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Le divorce et la désignation que personne n'a changée

Le divorce et la désignation que personne n'a changée

Au Québec, le divorce rend caduque la désignation de l'ancien conjoint, alors que dans les provinces de common law il ne révoque rien: un conjoint nommé il y a des décennies l'est encore aujourd'hui tant que le formulaire de l'assureur n'a pas été signé. La séparation de corps ne produit pas cet effet à elle seule, et la désignation du conjoint marié ou uni civilement est irrévocable par défaut. Le travail juridique revient à un avocat ou à un notaire, et le partage des crédits de rentes porte ses propres délais.

Une désignation de bénéficiaire signée en 2004 nomme un conjoint. Le mariage prend fin en 2016, la maison est vendue, la pension alimentaire est fixée, les avocats de chacun ferment le dossier, et le contrat d'assurance vie continue de courir avec le même nom inscrit sur la ligne du bénéficiaire. Ce que ce nom vaudra le jour du décès dépend d'un seul élément que presque personne ne vérifie sur le coup, soit la province dont le droit régit la désignation inscrite au contrat.

Le Canada n'a pas une seule réponse à cette question. Il en a deux, et elles vont en sens contraire l'une de l'autre. Le Québec met fin à la désignation de l'ancien conjoint par l'effet de son propre code, sans que personne ait à intervenir. Les provinces de common law la laissent debout et intacte tant que personne ne signe un formulaire. Cette page expose en détail ce que fait chacun des deux systèmes, ce que la séparation de corps ne fait pas, ce qu'une désignation irrévocable retire au titulaire, ce qu'un tribunal peut ordonner, et ce qui figure sur une liste de vérification à la séparation.

Un divorce annule-t-il une désignation de bénéficiaire au Canada?

La réponse dépend de la province, et les deux réponses sont opposées l'une à l'autre. Au Québec, le divorce rend caduque la désignation de l'ancien conjoint automatiquement, en vertu du Code civil du Québec. Dans les provinces de common law, le divorce ne fait rien du tout à une désignation, de sorte qu'un ancien conjoint nommé il y a des années de cela demeure encore aujourd'hui le bénéficiaire désigné au contrat.

La différence est structurelle et elle tient à l'architecture des deux systèmes. Le Québec régit les désignations dans le Code civil du Québec, le même code qui régit le mariage, l'union civile et leur dissolution, ce qui permet de rattacher un événement à l'autre à l'intérieur d'un seul texte. Les provinces de common law régissent plutôt les désignations par leur propre loi sur les assurances, qui traite la désignation comme une instruction permanente donnée à l'assureur et la laisse intacte tant que le titulaire ne la remplace pas lui-même.

La conséquence arrive un seul jour et elle est purement administrative. L'assureur lit son propre dossier, vérifie le nom qui y est inscrit et applique le droit de la province compétente. Une ancienne conjointe domiciliée en Ontario, nommée en 1998, touche l'argent en 2026. Une ancienne conjointe du Québec, nommée la même année et divorcée le même jour, ne le touche pas. Savoir dans lequel des deux dossiers vous vous trouvez est une question pour l'avocat ou le notaire qui détient le contrat.

Que rend caduc un divorce au Québec, et que laisse-t-il intact?

nommer l'autre option, sinon il n'y en a pas

La comparaison réellement honnête

  1. On compare habituellement une avance à un prêt externe
  2. Cela ne tient que si vous auriez emprunté de toute façon
  3. Sinon, la comparaison juste est le paiement comptant
  4. L'intérêt d'une avance est versé à l'assureur
  5. Une comparaison reste incomplète sans l'autre option nommée
L'intérêt d'une avance sur contrat est versé à l'assureur. Il ne revient pas au titulaire.

L'article 2459 du Code civil du Québec rend caduque toute désignation du conjoint à titre de bénéficiaire ou de titulaire subrogé lors du divorce, lors de la nullité du mariage, et lors de la dissolution ou de la nullité de l'union civile. La séparation de corps, elle, ne produit pas cet effet à elle seule, et la distinction échappe à beaucoup de gens.

