Financière CBI
Prendre rendez-vous
Financière CBI financierecbi.com

Principes financiers

Une facture d'impôt en avril

Une facture d'impôt en avril

Un solde d'impôt personnel est inhabituel parmi les obligations d'un ménage: son échéance est fixée par la loi et connue bien avant le montant. Cette page décrit le comportement de l'obligation et la façon dont les ménages la financent. Elle n'énonce aucun chiffre et ne donne aucun conseil fiscal; le montant dû revient au comptable du lecteur.

Un solde d'impôt personnel est l'une des rares obligations d'un ménage dont l'échéance est fixée par la loi et connue des années à l'avance, alors même que le montant n'est arrêté qu'au moment où la déclaration est préparée. Il arrive à la fin d'avril pour la plupart des particuliers, il ne négocie pas, et le ménage a l'argent ou le trouve ailleurs. Au Québec, la même échéance se présente en double, puisque le résident produit deux déclarations et répond à deux administrations distinctes. Cette page décrit le comportement de l'obligation et la façon dont les gens la financent. Elle ne contient aucun chiffre et aucun conseil fiscal.

Ce que cette page couvre, et ce qu'elle laisse délibérément de côté. Canadian Wealth Creation Centre Inc., qui exerce sous le nom commercial de Financière CBI, est un cabinet d'assurance titulaire d'un permis. Il n'est pas inscrit pour donner des conseils fiscaux, et cette page n'en donne aucun. Rien ici n'indique ce qu'un ménage doit, ce qui peut être déduit, ni comment une dette d'impôt pourrait être réduite. Toute question de montant appartient au comptable du lecteur, qui a les documents en main et porte la responsabilité professionnelle de la réponse, et cela vaut autant pour la part fédérale que pour la part québécoise d'un même dossier. Ce qui reste mérite d'être exposé: l'obligation a une forme, cette forme est prévisible, et les voies pour la financer se comparent honnêtement. Cette frontière est la raison pour laquelle cette page peut exister.

Le public visé est le ménage dont le revenu n'est pas entièrement retenu à la source: le travailleur autonome, le représentant à commission, le propriétaire d'une société qui se verse des sommes de celle-ci, la personne qui a plusieurs sources de revenu et aucun service de la paie pour les réconcilier. Pour un salarié dont la situation est simple, le système se règle habituellement de lui-même. Pour tous les autres, la facture est un événement.

Pourquoi la forme de l'obligation est-elle prévisible même lorsque le montant ne l'est pas?

Parce que le calendrier est fixé par la loi et que l'arithmétique ne l'est pas. La date d'exigibilité d'un solde, les mois où les acomptes provisionnels sont attendus et les conséquences d'un paiement tardif sont publiés et stables, et ils le sont des deux côtés pour le ménage québécois. Seul le montant bouge, et il bouge avec un revenu que le ménage peut lui-même voir s'accumuler au fil de l'année.

La date ne dérive pas. Presque toutes les autres dépenses importantes d'un ménage arrivent sans préavis. Une toiture cède, un véhicule est remplacé à un moment que personne ne peut nommer, un client s'en va. Un solde d'impôt est le contraire: le mois est connu avant même que l'année commence, et ce sera le même mois l'année suivante.

Le montant s'estime bien avant d'être connu. Un ménage dont les revenus ressemblent à ceux de l'année précédente fait face à une obligation qui ressemblera à celle de l'année précédente. Ce n'est pas un calcul et ce n'est pas un conseil, mais c'est toute la différence entre une dépense anticipée et une dépense qui surprend.

Produire plus tard ne déplace pas l'argent. Le travailleur autonome et son conjoint ont jusqu'en juin pour produire leur déclaration, et c'est l'un des malentendus les plus coûteux du domaine, parce que le solde dû demeure exigible à la fin d'avril. Les semaines supplémentaires servent à la paperasse, pas au paiement. Le résident du Québec vit cette règle en double, chaque administration publiant la sienne de son côté. Les dates devraient être confirmées auprès d'un comptable plutôt que de mémoire.

