Financière CBI
Prendre rendez-vous
Financière CBI financierecbi.com

Fonctionnement de la police

Comment une réclamation au décès est payée au Canada

Comment une réclamation au décès est payée au Canada

Une réclamation au décès n'est pas payée en quelques jours et sans questions, et le délai légal ne commence qu'une fois que l'assureur détient la preuve qu'il est en droit d'exiger. L'article 2436 du Code civil du Québec et l'article 73 de l'Insurance Act de la Colombie-Britannique accordent chacun à l'assureur trente jours après la réception de cette preuve. Un décès dans les deux premières années, une désignation contestée ou un dossier incomplet peuvent légalement ajouter du temps, et une désignation muette envoie l'argent à la succession.

Une réclamation au décès est le moment où un contrat d'assurance vie fait la seule chose pour laquelle il a été acheté, et c'est aussi le moment que personne autour de la table n'a répété d'avance. Cette page expose comment la réclamation est réellement payée: ce que le réclamant envoie, le délai que les lois accordent à l'assureur une fois la preuve reçue, la fenêtre de deux ans pendant laquelle le contrat peut encore être contesté, la clause de suicide, et où va l'argent lorsque la désignation ne nomme personne qui soit encore en vie. Ce qui reste, une fois ces morceaux mis bout à bout, est le chemin réel d'un dossier, de l'appel initial au chèque. Elle ne traite pas de ce qui a été déclaré à la proposition, qui est exposé séparément, ni de ce qu'un créancier peut atteindre, qui est également exposé séparément.

Tout ce qui suit est de l'information générale rédigée par un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis, et non un avis portant sur une situation particulière. Cette page lit deux textes, le Code civil du Québec et l'Insurance Act de la Colombie-Britannique, parce que ce sont les deux qu'elle a vérifiés à la date de révision, et elle ne traite ni l'un ni l'autre comme le droit d'une autre province. Savoir si l'un ou l'autre de ces éléments atteint une réclamation donnée est une question juridique qui appartient à un avocat ou, au Québec, à un notaire. Canadian Wealth Creation Centre Inc., faisant affaire sous le nom Financière CBI, n'est pas autorisée à donner des avis juridiques, fiscaux ou notariaux et n'en donne aucun ici.

Que doit envoyer le réclamant à l'assureur?

Trois choses: la preuve que la personne assurée est décédée, la preuve que le réclamant est la personne en droit d'être payée, et le contrat ou son numéro pour que l'assureur retrouve le dossier. Les assureurs habillent ces trois choses de leurs propres formulaires, mais aucun n'a droit à moins et aucun n'est tenu d'accepter moins.

L'article 2436 du Code civil du Québec rattache l'obligation de l'assureur à la réception de la preuve de sinistre requise, sans dresser la liste de ce qu'est cette preuve. En pratique, la preuve du décès est un acte de décès délivré par le Directeur de l'état civil ou un certificat de décès, et bien des assureurs acceptent une déclaration du directeur de funérailles ou du médecin traitant pour ouvrir le dossier. La preuve du droit du réclamant est son identité lorsqu'il est le bénéficiaire désigné, et le testament ou l'acte qui nomme le liquidateur lorsque la réclamation est faite au nom d'une succession. Un assureur qui ne voit pas ce lien entre le réclamant et le dossier n'a aucun moyen de savoir à qui il est libéré en payant, et c'est précisément ce qu'il vérifie.

La Colombie-Britannique est plus précise, et sa précision vaut la peine d'être lue. L'article 73(1) de l'Insurance Act nomme quatre choses dont l'assureur doit détenir une preuve suffisante: la survenance de l'événement qui rend les sommes assurées exigibles, l'âge de la personne sur la tête de laquelle porte l'assurance, le droit du réclamant de recevoir le paiement, ainsi que le nom et l'âge du bénéficiaire lorsqu'il y en a un. L'âge y figure deux fois parce que la prime a été tarifée sur l'âge déclaré à la proposition, et qu'une erreur sur l'âge ajuste le montant plutôt que la réclamation.

