Les avances sur contrat au Canada
Une avance sur contrat est une somme que l'assureur prête au titulaire d'une police permanente, à même ses propres fonds, en prenant la valeur de rachat en garantie. Vous devez cet argent à l'assureur, l'intérêt lui est versé à un taux qu'il fixe selon le contrat, et tout solde encore dû au décès de l'assuré est retranché du capital-décès. Sur le plan fiscal canadien, l'avance est une disposition: la partie qui dépasse le coût de base rajusté immédiatement avant l'avance est un revenu de l'année où vous la recevez.
Une avance sur contrat est de l'argent que l'assureur vous prête, à vous, titulaire d'une police d'assurance vie permanente, à même ses propres fonds, en prenant la valeur de rachat de la police en garantie. Vous devez cette somme à l'assureur, vous lui versez l'intérêt, et ce qui reste dû au décès de l'assuré est retranché du capital-décès avant que le reste soit versé au bénéficiaire. Au Canada, l'avance est aussi un événement fiscal: elle constitue une disposition, de sorte qu'une partie peut être un revenu de l'année où vous la recevez.
Trois idées à retenir avant d'entrer dans le détail:
- Le prêteur, c'est l'assureur. La valeur de rachat demeure dans la police à titre de garantie. La dette existe entre vous et l'assureur, tout comme l'intérêt.
- La règle fiscale est précise. La partie d'une avance qui dépasse le coût de base rajusté immédiatement avant l'avance est un revenu de l'année, et l'avance réduit ce coût de base.
- Votre contrat décide du reste. Le taux, le maximum, les conditions d'avis et tout effet sur les participations sont établis par l'assureur et par le contrat; demandez les vôtres par écrit.
Qu'est-ce qu'une avance sur contrat, au juste?
L'assureur avance de l'argent au titulaire de la police et prend la valeur de rachat du contrat en garantie de cette avance.
Toutes les conséquences importantes découlent de cette phrase. L'argent provient des fonds généraux de l'assureur. La valeur de rachat n'est pas retirée du contrat; elle reste où elle est et continue d'être administrée selon les conditions du contrat. Ce qui change, c'est qu'une dette existe désormais entre vous et l'assureur, et que le contrat la garantit. Autrement dit, l'argent change de mains, mais la valeur de rachat, elle, ne bouge pas. Si la dette n'est pas remboursée, l'assureur la règle à même les valeurs de la police, soit au décès de l'assuré, soit à la fin de la police.
Il s'agit donc d'un prêt au sens ordinaire: la compagnie d'assurance est le prêteur, vous êtes l'emprunteur, et c'est à l'assureur qu'il faut s'adresser pour chacune des conditions qui comptent.
Ce qu'une avance sur contrat n'est pas
Ce n'est pas un retrait. Un retrait enlève de la valeur au contrat pour de bon. La valeur de rachat diminue, le capital-décès peut être réduit, et rembourser de l'argent plus tard ne défait pas l'opération. Une avance laisse la valeur de rachat en place et crée un solde que vous pouvez rembourser. C'est une différence de nature, et non de degré.
Ce n'est pas se prêter à soi-même. On entend parfois décrire le titulaire comme étant à la fois prêteur et emprunteur. Cette description ne tient pas. L'assureur avance l'argent, l'assureur facture l'intérêt, et l'intérêt est versé à l'assureur. Rien de circulaire ne se produit, et un argument qui a besoin de la version circulaire porte sur un arrangement qui n'existe pas. L'image est séduisante, mais elle induit en erreur au sujet de l'intérêt.
Ce n'est pas une marge de crédit. Il n'y a ni carte ni compte renouvelable. C'est une demande faite en vertu d'un contrat, traitée selon l'échéancier de l'assureur. Rien n'est préapprouvé au sens où l'entend un prêteur.
Ce n'est pas de l'argent gratuit. Le montant est limité, l'intérêt est réel, et le solde a un effet sur le capital-décès et, selon les chiffres, sur votre impôt.
Quatre façons d'obtenir de l'argent d'une police
On dit « accéder à la valeur de rachat » comme s'il s'agissait d'une seule chose. Ce sont en fait quatre opérations différentes, avec des parties différentes, des règles fiscales différentes et des effets différents sur la protection. Nommez la voie avant de bâtir un plan.
| Voie | Qui verse l'argent | Qui est créancier | Qui reçoit l'intérêt | Disposition fiscale | Effet sur le CBR | Effet sur le capital-décès |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Avance sur contrat | L'assureur, à même ses propres fonds | Vous devez l'argent à l'assureur | L'assureur | Une disposition (par. 148(9), définition de « disposition », al. b)); la partie qui dépasse le CBR immédiatement avant l'avance est un revenu (par. 148(1)) | Réduit par l'avance; un remboursement le rétablit | Le solde et l'intérêt impayé sont retranchés de la somme versée au décès de l'assuré |
| Retrait (rachat partiel) | L'assureur, à même la valeur de la police | Personne; rien n'est dû | Aucun intérêt | Une disposition; le CBR est réparti au prorata (par. 148(4)) et le gain qui dépasse cette part est un revenu | Réduit de la part proportionnelle | Peut être réduit pour de bon; verser de l'argent plus tard ne le rétablit pas |
| Prêt garanti par la police | Une banque ou un autre prêteur extérieur | Vous devez l'argent à ce prêteur | Ce prêteur | La cession de la police en garantie n'est pas une disposition (par. 148(9), définition de « disposition », al. f)) | Inchangé par la cession | Le prêteur, à titre de cessionnaire, peut être payé à même le capital-décès si le prêt est encore dû |
| Rachat total | L'assureur verse la valeur de rachat, moins toute avance | Personne, une fois l'avance réglée | Aucun intérêt | Une disposition; la somme qui dépasse le CBR est un revenu (par. 148(1)) | La police prend fin | La protection prend fin |
Ce tableau est une lecture des définitions de la Loi de l'impôt sur le revenu, et non une décision sur votre dossier. L'assureur calcule les chiffres, et votre comptable confirme ce qui va dans votre déclaration. Les montants réels dépendent de chiffres que seul l'assureur détient.
