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La fausse déclaration à la proposition

La fausse déclaration à la proposition

La proposition d'assurance vie est une déclaration, et les réponses qui y sont inscrites font partie du contrat. Le droit canadien accorde à l'assureur un délai limité, généralement deux ans, pour contester le contrat en cas de fausse déclaration non frauduleuse, et aucun délai lorsqu'elle était frauduleuse. Il s'agit de règles générales et non d'un contrat particulier.

La proposition d'assurance vie est une déclaration, et les réponses qui y sont inscrites deviennent partie du contrat qui en découle. Lorsqu'une réponse est inexacte ou incomplète, le droit canadien accorde à l'assureur un délai limité pour contester le contrat, et il ne lui accorde aucun délai lorsque la réponse inexacte était frauduleuse. La plupart des erreurs relevées dans les propositions canadiennes sont des erreurs honnêtes, et la plupart des contrats ne sont jamais contestés. Ce qui suit expose des règles générales plutôt qu'un contrat en particulier, et ce texte ne constitue pas un avis juridique portant sur les faits propres à quiconque.

Cette page traite de qui doit l'obligation de déclarer, de la façon dont le Québec et les provinces de common law encadrent la même question, de ce que ferme le délai d'incontestabilité, de ce qui rend une déclaration importante, des raisons pour lesquelles l'âge et le statut de fumeur se comportent autrement, de l'effet de la remise en vigueur sur le compte à rebours, et de la manière dont une erreur se corrige après l'émission. Elle ne dit pas si une réclamation donnée sera payée, ce qui est une question à poser à un avocat.

Qui doit l'obligation de déclarer dans une proposition?

Le preneur, et l'assuré lorsque l'assureur exige aussi une déclaration de cette personne. Le conseiller consigne généralement les réponses et il n'en est pas le propriétaire: elles demeurent celles du proposant. La signature fait siennes toutes les réponses inscrites au-dessus d'elle, ce qui explique que le formulaire se lise en entier avant d'être signé plutôt qu'après la déclaration d'un sinistre à l'assureur.

L'obligation est une obligation de parler, et non seulement de ne pas mentir. Le proposant déclare les faits qu'il connaît et qui compteraient pour un assureur, et une réponse véridique à une question étroite ne libère pas de cette obligation lorsqu'un élément manifestement pertinent se trouve à l'extérieur de la question telle qu'elle est posée.

Le rôle du conseiller est réel et limité. Le conseiller qui consigne une réponse de façon inexacte peut avoir un problème professionnel, et le proposant a tout de même un problème contractuel. Un seul de ces deux problèmes décide si une réclamation sera payée ou non.

La protection est documentaire. Lisez la proposition remplie avant de la signer, conservez la copie qui y est jointe au moment de l'émission du contrat, et adressez par écrit à l'assureur toute correction à apporter.

Qu'exige le Code civil du Québec d'une déclaration?

L'article 2408 du Code civil du Québec oblige le preneur, et l'assuré lorsque l'assureur le demande, à déclarer toutes les circonstances connues d'eux qui sont de nature à influencer de façon importante un assureur dans l'établissement de la prime, l'appréciation du risque ou la décision de l'accepter. Le critère est objectif et se mesure à l'assureur raisonnable.

La norme de l'assureur raisonnable est le cœur de la question. Il ne s'agit pas de savoir si le proposant estimait qu'un fait avait de l'importance, mais si un assureur raisonnable aurait tarifé, surprimé ou refusé le risque autrement s'il l'avait connu. Le proposant qui a décidé pour lui-même qu'une affection était maîtrisée a répondu à une autre question que celle qui lui était posée. La façon dont le Code civil du Québec encadre l'ensemble du contrat d'assurance vie, au-delà de la seule déclaration, est exposée dans le Code civil et le contrat d'assurance vie.

Le Code protège aussi le preneur ordinairement prudent, en mesurant la déclaration à ce qu'un assuré normalement prévoyant aurait lui-même déclaré dans les mêmes circonstances.