La règle pratique qui se dégage des deux textes est la même de part et d'autre. L'assureur a droit à un dossier complet, et le délai que les lois fixent ne commence pas à courir avant que le dossier le soit. Demander à l'assureur sa propre liste par écrit avant d'envoyer quoi que ce soit, puis tout envoyer d'un seul coup, est la seule chose qu'un réclamant puisse faire pour raccourcir l'attente, et cela ne coûte rien. Le formulaire de déclaration du réclamant, l'acte de décès et une copie de la pièce d'identité, réunis dans une seule enveloppe, valent mieux que trois envois séparés à trois semaines d'intervalle.

De combien de temps l'assureur dispose-t-il une fois la preuve reçue?

un versement, trois fonctions

Où va une prime d'assurance permanente

  1. 01Une part couvre le coût de l'assurance elle-même
  2. 02Une part couvre les frais et la taxe sur les primes
  3. 03Une part constitue la valeur contractuelle de la police
  4. 04La répartition n'est pas détaillée sur une illustration
  5. 05La prime nivelée est fixée pour la durée du contrat
Une prime permanente n'est pas un frais unique, et aucune illustration n'en montre les trois parts séparément.

Trente jours après la réception de la preuve requise, dans les deux textes lus ici, et le jour du décès n'est pas le jour où le délai commence. Le délai se compte à partir du dossier: une réclamation incomplète ne l'a pas fait démarrer, et un réclamant qui envoie tout d'un coup le fait démarrer plus tôt.

L'article 2436 du Code civil du Québec prévoit que l'assureur est tenu de payer les sommes assurées et les autres avantages prévus au contrat, conformément à ses conditions, dans les 30 jours de la réception de la preuve de sinistre requise. Le même article accorde 60 jours à l'assurance contre la maladie ou les accidents, sauf si l'assurance couvre des pertes de revenu résultant d'une invalidité, ce qui rappelle qu'un contrat d'assurance vie et un contrat d'assurance invalidité vendus par le même assureur ne suivent pas le même calendrier.

L'article 73(1) de l'Insurance Act de la Colombie-Britannique oblige l'assureur, dans les 30 jours de la réception de la preuve suffisante décrite plus haut, à payer les sommes assurées à la personne qui y a droit. Lorsque l'assureur admet la validité de l'assurance mais n'admet pas que la preuve soit suffisante, l'article 78 permet à l'une ou l'autre partie de demander au tribunal, sur préavis, une déclaration sur la suffisance de la preuve, et l'article 79 permet au tribunal d'ordonner le paiement. Un différend sur le caractère complet d'un dossier a donc une porte de sortie prévue par la loi plutôt qu'une attente sans fin, même si peu de familles auront envie de l'emprunter et si la plupart des dossiers se règlent avant.

Les intérêts sont le point sur lequel les textes en disent moins que ce que les gens attendent. La partie 3 de l'Insurance Act de la Colombie-Britannique ne contient aucun article imposant des intérêts à l'assureur qui paie en retard; l'article 85 concerne les sommes que l'assureur conserve en vertu du contrat à un taux convenu ou déclaré, ce qui est un tout autre arrangement. Le chapitre du Code civil du Québec consacré aux assurances ne fixe pas non plus de taux particulier, et savoir si le droit général des obligations accorde des intérêts sur une somme payée après son échéance est une question pour un avocat ou, au Québec, un notaire, et non un chiffre que cette page fournira. Compter sur des intérêts pour compenser un retard est une attente que les deux textes ne soutiennent pas.

Qu'est-ce que la fenêtre de contestation de deux ans?

Les deux premières années d'un contrat sont la période pendant laquelle une déclaration inexacte faite de bonne foi à la proposition peut encore coûter la réclamation au bénéficiaire. Après deux ans, les deux textes ferment cette porte, et seule la fraude la garde ouverte. Un décès dans la fenêtre est examiné de plus près pour cette raison seulement.

L'article 2424 du Code civil du Québec prévoit qu'en l'absence de fraude, la fausse déclaration ou la réticence portant sur le risque ne peut fonder la nullité ou la réduction de l'assurance qui a été en vigueur pendant deux ans. Le second alinéa du même article exclut l'assurance invalidité lorsque l'invalidité a commencé pendant les deux premières années, ce qui ne concerne pas une réclamation au décès mais explique pourquoi les deux contrats se lisent séparément.

