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Le bénéficiaire subrogé

MIS À JOUR

Le bénéficiaire subrogé est la personne ou l'organisme que vous désignez pour recevoir le capital-décès d'une assurance vie si le bénéficiaire principal ne le peut pas, le plus souvent parce qu'il est décédé avant la personne assurée. Sans subrogé ni principal survivant, l'argent est habituellement versé au titulaire ou à sa succession, avec le délai, l'exposition aux créanciers et, dans certaines provinces, les frais d'homologation qui s'y rattachent. Au Québec, le divorce rend caduque la désignation de l'ex-conjoint.

Le bénéficiaire subrogé est la personne ou l'organisme que vous désignez pour recevoir le capital-décès d'une police d'assurance vie si votre bénéficiaire principal ne peut pas le recevoir. Le plus souvent, c'est parce que le principal est décédé avant la personne assurée. Laissez cette ligne en blanc et, si personne d'autre au formulaire ne peut recevoir, l'argent est habituellement versé au titulaire de la police ou à sa succession, où il peut attendre le règlement, se retrouver exposé aux créanciers de la succession et, dans certaines provinces, entraîner des frais d'homologation. Au Québec, les règles sur le conjoint diffèrent en outre de celles du reste du Canada: le divorce rend caduque la désignation de l'ex-conjoint, et le conjoint désigné dans un écrit autre qu'un testament est irrévocable, à moins de stipulation contraire.

Vérifier ce que disent vos propres polices ne coûte rien et n'exige aucun achat. Voici comment fonctionne la deuxième ligne du formulaire, et en quoi le Québec diffère.

Qu'est-ce qu'un bénéficiaire subrogé?

C'est une relève, inscrite dans la même désignation que le bénéficiaire principal. Le principal passe en premier. Le subrogé se tient derrière lui et ne reçoit l'argent, ou la part que le libellé lui attribue, que si le principal ne le peut pas. Tant que le principal est vivant et en mesure de recevoir, le subrogé n'a aucun droit sur la somme et aucun mot à dire. Autrement dit, le subrogé ne partage rien avec le principal: il le remplace, et seulement pour la part qui ne peut pas être versée à ce dernier.

Les formulaires emploient plusieurs noms pour ce même rôle. Au Québec, on lit souvent bénéficiaire subrogé ou bénéficiaire subsidiaire; en anglais, contingent, secondary ou alternate beneficiary. Ne confondez aucun de ces termes avec le titulaire subrogé: dans le Code civil du Québec, c'est la personne qui devient titulaire de la police si le titulaire décède avant la personne assurée. C'est un autre rôle, expliqué plus bas.

Un cas en deux lignes montre pourquoi la deuxième ligne existe. Vous êtes titulaire d'une police sur votre propre vie, et vous désignez votre conjoint comme bénéficiaire principal et votre fille adulte comme bénéficiaire subrogée. Si votre conjoint vous survit, il reçoit le capital-décès et votre fille ne reçoit rien de cette police. Si votre conjoint est décédé avant vous, l'assureur paie votre fille. Si la ligne du subrogé était restée vide et que votre conjoint était décédé avant vous, il n'y aurait eu personne à payer au formulaire.

Vous avez déjà une police? Commencez par y vérifier cinq éléments: qui en est le titulaire, qui est la personne assurée, qui est désigné comme principal et comme subrogé, la part de chacun, et si une désignation est révocable ou irrévocable. Vous n'avez besoin ni d'une nouvelle police ni de l'avis de qui que ce soit pour demander ces renseignements à votre assureur. Une lettre ou un appel suffit, et la réponse écrite vous servira de point de départ pour tout le reste de ce guide.

Comment fonctionne un bénéficiaire subrogé?

La désignation se trouve au dossier de l'assureur, non dans votre testament. Au décès de la personne assurée, l'assureur lit son propre dossier et paie les personnes qu'il désigne, dans l'ordre et selon les parts qui y figurent. C'est pourquoi ce dossier compte davantage que le souvenir de ce qu'on a signé. Un formulaire rempli il y a vingt ans, puis oublié dans un tiroir, continue de parler à votre place tant que personne ne l'a remplacé.

L'assureur parcourt le dossier dans un ordre simple:

  1. Les bénéficiaires principaux d'abord, chacun selon sa part. Si vous désignez vos deux enfants comme principaux à 50 % chacun, chacun a droit à la moitié.
  2. La part d'un principal qui ne peut pas recevoir va là où le libellé et les règles de la province l'envoient. Selon le formulaire, ce peut être le principal survivant ou le subrogé désigné pour cette part.
  3. Les bénéficiaires subrogés ensuite, pour les parts qui leur reviennent, là encore selon leurs parts.
  4. Si aucune personne nommée ne peut recevoir, l'argent est habituellement payable au titulaire de la police. Quand le titulaire est aussi la personne décédée, cela veut dire sa succession.

Deux conséquences en découlent. Un subrogé ne partage pas l'argent avec un principal vivant. Et quand il y a plusieurs principaux, le principal survivant peut recevoir la part d'un principal décédé à la place du subrogé, selon le libellé au dossier. Demandez à l'assureur comment se lit votre propre désignation.

Au Québec, le Code civil inscrit cette logique de relève dans la désignation elle-même. La désignation de bénéficiaire est présumée faite sous la condition que le bénéficiaire existe à l'époque où la somme assurée devient exigible (art. 2447). Un principal décédé avant la personne assurée sort donc du jeu, et le dossier passe à la personne suivante.

Qui peut modifier une désignation dépend de la propriété de la police, ce qui est exposé dans ce qu'est un titulaire de police. L'Autorité des marchés financiers décrit les trois rôles en mots simples: le titulaire est la personne qui a acheté l'assurance et paie la prime, l'assuré est la personne dont le décès est nécessaire pour que le montant d'assurance soit versé, et le bénéficiaire est la personne désignée au contrat pour le recevoir (AMF, 8 questions et réponses).

Qui vient après votre bénéficiaire principal? Bouton : Réserver une conversation.

Quand la désignation subrogée prend-elle effet?

Le cas le plus clair est celui d'un bénéficiaire principal décédé avant la personne assurée. Les autres situations existent bel et bien, mais leur résultat dépend du contrat et de la province: voyez chacune comme une question à poser à l'assureur, et non comme un interrupteur automatique.

