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Comment une réclamation au décès est payée au Canada

MIS À JOUR

Avisez l'assureur du décès, même sans le numéro de police, et demandez-lui ses formulaires et la liste écrite de ce qu'il exige. Au Québec (Code civil, art. 2436) et en Colombie-Britannique (Insurance Act, art. 73), l'assureur a 30 jours pour payer après avoir reçu la preuve requise, et non 30 jours après le décès. Un décès dans les deux ans de l'émission ou d'une remise en vigueur, un document manquant ou des réclamants concurrents peuvent prolonger l'examen. Les autres provinces appliquent leur propre loi sur les assurances.

Quand une personne que vous aimez est décédée, la réclamation d'assurance vie s'ajoute à une liste déjà lourde. Il aide de savoir qu'il s'agit surtout de paperasse, et que cette paperasse suit un ordre clair. Vous avisez l'assureur du décès, vous lui demandez ce qu'il exige pour cette réclamation, vous l'envoyez, et vous gardez une trace de tout. Au Québec et en Colombie-Britannique, les deux provinces que ce guide examine en détail, l'assureur a ensuite 30 jours pour payer une fois qu'il a reçu la preuve que la loi exige. Le délai part de la preuve, et non du décès.

Quelques situations peuvent allonger une réclamation: un décès dans les deux ans de l'émission ou de la remise en vigueur de la police, un document manquant, ou deux personnes qui se croient chacune en droit d'être payées. Aucune ne veut dire que la réclamation sera refusée. Chacune a sa raison, sa règle et sa prochaine étape, et ce guide les prend dans l'ordre où vous les rencontrerez vraisemblablement.

Tout ce qui suit est de l'information générale rédigée par un professionnel de l'assurance vie titulaire d'un permis. Ce n'est pas un avis juridique, fiscal ou notarial, et le Centre canadien de création de patrimoine inc. (Canadian Wealth Creation Centre Inc.) n'est pas autorisée à en donner. Quand une question dépend de votre propre dossier, le guide le dit, et la bonne personne est alors un avocat ou, au Québec, un notaire.

Que faire en premier après un décès?

Cinq étapes, dans cet ordre. Vous n'avez pas besoin d'avoir tous les documents en main pour commencer.

  1. Avisez l'assureur. Appelez ou écrivez à la compagnie d'assurance, ou au représentant qui a placé la police, dès que vous le pouvez raisonnablement. Vous pouvez le faire même si vous ne trouvez ni la police ni son numéro. Donnez le nom complet, la date de naissance et la date de décès de la personne assurée, ainsi que votre lien avec elle.
  2. Demandez les formulaires et une liste écrite. Demandez ce dont l'assureur a besoin pour cette réclamation précise, où envoyer les documents et s'il accepte des copies ou exige des originaux. Une liste écrite est la trace, de la main même de l'assureur, de ce qu'il a demandé et à quelle date.
  3. Réunissez et envoyez les documents. La preuve du décès, la preuve de votre droit d'être payé et la déclaration du réclamant que fournit l'assureur. Envoyez-les ensemble si vous le pouvez, et gardez une copie de chaque page avec la date d'envoi. La déclaration du réclamant, l'acte de décès et une copie de la pièce d'identité, réunis dans une seule enveloppe, valent mieux que trois envois séparés à quelques semaines d'intervalle. Notez aussi le nom des personnes à qui vous parlez chez l'assureur et la date de chaque appel: ces détails deviennent précieux si le dossier traîne.
  4. Demandez une confirmation écrite que le dossier est complet. Les 30 jours de l'assureur partent de la preuve dont il a besoin. La date où il juge la preuve complète vous dit quand le délai a commencé.
  5. Faites le suivi et, au besoin, allez plus loin. Si vous n'avez pas de nouvelles, écrivez pour savoir ce qui manque encore et pourquoi. Si la réclamation est refusée ou sérieusement retardée, demandez les motifs par écrit et consultez tôt un avocat ou, au Québec, un notaire, parce qu'un délai pour aller devant les tribunaux court peut-être déjà.

L'Agence de la consommation en matière financière du Canada donne la même première consigne: communiquez avec l'assureur, l'agent ou le courtier dès que possible (ACFC, comment présenter une réclamation d'assurance). Si vous croyez qu'une police existe sans la trouver, cherchez les relevés annuels et les primes prélevées dans les papiers de la personne, et demandez à son comptable, à son notaire ou à son avocat. L'OmbudService des assurances de personnes (OAP) offre aussi une recherche de police d'assurance vie d'une personne décédée, le service vers lequel l'ACFC dirige les familles quand une police est perdue ou ancienne.

Ce guide couvre-t-il tout le Canada?

Non. Le contrat d'assurance vie relève du droit provincial, et le détail juridique de ce guide vient de deux sources: le Code civil du Québec, qui régit le contrat d'assurance au Québec, et la partie 3 de l'Insurance Act de la Colombie-Britannique. Chaque autre province a sa propre loi sur les assurances, avec ses propres numéros d'articles et, sur certains points, ses propres règles. La loi de l'Ontario, par exemple, n'est pas examinée ici. Le Québec se distingue parce que les règles du contrat d'assurance y figurent dans le Code civil plutôt que dans une loi sur les assurances.

Les étapes pratiques voyagent bien d'une province à l'autre. Le détail juridique, lui, ne voyage pas: le délai exact de paiement, ce qui le fait partir, qui reçoit la part d'un bénéficiaire décédé, et le temps dont vous disposez pour aller devant les tribunaux. Si vous vivez ailleurs qu'au Québec ou en Colombie-Britannique, ou si la police a été émise ailleurs, demandez à l'assureur quelle loi provinciale il applique à la réclamation. Consultez ensuite un avocat de cette province avant de vous fier à l'une ou l'autre des règles qui suivent.