Un cinquième arrangement, offert seulement lorsque l'assuré est en phase terminale, n'est pas du tout une avance sur la valeur de rachat; il est décrit dans l'avance du capital-décès de son vivant. L'avance placée à côté de toutes les autres façons dont un ménage emprunte, attribut par attribut et sans colonne de verdict, se trouve dans avance sur contrat et autre crédit.
Combien pouvez-vous obtenir?
L'assureur fixe un maximum, exprimé en proportion de la valeur de rachat disponible pour une avance le jour de la demande. Il est énoncé au contrat ou dans les règles administratives de l'assureur, et il existe pour protéger la garantie de l'assureur. Il n'a rien à voir avec le montant nominal de la police. Le montant nominal indique ce qui sera versé au décès, et non ce que vous pouvez obtenir aujourd'hui.
Trois éléments fixent le chiffre dans un cas réel.
La valeur de rachat réellement accumulée. Tôt dans la vie d'un contrat, elle est modeste, parce que les frais d'émission de la police et le coût de l'assurance pèsent le plus lourd dans les premières années. Si vous comptez puiser dans un contrat tôt, lisez d'abord le dossier que présentent les critiques, parce que le calendrier de ces coûts est la vraie contrainte.
Le maximum de votre contrat. La proportion varie d'un contrat à l'autre; demandez votre chiffre à l'assureur, par écrit.
Tout ce qui est déjà dû. Un solde existant, majoré de l'intérêt accumulé, est retranché de ce qui reste disponible. Une deuxième avance se mesure donc contre ce qui reste, et non contre la valeur de rachat entière.
Certains contrats fixent aussi une avance minimale. Cela compte plus qu'on ne le pense: un plan bâti sur de fréquents petits tirages peut ne pas fonctionner si chacun doit franchir un plancher. Demandez s'il existe un minimum et à combien il s'élève.
Pourquoi le montant disponible peut changer avec le temps
Règlement 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu
Le test d'exonération, et ce qu'il détermine
- 01La police est comparée à une police de référence théorique. Qu'est-ce que cela détermine?
- 02Elle accumule sans imposition annuelleLa police réussit.
- 03Elle est imposée chaque annéeLa police échoue.
La limite s'applique à un chiffre qui bouge; il vaut donc la peine de savoir comment il bouge.
Lorsque les participations achètent de l'assurance supplémentaire libérée, le capital-décès et la valeur de rachat peuvent tous deux augmenter: chaque ajout est une protection supplémentaire, et il porte sa propre valeur de rachat. Une valeur de rachat plus élevée soutient une avance plus élevée à l'intérieur de la limite de l'assureur, de sorte que la capacité d'emprunt n'est pas figée à l'émission.
Jusqu'où la valeur de rachat et le capital-décès se rapprochent l'un de l'autre, et à quel âge, dépend du contrat en cause. Lisez ses valeurs garanties et ses dispositions d'échéance plutôt que de vous fier à une règle générale.
Aucune croissance au-delà des valeurs garanties n'est promise. L'annexe des valeurs garanties est contractuelle; tout ce qui la dépasse dépend des participations, que le conseil d'administration de l'assureur déclare chaque année et qui ne sont pas garanties. Les illustrations montrent des scénarios, non des promesses.
Le capital-décès fonctionne de la même façon. S'il augmente pendant que vous devez de l'argent, le bénéficiaire reçoit le montant plus élevé moins le solde; s'il n'augmente pas, le solde est retranché du montant en vigueur.
Comment le taux d'intérêt est-il fixé et appliqué?
L'intérêt court sur le solde à compter de la date que prévoit votre contrat.
Le taux. L'assureur le fixe et peut le modifier, dans les limites que le contrat permet. Certains contrats prévoient un taux fixe. D'autres rattachent le taux à un indice publié, de sorte qu'il bouge. D'autres encore laissent l'assureur le fixer à l'intérieur de limites énoncées. Ce qui s'applique à vous est écrit dans votre contrat, et cela vaut la peine de le lire avant d'emprunter, parce qu'un plan qui fonctionne à un taux peut ne pas fonctionner à un autre. Un écart de taux, répété sur plusieurs années, change sensiblement le solde.
Comment il s'accumule. La fréquence du calcul de l'intérêt, et le moment où l'intérêt impayé s'ajoute au solde, varient selon le contrat; certains l'ajoutent à l'anniversaire de la police. Une fois l'intérêt impayé intégré au solde, l'intérêt de l'année suivante est calculé sur le chiffre plus élevé. Une avance laissée à elle-même ne reste pas immobile. Payer l'intérêt chaque année évite cet effet boule de neige.
Qui le reçoit. L'assureur. L'intérêt sur une avance est payable à l'assureur et n'est pas crédité à votre police. Toute participation est déterminée séparément, selon la pratique de l'assureur en matière de participations, et n'est pas garantie: il ne faut donc pas compter sur une participation pour couvrir le coût de l'emprunt.
L'intérêt impayé a aussi un volet fiscal. Dans une interprétation technique datée du 31 mai 2017 (dossier 2016-0658641E5), l'Agence du revenu du Canada a traité l'intérêt capitalisé sur une avance comme une nouvelle avance sur police, de sorte que sa capitalisation constitue elle-même une disposition. Elle a ajouté que, lorsque l'intérêt capitalisé est déduit, le montant capitalisé doit être inclus dans le revenu, et que, lorsqu'il n'est pas déductible, il n'y a ni inclusion ni effet sur le coût de base rajusté. Il s'agit d'une interprétation de 2017, qui peut ne pas refléter la position actuelle de l'ARC. L'intérêt que vous payez comptant avant sa capitalisation ne soulève pas la question. Le détail se trouve dans une avance supérieure au CBR.
Une avance en cours change-t-elle les participations?
C'est possible, et la seule réponse fiable est celle que votre assureur vous donne par écrit. Posez deux questions: une avance en cours change-t-elle la participation créditée à cette police, et où est-ce prévu, dans le contrat ou dans la pratique de l'assureur en matière de participations?
Le contexte est simple. Tant qu'une avance est en cours, une partie de la valeur de rachat la garantit. La question est de savoir si l'assureur traite cette partie différemment lorsqu'il calcule la participation. La réponse varie d'un assureur à l'autre.
