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L'avenant d'exonération des primes

MIS À JOUR

L'avenant d'exonération des primes est une garantie facultative d'un contrat d'assurance vie. Si la personne qu'il couvre devient totalement invalide au sens du contrat et que l'assureur accepte la demande après le délai de carence, l'assureur exonère les primes que l'avenant désigne, aussi longtemps que ses conditions le permettent. Il ne verse rien à votre ménage. Sa valeur tient à la définition de l'invalidité, aux primes exonérées et à ses dates de fin, toutes fixées par votre contrat.

L'avenant d'exonération des primes est une garantie facultative que l'on ajoute à un contrat d'assurance vie. Si la personne que l'avenant couvre devient totalement invalide au sens où le contrat définit l'invalidité, et que l'assureur accepte la demande, l'assureur cesse d'exiger les primes que l'avenant désigne, aussi longtemps que l'invalidité dure et que les conditions de l'avenant le permettent. La police se poursuit comme si ces primes avaient été payées. L'avenant ne verse aucune somme, ni à vous ni à votre ménage.

Quatre conditions du contrat décident de ce qu'il vaut pour vous: l'invalidité de qui compte, la définition de l'invalidité, les primes exonérées et les dates auxquelles la protection prend fin. Aucune de ces quatre conditions ne se lit dans une brochure. Elles figurent toutes au libellé de l'avenant, c'est-à-dire au texte même du contrat, et vous avez le droit de le voir avant de signer quoi que ce soit.

Qu'est-ce qu'un avenant d'exonération des primes?

C'est une disposition du contrat d'assurance vie lui-même. L'assureur vie qui a émis la police rédige l'avenant, en fixe le prix, tranche la demande et exonère la prime. L'avenant est une obligation de l'assureur vie; aucun assureur invalidité distinct n'y est partie, quoi que vous ayez pu lire.

Ce point compte. La définition de l'invalidité de l'avenant vient du contrat d'assurance vie. Elle ne vient pas de l'assurance invalidité que vous détenez au travail ou à titre personnel. Les deux définitions peuvent différer, parfois de façon importante. Une demande peut être acceptée en vertu de votre police d'invalidité et refusée en vertu de l'avenant, ou l'inverse, à partir des mêmes faits médicaux.

La perte de revenu, à elle seule, ne le déclenche pas. Une mise à pied, une année difficile pour une entreprise ou un congé pour prendre soin d'un parent ne sont pas admissibles. L'avenant répond à une invalidité qui satisfait à sa définition, appuyée par une preuve médicale, après le délai de carence, et à une demande que l'assureur accepte. Jusqu'à cette acceptation, c'est à vous de payer les primes, comme avant, et à la date prévue.

Pendant une exonération, la police demeure en vigueur. Elle suit alors ses propres conditions, comme avant. Dans une police avec participation, les valeurs garanties se poursuivent selon leur tableau, et la police demeure admissible aux participations que le conseil d'administration de l'assureur déclare. Les participations ne sont pas garanties, ni avant, ni pendant, ni après une exonération. Les dépôts facultatifs sont une autre question, traitée plus bas.

La cause la plus courante d'une déchéance est l'arrêt du revenu. L'avez-vous? Bouton : Réserver une conversation.

L'invalidité de qui compte: la personne assurée, le titulaire ou le payeur?

Commencez par cette question, parce que la réponse décide si l'avenant protège quoi que ce soit dans votre situation. Trois personnes peuvent intervenir dans une même police: la personne assurée, sur la vie de qui porte la protection; le titulaire, qui détient les droits du contrat; et le payeur, qui paie réellement la prime. Dans bien des polices personnelles, ces trois rôles appartiennent à la même personne. Dans certaines, ce n'est pas le cas, et c'est là que les surprises arrivent.

Une exonération sur la personne assurée répond à l'invalidité de cette personne. Certains assureurs offrent aussi une garantie distincte, appelée exonération du titulaire ou du payeur, qui répond à l'invalidité ou, selon certains libellés, au décès du titulaire ou du payeur. La disponibilité de l'une ou de l'autre, et ses conditions, dépendent de l'assureur et du produit.

Situation L'invalidité ou le décès de qui compte Ce qu'il faut demander
Vous êtes titulaire d'une police sur votre propre vie et vous la payez vous-même La vôtre, comme personne assurée Une exonération sur la personne assurée figure-t-elle au contrat, et quelle définition utilise-t-elle?
Vous êtes titulaire et payeur d'une police sur la vie de votre enfant La vôtre, comme titulaire et payeur, et non celle de l'enfant Une exonération du titulaire ou du payeur est-elle offerte, et couvre-t-elle le décès autant que l'invalidité?
Une société détient et paie une police sur la vie d'un actionnaire Celle de la personne assurée, selon la définition de l'avenant La personne couverte est-elle bien celle dont le travail produit l'argent qui paie la prime?
Un conjoint est titulaire d'une police sur la vie de l'autre Cela dépend de l'avenant rattaché L'invalidité de qui est couverte, et le revenu de qui paie réellement la prime?

Le décalage à éviter se décrit facilement, et il coûte cher quand on le découvre trop tard. L'avenant couvre une personne, mais la prime dépend du revenu d'une autre. Si le parent qui paie la police de son enfant devient invalide, une exonération sur l'enfant, comme personne assurée, ne sert à rien. Demandez à l'assureur de nommer par écrit la personne couverte par chaque exonération du contrat. Pour une police détenue par une société, l'assurance vie détenue par une société explique qui tient quel rôle.

Qu'est-ce qu'une invalidité: propre profession, toute profession et le changement de critère?

le nombre qui détermine la part imposable

Le coût de base rajusté

  1. 01Le coût fiscal du contrat pour son titulaire
  2. 02Il augmente avec les primes versées au contrat
  3. 03Il diminue du coût net de l'assurance pure
  4. 04Il détermine la part imposable d'un montant retiré
  5. 05Sur un contrat détenu longtemps, il tend vers zéro
Il bouge chaque année sans que personne ne décide de le bouger, ce qui surprend au moment d'un rachat.