La liste des quatre événements est fermée, et chacun de ses mots porte son poids. Quatre événements mettent fin à la désignation de ce conjoint, et aucun d'eux n'exige un dépôt quelconque auprès de l'assureur ni une démarche de la part de qui que ce soit. La désignation d'un enfant, d'un parent ou d'un ami demeure quant à elle parfaitement intacte. Il en va exactement de même de la désignation d'une personne qui n'a jamais été conjointe au sens de la loi.

La séparation de corps est un autre événement, assorti d'une autre règle. Les époux demeurent mariés l'un à l'autre aux yeux de la loi. Au même article, le tribunal peut néanmoins déclarer la désignation révocable ou caduque en prononçant la séparation, de sorte que le résultat dépend entièrement de ce que dit le jugement. Un couple séparé de corps, jamais divorcé, dont le jugement demeure muet sur ce point, conserve une désignation debout en faveur d'un conjoint.

Un couple de fait au Québec n'a aucun mariage à dissoudre ni aucune union civile à faire dissoudre, donc rien ne devient caduc au moment de la rupture. La conjointe de fait nommée en 2011 demeure nommée en 2026 tant que le titulaire ne signe pas une nouvelle désignation auprès de son assureur. Lisez le jugement et le contrat ensemble, dans la même séance, avec le notaire ou l'avocat qui détient les deux documents.

Pourquoi la désignation du conjoint québécois est-elle irrévocable?

Parce que l'article 2449 du Code civil du Québec en décide ainsi. La désignation du conjoint marié ou uni civilement à titre de bénéficiaire, faite dans un écrit autre qu'un testament, est irrévocable à moins de stipulation contraire. Toute autre désignation de bénéficiaire demeure révocable par défaut. Le Québec applique donc cette règle exactement à l'inverse du reste du Canada.

Bien des gens détiennent une telle désignation sans l'avoir jamais demandée ni même remarquée. Un formulaire est rempli au bureau, un conjoint est nommé, personne n'écrit quoi que ce soit dans la marge, et le défaut prévu par la loi fournit le reste. Ailleurs au Canada, une désignation est révocable à moins d'être expressément rendue irrévocable, de sorte qu'un couple ayant déménagé entre le Québec et l'Alberta peut détenir deux contrats régis par deux défauts opposés.

Ce que la désignation irrévocable retire au titulaire du contrat, c'est la maîtrise de celui-ci. Lorsqu'elle est en vigueur, le titulaire ne peut généralement pas changer le bénéficiaire, ne peut pas racheter le contrat, ne peut pas le céder en garantie, et ne peut pas obtenir une avance sur contrat sans le consentement écrit du bénéficiaire nommé. Les mêmes trois rôles et le même échange sont exposés sur qui détient le contrat quand le couple détient des immeubles.

Cette maîtrise compte surtout au moment où un mariage se termine, soit au moment précis où le titulaire veut le plus agir seul. La personne qui souhaite désormais nommer ses propres enfants a besoin de la signature écrite du conjoint qu'elle veut retirer du contrat. Demandez à un notaire ou à un avocat de lire le libellé de la désignation sur le contrat même, parce que la stipulation qui renverse le défaut, si jamais elle existe, se trouve dans ce document.

Qui protège l'insaisissabilité prévue au Québec?

Selon l'article 2457 du Code civil du Québec, les droits conférés par le contrat sont insaisissables lorsque le bénéficiaire désigné est le conjoint marié ou uni civilement, un descendant ou un ascendant du titulaire ou de l'adhérent, et cela tant que ce bénéficiaire n'a pas reçu la somme assurée. La conjointe de fait, elle, ne figure nulle part sur cette liste.

L'insaisissabilité se rattache à un lien défini par la loi et non à la durée d'une relation. Conjoint veut dire ici marié ou uni civilement, et rien d'autre. Descendant veut dire un enfant du titulaire ou un petit-enfant. Ascendant veut dire un parent ou un grand-parent. Une conjointe de fait depuis vingt ans, avec des enfants et un domicile commun, ne fait aucunement entrer le contrat dans cet article.