L'obligation est personnelle même lorsque le revenu est corporatif. Le propriétaire d'une société qui se verse des sommes de celle-ci a deux calendriers qui courent en même temps, celui de la société et le sien, et c'est du calendrier personnel que cette page traite. Au Québec, ce calendrier personnel se dédouble encore.

Qu'est-ce que le système des acomptes provisionnels et pourquoi rend-il la facture visible d'avance?

deux questions distinctes sur un même dollar

Récupérer n'est pas rentabiliser

  1. 01Le rendement demande ce que l'argent a rapporté
  2. 02La récupération demande si l'argent est revenu
  3. 03Le capital revient par le revenu que l'actif produit
  4. 04Le capital revient par la vente éventuelle de l'actif
  5. 05Le capital revient par les déductions que son coût permet
Le rendement demande ce que l'argent a rapporté. La récupération demande s'il est revenu.

Le système des acomptes provisionnels oblige certains contribuables à payer au fil de l'année plutôt qu'une seule fois au moment de produire. L'Agence du revenu du Canada détermine qui doit payer en regardant les années antérieures, et elle l'écrit, ce qui rend l'obligation habituellement visible des mois avant qu'elle ne pèse. Elle indique aussi les montants qu'elle attend. Revenu Québec administre son propre système en parallèle, selon ses propres avis.

Le déclencheur regarde en arrière. L'exigence naît généralement lorsque le solde dû au moment de produire a dépassé un seuil publié par l'administration, à la fois dans l'année courante et dans l'une des deux années précédentes. Le seuil appartient à l'administration qui le publie et n'est pas reproduit ici. Les acomptes provisionnels commencent donc habituellement l'année qui suit celle qui s'est mal passée, de sorte que l'avertissement arrive après la surprise.

Des rappels sont envoyés. L'Agence du revenu du Canada émet des rappels d'acomptes provisionnels indiquant ce qu'elle attend, ordinairement quatre fois par année. Revenu Québec envoie les siens séparément, pour sa propre part. C'est l'une des rares obligations d'un ménage qui s'annonce à l'avance, par écrit, chiffres à l'appui.

Il existe des méthodes reconnues pour calculer ce qu'il faut verser. Chaque administration en décrit plus d'une, dont une fondée sur l'année précédente et une autre sur une estimation de l'année courante. Le choix entre elles appartient à un comptable.

Verser ses acomptes provisionnels n'est pas facultatif au sens où on le suppose. Lorsque des acomptes sont exigés et qu'ils ne sont pas versés, ou versés en retard, des intérêts s'appliquent au manque à verser, et lorsque ces intérêts sont assez importants, une charge supplémentaire peut s'y ajouter. Les deux administrations fonctionnent ainsi, chacune sur sa propre part.

Que se passe-t-il lorsqu'un solde n'est pas payé le jour de son échéance?

trois omissions et un accent mal placé

Où une projection composée est exagérée

  1. 01On suppose un taux constant alors que les rendements varient
  2. 02L'impôt est absent du calcul
  3. 03Les frais sont absents du calcul
  4. 04Le temps compte plus que le taux pour la plupart des ménages
Le calcul est exact. Ce qu'on y fait entrer ne l'est habituellement pas.

Les intérêts sur arriérés commencent à courir sur le montant impayé. Le taux est prescrit par règlement, l'Agence du revenu du Canada le met à jour chaque trimestre, et il se compose quotidiennement. Revenu Québec établit et publie le sien de la même façon, de son côté. Aucun taux n'est imprimé ici, et c'est délibéré: un nombre écrit aujourd'hui serait faux le trimestre suivant, et un taux périmé est pire que pas de taux du tout.

Le mécanisme, sans le chiffre. Le taux prescrit est établi sous le Règlement de l'impôt sur le revenu et republié chaque trimestre par l'administration. Il ne se négocie pas, et il ne cesse pas de courir parce qu'une déclaration a été produite ou parce qu'une conversation a eu lieu. Il s'arrête lorsque le solde est réglé. Quiconque a besoin du chiffre courant devrait le prendre le jour même sur la page publiée par l'administration concernée, et un ménage québécois a deux pages à consulter plutôt qu'une.