C'est la clause qui décide si une demande sera acceptée. L'Autorité des marchés financiers décrit deux critères utilisés en assurance invalidité: être incapable d'exécuter toutes les tâches de votre emploi régulier, et être incapable d'exécuter les tâches de toute forme d'emploi rémunéré pour lequel vous êtes qualifié (AMF, l'assurance invalidité). Le libellé d'une exonération des primes peut reprendre l'une ou l'autre idée, ou les deux successivement, et votre avenant précise laquelle s'applique.

Selon le critère « propre profession », vous êtes invalide si vous ne pouvez pas exercer les tâches essentielles de votre propre profession. Un chirurgien qui ne peut plus opérer peut être admissible même s'il demeure capable d'enseigner. Certains libellés ajoutent une condition: vous ne devez pas exercer une autre profession, ni en tirer un revenu. Selon ce libellé, le chirurgien qui se met à enseigner contre rémunération pourrait ne plus être admissible. Demandez si le vôtre comporte cette condition, et faites-vous répondre par écrit.

Selon le critère « toute profession », vous n'êtes invalide que si vous ne pouvez exercer les tâches d'aucune profession à laquelle votre instruction, votre formation ou votre expérience vous rendent raisonnablement apte. Le même chirurgien, capable d'enseigner ou de conseiller, peut ne pas être admissible. C'est le critère le plus difficile à satisfaire. Un avenant qui repose sur lui peut donc coûter moins cher, et c'est justement pour cette raison.

Certains contrats combinent les deux: le critère « propre profession » pendant une période initiale de la demande, puis le critère « toute profession ». L'AMF décrit cette combinaison en assurance invalidité et invite à demander si la définition changera après un certain délai. La date du changement est écrite au contrat. À cette date, une exonération peut prendre fin même si votre santé n'a pas changé: repérez-la avant de compter sur l'avenant.

L'avenant couvre l'invalidité totale, telle que sa définition la décrit, et rien de moins. Un état qui vous permet de travailler à horaire réduit, ou d'accomplir une partie de votre travail, peut ne pas être admissible. C'est une différence avec certaines polices d'invalidité individuelles, qui versent une prestation partielle ou résiduelle. Demandez si votre libellé reconnaît quoi que ce soit en deçà de l'invalidité totale.

Posez une question de plus si votre vie professionnelle est irrégulière. Quel critère s'applique si vous n'occupez pas d'emploi au début de l'invalidité, par exemple entre deux contrats, pendant des études ou pendant que vous prenez soin de votre famille à la maison? Le contrat peut appliquer un autre critère dans ce cas. Mieux vaut le savoir maintenant, pendant que tout va bien, qu'au moment d'une demande.

Critère Vous êtes admissible si Le chirurgien qui peut encore enseigner Question pour l'assureur
Propre profession Vous ne pouvez pas exercer les tâches essentielles de votre propre profession (et, selon certains libellés, vous ne travaillez pas ailleurs) Peut être admissible, s'il ne tire pas de revenu d'un autre travail lorsque le libellé l'exige Le libellé interdit-il tout autre travail rémunéré pendant la demande?
Toute profession Vous ne pouvez exercer aucune profession qui convient à votre instruction, à votre formation ou à votre expérience Peut ne pas être admissible Comment l'assureur décide-t-il quelles professions conviennent?
Propre, puis toute profession Le premier critère pendant une période fixée au contrat, puis le second Peut être admissible au début, puis perdre l'exonération au changement À quelle date, comptée à partir de quel événement, le changement se produit-il?

Profession habituelle paie si vous ne pouvez plus faire votre métier. Que dit le vôtre? Bouton : Réserver une conversation.

Qu'est-ce qui est exonéré, exactement, et qu'est-ce qui ne l'est pas?

L'avenant exonère les primes qu'il désigne, jusqu'à la limite que le contrat fixe, s'il y en a une. Cela semble aller de soi, jusqu'à ce qu'on regarde ce qu'une police avec participation peut comporter: une prime de base, des dépôts faits par un avenant d'assurance supplémentaire libérée, la prime d'un avenant temporaire et, peut-être, une avance sur contrat. Chacun de ces éléments peut être traité de façon différente par l'avenant.

Élément des versements Pendant une exonération acceptée Ce qu'il faut demander
Prime de base Exonérée, sous réserve des conditions du contrat et d'un éventuel plafond Y a-t-il un montant maximal exonéré par année, et s'applique-t-il par police ou par personne, pour toutes les polices chez cet assureur?
Dépôts d'assurance supplémentaire libérée (ASL) Selon le libellé: exonérés, interrompus ou laissés à votre charge Si les dépôts s'arrêtent, reprennent-ils automatiquement à la fin de l'exonération, et pouvez-vous continuer de les verser vous-même pendant celle-ci?
Prime d'un avenant temporaire ou d'un autre avenant Selon le libellé Les primes de quels avenants sont comprises dans l'exonération?
Participations Déclarées à la discrétion de l'assureur, comme pour toute police avec participation; non garanties L'exonération modifie-t-elle l'option de participations choisie ou une entente de primes compensées?
Avance sur contrat et ses intérêts Non exonérées: l'avance est due à l'assureur et les intérêts continuent de courir en faveur de l'assureur Les intérêts impayés seront-ils ajoutés à l'avance, et à quelle distance l'avance se trouve-t-elle de la valeur qui la garantit?

La ligne des dépôts mérite le plus d'attention sur une police conçue pour accumuler de la valeur de rachat. Si une bonne part de vos versements passe par un avenant d'ASL et que l'exonération ne couvre que la prime de base, la protection survit, mais la croissance que ces dépôts devaient acheter ralentit pendant toute la durée de l'invalidité. Cela peut très bien vous convenir. Mais ce ne devrait pas être une surprise le jour où vous en avez besoin.

La ligne du plafond, elle, compte surtout sur les polices plus importantes. Certains libellés limitent la prime que l'assureur exonérera au cours d'une année pour une même personne, pour l'ensemble des polices que cette personne détient chez lui. Demandez le montant par écrit si vos primes sont importantes ou si vous détenez plus d'une police chez le même assureur.