Règle Québec (Code civil du Québec) Colombie-Britannique (Insurance Act, partie 3)
Délai de paiement de l'assureur 30 jours suivant la réception de la justification requise pour le paiement (art. 2436) 30 jours après la réception d'une preuve suffisante de quatre éléments (art. 73)
Ce qui fait partir le délai La preuve dont l'assureur a besoin, non le décès La preuve que liste l'article 73, non le décès
Règle des deux ans pour les fausses déclarations Aucune nullité ni réduction après deux ans en vigueur, sauf fraude (art. 2424) Le contrat n'est plus annulable après deux ans en vigueur du vivant de la personne assurée, sauf fraude (art. 52(2))
Après une remise en vigueur Le délai de deux ans pour fausse déclaration et celui d'une exclusion en cas de suicide courent à nouveau (art. 2434) Une période de suicide prévue au contrat court à compter de la dernière remise en vigueur (art. 56(2)); pour les autres délais, consultez un avocat de la province
Suicide Exclu seulement si le contrat le prévoit expressément, et jamais après deux ans d'assurance ininterrompue (art. 2441) La période vient du contrat; la loi rend l'engagement de payer licite et exécutoire (art. 56)
Un bénéficiaire est décédé le premier Désignation présumée faite sous la condition que le bénéficiaire existe à l'exigibilité de la somme (art. 2447); règles de l'accroissement entre cobénéficiaires (art. 2456) La part va aux bénéficiaires survivants, puis à l'« insured » ou à son représentant personnel (art. 63(1))
Un bénéficiaire mineur Le tuteur administre les biens de l'enfant Versement au fiduciaire nommé pour l'enfant, ou au Public Guardian and Trustee (art. 88)
Votre délai pour aller devant les tribunaux Trois ans en règle générale (art. 2925); son point de départ pour une réclamation refusée est une question pour un avocat ou un notaire La loi fixe son propre délai pour poursuivre en recouvrement des sommes d'assurance vie; consultez vite un avocat de la province

Lisez le tableau ligne par ligne: chaque ligne répond à une question qui se pose au début d'une réclamation, et chaque case renvoie à l'article qui la fonde. Les sections qui suivent reprennent ces règles une à une, avec ce qu'elles veulent dire pour vous en pratique.

Les textes se trouvent sur Légis Québec et sur BC Laws.

Quelle preuve l'assureur peut-il exiger?

un versement, trois fonctions

Où va une prime d'assurance permanente

  1. 01Une part couvre le coût de l'assurance elle-même
  2. 02Une part couvre les frais et la taxe sur les primes
  3. 03Une part constitue la valeur contractuelle de la police
  4. 04La répartition n'est pas détaillée sur une illustration
  5. 05La prime de base suit les modalités du contrat
Une prime permanente n'est pas un frais unique, et les illustrations n'en détaillent généralement pas les parts.

La preuve que la personne assurée est décédée, la preuve que vous êtes la personne en droit d'être payée, et assez de renseignements pour que l'assureur retrouve la police. Les formulaires de chaque assureur sont bâtis autour de ces trois éléments.

Au Québec, l'article 2436 du Code civil rattache l'obligation de payer à la réception de « la justification requise pour le paiement ». L'article ne dresse pas la liste des documents. En pratique, la preuve du décès est l'acte de décès délivré par le Directeur de l'état civil, ou un certificat de décès. Certains assureurs acceptent une déclaration du directeur de funérailles ou du médecin traitant pour ouvrir le dossier pendant que le document officiel est en route. La preuve de votre droit d'être payé est votre identité si vous êtes le bénéficiaire désigné, et le testament ou l'acte qui nomme le liquidateur si vous réclamez au nom d'une succession. Le testament olographe ou devant témoins est vérifié, à la demande de tout intéressé, en la manière prescrite au Code de procédure civile (art. 772); le testament notarié ne figure pas dans cette liste. Avant de payer une succession, un assureur peut donc demander le testament vérifié, ou le testament notarié, avec une pièce d'identité du liquidateur. Un assureur qui ne voit pas le lien entre le réclamant et le dossier n'a aucun moyen de savoir à qui il est libéré en payant, et c'est précisément ce qu'il vérifie.

La Colombie-Britannique est plus précise. L'article 73 de l'Insurance Act oblige l'assureur à payer dans les 30 jours de la réception d'une preuve suffisante de quatre éléments: la survenance de l'événement qui rend la somme exigible, l'âge de la personne sur la tête de laquelle porte l'assurance, le droit du réclamant de recevoir le paiement, ainsi que le nom et l'âge du bénéficiaire, s'il y en a un.

Deux âges différents figurent dans cette liste, pour deux raisons différentes. L'âge de la personne assurée compte parce qu'une erreur sur l'âge modifie généralement le montant payable plutôt que de faire tomber la réclamation. L'âge du bénéficiaire compte parce qu'un enfant ne peut pas donner à l'assureur une quittance valable pour la somme.

Remarquez les mots « preuve suffisante ». Le critère juridique est la preuve que décrit la loi, et non chaque élément de la liste d'un assureur, même si ses formulaires restent la façon habituelle et la plus rapide de la fournir. Lorsqu'un assureur reconnaît la validité de la police mais soutient que la preuve n'est pas encore suffisante, l'article 78 de la loi de la Colombie-Britannique permet à l'une ou l'autre partie de demander au tribunal, sur préavis, une déclaration sur la suffisance de la preuve, et l'article 79 permet au tribunal d'ordonner le paiement. Un désaccord sur le caractère complet du dossier a donc une fin.

Une courte liste couvre la plupart des réclamations:

Document Ce qu'il prouve D'où il vient habituellement
Acte de décès ou certificat de décès Le décès Le Directeur de l'état civil au Québec; le bureau de l'état civil dans les autres provinces
Déclaration du réclamant Qui réclame, et comment le payer Le formulaire de réclamation de l'assureur
Pièce d'identité Que vous êtes la personne désignée Une pièce d'identité gouvernementale avec photo
Testament, ou acte qui nomme le liquidateur ou l'exécuteur Votre pouvoir de réclamer au nom de la succession Le notaire, l'avocat ou le dossier du tribunal
Déclaration du médecin traitant, si elle est demandée La cause et les circonstances du décès Le médecin, sur le formulaire de l'assureur
Numéro de police ou relevé annuel Le contrat visé par la réclamation Les papiers de la personne; l'assureur peut aussi chercher par nom
Traduction certifiée, si le décès est survenu hors du Canada Ce que dit un document étranger Un traducteur agréé; demandez à l'assureur ce qu'il accepte

De quel délai l'assureur dispose-t-il pour payer?

Trente jours après la réception de la preuve dont il a besoin, dans les deux provinces. Le jour du décès n'est pas le jour où le délai commence. Le délai se compte à partir du dossier: une réclamation incomplète ne l'a pas encore fait démarrer, et un dossier complet envoyé d'un seul coup le fait démarrer plus tôt. Retenez surtout ceci: le délai part du dossier complet.

L'article 2436 du Code civil du Québec oblige l'assureur à payer les sommes assurées et les autres avantages prévus au contrat, suivant les conditions qui y sont fixées, dans les 30 jours suivant la réception de la justification requise pour le paiement. Le même article porte ce délai à 60 jours lorsque l'assurance porte sur la maladie ou les accidents, à moins qu'elle ne couvre la perte de revenus occasionnée par l'invalidité.

