Capital-décès et fiducie testamentaire
Une fiducie testamentaire est créée par testament et prend naissance au décès. Un capital-décès peut être dirigé vers son fiduciaire plutôt que versé à une personne, de sorte que l'argent est détenu selon les conditions du testament. La rédaction relève d'un avocat ou d'un notaire, et l'analyse fiscale d'un comptable.
Une fiducie testamentaire est une fiducie créée par un testament et qui ne prend naissance qu'au décès de la personne ayant rédigé ce testament. Un capital-décès d'assurance vie peut être dirigé vers le fiduciaire d'une telle fiducie plutôt que versé de façon absolue à un particulier, de sorte que l'argent est détenu et administré selon les conditions énoncées au testament. La rédaction de cette fiducie est le travail d'un avocat ou, au Québec, d'un notaire, et son traitement fiscal est celui d'un comptable. Cette page est de l'information générale rédigée par un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis, et elle ne constitue ni un avis juridique ni un avis fiscal.
Cette page explique ce qu'est une fiducie testamentaire, en quoi une désignation en faveur d'un fiduciaire diffère d'une désignation en faveur de la succession, ce qu'un fiduciaire est tenu de faire, et dans quelles situations une fiducie est couramment employée. Elle ne dit pas si une fiducie convient à telle ou telle famille, elle ne remplace la conversation d'aucun lecteur avec ses propres professionnels, et elle ne donne aucune opinion sur une position fiscale, sur un programme de prestations, ni sur le libellé d'un testament en particulier.
Que se passe-t-il lorsqu'un enfant mineur est désigné directement comme bénéficiaire?
Désigner directement un enfant mineur comme bénéficiaire d'une police d'assurance vie est l'une des erreurs les plus courantes et les plus lourdes de conséquences dans les arrangements successoraux canadiens, parce qu'un mineur ne peut pas donner quittance valable à un assureur et que l'argent finit administré selon des conditions que le parent n'a jamais choisies, au Québec par le régime de la tutelle et, là où aucun tuteur n'agit, par le Curateur public.
Le parent croyait avoir pourvu aux besoins de son enfant. Ce qu'il a organisé est un dossier judiciaire.
Le vocabulaire varie d'une province à l'autre et le mécanisme, lui, ne varie pas. Un assureur paie sur quittance valable donnée par la personne qui a droit au produit, et un mineur ne peut pas en donner une. L'argent est alors consigné au tribunal, versé à un tuteur aux biens nommé à cette fin, ou administré par une autorité publique qui détient des biens pour le compte de personnes mineures. Le nom de l'organisme change d'une province à l'autre, la conséquence pour la famille ne change pas.
Deux conséquences en découlent, et les deux sont évitables. Quelqu'un d'autre que le parent décide de l'usage qui sera fait de l'argent pendant la minorité de l'enfant. Et tout ce qui subsiste est remis intégralement à la majorité, à une personne qui vient tout juste de l'atteindre. Un parent qui ne remettrait pas une somme importante à une personne de dix-huit ans sans y attacher de conditions a organisé exactement cela en laissant un nom sur un formulaire.
Les solutions de rechange sont un fiduciaire nommé à l'intérieur de la désignation elle-même, ou une fiducie établie par le testament dont le fiduciaire est désigné bénéficiaire. Les deux relèvent du travail juridique, et ni l'une ni l'autre ne peut être arrangée après le décès. Ce qui se produit lorsque la deuxième ligne du formulaire reste vide est exposé dans ce que fait un bénéficiaire subrogé et quand il prend effet.
Qu'est-ce qu'une fiducie testamentaire et à quel moment prend-elle naissance?
une protection tardive n'en est pas une
La protection des actifs tient au moment choisi
- 01Les exemptions prévues par la loi provinciale
- 02Des structures de propriété établies à l'avance
- 03L'assurance avec un bénéficiaire correctement désigné
- 04Un transfert visant un créancier connu peut être annulé
- 05La protection mise en place tôt est celle qui tient
Une fiducie testamentaire est créée par les termes d'un testament. Elle n'a aucune existence du vivant de la personne qui a rédigé ce testament, parce qu'un testament n'a aucun effet juridique avant le décès. Au décès, le testament prend effet, la fiducie est constituée, et le fiduciaire acquiert les pouvoirs que le testament lui confère. Avant ce moment précis, elle ne détient rien du tout.