L'article 2458 ouvre une seconde voie, tout à fait différente de la première. La stipulation d'irrévocabilité lie le titulaire même si le bénéficiaire désigné l'ignore, et tant que la désignation demeure irrévocable, les droits que le contrat confère au titulaire, à l'adhérent et au bénéficiaire sont insaisissables. Cette voie ne dépend aucunement du lien de famille, et elle coûte au titulaire la maîtrise décrite plus haut.

Deux conséquences suivent de là pour une personne qui quitte un mariage au Québec. L'insaisissabilité fondée sur la seule qualité de conjoint cesse quand le mariage cesse, au moment même où la désignation devient caduque. Et quiconque compte sur une protection contre les créanciers doit savoir lequel des deux articles faisait réellement le travail, ce qui est une question pour le notaire ou l'avocat qui détient le contrat.

Qu'arrive-t-il à une désignation dans une province de common law?

souvent la même personne, pas toujours

Trois rôles dans un même contrat

  1. 01Un même contratLes trois peuvent être des personnes différentes, et seul le titulaire peut modifier le contrat.
  2. 02Le titulairePossède le contrat et détient tous les droits.
  3. 03L'assuréLa personne dont la vie est couverte.
  4. 04Le bénéficiaireReçoit le capital-décès.
Confondre le titulaire et l'assuré est l'erreur la plus courante dans une structure de société, et elle coûte cher.

Rien ne lui arrive au moment du divorce. En Ontario, en Colombie-Britannique, en Alberta et dans les autres provinces de common law, le divorce ne révoque pas une désignation de bénéficiaire, de sorte qu'un ancien conjoint nommé sur un contrat en 1998 demeure aujourd'hui le bénéficiaire désigné, sauf si le titulaire a déposé une nouvelle désignation auprès de son assureur.

Une convention de séparation ne la change pas non plus, du moins pas à elle seule. Une convention peut certainement obliger une personne à déposer une nouvelle désignation, et une renonciation contenue dans une convention peut être débattue devant les tribunaux par la suite, mais l'assureur administre le contrat selon le document qui figure à son propre dossier. Une promesse écrite dans une convention et une désignation au dossier de l'assureur demeurent deux registres bien distincts.

Une seconde couche de règles revient ici à l'avocat de la province concernée. Les lois provinciales sur les assurances et sur les successions ne sont pas identiques d'une province de common law à l'autre, et une désignation faite dans un testament interagit avec la révocation ultérieure de ce testament. Chaque province fixe ses propres règles sur les désignations, sur leur révocation, et sur l'effet d'un écrit postérieur.

Un contrat collectif souscrit par l'employeur soulève le même point avec une étape de plus, parce que la désignation se trouve chez l'administrateur du régime et chez l'assureur, et non pas dans un tiroir à la maison. Demandez par écrit à l'employeur une copie de la désignation qui figure actuellement au dossier, et lisez ce qui revient avant de présumer quoi que ce soit.

Un tribunal peut-il ordonner une assurance pour garantir une pension?

Oui. Les tribunaux des provinces de common law ont le pouvoir, en vertu de la loi provinciale sur le droit de la famille, d'ordonner au débiteur d'une pension alimentaire de détenir une assurance vie et de désigner le créancier comme bénéficiaire irrévocable, pour que l'obligation survive au décès du débiteur. Les tribunaux du Québec exercent pour leur part un pouvoir comparable en matière d'aliments.

L'ordonnance du tribunal est le début de l'arrangement et non sa conclusion. Elle exige simplement qu'une désignation existe. L'assureur applique la désignation qui figure à son dossier, et aucune ordonnance et aucune convention ne garde la prime payée d'année en année. Le débiteur qui cesse de payer laisse le contrat tomber en déchéance sans bruit, et la personne qui comptait dessus l'apprend après le décès.

C'est pourquoi la rédaction comporte d'ordinaire plus d'une seule clause. Une preuve écrite annuelle que le contrat est en vigueur et la prime payée, un droit pour le créancier de payer la prime et d'en obtenir le remboursement, un avis de l'assureur envoyé à une seconde adresse, et un montant qui décroît à mesure que l'obligation s'éteint. Ces clauses relèvent du travail de l'avocat, et la convention est l'endroit où elles vivent et produisent leur effet.