L'article 73 de l'Insurance Act de la Colombie-Britannique oblige l'assureur à payer la personne qui y a droit dans les 30 jours de la réception de la preuve suffisante décrite plus haut.

Exemple illustratif. Supposons que le décès survienne le 10 janvier. Vous avisez l'assureur le 20 janvier et vous envoyez les formulaires le 20 février, mais le certificat de décès officiel n'est pas encore délivré. Il parvient à l'assureur le 3 mars, et plus rien ne manque. Les 30 jours se comptent à partir du 3 mars: 28 jours mènent au 31 mars, et deux de plus au 2 avril, qui serait la date limite de paiement selon l'un ou l'autre texte. Si l'assureur demande plus tard un document de plus, savoir si cette demande déplace le point de départ dépend de la question de savoir si ce document faisait partie de la preuve que la loi exige. C'est exactement la question à poser à un avocat ou à un notaire si le retard devient long. Ces dates sont illustratives.

Sur les intérêts, les textes en disent moins qu'on ne le pense. Les articles du Code civil sur l'assurance que lit ce guide ne fixent aucun taux pour un paiement tardif. En Colombie-Britannique, l'article 85 de l'Insurance Act vise les sommes que l'assureur conserve en vertu du contrat à un taux convenu ou déclaré, ce qui est tout autre chose qu'un intérêt pour paiement en retard. Savoir si des intérêts sont dus sur une réclamation payée en retard, et à partir de quand, est une question pour un avocat ou, au Québec, un notaire. Si l'assureur verse des intérêts, demandez-lui comment il les déclarera aux fins de l'impôt. Mieux vaut donc ne pas compter sur des intérêts pour compenser un retard avant d'avoir obtenu cet avis.

Quels délais s'appliquent à vous, le réclamant?

Les 30 jours de l'assureur ne sont pas la seule horloge. Deux autres vous lient, vous, plutôt que l'assureur.

La première est l'exigence d'avis du contrat lui-même. Certains contrats demandent qu'on avise l'assureur d'une réclamation, ou qu'on en fournisse la preuve, dans un délai déterminé. Lisez la clause du contrat sur les réclamations, ou demandez par écrit à l'assureur si un délai s'applique à cette réclamation.

La seconde est le temps dont vous disposez pour aller devant les tribunaux si la réclamation est refusée ou reste impayée. C'est l'horloge qui peut surprendre une famille, parce qu'elle peut continuer de tourner pendant que les lettres vont et viennent.

Au Québec, l'article 2925 du Code civil pose la règle générale: l'action qui tend à faire valoir un droit personnel et dont le délai de prescription n'est pas autrement fixé se prescrit par trois ans. La prescription, en droit québécois, est le délai au-delà duquel on ne peut plus faire valoir un droit devant les tribunaux. Le point de départ de ce délai pour une réclamation d'assurance vie refusée est une question juridique, à laquelle un avocat ou un notaire du Québec doit répondre selon vos faits.

En Colombie-Britannique, l'Insurance Act fixe son propre délai de prescription pour une action en recouvrement des sommes d'assurance payables au décès. N'attendez pas d'en apprendre la durée. Consultez rapidement un avocat de la Colombie-Britannique dès qu'une réclamation est refusée ou qu'elle piétine, et demandez-lui la date exacte où votre délai prend fin.

Horloge Qui elle lie Quand elle part D'où elle vient
30 jours pour payer L'assureur La réception de la preuve requise Code civil, art. 2436; Insurance Act de la C.-B., art. 73
Avis ou preuve de la réclamation Vous Fixé par le contrat, s'il en fixe un Votre contrat; demandez à l'assureur
Aller devant les tribunaux au Québec Vous Une question juridique selon vos faits Code civil, art. 2925: trois ans en règle générale
Aller devant les tribunaux en Colombie-Britannique Vous Fixé par la loi Insurance Act de la C.-B.; consultez un avocat de la province

Qu'est-ce que la période de contestabilité de deux ans?

le nombre qui détermine la part imposable

Le coût de base rajusté

  1. 01Le coût fiscal du contrat pour son titulaire
  2. 02Il augmente avec les primes versées au contrat
  3. 03Il diminue du coût net de l'assurance pure
  4. 04Il détermine la part imposable d'un montant retiré
  5. 05Sur un contrat détenu longtemps, il tend vers zéro
Il bouge chaque année sans que personne ne décide de le bouger, ce qui surprend au moment d'un rachat.

C'est la période pendant laquelle l'assureur peut encore contester le contrat à cause de ce qui a été dit, ou tu, à la proposition. Une fois l'assurance en vigueur depuis deux ans, les deux provinces ferment cette porte, sauf en cas de fraude.

L'article 2424 du Code civil du Québec le dit ainsi: « En l'absence de fraude, la fausse déclaration ou la réticence portant sur le risque ne peut fonder la nullité ou la réduction de l'assurance qui a été en vigueur pendant deux ans. » À l'intérieur de ces deux ans, une déclaration inexacte ou une omission portant sur le risque, même faite de bonne foi, peut permettre à l'assureur de demander la nullité du contrat ou la réduction de l'assurance. Le second alinéa de l'article écarte cette règle pour l'assurance invalidité lorsque l'invalidité a commencé pendant les deux premières années de l'assurance.

L'article 52(2) de l'Insurance Act de la Colombie-Britannique arrive au même endroit dans ses propres mots. Sous réserve de la règle propre à l'assurance collective du paragraphe (3), lorsqu'un contrat, ou un ajout, une augmentation ou une modification visés à l'article 51(3), a été en vigueur pendant deux ans du vivant de la personne sur la tête de laquelle porte l'assurance, l'omission de déclarer ou la déclaration inexacte d'un fait que l'article 51 oblige à déclarer ne rend pas, en l'absence de fraude, le contrat annulable. Les mots « du vivant » comptent: un décès au vingt-troisième mois laisse le contrat contestable.

Les deux ans peuvent recommencer. Au Québec, l'article 2434 prévoit que dès que le contrat est remis en vigueur, le délai de deux ans pendant lequel l'assureur peut demander la nullité ou la réduction pour fausse déclaration ou réticence court à nouveau, tout comme celui de l'exécution d'une clause d'exclusion en cas de suicide. En Colombie-Britannique, l'article 52(2) compte ses deux ans séparément pour un ajout, une augmentation ou une modification visés à l'article 51(3). Si la police a déjà été remise en vigueur, ou augmentée après de nouvelles questions sur la santé, dites-le à l'avocat ou au notaire qui vous conseille.