La ligne de l'avance en surprend plusieurs. Une exonération ne rembourse pas une avance sur contrat. C'est l'assureur qui a avancé cette somme, c'est à lui que vous la devez, et les intérêts continuent de courir en sa faveur pendant l'invalidité. Si les intérêts impayés s'ajoutent à l'avance et que le solde se rapproche de la valeur qui le garantit, la police peut tout de même tomber en déchéance alors que chaque prime est exonérée. Demandez à l'assureur quelle marge il reste, et vérifiez-la plus souvent qu'une fois par année tant que l'exonération dure.

Garder la protection sans l'accumulation ne préserve que la moitié du but. Vos dépôts sont-ils exonérés aussi? Bouton : Réserver une conversation.

Quand l'exonération prend-elle fin? Quatre dates à demander

On résume facilement un avenant en disant qu'il « prend fin à 65 ans ». Cette formule confond quatre dates différentes, et l'écart entre elles peut valoir des années de primes. Demandez chacune d'elles par écrit, pour votre propre contrat, et gardez la réponse avec la police.

  1. La dernière date à laquelle une invalidité peut commencer et être admissible. Une invalidité qui commence après cette date n'est pas couverte, même si l'avenant figure encore à la police. Demandez-la sous forme d'anniversaire de police, et non d'anniversaire de naissance, car les deux ne tombent pas le même jour.
  2. L'expiration de l'avenant lui-même. La date où l'avenant prend fin et où son coût cesse d'être exigé. Elle peut coïncider avec la première date, ou non.
  3. La durée d'une exonération acceptée. Selon certains libellés, une exonération commencée avant la date de fin se poursuit tant que vous demeurez invalide au sens de la définition, même au-delà de cette date. Selon d'autres, elle peut cesser à un âge donné. C'est la date qui compte le plus si vous êtes en cours de demande à l'approche de la date de fin.
  4. La fin de la période de paiement des primes. Sur une police à paiements limités, les primes cessent par conception à une date fixe. À partir de là, l'avenant n'a tout simplement plus rien à exonérer.

Une exonération prend aussi fin pour des raisons qui n'ont rien à voir avec l'âge: vous vous rétablissez au sens de la définition, vous ne satisfaites plus au critère après un changement, la preuve demandée par l'assureur n'est pas fournie, la police prend fin ou la personne assurée décède. Sachez lesquelles de ces raisons votre contrat énumère, et dans quels termes.

Exemple illustratif. Les hypothèses servent uniquement à montrer le calcul: la prime que l'avenant exonère est de 6 000 $ par année; une invalidité admissible commence à 58 ans et se poursuit; la dernière date à laquelle une invalidité peut commencer est l'anniversaire de police le plus proche des 60 ans; les primes sont payables jusqu'à 65 ans.

Si votre libellé maintient l'exonération acceptée tant que vous demeurez invalide, l'assureur exonère sept primes annuelles, de 58 à 64 ans: 7 × 6 000 $ = 42 000 $. Si votre libellé mettait fin à l'exonération à l'anniversaire le plus proche des 60 ans, il exonérerait deux primes, soit 12 000 $, et vous devriez les cinq autres, soit 30 000 $, alors que vous êtes toujours incapable de travailler. Même maladie, même conception de police, et un écart de 30 000 $ décidé par une seule phrase de l'avenant.

Qu'est-ce que l'avenant exclut?

Règlement 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu

Le test d'exonération, et ce qu'il détermine

  1. 01La police est comparée à une police de référence théorique. Qu'est-ce que cela détermine?
  2. 02Elle accumule sans imposition annuelleLa police réussit.
  3. 03Elle est imposée chaque annéeLa police échoue.
La croissance dans une police canadienne est à imposition reportée tant que le contrat demeure exonéré, et ce test est ce qui le maintient exonéré.

Les exclusions sont fixées par le contrat. Les lire avant de signer est la seule façon de les connaître. Pour l'assurance invalidité, l'AMF énumère les genres d'exclusions à surveiller: les blessures subies en conduisant avec les facultés affaiblies, en faisant un usage inadéquat de drogues ou de médicaments, ou en commettant un acte criminel; certaines maladies et, dans certains contrats, les troubles psychiatriques ou psychologiques; les activités à risque élevé; les traitements esthétiques; et les maladies dont les symptômes ont débuté avant la souscription. Le libellé d'un avenant d'exonération a sa propre liste, qui n'est pas forcément la même. Cherchez-y ces catégories:

  • La blessure que l'on s'inflige soi-même.
  • La guerre et, selon certains libellés, les troubles civils.
  • La blessure subie en commettant un acte criminel.
  • La conduite d'un véhicule avec les facultés affaiblies, et la consommation de drogues ou d'alcool autrement que selon une ordonnance.
  • Une maladie qui existait avant la protection, lorsque l'invalidité commence pendant une première période que le contrat précise.
  • Une invalidité qui commence avant un âge minimal ou après la dernière date d'admissibilité de l'avenant.
  • Les activités ou les professions dangereuses, lorsque le contrat les nomme.
  • Une exclusion rédigée pour vous personnellement à la tarification, par exemple pour un problème de dos que vous avez déclaré.

Certains contrats étendent l'exonération au diagnostic d'une maladie grave désignée, et d'autres non. Si une description que vous avez lue en fait mention, faites confirmer qu'elle décrit bien votre contrat, et non le marché en général.

Combien de temps dure le délai de carence, et qui paie pendant ce temps?

Le délai de carence est la période, au début d'une invalidité, pendant laquelle aucune exonération ne s'applique, même si vous êtes invalide. Sa durée exacte est écrite au contrat, et elle varie d'un contrat à l'autre. Les primes qui viennent à échéance pendant ce délai sont à votre charge, et elles tombent précisément pendant les mois où votre revenu s'est peut-être arrêté.

Prévoyez l'argent dès maintenant: les primes du délai de carence, le temps nécessaire pour donner l'avis et réunir la preuve, et le temps que prend l'assureur pour décider. Quelques mois de primes mis de côté, ou un autre revenu d'invalidité qui commence plus tôt, empêchent le délai de carence de se transformer en déchéance.