L'obligation et le délai figurent dans des dispositions distinctes, l'obligation à l'article 2408 et la limite au droit de contester à l'article 2424, exposée plus bas. La façon dont un contrat québécois se forme est décrite dans le Code civil et le contrat d'assurance vie.

Comment les provinces de common law traitent-elles la même question?

Règlement 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu

Le test d'exonération, et ce qu'il détermine

  1. La police est comparée à une police de référence théorique. Qu'est-ce que cela détermine?
  2. Elle accumule sans imposition annuelleLa police réussit.
  3. Elle est imposée chaque annéeLa police échoue.
La croissance dans une police canadienne est à imposition reportée tant que le contrat demeure exonéré, et ce test est ce qui le maintient exonéré.

Chaque province de common law régit l'assurance vie par sa propre loi sur les assurances, et la partie de ces lois consacrée à l'assurance vie traite du défaut de déclarer et de la fausse déclaration dans des termes très semblables. La fausse déclaration d'un fait qui devait être déclaré rend généralement le contrat annulable à l'initiative de l'assureur, sous réserve du même genre de délai que celui que l'on trouve au Québec.

Ces lois sont provinciales et elles ne sont pas identiques. L'Ontario, la Colombie-Britannique, l'Alberta, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick ont chacun leur propre loi sur les assurances, harmonisées dans leur charpente d'ensemble mais non dans leur libellé, dans leur numérotation ni dans la jurisprudence qui les interprète.

Le mécanisme diffère de celui du Québec par la forme plus que par l'effet. Le Québec codifie le critère objectif dans le Code lui-même. Les provinces de common law atteignent le caractère important par la loi lue avec les décisions rendues, lesquelles demandent ce que l'assureur, jugé selon les pratiques ordinaires de la tarification, aurait fait des faits véritables.

Que ferme réellement le délai d'incontestabilité?

Les deux traditions limitent la période pendant laquelle un assureur peut contester un contrat d'assurance vie pour une fausse déclaration faite à la proposition, et cette période est généralement de deux ans. Une fois qu'elle est écoulée, une fausse déclaration innocente ou négligente ne peut plus entraîner la nullité du contrat. La fraude est écartée de la limite dans les deux traditions et demeure ouverte par la suite.

Au Québec, l'article 2424 du Code civil du Québec pose la limite. Lorsque l'assurance est en vigueur depuis deux ans, la fausse déclaration ou la réticence qui n'était pas frauduleuse ne peut fonder la nullité du contrat.

Dans les provinces de common law, la partie de la loi sur les assurances consacrée à l'assurance vie fait un travail comparable, exprimé le plus souvent comme deux ans du vivant de la personne dont la vie est assurée. Savoir si ce libellé diffère de celui du Québec dans ses effets est une question qui appartient à un avocat.

Ce que la période ne ferme pas. Elle ne ferme pas la fraude. Elle ne ferme pas la question de l'intérêt assurable, ni celle de savoir si l'événement invoqué est un risque couvert. Elle n'empêche pas non plus l'assureur d'enquêter sur une réclamation.

Qu'est-ce qui rend une fausse déclaration importante, et qu'est-ce qui ne l'est pas?

Une fausse déclaration est importante lorsqu'un assureur raisonnable, connaissant le fait véritable, aurait exigé une prime différente, appliqué une surprime, imposé une exclusion ou refusé le risque. Le caractère important se mesure aux pratiques de la tarification en vigueur au moment de la proposition, et non à la gravité que le fait a fini par prendre des années plus tard.

Le caractère important se rattache à la décision de tarification, non à la cause du décès. En droit canadien, un fait non déclaré peut être important même s'il n'avait aucun rapport avec la réclamation survenue, parce que la question est de savoir ce que l'assureur aurait fait au moment de l'émission.