Ce calendrier crée un problème pratique sur le formulaire de l'assureur, puisque la fiducie qui n'existe pas encore ne peut pas être nommée comme si elle existait. L'approche habituelle consiste à nommer la personne qui sera fiduciaire, en cette qualité, de sorte que la désignation identifie une personne vivante le jour où elle est signée. Le libellé est rédigé par l'avocat ou le notaire qui prépare le testament, puis confirmé par écrit auprès de l'assureur.
Une fiducie constituée du vivant du constituant est autre chose, existant à compter du jour où elle est constituée et dotée de biens, et un texte qui décrit l'une ne décrit pas l'autre, même lorsqu'il emploie exactement les mêmes mots.
Le testament constitue la totalité des instructions. Un fiduciaire détient les pouvoirs que le testament lui donne et aucun autre. Il n'existe aucune réserve générale de bon sens dans laquelle pourrait puiser un fiduciaire confronté à une situation que le testament n'avait pas prévue, et c'est précisément pourquoi la rédaction compte davantage que tout le reste de cette page.
En quoi nommer un fiduciaire diffère-t-il de nommer la succession?
Une désignation qui nomme un fiduciaire garde généralement le produit hors de la succession, de sorte qu'il est versé sur preuve du décès et qu'il n'entre pas dans la valeur sur laquelle les frais d'homologation sont calculés. Une désignation qui nomme la succession place au contraire l'argent à l'intérieur de celle-ci, où il attend le règlement, où il est exposé à ces frais, et où il devient accessible aux créanciers de la succession.
Là où une succession est solvable et rapidement réglée, l'écart pratique se resserre. Là où les dettes sont importantes, il décide si la famille reçoit quoi que ce soit, parce qu'un produit versé dans une succession est accessible aux créanciers, alors qu'un produit versé à une personne nommée ou à un fiduciaire est généralement hors de leur portée. C'est la différence la plus lourde de conséquences des trois, et c'est celle dont on parle le moins.
Le délai est distinct des frais et constitue habituellement le problème le plus lourd. Une désignation paie sur preuve du décès. Une succession paie lorsque le règlement le permet, ce qui se mesure en mois et parfois davantage. Le régime québécois diffère sur ce point, puisqu'un testament notarié n'a pas à être homologué. Les frais eux-mêmes, et la question de savoir qui y échappe, sont exposés dans ce que coûte l'homologation et qui y échappe.
| Caractéristique | Bénéficiaire adulte nommé | Fiduciaire nommé à la désignation | La succession |
|---|---|---|---|
| Qui reçoit l'argent | Le particulier nommé, de façon absolue | La personne nommée comme fiduciaire, en cette qualité, pour le compte de la fiducie | La succession, administrée par l'exécuteur testamentaire ou par le liquidateur québécois |
| Passage par la succession | Non, là où la désignation est valable | Non, là où la désignation est valable | Oui, en totalité |
| Exposition aux frais d'homologation | Généralement exclu de la valeur sur laquelle les frais sont calculés, là où la province en prélève | Généralement exclu de la valeur sur laquelle les frais sont calculés, là où la province en prélève | Inclus dans la valeur sur laquelle les frais sont calculés, là où la province en prélève |
| Exposition aux créanciers de la succession | Généralement hors de leur portée | Généralement hors de leur portée | Accessible à ceux-ci |
| Qui décide de l'usage par la suite | Le bénéficiaire, sans restriction | Le fiduciaire, lié par les conditions du testament | Le testament, puis chaque bénéficiaire une fois la distribution faite |
| Ce qui doit être rédigé d'avance | Une désignation sur le formulaire de l'assureur | Un testament contenant la fiducie, et une désignation concordante | Un testament, à défaut de quoi les règles provinciales sur les successions ab intestat s'appliquent |
Quels sont les pouvoirs et les devoirs d'un fiduciaire?