L'administration fiscale dispose de pouvoirs de recouvrement que les prêteurs ordinaires n'ont pas. Un créancier qui tient son autorité de recouvrement d'une loi n'est pas dans la même position qu'un prêteur qui doit s'adresser au tribunal, et la différence se voit à la vitesse à laquelle un solde ignoré devient un solde urgent. Cela vaut pour les deux administrations, chacune avec ses propres pouvoirs. C'est une raison d'engager la conversation tôt plutôt qu'une raison de s'alarmer.

Une entente de paiement existe et n'est pas une marque d'échec. Chaque administration publie un processus permettant de convenir de régler un solde étalé dans le temps. Elle s'informe de la capacité de payer du ménage, fixe un échéancier, et s'attend à ce que cet échéancier soit tenu. Les intérêts continuent de courir aussi longtemps que le solde existe, de sorte que l'entente change le moment plutôt que le coût. Elle est nommée ici parce que beaucoup de ménages ignorent qu'elle existe et se tournent vers du crédit coûteux à la place, et parce qu'un ménage québécois qui doit des deux côtés en négocie deux, séparément.

Quelles voies un ménage emprunte-t-il réellement pour financer la facture?

Cinq, en pratique, et elles ne sont pas équivalentes. De l'argent mis de côté au fil de l'année. Une marge de crédit. Une entente de paiement avec l'administration fiscale elle-même, ou avec chacune des deux lorsque le ménage réside au Québec. Une avance sur contrat prise sur un contrat d'assurance vie entière avec participations, là où il en existe un et qu'il a de la valeur. Et un prêt garanti par cession de contrat consenti par un prêteur distinct.

De l'argent mis de côté au fil de l'année. Un compte distinct, alimenté à mesure que le revenu entre, auquel on ne touche pour rien d'autre. C'est la voie qui fonctionne, elle ne coûte rien d'autre que le rendement que cet argent aurait autrement produit, et presque personne ne la suit. La raison n'est pas l'ignorance. C'est que cet argent est indiscernable de l'argent dépensable tant qu'il dort là, et qu'un compte distinct est un dispositif psychologique plutôt qu'un dispositif juridique. Son coût réel est le coût de renonciation du capital, habituellement plus petit que le coût de n'importe laquelle des voies qui suivent.

Une marge de crédit. Une facilité déjà consentie livre l'argent immédiatement, au taux du prêteur, qui bouge. Sa force est la rapidité et sa faiblesse est qu'elle relève de la décision de quelqu'un d'autre: la demande peut être refusée, la limite peut être révisée, et une facilité risque le plus d'être réduite précisément dans les conditions qui la rendaient nécessaire.

L'entente de paiement. Décrite plus haut. Elle n'exige aucun prêteur et aucune garantie, elle porte les intérêts sur arriérés au taux prescrit par l'administration, et elle impose un échéancier que le ménage est censé tenir. Au Québec, il peut y en avoir une par administration.

Une avance sur contrat. Là où un contrat d'assurance vie entière avec participations existe et a accumulé de la valeur, le titulaire peut demander une avance à l'assureur, garantie par la valeur de rachat. Il n'y a ni demande de crédit, ni enquête de crédit, ni décision de prêt susceptible d'être refusée, et c'est la différence de fond avec toutes les autres voies d'emprunt présentées ici. Le mécanisme et ses limites sont exposés à la page qui décrit le fonctionnement d'une avance sur contrat au Canada, et rien ici ne s'en écarte: l'assureur avance ses propres fonds, l'intérêt court au taux que le contrat fixe et il est versé à l'assureur, aucun échéancier de remboursement n'existe, et tout solde impayé réduit le capital-décès tant qu'il n'est pas réglé.

Un prêt garanti par cession de contrat consenti par un prêteur distinct. Un prêteur tiers avance les fonds et prend une cession du contrat en garantie. Le prêteur n'est pas l'assureur, le taux est celui du prêteur, il y a une décision de crédit, et l'arrangement dépend de la volonté continue de ce prêteur de détenir la garantie. La distinction est exposée à avance, retrait ou prêt garanti par cession.