En pratique, un décès à l'intérieur des deux ans peut amener l'assureur à demander les dossiers des médecins traitants et à les comparer avec la proposition, ligne par ligne, et ces dossiers peuvent prendre des semaines à arriver. Un examen n'est pas une conclusion. Le fait d'être dans les deux ans n'établit pas, à lui seul, une fausse déclaration et ne justifie pas un refus; l'assureur doit cerner un fait précis et montrer pourquoi il compte selon la loi et le contrat. Vous pouvez demander à l'assureur une copie de la proposition et du contrat, pour voir ce qu'il compare. S'il invoque une fausse déclaration, demandez-lui par écrit quelle réponse de la proposition il vise et quel dossier médical il lui oppose. Ce qui constitue une fausse déclaration, et ce que l'assureur doit prouver, se trouve sur la page de la fausse déclaration.

Que fait réellement la clause de suicide?

Elle limite, pour une période donnée, ce que l'assureur paiera lorsque la personne assurée s'est enlevé la vie. Au Québec, la loi plafonne cette période à deux ans d'assurance ininterrompue. En Colombie-Britannique, la loi rend l'engagement de payer exécutoire et régit la façon dont une remise en vigueur fait repartir la clause, mais la période elle-même vient du contrat.

L'article 2441 du Code civil du Québec pose d'abord la règle: « L'assureur ne peut refuser de payer les sommes assurées en raison du suicide de l'assuré, à moins qu'il n'ait stipulé l'exclusion de garantie expresse pour ce cas. » Même alors, la stipulation est sans effet si le suicide survient après deux ans d'assurance ininterrompue. L'exclusion doit donc être écrite au contrat; le silence joue en faveur du bénéficiaire. Un contrat muet sur ce point ne permet pas de refuser le paiement pour cause de suicide, et un contrat qui prévoit l'exclusion la voit s'éteindre au bout de deux ans d'assurance ininterrompue, quoi qu'il dise par ailleurs. Le second alinéa traite de l'augmentation: toute modification qui augmente le montant d'assurance est soumise, pour le montant additionnel seulement, à la clause d'exclusion initialement stipulée, pour une nouvelle période de deux ans d'assurance ininterrompue qui court à compter de la prise d'effet de l'augmentation. Le montant initial garde sa date initiale.

L'article 56(1) de l'Insurance Act de la Colombie-Britannique dit qu'un engagement, exprès ou implicite, de payer les sommes assurées lorsque la personne assurée se suicide est licite et exécutoire. Il ne fixe aucune période. L'article 56(2) traite de l'interruption: lorsqu'un contrat prévoit que le suicide dans une période donnée l'annule ou en réduit le montant, et que le contrat tombe en déchéance puis est remis en vigueur, la période court à compter de la date de la dernière remise en vigueur. Lorsqu'un contrat de Colombie-Britannique prévoit deux ans, il s'agit donc d'une clause contractuelle, et c'est le contrat qu'il faut lire, clause par clause, avant que quiconque dise à une famille à quoi s'attendre.

Si une réclamation de cette nature est refusée, demandez par écrit la clause invoquée et les motifs, et apportez les deux à un avocat ou, au Québec, à un notaire.

Si vous ou un de vos proches pensez au suicide, appelez ou textez le 9-8-8, la 9-8-8: Ligne d'aide en cas de crise de suicide, accessible 24 heures sur 24, chaque jour de l'année.

Qu'est-ce qui peut retarder une réclamation, et que pouvez-vous faire?

Règlement 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu

Le test d'exonération, et ce qu'il détermine

  1. 01La police est comparée à une police de référence théorique. Qu'est-ce que cela détermine?
  2. 02Elle accumule sans imposition annuelleLa police réussit.
  3. 03Elle est imposée chaque annéeLa police échoue.
La croissance dans une police canadienne est à imposition reportée tant que le contrat demeure exonéré, et ce test est ce qui le maintient exonéré.

La plupart des retards viennent de trois sources: le dossier lui-même, un désaccord sur la personne qui a droit à l'argent, et l'examen d'un contrat récent. Chacune peut justifier un délai de plus. Aucune ne justifie n'importe quel délai, et vous avez le droit de savoir laquelle retient votre réclamation.

Le dossier d'abord. Un certificat de décès pas encore délivré, une déclaration du réclamant signée par la mauvaise personne, une réclamation faite au nom d'une succession avant que quiconque détienne l'acte qui nomme le liquidateur ou l'exécuteur, ou une police que personne n'arrive à identifier: chacun arrête le délai avant même qu'il commence. Les deux textes comptent à partir de la réception de la preuve, non à partir du premier appel. Une famille qui attend le Directeur de l'état civil attend un bureau gouvernemental, et non l'assureur.

Le droit à l'argent ensuite. Deux personnes peuvent chacune se dire bénéficiaire. Un testament peut sembler modifier la désignation qui figure au dossier de l'assureur. Un ex-conjoint peut encore être désigné. Au Québec, la désignation de bénéficiaires se fait dans la police ou dans un autre écrit, revêtu ou non de la forme testamentaire (art. 2446). La désignation et la révocation ne sont toutefois opposables à l'assureur que du jour où il les a reçues, et le paiement qu'il fait de bonne foi à la dernière personne connue qui y a droit est libératoire (art. 2452). Si un testament change le bénéficiaire, envoyez-en donc sans attendre une copie certifiée à l'assureur. Au Québec encore, le divorce ou la nullité du mariage, et la dissolution ou la nullité de l'union civile, rendent caduque toute désignation du conjoint à titre de bénéficiaire (art. 2459).

La loi de la Colombie-Britannique a ses propres règles sur la désignation faite par testament et sur le moment où l'assureur est protégé lorsqu'il paie selon son dossier; un avocat de cette province les lit à la lumière de vos documents. Lorsque des réclamants s'opposent réellement, la loi permet aussi à l'assureur qui reconnaît devoir l'argent de demander à le consigner au tribunal, et l'argent attend alors le tribunal plutôt que l'assureur, ce qui prend le temps que prend un tribunal. La façon dont une désignation québécoise prend rang contre l'assureur, et pourquoi le dossier fait foi, se trouve sur la page de la désignation.

Le contrat récent enfin: un décès dans la période de deux ans peut entraîner l'examen décrit plus haut. C'est une raison de poser des questions, pas de garder le silence.