L'article 52(2) de l'Insurance Act de la Colombie-Britannique arrive au même endroit dans ses propres mots: sous réserve de la règle propre à l'assurance collective du paragraphe (3), lorsqu'un contrat, ou un ajout, une augmentation ou une modification visés à l'article 51(3), a été en vigueur pendant deux ans du vivant de la personne sur la tête de laquelle porte l'assurance, l'omission de déclarer ou la déclaration inexacte d'un fait que l'article 51 oblige à déclarer ne rend pas, en l'absence de fraude, le contrat annulable. Les mots « du vivant » comptent: un décès au vingt-troisième mois laisse le contrat contestable.

Ce que cela signifie au bureau des réclamations, c'est qu'un décès dans les deux ans entraîne une demande des dossiers des médecins traitants et une comparaison de ces dossiers avec la proposition, ligne par ligne. C'est la loi qui joue, non l'assureur qui traîne, et c'est la raison pour laquelle une réclamation de cette nature prend plus de temps qu'une réclamation sur un contrat émis dix ans plus tôt, où la question ne se pose même plus. Ce qui constitue une fausse déclaration, et ce que l'assureur doit prouver, est examiné sur sa propre page et n'est pas repris ici.

Que fait réellement la clause de suicide?

le nombre qui détermine la part imposable

Le coût de base rajusté

  1. 01Le coût fiscal du contrat pour son titulaire
  2. 02Il augmente avec les primes versées au contrat
  3. 03Il diminue du coût net de l'assurance pure
  4. 04Il détermine la part imposable d'un montant retiré
  5. 05Sur un contrat détenu longtemps, il tend vers zéro
Il bouge chaque année sans que personne ne décide de le bouger, ce qui surprend au moment d'un rachat.

Elle limite, pour une période donnée, ce que l'assureur paiera lorsque la personne assurée s'est enlevé la vie, et au Québec la loi plafonne cette période à deux ans d'assurance ininterrompue. En Colombie-Britannique, la loi rend la clause exécutoire et régit la façon dont une remise en vigueur la fait repartir, mais la période elle-même vient du contrat.

L'article 2441 du Code civil du Québec prévoit que l'assureur ne peut refuser de payer les sommes assurées en raison du suicide de l'assuré, à moins qu'il n'ait stipulé l'exclusion de garantie expresse pour ce cas, et que même alors la stipulation est sans effet si le suicide survient après deux ans d'assurance ininterrompue. L'exclusion doit être écrite dans le contrat; le silence joue en faveur du bénéficiaire. Un contrat qui ne dit rien sur ce point paie, et un contrat qui prévoit l'exclusion la voit s'éteindre au bout de deux ans d'assurance ininterrompue, quoi qu'il en dise par ailleurs.

Le second alinéa de l'article 2441 traite de l'augmentation. Toute modification du contrat portant augmentation du montant d'assurance est, en ce qui a trait au montant additionnel, sujette à la clause d'exclusion initialement stipulée pour une nouvelle période de deux ans d'assurance ininterrompue qui court à compter de la prise d'effet de l'augmentation. Le montant initial garde sa date initiale. L'article 56(2) de l'Insurance Act de la Colombie-Britannique traite de l'autre interruption: lorsqu'un contrat prévoit que le suicide dans une période donnée l'annule ou en réduit le montant, et que le contrat tombe en déchéance puis est remis en vigueur, la période court à compter de la date de la dernière remise en vigueur.

L'article 56(1) de l'Insurance Act de la Colombie-Britannique dit seulement qu'un engagement, exprès ou implicite, de payer les sommes assurées lorsque la personne assurée se suicide est licite et exécutoire. Il ne fixe aucune période. Les deux ans que l'on voit couramment dans un contrat de Colombie-Britannique sont donc une clause contractuelle, et c'est le contrat qu'il faut lire, clause par clause, avant que quiconque dise à une famille à quoi s'attendre.

Qu'est-ce qui retarde une réclamation, et l'assureur y est-il pour quelque chose?

Règlement 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu

Le test d'exonération, et ce qu'il détermine

  1. 01La police est comparée à une police de référence théorique. Qu'est-ce que cela détermine?
  2. 02Elle accumule sans imposition annuelleLa police réussit.
  3. 03Elle est imposée chaque annéeLa police échoue.
La croissance dans une police canadienne est à imposition reportée tant que le contrat demeure exonéré, et ce test est ce qui le maintient exonéré.