Comment les cinq voies se comparent-elles sur le coût, le crédit, l'échéancier, la rapidité et l'année suivante?

le coût qui n'apparaît sur aucun relevé

Le coût de renonciation, et son invisibilité

  1. La valeur de l'option à laquelle vous avez renoncé
  2. Le seul coût réel qui n'apparaît sur aucun relevé
  3. Une comparaison reste incomplète sans l'autre option nommée
  4. Chaque décision touchant le capital en comporte un
Nommer l'autre option est ce qui transforme une affirmation en comparaison.

Placées côte à côte sur des attributs plutôt que sur le mérite, les voies se séparent nettement. Ce que chacune coûte, si une décision de crédit se dresse entre le ménage et l'argent, si un échéancier est imposé, à quelle vitesse les fonds arrivent, et ce que chacune fait à l'obligation de l'année suivante sont cinq questions à réponses factuelles. Le mérite n'en fait pas partie.

Voie Ce qu'elle coûte Décision de crédit exigée Échéancier imposé Rapidité de livraison Effet sur l'obligation de l'année suivante
De l'argent mis de côté au fil de l'année Le rendement que le capital aurait autrement produit Aucune Seulement celui que le ménage se donne, et qu'il peut abandonner Immédiate, si l'argent est là Neutre. Rien ne se reporte
Une marge de crédit Des intérêts au taux du prêteur, qui bouge Oui, à la demande, et la limite peut être révisée ensuite Oui. Des paiements minimums selon le cycle du prêteur Immédiate là où la facilité existe; des semaines sinon Ajoute un paiement pendant l'année où tombe le solde suivant
Une entente de paiement avec l'administration Les intérêts sur arriérés au taux prescrit, composés quotidiennement jusqu'au règlement Aucune décision de crédit, mais un examen de la capacité de payer Oui, convenu avec l'administration et censé être tenu Aussi vite que l'entente est acceptée L'ancien solde et les nouveaux acomptes provisionnels courent ensemble, sur chaque administration concernée
Une avance sur contrat Des intérêts au taux que le contrat fixe, versés à l'assureur, capitalisés s'ils ne sont pas payés Aucune Aucun. Le remboursement est à la discrétion du titulaire Des jours ouvrables une fois la demande complète reçue par l'assureur Aucun paiement exigé, et une disposition qui peut porter une conséquence fiscale propre
Un prêt garanti par cession de contrat Des intérêts au taux du prêteur, plus le coût de la cession Oui Oui, selon les conditions du prêteur Des semaines. La cession met en cause le prêteur et l'assureur Ajoute un paiement, et le prêteur peut réviser l'arrangement

La colonne que presque personne ne remplit est la dernière. Une voie qui règle le mois d'avril de cette année en créant un paiement qui court pendant l'année suivante a déplacé le problème dans le mois où tombe le solde suivant, et pour un ménage québécois deux soldes peuvent y tomber.

Ce qui tourne mal, et là où l'avance sur contrat perd

deux couches, toutes deux payables

Ce que facture un gestionnaire de patrimoine

  1. 01Surtout une part de l'actif sous gestion
  2. 02Il existe aussi des tarifs horaires ou forfaitaires
  3. 03Les fonds détenus ont leur propre ratio de frais de gestion
  4. 04Les deux couches sont distinctes et toutes deux payables
La grille publiée est une couche. Le ratio de frais à l'intérieur des fonds en est une autre.

Trois choses, énoncées aussi platement que le mécanisme. Une avance sur contrat est plus lente qu'une facilité déjà en place, elle n'est pas disponible dans les premières années d'un contrat, et elle constitue une disposition au sens fiscal canadien, ce qui veut dire qu'un contrat employé à payer un impôt peut produire une conséquence fiscale de son propre chef.

Elle est plus lente qu'une marge déjà en place. Une marge de crédit consentie livre les fonds le jour même parce que la décision a été prise plus tôt. Une avance sur contrat est une demande faite en vertu d'un contrat, traitée par un assureur sur son propre formulaire, et le délai se mesure en jours ouvrables. Une propriété conjointe, une signature autorisée au nom d'une société ou une désignation de bénéficiaire irrévocable ajoutent chacune une vérification, et la première demande qu'un ménage présente est celle qui fait remonter les problèmes de paperasse. Quiconque travaille avec une date fixe devrait établir tôt le délai réel de son assureur, comme l'explique combien de temps prend une avance et y a-t-il un minimum.