Situation Ce qui se passe habituellement Qui le confirme
Le principal est décédé avant la personne assurée Sa part va là où le libellé l'envoie: au principal survivant ou au subrogé L'assureur, à partir du dossier
Le principal et la personne assurée décèdent dans le même événement Au Québec, l'assuré est réputé avoir survécu au bénéficiaire (art. 2448); le dossier passe donc à la personne nommée suivante. Ailleurs, les règles provinciales de survie s'appliquent L'assureur; un notaire ou un avocat
Le principal refuse l'argent Dépend de la province, de la forme du refus et du libellé; ne présumez pas que le subrogé est le suivant Un notaire ou un avocat
Le principal est introuvable L'assureur doit établir qui a légalement droit à la somme avant de payer qui que ce soit, plutôt que de simplement payer le subrogé L'assureur; un avocat
Un organisme nommé n'existe plus sous ce nom La désignation de cet organisme peut échouer, avec le même résultat que s'il n'avait pas été nommé L'assureur; l'organisme qui lui a succédé

Le décès simultané mérite qu'on s'y arrête. Quand un couple décède dans le même accident et qu'on ne peut pas établir qui est mort le premier, la loi doit choisir un ordre. Au Québec, le Code civil répute l'assuré avoir survécu au bénéficiaire, aux fins de l'assurance (art. 2448). La désignation du conjoint tombe donc, et un subrogé qui a survécu reçoit l'argent. Le même article prévoit une exception: lorsque l'assuré décède sans testament et ne laisse aucun héritier au degré successible, c'est le bénéficiaire qui est réputé avoir survécu. Les provinces de common law ont leurs propres règles de survie, qu'un avocat de votre province peut appliquer à votre situation. Dans toutes les provinces, c'est un subrogé nommé qui donne à l'argent une destination que vous avez choisie.

Un bénéficiaire introuvable n'est pas un bénéficiaire décédé. Établir qui a droit à la somme prend du temps, et l'assureur ne peut pas simplement passer à la ligne suivante parce qu'il ne trouve personne. Gardez avec vos documents d'assurance le nom complet et les coordonnées de chacun de vos bénéficiaires, et mettez-les à jour quand quelqu'un déménage.

En quoi le bénéficiaire subrogé diffère-t-il du principal?

lire une illustration comme deux documents

Ce qui est garanti, et ce qui ne l'est pas

  1. 01Valeur de rachatGaranti: Inscrite au contrat à l'émission. Non garanti: Les totaux projetés, qui supposent le maintien du barème.
  2. 02Capital-décèsGaranti: Garanti, sous réserve des termes du contrat. Non garanti: Ce que les participations déclarées y ajoutent.
  3. 03La décision annuelleGaranti: La prime nivelée, fixée par le contrat. Non garanti: Les participations, déclarées annuellement et jamais garanties.
Les colonnes garanties sont contractuelles. Le reste d'une illustration repose sur un barème que l'assureur déclare une année à la fois.

Le principal passe en premier pour sa part. Le subrogé attend derrière et ne reçoit que ce que le libellé lui transmet. Les deux peuvent être plusieurs personnes, et chaque groupe peut être partagé en parts énoncées.

Rôle Ce qu'il reçoit Quand Le titulaire peut-il le changer seul?
Bénéficiaire principal La part que la désignation lui donne Au décès de la personne assurée, s'il peut recevoir Oui si révocable; non si irrévocable
Bénéficiaire subrogé La part que le libellé lui transmet Seulement quand la part du principal ne peut pas lui être versée Oui si révocable; non si irrévocable
Titulaire subrogé La propriété de la police elle-même, non le capital-décès Quand le titulaire décède avant la personne assurée Au Québec, oui: le Code civil la rend toujours révocable (art. 2449)

La dernière ligne est celle qu'on oublie. Le Code civil du Québec permet au titulaire d'une police d'assurance individuelle qui porte sur la tête d'un tiers de désigner un titulaire subrogé qui le remplacera à son décès, et même plusieurs, dans un ordre qu'il détermine (art. 2445). Si vous êtes titulaire d'une police sur la vie de votre enfant, votre décès ne déclenche aucun capital-décès, parce que votre enfant est la personne assurée. Ce qui change de mains, c'est la police. Sans titulaire subrogé nommé, la police peut passer par votre succession comme n'importe quel autre bien. Hors du Québec, demandez à l'assureur comment son formulaire nomme ce rôle et comment le désigner.

Un testament peut-il l'emporter sur une désignation de bénéficiaire?

Habituellement non, mais cela peut arriver. La voie ordinaire est la désignation sur le formulaire de l'assureur. Un testament peut toutefois contenir une désignation ou une révocation, et c'est là que les surprises surviennent. Le Code civil prévoit d'ailleurs que la désignation se fait dans la police ou dans un autre écrit, qu'il ait ou non la forme d'un testament (art. 2446).

Au Québec, le Code civil fixe l'ordre avec précision. La désignation ou la révocation contenue dans un testament ne vaut pas à l'encontre d'une désignation ou d'une révocation postérieure à la signature du testament. Elle ne vaut pas non plus à l'encontre d'une désignation antérieure, à moins que le testament ne mentionne la police d'assurance en cause ou que l'intention du testateur à cet égard ne soit évidente (art. 2450). Une désignation contenue dans un testament nul pour vice de forme n'est pas nulle pour autant, mais elle l'est si le testament est révoqué (même article). Et toute désignation n'est opposable à l'assureur qu'à compter du jour où il la reçoit (art. 2452).

Les provinces de common law permettent aussi une désignation par testament, généralement lorsque le testament identifie le contrat ou décrit l'assurance, et leurs lois sur les assurances fixent leur propre ordre de priorité entre un testament et un formulaire antérieur ou postérieur. Le détail varie d'une province à l'autre; un avocat de votre province devrait lire les deux documents ensemble. Le simple souhait exprimé dans un testament, sans mention de la police ni intention claire, ne suffit généralement pas à déplacer une désignation déjà déposée chez l'assureur.

La règle pratique est la même partout: faites en sorte que votre testament et le dossier de l'assureur disent la même chose. S'ils divergent, déposez une nouvelle désignation chez l'assureur et demandez une confirmation écrite de ce qu'il détient désormais.

Que se passe-t-il s'il n'y a pas de bénéficiaire subrogé?

Si le principal peut recevoir, rien: la ligne du subrogé ne joue jamais. Le risque apparaît quand le principal est décédé avant la personne assurée, ou en même temps qu'elle, et que personne d'autre au formulaire ne peut recevoir. L'argent devient alors habituellement payable au titulaire et, si le titulaire est la personne décédée, à sa succession. Le gouvernement du Québec l'explique simplement: s'il n'y a pas d'autre bénéficiaire désigné, l'assurance vie est considérée comme sans bénéficiaire et fait partie de la succession. C'est exactement le résultat que la deuxième ligne du formulaire permet d'éviter, et c'est pourquoi elle mérite autant d'attention que la première.

Quatre choses changent une fois l'argent dans la succession.

Il suit le testament, ou les règles de la succession sans testament. Les personnes qui le reçoivent ne sont peut-être pas celles que vous auriez choisies pour cet argent, et elles le reçoivent en même temps que le reste des biens, selon le partage prévu pour l'ensemble.