Ce qui retient la réclamation Ce qu'il faut demander, par écrit Qui peut aider
Un document manquant L'élément exact, pourquoi il est nécessaire, et la date de la demande L'assureur; le bureau qui délivre le document
Deux réclamants, ou un testament contre le dossier La position de l'assureur sur la personne qui a droit à l'argent, et s'il compte consigner la somme au tribunal Un avocat ou, au Québec, un notaire
L'examen de la proposition La question examinée, et la preuve qui manque encore L'assureur; un avocat si l'examen mène à un refus

Qui reçoit l'argent si un bénéficiaire est décédé le premier?

Cela dépend de la province, du libellé de la désignation et de la personne qui est titulaire de la police. La succession n'est pas la réponse automatique, et en Colombie-Britannique elle est le dernier arrêt plutôt que le premier.

En Colombie-Britannique, l'article 63(1) de l'Insurance Act vise le bénéficiaire qui décède avant la personne sur la tête de laquelle porte l'assurance, lorsque ni le contrat ni une déclaration ne prévoient le sort de sa part. La part est payable au bénéficiaire survivant, ou aux bénéficiaires survivants à parts égales s'ils sont plusieurs. Ce n'est que si aucun bénéficiaire ne survit qu'elle est payable à « the insured or the insured's personal representative ». Dans cette loi, « insured » est un terme défini, et il ne désigne pas toujours la personne dont la vie était assurée. Si le titulaire de la police et la personne assurée sont deux personnes différentes, demandez à un avocat de la Colombie-Britannique qui est visé dans votre dossier avant de présumer que l'argent va à la succession de la personne décédée.

Au Québec, l'article 2447 du Code civil présume que la désignation de bénéficiaire est faite sous la condition de l'existence de la personne bénéficiaire à l'époque de l'exigibilité de la somme assurée. Un bénéficiaire décédé le premier sort donc du portrait. S'il y avait des cobénéficiaires, l'article 2456 leur applique les règles sur l'accroissement au profit des légataires particuliers. Selon ces règles, il y a accroissement lorsque le bien est légué conjointement et qu'il y a caducité à l'égard de l'un des légataires (art. 755), et le legs est présumé fait conjointement lorsqu'il est fait par une seule et même disposition sans que la part de chacun soit assignée, ou avec des quotes-parts égales (art. 756). Savoir si le libellé de votre désignation répond à ce critère revient à un notaire. Au Québec, la réponse dépend donc d'abord des mots exacts de la désignation, d'où l'utilité d'en obtenir une copie auprès de l'assureur. L'article 2456 précise aussi que les règles sur la représentation successorale ne jouent pas en matière d'assurance: les enfants d'un bénéficiaire décédé ne prennent pas sa part par le seul effet de la loi. Enfin, lorsque l'assuré et le bénéficiaire décèdent en même temps, ou dans des circonstances qui ne permettent pas d'établir l'ordre des décès, l'article 2448 répute l'assuré avoir survécu au bénéficiaire.

Quand il ne reste plus personne de désigné, l'argent suit généralement le contrat jusqu'à son titulaire et, lorsque le titulaire était aussi la personne assurée, cela veut dire sa succession. L'article 2456 prévoit que l'assurance payable à la succession, ou aux ayants cause, héritiers, liquidateurs ou autres représentants légaux d'une personne, en vertu d'une stipulation employant ces expressions ou des expressions analogues, fait partie de la succession de cette personne. L'argent qui entre dans une succession attend le règlement, répond d'abord des dettes de la succession, et peut être atteint par des créanciers qu'un bénéficiaire désigné aurait pu tenir à l'écart, comme l'explique ce qu'un créancier peut atteindre.

Si vous êtes titulaire d'une police, un seul formulaire évite la plupart de ces questions: un bénéficiaire subrogé inscrit auprès de l'assureur, désigné pour le cas où le premier bénéficiaire ne serait plus vivant. Ne le confondez pas avec le « titulaire subrogé » du Code civil, qui est la personne désignée pour devenir titulaire de la police au décès du titulaire précédent. Inscrire un bénéficiaire subrogé est un formulaire, pas des honoraires: une signature, et une confirmation écrite de l'assureur à conserver avec le contrat.

Et si le bénéficiaire est mineur?

Un enfant ne peut pas donner à l'assureur une quittance valable; la loi dirige donc l'argent vers un adulte qui peut le garder pour lui.

En Colombie-Britannique, le Public Guardian and Trustee explique ainsi l'article 88 de l'Insurance Act. Si un fiduciaire a été nommé pour l'enfant, la somme est payable à ce fiduciaire, en fiducie pour l'enfant. Si aucun n'a été nommé, elle est payable au Public Guardian and Trustee, en fiducie, qui la garde jusqu'aux 19 ans de l'enfant. L'assureur qui paie un fiduciaire doit en aviser par écrit le Public Guardian and Trustee dans les 30 jours du paiement (Public Guardian and Trustee of British Columbia, en anglais). L'article 62 de la loi est la disposition en vertu de laquelle un fiduciaire pour le bénéficiaire est nommé, dans le contrat ou par déclaration, et une désignation faite sans fiduciaire laisse le fonctionnaire public comme solution par défaut. Nommer un fiduciaire au moment de la désignation évite donc que la somme lui soit confiée faute de mieux.

Le Québec n'écrit pas de règle distincte dans le chapitre des assurances. Les biens d'un mineur sont administrés selon les règles de la tutelle du livre premier du Code civil. Une somme assurée payable à un enfant est reçue et administrée par le tuteur, habituellement un parent, avec la surveillance que le Code attache aux sommes plus importantes. Une désignation qui nomme directement un enfant, sans dire qui administrera l'argent, est licite. C'est aussi la source de bien des questions qu'on pose plus tard à un notaire, quand l'argent est déjà là et qu'il faut décider qui le garde et à quelles conditions. Le détail pour les deux provinces se trouve sur un bénéficiaire mineur, un bénéficiaire introuvable et la succession par défaut, et les mécanismes contractuels en dessous, sur la page du Code civil.

Que reçoit réellement le bénéficiaire?

ce qu'un avenant achète réellement

L'avenant d'assurance supplémentaire libérée

  1. Un petit bloc d'assurance vie entière entièrement payé
  2. Acheté avec une participation déclarée ou un dépôt additionnel
  3. Il n'exige aucune prime supplémentaire une fois acquis
  4. Il s'ajoute à la valeur de rachat et au capital-décès
  5. L'avenant comporte un maximum fixé par le test d'exonération
Les participations servant à acheter ces additions sont déclarées annuellement à la discrétion de l'assureur et ne sont pas garanties.

Le capital-décès que prévoit le contrat, ajusté de ce que le contrat dit d'ajouter ou de retrancher. Le montant d'assurance inscrit à la première page est le point de départ du calcul, pas toujours son point d'arrivée.