Trois choses retardent une réclamation au décès plus que tout le reste: le dossier du réclamant, une désignation contestée, et un décès dans la fenêtre de deux ans. Aucune ne relève de la discrétion de l'assureur. Une réclamation propre sur un vieux contrat est payée dans le délai légal, et bien des réclamations ne sont pas propres.

La première cause est le dossier. Un certificat de décès pas encore délivré, une déclaration du réclamant signée par la mauvaise personne, une réclamation faite pour une succession avant que quiconque détienne l'acte qui nomme le liquidateur ou l'exécuteur, ou un numéro de contrat que personne ne retrouve, chacun arrête le délai avant même qu'il commence. L'assureur n'est pas tenu de deviner, et l'article 73(1) de l'Insurance Act de la Colombie-Britannique comme l'article 2436 du Code civil du Québec comptent tous deux à partir de la réception de la preuve, non à partir de l'appel téléphonique initial. Une famille qui attend le certificat du Directeur de l'état civil attend, en réalité, l'État et non l'assureur, et il vaut la peine de le savoir pour diriger sa patience au bon endroit.

La deuxième cause est un différend sur la personne qui y a droit. Lorsque deux personnes prétendent chacune être le bénéficiaire, lorsqu'une désignation faite dans un testament contredit celle qui figure au dossier de l'assureur, ou lorsqu'un ancien conjoint n'a jamais été retiré, l'assureur ne peut payer ni l'un ni l'autre en toute sécurité. L'article 82 de l'Insurance Act de la Colombie-Britannique permet à l'assureur qui admet sa responsabilité de demander au tribunal la permission de consigner les sommes au tribunal en présence de réclamants adverses, et l'argent attend alors le tribunal plutôt que l'assureur, ce qui prend le temps que prend un tribunal. La façon dont une désignation québécoise prend rang contre l'assureur, et pourquoi le dossier fait foi, se trouve sur la page de la désignation.

La troisième cause est le temps écoulé depuis l'émission. Un décès dans les deux premières années est contestable, les dossiers médicaux mettent des semaines à arriver de cliniques qui n'ont aucune raison de se presser, et la comparaison avec la proposition est faite par des gens payés pour être prudents. Le raccourci à éviter, dans toute conversation avec une famille en deuil, est la phrase voulant que l'argent soit payé en quelques jours et sans questions. Il est payé dans le délai légal une fois que les questions que la loi permet ont reçu réponse, et c'est une promesse différente.

Qui reçoit l'argent lorsque la désignation est muette?

La succession, dans les deux systèmes, à moins qu'un bénéficiaire subrogé n'ait été inscrit. Une désignation qui nomme une personne décédée la première, ou qui ne nomme personne du tout, ne laisse à la somme assurée qu'une seule destination, où elle devient un bien ordinaire de la succession plutôt qu'une somme payée sur preuve du décès.

L'article 2447 du Code civil du Québec présume que la désignation d'un bénéficiaire a été faite sous la condition de l'existence du bénéficiaire à l'époque de l'exigibilité de la somme assurée. Lorsque cette condition fait défaut et qu'aucun bénéficiaire subrogé n'a été nommé, l'article 2456 achève la phrase: l'assurance payable à la succession ou aux ayants cause, héritiers, liquidateurs ou autres représentants légaux d'une personne, en vertu d'une stipulation employant ces expressions ou des expressions analogues, fait partie de la succession de cette personne. Le même article ajoute que les règles sur la représentation successorale ne jouent pas en matière d'assurance, ce qui veut dire que les enfants d'un bénéficiaire décédé ne prennent pas sa part par le seul effet de la loi.

L'article 63(1) de l'Insurance Act de la Colombie-Britannique est écrit pour le même événement. Lorsqu'un bénéficiaire décède avant la personne sur la tête de laquelle porte l'assurance et que ni le contrat ni une déclaration ne prévoient le sort de sa part, la part est payable au bénéficiaire survivant, aux bénéficiaires survivants à parts égales s'il y en a plus d'un, ou, si aucun ne survit, à l'assuré ou à son représentant personnel. La succession est le dernier arrêt et non le point de départ, et la loi épuise d'abord les bénéficiaires survivants avant d'y arriver.