Il peut être saisi par les créanciers de la succession. Au Québec, la somme assurée payable à un bénéficiaire ne fait pas partie de la succession de l'assuré (art. 2455), alors que l'assurance payable à la succession en fait partie (art. 2456). Dans les provinces de common law aussi, l'assurance payable à un bénéficiaire désigné demeure généralement hors de la succession. Un bénéficiaire désigné n'est pas la promesse qu'aucun créancier ne pourra jamais réclamer, car la protection dépend de la province, du bénéficiaire et des faits; mais l'argent qui entre dans la succession est clairement exposé à ses dettes.

Il peut attendre. Au Québec, le Code civil oblige l'assureur à payer dans les 30 jours de la réception de la preuve requise (art. 2436), et l'AMF donne le même délai: l'assureur doit verser le montant d'assurance « dans les 30 jours suivant la réception des pièces justificatives ». Le délai court quand l'assureur a les documents qu'il demande, y compris la preuve de qui y a droit. Un bénéficiaire désigné peut habituellement la fournir rapidement. Une succession doit d'abord avoir un liquidateur qui a le pouvoir d'agir, et parfois franchir une étape judiciaire, avant que quiconque puisse réclamer.

Des frais d'homologation, là où la province en impose. Plusieurs provinces de common law perçoivent des frais ou un impôt calculé sur la valeur d'une succession homologuée, et l'assurance versée à la succession s'ajoute à cette valeur. Au Québec, la question à poser est plutôt de savoir si le testament lui-même doit être vérifié, une étape que certains testaments exigent: selon le gouvernement du Québec, le testament olographe et le testament devant témoins doivent être vérifiés après le décès, alors que le testament notarié, qui est un acte authentique, n'a pas à l'être.

Rien de cela ne rend mauvaise, dans tous les cas, la désignation de la succession; cela en fait une décision à prendre délibérément.

Le capital-décès est-il imposé s'il est versé à la succession?

un versement, trois fonctions

Où va une prime d'assurance permanente

  1. 01Une part couvre le coût de l'assurance elle-même
  2. 02Une part couvre les frais et la taxe sur les primes
  3. 03Une part constitue la valeur contractuelle de la police
  4. 04La répartition n'est pas détaillée sur une illustration
  5. 05La prime de base suit les modalités du contrat
Une prime permanente n'est pas un frais unique, et les illustrations n'en détaillent généralement pas les parts.

L'impôt sur le revenu ne fait pas la différence entre une personne désignée et la succession. Selon les règles de la Loi de l'impôt sur le revenu sur les polices d'assurance vie (article 148), un paiement fait aux termes d'une police exonérée par suite du décès de la personne assurée n'est pas traité comme une disposition imposable de la police. C'est vrai que le paiement aille à une personne désignée ou à la succession.

Trois réserves gardent cette réponse honnête. D'abord, elle vise une police exonérée, un statut fiscal fixé par la Loi de l'impôt sur le revenu et son règlement, que l'assureur peut confirmer pour votre contrat. Ensuite, les intérêts qu'un assureur ajoute à un capital-décès versé en retard peuvent être déclarés comme revenu, et le revenu propre de la succession est imposé selon ses propres règles. Enfin, une police dont le titulaire est une société soulève d'autres questions, dont le compte de dividendes en capital (CDC), qui relèvent d'un comptable. Les résidents du Québec produisent aussi une déclaration auprès de Revenu Québec: faites confirmer par votre comptable le traitement dans les deux déclarations. Autrement dit, ce n'est pas l'impôt sur le revenu qui distingue les deux voies: ce sont surtout le délai, les créanciers et, selon la province, les frais d'homologation.

Le portrait d'ensemble se trouve dans l'assurance vie est-elle imposable au Canada.

En quoi les règles du Québec diffèrent-elles?

Le Québec encadre l'assurance vie par le Code civil du Québec, alors que les autres provinces le font par leurs lois sur les assurances. Sur bien des points, les deux régimes arrivent à des résultats semblables. Pas sur le conjoint: un résident du Québec qui se fie à une documentation écrite pour l'Ontario se fie aux mauvaises règles. Les articles du Code sont publiés sur LégisQuébec; le portrait d'ensemble se trouve dans le Code civil et le contrat d'assurance vie.

Règle Québec (Code civil du Québec) Provinces de common law
Conjoint marié ou uni civilement désigné bénéficiaire Irrévocable si la désignation est faite dans un écrit autre qu'un testament, à moins de stipulation contraire (art. 2449) Révocable, à moins d'être expressément rendue irrévocable
Toute autre personne désignée Révocable, sauf stipulation contraire dans la police ou dans un écrit distinct autre qu'un testament (art. 2449) Révocable, à moins d'être expressément rendue irrévocable
Conjoint de fait Non visé par la règle du conjoint; révocable par défaut Révocable par défaut
Divorce, ou dissolution de l'union civile Toute désignation de ce conjoint devient caduque (art. 2459) Ne présumez pas qu'il change quoi que ce soit; le dossier demeure généralement jusqu'à ce qu'il soit remplacé
Séparation de corps Ne porte pas atteinte aux droits du conjoint, sauf si le tribunal les déclare révocables ou caducs (art. 2459) Sans objet
Bénéficiaire décédé en même temps que l'assuré L'assuré est réputé avoir survécu au bénéficiaire, sous une exception (art. 2448) Règles provinciales de survie
Part d'un bénéficiaire prédécédé La représentation successorale ne joue pas; les règles sur l'accroissement au profit des légataires particuliers s'appliquent entre cobénéficiaires (art. 2456) La loi sur les assurances et le libellé du contrat décident
Moment où un changement lie l'assureur À compter du jour où l'assureur le reçoit (art. 2451 et 2452) Demandez-le à l'assureur et confirmez-le selon la loi de votre province

La règle du conjoint est celle qui surprend. Au Québec, la désignation, par le titulaire de la police ou l'adhérent, de la personne à laquelle il est marié ou uni civilement à titre de bénéficiaire, dans un écrit autre qu'un testament, est irrévocable, à moins de stipulation contraire (art. 2449). Bien des titulaires québécois qui ont nommé leur conjoint sur un formulaire ordinaire détiennent donc une désignation irrévocable sans le savoir. Ils le découvrent souvent le jour où ils veulent changer de bénéficiaire ou obtenir une avance, et que l'assureur leur demande la signature du conjoint. Toute autre désignation est révocable par défaut, et la désignation d'un titulaire subrogé est toujours révocable. Lorsqu'elle peut être faite, la révocation doit résulter d'un écrit, sans avoir à être expresse (même article).