Ce qui est généralement important. L'usage du tabac ou de la nicotine tel que l'assureur le définit. Les affections diagnostiquées, les investigations en cours et les examens déjà demandés. Les médicaments prescrits. Une condamnation pour conduite avec facultés affaiblies. Une profession surprimée. Une proposition antérieure refusée, surprimée ou reportée. Les antécédents familiaux en font aussi partie, et quels proches comptent pour cette réponse est exposé dans les antécédents familiaux à la proposition.

Ce qui ne l'est généralement pas. Un fait que l'assureur connaissait déjà ou qu'il pouvait voir dans la preuve qu'il a lui-même obtenue. Un fait que le proposant ignorait et qu'il n'avait aucune raison de connaître, puisque l'obligation porte sur ce qui est connu.

La zone grise est celle où les dossiers se disputent, soit des symptômes non encore diagnostiqués, une consultation prise mais non honorée, un cigare à l'occasion. La façon de faire disparaître cette catégorie est d'inscrire le fait sur le formulaire et de laisser le service de la tarification en établir le prix.

Les deux traditions, attribut par attribut

ce qu'un avenant achète réellement

L'avenant d'assurance supplémentaire libérée

  1. 01Un petit bloc d'assurance vie entière entièrement payé
  2. 02Acheté avec une participation déclarée ou un dépôt additionnel
  3. 03Il n'exige aucune prime supplémentaire une fois acquis
  4. 04Il s'ajoute à la valeur de rachat et au capital-décès
  5. 05L'avenant comporte un maximum fixé par le test d'exonération
Les participations servant à acheter ces additions sont déclarées annuellement à la discrétion de l'assureur et ne sont pas garanties.

Le tableau expose la façon dont chaque tradition encadre les mêmes questions, attribut par attribut. Il ne conclut pas que l'un des deux cadres serait préférable à l'autre, parce que le titulaire ne choisit ni l'un ni l'autre. Le droit applicable suit le contrat, et le contrat suit le lieu où il a été proposé puis émis.

Attribut Québec Provinces de common law
Source de la règle Le Code civil du Québec La loi sur les assurances de la province
Qui déclare Le preneur, et l'assuré lorsque cela est exigé Le proposant, et la personne assurée lorsque cela est exigé
Critère appliqué Objectif, ce qu'un assureur raisonnable aurait fait Caractère important jugé selon les pratiques ordinaires de la tarification
Délai ordinaire pour contester Deux ans, article 2424 Deux ans, selon la loi provinciale
Formulation du délai Assurance en vigueur depuis deux ans Couramment deux ans du vivant de la personne assurée
Effet de la fraude sur le délai Hors de la limite Hors de la limite
Fausse déclaration de l'âge Prestation ajustée plutôt que contrat annulé Prestation ajustée plutôt que contrat annulé
Recours habituel à l'annulation Contrat annulé, primes généralement remises Contrat frappé de nullité, primes généralement remises

Pourquoi une fausse déclaration de l'âge est-elle traitée différemment?

L'âge est la seule fausse déclaration que les deux traditions canadiennes règlent par l'arithmétique plutôt que par la nullité. Lorsque l'âge inscrit était erroné, le montant payable est généralement ajusté à ce que la prime réellement versée aurait acheté au véritable âge. Le contrat survit à l'erreur, et c'est la prestation qui bouge plutôt que le contrat.

L'ajustement joue dans les deux sens. Un âge sous-déclaré signifie que la prime a acheté moins de protection que le contrat ne l'indique, de sorte que le capital-décès est réduit d'autant. Un âge surdéclaré peut jouer en sens inverse, et c'est de loin le dossier le plus rare des deux.

La limite tient aux propres règles d'émission de l'assureur. Lorsque le véritable âge se situe hors des âges auxquels l'assureur aurait accepté d'émettre, l'arrangement n'est pas un contrat mal tarifé mais un contrat qui n'aurait jamais pu exister, et les lois traitent ce cas séparément. Corriger une date de naissance relève autrement de la simple administration: faites parvenir à l'assureur un document établissant la date véritable.