Vous entendrez peut-être deux expressions empruntées à l'usage américain. La « reconnaissance non directe » décrit une participation calculée comme si aucune avance n'existait. La « reconnaissance directe » décrit une participation pour laquelle l'assureur tient compte de l'avance sur la partie de la valeur qui la garantit, ce qui peut la faire monter ou baisser. Ces étiquettes sont commodes, mais ce ne sont pas des catégories juridiques canadiennes, et elles ne vous apprennent rien sur un contrat précis tant que l'assureur n'a pas confirmé sa propre pratique.
Aucune des deux réponses n'est meilleure dans l'abstrait. Ce qui compte, c'est de savoir laquelle s'applique avant de bâtir un plan autour, et de garder en vue le point principal: les participations sont déclarées par le conseil d'administration de l'assureur et ne sont pas garanties, avec ou sans avance.
Ce qu'une avance fait au capital-décès
Tant qu'une avance est en cours, le montant dû majoré des intérêts courus est retranché du capital-décès. Au décès de l'assuré, l'assureur règle la dette à même les sommes payables et verse le reste au bénéficiaire. Le bénéficiaire reçoit la différence, et non le montant inscrit à l'annexe.
Deux conséquences pratiques en découlent. D'abord, la somme que reçoit un bénéficiaire n'est pas fixe tant que le contrat sert de garantie à une avance; tout plan qui dépend d'un montant précis versé à une personne doit tenir compte de ce qui pourrait être dû à ce moment-là. Ensuite, la réduction correspond au solde, et non à l'avance initiale. Une avance modeste laissée pendant de nombreuses années, avec l'intérêt ajouté chaque année, peut retrancher du capital-décès bien plus que la somme empruntée au départ.
Les avances comptent aussi si un assureur fait faillite. Assuris, l'organisme sans but lucratif de protection dont tout assureur vie autorisé au Canada doit être membre, protège le titulaire d'une police vie entière jusqu'à 1 000 000 $ ou 90 % du capital-décès promis, selon le plus élevé des deux montants, et jusqu'à 100 000 $ ou 90 % de la valeur de rachat promise, selon le plus élevé des deux (selon assuris.ca, consulté le 28 septembre 2026). Ces limites sont calculées sur les valeurs nettes, après déduction des avances sur contrat. La solvabilité de l'assureur est surveillée selon sa charte: par le BSIF pour un assureur constitué sous le régime fédéral, par sa province d'attache (l'Autorité des marchés financiers au Québec) pour un assureur constitué sous le régime provincial.
Faut-il rembourser, et que se passe-t-il quand le solde approche la valeur de rachat?
Bien des contrats ne prévoient aucun calendrier de versements. Cela ne rend pas le remboursement facultatif. L'avance et ses intérêts demeurent dus, le solde grossit tant qu'on n'y touche pas, et la police peut prendre fin si ce que vous devez dépasse la valeur qui le garantit. L'avis que donne l'assureur avant d'en arriver là, et le délai dont vous disposez pour agir, sont prévus au contrat. Demandez à l'assureur de vous confirmer ces conditions par écrit. Personne ne vous relancera chaque mois, mais la dette, elle, continue de courir.
Le solde se mesure contre la valeur de rachat, et non contre votre revenu. Tant qu'il demeure confortablement sous la valeur qui le garantit, le contrat se poursuit. Vous pouvez rembourser quand le contrat le permet, selon les montants qu'il permet, et un remboursement partiel réduit le solde, donc l'intérêt qui court sur celui-ci.
Si rien n'est remboursé, la séquence est lente et visible:
- Le solde grossit. L'intérêt impayé s'y ajoute, de sorte qu'il grossit plus vite chaque année.
- La marge se resserre. La valeur de rachat peut croître elle aussi, et pendant longtemps elle peut croître plus vite que le solde. Que cela continue dépend des participations, qui ne sont pas garanties, et du taux de l'avance, qui peut changer.
- L'assureur donne l'avis que prévoit le contrat lorsque le solde approche la valeur qui le garantit.
- Les choix se resserrent: rembourser une partie du solde, verser plus de prime, réduire la protection ou laisser le contrat prendre fin. Cette dernière option entraîne la conséquence fiscale décrite plus bas, à un moment défini par le manque d'argent.
Chaque étape apparaît sur votre relevé annuel. Trois chiffres vous disent presque tout:
- Valeur de rachat. Ce qui s'est accumulé. Comparez-la à la colonne garantie de votre contrat, et non à l'illustration qu'on vous a montrée à l'achat.
- Solde de l'avance. L'avance majorée des intérêts capitalisés. S'il est plus élevé que l'an dernier alors que vous n'avez pris aucune nouvelle avance, de l'intérêt s'ajoute sans être payé.
- Valeur de rachat nette. La différence entre les deux. Elle détermine ce qui reste disponible et la marge qui subsiste.
Lisez ces trois chiffres une fois par année et informez-vous de tout mouvement auquel vous ne vous attendiez pas. La souplesse est réelle, et elle fait reposer toute la discipline sur vous; ce risque est exposé avec les autres dans les objections opposées à l'approche, prises au sérieux.
Comment une avance sur contrat est-elle imposée au Canada?
ce qu'un avenant achète réellement
L'avenant d'assurance supplémentaire libérée
- Un petit bloc d'assurance vie entière entièrement payé
- Acheté avec une participation déclarée ou un dépôt additionnel
- Il n'exige aucune prime supplémentaire une fois acquis
- Il s'ajoute à la valeur de rachat et au capital-décès
- L'avenant comporte un maximum fixé par le test d'exonération
C'est ici qu'une avance sur contrat diffère le plus d'un emprunt ordinaire.
Une avance sur contrat est une disposition d'un intérêt dans la police: le paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu vise l'avance sur police à l'alinéa b) de la définition de « disposition ». En vertu du paragraphe 148(1), la partie de l'avance qui dépasse le coût de base rajusté (CBR) immédiatement avant l'avance est un revenu de l'année où vous la recevez. La partie égale ou inférieure au CBR n'est pas un revenu à son arrivée, mais elle réduit le CBR, de sorte que l'avance suivante ou un rachat ultérieur part d'un chiffre plus bas.