Une fois la demande acceptée, demandez ce qu'il advient des primes que vous avez payées pendant le délai de carence et l'étude du dossier. Selon le contrat, l'assureur peut les rembourser, les porter au crédit de la police ou les affecter à une avance automatique de prime qui les avait payées. Il peut aussi ne rien faire de cela. Demandez la clause, et lisez-la avant d'en avoir besoin.

Comment présenter une demande, étape par étape?

  1. Avisez l'assureur dès le début de l'invalidité. Le contrat fixe un délai d'avis, et un avis tardif peut nuire à la demande.
  2. Continuez de payer chaque prime jusqu'à ce que l'assureur confirme l'exonération par écrit. Le contrat doit demeurer en vigueur pour que l'avenant joue.
  3. Remplissez les formulaires de demande de l'assureur, y compris une déclaration de votre médecin traitant sur le diagnostic, le pronostic et vos limitations.
  4. Fournissez une preuve de votre profession et des tâches que vous ne pouvez plus accomplir. Selon le critère « propre profession », c'est sur ce point que la demande se joue.
  5. Transmettez la preuve d'invalidité dans le délai que le contrat fixe. Selon certains libellés, une preuve tardive limite la période que l'exonération peut couvrir rétroactivement.
  6. Attendez-vous à ce que l'assureur demande une preuve continue à intervalles, et répondez à temps. Une exonération peut prendre fin si la preuve cesse.
  7. Gardez une copie de tout ce que vous transmettez à l'assureur, avec la date de chaque envoi.

C'est une personne chargée du règlement des demandes, employée par l'assureur, qui tranche la demande au regard du libellé; le conseiller qui a vendu la police ne la tranche pas. Être incapable de travailler, selon votre propre jugement, c'est le point de départ d'une demande. La définition, c'est l'endroit où elle se décide vraiment, noir sur blanc.

Une demande d'invalidité peut amener l'assureur à comparer votre dossier médical avec votre proposition; mieux vaut donc connaître d'abord les règles de déclaration. Commencez par une protection: en vertu de la Loi sur la non-discrimination génétique, loi fédérale, nul, y compris un assureur, ne peut vous obliger à subir un test génétique ou à en communiquer les résultats comme condition d'un contrat. Puis l'obligation: au Québec, l'article 2408 du Code civil vous oblige à déclarer toutes les circonstances connues de vous qui sont de nature à influencer de façon importante l'assureur, et non seulement les réponses aux questions imprimées.

L'article 2424 limite ensuite ce que l'assureur peut faire plus tard. En l'absence de fraude, il ne peut demander la nullité ou la réduction d'une assurance en vigueur depuis deux ans en raison d'une fausse déclaration ou d'une réticence. L'article ajoute que cette protection ne s'applique pas à l'assurance invalidité lorsque l'invalidité a commencé au cours des deux premières années. Une exonération est déclenchée par l'invalidité; selon notre lecture, une invalidité qui commence pendant les deux premières années pourrait donc laisser l'avenant ouvert à cet examen. Demandez à l'assureur comment il traite l'avenant de votre contrat. Dans les autres provinces, c'est la loi provinciale sur les assurances qui fixe la règle: demandez à l'assureur sur quelle disposition il s'appuie. Le guide sur la fausse déclaration donne le détail.

Et si une prime a été manquée ou si la police est tombée en déchéance pendant une invalidité?

ce qu'un avenant achète réellement

L'avenant d'assurance supplémentaire libérée

  1. 01Un petit bloc d'assurance vie entière entièrement payé
  2. 02Acheté avec une participation déclarée ou un dépôt additionnel
  3. 03Il n'exige aucune prime supplémentaire une fois acquis
  4. 04Il s'ajoute à la valeur de rachat et au capital-décès
  5. 05L'avenant comporte un maximum fixé par le test d'exonération
Les participations servant à acheter ces additions sont déclarées annuellement à la discrétion de l'assureur et ne sont pas garanties.

Appelez l'assureur sans attendre, le jour même si possible, et ne présumez pas de la réponse, dans un sens ou dans l'autre. La possibilité de corriger une prime manquée dépend du contrat et du droit provincial, et non du fait que vous étiez malade.

Trois dispositions peuvent encore vous aider dans cette situation. Un délai de grâce suit chaque prime après la première, et la protection demeure en vigueur pendant ce délai. Une avance automatique de prime, si le contrat en prévoit une et qu'elle est en vigueur, peut payer la prime à même la valeur de rachat; l'AMF la décrit comme un prêt sur lequel vous payez des intérêts (AMF, valeur de rachat). Enfin, certains libellés d'avenant permettent de remettre en vigueur une police tombée en déchéance lorsque la personne assurée aurait été admissible à l'exonération à l'échéance de la prime, sous réserve d'une preuve et d'un délai que le contrat fixe.

Vérifiez la situation fiscale avant qu'un délai ne se referme. Une déchéance est une disposition aux fins de l'impôt, et elle peut produire un revenu dans la mesure où le produit dépasse le coût de base rajusté (CBR) de la police, ce qu'une avance en cours rend plus probable. La Loi de l'impôt sur le revenu prévoit une exception pour la déchéance causée par des primes impayées si la police est remise en vigueur au plus tard 60 jours après la fin de l'année civile de la déchéance (Loi de l'impôt sur le revenu, par. 148(9), « disposition », al. g)). Cette exception vise les déchéances pour primes impayées; si une police a pris fin parce qu'une avance a rattrapé la valeur qui la garantissait, ne tenez pas pour acquis qu'elle s'applique. La remise en vigueur elle-même relève de la décision de l'assureur selon le contrat. Demandez par écrit à l'assureur et à un comptable si vos dates peuvent être admissibles, avant que le délai ne soit passé. Ce qui arrive si vous manquez une prime expose le reste.

Combien coûte l'avenant, et comment obtenir votre propre chiffre?

Aucun chiffre général honnête n'existe pour cet avenant, quel que soit le produit. Son coût dépend de l'assureur, du produit, de votre âge, de votre catégorie de profession, de votre santé, de la définition de l'invalidité et de l'importance de la prime protégée. Un montant cité sans ces faits vous apprend très peu de chose sur votre propre situation.