Que devient une déclaration de statut de fumeur au moment de la réclamation?

Le statut tabagique ou nicotinique est la fausse déclaration que les assureurs canadiens rencontrent le plus souvent, parce que l'écart de prime est important et que la tentation l'est tout autant. Contrairement à l'âge, aucune formule légale ne réduit la prestation pour la ramener à ce que la prime versée a payé. L'issue dépend du délai de contestation et de la question de savoir si le dossier soutient un constat de fraude.

À l'intérieur du délai de contestation, l'assureur qui établit une fausse déclaration importante peut demander la nullité du contrat et remettre les primes au lieu de verser le capital-décès. L'écart entre les deux primes ne se règle pas comme un simple manque à gagner. Le contrat est traité comme un contrat qui n'aurait pas dû être émis à ces conditions.

Après le délai, une fausse déclaration innocente ou négligente échappe généralement à toute contestation, tandis qu'une fausse déclaration frauduleuse n'y échappe pas. La fraude doit être prouvée par l'assureur, et se tromper sur le sens d'une définition n'est pas une fraude.

Les définitions varient et elles sont plus larges que les proposants ne le supposent. Cigarettes, cigares, pipes, tabac à chiquer, produits de remplacement de la nicotine, vapotage et cannabis sont traités différemment selon les assureurs et sur des périodes de référence différentes. Lisez la définition imprimée sur le formulaire.

Pourquoi la remise en vigueur relance-t-elle le compte à rebours?

chacune imposée différemment

Trois façons d'accéder à la valeur, souvent confondues

  1. 01Une avance, Un retrait, Un rachat
  2. 02Le contratDemeure intact, selon ses termes; De la valeur en est retirée définitivement; Prend fin.
  3. 03Le capital-décèsRéduit tant qu'un solde demeure impayé; Habituellement réduit, et non rétabli ensuite; Prend fin avec le contrat.
  4. 04Peut-on revenir en arrièreOui, en remboursant le solde; Non, pas en versant de l'argent; Non, et l'assurabilité peut manquer.
  5. 05FiscalitéNon imposée sur le coup, mais c'est une disposition; Les sommes au-delà du coût de base rajusté peuvent l'être; Les sommes au-delà du coût de base rajusté le sont.
Ces trois opérations sont couramment présentées comme une seule. Elles ne le sont pas.

Un contrat tombé en déchéance est remis en vigueur sur la foi d'une nouvelle déclaration portant sur la santé, les habitudes et l'assurabilité. Parce que de nouvelles déclarations sont faites, un nouveau délai de contestation commence généralement à leur égard, à compter de la date de la remise en vigueur plutôt que de la date d'émission d'origine.

Seules les nouvelles déclarations emportent un nouveau délai. La proposition d'origine ne redevient pas contestable du seul fait qu'un contrat soit tombé en déchéance puis ait été rétabli par la suite.

C'est la disposition la plus souvent oubliée, parce que les titulaires voient la remise en vigueur comme une réparation administrative plutôt que comme un acte de tarification. La personne qui développe une affection, laisse un contrat tomber en déchéance puis le remet en vigueur sans en faire mention a fait une nouvelle fausse déclaration, à laquelle s'attachent deux nouvelles années. Les options qui se présentent devant une déchéance sont exposées dans ce qui se passe si le contrat tombe en déchéance.

Pourquoi une réclamation hâtive est-elle examinée de plus près qu'une réclamation tardive?

Un décès survenu à l'intérieur du délai de contestation fait systématiquement l'objet d'une enquête, parce que c'est la seule fenêtre où une fausse déclaration innocente peut être soulevée. Les assureurs demandent les dossiers médicaux, les comparent à la proposition et mettent plus de temps à régler. Une réclamation présentée hors du délai est normalement appréciée sur les seuls documents.