Le CBR n'est pas simplement la somme des primes versées. En mots: les primes que vous versez l'augmentent; le coût net de l'assurance pure, que l'assureur calcule chaque année selon le règlement pour une police acquise après le 1er décembre 1982, le réduit; et chaque avance ou autre disposition le réduit aussi, y compris vos propres avances et retraits antérieurs. Seul l'assureur tient ce compte à jour, année après année. C'est pourquoi deux contrats ayant la même valeur de rachat peuvent produire des résultats fiscaux différents sur la même avance, et pourquoi un contrat qui ne produisait aucun montant imposable dans ses premières années peut se comporter autrement plus tard.
Un remboursement joue dans l'autre sens. Rembourser une avance sur contrat rétablit le CBR, jusqu'à concurrence de ce que l'avance avait retranché. Si une partie de l'avance a été incluse dans votre revenu, l'alinéa 60s) vous permet de déduire les remboursements l'année où vous les faites, jusqu'à concurrence du montant déjà inclus. La déduction ne peut pas dépasser ce qui a été inclus.
Une exception étroite vise les primes. La partie d'une avance que l'assureur affecte immédiatement au paiement d'une prime selon les conditions mêmes du contrat est exclue du produit de l'avance, de sorte que cette partie ne produit aucun revenu. Elle porte quand même intérêt et réduit quand même le capital-décès. Le détail se trouve dans quand une avance sur contrat devient imposable.
Avant chaque avance, demandez deux choses par écrit à l'assureur: le CBR à jour, et une estimation de tout montant qu'il déclarera comme revenu pour l'avance que vous envisagez. L'assureur détient tous les chiffres nécessaires au calcul, et personne de l'extérieur ne peut le faire de façon fiable. Gardez ces réponses avec vos documents fiscaux.
Les règles fédérales s'appliquent dans toutes les provinces. Si vous résidez au Québec, vous produisez aussi une déclaration provinciale auprès de Revenu Québec, et votre comptable s'occupe des deux.
Tout cela suppose que le contrat demeure exonéré. Le traitement à imposition reportée de la croissance à l'intérieur du contrat dépend du critère d'exonération prévu à l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu. Les assureurs administrent les contrats pour qu'ils demeurent à l'intérieur de ce critère, mais le traitement est conditionnel, non automatique. Le portrait d'ensemble, y compris le capital-décès, se trouve dans l'assurance vie est-elle imposable au Canada.
Exemple illustratif: une avance supérieure au CBR
Exemple illustratif. Hypothèses: le CBR immédiatement avant l'avance est de 20 000 $; vous prenez une avance de 30 000 $; entre les étapes, aucune prime n'est versée, aucune autre disposition n'a lieu et le coût net de l'assurance pure est laissé de côté; vous payez l'intérêt comptant chaque année, de sorte que rien n'est capitalisé; plus tard, vous remboursez les 30 000 $ au complet. Ce sont des chiffres ronds choisis pour montrer l'arithmétique, et non une prévision.
| Étape | Montant | Comment on l'obtient |
|---|---|---|
| CBR immédiatement avant l'avance | 20 000 $ | Hypothèse; l'assureur fournit le vrai chiffre |
| Avance reçue | 30 000 $ | Hypothèse |
| Inclus dans votre revenu cette année-là | 10 000 $ | Avance de 30 000 $ moins CBR de 20 000 $ (par. 148(1)) |
| CBR juste après l'avance | 0 $ | 20 000 $ plus les 10 000 $ inclus, moins l'avance de 30 000 $ |
| Remboursement ultérieur de toute l'avance | 30 000 $ | Hypothèse |
| Déduction l'année du remboursement | 10 000 $ | Plafonnée aux 10 000 $ déjà inclus (al. 60s)) |
| CBR après le remboursement | 20 000 $ | 0 $ plus les 30 000 $ remboursés, moins les 10 000 $ déduits |
Ce que l'exemple montre: l'impôt sur l'avance est réel et immédiat, mais il n'est pas permanent. Un remboursement complet ramène le CBR là où l'avance l'avait trouvé et donne une déduction qui correspond à l'inclusion antérieure. Ces étapes sont une lecture des définitions de l'article 148 et de l'alinéa 60s), et non une décision; le relevé de l'assureur et votre comptable établissent les vrais chiffres.
Et si la police tombe en déchéance ou est rachetée pendant qu'une avance est en cours?
Une déchéance ou un rachat pendant qu'une avance est en cours constitue une disposition. L'opération ne produit un revenu que dans la mesure où le produit dépasse le CBR à ce moment-là. Si le CBR est plus élevé que le produit, il n'y a aucun revenu. Si des avances antérieures ont déjà ramené le CBR à zéro, la totalité peut être un revenu. Tout se joue donc sur le CBR au moment où le contrat prend fin.
C'est le cas à éviter, parce qu'il survient quand il n'y a plus de liquidités. Le manque de liquidités peut être ce qui a causé la déchéance, et le contrat prend fin avec une facture d'impôt et plus rien dans la police pour la payer. Chaque étape qui y mène paraît sur le relevé annuel, et c'est pourquoi l'attention suffit à l'éviter. Il ne s'agit pas d'un scénario théorique: la mécanique fiscale s'applique dès que le contrat prend fin.
Une exception mérite d'être connue. Une déchéance n'est pas une disposition si la police est remise en vigueur dans le délai que permet la Loi de l'impôt sur le revenu. La remise en vigueur elle-même relève de la décision de l'assureur selon le contrat, et il peut exiger une preuve d'assurabilité et le paiement de ce qui est dû. Au Québec, le Code civil (art. 2434) précise qu'à la remise en vigueur, le délai de deux ans applicable aux fausses déclarations et toute exclusion pour suicide recommencent à courir. Si un avis de déchéance arrive, appelez l'assureur sans attendre et demandez ce qu'exige la remise en vigueur, et dans quel délai. Racheter une police volontairement est une autre décision, expliquée séparément.
Pouvez-vous déduire les intérêts d'une avance sur contrat?
Parfois. La réponse dépend de ce que fait l'argent une fois sorti de chez l'assureur, et non de l'avance elle-même.