quatre règles souvent confondues
L'impôt lorsqu'une prestation est versée au décès
- Le capital-décès au bénéficiaire désigné n'est pas imposé
- La prestation de décès du régime public est imposable
- Les prestations de l'employeur sont exonérées jusqu'à une limite
- Le Canada n'a pas d'impôt successoral
- La disposition réputée au décès peut être lourde
Un fiduciaire détient les biens pour le compte des bénéficiaires et les administre selon les conditions énoncées au testament. Ces conditions décident de ce dans quoi il peut investir, du moment où le capital peut être versé, de ce à quoi le revenu peut servir, et du moment où la fiducie prend fin. Le droit général y ajoute des devoirs de loyauté, de prudence et d'impartialité, ainsi qu'une obligation de rendre compte.
Le testament décide du fond. Le capital peut-il servir aux études, ou seulement le revenu. Un bénéficiaire peut-il être avantagé par rapport à un autre. À quel âge ou à la survenance de quel événement la fiducie distribue. Le fiduciaire peut-il agir seul. Le silence sur l'un ou l'autre de ces points n'est pas neutre. Il laisse un fiduciaire deviner, et un fiduciaire qui devine s'expose à la plainte d'un bénéficiaire qui souhaitait l'autre réponse.
Une fiducie mal rédigée est pire que pas de fiducie du tout. Elle porte le coût et l'administration d'une structure tout en laissant la famille dans l'ambiguïté au moment précis où elle ne peut plus interroger la personne qui l'a rédigée. Les modes de défaillance sont ordinaires: un fiduciaire à qui personne n'avait demandé son accord et qui refuse d'agir, aucun remplaçant nommé, un âge de distribution qui ne correspond plus à la famille, une clause qui contredit la désignation au dossier de l'assureur.
La charge dure longtemps. Des comptes annuels, des déclarations fiscales, des décisions qui seront remises en question après coup, et des bénéficiaires en désaccord entre eux, aussi longtemps que la fiducie subsiste, ce qui peut représenter la plus grande partie d'une vie adulte pour la personne à qui la tâche a été confiée.
Comment une fiducie testamentaire est-elle imposée au Canada?
En termes généraux, le revenu conservé dans une fiducie testamentaire est désormais imposé au taux marginal le plus élevé plutôt qu'à des taux progressifs, ce qui constitue un changement par rapport à la situation que décrivent beaucoup de textes plus anciens. Une exception étroite subsiste pour la succession assujettie à l'imposition à taux progressifs, laquelle s'applique pendant une période limitée après le décès et seulement là où les conditions prévues par la loi sont réunies.
Deux conséquences en découlent, décrites de façon générale. La raison fiscale pour laquelle beaucoup de fiducies ont été créées par le passé, soit le fractionnement du revenu à des taux progressifs à l'intérieur de la fiducie, a largement disparu, de sorte qu'une fiducie arrangée aujourd'hui l'est habituellement pour des motifs de contrôle, de protection ou de continuité familiale plutôt que pour un motif fiscal. Et le revenu versé à un bénéficiaire ou devenu payable à celui-ci est généralement imposé entre ses mains plutôt que dans la fiducie.
La succession assujettie à l'imposition à taux progressifs est véritablement étroite. Elle comporte des conditions, elle a une durée définie, et elle prend fin que le règlement de la succession soit terminé ou non. Ces conditions et ce calendrier sont énoncés par l'Agence du revenu du Canada et interprétés par des fiscalistes, non par des intermédiaires en assurance.
Une fiducie produit aussi des déclarations. Une déclaration T3 est exigée pour les années où la fiducie existe, ce qui représente un coût annuel en honoraires et en temps que quelqu'un doit y consacrer, et c'est l'élément le plus souvent absent de l'estimation.