C'est une procédure et non un soupçon. L'assureur qui paie sans vérifier renonce à la seule occasion que la loi lui accorde, et le compte de participation d'où il paie appartient à l'ensemble des titulaires du groupe. La plupart des réclamations examinées à l'intérieur du délai sont payées.

Cela se manifeste par un délai. Obtenir des dossiers médicaux auprès de plusieurs établissements prend des mois, et le bénéficiaire vit cette attente comme un silence plutôt que comme une procédure.

Comment une erreur se corrige-t-elle après l'émission du contrat?

Écrivez à l'assureur, indiquez le numéro de police, énoncez clairement le fait exact et conservez la preuve de la date d'envoi de la lettre. C'est ensuite l'assureur qui décide de la suite: il peut corriger son dossier, retarifer le contrat, demander une preuve complémentaire, émettre un avenant, ou refuser de maintenir le contrat aux conditions d'origine.

La vitesse est la variable que le titulaire contrôle. Une correction offerte spontanément pendant que tout le monde est vivant et qu'aucune réclamation n'est en cours est un acte de tarification courant. La même correction faite au moment d'une réclamation est lue par une personne qui décide s'il faut payer. Il est en outre difficile de qualifier de réticence une correction offerte spontanément.

Attendez-vous à un coût, et attendez-vous à ce qu'il soit moindre que l'autre issue. La retarification peut porter la prime au niveau que le contrat aurait dû supporter depuis le tout premier jour.

Que fait un contrat contesté à une structure comportant des avances en cours?

lire une illustration comme deux documents

Ce qui est garanti, et ce qui ne l'est pas

  1. 01Valeur de rachatGaranti: Inscrite au contrat à l'émission. Non garanti: Les totaux projetés, qui supposent le maintien du barème.
  2. 02Capital-décèsGaranti: Garanti, sous réserve des termes du contrat. Non garanti: Ce que les participations déclarées y ajoutent.
  3. 03La décision annuelleGaranti: La prime nivelée, fixée par le contrat. Non garanti: Les participations, déclarées annuellement et jamais garanties.
Les colonnes garanties sont contractuelles. Le reste d'une illustration repose sur un barème que l'assureur déclare une année à la fois.

Lorsqu'un contrat est frappé de nullité, il n'y a ni capital-décès ni valeur de rachat, de sorte qu'une avance sur contrat garantie par cette valeur perd sa garantie. L'assureur remet généralement les primes, sous réserve du contrat et de la loi, et toute avance en cours majorée des intérêts courus est compensée avec cette remise. Ce qui subsiste au bout du compte est habituellement inférieur à ce qui était attendu.

Une obligation envers un prêteur tiers ne disparaît pas avec le contrat. Lorsque la police avait été cédée en garantie à une banque à charte ou à un autre prêteur, la dette demeure due après la disparition de la garantie. Le fonctionnement des avances et des cessions en garantie est décrit dans les avances sur contrat.

Une conséquence fiscale peut survenir à un moment inopportun. Lorsque des sommes ont été tirées au-delà du coût de base rajusté (CBR), le dénouement d'un contrat peut produire un revenu à déclarer dans une année où aucune somme n'a été reçue, ce qui est une question pour le comptable du titulaire.

L'arithmétique mérite d'être énoncée clairement et elle n'est pas un motif d'alarme. Un arrangement détenu pendant des décennies et utilisé au moyen d'avances sur contrat repose sur le maintien en vigueur du contrat, de sorte qu'une déclaration qui ne résisterait pas à l'examen met en jeu la base même de cet arrangement, et non une seule réclamation. La probabilité demeure faible lorsque la proposition est exacte. Le seul levier dont qui que ce soit dispose sur cette issue est l'exactitude du formulaire, exercée une seule fois.

Ce qui ne peut pas être réparé, et ce que le temps ne guérit pas

Le temps guérit une fausse déclaration innocente au bout d'environ deux ans et il ne guérit rien d'autre. La fraude demeure contestable indéfiniment dans les deux traditions canadiennes. C'est la partie du sujet où il n'existe aucun contournement et aucun professionnel capable de défaire la chose après coup.