L'Agence du revenu du Canada (ARC) permet de déduire les intérêts payés sur une avance sur police lorsque le produit de l'avance a servi à gagner un revenu d'entreprise ou de bien, pourvu que l'assureur n'ait pas ajouté ces intérêts au CBR de la police. De l'argent emprunté pour acheter de l'équipement pour votre entreprise ou pour acquérir un immeuble locatif peut être admissible. De l'argent utilisé pour des vacances en famille ou pour rembourser une carte de crédit personnelle ne l'est pas, peu importe la façon dont on décrit l'avance.
Trois limites encadrent cette règle.
La première concerne les primes. La règle générale de la Loi de l'impôt sur le revenu sur la déduction des intérêts exclut l'argent emprunté pour acquérir une police d'assurance vie. Les intérêts d'une avance qui sert à payer les primes de votre police ne sont donc pas admissibles, quel que soit l'usage de la police.
La deuxième concerne les prêts à la famille. Prêter l'argent à un proche, surtout sans intérêt, ne rend pas à lui seul déductibles les intérêts versés à l'assureur, parce que le critère porte sur l'utilisation de l'argent pour gagner un revenu. Vous avez aussi désormais deux dettes en cours: vous devez de l'argent à l'assureur, et votre proche vous en doit. L'assureur a droit à ses intérêts, quoi que fasse votre proche.
La troisième est l'attestation. L'assureur confirme les intérêts que vous avez payés sur le formulaire T2210, Attestation de l'intérêt sur une avance sur police par l'assureur, y compris le fait qu'il n'ajoutera pas ces intérêts au CBR, de sorte que le même dollar ne peut pas compter deux fois. Les directives de l'ARC sur la ligne 8710, Intérêts et frais bancaires demandent d'obtenir cette attestation de l'assureur avant le 16 juin de l'année suivante; le formulaire, lui, fixe l'échéance à la date limite de production de votre déclaration pour l'année où les intérêts ont été payés. Pour des intérêts sur de l'argent qui sert à gagner un revenu de bien, l'ARC renvoie au même formulaire à la ligne 22100, Frais financiers et frais d'intérêt. Au Québec, vous utilisez aussi le formulaire TP-163.1, Intérêts payés relativement à une avance consentie sur une police d'assurance vie de Revenu Québec pour la déclaration provinciale.
L'échéance du 15 juin, étape par étape
- Partez de l'année où vous avez payé les intérêts. Les intérêts payés en 2026 se déduisent dans votre déclaration de 2026; leur échéance tombe donc en 2027.
- Sachez quand cette déclaration est due. Si vous-même, votre époux ou votre conjoint de fait avez exploité une entreprise pendant l'année, la déclaration est due au plus tard le 15 juin de l'année suivante; sinon, elle est due au plus tard le 30 avril.
- L'assureur doit signer au plus tard à cette même date. La règle du formulaire est que l'assureur atteste les intérêts au plus tard à la date où votre déclaration est due pour l'année où ils ont été payés.
- Demandez le formulaire T2210 tôt. Janvier ou février de l'année suivante est un bon moment, parce que l'assureur a besoin de temps pour le préparer.
- Chacun signe sa partie. Vous signez la partie I; l'assureur signe la partie II, où il confirme les intérêts payés et le fait qu'ils ne seront pas ajoutés au CBR.
- Conservez votre copie avec vos documents fiscaux. L'assureur en garde une au cas où l'ARC la demanderait.
- Remettez-la à votre comptable, avec le relevé de l'avance et une trace de l'usage de l'argent.
- Produire au plus tard le 15 juin ne repousse pas la date de paiement. Si vous devez de l'impôt pour l'année, le solde reste payable au plus tard le 30 avril.
Des intérêts déductibles restent un coût, toujours payé à l'assureur. Savoir si une utilisation précise sert à gagner un revenu, et comment les intérêts s'y rattachent, sont des questions pour la personne qui prépare votre déclaration. La déduction réduit le coût après impôt, sans le faire disparaître.
Quand une société est titulaire de la police
lire une illustration comme deux documents
Ce qui est garanti, et ce qui ne l'est pas
- 01Valeur de rachatGaranti: Inscrite au contrat à l'émission. Non garanti: Les totaux projetés, qui supposent le maintien du barème.
- 02Capital-décèsGaranti: Garanti, sous réserve des termes du contrat. Non garanti: Ce que les participations déclarées y ajoutent.
- 03La décision annuelleGaranti: La prime nivelée, fixée par le contrat. Non garanti: Les participations, déclarées annuellement et jamais garanties.
Lorsqu'une société est titulaire du contrat, l'avance est consentie à la société, et non à vous. C'est la société qui doit l'argent à l'assureur, et les fonds sont versés dans son compte. La société est l'emprunteur, au même titre qu'un particulier le serait.
Faire passer cet argent de la société à un actionnaire est une opération distincte, avec ses propres règles fiscales. Un salaire, un dividende, un prêt à l'actionnaire ou le remboursement d'une somme que la société vous doit ont chacun leur traitement. Chacune de ces voies a ses conséquences, pour la société comme pour vous. Les erreurs à cette étape tendent à faire surface lors d'un décès ou d'une vente, soit le pire moment pour les découvrir; réglez donc la question avec votre comptable avant de compter sur cet accès.
Le capital-décès compte aussi. Au décès de l'assuré, le compte de dividendes en capital de la société est crédité du capital-décès moins le CBR de la police (par. 89(1), définition de « compte de dividendes en capital », al. d)). Le versement aux actionnaires d'un dividende en capital à même ce compte exige un choix en vertu du paragraphe 83(2), fait sur le formulaire T2054 de l'ARC. L'effet d'une avance en cours sur ces chiffres est une question pour votre comptable, relevé de l'assureur en main. Le portrait complet se trouve dans quand la société est propriétaire de la police.
Bénéficiaires irrévocables et conjoints au Québec
Si une police comporte une désignation de bénéficiaire irrévocable, votre liberté d'agir sur la police est restreinte, et cela peut toucher une avance. Une désignation irrévocable protège le bénéficiaire, et une avance peut réduire ce que cette personne recevra un jour. L'assureur peut donc exiger le consentement écrit du bénéficiaire irrévocable avant de consentir l'avance. Demandez à l'assureur ce qu'il exige pour votre police. Il connaît la nature exacte de chaque désignation inscrite à son dossier.