Le conjoint de fait n'est pas visé. La règle s'attache au mariage et à l'union civile, non à la vie commune, si longue soit-elle. Un conjoint de fait nommé au formulaire détient une désignation révocable, à moins que le formulaire ne dise le contraire. La même distinction traverse le patrimoine familial, comme l'expose le patrimoine familial et la désignation de bénéficiaire.

Le divorce met fin à la désignation du conjoint. Le divorce ou la nullité du mariage et la dissolution ou la nullité de l'union civile rendent caduque toute désignation du conjoint à titre de bénéficiaire ou de titulaire subrogé (art. 2459). Personne n'a à déposer quoi que ce soit pour que cela se produise. La séparation de corps est différente: elle ne porte pas atteinte aux droits du conjoint, bien que le tribunal puisse, au moment où il la prononce, les déclarer révocables ou caducs (même article). Après un divorce au Québec, la deuxième ligne du formulaire devient urgente, parce que la première est peut-être maintenant vide. L'AMF le rappelle aussi: le conjoint bénéficiaire irrévocable perd automatiquement ce statut au divorce. Notre page sur le divorce et la désignation que personne n'a changée en fait le tour. Si l'ex-conjoint était le seul bénéficiaire nommé et qu'aucun subrogé ne l'est, le capital-décès se dirige habituellement vers le titulaire ou sa succession tant qu'un nouveau bénéficiaire n'a pas été désigné.

Une désignation reste révocable tant que l'assureur ne l'a pas reçue. Toute désignation de bénéficiaire demeure révocable tant que l'assureur ne l'a pas reçue, quels que soient les termes employés (art. 2451), et les désignations ne sont opposables à l'assureur qu'à compter du jour où il les reçoit (art. 2452). L'assureur est libéré s'il paie de bonne foi, selon ces règles, la dernière personne connue qui y a droit. Un formulaire signé sur la table de la cuisine et jamais envoyé ne lie pas l'assureur, si clair soit-il. Envoyez-le, et demandez une confirmation écrite de la date de réception.

Certaines désignations mettent le contrat à l'abri de la saisie. Lorsque le bénéficiaire désigné est l'époux ou le conjoint uni civilement, un descendant ou un ascendant du titulaire, les droits conférés par le contrat sont insaisissables tant que le bénéficiaire n'a pas touché la somme assurée (art. 2457). Une désignation irrévocable apporte sa propre insaisissabilité, aussi longtemps qu'elle demeure irrévocable (art. 2458). Ces protections dépendent du lien et du statut de la désignation; un notaire devrait confirmer laquelle, s'il y en a une, s'applique à votre dossier. Le conjoint de fait ne figure pas dans la liste de l'article 2457.

Quand avez-vous vérifié la dernière fois? Bouton : Réserver une conversation.

Que change un bénéficiaire irrévocable pour le titulaire?

Désigner quelqu'un de façon irrévocable le protège et vous restreint. Tant qu'une désignation irrévocable subsiste, le titulaire a généralement besoin du consentement écrit de ce bénéficiaire pour changer la désignation. Il en va de même pour un rachat, une cession en garantie ou une avance sur contrat, parce que chacune de ces opérations réduirait ce à quoi le bénéficiaire a droit. L'Agence de la consommation en matière financière du Canada le résume simplement: il faut la permission écrite du bénéficiaire irrévocable avant de modifier les bénéficiaires (ACFC, assurance vie).

Cela compte si vous prévoyez utiliser la valeur d'une police permanente. Une avance sur contrat est une somme que l'assureur vous avance en prenant la valeur de la police en garantie. L'assureur fixe le taux d'intérêt et peut le modifier, et les intérêts lui sont payés. Tout solde encore dû au décès de la personne assurée est retranché avant le versement aux bénéficiaires. L'ACFC fait la même remarque: une avance non remboursée peut réduire la somme que recevra votre bénéficiaire. Lorsqu'un conjoint québécois est bénéficiaire irrévocable, l'assureur peut exiger sa signature avant de verser l'avance. Vérifiez comment chaque bénéficiaire est désigné avant de compter sur la valeur de la police. Si vous comptez sur cette valeur pour un projet précis, posez la question avant d'en avoir besoin, et non le jour où l'argent est attendu. Lisez aussi le fonctionnement réel d'une avance sur contrat pour la mécanique.

Une chose qu'une désignation irrévocable n'enlève pas: au Québec, le titulaire conserve le droit aux participations et aux autres avantages que lui confère le contrat, même si le bénéficiaire a été désigné irrévocablement, sauf si le contrat en dispose autrement (art. 2454).

Qu'arrive-t-il à la part d'un bénéficiaire qui décède avant l'assuré?

Bien des formulaires répondent à cette question en petits caractères, et bien des titulaires ne la lisent jamais. Quand un bénéficiaire décède avant la personne assurée, sa part doit aller quelque part. Le libellé au dossier et le droit de la province décident où.

Vous verrez peut-être l'expression per stirpes sur des formulaires ou des sites Web. C'est une expression du droit successoral des États-Unis, qui veut dire que la part d'un bénéficiaire prédécédé descend à ses propres enfants. Ne présumez pas qu'elle s'applique à une désignation d'assurance vie au Canada.

Au Québec, le Code civil précise que les règles sur la représentation successorale ne jouent pas en matière d'assurance. Ce sont plutôt celles sur l'accroissement au profit des légataires particuliers qui s'appliquent entre cobénéficiaires (art. 2456). Autrement dit, un petit-enfant ne prend pas la place de son parent décédé du seul fait que ce parent était nommé. Que la part passe aux autres bénéficiaires nommés dépend de la façon dont la désignation a été rédigée.

Dans les provinces de common law, la loi sur les assurances et le libellé du contrat décident du sort d'une part qui ne peut pas être versée. Demandez à l'assureur ce que son formulaire prévoit par défaut et quelles autres formules il accepte. Faites-vous montrer la phrase exacte, et non un résumé: c'est cette phrase qui décidera, le jour venu.

Exemple illustratif. Supposons que vous êtes titulaire d'une police sur votre propre vie dont le capital-décès est de 400 000 $ et que, sauf à la dernière ligne, aucune avance sur contrat n'est en cours. Vous désignez votre conjoint comme seul bénéficiaire principal, et vos deux enfants adultes comme bénéficiaires subrogés à 50 % chacun. Ce sont des nombres ronds pour montrer l'arithmétique, non les valeurs d'un contrat.