Ce que vous pouvez obtenir, en revanche, c'est votre propre chiffre, établi pour vous. Demandez au même assureur deux illustrations datées du même jour, identiques sauf que l'une comprend l'avenant et l'autre non. Demandez ensuite les éléments suivants, à côté de ces illustrations.

Élément D'où il vient
Le coût annuel de l'avenant, année par année L'illustration avec l'avenant
La prime qu'il exonérerait chaque année Le libellé de l'avenant et l'illustration
Si les dépôts d'ASL sont exonérés Le libellé de l'avenant
Tout plafond annuel du montant exonéré Le libellé de l'avenant
Les quatre dates de fin Le libellé de l'avenant et le sommaire de la police
La définition, et toute date de changement Le libellé de l'avenant
La date de l'illustration et le barème de participations utilisé L'illustration

Trois chiffres encadrent alors le prix: le coût annuel de l'avenant, la prime qu'il exonérerait chaque année et le nombre d'années jusqu'à la dernière date à laquelle une invalidité peut commencer.

Exemple illustratif. Les hypothèses servent uniquement à montrer le calcul et ne proviennent d'aucun assureur: un coût d'avenant uniforme de 200 $ par année; une prime exonérée de 5 000 $ par année; 25 ans jusqu'à la dernière date d'admissibilité. Les coûts payés sur 25 ans totalisent 25 × 200 $ = 5 000 $. Une année de primes exonérées représente aussi 5 000 $. Une invalidité admissible d'une année rendrait donc, en primes exonérées, l'équivalent de tous les coûts payés sur la période.

Ce rapport flatte l'avenant, et c'est là sa faiblesse. Il laisse de côté la probabilité d'une demande admissible selon cette définition, le délai de carence qui doit s'écouler d'abord, les dépôts qui pourraient ne pas être exonérés et la protection que vous avez déjà. Le prix n'est donc qu'un élément parmi d'autres. Ce sont les conditions qui décident si ce rapport se traduira un jour par une exonération.

Un point fiscal. Selon notre lecture du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu, le coût propre de l'avenant n'augmente pas le CBR de votre police. Pour les polices émises avant 2017, la définition de prime exclut, sous réserve de conditions, la partie payée pour une garantie d'invalidité; pour les polices émises après 2016, le calcul soustrait les primes payées pour des garanties autres que le capital-décès. L'article 148 ne mentionne pas les primes exonérées: demandez à l'assureur comment il les inscrit. L'assurance vie est-elle imposable au Canada explique le CBR lui-même.

Demandez aussi comment le conseiller est rémunéré sur la police et sur chaque avenant. Vous avez le droit de le savoir, et la question est tout à fait normale.

Peut-on ajouter l'avenant plus tard, et peut-il être refusé?

Le moment le plus simple pour ajouter l'avenant est celui de la proposition. L'ajouter à une police que vous détenez déjà n'est possible que si l'assureur le permet, et alors sur une nouvelle preuve d'assurabilité selon votre âge et votre santé à ce moment. Si vous détenez déjà une police, demandez à l'assureur si une exonération y figure, et laquelle; la page des données énumère les avenants rattachés.

L'avenant a ses propres règles d'admissibilité, distinctes de celles de la police. L'assureur fixe une fourchette d'âges à l'émission et décide quelles professions il couvrira, et à quelles conditions. Il peut vous accepter pour l'assurance vie et refuser l'avenant, vous l'offrir avec une exclusion ou vous le facturer plus cher. La décision sur l'avenant est distincte de la décision sur la police: l'une ne dicte pas l'autre.

Si l'avenant est refusé ou limité, demandez les motifs par écrit et une copie des dossiers sur lesquels l'assureur s'est appuyé. Les lois sur la protection des renseignements personnels vous donnent un droit d'accès aux renseignements que l'assureur détient à votre sujet, et le droit de faire corriger les erreurs. Le guide sur la surprime, le report et le refus expose la marche à suivre.

Une décision prise une seule fois à l'émission en accompagne une autre: la garantie d'assurabilité, qui protège votre capacité d'acheter plus de protection plus tard sans nouvelle preuve médicale.

Comment l'exonération se compare-t-elle à l'assurance invalidité et aux autres moyens de garder une police en vigueur?

chacune imposée différemment

Trois façons d'accéder à la valeur, souvent confondues

  1. Une avance, Un retrait, Un rachat
  2. Le contratDemeure intact, selon ses termes; De la valeur en est retirée définitivement; Prend fin.
  3. Le capital-décèsRéduit tant qu'un solde demeure impayé; Habituellement réduit, et non rétabli ensuite; Prend fin avec le contrat.
  4. Peut-on revenir en arrièreOui, en remboursant le solde; Non, pas en versant de l'argent; Non, et l'assurabilité peut manquer.
  5. FiscalitéEn général une disposition; un gain imposable peut survenir si l'avance dépasse le coût de base rajusté; Les sommes au-delà du coût de base rajusté peuvent l'être; Les sommes au-delà du coût de base rajusté le sont.
Ces trois opérations sont souvent confondues entre elles.

Ces deux protections répondent à des questions différentes. L'assurance invalidité remplace une partie de votre revenu et vous verse une prestation, pour que le ménage puisse remplir toutes ses obligations, dont une prime n'est qu'une ligne. Une exonération garde un seul contrat en vie et ne verse rien à personne. Un ménage bien protégé en cas d'invalidité peut tout de même vouloir l'exonération, parce qu'elle protège un contrat à long terme sans puiser dans la prestation de revenu. Un ménage sans aucune assurance invalidité a d'abord un écart plus important à combler, avant de penser à l'avenant.