Ce qui peut s'ajouter dépend de la conception. Dans une police avec participation, la protection achetée avec les participations passées, comme l'assurance supplémentaire libérée (ASL), est habituellement versée avec le montant de base, et certains contrats prévoient une participation finale au décès, qui n'est pas garantie tant que l'assureur ne l'a pas déclarée. Ce qui peut se retrancher est fixé par le contrat: une avance sur contrat et les intérêts dus, et une prime échue et impayée. Une avance sur contrat est consentie par l'assureur; les intérêts sont dus à l'assureur, au taux qu'il fixe et qu'il peut modifier, et ce qui reste dû au décès est retranché du capital-décès. Un prêteur qui détient la police en garantie en vertu d'une cession inscrite auprès de l'assureur peut être payé de ce qui lui est dû avant le bénéficiaire. Une avance sur contrat n'est donc pas une dette envers la famille: c'est une dette envers l'assureur, réglée à même le capital-décès.

Ligne Effet D'où vient le chiffre
Capital-décès de base Le point de départ Le contrat
Assurance supplémentaire libérée, s'il y en a S'ajoute Le dernier relevé annuel
Participations laissées en dépôt, s'il y en a S'ajoutent Le dernier relevé annuel
Participation finale au décès, si le contrat en prévoit une S'ajoute, une fois déclarée L'assureur; non garantie
Avance sur contrat et intérêts dus Se retranchent Le relevé d'avance de l'assureur
Prime échue et impayée Se retranche Le contrat; le relevé de règlement de l'assureur
Somme due à un prêteur en vertu d'une cession en garantie Payée d'abord au prêteur La cession inscrite au dossier de l'assureur

Exemple illustratif. Supposons un capital-décès de base de 250 000 $, une assurance supplémentaire libérée qui ajoute 12 000 $ de protection, une avance sur contrat dont le solde, intérêts compris, atteint 19 200 $, et une prime mensuelle de 300 $ échue et impayée au décès. L'assureur verserait 250 000 $ plus 12 000 $, soit 262 000 $, moins 19 200 $, soit 242 800 $, moins 300 $, pour un paiement de 242 500 $. Ce sont des nombres ronds pour l'arithmétique, et non les chiffres d'un assureur ni la projection d'un contrat. Seul le relevé de règlement écrit de votre assureur fait foi. Autrement dit, le montant d'assurance est un point de départ, et le relevé de règlement est la réponse.

Demandez ce relevé avant l'émission du paiement, avec chaque ligne détaillée. Certains contrats permettent aussi au bénéficiaire de laisser la somme chez l'assureur selon un mode de règlement plutôt que de la toucher d'un coup; demandez quels modes le contrat offre, et quels intérêts ils paient, s'il y en a. Lorsqu'une société est titulaire et bénéficiaire de la police, c'est la société qui reçoit l'argent, et la suite est traitée dans quand la société est propriétaire de la police.

Le capital-décès est-il imposable?

En règle générale, le capital-décès versé en raison du décès de la personne assurée n'est pas un revenu entre les mains du bénéficiaire qui le reçoit. Cette phrase porte des conditions, exposées sur la page de l'impôt sur les prestations de décès: les dispositions applicables de la Loi de l'impôt sur le revenu, le sort d'une avance sur contrat impayée au décès, ce qu'une société peut porter à son compte de dividendes en capital (CDC), et ce qu'une succession doit déclarer. Les résidents du Québec ont aussi affaire à Revenu Québec, qui administre l'impôt sur le revenu du Québec.

Un retard, une consignation au tribunal ou un paiement à la succession ne transforment pas un capital-décès en autre chose. Les intérêts que l'assureur verse en plus du capital, ou pendant que l'argent reste chez lui, sont un montant distinct; demandez comment il les déclarera. Et rien de ce qu'un assureur écrit dans une lettre de règlement n'est un avis fiscal. Cet avis doit venir d'un fiscaliste qualifié, par exemple un comptable professionnel agréé ou un avocat fiscaliste, qui a le contrat et la déclaration sous les yeux, et qui répond de ce qu'il écrit.

Les questions à poser, et qui y répond

Personne ne répond seul à toutes les questions d'une réclamation. Posez chacune à la personne qui peut y répondre, par écrit si possible, et gardez toutes les réponses dans un même dossier.

Question Qui répond
De quoi avez-vous besoin exactement pour cette réclamation, et le dossier est-il complet aujourd'hui? Le service des réclamations de l'assureur
Qui est inscrit comme titulaire et comme bénéficiaire, et un bénéficiaire subrogé figure-t-il au dossier? L'assureur
La police a-t-elle été émise, augmentée ou remise en vigueur au cours des deux dernières années? L'assureur, ou le représentant qui l'a placée
Puis-je obtenir une copie de la proposition et du contrat? L'assureur
Y a-t-il une avance sur contrat, une cession en garantie ou une prime impayée, et que montrera le relevé de règlement? L'assureur
Quels modes de règlement le contrat offre-t-il au bénéficiaire? L'assureur
Qui a droit à l'argent si un bénéficiaire est décédé le premier, ou si un testament nomme quelqu'un d'autre? Un avocat ou, au Québec, un notaire
Quel délai pour aller devant les tribunaux s'applique, et à quelle date prend-il fin? Un avocat ou, au Québec, un avocat ou un notaire
Comment l'argent sera-t-il détenu pour un enfant? Un avocat ou un notaire; en Colombie-Britannique, le Public Guardian and Trustee
Le paiement, ou des intérêts sur celui-ci, touchent-ils l'impôt de la succession ou d'une société? Un comptable professionnel agréé ou un avocat fiscaliste

À qui s'adresse ce guide, et quand demander de l'aide

Il s'adresse au bénéficiaire désigné qui veut savoir ce que l'assureur peut lui demander, au liquidateur ou à l'exécuteur qui ignore si la succession est le réclamant, et au titulaire de police qui veut qu'une réclamation future se déroule sans heurt.

Il ne remplace pas un avis juridique quand une réclamation a été refusée, quand deux personnes réclament la même somme, ou quand un délai pour aller devant les tribunaux court peut-être. Il ne donne pas les numéros d'articles des provinces autres que le Québec et la Colombie-Britannique. Et il ne peut pas dire combien un contrat donné paiera; seul l'assureur le peut, par écrit, parce que le contrat, ses avenants et son état au jour du décès sont ce qui compte. Pour une réclamation en cours, communiquez d'abord avec l'assureur qui a émis la police.