Ce qui s'est passé avant le décès de la personne assurée Qui reçoit quoi
Personne n'est décédé Votre conjoint reçoit 400 000 $
Votre conjoint est décédé Chaque enfant reçoit 50 %, soit 200 000 $
Votre conjoint et un enfant sont décédés L'enfant survivant reçoit 200 000 $ pour sa propre part; les autres 200 000 $ vont là où le libellé et les règles de la province les envoient, soit peut-être à l'enfant survivant, soit au titulaire ou à sa succession
Votre conjoint et les deux enfants sont décédés Personne de nommé ne peut recevoir; les 400 000 $ sont habituellement payables au titulaire ou à sa succession
Votre conjoint est décédé, et une avance sur contrat de 30 000 $ est en cours L'assureur retranche l'avance: 400 000 $ moins 30 000 $ laisse 370 000 $, et chaque enfant reçoit 185 000 $

Si vous voulez que les enfants de l'enfant décédé reçoivent ces 200 000 $, la troisième ligne montre pourquoi il faut le dire. Nommez les petits-enfants comme subrogés pour cette part, dans un libellé que l'assureur accepte, et demandez une confirmation écrite que son dossier se lit ainsi.

Qui devrait être votre bénéficiaire subrogé?

Règlement 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu

Le test d'exonération, et ce qu'il détermine

  1. La police est comparée à une police de référence théorique. Qu'est-ce que cela détermine?
  2. Elle accumule sans imposition annuelleLa police réussit.
  3. Elle est imposée chaque annéeLa police échoue.
La croissance dans une police canadienne est à imposition reportée tant que le contrat demeure exonéré, et ce test est ce qui le maintient exonéré.

Il n'y a pas de réponse unique. La question utile est de savoir à quoi l'argent doit servir si votre premier choix ne peut pas le recevoir.

Si votre principal est votre conjoint, le subrogé est souvent vos enfants, nommés un à un. Pour des enfants mineurs, voyez la section suivante.

Si l'assurance couvre une obligation précise, comme une convention de rachat entre associés ou une dette, le subrogé devrait refléter cette obligation, non un sentiment familial. L'entente qui crée l'obligation dit habituellement qui doit recevoir l'argent.

Si une personne à charge a des besoins particuliers, la nommer directement peut compromettre des prestations fondées sur le revenu. Une fiducie est habituellement l'outil, et c'est un travail juridique pour un notaire ou un avocat, non une question d'assurance.

Un organisme de bienfaisance est un choix légitime. Donnez son nom légal exact et son numéro d'enregistrement, et vérifiez-les de nouveau à chaque révision, car un organisme qui fusionne ou change de nom peut laisser derrière lui une désignation qui échoue. Un nom approximatif, même bien intentionné, oblige l'assureur à chercher qui vous vouliez vraiment aider.

Quatre questions aident, dans cet ordre:

  1. À quoi cet argent sert-il? Remplacer un revenu, payer un impôt, régler une dette, transmettre un héritage. Le but vous dit qui devrait le recevoir ensuite.
  2. Cette personne pourrait-elle le recevoir directement? L'âge, la capacité juridique et le droit à des prestations influent sur la réponse.
  3. La relation est-elle durable? Une désignation faite aujourd'hui peut jouer dans trente ans. Des relations qui semblent permanentes ne le sont parfois pas.
  4. Doit-elle être irrévocable? Seulement si quelque chose l'exige, comme une entente de séparation ou un jugement. Une désignation irrévocable restreint ce que vous pouvez faire de la police; ne la choisissez jamais à la légère.

Peut-on désigner un mineur comme bénéficiaire subrogé?

Oui, et cela demande de la planification. Un mineur ne peut pas donner à l'assureur une quittance valable; quelqu'un doit donc être légalement en mesure de recevoir l'argent et de l'administrer jusqu'à ce que l'enfant soit majeur. Si rien n'est prévu, l'argent peut être administré sous la surveillance du tribunal, puis remis en entier le jour où l'enfant atteint la majorité.

Au Québec, l'âge de la majorité est fixé à 18 ans (art. 153). Les père et mère, ou les parents, sont de plein droit les tuteurs de leur enfant mineur, ce qui comprend l'administration de son patrimoine (art. 192). Lorsque la valeur des biens dépasse 40 000 $, le Code civil oblige les parents à faire l'inventaire des biens, à fournir une sûreté, à rendre un compte annuel de leur gestion et à obtenir l'avis ou l'autorisation du conseil de tutelle ou du tribunal dans les cas que la loi prévoit (art. 209). Ce seuil est fixé par le Code, non par l'assureur. Il s'agit ici de la tutelle au mineur, que les parents exercent sans autre formalité tant que les biens ne dépassent pas ce seuil, sauf si le tribunal en décide autrement à la demande d'un intéressé. Une case de fiduciaire pensée pour un formulaire de common law peut ne pas fonctionner de la même façon au Québec; demandez à un notaire si une fiducie, ou un autre arrangement, convient mieux à votre but.

Dans les provinces de common law, les outils habituels sont un fiduciaire nommé au formulaire de l'assureur pour la part du mineur, ou une fiducie créée par testament ou séparément, le fiduciaire étant désigné bénéficiaire. L'âge de la majorité et les règles sur l'argent détenu pour un mineur relèvent des lois de chaque province; un avocat de votre province devrait concevoir l'arrangement. Il vous dira aussi ce qui se passe si le fiduciaire que vous avez nommé ne peut plus agir, et qui le remplace.

Partout, confirmez que l'assureur accepte le libellé avant de vous y fier. L'approche normalement retenue au lieu de nommer directement un mineur est exposée dans capital-décès et fiducie testamentaire.

Approche Ce qu'elle fait Qui la met en place
Nommer le mineur sans autre disposition Quelqu'un doit quand même être légalement en mesure de recevoir; l'argent peut être administré sous la surveillance du tribunal et remis en entier à la majorité Personne, et c'est là le problème
Au Québec, s'en remettre aux parents tuteurs Les parents administrent les biens, avec des formalités de plus au-delà de 40 000 $ (art. 209) La loi; un notaire peut conseiller
Fiduciaire nommé au formulaire de l'assureur (provinces de common law) Le fiduciaire reçoit et administre la part du mineur Vous, au formulaire de l'assureur
Fiducie testamentaire ou fiducie distincte La fiducie encadre le moment et l'usage Un notaire ou un avocat

Quand est-il sensé de désigner une fiducie ou sa succession?

Une fiducie comme bénéficiaire doit exister, ou être créée par le testament, et être nommée exactement comme elle a été constituée. La fiducie est le moyen d'encadrer le moment et l'usage de l'argent, puisqu'un bénéficiaire qui reçoit l'argent directement peut le dépenser comme il l'entend.

La succession comme bénéficiaire est parfois le bon choix, quand la succession elle-même aura besoin de liquidités pour des impôts ou des dettes. Le compromis est celui décrit plus haut: le délai, les créanciers de la succession et, dans certaines provinces, les frais d'homologation. Au Québec, l'assurance payable à la succession, ou aux ayants cause, héritiers, liquidateurs ou autres représentants légaux en des termes analogues, fait partie de la succession (art. 2456). Si vous choisissez la succession, choisissez-la délibérément, avec un notaire ou un avocat et un comptable, et non en laissant une ligne en blanc.