Demandez à l'avocat ou au notaire qui rédige la convention d'indiquer dans le document même quel droit provincial régit la désignation. Les mêmes mots produisent des résultats tout à fait différents à Montréal et à Toronto, et le document sera lu des années plus tard par une personne qui n'était jamais dans la pièce au moment de sa rédaction.

Une désignation irrévocable peut-elle tout de même être écartée?

chacune imposée différemment

Trois façons d'accéder à la valeur, souvent confondues

  1. 01Une avance, Un retrait, Un rachat
  2. 02Le contratDemeure intact, selon ses termes; De la valeur en est retirée définitivement; Prend fin.
  3. 03Le capital-décèsRéduit tant qu'un solde demeure impayé; Habituellement réduit, et non rétabli ensuite; Prend fin avec le contrat.
  4. 04Peut-on revenir en arrièreOui, en remboursant le solde; Non, pas en versant de l'argent; Non, et l'assurabilité peut manquer.
  5. 05FiscalitéNon imposée sur le coup, mais c'est une disposition; Les sommes au-delà du coût de base rajusté peuvent l'être; Les sommes au-delà du coût de base rajusté le sont.
Ces trois opérations sont couramment présentées comme une seule. Elles ne le sont pas.

Oui, et deux décisions canadiennes montrent comment cela se produit. Dans Moore c. Sweet, 2018 CSC 52, la Cour suprême du Canada a attribué le capital-décès à une ancienne conjointe qui avait payé les primes, sur le fondement de l'enrichissement injustifié, au détriment de la bénéficiaire irrévocable désignée au contrat. Une désignation irrévocable est solide et elle n'est pas absolue.

Les faits étaient ordinaires, et c'est tout l'intérêt de l'affaire. Une ancienne conjointe a continué de payer les primes sur la foi d'une entente voulant qu'elle demeure la bénéficiaire du contrat. La désignation a ensuite été changée en faveur d'une autre personne et rendue irrévocable. Au décès de l'assuré, la Cour a jugé que la bénéficiaire désignée s'était enrichie injustement, et a assorti le capital-décès d'une fiducie par interprétation en faveur de l'ancienne conjointe.

La seconde voie par laquelle une désignation cède est législative et provinciale. Dans Dagg v. Cameron Estate, 2017 ONCA 366, la Cour d'appel de l'Ontario a traité du capital-décès et d'une réclamation alimentaire d'une personne à charge fondée sur la Succession Law Reform Act de l'Ontario, qui peut atteindre un capital qu'une désignation semblait avoir placé hors de la succession. Cette portée a néanmoins des limites, et la cour d'appel a précisé comment une ordonnance exigeant une désignation irrévocable s'articule avec elle.

Lues ensemble, les deux décisions disent quelque chose d'étroit et d'utile. Une désignation demeure une instruction donnée à un assureur, pas un mur. Les ententes conclues au sujet du contrat, les primes payées par une personne autre que le titulaire et les réclamations légales des personnes à charge vivent toutes à l'extérieur de la désignation. Savoir quel arrangement convient à un dossier donné est une question pour l'avocat qui rédige la convention.

Le relevé de gains est-il partagé automatiquement au divorce?

Pas sous le Régime de pensions du Canada, où rien ne se fait de soi. Le partage des crédits divise les cotisations versées pendant les années de vie commune, il doit être demandé par l'un des deux anciens conjoints, et il peut l'être même si l'un d'eux n'a jamais cotisé un seul dollar. Le Québec répond à la même question selon ses propres règles, et la réponse y diffère.

Les délais sont l'endroit précis où de l'argent se perd, année après année. Pour un divorce prononcé le 1er janvier 1987 ou après cette date, aucun délai ne s'applique à la demande. Pour des époux séparés qui demeurent mariés, aucun délai non plus, sauf au décès de l'époux, auquel cas la demande doit être présentée dans les trente-six mois. Pour une union de fait qui a pris fin, la demande doit être présentée dans les quarante-huit mois suivant la date où le couple a commencé à vivre séparément, à moins que l'ancien partenaire ne consente à écarter ce délai.

