que faire si ma proposition est refusée ou acceptée avec surprime?

Les assureurs n'ont pas tous le même appétit pour le risque, de sorte qu'un refus par l'un n'est pas forcément un refus par tous. Une offre avec surprime, c'est-à-dire une protection à une prime plus élevée en raison de la santé, de la profession ou des activités, peut être acceptée, comparée auprès d'autres assureurs, ou réexaminée plus tard si votre situation change. Une surprime ou un refus fondé sur un problème réglé depuis peut être réexaminé sur demande, et peu de gens le demandent. Avant de présenter une proposition ailleurs, demandez à l'assureur ses motifs par écrit, et déclarez la décision antérieure si la nouvelle proposition vous le demande.

Que faut-il demander avant d'acheter une police d'assurance vie entière avec participation, spécialement conçue et à valeur de rachat élevée?

Six questions couvrent l'essentiel, et aucune n'exige de connaissances techniques. Que montre la colonne garantie aux années 1, 3, 5 et 10, à côté du cumul des primes? Qu'est-ce qui est garanti par écrit, et qu'est-ce qui dépend d'une participation? Que se passe-t-il si je cesse de payer à l'année quatre, quand, sur bien des conceptions, la valeur de rachat garantie est encore sous ce que j'ai payé? Que coûte l'accès à la valeur, et quelle en est la conséquence fiscale? Qui est désigné bénéficiaire en ce moment, à titre principal et subsidiaire? Et à qui cela ne devrait-il pas être vendu? Chacune trouve réponse dans le contrat ou l'illustration, et un lecteur capable de les poser peut évaluer tout ce qu'on lui présente, y compris par ce cabinet.

Comment un retrait partiel d'une police d'assurance vie est-il imposé?

Lors d'un rachat partiel, seule une part proportionnelle du coût de base rajusté est opposée à la somme retirée: une partie du retrait peut donc être imposable même si votre coût de base total dépasse la somme retirée. Exemple illustratif: supposons une valeur de rachat de 100 000 $, aucune avance, un coût de base rajusté de 80 000 $ et un retrait de 20 000 $, soit le cinquième de la valeur. Supposons que la part du coût de base opposée au retrait suive ce même cinquième: 16 000 $. La partie imposable est alors de 4 000 $, même si le coût de base total de 80 000 $ représente quatre fois la somme retirée. Les chiffres sont des hypothèses pour le calcul; l'assureur applique la formule exacte à votre contrat, alors demandez le calcul de l'opération avant de retirer quoi que ce soit, et faites-le relire par votre comptable.

Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est le site éducatif du Centre canadien de création de patrimoine inc., ouvert à tous les Canadiens. Les services sont fournis uniquement par ce cabinet. Ses représentants détiennent un permis dans chaque province desservie: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick. Les permis personnels de José Salloum visent le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

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Dernière révision: 2026-09-26. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.

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Au sujet des produits abordés. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et non un placement. Sa fonction première est le capital-décès. Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur en fonction du rendement du compte de participation, et le rendement passé des participations n'indique pas les résultats futurs. Les garanties contractuelles dépendent de la solvabilité continue de l'assureur émetteur et ne sont garanties par aucun gouvernement. La protection des titulaires de police au Canada est assurée par Assuris, à l'intérieur de ses limites publiées. La Société d'assurance-dépôts du Canada couvre les dépôts bancaires et ne s'applique pas aux produits d'assurance. Ces stratégies ne conviennent pas à tout le monde et dépendent de la situation individuelle, des liquidités, de l'horizon temporel et des objectifs.

Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, tout gain sur la police devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

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