Rien de cela n'est une opinion sur la situation d'un lecteur en particulier. Le traitement général des sommes qui arrivent à un décès est exposé dans l'impôt sur les prestations de décès, et le calcul appartient à un comptable professionnel agréé.
Comment une fiducie fonctionne-t-elle au Québec?
Le Québec est une juridiction de droit civil et sa fiducie se constitue autrement. Une fiducie naît lorsque des biens sont transférés du patrimoine du constituant vers un patrimoine d'affectation, détenu et administré par un fiduciaire. Personne n'est propriétaire de ce patrimoine, et le fiduciaire administre le bien d'autrui suivant le Code civil.
Ce n'est pas une différence de vocabulaire. La structure même de la propriété diffère et les obligations du fiduciaire découlent d'un code plutôt que de la jurisprudence. Un texte préparé pour l'Ontario décrit une structure juridique différente, et un lecteur québécois qui s'y fie se fie au mauvais cadre du premier mot jusqu'au dernier.
Un notaire intervient normalement. Le testament prend trois formes au Québec, et le testament notarié n'exige aucune homologation, ce qui écarte des frais et un délai qui dominent le règlement des successions ailleurs au pays. Les trois formes sont exposées dans les trois formes de testament au Québec.
Les règles environnantes diffèrent elles aussi. Une succession est administrée par un liquidateur plutôt que par un exécuteur testamentaire. Une désignation en faveur d'un conjoint marié ou uni civilement est irrévocable à moins qu'elle n'énonce le contraire, ce qui est l'inverse du réglage par défaut en common law et restreint ce que le titulaire peut faire de son propre contrat.
Pourquoi une fiducie sert-elle souvent pour un bénéficiaire vivant avec un handicap?
trois mécanismes, dont un fatal
Comment le patrimoine traverse une génération
- 01Ce qui passe hors succession par désignation
- 02La disposition réputée qui impose presque tout le reste
- 03Les liquidités dont dispose la succession pour payer l'impôt
- 04Vendre des actifs pour payer l'impôt est l'échec courant
Parce qu'un versement fait de façon absolue peut interagir avec le soutien que la personne reçoit déjà, et parce que cette personne peut avoir besoin de quelqu'un pour administrer de l'argent sur une longue période. Une fiducie permet que les fonds soient détenus et employés par un fiduciaire plutôt que reçus personnellement. La question de savoir si cela fonctionne dans un cas précis dépend de règles que cette page n'interprète pas.
Le motif est protecteur plutôt que fiscal. Une somme appréciable qui arrive entre les mains d'une personne peut toucher des droits évalués en fonction de l'actif ou du revenu, et cette personne peut ne pas être en mesure de gérer l'argent ni de résister aux pressions d'autrui à ce sujet. Une fiducie sépare le bénéfice de la propriété personnelle et confie les décisions à une personne nommée.
Les règles d'admissibilité ne se règlent pas ici. Les programmes diffèrent d'une province à l'autre, ils changent, et le traitement qu'ils réservent à une fiducie dépend de la façon dont elle est rédigée et de la façon dont les versements en sont faits. C'est le cas le plus net de cette page où un libellé erroné produit exactement l'inverse du résultat voulu, et ce travail appartient à un avocat ou à un notaire qui pratique dans ce domaine précis plutôt qu'à un généraliste, l'analyse fiscale demeurant pour sa part celle d'un comptable.
Qu'en est-il d'un bénéficiaire adulte incapable de gérer de l'argent?
Les motifs sont ici pratiques plutôt que juridiques. Un adulte pleinement capable peut néanmoins être incapable de détenir du capital: une dépendance, un problème de jeu, une habitude de prêter à des gens qui ne remboursent jamais, une entreprise qui absorbe tout ce qui se présente. Une fiducie ne met pas la capacité de la personne en doute. Elle change ce qui arrive, transformant une somme forfaitaire en un flux administré.