Option Qui paie ou qui prête Ce qu'elle protège La limite à connaître
Avenant d'exonération des primes L'assureur exonère les primes désignées; rien n'est prêté Les primes d'un seul contrat Ne joue qu'après une demande acceptée selon sa définition
Assurance invalidité individuelle ou collective L'assureur vous verse une prestation Une partie de votre revenu, donc toutes les factures, y compris la prime Sa propre définition, son délai de carence, son montant et ses réductions
Une réserve de liquidités que vous détenez Vous Le délai de carence et les courtes périodes creuses Elle peut s'épuiser
Participations affectées au paiement de la prime, lorsque le contrat et l'option de participations le permettent Les participations déclarées de la police Une partie ou la totalité de la prime Les participations ne sont pas garanties, et l'arrangement peut cesser si elles baissent
Avance automatique de prime L'assureur prête à même la valeur de rachat La prime, aussi longtemps que la valeur le permet Vous devez à l'assureur l'avance et ses intérêts; le solde réduit le capital-décès
Assurance libérée réduite La valeur existante achète une protection libérée moins élevée Une certaine protection, sans autre prime Un capital-décès moins élevé, et la fin possible du droit de remettre en vigueur le contrat d'origine, selon le contrat

Une avance automatique de prime reste une avance sur contrat. L'assureur est le prêteur, les intérêts courent en sa faveur, et un solde impayé réduit ce que reçoit le bénéficiaire. Aux fins de l'impôt, la partie d'une avance que l'assureur affecte directement à une prime est exclue du produit de l'avance, de sorte que cette partie ne crée aucun revenu au moment où elle est consentie. Le guide des options de participations et la page sur la valeur de rachat décrivent les autres voies plus en détail.

À qui l'avenant convient-il, et qui peut s'en passer?

Il n'existe pas de verdict général, et un prix bas n'en est pas un. Passez plutôt ces questions en revue, une à une et dans l'ordre.

  • Le revenu de qui paie la prime, et est-ce bien la personne que l'avenant couvre?
  • Votre définition paierait-elle dans l'invalidité que vous imaginez le plus facilement dans votre propre travail?
  • Quelles primes exonérerait-elle, et quelle part de l'ensemble de vos versements cela représente-t-il?
  • Quelle est la dernière date à laquelle une invalidité peut commencer, et combien d'années de primes restera-t-il après?
  • Combien de temps dure le délai de carence, et pourriez-vous payer les primes pendant ce délai?
  • Quel revenu d'invalidité avez-vous déjà, et pendant combien de temps serait-il versé?
  • Quelle épargne pourrait payer la prime si aucune exonération ne s'appliquait?

L'argument en faveur de l'avenant est le plus fort quand la prime dépend du revenu de travail d'une seule personne, que la police doit durer des décennies, que les autres protections en cas d'invalidité sont minces et que la définition correspond au travail que vous faites réellement.

L'argument est plus faible quand une assurance invalidité importante et une épargne liquide paieraient la prime de toute façon, qu'une bonne part de vos versements va à des dépôts que l'avenant n'exonérerait pas, que la définition serait difficile à satisfaire dans votre profession, ou que la police est assez modeste pour que sa perte soit un inconvénient plutôt qu'une perte réelle. Refuser l'avenant dans ces cas peut être un choix judicieux, une fois vos chiffres bien vérifiés.

L'argument le plus juste contre l'avenant est le suivant. Vous payez un coût annuel certain pour une garantie étroite qui ne remplace aucun revenu, qui peut exclure les dépôts à l'origine de la croissance de la police et qui, après un éventuel changement de critère, ne paie que si vous ne pouvez exercer aucun travail convenable. La même somme pourrait servir à une assurance invalidité qui protège tout le budget du ménage, prime comprise. Prenez cet argument au sérieux. Pour certains lecteurs, selon leur situation, c'est lui qui l'emporte.

Que demander à l'assureur avant de signer?

  1. Qui est la personne couverte par chaque exonération de ce contrat, et une exonération du titulaire ou du payeur est-elle offerte?
  2. Quelle définition de l'invalidité s'applique, change-t-elle, et à quelle date?
  3. La définition interdit-elle tout autre travail rémunéré pendant une demande?
  4. Quel critère s'applique si je n'occupe pas d'emploi au début d'une invalidité?
  5. Combien de temps dure le délai de carence, et qu'advient-il des primes payées pendant ce délai une fois la demande acceptée?
  6. Quel est le délai d'avis, et quel est le délai pour fournir la preuve d'invalidité?
  7. Quelles primes sont exonérées: la prime de base, les dépôts d'ASL, les primes d'un avenant temporaire? Les dépôts reprennent-ils automatiquement par la suite?
  8. Y a-t-il un plafond du montant exonéré chaque année, et s'applique-t-il par police ou par personne?
  9. Quelles sont les quatre dates: la dernière date d'admissibilité, l'expiration de l'avenant, la durée d'une exonération acceptée et la fin de la période de paiement des primes?
  10. Qu'est-ce que l'avenant exclut, y compris toute exclusion rédigée pour moi?
  11. Si une prime est manquée pendant une invalidité, quels droits de remise en vigueur l'avenant accorde-t-il?
  12. Combien coûte l'avenant chaque année, selon deux illustrations jumelées avec et sans lui, et comment le conseiller est-il rémunéré?

Demandez des réponses tirées du libellé même de l'avenant, et non d'un résumé, et conservez-les avec la police, là où vous les retrouverez facilement. Si vous souhaitez de l'aide pour les lire, apportez l'illustration ou la police à une première conversation, et nous trouverons avec vous la définition, les dates et le traitement des dépôts. La lecture ici est gratuite; le cabinet est rémunéré par une commission de l'assureur si une police est souscrite.

Et si l'assureur refuse la demande ou met fin à l'exonération?

Demandez la décision et ses motifs par écrit, avec une copie du libellé de l'avenant sur lequel il s'appuie, de votre proposition et des dossiers médicaux et professionnels qu'il a utilisés. Une demande d'accès en vertu des lois sur la protection des renseignements personnels vous donne les renseignements que l'assureur détient à votre sujet.

Continuez de payer les primes pendant que vous contestez la décision, à moins que l'assureur ne confirme autre chose par écrit, afin que la police demeure en vigueur quelle que soit l'issue du désaccord. Une police tombée en déchéance pendant la contestation ajouterait un problème au premier.

Consultez rapidement un avocat (au Québec, un avocat ou un notaire), parce que des délais s'appliquent.

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Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

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Ce formulaire est acheminé au Centre canadien de création de patrimoine inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par le Centre canadien de création de patrimoine inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.