Le temps ne guérit pas la fraude. La limite posée à l'article 2424 du Code civil du Québec et ses équivalents dans les lois provinciales sur les assurances y sont expressément soumis. Une réponse fausse donnée délibérément pour obtenir une protection ou un meilleur prix demeure exposée aussi longtemps que le contrat existe.

Un décès survenu à l'intérieur de la fenêtre ne peut pas en être déplacé. Le délai court sur le calendrier, et il ne court sur rien d'autre.

Une remise en vigueur ne se défait pas. Une fois qu'une nouvelle déclaration a été faite, le nouveau délai court, et rien ne rétablit la protection que le délai d'origine avait déjà acquise à l'égard des nouvelles déclarations.

Un conseiller ne peut pas guérir la déclaration du preneur. Le conseiller qui a mal consigné une réponse s'expose à une plainte auprès de l'organisme de réglementation, ce qui constitue une procédure distincte. Cela ne rend pas exact un contrat inexact.

Rien de ce qui est fait après la déclaration d'une réclamation n'aide. La correction demeure une option vivante jusqu'au moment où la réclamation arrive, et elle cesse de l'être ensuite.

Et le coût est supporté par des personnes qui n'ont pas rempli le formulaire. Un contrat annulé au moment d'une réclamation remet des primes à une succession qui attendait un capital-décès, et ce sont les bénéficiaires qui portent l'écart. Les autres façons dont ce genre d'arrangement échoue sont réunies dans les risques et les modes de défaillance.

À qui cette page s'adresse, et à qui elle ne s'adresse pas

Cette page est écrite pour les personnes qui peuvent encore agir, c'est-à-dire les proposants qui n'ont pas encore signé et les titulaires qui ont trouvé une inexactitude dans un contrat déjà émis. Elle est de peu d'utilité à quiconque voit sa réclamation déjà contestée, parce que cette étape-là est gouvernée par le dossier constitué plutôt que par des règles générales.

Elle s'adresse aux proposants qui remplissent un formulaire, et ce sont eux qui gagnent le plus à la lire avant de signer.

Elle s'adresse aux titulaires qui soupçonnent une inexactitude dans un contrat déjà émis, lesquels disposent d'une correction et d'une fenêtre qui se referme, ainsi qu'aux bénéficiaires confrontés à une réclamation hâtive, qui ont le droit de savoir pourquoi une enquête a lieu et de savoir qu'elle n'implique rien en soi.

Elle ne s'adresse pas à qui a déjà une réclamation en litige, ce qui relève d'un avocat de la province dont le droit s'applique, ni à qui cherche un moyen de contourner une réponse donnée dans le passé, parce qu'il n'en existe aucun.

Elle ne remplace pas le contrat. Le document de police, la proposition qui y est jointe et la loi de la province dont le droit s'applique tranchent ces questions.

Ce que le dossier a à dire

La proposition est une déclaration juridique, faite une seule fois, qui gouverne un contrat destiné à durer des décennies. L'obligation appartient au preneur, le critère est ce qu'un assureur raisonnable aurait fait des faits véritables, et le délai ordinaire pour contester est de deux ans dans les deux traditions canadiennes, la fraude en étant exclue de façon permanente dans l'une comme dans l'autre.

L'âge est ajusté plutôt qu'annulé. Le statut de fumeur ne l'est pas, et aucune formule n'en adoucit l'effet. La remise en vigueur ouvre un délai neuf pour les déclarations neuves, et une réclamation hâtive est examinée parce que le calendrier le permet.

Le remède à une erreur, à toutes les étapes qui précèdent une réclamation, est d'écrire à l'assureur pour le dire. Le remède, une fois la réclamation présentée, est un avocat. Les mécanismes contractuels auxquels tout cela se rattache sont exposés dans le fonctionnement de la police.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

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Questions fréquentes

Est-ce mon conseiller qui remplit la proposition, ou est-ce moi?