Le Québec ajoute une règle qui en surprend plusieurs. Selon le Code civil du Québec (art. 2449), la désignation de votre conjoint marié ou uni civilement à titre de bénéficiaire, faite dans un écrit autre qu'un testament, est irrévocable, à moins de stipulation contraire. On peut ainsi détenir une désignation irrévocable sans le savoir. Le divorce, la nullité du mariage ou la dissolution de l'union civile rend caduque la désignation du conjoint (art. 2459), ce qui change encore la réponse.
Une désignation faite il y a des années, pour de bonnes raisons, peut discrètement supprimer la caractéristique autour de laquelle vous planifiez maintenant; vérifiez donc chacune avant de compter sur l'avance. Le fonctionnement des désignations est expliqué dans le bénéficiaire subrogé.
Comment une demande est traitée, et combien de temps cela prend
La demande. Vous transmettez à l'assureur une demande dans la forme qu'il exige. Certains assureurs acceptent les demandes électroniques, d'autres exigent un document signé, et d'autres encore exigent la signature de chaque titulaire lorsque la propriété est conjointe. Lorsqu'une société est titulaire du contrat, le pouvoir de signature doit correspondre à ce que l'assureur a au dossier, ce qui cause des délais quand une entreprise s'est réorganisée sans en informer son assureur.
La vérification. L'assureur confirme la valeur de rachat disponible, déduit ce qui est déjà dû et applique son maximum. Le chiffre peut différer de celui que vous espériez.
L'avance. Les fonds sont versés par virement ou par chèque. Le délai varie selon l'assureur et selon le contrat, et certains contrats accordent à l'assureur une période de traitement plus longue ou lui permettent de différer l'avance. Demandez les conditions du vôtre.
L'inscription. Le solde figure au contrat à compter de la date où l'assureur inscrit l'avance, et l'intérêt court à partir de la date que prévoit le contrat. Vérifiez cette date auprès de l'assureur.
Si vous avez besoin de l'argent pour une date de clôture, partez du délai réel de votre assureur, avec de la marge, et demandez combien de temps prennent actuellement des demandes comme la vôtre. Un mécanisme que vous n'avez jamais utilisé, à une vitesse que vous n'avez jamais vérifiée, n'est pas encore un plan de liquidités. Mieux vaut le savoir avant d'en avoir besoin qu'au moment où l'argent presse.
Les questions à régler par écrit avant de compter sur l'avance
- Comment le taux de l'avance est-il fixé, et comment et quand l'assureur peut-il le modifier?
- Une avance en cours change-t-elle la participation créditée à cette police, et où est-ce prévu?
- Quelle proportion de la valeur de rachat puis-je obtenir aujourd'hui, et y a-t-il une avance minimale?
- Quand l'intérêt est-il calculé, et quand l'intérêt impayé s'ajoute-t-il au solde?
- Quel est le CBR aujourd'hui, et quel montant déclareriez-vous comme revenu pour l'avance que j'envisage?
- Quel avis donnez-vous lorsque le solde approche la valeur de rachat, et de quel délai est-ce que je dispose alors pour agir?
- Une désignation de bénéficiaire ou une cession exige-t-elle le consentement de quelqu'un d'autre?
- Ce contrat peut-il être transformé en assurance libérée réduite si je cesse de payer les primes, et quel serait l'effet d'une avance en cours sur cette option?
- Si je cesse de verser les primes ou les dépôts, les participations ou les valeurs peuvent-elles payer la prime, et pendant combien de temps selon les hypothèses actuelles, qui ne sont pas garanties?
- Combien de temps prennent actuellement des demandes comme la mienne, et le contrat permet-il de différer l'avance?
Conservez les réponses avec la police. Chaque question a une réponse définie, et toutes peuvent être posées avant l'émission d'un contrat, pas seulement le jour où vous avez besoin d'argent. Si une réponse vous paraît floue, redemandez-la par écrit.
Pourquoi la conception à l'émission compte
Un contrat destiné à des avances soutenues est structuré différemment, dès l'émission, d'un contrat destiné uniquement à la protection, et une bonne partie de cette différence est fixée une fois le contrat en vigueur. C'est une question de conception, et non de rendement.
La structure de financement détermine la vitesse à laquelle la valeur accessible se constitue. Un contrat orienté vers la protection de base la constitue lentement. Un contrat conçu avec une part importante de dépôts additionnels peut la constituer plus vite, au prix d'un capital-décès initial plus faible pour la même mise de fonds. Les deux sont légitimes. Ils servent des objectifs différents, et un contrat bâti pour l'un décevra quiconque l'a acheté pour l'autre.
Après l'émission, les options sont plus étroites: des dépôts additionnels dans la marge que le contrat permet, ou un second contrat. Ni l'un ni l'autre ne défait la première décision. La conception se décide une fois, au départ. C'est la raison pratique d'être clair sur l'objectif avant de signer la proposition.
C'est aussi pourquoi comparer deux contrats sur la seule valeur de rachat vous apprend peu: celui qui paraît moins bon à l'année cinq peut mieux servir son objectif. Demandez à la personne qui vous propose le contrat d'expliquer la structure de financement et pourquoi elle convient à ce que vous attendez de la police.
Assurer le suivi du contrat
un versement, trois fonctions
Où va une prime d'assurance permanente
- 01Une part couvre le coût de l'assurance elle-même
- 02Une part couvre les frais et la taxe sur les primes
- 03Une part constitue la valeur contractuelle de la police
- 04La répartition n'est pas détaillée sur une illustration
- 05La prime de base suit les modalités du contrat
Le contrat se déroule sur des décennies, et les décisions ne s'arrêtent pas à l'émission.
- Les décisions de remboursement. Sans calendrier, rembourser est soit une décision délibérée, soit une décision prise par défaut.
- Les ajustements de financement. Il peut exister des options en deçà de mettre fin au contrat, comme l'assurance libérée réduite, mais elles se resserrent avec le temps. Demandez à l'assureur, par écrit, quelles sont les vôtres.
- Les autres professionnels. La fiscalité relève d'un comptable; la propriété et les bénéficiaires, d'un avocat (au Québec, d'un avocat ou d'un notaire).