Questions fréquentes

Qui exonère réellement la prime?

L'assureur vie qui a émis la police. L'exonération est une garantie inscrite au contrat d'assurance vie: la même société en fixe le prix, tranche la demande et cesse d'exiger la prime. Aucun assureur invalidité distinct n'est partie à cet avenant. Sa définition de l'invalidité vient donc du contrat d'assurance vie, et non de l'assurance invalidité collective ou individuelle que vous détenez peut-être aussi, et les deux peuvent aboutir à des réponses différentes à partir du même dossier médical. Quand vous demandez le libellé, demandez à l'assureur vie l'avenant tel qu'il figure à votre contrat, et non la description d'une illustration ou d'une brochure.

Quelle clause décide si une demande d'exonération sera acceptée?

La définition de l'invalidité. Le critère « propre profession » demande si vous pouvez exercer les tâches essentielles de votre propre profession. Le critère « toute profession » demande si vous pouvez exercer une profession qui convient à votre instruction, à votre formation ou à votre expérience. Certains libellés commencent par le premier critère et passent au second après une période fixée au contrat, et certains interdisent tout autre travail rémunéré pendant la demande. Deux avenants au prix semblable peuvent se trouver de part et d'autre de ces lignes. Lisez la définition au contrat avant de signer et notez la date du changement, s'il y en a une.

Combien de temps dure le délai de carence d'un avenant d'exonération des primes?

La durée que prévoit votre contrat; aucune loi n'en fixe une seule. Le délai court à compter du début de l'invalidité, et les primes demeurent exigibles pendant tout ce temps, précisément pendant les mois où votre revenu s'est peut-être arrêté. Une fois la demande acceptée, selon le contrat, les primes payées pendant ce délai peuvent être remboursées, portées au crédit de la police, affectées au remboursement d'une avance automatique de prime, ou ne pas être rendues du tout. Demandez la clause, et mettez de côté de quoi payer les primes pendant le délai et l'étude du dossier, parce qu'une police tombée en déchéance avant ne laisse plus rien à réclamer.

L'exonération s'arrête-t-elle à 65 ans si je suis encore invalide?

Pas nécessairement, et la réponse se trouve dans votre libellé. Un avenant prévoit une dernière date à laquelle une invalidité peut commencer et être admissible, rattachée à un anniversaire de police que le contrat précise. Selon certains libellés, une exonération acceptée avant cette date se poursuit tant que vous demeurez invalide au sens de la définition; selon d'autres, elle peut cesser à un âge donné. La fin de la période de paiement des primes est encore une autre date. Demandez à l'assureur de confirmer par écrit ce qu'il advient d'une exonération déjà en cours quand arrive la date de fin de l'avenant.

L'avenant d'exonération des primes en vaut-il le coût?

Cela dépend de votre situation, et non du seul prix. L'argument en sa faveur est plus fort quand la prime repose sur le revenu de travail d'une seule personne, que la police doit durer des décennies et que les autres protections en cas d'invalidité sont minces. Il est plus faible quand l'épargne ou un revenu d'invalidité paierait la prime de toute façon, ou quand l'exonération ne couvrirait pas les dépôts qui forment une bonne part de vos versements. Vérifiez d'abord la définition, le délai de carence, ce qui est exonéré et les dates de fin. Un faible coût pour un avenant inutilisable dans votre cas n'est pas une économie.

Quelle différence entre un avenant de remboursement des primes et un avenant d'exonération des primes?

Ils font des choses sans rapport, malgré des noms voisins. L'exonération des primes vous dispense des primes désignées pendant que la personne couverte est invalide au sens de la définition du contrat, et la police se poursuit. Le remboursement des primes rend les primes versées, à la fin d'un terme ou lors d'un autre événement énoncé, si ses conditions sont remplies; on le trouve surtout en assurance temporaire, et il a son propre coût. L'un protège le contrat pendant une invalidité; l'autre est une caractéristique de remboursement. Une police peut comporter l'un, les deux ou aucun des deux: vérifiez la page des données de la vôtre.

L'avenant exonère-t-il aussi les dépôts d'assurance supplémentaire libérée?

Cela dépend du libellé, et c'est la question à poser sur toute police conçue pour accumuler de la valeur. Certains libellés exonèrent la prime de base et interrompent les dépôts d'assurance supplémentaire libérée (ASL) pendant toute la durée de l'exonération; d'autres traitent ces dépôts autrement. Si les dépôts s'arrêtent, la protection survit, mais la croissance qu'ils devaient acheter marque une pause pendant toute l'invalidité. Demandez si vous pouvez continuer de verser les dépôts vous-même pendant une exonération, et s'ils reprennent automatiquement à la fin de celle-ci ou seulement sur votre instruction écrite.

Puis-je ajouter cet avenant à une police que je détiens déjà?

Seulement si l'assureur le permet pour ce produit, et attendez-vous alors à fournir une nouvelle preuve d'assurabilité selon votre âge et votre santé du moment, c'est-à-dire quand l'avenant est le plus difficile à obtenir. Cela place cette décision à côté de la structure de financement et de la garantie d'assurabilité, parmi les choix qu'il vaut mieux faire au moment de la proposition. Si vous détenez déjà une police, consultez sa page des données ou demandez à l'assureur si une exonération y est rattachée et quelle personne elle couvre. S'il n'y en a pas, une assurance invalidité ou une réserve pour les primes sont les solutions de rechange réalistes.

L'exonération remplace-t-elle une assurance invalidité?

Non. L'assurance invalidité vous verse une prestation qui remplace une partie de votre revenu; l'exonération ne vous verse rien et maintient un seul contrat en vigueur. L'hypothèque, l'épicerie et toutes les autres factures exigent encore un revenu pendant une invalidité. Quand l'argent est limité, la perte de revenu est le risque le plus lourd et l'exonération est l'outil le plus étroit. Quand les deux sont en place, la prestation d'invalidité va au ménage pendant que l'exonération garde la police d'assurance vie intacte, et chacune fait le travail que l'autre ne peut pas faire.

Qu'est-ce qui n'est pas couvert par l'avenant d'exonération des primes?