Quelles erreurs envoient l'argent là où vous ne le vouliez pas?

ce qu'un avenant achète réellement

L'avenant d'assurance supplémentaire libérée

  1. 01Un petit bloc d'assurance vie entière entièrement payé
  2. 02Acheté avec une participation déclarée ou un dépôt additionnel
  3. 03Il n'exige aucune prime supplémentaire une fois acquis
  4. 04Il s'ajoute à la valeur de rachat et au capital-décès
  5. 05L'avenant comporte un maximum fixé par le test d'exonération
Les participations servant à acheter ces additions sont déclarées annuellement à la discrétion de l'assureur et ne sont pas garanties.

Sept, et chacune se vérifie gratuitement.

  1. Un ex-conjoint encore nommé. Hors du Québec, ne comptez pas sur un divorce pour nettoyer le dossier; au Québec, la séparation de corps ne met pas fin à la désignation, sauf si le tribunal le déclare. Et une entente de séparation qui traite de la pension alimentaire ne change pas, à elle seule, ce que l'assureur détient au dossier.
  2. La ligne du subrogé laissée en blanc. L'erreur la moins coûteuse à corriger, et celle qui compte le plus après un décès, un divorce ou une séparation.
  3. Une description au lieu de noms. « Mes enfants » s'interprète selon le droit de la province, qui peut inclure ou exclure les enfants du conjoint, les enfants adoptés et les enfants nés après la signature, d'une façon que vous n'aviez pas voulue. Nommez chaque personne au complet.
  4. Un organisme de bienfaisance nommé imprécisément. Un nom légal erroné, un numéro d'enregistrement manquant, ou un organisme qui a fusionné depuis.
  5. Des parts qui ne totalisent pas 100. Énoncez, pour chaque groupe, des pourcentages qui totalisent 100, pour que personne n'ait à interpréter votre intention.
  6. L'oubli de l'assurance collective et de l'assurance crédit. L'assurance obtenue au travail et celle rattachée à un emprunt portent leurs propres désignations, que personne ne révise souvent.
  7. Croire que tous les régimes suivent ces règles. Un CELI, un REER ou un FERR, un régime de retraite et une assurance collective ont chacun leurs propres règles, formulaires et administrateurs. Vérifiez chacun séparément, car la loi qui le régit et son formulaire peuvent différer de ceux d'une police d'assurance vie individuelle.

Que ne peut pas faire une désignation?

Elle ne peut pas l'emporter sur une désignation irrévocable sans le consentement écrit du bénéficiaire ainsi désigné.

Elle ne peut pas faire échec à une obligation imposée par un jugement ou une entente, comme une entente de séparation qui exige le maintien d'une protection pour un ex-conjoint ou un enfant. Un nouveau formulaire déposé en violation de cette obligation peut être contesté.

Elle ne peut pas dicter l'usage de l'argent une fois versé. Le bénéficiaire reçoit la somme en pleine propriété et en dispose comme il l'entend, que vous ayez exprimé ou non un souhait à ce sujet. Là où le contrôle compte, c'est une question de fiducie, non de désignation.

Elle ne peut rien si personne ne réclame. L'assureur paie quand il apprend le décès et reçoit une réclamation. Dites à une personne de confiance que les polices existent, quels assureurs les ont émises et où se trouvent les documents.

Comment vérifier et mettre à jour vos désignations?

Prenez une heure, rassemblez toutes vos polices et parcourez cette liste avec chaque assureur. Demandez les réponses par écrit, et rangez-les avec votre testament pour que votre liquidateur les trouve sans chercher.

Élément à confirmer Pourquoi c'est important Qui répond
Le numéro de police et l'assureur ou l'administrateur du régime Il faut un dossier par contrat Vos documents; l'assureur
Le titulaire et, s'il y a lieu, le titulaire subrogé Seul le titulaire peut changer la désignation L'assureur
La personne assurée Le capital-décès est versé à son décès L'assureur
Chaque bénéficiaire principal et sa part Décide qui reçoit quoi en premier L'assureur
Chaque bénéficiaire subrogé, sa part et le libellé qui le fait jouer Décide où va une part qui ne peut pas être versée L'assureur
Révocable ou irrévocable, pour chaque nom Décide de qui il vous faut le consentement pour changer quoi que ce soit L'assureur; un notaire au Québec
Tout fiduciaire nommé pour un mineur Décide qui peut recevoir la part d'un enfant L'assureur; un notaire ou un avocat
La date à laquelle l'assureur a reçu la désignation actuelle Une désignation lie l'assureur à compter de sa réception L'assureur
Tout jugement ou toute entente qui exige une protection Peut limiter ce que vous pouvez changer Votre notaire ou votre avocat

Revoyez cette liste à chaque révision annuelle, et tout de suite après un mariage, une union civile, une nouvelle relation, une séparation, un divorce, une naissance, un décès ou un déménagement d'une province à l'autre. Chacun de ces événements peut changer qui devrait être nommé, et au Québec un divorce change le dossier à lui seul. L'assureur paie la personne nommée, non la personne voulue. L'assureur n'a aucun moyen de savoir que votre situation a changé si vous ne le lui dites pas.

Une désignation révocable se change normalement au moyen du seul formulaire de l'assureur. Une désignation irrévocable exige le consentement écrit du bénéficiaire, et une fiducie ou un jugement relève du travail juridique, non d'un formulaire.

Qui répond à quelle question?

Personne ne détient toutes les réponses. Posez chaque question à la personne qui en est responsable, par écrit si possible, et gardez toutes les réponses dans le même dossier:

Qui Ce qu'il peut vous dire
L'assureur ou l'administrateur du régime Qui est nommé, les parts, le statut révocable ou irrévocable, la date de réception, le formulaire de changement, le libellé pour un fiduciaire et les documents qu'exigera une réclamation
Un notaire au Québec, ou un avocat Le testament, les fiducies, les mineurs, les familles recomposées, les ententes de séparation, les jugements, et la façon dont les règles de votre province s'appliquent à votre libellé
Votre comptable Si la police est exonérée, une société titulaire, le compte de dividendes en capital (CDC), et l'impôt sur les intérêts ou sur le revenu de la succession
Le représentant autorisé qui sert la police La conception de la désignation, le titulaire subrogé, et l'opportunité qu'une désignation soit révocable ou non

Questions à poser à votre assureur: Qui est nommé à chaque police, et pour quelle part? Chaque désignation est-elle révocable ou irrévocable? À quelle date avez-vous reçu la désignation actuelle? Qu'arrive-t-il aujourd'hui à la part d'un bénéficiaire décédé? Quel formulaire permet de la changer, et acceptez-vous un fiduciaire pour un mineur?