La conséquence ne se limite pas au retard. L'argent qui entre dans la succession attend le règlement, répond des dettes de la succession avant d'atteindre qui que ce soit, et peut être atteint par des créanciers qu'un bénéficiaire désigné aurait tenus à l'écart, ce qui est le sujet de la page des créanciers plutôt que de celle-ci. Le correctif est un bénéficiaire subrogé inscrit sur le formulaire de l'assureur, et c'est la correction la moins coûteuse de toute la planification successorale: un formulaire, une signature, une confirmation écrite de l'assureur à conserver avec le contrat.

Et si le bénéficiaire est mineur, ou si deux personnes réclament?

ce qu'un avenant achète réellement

L'avenant d'assurance supplémentaire libérée

  1. Un petit bloc d'assurance vie entière entièrement payé
  2. Acheté avec une participation déclarée ou un dépôt additionnel
  3. Il n'exige aucune prime supplémentaire une fois acquis
  4. Il s'ajoute à la valeur de rachat et au capital-décès
  5. L'avenant comporte un maximum fixé par le test d'exonération
Les participations servant à acheter ces additions sont déclarées annuellement à la discrétion de l'assureur et ne sont pas garanties.

Un mineur ne peut donner à l'assureur une quittance valable, de sorte que les lois dirigent l'argent vers quelqu'un qui le peut, et un assureur devant deux réclamants le dirige vers le tribunal. Les deux cas ne sont qu'esquissés ici, parce que la façon de détenir l'argent d'un enfant est une question pour un avocat ou, au Québec, un notaire.

L'article 88 de l'Insurance Act de la Colombie-Britannique prévoit que lorsqu'un assureur admet sa responsabilité pour des sommes assurées payables à un mineur, il doit, dans les 30 jours de la réception de la preuve visée à l'article 73, verser les sommes en fiducie à un fiduciaire nommé pour le bénéficiaire ou, à défaut de nomination, au Public Guardian and Trustee. L'article 62 de la même loi est la disposition en vertu de laquelle un fiduciaire pour le bénéficiaire est nommé dans le contrat ou par déclaration, du vivant du titulaire et sur le formulaire de l'assureur, et une désignation faite sans fiduciaire laisse le fonctionnaire public comme solution par défaut.

Le Québec n'écrit pas de règle distincte dans le chapitre des assurances. Les biens d'un mineur sont administrés selon les règles de la tutelle du Livre I du Code civil, et une somme assurée payable à un enfant est reçue et administrée par le tuteur selon ces règles, avec la surveillance que le Code attache aux sommes plus importantes. Une désignation qui nomme directement un enfant, sans nommer qui administrera l'argent, est licite et elle est aussi la source de la plupart des questions qu'on pose plus tard à un notaire, quand l'argent est déjà là et qu'il faut décider qui le garde et à quelles conditions. Les mécanismes contractuels qui se trouvent en dessous sont sur la page du Code civil.

Le capital-décès est-il un revenu pour le bénéficiaire?

En règle générale, il ne l'est pas, et cette phrase porte des conditions que cette page ne répète pas. Les dispositions applicables de la Loi de l'impôt sur le revenu, le sort d'une avance sur contrat impayée au décès et le compte de dividendes en capital d'une société sont sur la page de l'impôt sur les capitaux-décès.

Rien dans le processus de réclamation ne change ce caractère. Le chèque d'un assureur, un retard, une consignation au tribunal ou un paiement à la succession ne transforment pas un capital-décès en autre chose, et rien de ce qu'un assureur écrit dans une lettre de règlement n'est un avis fiscal. La seule personne en droit d'en donner un est un comptable professionnel agréé qui a le contrat et la déclaration devant lui, et qui répond de ce qu'il écrit.

À qui cela convient, et à qui cela ne convient pas

Cela convient au bénéficiaire désigné qui veut savoir ce que l'assureur est en droit de demander avant que les questions n'arrivent, au liquidateur qui ignore si la succession est le réclamant, au titulaire qui n'a jamais vérifié si un bénéficiaire subrogé est inscrit, et à quiconque s'est fait dire qu'une réclamation se paie en quelques jours sans questions.

Cela ne convient pas à une personne dont la réclamation a déjà été refusée, parce qu'un refus est un litige et qu'il appartient à un avocat ou, au Québec, à un notaire dès la première lettre. Cela ne convient pas à quiconque, dans une province autre que le Québec ou la Colombie-Britannique, veut le numéro d'article de sa propre loi, parce que cette page n'a pas lu cette loi et ne prétendra pas l'avoir fait. Et cela ne convient pas au lecteur qui veut savoir combien un contrat donné paiera, ce qui se répond auprès de l'assureur par écrit et auprès de personne d'autre, parce que le contrat, ses avenants et son état au jour du décès sont les seules choses qui comptent.