Elle n'est pas disponible dans les premières années. Les frais d'un contrat avec participations pèsent le plus lourd au début, de sorte que la valeur accumulée des premières années est nettement inférieure aux primes versées, et le montant qu'un assureur consentira à avancer sur cette valeur est plus petit encore. Un contrat émis l'année dernière n'est pas une source de fonds pour le mois d'avril qui vient.

En prendre une constitue une disposition. Selon le paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu, une avance consentie en vertu d'une police d'assurance vie est traitée comme une disposition. L'argent n'est pas imposé à son arrivée, et dans bien des cas rien n'est imposable du tout, mais l'opération entre dans le cadre fiscal au lieu de se tenir en dehors, et les montants qui excèdent le coût de base rajusté du contrat peuvent être imposables. Le coût de base rajusté évolue pendant la vie d'un contrat et ne monte pas simplement avec les primes versées. Un revenu imposable qui naît ainsi se déclare aux deux administrations lorsque le titulaire réside au Québec, ce qui dédouble la question. La conséquence mérite d'être énoncée sans ornement: employer un contrat d'assurance vie pour payer un impôt peut créer un impôt de son propre chef, et savoir s'il en va ainsi dans un cas précis est une question pour un fiscaliste qui travaille à partir des chiffres de l'assureur, tranchée avant que la demande soit présentée plutôt qu'après.

Deux autres modes de défaillance ont leur place ici. Une avance qui n'est jamais remboursée continue de se composer, se mesure contre la valeur de rachat plutôt que contre le revenu, et peut mettre fin à un contrat en dégageant un gain imposable au moment précis où il n'y a plus d'argent pour l'acquitter. Et une voie sans échéancier de remboursement convient au ménage qui rembourse de toute façon et nuit discrètement à celui qui ne rembourse pas.

À qui chaque voie convient, et à qui elle ne convient pas

Mettre de l'argent de côté convient à tout ménage qui en a la moindre capacité, puisque le compte peut être ouvert à n'importe quelle taille et que l'habitude compte davantage que le montant du départ. Cela ne convient pas au ménage dont le revenu arrive par blocs irréguliers, sans plancher prévisible.

Une marge de crédit convient au ménage qui en a déjà une, qui ne l'a pas employée pour autre chose, et qui peut la rembourser avant que le solde suivant devienne exigible. Elle ne convient pas au ménage qui présente une demande sous la pression du temps, parce que la demande est une décision que prend quelqu'un d'autre et que la réponse peut être non.

Une entente de paiement convient au ménage qui ne peut pas payer en entier et qui se tournerait autrement vers du crédit coûteux ou ne ferait rien du tout, et elle convient tout autant au ménage québécois qui doit des deux côtés et préfère traiter avec chacune des administrations. Elle ne convient pas au ménage qui peut payer et préfère ne pas le faire, puisque les intérêts continuent de courir.

Une avance sur contrat convient au titulaire d'un contrat mature ayant de la valeur accumulée, qui comprend que l'intérêt est un coût réel versé à l'assureur, qui a fait établir sa position fiscale au préalable, et qui a l'intention de rembourser. Elle ne convient pas au titulaire qui en est aux premières années d'un contrat, au titulaire qui a besoin d'argent en quelques jours, au titulaire qui n'a pas fait confirmer sa position fiscale, ni à quiconque achèterait un contrat maintenant pour payer une facture qui arrive en avril. Ce dernier cas mérite d'être nommé franchement: un contrat d'assurance vie est de l'assurance vie, c'est une décision qui se mesure en décennies, et ce n'est pas un véhicule de financement pour une dette qui tombe au printemps prochain.

Un prêt garanti par cession de contrat convient à une situation, souvent corporative, où les parties ont pris conseil sur la cession et où les conditions du prêteur sont comprises. Il ne convient pas au ménage qui cherche une réponse rapide, parce que c'est la voie la plus lente présentée ici.