Le conseiller consigne habituellement les réponses et le proposant en demeure le propriétaire. La signature fait siennes toutes les réponses inscrites au-dessus d'elle, que le proposant les ait saisies lui-même ou non. C'est pourquoi la proposition remplie devrait être lue ligne par ligne avant d'être signée, et pourquoi la copie qui y est jointe au moment de l'émission mérite d'être conservée. Si une réponse a été mal consignée, le dire par écrit à l'assureur sans délai est la seule correction fiable. Le souvenir d'un conseiller, des années plus tard, ne remplace pas un écrit fait sur le moment.

Combien de temps un assureur canadien peut-il contester un contrat d'assurance vie?

Généralement deux ans, sous réserve du libellé exact du contrat et de la loi qui le régit. Au Québec, le Code civil du Québec écarte la nullité pour une fausse déclaration non frauduleuse une fois que l'assurance est en vigueur depuis deux ans. Dans les provinces de common law, la partie de la loi provinciale sur les assurances consacrée à l'assurance vie pose une limite comparable, exprimée le plus souvent comme deux ans du vivant de la personne assurée. La fraude est hors de la limite dans les deux traditions et demeure contestable par la suite. Une remise en vigueur ouvre généralement un nouveau délai à l'égard des déclarations faites pour l'obtenir.

Que se passe-t-il si j'ai sous-déclaré mon âge à la proposition?

L'âge est traité autrement que les autres fausses déclarations. Plutôt que d'entraîner la nullité du contrat, les deux traditions canadiennes prévoient généralement que le montant payable est ajusté à ce que la prime réellement versée aurait acheté au véritable âge. Une prestation qui aurait coûté davantage au bon âge est réduite en conséquence, et un trop-payé peut jouer en sens inverse. L'exception est un âge si éloigné des limites d'émission de l'assureur que le contrat n'aurait jamais pu être conclu, ce qui est une autre question. Corriger une date de naissance auprès de l'assureur est une formalité administrative, et le faire immédiatement vaut mieux que de laisser courir.

L'assureur refusera-t-il une réclamation parce que j'ai été inscrit comme non-fumeur?

Cela dépend du moment où survient la réclamation et de ce que révèle le dossier. À l'intérieur du délai de contestation, l'assureur qui établit une fausse déclaration importante peut demander la nullité du contrat et remettre les primes plutôt que de verser le capital-décès. Après ce délai, une fausse déclaration innocente échappe généralement à toute contestation, tandis qu'une fausse déclaration frauduleuse n'y échappe pas. Aucun mécanisme légal ne réduit discrètement un capital-décès selon le statut de fumeur comme il en existe un pour l'âge, de sorte que l'issue est tranchée plutôt qu'ajustée. Les assureurs règlent aussi certains dossiers à l'amiable, ce qui relève de la négociation et non d'un droit.

Puis-je corriger une erreur après l'émission du contrat?

Oui, et le faire tôt vaut nettement mieux que le faire tard. Écrivez à l'assureur, indiquez le numéro de police, énoncez clairement le fait exact et conservez la preuve de la date d'envoi. L'assureur peut corriger son dossier, retarifer le contrat, demander une preuve, proposer un avenant à signer, ou dans certains cas refuser de maintenir le contrat. Chacune de ces issues se gère mieux que la découverte du même fait au moment d'une réclamation, alors que le dossier est lu par une personne qui décide s'il faut payer. Une correction offerte spontanément par le proposant est aussi difficile à qualifier de réticence par la suite.

Qu'advient-il des sommes avancées sur le contrat si celui-ci est frappé de nullité?