Le Québec fonctionne avec le Régime de rentes du Québec et la forme en diffère nettement. Lorsqu'un jugement québécois prononce un divorce, une séparation de corps, la nullité du mariage ou la dissolution de l'union civile, Retraite Québec partage automatiquement les gains de travail inscrits pendant l'union, à moins que les anciens conjoints n'y renoncent expressément. Les conjointes de fait, en revanche, n'obtiennent aucun partage automatique et doivent présenter une demande conjointe dans les quatre ans de la rupture, sauf entente écrite contraire.

Un point québécois mérite ici sa propre phrase, parce qu'il renverse une idée reçue venue de la conversation sur le patrimoine familial. Renoncer au partage du patrimoine familial ne vaut pas pour autant renonciation au partage des gains de travail inscrits au Régime de rentes du Québec. Retraite Québec le dit directement sur sa propre page, et l'avocat qui rédige la convention devrait avoir les chiffres en main avant que quiconque ne signe.

Que met-on sur la liste à la séparation, et dans quel ordre?

Cinq étapes, et leur ordre compte parce que chacune d'elles dépend de la précédente. Trouver chaque contrat en vigueur, un par un. Lire la désignation de bénéficiaire inscrite sur chacun d'eux. Établir quel droit provincial régit chacune d'elles. Décider ce qui doit être garanti, pour qui et pour combien de temps. Puis inscrire l'obligation dans la convention de séparation et déposer le formulaire de l'assureur.

Trouver les contrats vient en tout premier parce que les gens finissent par les oublier. Un contrat individuel, un contrat collectif par l'employeur, une assurance de créancier rattachée à une hypothèque, un contrat qu'un parent a souscrit sur un enfant il y a des décennies, et tout contrat détenu par une société que le couple contrôle. Chacun a un titulaire, une tête assurée et un bénéficiaire, et ce ne sont pas toujours les trois personnes dont quelqu'un se souvient.

Lire la désignation veut dire lire le document lui-même et non le souvenir qu'on en garde. Demandez par écrit à l'assureur de confirmer le titulaire actuel, le bénéficiaire actuel, et si la désignation inscrite est révocable ou irrévocable. Un contrat québécois exige que cette dernière question soit posée directement, parce qu'une désignation du conjoint peut être irrévocable sans que le formulaire ne l'annonce nulle part.

Décider ce qui doit être garanti est l'étape que l'on saute le plus souvent. Une pension alimentaire pour enfants jusqu'à la fin des études du plus jeune, une pension pour le conjoint pendant un nombre d'années défini, et une somme égalisatrice payée par versements sont trois obligations avec trois montants et trois échéances. L'avocat fixe le montant à garantir en fonction de l'obligation elle-même. Tout autre chiffre a été choisi simplement parce qu'il semblait suffisant sur le coup.

Qui fait le travail, et quel document change quoi que ce soit?

la définition fait tout l'avenant

L'avenant d'exonération des primes

  1. 01Il maintient le contrat en vigueur sans versement de primes
  2. 02Il s'applique si l'assuré devient invalide
  3. 03La définition d'invalidité au contrat fait tout l'avenant
  4. 04Une définition par profession paie là où une autre ne paie pas
Deux avenants portant le même nom avec des définitions différentes sont deux produits différents.

L'avocat ou le notaire qui rédige la convention de séparation fait le travail juridique, et le formulaire de désignation de l'assureur est l'instrument qui change un bénéficiaire. Une convention peut obliger quelqu'un à signer ce formulaire et à en fournir la preuve. Tant que le formulaire signé n'est pas parvenu à l'assureur et inscrit à son dossier, l'ancienne désignation est ce que l'assureur détient.