Tout ce qui est écrit ici l'est par une personne payée par commission de l'assureur lorsqu'un contrat est émis, ce qui est indiqué au bas de chaque page. L'assurance est de l'assurance, elle n'est pas un placement, et une réclamation bien menée est ce pour quoi le contrat existait plutôt qu'une raison d'en détenir un. La stratégie est l'application canadienne de l'approche connue sous le nom de The Infinite Banking Concept®, conçue par R. Nelson Nash; la marque appartient à Infinite Banking Concepts, LLC, avec laquelle ce cabinet n'a aucun lien. La stratégie est pratiquée ici sous la marque propre du cabinet, la souveraineté financière infinie™, qui décrit l'état consistant à détenir le plus haut niveau pratique de contrôle sur la fonction de circulation du capital dans ses propres affaires, et une réclamation qui arrive propre est le dernier acte de ce contrôle. Chaque question juridique soulevée sur cette page appartient à un avocat ou, au Québec, à un notaire.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

Vous détenez un permis? Pour placer des affaires, adressez-vous directement à Canadian Wealth Creation Centre Inc. Cette page s'adresse aux ménages.

En soumettant ce formulaire, vous consentez à ce que Canadian Wealth Creation Centre Inc. utilise les renseignements que vous fournissez pour répondre à votre demande et organiser votre rencontre, y compris par message texte au numéro que vous indiquez. Consultez notre politique de confidentialité.

Ce formulaire est acheminé à Canadian Wealth Creation Centre Inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par Canadian Wealth Creation Centre Inc., par l'entremise de ses représentants dûment certifiés auprès de l'Autorité des marchés financiers. Financière CBI est la plateforme éducative de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.

Questions fréquentes

Combien de temps un assureur a-t-il pour payer une réclamation au décès au Canada?

Les lois comptent le délai à partir du jour où l'assureur reçoit la preuve requise, et non à partir du jour du décès. L'article 2436 du Code civil du Québec oblige l'assureur à payer les sommes assurées dans les 30 jours de la réception de la preuve de sinistre requise. L'article 73(1) de l'Insurance Act de la Colombie-Britannique exige le paiement dans les 30 jours de la réception d'une preuve suffisante de l'événement, de l'âge de la personne assurée, du droit du réclamant au paiement, ainsi que du nom et de l'âge du bénéficiaire. Un dossier qui arrive incomplet n'a pas fait démarrer le délai, et un décès dans la fenêtre de deux ans ou une désignation contestée peuvent légalement ajouter du temps. Ce que prévoit la loi de votre propre province est une question pour un avocat ou, au Québec, un notaire, et cette page ne lit que les deux textes qu'elle cite.

Quels documents faut-il pour réclamer une assurance vie après un décès?

Trois choses en substance, quel que soit le nom que l'assureur leur donne sur ses formulaires: la preuve que la personne assurée est décédée, la preuve que vous êtes la personne en droit d'être payée, et le contrat ou son numéro pour que l'assureur retrouve le dossier. La preuve du décès est habituellement un acte de décès ou un certificat de décès, et certains assureurs acceptent une déclaration du directeur de funérailles ou du médecin traitant pour ouvrir le dossier. La preuve de votre droit est votre identité si vous êtes le bénéficiaire désigné, et le document qui vous nomme si vous réclamez pour une succession. L'article 73(1) de l'Insurance Act de la Colombie-Britannique ajoute l'âge de la personne assurée, parce que la prime a été tarifée sur cet âge. Demandez à l'assureur sa propre liste par écrit avant d'envoyer quoi que ce soit, et gardez copie de chaque page envoyée.

Un assureur peut-il refuser de payer si le décès survient dans les deux ans?