Questions à poser à votre notaire ou à votre avocat: Mon testament et mes désignations concordent-ils? Comment la part d'un mineur devrait-elle être détenue? Une entente de séparation ou un jugement limite-t-il mes choix? Au Québec, lesquelles de mes désignations sont irrévocables, et une insaisissabilité s'applique-t-elle?

Questions à poser à votre comptable: Chaque police est-elle exonérée? Si la succession ou une société reçoit l'argent, quel impôt s'ensuit, y compris sur les intérêts?

Qui a besoin de plus qu'un formulaire?

Pour un titulaire dont la famille est simple et dont les désignations sont révocables, le formulaire de l'assureur suffit souvent. Obtenez de l'aide professionnelle avant de signer si l'une de ces situations vous concerne: une famille recomposée, une personne à charge qui a des besoins particuliers, une propriétaire ou un propriétaire d'entreprise lié par une convention de rachat ou titulaire d'une police par l'entremise d'une société, une séparation qui n'est pas encore réglée, une désignation dont vous savez maintenant qu'elle est irrévocable, ou un déménagement vers le Québec ou hors du Québec. Chacune de ces situations transforme un formulaire d'une page en décision juridique.

Si vous souhaitez de l'aide pour mettre les réponses de l'assureur côte à côte, apportez vos derniers relevés à une conversation. Tout ce qui se trouve ici est rédigé par José Salloum, habituellement rémunéré par commission d'un assureur lorsqu'une police est émise, comme l'indique le bas de chaque page. Revoir les désignations des polices que vous détenez déjà n'exige aucun achat. C'est l'une des vérifications les plus simples d'une planification successorale, et l'une des plus utiles pour ceux qui restent.

Pourquoi cela attend-il? Bouton : Réserver une conversation.

Ce texte est de l'information générale et ne constitue pas un conseil juridique ou fiscal. Les règles du Québec sont citées d'après le Code civil du Québec publié sur LégisQuébec; celles des autres provinces sont décrites en termes généraux, et un avocat de votre province peut les appliquer à votre contrat.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

Vous détenez un permis? Pour placer des affaires, adressez-vous directement au Centre canadien de création de patrimoine inc. Cette page s'adresse aux ménages.

En soumettant ce formulaire, vous consentez à ce que le Centre canadien de création de patrimoine inc. utilise les renseignements que vous fournissez pour répondre à votre demande et organiser votre rencontre, y compris par message texte au numéro que vous indiquez. Consultez notre politique de confidentialité.

Ce formulaire est acheminé au Centre canadien de création de patrimoine inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par le Centre canadien de création de patrimoine inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.

Questions fréquentes

Que veut dire bénéficiaire subrogé en assurance vie?

C'est un bénéficiaire de relève. Vous désignez d'abord un bénéficiaire principal; le bénéficiaire subrogé est la personne ou l'organisme qui reçoit le capital-décès, ou la part que le libellé lui attribue, si le principal ne peut pas le recevoir. La raison habituelle est que le principal est décédé avant la personne assurée. Tant que le principal est vivant et en mesure de recevoir, le subrogé n'a aucun droit sur la somme. Certains formulaires disent aussi bénéficiaire subsidiaire; en anglais, contingent beneficiary.

Que se passe-t-il si je ne désigne jamais de bénéficiaire subrogé?

Rien, tant que votre bénéficiaire principal survit à la personne assurée et peut recevoir l'argent. Le vide apparaît quand le principal décède avant elle, ou dans le même accident, et qu'aucun autre bénéficiaire ne survit. Le capital-décès est alors habituellement versé au titulaire ou, si le titulaire est la personne décédée, à sa succession. Il suit ensuite le testament ou les règles de la succession sans testament, attend le règlement et devient accessible aux créanciers de la succession. Demandez à votre assureur ce que prévoit votre contrat.

Sans bénéficiaire subrogé, ma succession reçoit-elle forcément tout?

Pas nécessairement. Si vous avez nommé deux bénéficiaires principaux et que l'un décède avant la personne assurée, le sort de sa part dépend du libellé au dossier et des règles de votre province; elle peut aller au principal survivant plutôt qu'à la succession. La succession devient la destination probable quand aucune personne nommée au formulaire ne peut recevoir. La réponse dépend donc des noms, de la façon dont les parts sont écrites et de la province. Demandez à l'assureur de vous dire, par écrit, où irait chaque part aujourd'hui.

Le capital-décès est-il imposé si ma succession le reçoit?

Le capital-décès ne devient pas un revenu imposable du seul fait que la succession le reçoit. Selon la Loi de l'impôt sur le revenu, un paiement fait aux termes d'une police exonérée par suite du décès de la personne assurée n'est pas traité comme une disposition imposable de la police, qu'il soit versé à une personne ou à la succession. Les vraies différences sont pratiques: le règlement de la succession, les créanciers, le délai et, dans certaines provinces, les frais d'homologation. Les intérêts ajoutés par l'assureur, une police non exonérée ou une société titulaire relèvent d'un comptable.

Mon testament l'emporte-t-il sur le bénéficiaire désigné à ma police?

Habituellement non, mais cela peut arriver. La désignation déposée chez l'assureur est la voie normale. Au Québec, une désignation faite par testament ne vaut pas à l'encontre d'une désignation postérieure, ni d'une désignation antérieure à moins que le testament ne mentionne la police ou que l'intention du testateur ne soit évidente (Code civil, art. 2450). Les provinces de common law permettent aussi une désignation par testament, avec leurs propres règles de priorité. Faites concorder votre testament et le dossier de l'assureur, et faites vérifier les deux par un notaire ou un avocat.

Le divorce retire-t-il mon ex-conjoint comme bénéficiaire?

Au Québec, oui: le divorce, la nullité du mariage ainsi que la dissolution ou la nullité de l'union civile rendent caduque toute désignation de ce conjoint, sans qu'aucun formulaire soit déposé (Code civil, art. 2459). La séparation de corps n'a pas cet effet, sauf si le tribunal le déclare. Ailleurs au Canada, ne présumez pas qu'un divorce change quoi que ce soit: la désignation au dossier de l'assureur demeure généralement jusqu'à ce que vous la remplaciez. Partout, nommez un subrogé après une séparation ou un divorce, pour que l'argent ait une destination choisie.

Que se passe-t-il si mon bénéficiaire et moi décédons en même temps?