Cette répartition des tâches mérite d'être dite simplement, parce que l'effort se dépense souvent sur le mauvais document. La convention crée l'obligation et règle la province, le montant, la durée et les conséquences d'un défaut de paiement. Le formulaire de désignation de l'assureur est ce qui l'exécute. L'assureur administre ce qu'il détient et rien d'autre, et il ne lira pas une convention de séparation pour décider qui est payé.

Lorsqu'une désignation irrévocable est déjà en vigueur, l'ordre des opérations s'inverse complètement. Le consentement écrit de ce bénéficiaire vient en premier, parce que sans lui le titulaire ne peut pas changer la désignation, ne peut pas racheter le contrat et ne peut pas obtenir une avance sur contrat. Une négociation bâtie sur l'idée que le titulaire n'a qu'à signer un nouveau formulaire se rend jusque chez l'assureur et s'arrête là.

Confirmez ensuite que le changement a bel et bien été inscrit. Demandez à l'assureur une confirmation écrite de la désignation qui figure maintenant au dossier, et gardez-la avec la convention et le jugement. Cette étape est administrative et fastidieuse, et elle est pourtant tout le propos, parce que le dossier de l'assureur est ce qui décide qui touche l'argent.

Ce que fait un contrat avec participation, et ce qu'il ne fait pas

Deux propriétés le décrivent, et aucune des deux n'est une recommandation. Un contrat d'assurance vie entière avec participation est permanent, donc il n'expire pas pendant qu'une obligation court encore, et il accumule une valeur de rachat que le titulaire peut atteindre par une avance sur contrat ou par un retrait. L'assurance vie temporaire coûte moins cher et couvre un nombre d'années défini, ce qui correspond à une obligation dont la fin est connue d'avance.

Les règles de propriété sont mécaniques et elles relèvent du droit du contrat plutôt que de cette page. Le titulaire peut racheter un contrat, cesser de le payer ou remplacer une désignation, et la personne simplement nommée n'est avisée d'aucun de ces gestes. Lorsque la personne nommée est plutôt titulaire et qu'elle paie la prime, ces pouvoirs lui appartiennent, et lorsque le débiteur demeure titulaire, elle ne détient qu'une attente encadrée par une convention.

Les participations ne sont pas garanties et le barème de participations peut être modifié par l'assureur. Les coûts de mise en vigueur d'un contrat pèsent le plus lourdement dans les premières années, une avance sur contrat porte intérêt et constitue une disposition sur le plan fiscal, et un rachat est un événement imposable. Assuris protège les titulaires canadiens à l'intérieur de ses limites publiées en cas de défaillance d'un assureur vie.

Un contrat d'assurance ne règle aucune des questions juridiques de cette page. Il ne décide pas de l'effet d'un divorce sur une désignation, ne décide pas si un tribunal en ordonnera une, et ne décide pas du partage du relevé de gains. L'assurance n'est pas un placement, et la convenance dépend du revenu, des obligations en cours, de l'état de santé et des clauses de la convention, ce qui est une question pour un avocat ou un notaire au regard des documents réels. Les questions fiscales vont au CPA.

À qui cela convient, et à qui cela ne convient pas

Cela convient à toute personne dont le mariage ou l'union civile a pris fin et qui détient un contrat d'assurance vie signé avant cette fin, ou qui y est nommée comme bénéficiaire. La vérification elle-même prend au plus un après-midi de travail. La laisser en plan laisse debout une décision prise dans une vie antérieure, dans un document qui sera lu le pire jour de la famille.

Cela convient avec une force toute particulière à une lectrice du Québec, et pour deux raisons opposées. Le Code civil du Québec a déjà rendu caduque la désignation de l'ancien conjoint au divorce, de sorte que quelqu'un doit être nommé délibérément, sinon le capital-décès tombe dans la succession. Et la désignation du conjoint actuel est irrévocable par défaut, de sorte que le titulaire détient peut-être moins de maîtrise qu'il ne le croit.

Cela convient à une personne d'une province de common law séparée depuis des années sans avoir divorcé, et à une personne dont le divorce a été prononcé il y a des décennies et dont le contrat n'a pas été touché depuis ce jour. La désignation y est demeurée exactement telle qu'elle a été écrite. Tout le reste du dossier a avancé pendant ce temps sans elle.