C'est une question de contrôle et elle devrait être décrite comme telle. Une désignation en faveur d'un adulte nommé paie cet adulte de façon absolue, et aucune lettre ni aucune conversation ne limite ce qui se produit ensuite. Une fiducie remplace cela par des conditions: combien, à quelle fréquence, à quelle fin, jusqu'à quand.
Cela comporte un coût en dignité autant qu'en argent. L'arrangement dit au bénéficiaire, de façon permanente, qu'on ne lui a pas fait confiance avec du capital. Certains testaments atténuent cela en appliquant la même structure à chacun des enfants plutôt qu'en en isolant un seul, ce qui est une décision appartenant à la conversation de rédaction avec l'avocat ou le notaire, et non à une page générale comme celle-ci.
Qu'est-ce qui tourne mal avec une fiducie, et qu'est-ce que cela coûte?
n'en traiter qu'une laisse l'autre entière
Les deux moitiés de la retraite d'un propriétaire
- 01Aucun régime de retraite ni cotisation d'employeur
- 02L'essentiel du patrimoine tient à un actif peu liquide
- 03Constituer des actifs à l'extérieur de l'entreprise
- 04Organiser une sortie qui convertit l'entreprise en argent
- 05N'en planifier qu'une moitié laisse l'autre entière
Une fiducie coûte de l'argent à créer et de l'argent à administrer chaque année où elle existe. Elle exige un fiduciaire qui fera réellement le travail pendant des années. Son traitement fiscal est généralement moins avantageux qu'il ne l'était. Et une fiducie inutile est une façon coûteuse de compliquer une succession qui se serait réglée proprement sans elle.
Le coût d'établissement est un coût juridique. Rédiger les conditions d'une fiducie est davantage que d'ajouter une clause à un testament, et les honoraires en tiennent compte. Personne ne devrait présumer un montant à partir d'une page web, puisque les honoraires sont donnés par l'avocat ou le notaire qui fait le travail, sur les faits du dossier et après avoir vu ce que la famille demande réellement.
Le coût d'administration est annuel et permanent. Des comptes, des déclarations, des honoraires professionnels, et le temps d'un fiduciaire qu'il soit rémunéré ou non, engagés autant dans une année où rien ne se produit que dans une année où quelque chose se produit.
Le fiduciaire est le point de défaillance le plus souvent négligé. Une personne qui a accepté de bon cœur à cinquante ans peut être malade à soixante-dix, avoir déménagé à l'étranger, s'être brouillée avec un bénéficiaire, ou simplement ne pas être à la hauteur de la tenue des registres. Un testament qui ne nomme aucun remplaçant a bâti une structure comportant un point de défaillance unique.
L'argument fiscal est plus faible qu'il ne l'était. Le revenu conservé dans la plupart des fiducies testamentaires est désormais imposé au taux marginal le plus élevé. Quiconque lit un texte plus ancien décrivant des taux progressifs à l'intérieur d'une fiducie testamentaire lit la description d'une situation qui a changé depuis.
Et l'erreur la plus courante est d'en employer une tout court. Là où les bénéficiaires sont des adultes capables de gérer de l'argent, où la succession est simple, et où les désignations sont à jour, une fiducie ajoute des frais, du délai et de la complexité en échange d'un avantage dont personne n'avait besoin. La position honnête de départ est que la plupart des familles n'en ont pas besoin.
À qui cela convient-il, et à qui cela ne convient-il pas?
Cela convient aux familles où l'argent ne devrait pas être versé de façon absolue à la personne qui doit en profiter: des enfants mineurs, un bénéficiaire vivant avec un handicap, un adulte incapable de détenir du capital, ou une famille recomposée ayant besoin d'un partage défini. Cela ne convient pas à une succession simple dont les bénéficiaires sont des adultes capables.