Un contrat frappé de nullité ne verse pas de capital-décès, et la valeur de rachat qui garantissait une avance cesse d'exister. L'assureur remet généralement les primes, sous réserve des conditions du contrat et de la loi, et toute avance sur contrat en cours majorée des intérêts courus est compensée avec ce qui aurait autrement été remis. Lorsque le contrat avait été cédé en garantie à un prêteur, la garantie a disparu tandis que l'emprunt demeure dû. Une conséquence fiscale est aussi possible sur les sommes excédant le coût de base rajusté (CBR). La position à adopter dans les déclarations appartient à un fiscaliste.

Sources

  • Code civil du Québec, article 2408, Légis Québec, vérifié le 2026-09-05
  • Code civil du Québec, article 2424, Légis Québec, vérifié le 2026-09-05
  • Loi sur les assurances (Ontario), partie sur l'assurance vie, Lois-en-ligne Ontario, vérifié le 2026-09-05
  • Autorité des marchés financiers, vérifié le 2026-09-05

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Certifié depuis 2001.

Il pratique The Infinite Banking Concept® depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc., qui exerce sous le nom de Financière CBI. Il détient la certification Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute. Il s'agit d'une certification privée et non d'un permis délivré par un organisme de réglementation.

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Dernière révision: 2026-09-05. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière.

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Rémunération. À titre de professionnel de l'assurance dûment autorisé, José Salloum reçoit des commissions des assureurs lorsqu'un client souscrit une police. Le cabinet a donc un intérêt commercial dans le résultat, et il le déclare ici afin que vous puissiez soupeser ce que vous lisez. Ce site web constitue le volet éducatif et promotionnel du Centre canadien de création de patrimoine inc.

Nature de ce site web. Ce site web est destiné à des fins d'information et d'éducation générales uniquement. Rien de ce qui s'y trouve ne constitue un conseil financier, d'assurance, fiscal ou juridique personnalisé, et sa lecture ne crée aucune relation professionnelle. José Salloum est un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis. Il n'est pas comptable professionnel agréé, il n'est pas avocat et il n'est pas inscrit auprès de l'Organisme canadien de réglementation des investissements. Il ne fournit ni conseils en valeurs mobilières, ni conseils fiscaux, ni conseils juridiques. Consultez votre propre comptable et votre conseiller juridique avant d'agir sur la foi de quoi que ce soit décrit ici.

Au sujet des produits abordés. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et non un placement. Sa fonction première est le capital-décès. Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur en fonction du rendement du compte de participation, et le rendement passé des participations n'indique pas les résultats futurs. Les garanties contractuelles dépendent de la solvabilité continue de l'assureur émetteur et ne sont garanties par aucun gouvernement. La protection des titulaires de police au Canada est assurée par Assuris, à l'intérieur de ses limites publiées. La Société d'assurance-dépôts du Canada couvre les dépôts bancaires et ne s'applique pas aux produits d'assurance. Ces stratégies ne conviennent pas à tout le monde et dépendent de la situation individuelle, des liquidités, de l'horizon temporel et des objectifs.

Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, le gain devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

Marques de commerce et absence d'affiliation. « The Infinite Banking Concept® » et « Becoming Your Own Banker® » sont des marques d'Infinite Banking Concepts, LLC. Ni le Centre canadien de création de patrimoine inc. ni José Salloum n'est affilié à Infinite Banking Concepts, LLC ou au Nelson Nash Institute, ni commandité ou approuvé par ceux-ci. « Infinite Financial Sovereignty® » est une marque déposée de José Salloum, enregistrement TMA1420283 de l'Office de la propriété intellectuelle du Canada, enregistrée le 12 juin 2026. « IFS™ » est utilisé comme abréviation non enregistrée de cette marque.

Variation provinciale. Les titres et les exigences en matière de permis d'assurance varient selon la province et le territoire. Vérifiez le permis de votre propre conseiller auprès de l'organisme de réglementation de votre province.

Politique de confidentialité. Personne responsable de la protection des renseignements personnels: Mona Haddad, compliance@cwcc.ca, Canadian Wealth Creation Centre Inc., 203-3899 Autoroute des Laurentides, Laval, QC H7L 3H7, 514-875-9444.