Tout ce qui est écrit ici l'est par une personne payée par commission de l'assureur lorsqu'un contrat est émis, ce qui est indiqué au bas de chaque page. L'assurance est de l'assurance, elle n'est pas un placement, et une réclamation bien menée est ce pour quoi le contrat existait plutôt qu'une raison d'en détenir un. La stratégie pratiquée ici est l'application canadienne de l'approche connue sous le nom de The Infinite Banking Concept®, conçue par R. Nelson Nash; la marque appartient à Infinite Banking Concepts, LLC, avec laquelle ce cabinet n'a aucun lien. Elle est pratiquée sous la marque propre du cabinet, la Souveraineté Financière Infinie™, qui décrit l'état consistant à détenir le plus haut niveau pratique de contrôle sur la fonction de circulation du capital dans ses propres affaires, et une réclamation qui arrive propre est le dernier acte de ce contrôle.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

Vous détenez un permis? Pour placer des affaires, adressez-vous directement au Centre canadien de création de patrimoine inc. Cette page s'adresse aux ménages.

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Ce formulaire est acheminé au Centre canadien de création de patrimoine inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par le Centre canadien de création de patrimoine inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.

Questions fréquentes

Combien de temps un assureur a-t-il pour payer une réclamation au décès au Canada?

Cela dépend de la province. Au Québec, l'article 2436 du Code civil donne à l'assureur 30 jours suivant la réception de la justification requise pour le paiement. En Colombie-Britannique, l'article 73 de l'Insurance Act lui donne 30 jours après la réception d'une preuve suffisante du décès, de l'âge de la personne assurée, du droit du réclamant et du nom et de l'âge du bénéficiaire. Dans les deux cas, le délai part de la preuve, non du décès. Les autres provinces ont leurs propres règles: demandez à l'assureur quelle loi il applique.

Quels documents faut-il pour réclamer une assurance vie après un décès?

Habituellement, l'acte de décès du Directeur de l'état civil au Québec, ou un certificat de décès ailleurs; la déclaration du réclamant fournie par l'assureur; une pièce d'identité; et, si vous réclamez pour une succession, le testament ou l'acte qui nomme le liquidateur. L'assureur peut aussi demander une déclaration du médecin traitant, surtout si le décès survient peu après l'émission. Les formulaires varient d'un assureur à l'autre: demandez sa liste par écrit, envoyez tout ensemble si possible et gardez une copie datée de chaque page.

Peut-on présenter une réclamation sans la police ni le numéro de police?

Oui. Communiquez avec l'assureur en donnant le nom complet, la date de naissance et la date de décès de la personne assurée: il peut chercher dans ses dossiers. Le contrat papier n'est pas nécessaire pour commencer. Si vous ignorez quelle compagnie a émis la police, l'OmbudService des assurances de personnes offre une recherche de police d'assurance vie d'une personne décédée. Les primes prélevées sur les relevés de compte de la personne, les anciens relevés annuels et le comptable ou le notaire de la personne sont d'autres bonnes pistes.

Un assureur peut-il refuser de payer si le décès survient dans les deux ans?

Il peut examiner la réclamation, et il ne peut la refuser ou la réduire que pour un motif que la loi admet. Au Québec, l'article 2424 du Code civil empêche, sauf fraude, d'annuler ou de réduire pour fausse déclaration ou réticence une assurance en vigueur depuis deux ans; à l'intérieur de ces deux ans, une déclaration inexacte peut compter même faite de bonne foi. L'article 52(2) de l'Insurance Act de la Colombie-Britannique arrive à un résultat semblable. Un examen n'est pas une conclusion: demandez les motifs par écrit et une copie de la proposition.

L'assurance vie paie-t-elle en cas de suicide au Canada?

Au Québec, l'assureur ne peut refuser de payer en raison du suicide que si le contrat prévoit une exclusion expresse, et celle-ci est sans effet après deux ans d'assurance ininterrompue (Code civil, art. 2441); une remise en vigueur fait repartir ce délai (art. 2434). En Colombie-Britannique, l'engagement de payer en cas de suicide est licite et exécutoire, et toute période d'exclusion vient du contrat, en repartant de la dernière remise en vigueur (Insurance Act, art. 56). Lisez la clause du contrat. Si vous ou un proche pensez au suicide, appelez ou textez le 9-8-8.

Qui reçoit l'argent de l'assurance vie si le bénéficiaire est décédé le premier?

Cela dépend de la province et du libellé de la désignation. En Colombie-Britannique, la part va d'abord aux bénéficiaires survivants à parts égales et, seulement s'il n'en reste aucun, à l'« insured » ou à son représentant personnel, un terme défini qui ne désigne pas toujours la personne assurée (art. 63(1)). Au Québec, la désignation est présumée faite sous la condition que le bénéficiaire existe à l'exigibilité de la somme (art. 2447), et les règles de l'accroissement jouent entre cobénéficiaires (art. 2456). Un bénéficiaire subrogé inscrit règle la question d'avance.

Un testament peut-il changer le bénéficiaire d'une assurance vie?

Au Québec, oui: la désignation se fait dans la police ou dans un autre écrit, revêtu ou non de la forme testamentaire (Code civil, art. 2446). Mais la désignation et la révocation ne sont opposables à l'assureur que du jour où il les a reçues, et le paiement fait de bonne foi à la dernière personne connue qui y a droit est libératoire (art. 2452). Si un testament change le bénéficiaire, envoyez-en sans tarder une copie certifiée à l'assureur. La Colombie-Britannique a ses propres règles, qu'un avocat de cette province doit lire.

Qu'arrive-t-il si le bénéficiaire d'une assurance vie est un enfant?

L'assureur ne remet pas l'argent à l'enfant lui-même, parce qu'un mineur ne peut pas donner une quittance valable. En Colombie-Britannique, la somme est versée au fiduciaire nommé pour l'enfant ou, à défaut, au Public Guardian and Trustee, en fiducie jusqu'aux 19 ans de l'enfant. Au Québec, le tuteur de l'enfant, habituellement un parent, la reçoit et l'administre selon les règles de la tutelle du Code civil, avec une surveillance accrue pour les sommes plus importantes. Nommer un fiduciaire ou planifier avec un notaire évite la plupart des questions.

Le capital-décès d'une assurance vie est-il imposable pour le bénéficiaire?