Il peut enquêter, et il peut refuser lorsque l'enquête révèle un motif que la loi admet. L'article 2424 du Code civil du Québec prévoit qu'en l'absence de fraude, la fausse déclaration ou la réticence portant sur le risque ne peut fonder la nullité ou la réduction de l'assurance qui a été en vigueur pendant deux ans, ce qui veut dire qu'à l'intérieur de ces deux ans une déclaration inexacte faite de bonne foi peut encore annuler le contrat. L'article 52(2) de l'Insurance Act de la Colombie-Britannique arrive au même résultat dans ses propres mots. Les deux textes laissent la fraude ouverte en tout temps. Un décès dans la fenêtre entraîne donc habituellement une demande de dossiers médicaux, et c'est la loi qui joue, non l'assureur qui traîne. Ce qui a été déclaré à la proposition est examiné sur la page de la fausse déclaration, et un refus est une question d'avocat, pas de page web.

L'assurance vie paie-t-elle en cas de suicide au Canada?

Au Québec, l'article 2441 du Code civil prévoit que l'assureur ne peut refuser de payer les sommes assurées en raison du suicide de l'assuré, à moins d'avoir stipulé une exclusion de garantie expresse pour ce cas, et même alors la stipulation est sans effet si le suicide survient après deux ans d'assurance ininterrompue. Une augmentation du montant d'assurance fait repartir une période de deux ans pour le montant additionnel seulement. En Colombie-Britannique, l'article 56 de l'Insurance Act rend licite et exécutoire l'engagement de payer en cas de suicide, et lorsqu'un contrat comporte une exclusion pour une période donnée, une déchéance suivie d'une remise en vigueur fait courir cette période à compter de la dernière remise en vigueur. Le chiffre de deux ans en Colombie-Britannique vient du contrat et non de la loi, de sorte que c'est le contrat qu'il faut lire. Une réclamation de cette nature se traite avec un avocat ou, au Québec, un notaire.

Qui reçoit l'argent de l'assurance vie si le bénéficiaire est décédé avant l'assuré?

La succession, dans les deux systèmes, à moins qu'un bénéficiaire subrogé n'ait été inscrit. L'article 2447 du Code civil du Québec présume la désignation faite sous la condition de l'existence du bénéficiaire à l'époque de l'exigibilité de la somme assurée, et l'article 2456 fait entrer dans la succession l'assurance payable à la succession. L'article 63(1) de l'Insurance Act de la Colombie-Britannique verse la part d'un bénéficiaire prédécédé au bénéficiaire survivant, aux bénéficiaires survivants à parts égales ou, à défaut, à l'assuré ou à son représentant personnel. Une fois dans la succession, l'argent attend le règlement, répond des dettes de la succession et peut être atteint par des créanciers qu'un bénéficiaire désigné aurait tenus à l'écart. Savoir si la position fiscale de la succession en est touchée est une question de comptable professionnel agréé. Inscrire un bénéficiaire subrogé est un formulaire, pas des honoraires.

Le capital-décès d'une assurance vie est-il imposable pour le bénéficiaire?

En règle générale, un capital-décès payé en vertu d'une police d'assurance vie n'est pas un revenu entre les mains du bénéficiaire, mais cette phrase porte des conditions, et les conditions sont toute la réponse. Les dispositions de la Loi de l'impôt sur le revenu qui s'appliquent, ce qu'il advient d'une avance sur contrat impayée au décès, ce que reçoit le compte de dividendes en capital d'une société et ce qu'une succession doit déclarer sont exposés sur la page de l'impôt sur les capitaux-décès, que cette page ne répète pas. Rien dans un dossier de réclamation ne change le caractère fiscal de ce qui est payé, et rien de ce qu'un assureur écrit sur un chèque n'est un avis fiscal. Portez la question, avec le contrat réel et la déclaration réelle, à un comptable professionnel agréé avant que quoi que ce soit ne soit produit.

Sources

  • Code civil du Québec, RLRQ c. CCQ-1991, articles 2424, 2435, 2436, 2441, 2447 et 2456, versions française et anglaise, Légis Québec, Code à jour au 7 avril 2026, vérifié le 2026-09-16
  • Insurance Act, R.S.B.C. 2012, c. 1, partie 3, articles 52, 56, 63, 73, 78, 79, 82, 85 et 88, BC Laws, loi à jour au 24 septembre 2024, vérifié le 2026-09-16

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc., qui exerce sous le nom de Financière CBI. Il détient la certification Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute. Il s'agit d'une certification privée et non d'un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est la plateforme éducative du Centre canadien de création de patrimoine Inc. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

Lire la biographie complète et les numéros de permis

Dernière révision: 2026-09-16. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière.