Ce que cette page établit

L'obligation est prévisible dans sa forme même lorsque son montant ne l'est pas. La date est fixe, le système des acomptes provisionnels annonce habituellement l'exigence à l'avance, les intérêts sur un solde impayé courent à un taux que l'administration prescrit et met à jour chaque trimestre, et une entente de paiement est une voie publiée plutôt qu'un dernier recours. Pour un résident du Québec, tout cela existe deux fois, en parallèle et séparément.

Les voies de financement diffèrent sur des attributs qui se vérifient plutôt que se débattent. L'argent mis de côté coûte le moins et exige le plus de discipline. Une marge de crédit est rapide et appartient à quelqu'un d'autre. Une entente de paiement porte des intérêts et impose un échéancier. Une avance sur contrat n'exige aucune décision de crédit et aucun échéancier, et elle est plus lente qu'une facilité déjà en place, indisponible tôt dans la vie d'un contrat, et constitue une disposition dont la conséquence fiscale doit être établie d'abord.

Rien de cela ne détermine ce qu'un ménage devrait faire. Le montant dû, les déductions accessibles, et la question de savoir si une voie convient aux faits d'un dossier sont des questions pour un comptable, pour la part fédérale comme pour la part québécoise. Les autres idées qui sous-tendent les décisions de ce genre, expliquées sans produit rattaché à la fin, se trouvent dans les principes financiers.

Cette page n'énonce aucun taux, aucun seuil et aucun montant. Les chiffres courants appartiennent à l'Agence du revenu du Canada, à Revenu Québec et au comptable du lecteur.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

Vous détenez un permis? Pour placer des affaires, adressez-vous directement à Canadian Wealth Creation Centre Inc. Cette page s'adresse aux ménages.

En soumettant ce formulaire, vous consentez à ce que Canadian Wealth Creation Centre Inc. utilise les renseignements que vous fournissez pour répondre à votre demande et organiser votre rencontre, y compris par message texte au numéro que vous indiquez. Consultez notre politique de confidentialité.

Ce formulaire est acheminé à Canadian Wealth Creation Centre Inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par Canadian Wealth Creation Centre Inc., par l'entremise de ses représentants dûment certifiés auprès de l'Autorité des marchés financiers. Financière CBI est la plateforme éducative de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.

Questions fréquentes

Pourquoi cette page ne me dit-elle pas combien je dois d'impôt?

Parce que ce cabinet détient un permis pour placer de l'assurance vie au Canada et n'est pas inscrit pour donner des conseils fiscaux, et la différence n'est pas une formalité. Ce qu'un ménage doit dépend de ses sources de revenu, de ses déductions, de sa province, de sa situation de déclarant et de faits qui changent au fil de l'année, autant d'éléments qui appartiennent à un comptable professionnel travaillant à partir des documents du ménage. Un résident du Québec produit d'ailleurs deux déclarations et répond à deux administrations, de sorte que le raisonnement doit tenir des deux côtés. Décrire le comportement de l'obligation et la façon dont les gens la financent n'exige aucun de ces faits. Énoncer un montant, un taux ou un seuil les exigerait tous, et un chiffre imprimé sur un site web devient périmé en silence tout en continuant d'avoir l'air autorisé.

Qu'est-ce qu'un acompte provisionnel et qui doit en verser?

Un acompte provisionnel est un paiement fait au fil de l'année contre une dette qui n'a pas encore été calculée définitivement. L'Agence du revenu du Canada attend généralement des acomptes provisionnels du contribuable dont le solde dû au moment de produire a dépassé un seuil publié, à la fois dans l'année courante et dans l'une des deux années précédentes, ce qui explique que l'exigence arrive habituellement après une année où trop peu a été retenu à la source. L'administration émet des rappels et indique les montants qu'elle attend, ordinairement quatre fois par année, en mars, en juin, en septembre et en décembre. Revenu Québec administre le même mécanisme de son côté, avec ses propres avis et son propre calendrier. Savoir si un ménage donné doit en verser, et combien, est une question pour son propre comptable.