En règle générale, le capital-décès versé en raison du décès de la personne assurée n'est pas un revenu pour le bénéficiaire qui le reçoit. Les conditions comptent: une société titulaire, une avance sur contrat impayée au décès et des intérêts versés en plus du capital suivent leurs propres règles, exposées sur la page de l'impôt sur les prestations de décès. Une lettre de règlement n'est pas un avis fiscal. Pour votre situation, consultez un fiscaliste qualifié, par exemple un comptable professionnel agréé ou un avocat fiscaliste.

Pourquoi le chèque est-il inférieur au montant d'assurance de la police?

Parce que le contrat permet certaines déductions avant le paiement. Les plus courantes sont une avance sur contrat et ses intérêts, que l'assureur a consentie et qu'il récupère sur le capital-décès, et une prime échue et impayée. Un prêteur qui détient la police en garantie par cession peut aussi être payé en premier. D'autres éléments jouent dans l'autre sens: l'assurance supplémentaire libérée d'une police avec participation augmente habituellement le montant. Demandez un relevé de règlement écrit, ligne par ligne, avant le paiement.

Que faire si l'assureur n'a pas payé après 30 jours?

Vérifiez d'abord la date où l'assureur a jugé la preuve complète, puisque les 30 jours partent de là. Écrivez-lui ensuite pour savoir ce qui manque, pourquoi, et quand une décision sera prise. En Colombie-Britannique, si l'assureur conteste la suffisance de la preuve, un tribunal peut trancher (art. 78). Un avocat vous dira quels recours existent en cas de retard.

Combien de temps a-t-on pour poursuivre si une réclamation d'assurance vie est refusée?

Au Québec, la règle générale est de trois ans (Code civil, art. 2925), et le point de départ de ce délai pour une réclamation refusée est une question à poser à un avocat ou à un notaire. En Colombie-Britannique, l'Insurance Act fixe son propre délai de prescription pour une action en recouvrement des sommes payables au décès. Dans toutes les provinces, consultez un avocat peu après un refus et demandez-lui la date exacte où votre délai prend fin.

Un divorce retire-t-il l'ex-conjoint comme bénéficiaire d'une assurance vie?

Au Québec, oui: selon l'article 2459 du Code civil, le divorce ou la nullité du mariage et la dissolution ou la nullité de l'union civile rendent caduque toute désignation du conjoint à titre de bénéficiaire ou de titulaire subrogé. La séparation de corps, elle, ne porte pas atteinte à ses droits, mais le tribunal peut alors les déclarer révocables ou caducs. En Colombie-Britannique, ne présumez pas qu'un divorce modifie le dossier de l'assureur: vérifiez qui est inscrit et consultez un avocat. Revoyez vos désignations après tout changement familial.

L'assureur paie-t-il des intérêts s'il règle une réclamation au décès en retard?

Les dispositions sur l'assurance lues dans ce guide ne fixent pas de taux pour un paiement tardif. En Colombie-Britannique, l'article 85 de l'Insurance Act vise les sommes que l'assureur conserve en vertu du contrat à un taux convenu ou déclaré, ce qui est un autre arrangement. Savoir si des intérêts sont dus sur un paiement en retard, et à partir de quand, est une question pour un avocat ou, au Québec, un notaire. Si l'assureur verse des intérêts, demandez comment il les déclarera, car leur traitement fiscal peut différer.

Ce guide sur les réclamations au décès s'applique-t-il en Ontario et dans les autres provinces?

Les étapes pratiques, oui: aviser l'assureur, obtenir sa liste par écrit, garder des copies et demander les motifs par écrit. Le détail juridique, non. Chaque autre province a sa propre loi sur les assurances, avec ses propres numéros d'articles et, sur certains points, ses propres règles, et ce guide n'examine que le Code civil du Québec et la loi de la Colombie-Britannique. Ailleurs, demandez à l'assureur quelle loi il applique et consultez un avocat de votre province.

Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est le site éducatif du Centre canadien de création de patrimoine inc., ouvert à tous les Canadiens. Les services sont fournis uniquement par ce cabinet. Ses représentants détiennent un permis dans chaque province desservie: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick. Les permis personnels de José Salloum visent le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

Lire la biographie complète et les numéros de permis

Dernière révision: 2026-09-26. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.

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Permis et titres. José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent autorisé par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent autorisé par l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001. Son permis personnel couvre le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique uniquement. Michael Salloum sert l'Alberta, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, et il détient la désignation Certified Cash Flow Specialist. Il s'agit de certifications privées et non de permis réglementaires, et elles ne confèrent aucune autorité gouvernementale. Tous ces titres peuvent être vérifiés dans les registres publics des organismes de réglementation.

Titres protégés. Le Québec et l'Ontario réservent chacun par la loi certains titres de planification et de conseil, et seule une personne détenant la désignation correspondante peut les employer. José Salloum n'en détient aucun et n'en emploie aucun. Le titre qu'il détient est celui de conseiller en sécurité financière, certifié par l'Autorité des marchés financiers, et c'est le seul titre employé sur ce site web.

Rémunération. À titre de professionnel de l'assurance dûment autorisé, José Salloum reçoit des commissions des assureurs lorsqu'un client souscrit une police. Le cabinet a donc un intérêt commercial dans le résultat, et il le déclare ici afin que vous puissiez soupeser ce que vous lisez. Ce site web constitue le volet éducatif et promotionnel du Centre canadien de création de patrimoine inc.

Nature de ce site web. Ce site web est destiné à des fins d'information et d'éducation générales uniquement. Rien de ce qui s'y trouve ne constitue un conseil financier, d'assurance, fiscal ou juridique personnalisé, et sa lecture ne crée aucune relation professionnelle. José Salloum est un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis. Il n'est pas comptable professionnel agréé, il n'est pas avocat et il n'est pas inscrit auprès de l'Organisme canadien de réglementation des investissements. Il ne fournit ni conseils en valeurs mobilières, ni conseils fiscaux, ni conseils juridiques. Consultez votre propre comptable et votre conseiller juridique avant d'agir sur la foi de quoi que ce soit décrit ici.

Au sujet des produits abordés. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et non un placement. Sa fonction première est le capital-décès. Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur en fonction du rendement du compte de participation, et le rendement passé des participations n'indique pas les résultats futurs. Les garanties contractuelles dépendent de la solvabilité continue de l'assureur émetteur et ne sont garanties par aucun gouvernement. La protection des titulaires de police au Canada est assurée par Assuris, à l'intérieur de ses limites publiées. La Société d'assurance-dépôts du Canada couvre les dépôts bancaires et ne s'applique pas aux produits d'assurance. Ces stratégies ne conviennent pas à tout le monde et dépendent de la situation individuelle, des liquidités, de l'horizon temporel et des objectifs.

Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, tout gain sur la police devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

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