Tout ce qui sort de sa définition et de ses exclusions. Une invalidité partielle qui vous laisse travailler dans une certaine mesure peut ne pas être admissible, contrairement à certaines polices d'invalidité qui versent une prestation résiduelle. Les exclusions fixées par le contrat peuvent viser la blessure que l'on s'inflige, la guerre, les actes criminels, la conduite avec les facultés affaiblies, l'abus de drogues ou d'alcool, une maladie préexistante pendant une première période et une invalidité qui commence après la dernière date d'admissibilité de l'avenant. Une exclusion peut aussi être rédigée pour vous à la tarification. L'avenant ne paie pas les intérêts d'une avance et ne vous verse aucun revenu.

Comment présente-t-on une demande en vertu de l'avenant?

Avisez l'assureur dès le début de l'invalidité, dans le délai d'avis que fixe le contrat, et continuez de payer les primes jusqu'à ce que l'exonération soit confirmée par écrit. Remplissez les formulaires de l'assureur, avec une déclaration du médecin sur le diagnostic, le pronostic et les limitations, ainsi qu'une preuve de votre profession et des tâches que vous ne pouvez plus accomplir. Transmettez la preuve d'invalidité dans le délai prévu au contrat, car une preuve tardive peut réduire la période que l'exonération couvre rétroactivement. Attendez-vous à des demandes de preuve continue. L'avis tardif et la déchéance pendant l'étude sont les deux façons évitables de perdre une demande fondée.

L'assureur peut-il mettre fin à l'exonération une fois qu'elle a commencé?

Oui, pour les motifs que le contrat énonce. Une exonération acceptée peut prendre fin si vous vous rétablissez au sens de la définition, si la preuve demandée n'est pas fournie, ou si la définition passe de « propre profession » à « toute profession » et que vous ne satisfaites plus au nouveau critère, même si votre état n'a pas changé. Les primes redeviennent alors exigibles. Gardez à jour le dossier de votre médecin et connaissez d'avance la date du changement. Si vous êtes en désaccord, demandez les motifs par écrit tout en gardant la police en vigueur.

Puis-je être accepté pour l'assurance vie et refusé pour l'avenant?

Oui. L'assureur décide de l'avenant selon ses propres critères: votre âge, votre santé et votre profession comptent tous, et certaines professions ne sont acceptées qu'avec des limites, ou pas du tout. Vous pouvez recevoir la police sans exonération, avec une exonération assortie d'une exclusion, ou avec une exonération à un coût plus élevé. Demandez les motifs par écrit et si la décision pourra être revue plus tard sur une nouvelle preuve. Vos autres options, comme une assurance invalidité individuelle ou une réserve pour les primes, ne dépendent pas de la décision sur l'avenant.

Combien coûte un avenant d'exonération des primes?

Cela dépend de l'assureur, du produit, de votre âge, de votre catégorie de profession et de votre santé, de la définition utilisée et de la prime qu'il exonérerait, si bien qu'un chiffre général vous induirait en erreur. Le coût figure sur une ligne distincte de l'illustration. Pour le voir clairement, demandez au même assureur deux illustrations datées du même jour, l'une avec l'avenant et l'autre sans, et comparez-les année par année. Placez le coût annuel à côté de la prime qu'il exonérerait et du nombre d'années jusqu'à la dernière date d'admissibilité, puis pesez les conditions autant que le rapport.

Puis-je travailler à temps partiel et conserver l'exonération?

Vérifiez votre libellé avant d'accepter tout travail rémunéré pendant une demande. Certains libellés ne vous considèrent pas comme totalement invalide si vous exercez une profession, ou en tirez un revenu, même différente de la vôtre. D'autres peuvent traiter autrement le travail à temps partiel ou le travail de réadaptation. Reprendre un travail à temps partiel sans l'accord de l'assureur pourrait mettre fin à l'exonération. Avisez l'assureur par écrit avant de commencer, décrivez le travail et les heures, et demandez sa réponse par écrit pour éviter toute contestation plus tard.

L'exonération couvre-t-elle la police d'un enfant détenue par un parent si ce parent devient invalide?

Une exonération ordinaire sur la personne assurée ne la couvre pas, parce qu'elle répond à l'invalidité de l'enfant, qui est la personne assurée. Ce dont le parent a besoin, c'est d'une exonération du titulaire ou du payeur, que certains assureurs offrent comme garantie distincte et qui répond à l'invalidité et, selon certains libellés, au décès du titulaire ou du payeur. Elle a sa propre définition, ses limites d'âge et son coût. Demandez si elle est offerte sur le produit, si elle couvre le décès autant que l'invalidité, et jusqu'à quel âge de l'enfant elle s'applique.

Le coût de l'avenant s'ajoute-t-il au coût de base rajusté de ma police?

Selon notre lecture du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu, non. Pour les polices émises avant 2017, la définition de prime exclut, sous réserve de conditions, la partie payée pour une garantie d'invalidité. Pour les polices émises après 2016, le calcul du coût de base rajusté (CBR) soustrait les primes payées pour des garanties autres que le capital-décès. L'article 148 ne mentionne pas les primes exonérées: demandez à l'assureur comment il les inscrit. Faites confirmer le traitement par un comptable pour votre propre police avant de vous y fier.

L'assureur exonère-t-il un montant maximal?

Cela se peut. Certains libellés plafonnent la prime exonérée au cours d'une année pour une même personne, et ce plafond peut s'appliquer à l'ensemble des polices que cette personne détient auprès du même assureur plutôt que police par police. La question compte surtout quand les primes sont élevées ou que plusieurs polices se trouvent chez la même société. Demandez le plafond par écrit, s'il s'applique par police ou par personne, et ce qu'il advient de la prime qui le dépasse. La prime au-delà d'un plafond demeure payable par le titulaire.

Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est le site éducatif du Centre canadien de création de patrimoine inc., ouvert à tous les Canadiens. Les services sont fournis uniquement par ce cabinet. Ses représentants détiennent un permis dans chaque province desservie: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick. Les permis personnels de José Salloum visent le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

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Dernière révision: 2026-09-29. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.

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