Divulgations importantes

Avec qui vous faites affaire. Financière CBI est la plateforme éducative et le nom commercial de Canadian Wealth Creation Centre Inc. (cwcc.ca), le cabinet inscrit auprès de l'Autorité des marchés financiers. Le nom commercial lui-même ne détient aucun permis, ne distribue aucun produit ni service, ne donne aucun conseil individualisé et ne conclut aucune transaction. Toute relation-client, tout conseil et tout produit d'assurance passent uniquement par Canadian Wealth Creation Centre Inc. et ses représentants dûment certifiés.

Permis et titres. José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent autorisé par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent autorisé par l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001. Son permis personnel couvre le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique uniquement. Il détient la certification Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute ainsi que la désignation Certified Cash Flow Specialist. Il s'agit de certifications privées et non de permis réglementaires, et elles ne confèrent aucune autorité gouvernementale. Tous ces titres peuvent être vérifiés dans les registres publics des organismes de réglementation.

Titres protégés. Le Québec et l'Ontario réservent chacun par la loi certains titres de planification et de conseil, et seule une personne détenant la désignation correspondante peut les employer. José Salloum n'en détient aucun et n'en emploie aucun. Le titre qu'il détient est celui de conseiller en sécurité financière, certifié par l'Autorité des marchés financiers, et c'est le seul titre employé sur ce site web.

Rémunération. À titre de professionnel de l'assurance dûment autorisé, José Salloum reçoit des commissions des assureurs lorsqu'un client souscrit une police. Le cabinet a donc un intérêt commercial dans le résultat, et il le déclare ici afin que vous puissiez soupeser ce que vous lisez. Ce site web constitue le volet éducatif et promotionnel du Centre canadien de création de patrimoine inc.

Nature de ce site web. Ce site web est destiné à des fins d'information et d'éducation générales uniquement. Rien de ce qui s'y trouve ne constitue un conseil financier, d'assurance, fiscal ou juridique personnalisé, et sa lecture ne crée aucune relation professionnelle. José Salloum est un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis. Il n'est pas comptable professionnel agréé, il n'est pas avocat et il n'est pas inscrit auprès de l'Organisme canadien de réglementation des investissements. Il ne fournit ni conseils en valeurs mobilières, ni conseils fiscaux, ni conseils juridiques. Consultez votre propre comptable et votre conseiller juridique avant d'agir sur la foi de quoi que ce soit décrit ici.

Au sujet des produits abordés. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et non un placement. Sa fonction première est le capital-décès. Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur en fonction du rendement du compte de participation, et le rendement passé des participations n'indique pas les résultats futurs. Les garanties contractuelles dépendent de la solvabilité continue de l'assureur émetteur et ne sont garanties par aucun gouvernement. La protection des titulaires de police au Canada est assurée par Assuris, à l'intérieur de ses limites publiées. La Société d'assurance-dépôts du Canada couvre les dépôts bancaires et ne s'applique pas aux produits d'assurance. Ces stratégies ne conviennent pas à tout le monde et dépendent de la situation individuelle, des liquidités, de l'horizon temporel et des objectifs.

Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, le gain devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

Marques de commerce et absence d'affiliation. « The Infinite Banking Concept® » et « Becoming Your Own Banker® » sont des marques d'Infinite Banking Concepts, LLC. Ni le Centre canadien de création de patrimoine inc. ni José Salloum n'est affilié à Infinite Banking Concepts, LLC ou au Nelson Nash Institute, ni commandité ou approuvé par ceux-ci. « Infinite Financial Sovereignty® » est une marque déposée de José Salloum, enregistrement TMA1420283 de l'Office de la propriété intellectuelle du Canada, enregistrée le 12 juin 2026. « La Souveraineté Financière Infinie™ » et « SFI™ » en sont les formes françaises, employées à titre de marques non enregistrées.

Variation provinciale. Les titres et les exigences en matière de permis d'assurance varient selon la province et le territoire. Vérifiez le permis de votre propre conseiller auprès de l'organisme de réglementation de votre province.

Politique de confidentialité. Personne responsable de la protection des renseignements personnels: Mona Haddad, compliance@cwcc.ca, Canadian Wealth Creation Centre Inc., 203-3899 Autoroute des Laurentides, Laval, QC H7L 3H7, 514-875-9444.