Qu'est-ce qu'une entente de paiement avec l'administration fiscale?

C'est une convention permettant de régler un solde dû sur une période convenue plutôt qu'en un seul versement, et c'est une voie réelle et publiée plutôt qu'une indulgence informelle. L'administration demande des renseignements sur la capacité de payer du ménage, fixe un échéancier, et s'attend à ce que cet échéancier soit respecté. Deux points comptent. Les intérêts continuent de s'accumuler sur le solde impayé aussi longtemps qu'il existe, de sorte que l'entente change le moment plutôt que le coût. Et une entente qui n'est pas honorée ramène le dossier au recouvrement, avec les pouvoirs que la loi confère à l'administration. L'Agence du revenu du Canada et Revenu Québec en offrent chacune une, administrées séparément, et un ménage québécois qui doit des deux côtés en négocie deux.

Prendre une avance sur contrat d'assurance vie pour payer un impôt crée-t-il un impôt de son propre chef?

Cela se peut, et c'est le point le plus souvent omis. Une avance consentie en vertu d'une police d'assurance vie est une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Cela ne signifie pas que l'argent est imposé à son arrivée, et il arrive fréquemment que rien ne soit imposable du tout. Cela signifie que l'opération se situe à l'intérieur du cadre fiscal plutôt qu'en dehors, et que tout montant qui excède le coût de base rajusté du contrat peut être imposable, auprès des deux administrations lorsque le titulaire réside au Québec. Le coût de base rajusté évolue pendant la vie d'un contrat et ne monte pas simplement avec les primes versées. Établir la position avant de demander quoi que ce soit est un travail de fiscaliste ayant les chiffres de l'assureur en main.

Une avance sur contrat est-elle plus rapide qu'une marge de crédit?

Pas là où la marge existe déjà. Une marge de crédit déjà consentie livre l'argent le jour même, parce que la décision de crédit a été prise à l'ouverture de la facilité. Une avance sur contrat est une demande contractuelle traitée par l'assureur sur son propre formulaire, et le délai se mesure en jours ouvrables, davantage lorsqu'une propriété conjointe, une signature autorisée au nom d'une société ou une désignation de bénéficiaire irrévocable doit être vérifiée. La comparaison ne s'inverse que lorsqu'aucune facilité n'est en place, puisqu'en obtenir une suppose une demande dont personne ne peut promettre l'issue d'avance.

Quelle est la différence entre une avance sur contrat et un prêt garanti par cession de contrat consenti par un prêteur extérieur?

L'identité du prêteur, et presque tout en découle. Dans une avance sur contrat, l'assureur avance ses propres fonds et retient la valeur de rachat en garantie sous le contrat, de sorte qu'il n'y a ni demande ni décision de crédit. Dans un prêt garanti par cession de contrat, un prêteur distinct avance l'argent et prend une cession du contrat, de sorte qu'il y a une demande, une décision de crédit, le taux propre au prêteur, et une relation continue que le prêteur peut réviser. Les deux sont couramment discutés comme s'il s'agissait du même arrangement. Ce n'est pas le cas, leur traitement fiscal diffère, et un plan qui ne nomme pas lequel des deux il vise n'est pas encore un plan.

Sources

  • Loi de l'impôt sur le revenu, Justice Laws Canada, vérifié le 2026-09-05
  • Loi de l'impôt sur le revenu, par. 148(9), Justice Laws Canada, vérifié le 2026-09-05
  • Agence du revenu du Canada, documentation publiée sur le paiement d'un solde dû, les acomptes provisionnels et les ententes de paiement, canada.ca, vérifié le 2026-09-05

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Certifié depuis 2001.

Il pratique The Infinite Banking Concept® depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc., qui exerce sous le nom de Financière CBI. Il détient la certification Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute. Il s'agit d'une certification privée et non d'un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est la plateforme éducative du Centre canadien de création de patrimoine Inc. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

Lire la biographie complète et les numéros de permis

Dernière révision: 2026-09-05. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière.