Cela tend à convenir au parent de jeunes enfants qui veut que le moment et la finalité des distributions soient décidés d'avance plutôt que par un tribunal, à la famille qui pourvoit aux besoins d'un proche vivant avec un handicap lorsque la rédaction est confiée à des professionnels de ce domaine, et à la famille recomposée où un versement absolu d'un côté ferait échec à l'intention formée pour l'autre.
Cela tend à ne pas convenir à une succession dont les bénéficiaires savent gérer leur propre argent, là où une désignation en faveur d'une personne nommée mène à la même destination sans honoraires, sans déclarations et sans fiduciaire. Cela ne convient pas non plus à quiconque y voit un moyen de réduire des frais d'homologation, puisqu'une désignation fait déjà cela sans rien coûter, et puisque le Québec ne prélève rien de tel sur un testament notarié.
Ce que cette page règle et ce qu'elle ne règle pas
Elle règle la mécanique: qu'une fiducie testamentaire est créée par un testament et commence au décès, qu'une désignation peut viser un fiduciaire plutôt qu'une personne ou la succession, et que ces trois destinations diffèrent quant au délai, quant à l'exposition et quant au contrôle. Elle ne règle pas la question de savoir si une famille donnée devrait en employer une.
Les frontières méritent d'être répétées. La rédaction d'une fiducie, et du testament qui la crée, est le travail d'un avocat ou, au Québec, d'un notaire. L'analyse fiscale est le travail d'un comptable professionnel agréé. Ce cabinet ne fait ni l'un ni l'autre, et une page qui se lirait comme si elle pouvait se substituer à l'un ou à l'autre causerait précisément le problème qu'elle est censée aider à éviter.
Ce qui se trouve à l'intérieur d'une conversation sur l'assurance est étroit. L'existence ou non d'un contrat, ce qu'il prévoit, ce que disent les dossiers de l'assureur, et la façon dont une désignation est libellée pour qu'elle concorde avec le testament. Ce dernier point est l'endroit où des fiducies soigneusement rédigées se défont, parce qu'un testament et le dossier d'un assureur sont deux registres distincts et qu'un seul des deux est lu au moment de la réclamation. Que les désignations gouvernent indépendamment du testament est exposé dans un testament prime-t-il la désignation de bénéficiaire.
La prochaine étape ne coûte rien: découvrez qui est nommé aujourd'hui sur chaque contrat que vous détenez, y compris la protection collective de l'employeur, puis posez à un avocat ou à un notaire, et à un comptable, la question de savoir si une fiducie a réellement sa place dans votre arrangement.
Cette page est de l'information générale. Elle ne constitue pas un avis juridique et elle ne constitue pas un avis fiscal.
Rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.
Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.
Ce formulaire est acheminé à Canadian Wealth Creation Centre Inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par Canadian Wealth Creation Centre Inc., par l'entremise de ses représentants dûment certifiés auprès de l'Autorité des marchés financiers. Financière CBI est la plateforme éducative de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.
Questions fréquentes
Puis-je désigner une fiducie comme bénéficiaire de ma police d'assurance vie?
Une fiducie testamentaire existe-t-elle de mon vivant?
Qui devrait être le fiduciaire d'une fiducie qui reçoit un capital-décès?
Une fiducie coûte-t-elle moins cher que l'homologation?
Que se passe-t-il si le testament est invalide ou si les clauses de fiducie échouent?
Ce cabinet constitue-t-il des fiducies?
Sources
- Loi de l'impôt sur le revenu, dispositions régissant les fiducies et leurs bénéficiaires, Lois du Canada, Justice Canada, vérifié le 2026-09-05
- Code civil du Québec, dispositions sur la fiducie et sur l'administration du bien d'autrui, Légis Québec, vérifié le 2026-09-05
- Agence du revenu du Canada, T3 Déclaration de renseignements et de revenus des fiducies, canada.ca, vérifié le 2026-09-05
- Agence du revenu du Canada, succession assujettie à l'imposition à taux progressifs, canada.ca, vérifié le 2026-09-05
Dernière révision: 2026-09-05. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière.
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