Cela s'applique avec moins d'urgence à une personne dont le contrat a été émis après la séparation, avec une désignation choisie délibérément et confirmée par écrit par l'assureur. Même là, la question du régime de rentes demeure distincte et porte son propre délai. Rien sur cette page n'est un avis juridique ou fiscal, et la pratique n'en donne aucun. Les questions juridiques vont à un avocat ou à un notaire, les questions de rentes à Service Canada ou à Retraite Québec, et la place d'un contrat dans un plan plus long est exposée sur la page souveraineté financière des femmes.

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Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

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Questions fréquentes

Mon divorce retire-t-il mon ancien conjoint comme bénéficiaire?

Cela dépend de la province, et les deux réponses sont opposées. Au Québec, l'article 2459 du Code civil du Québec rend caduque toute désignation du conjoint à titre de bénéficiaire lors du divorce, de la nullité du mariage, et de la dissolution ou de la nullité de l'union civile, sans que personne ait à déposer quoi que ce soit. En Ontario, en Colombie-Britannique, en Alberta et dans les autres provinces de common law, le divorce ne révoque pas du tout une désignation, de sorte qu'un ancien conjoint nommé en 1998 demeure aujourd'hui le bénéficiaire désigné. Un couple de fait au Québec n'a aucun mariage à dissoudre, donc rien ne devient caduc non plus. Demandez à un avocat ou à un notaire quelle règle régit votre contrat, et demandez par écrit à l'assureur ce que dit son propre dossier.

Je vis au Québec et je veux retirer mon conjoint comme bénéficiaire. Puis-je le faire?

Pas seul, dans la plupart des cas. Selon l'article 2449 du Code civil du Québec, la désignation du conjoint marié ou uni civilement à titre de bénéficiaire, faite dans un écrit autre qu'un testament, est irrévocable à moins de stipulation contraire. Une désignation irrévocable signifie que le titulaire ne peut généralement pas changer le bénéficiaire, racheter le contrat, le céder en garantie ni obtenir une avance sur contrat sans le consentement écrit de ce bénéficiaire. Toute autre désignation demeure révocable par défaut, ce qui est l'inverse de la position ailleurs au Canada. Faites lire le libellé réel de votre contrat par un notaire ou un avocat, parce que la stipulation qui renverse le défaut, si elle existe, se trouve dans ce document.

Une convention de séparation change-t-elle la désignation chez l'assureur?

Non, pas à elle seule. La convention crée l'obligation et le formulaire de désignation de l'assureur est l'instrument qui change un bénéficiaire. Une convention peut obliger une personne à signer ce formulaire et à en fournir la preuve ensuite, et une renonciation contenue dans une convention peut être débattue plus tard, mais l'assureur administre le contrat selon le document qui figure à son propre dossier. Tant que le formulaire signé n'est pas parvenu à l'assureur et inscrit, l'ancienne désignation est ce que l'assureur détient. Demandez à l'assureur une confirmation écrite de la désignation qui figure au dossier, gardez-la avec la convention et le jugement, et faites préciser par l'avocat ou le notaire quel droit provincial régit la désignation.

Le partage des crédits de rentes est-il automatique, et de combien de temps dispose-t-on?

Sous le Régime de pensions du Canada, il n'est pas automatique, et l'un ou l'autre des anciens conjoints ou anciens partenaires de fait peut le demander, même si l'un d'eux n'a jamais cotisé. Pour un divorce prononcé le 1er janvier 1987 ou après, aucun délai ne s'applique. Pour des époux séparés qui demeurent mariés, aucun délai non plus, sauf au décès de l'époux, auquel cas la demande doit être présentée dans les trente-six mois. Pour une union de fait qui a pris fin, la demande doit être présentée dans les quarante-huit mois suivant la date où le couple a commencé à vivre séparément, à moins que l'ancien partenaire ne consente à écarter ce délai. Le Québec applique son propre partage des gains de travail sous le Régime de rentes du Québec, et un avocat devrait avoir les chiffres avant que quiconque ne signe.