- Une trace de ce qui a été décidé et pourquoi. Une décision prise à l'année trois, sans explication, ressemble à un oubli à l'année quinze.
Un contrat dont personne ne s'occupe peut rester en deçà de sa propre illustration. Le suivi demande surtout de la régularité: un peu de temps chaque année, au bon moment.
Malentendus courants, énoncés clairement
« L'avance est libre d'impôt. » La partie d'une avance égale ou inférieure au CBR n'est pas un revenu à sa réception, mais la partie qui le dépasse en est un. Même la partie non imposée réduit le CBR, de sorte qu'une avance, un rachat ou une déchéance ultérieurs peuvent produire un revenu. « Libre d'impôt » passe tout cela sous silence.
« La valeur de rachat continue de croître, donc l'avance ne coûte rien. » Lorsqu'une avance en cours ne change pas la participation, le crédit se poursuit sur la valeur de rachat entière. L'avance coûte quand même de l'intérêt, et savoir lequel des deux l'emporte une année donnée dépend de chiffres qui ne sont garantis dans aucun sens.
« Je pourrai toujours rembourser plus tard. » Vrai en ce sens qu'aucun calendrier n'oblige au remboursement, et trompeur en ce sens que plus tard est le moment où le solde est le plus élevé.
« Cela ne touche pas ma protection. » L'avance réduit le capital-décès tant qu'elle est en cours. C'est un effet direct sur la protection.
« Tout contrat de vie entière est conçu pour les avances. » L'utilité d'un contrat pour les avances dépend de décisions de financement prises à l'émission, et ces décisions sont difficiles à revoir plus tard sans frais.
Peut-on emprunter sur une police d'assurance vie temporaire?
Non. Une police d'assurance vie temporaire n'a aucune valeur de rachat. C'est une protection pure pour une période définie, et la prime paie cette protection. Il n'y a rien d'accumulé contre quoi consentir une avance, et rien à racheter. La prime d'une assurance temporaire est le prix de la protection, et rien d'autre.
Quelqu'un qui a payé des primes d'assurance temporaire pendant quinze ans présume raisonnablement que quelque chose s'est constitué. Rien ne s'est constitué, et la police a fait exactement ce pour quoi elle avait été achetée. Elle a protégé la famille pendant la période prévue, ce qui était sa raison d'être.
Une police temporaire transformable peut devenir permanente sans nouvelle preuve médicale, à l'intérieur de la période de transformation que prévoit le contrat, et un contrat permanent peut accumuler de la valeur avec le temps. C'est une décision de transformation, non d'emprunt, et la période peut se refermer des années avant la fin de la durée. Le contrat permanent qui en résulte est décrit dans l'assurance vie entière au Canada.
La vie universelle accumule une valeur dans un compte, et ses dispositions d'avance peuvent différer de celles d'un contrat avec participation. Demandez à l'assureur plutôt que de présumer que la mécanique se transpose.
Pourquoi on emprunte, et comment l'avance se compare aux autres formes de crédit
Une avance sur contrat est une option parmi d'autres, et elle n'est pas automatiquement la moins chère.
- Une marge de crédit garantie par une résidence peut coûter moins cher. Elle exige une valeur nette suffisante dans la propriété et l'approbation d'un prêteur, et elle place la résidence derrière la dette.
- Un prêt personnel ou une marge non garantis peuvent coûter plus cher, exigent une approbation, et ne mettent rien en jeu au-delà de la dette elle-même.
- Vendre un placement peut rendre un gain imposable et retire l'actif. Lorsque le gain est faible, ce peut être la voie la moins chère.
- Des liquidités réservées à cette fin sont la réponse que personne ne veut entendre, et la bonne pour de véritables urgences.
Ce qu'offre une avance, c'est l'absence de demande de crédit et d'enquête de crédit, et un moment qui vous appartient dans le cadre du contrat. Ce qu'elle coûte, c'est de l'intérêt, un capital-décès réduit tant qu'elle est en cours, et une conséquence fiscale possible. Comparez-la avec ce que vous feriez réellement autrement, au taux que vous paieriez réellement. Ne la comparez ni avec un pire cas choisi pour flatter le contrat, ni avec un cas idéal choisi pour le condamner.
Les raisons pour lesquelles on emprunte, et celles qui tiennent:
- Une urgence, où la rapidité compte et où aucune approbation n'est possible: c'est le cas le plus solide.
- Consolider une dette à taux plus élevé, lorsque l'arithmétique le justifie vraiment. Vérifiez-le; le taux de l'avance n'est pas toujours plus bas.
- Une dépense planifiée que vous financeriez autrement par du crédit commercial, lorsque vous rembourserez vraiment.
- Compléter un revenu, avec prudence: des avances répétées sans remboursement s'accumulent contre une valeur qui croît à son propre rythme, et les deux courbes peuvent se rejoindre.
- Parce que c'est disponible. Ce n'est pas une raison: l'absence d'approbation supprime une friction qui existe pour une bonne raison.
Deux dépenses planifiées sont examinées voie par voie dans payer une rénovation et dans une facture d'impôt en avril, chacune nommant les conditions dans lesquelles une avance est la mauvaise voie.
Quand une avance sur contrat est le mauvais outil
Lorsque l'argent est nécessaire de façon permanente. S'il n'y a aucune perspective réaliste de remboursement, un retrait ou une autre structure peut être plus honnête. Une avance suppose un remboursement; sans lui, elle ne fait que repousser la question.
Lorsque le contrat est jeune. La valeur est limitée au début, et y puiser tôt ajoute de l'intérêt à des coûts déjà plus lourds pendant ces années.
Lorsque les liquidités sont déjà tendues. Une avance ne crée pas de revenu; ce qui manque aujourd'hui manquera encore au moment de rembourser, avec l'intérêt en plus.
Lorsque le besoin dépasse la valeur disponible. L'avance est plafonnée, et un plan bâti autour d'elle échouera au moment où cela compte.
Lorsqu'une autre source d'argent est réellement moins chère, comme une marge déjà en place à un taux plus bas. Qu'une caractéristique existe n'est pas une raison de l'utiliser avant une meilleure solution.