Au Québec, lorsque l'assuré et le bénéficiaire décèdent en même temps ou dans des circonstances qui ne permettent pas d'établir l'ordre des décès, l'assuré est réputé, aux fins de l'assurance, avoir survécu au bénéficiaire (Code civil, art. 2448). La désignation principale tombe alors, et un subrogé qui survit reçoit l'argent. L'article prévoit une exception lorsque l'assuré décède sans testament et sans héritier au degré successible. Les provinces de common law ont leurs propres règles de survie; un avocat de votre province peut vous dire comment elles s'appliquent.

Puis-je désigner un enfant mineur comme bénéficiaire subrogé?

Oui, et cela demande un plan. Un mineur ne peut pas donner à l'assureur une quittance valable; quelqu'un doit donc recevoir et administrer l'argent jusqu'à sa majorité. Au Québec, les parents sont de plein droit les tuteurs de leur enfant mineur, et au-delà de 40 000 $ le Code civil impose l'inventaire, une sûreté, un compte annuel et l'intervention du conseil de tutelle (art. 192 et 209). Ailleurs, un fiduciaire nommé au formulaire ou une fiducie est l'outil habituel. Demandez à un notaire ou à un avocat quelle structure convient, et confirmez que l'assureur en accepte le libellé.

Puis-je désigner plus d'un bénéficiaire subrogé?

Oui. Vous pouvez nommer plusieurs subrogés et donner une part à chacun, et ces parts n'ont pas à reprendre le partage entre les principaux. Écrivez les parts en pourcentages qui totalisent 100, pour que personne n'ait à deviner votre intention. Décidez ensuite ce qui doit arriver si l'un des subrogés décède lui aussi avant la personne assurée, car la règle par défaut ne fera pas forcément descendre sa part à ses enfants. Si vous voulez que les enfants ou les petits-enfants la reçoivent, nommez-les pour cette part, dans un libellé que l'assureur accepte.

Que signifie per stirpes sur un formulaire de bénéficiaire?

Per stirpes est une expression du droit successoral des États-Unis: la part d'un bénéficiaire prédécédé descend à ses propres enfants. Ne présumez pas qu'elle s'applique à une désignation d'assurance vie au Canada. Au Québec, le Code civil précise que les règles sur la représentation successorale ne jouent pas en matière d'assurance (art. 2456); les petits-enfants ne prennent donc pas automatiquement la place d'un parent décédé. Dans les provinces de common law, la loi sur les assurances et le libellé du contrat décident. Pour que des petits-enfants reçoivent la part d'un enfant, nommez-les expressément.

Puis-je changer mon bénéficiaire subrogé?

Si la désignation est révocable, oui: vous signez le formulaire de changement de l'assureur, et le changement vaut à l'égard de l'assureur à compter du jour où il le reçoit. Une désignation irrévocable ne peut être changée qu'avec le consentement écrit de ce bénéficiaire. Au Québec, la désignation du conjoint marié ou uni civilement faite dans un écrit autre qu'un testament est irrévocable, à moins de stipulation contraire, alors que celle de toute autre personne est révocable, sauf stipulation contraire (Code civil, art. 2449). Demandez à l'assureur quel statut porte chaque nom.

Comment savoir qui est désigné aujourd'hui à mes polices?

Écrivez à chaque assureur, ou appelez puis demandez la réponse par écrit. Demandez qui est désigné comme principal et comme subrogé à chaque contrat, avec la part de chacun, si chaque désignation est révocable ou irrévocable, la date à laquelle l'assureur l'a reçue et le formulaire qui permet de la changer. Incluez l'assurance collective au travail et toute assurance rattachée à un emprunt, qui portent chacune leur propre désignation. Gardez les réponses ensemble, et dites à une personne de confiance que les polices existent et quels assureurs les ont émises.

Que se passe-t-il si mon bénéficiaire subrogé décède aussi avant moi?

La désignation subrogée tombe alors pour la part de cette personne, comme la désignation principale est tombée. Si vous avez nommé d'autres subrogés, le libellé et les règles provinciales décident s'ils reçoivent cette part. Si personne au formulaire ne peut recevoir, l'argent va habituellement au titulaire ou à sa succession. C'est pourquoi une révision après un décès dans la famille compte autant qu'après un mariage ou une naissance. Un nouveau formulaire ne coûte rien et empêche la règle par défaut de choisir à votre place.

Un bénéficiaire peut-il m'empêcher d'obtenir une avance sur contrat?

Un bénéficiaire révocable ne le peut pas. Un bénéficiaire irrévocable le peut, en pratique, parce que l'assureur peut exiger son consentement écrit avant de verser une avance sur contrat, de traiter un rachat ou de changer la désignation. Au Québec, le conjoint marié ou uni civilement désigné autrement que par testament est irrévocable par défaut; bien des titulaires portent donc cette restriction sans le savoir. Toute avance encore due au décès de la personne assurée est retranchée avant le versement aux bénéficiaires. Demandez à l'assureur quels consentements votre dossier exige avant de compter sur la valeur de la police.

Devrais-je désigner ma succession comme bénéficiaire?

Parfois, par choix réfléchi. Désigner la succession se défend quand la succession elle-même aura besoin de liquidités pour payer des impôts ou des dettes, afin que d'autres biens n'aient pas à être vendus en vitesse. Le coût est réel: l'argent attend le règlement de la succession, il est exposé aux créanciers de la succession et il peut, dans certaines provinces, entraîner des frais d'homologation. Au Québec, l'assurance payable à la succession en fait partie (Code civil, art. 2456). Prenez cette décision avec un notaire ou un avocat, et avec un comptable.

Quelle différence entre un bénéficiaire subrogé et un titulaire subrogé?

Le bénéficiaire subrogé reçoit le capital-décès. Le titulaire subrogé, lui, devient titulaire de la police si le titulaire actuel décède avant la personne assurée: le Code civil du Québec permet au titulaire d'une police sur la tête d'un tiers de le désigner (art. 2445). Ce second rôle compte quand vous détenez une police sur la vie d'une autre personne, par exemple un parent titulaire d'une police sur la tête de son enfant. Sans titulaire subrogé, la police elle-même peut passer par votre succession. Selon le Code, cette désignation est toujours révocable.

Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est le site éducatif du Centre canadien de création de patrimoine inc., ouvert à tous les Canadiens. Les services sont fournis uniquement par ce cabinet. Ses représentants détiennent un permis dans chaque province desservie: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick. Les permis personnels de José Salloum visent le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

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Dernière révision: 2026-09-26. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.

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Permis et titres. José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent autorisé par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent autorisé par l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001. Son permis personnel couvre le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique uniquement. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, et il détient la désignation Certified Cash Flow Specialist. Il s'agit de certifications privées et non de permis réglementaires, et elles ne confèrent aucune autorité gouvernementale. Tous ces titres peuvent être vérifiés dans les registres publics des organismes de réglementation.

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Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, tout gain sur la police devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

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