Sources

  • Code civil du Québec, articles 2449, 2457, 2458 et 2459, assurance de personnes, Légis Québec, vérifié le 2026-09-15
  • Moore c. Sweet, 2018 CSC 52, Cour suprême du Canada, vérifié le 2026-09-15
  • Dagg v. Cameron Estate, 2017 ONCA 366, Cour d'appel de l'Ontario, vérifié le 2026-09-15
  • Divorce ou séparation: partage des crédits du Régime de pensions du Canada, Gouvernement du Canada, vérifié le 2026-09-15

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc., qui exerce sous le nom de Financière CBI. Il détient la certification Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute. Il s'agit d'une certification privée et non d'un permis délivré par un organisme de réglementation.

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Dernière révision: 2026-09-15. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière.

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Titres protégés. Le Québec et l'Ontario réservent chacun par la loi certains titres de planification et de conseil, et seule une personne détenant la désignation correspondante peut les employer. José Salloum n'en détient aucun et n'en emploie aucun. Le titre qu'il détient est celui de conseiller en sécurité financière, certifié par l'Autorité des marchés financiers, et c'est le seul titre employé sur ce site web.

Rémunération. À titre de professionnel de l'assurance dûment autorisé, José Salloum reçoit des commissions des assureurs lorsqu'un client souscrit une police. Le cabinet a donc un intérêt commercial dans le résultat, et il le déclare ici afin que vous puissiez soupeser ce que vous lisez. Ce site web constitue le volet éducatif et promotionnel du Centre canadien de création de patrimoine inc.

Nature de ce site web. Ce site web est destiné à des fins d'information et d'éducation générales uniquement. Rien de ce qui s'y trouve ne constitue un conseil financier, d'assurance, fiscal ou juridique personnalisé, et sa lecture ne crée aucune relation professionnelle. José Salloum est un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis. Il n'est pas comptable professionnel agréé, il n'est pas avocat et il n'est pas inscrit auprès de l'Organisme canadien de réglementation des investissements. Il ne fournit ni conseils en valeurs mobilières, ni conseils fiscaux, ni conseils juridiques. Consultez votre propre comptable et votre conseiller juridique avant d'agir sur la foi de quoi que ce soit décrit ici.

Au sujet des produits abordés. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et non un placement. Sa fonction première est le capital-décès. Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur en fonction du rendement du compte de participation, et le rendement passé des participations n'indique pas les résultats futurs. Les garanties contractuelles dépendent de la solvabilité continue de l'assureur émetteur et ne sont garanties par aucun gouvernement. La protection des titulaires de police au Canada est assurée par Assuris, à l'intérieur de ses limites publiées. La Société d'assurance-dépôts du Canada couvre les dépôts bancaires et ne s'applique pas aux produits d'assurance. Ces stratégies ne conviennent pas à tout le monde et dépendent de la situation individuelle, des liquidités, de l'horizon temporel et des objectifs.

Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, le gain devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

Marques de commerce et absence d'affiliation. « The Infinite Banking Concept® » et « Becoming Your Own Banker® » sont des marques d'Infinite Banking Concepts, LLC. Ni le Centre canadien de création de patrimoine inc. ni José Salloum n'est affilié à Infinite Banking Concepts, LLC ou au Nelson Nash Institute, ni commandité ou approuvé par ceux-ci. « Infinite Financial Sovereignty® » est une marque déposée de José Salloum, enregistrement TMA1420283 de l'Office de la propriété intellectuelle du Canada, enregistrée le 12 juin 2026. « La Souveraineté Financière Infinie™ » et « SFI™ » en sont les formes françaises, employées à titre de marques non enregistrées.

Variation provinciale. Les titres et les exigences en matière de permis d'assurance varient selon la province et le territoire. Vérifiez le permis de votre propre conseiller auprès de l'organisme de réglementation de votre province.

Politique de confidentialité. Personne responsable de la protection des renseignements personnels: Mona Haddad, compliance@cwcc.ca, Canadian Wealth Creation Centre Inc., 203-3899 Autoroute des Laurentides, Laval, QC H7L 3H7, 514-875-9444.