Lorsque personne n'a confirmé les conditions du contrat: le mode de fixation du taux, tout effet sur les participations, le maximum, les conditions d'avis et la position du bénéficiaire. Un plan bâti sur des présomptions à l'égard de l'un ou l'autre est un plan bâti sur le contrat de quelqu'un d'autre.
À quoi sert le mécanisme
Une avance sur contrat vous permet d'utiliser de l'argent prêté par l'assureur pendant que la valeur de rachat demeure dans le contrat à titre de garantie. Utilisée délibérément et remboursée, elle reconstitue la capacité. Utilisée à la légère et laissée impayée, elle épuise le contrat pendant que l'intérêt s'accumule contre la valeur qui la garantit. Le mécanisme est neutre. Tout dépend de l'usage qu'on en fait. La discipline ne l'est pas.
Ce cabinet appelle le résultat qu'il vise la Souveraineté Financière Infinie™, une marque déposée de José Salloum: une protection permanente en place, un accès à du capital selon des conditions contractuelles que vous avez lues et comprises, et une trace claire de qui doit quoi à qui. Elle ne convient pas à tout le monde, et la description de l'approche indique clairement à qui elle ne convient pas.
La question de savoir s'il faut recourir à une avance est distincte de celle de son fonctionnement. La solution de rechange honnête peut simplement consister à puiser dans l'épargne, et cette comparaison est exposée dans la question de la comparaison.
L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance, et non un placement. La disposition d'avance est une caractéristique du contrat: utile dans des circonstances définies, coûteuse dans d'autres, et elle ne remplace pas le fait d'avoir de l'argent de côté au départ.
Rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.
Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.
Ce formulaire est acheminé au Centre canadien de création de patrimoine inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par le Centre canadien de création de patrimoine inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.
Questions fréquentes
Une avance sur contrat, est-ce emprunter mon propre argent?
Suis-je obligé de rembourser une avance sur contrat?
Une avance sur contrat est-elle imposable au Canada?
En combien de temps puis-je recevoir l'argent?
Qu'est-ce que la reconnaissance directe et non directe?
Combien puis-je obtenir en avance sur ma police?
Quel est le taux d'intérêt d'une avance sur contrat?
Qui fixe les conditions d'une avance sur contrat?
Y a-t-il une enquête de crédit pour obtenir une avance?
Que se passe-t-il si je ne rembourse jamais?
Puis-je prendre plus d'une avance sur ma police?
Mes participations peuvent-elles couvrir l'intérêt de l'avance?
Une avance sur contrat peut-elle servir à n'importe quoi?
Si je rembourse une avance, est-ce que je récupère l'impôt?
Comment une avance se compare-t-elle aux autres façons d'emprunter?
Qu'est-ce qu'une avance sur contrat dans le contexte de The Infinite Banking Concept®?
Quelles polices permettent d'obtenir une avance?
Un prêt d'une banque garanti par ma police est-il la même chose qu'une avance sur contrat?
Comment accéder à la valeur de rachat d'une police d'assurance vie?
Puis-je retirer de l'argent d'une police d'assurance vie?
Une avance sur contrat peut-elle servir à rembourser des dettes?
Que faut-il vérifier avant d'emprunter sur ma police?
Les intérêts d'une avance sur contrat sont-ils déductibles au Canada?
Assuris protège-t-elle une police qui porte une avance?
Puis-je utiliser une avance pour payer mes primes?
Sources
- Loi de l'impôt sur le revenu, paragraphe 148(9), Lois du Canada (Justice), vérifié le 2026-08-21
- Règlement de l'impôt sur le revenu, article 306, Lois du Canada (Justice), vérifié le 2026-08-21
- Loi de l'impôt sur le revenu, L.R.C. 1985, ch. 1 (5e suppl.), paragraphes 148(1), 148(4) et 148(9) (définitions de coût de base rajusté, disposition, alinéas b) et f), avance sur police, produit de disposition) et alinéa 60s), Lois du Canada (Justice), à jour au 21 juillet 2026, selon la lecture consignée sur ce site, vérifié le 2026-09-16
- Loi de l'impôt sur le revenu, paragraphe 89(1), définition de compte de dividendes en capital, alinéa d), Lois du Canada (Justice), vérifié le 2026-08-21
- Loi de l'impôt sur le revenu, alinéa 20(1)c), déductibilité des intérêts, Lois du Canada (Justice), selon la lecture consignée sur ce site (l'exclusion visant l'argent emprunté pour acquérir une police d'assurance vie est énoncée en mots; le texte était inaccessible le 28 septembre 2026), vérifié le 2026-09-14
- Agence du revenu du Canada, formulaire T2210, Attestation de l'intérêt sur une avance sur police par l'assureur, modifié le 22 décembre 2010, vérifié le 2026-09-28
- Agence du revenu du Canada, Ligne 8710, Intérêts et frais bancaires (attestation T2210 avant le 16 juin), modifiée le 5 juin 2025, vérifié le 2026-09-28
- Agence du revenu du Canada, Ligne 22100, Frais financiers et frais d'intérêt (formulaire T2210), version anglaise modifiée le 20 janvier 2026, vérifié le 2026-09-28
- Agence du revenu du Canada, interprétation technique 2016-0658641E5, intérêts sur une avance sur police, 31 mai 2017, vérifié le 2026-09-23
- Agence du revenu du Canada, formulaire T2054, Choix relatif à un dividende en capital en vertu du paragraphe 83(2), modifié le 24 mars 2025, vérifié le 2026-09-27
- Revenu Québec, formulaire TP-163.1, Intérêts payés relativement à une avance consentie sur une police d'assurance vie, mis à jour le 28 janvier 2026, vérifié le 2026-09-28
- Code civil du Québec, art. 2434, 2449 et 2459, LégisQuébec, vérifié le 2026-09-27
- Assuris, protection vie entière: jusqu'à 1 000 000 $ ou 90 % du capital-décès et jusqu'à 100 000 $ ou 90 % de la valeur de rachat, selon le plus élevé, calculée sur les valeurs nettes après les avances sur contrat, vérifié le 2026-09-28
- Assuris, page d'accueil: toute société d'assurance vie et maladie autorisée au Canada doit en être membre, vérifié le 2026-09-27
Dernière révision: 2026-09-28. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.
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