Divulgations importantes

Divulgation importante

Avec qui vous faites affaire. Financière CBI est la plateforme éducative et le nom commercial de Canadian Wealth Creation Centre Inc. (cwcc.ca), le cabinet inscrit auprès de l'Autorité des marchés financiers. Financière CBI ne détient aucun permis, ne distribue aucun produit ni service, ne donne aucun conseil individualisé et ne conclut aucune transaction. Toute relation-client, tout conseil et tout produit d'assurance passent uniquement par Canadian Wealth Creation Centre Inc. et ses représentants dûment certifiés.

Permis et titres. José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent autorisé par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent autorisé par l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001. Son permis personnel couvre le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique uniquement. Il détient la certification Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute ainsi que la désignation Certified Cash Flow Specialist. Il s'agit de certifications privées et non de permis réglementaires, et elles ne confèrent aucune autorité gouvernementale. Tous ces titres peuvent être vérifiés dans les registres publics des organismes de réglementation.

Titres protégés. Le Québec et l'Ontario réservent chacun par la loi certains titres de planification et de conseil, et seule une personne détenant la désignation correspondante peut les employer. José Salloum n'en détient aucun et n'en emploie aucun. Le titre qu'il détient est celui de conseiller en sécurité financière, certifié par l'Autorité des marchés financiers, et c'est le seul titre employé sur ce site web.

Rémunération. À titre de professionnel de l'assurance dûment autorisé, José Salloum reçoit des commissions des assureurs lorsqu'un client souscrit une police. Le cabinet a donc un intérêt commercial dans le résultat, et il le déclare ici afin que vous puissiez soupeser ce que vous lisez. Ce site web constitue le volet éducatif et promotionnel du Centre canadien de création de patrimoine inc.

Nature de ce site web. Ce site web est destiné à des fins d'information et d'éducation générales uniquement. Rien de ce qui s'y trouve ne constitue un conseil financier, d'assurance, fiscal ou juridique personnalisé, et sa lecture ne crée aucune relation professionnelle. José Salloum est un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis. Il n'est pas comptable professionnel agréé, il n'est pas avocat et il n'est pas inscrit auprès de l'Organisme canadien de réglementation des investissements. Il ne fournit ni conseils en valeurs mobilières, ni conseils fiscaux, ni conseils juridiques. Consultez votre propre comptable et votre conseiller juridique avant d'agir sur la foi de quoi que ce soit décrit ici.

Au sujet des produits abordés. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et non un placement. Sa fonction première est le capital-décès. Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur en fonction du rendement du compte de participation, et le rendement passé des participations n'indique pas les résultats futurs. Les garanties contractuelles dépendent de la solvabilité continue de l'assureur émetteur et ne sont garanties par aucun gouvernement. La protection des titulaires de police au Canada est assurée par Assuris, à l'intérieur de ses limites publiées. La Société d'assurance-dépôts du Canada couvre les dépôts bancaires et ne s'applique pas aux produits d'assurance. Ces stratégies ne conviennent pas à tout le monde et dépendent de la situation individuelle, des liquidités, de l'horizon temporel et des objectifs.

Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, le gain devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

Marques de commerce et absence d'affiliation. « The Infinite Banking Concept® » et « Becoming Your Own Banker® » sont des marques d'Infinite Banking Concepts, LLC. Ni le Centre canadien de création de patrimoine inc. ni José Salloum n'est affilié à Infinite Banking Concepts, LLC ou au Nelson Nash Institute, ni commandité ou approuvé par ceux-ci. « Infinite Financial Sovereignty® » est une marque déposée de José Salloum, enregistrement TMA1420283 de l'Office de la propriété intellectuelle du Canada, enregistrée le 12 juin 2026. « IFS™ » est utilisé comme abréviation non enregistrée de cette marque.

Variation provinciale. Les titres et les exigences en matière de permis d'assurance varient selon la province et le territoire. Vérifiez le permis de votre propre conseiller auprès de l'organisme de réglementation de votre province.

Politique de confidentialité. Personne responsable de la protection des renseignements personnels: Mona Haddad, compliance@cwcc.ca, Canadian Wealth Creation Centre Inc., 203-3899 Autoroute des Laurentides, Laval, QC H7L 3H7, 514-875-9444.