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Les antécédents familiaux à la proposition

MIS À JOUR

Une proposition d'assurance vie canadienne demande habituellement si un parent, un frère ou une sœur a eu une maladie du cœur, un AVC, un cancer ou une autre affection nommée, l'âge au diagnostic et, s'il y a eu décès, l'âge et la cause. Répondez selon ce que vous savez, dans les mots du formulaire, et dites-le quand vous l'ignorez. Ils sont pesés avec votre santé et peuvent influer sur votre catégorie. Un résultat de test génétique est différent: la loi fédérale interdit à un assureur de l'exiger.

Une proposition d'assurance vie canadienne demande habituellement si votre mère, votre père, vos frères ou vos sœurs ont eu une maladie du cœur, un accident vasculaire cérébral, un cancer, le diabète ou une autre affection que le formulaire nomme, à quel âge le diagnostic a été posé et, s'ils sont décédés, leur âge au décès et la cause. L'assureur se sert de vos réponses comme d'une pièce de la tarification de l'assurance vie, avec votre propre santé, vos résultats d'examens et le montant de protection que vous demandez. La tarification, c'est l'étape où l'assureur apprécie le risque que représente votre vie et fixe le prix de la protection, ou décide de ne pas en offrir.

Trois habitudes vous mènent à bon port. Répondez selon ce que vous savez réellement, exactement dans les termes de la question de votre formulaire. Dites clairement ce que vous ne savez pas, au lieu de deviner ou d'inscrire « non » pour remplir la case. Et gardez les antécédents familiaux séparés des résultats de tests génétiques: le diagnostic d'un proche relève des antécédents familiaux, alors qu'un résultat de test génétique est protégé par la Loi sur la non-discrimination génétique, une loi fédérale qui interdit à un assureur d'exiger un test ou ses résultats.

Tout ce qui se trouve ici est rédigé par une personne payée par commission d'un assureur lorsqu'une police est émise, comme l'indiquent la page de l'auteur et le bas de chaque page.

Que demande une question sur les antécédents familiaux dans une proposition canadienne?

Elle demande quelques faits simples sur vos proches par le sang. Qui est le proche. Quelle maladie a été diagnostiquée. Quel âge il avait au moment du diagnostic. Et, si le proche est décédé, son âge au décès et la cause. Certains formulaires énumèrent des maladies précises et vous demandent de cocher chacune de celles qui s'appliquent; d'autres posent une seule question ouverte et vous laissent de la place pour décrire ce que vous savez. Dans les deux cas, l'assureur cherche la même chose: un signal sur votre propre risque, tiré de ce qui est arrivé à vos proches.

C'est le libellé de votre formulaire qui fait loi. Chaque assureur rédige ses propres questions, et elles diffèrent quant aux proches nommés, aux maladies énumérées et à la présence d'une limite d'âge. Lisez la question exacte avant d'y répondre. Si un mot comme « famille », « frère ou sœur » ou « avant l'âge de » n'est pas défini, demandez à l'assureur, par votre représentant, comment il veut qu'on le lise, et gardez la réponse par écrit si elle change ce que vous inscririez. Autrement dit, la question que vous signez est celle qui compte, et non celle qu'un ami a remplie ailleurs ou celle dont vous vous souvenez d'une autre proposition.

Les antécédents de qui: la personne assurée, et non le titulaire

Les questions portent sur la famille de la personne dont la vie est assurée. Si vous êtes vous-même la personne assurée, ce sont vos proches qui sont visés. Quand vous êtes titulaire d'une police sur la vie d'une autre personne, un conjoint, un enfant adulte ou un associé, les antécédents familiaux inscrits à la proposition sont les siens. Une personne assurée adulte répond normalement aux questions de santé et signe la proposition; pour un enfant, un parent ou un tuteur répond.

Comme titulaire, vous devez avoir un intérêt assurable dans la vie que vous assurez, et la personne assurée doit normalement y consentir; les deux points sont expliqués à la tarification financière et l'intérêt assurable. Au Québec, le Code civil impose l'obligation de déclarer au preneur, c'est-à-dire la personne qui demande le contrat, et aussi à l'assuré si l'assureur le demande (Code civil du Québec, art. 2408). Les deux devraient donc relire la proposition remplie avant qu'elle soit signée.

Comment préparer vos réponses avant de signer?

Rassemblez l'information avant l'entrevue, pas pendant. Une question lue à voix haute au téléphone invite une réponse rapide, faite de mémoire, et c'est ainsi que des erreurs évitables se retrouvent sur un formulaire. Un appel de dix minutes à un parent, à un frère ou à une sœur la semaine précédente peut changer une supposition en fait.

Avant de signer, ayez ceci sous les yeux:

  • Pour votre mère, votre père, chaque frère et chaque sœur: vivant ou décédé, et l'âge actuel ou l'âge au décès.
  • Pour chaque proche décédé: la cause du décès telle que vous la connaissez, y compris un accident.
  • Toute crise cardiaque, tout accident vasculaire cérébral ou autre maladie du cœur, tout cancer (et lequel), le diabète ou toute autre maladie grave, avec l'âge au diagnostic.
  • Si un frère ou une sœur est un demi-frère ou une demi-sœur, et si vous avez été adopté ou avez perdu contact avec une partie de votre famille.
  • Chaque point dont vous n'êtes pas sûr, noté comme une question à poser à l'assureur.
  • Si vous ou un proche avez passé un test génétique, une note pour garder ce résultat à part de la liste ci-dessus; la section sur les tests génétiques explique pourquoi.

Prévoyez quatre situations. Chacune a une suite claire:

Ce que vous savez Ce qu'il ne faut pas supposer Quoi faire avant de signer
Le diagnostic et l'âge Que la limite d'âge d'un autre assureur s'applique à ce formulaire Donner les deux, exactement comme la question le demande
Le diagnostic, mais l'âge seulement à peu près Qu'une supposition peut passer pour un fait exact Donner votre meilleure estimation, préciser qu'elle est approximative, et demander comment l'assureur veut qu'une estimation soit inscrite
Rien, parce que vous avez été adopté, avez perdu un parent tôt ou êtes éloigné de votre famille Que « non » et « inconnu » veulent dire la même chose Dire ce qui est inconnu, donner tout ce que vous savez, et demander comment l'inscrire sur ce formulaire
Les faits, mais pas si un proche compte Qu'un guide général définit « frère ou sœur » ou « famille » pour votre assureur Demander la lecture de l'assureur avant de signer; s'il reste un doute, déclarer le fait en précisant le lien

Relisez ensuite la proposition remplie avant de la signer, y compris chaque réponse que quelqu'un a tapée pour vous: les réponses sont les vôtres, peu importe qui tenait le crayon. Gardez la copie jointe à votre police; c'est le document que l'assureur lit si une question se pose plus tard.

Quels proches faut-il inclure?

lire une illustration comme deux documents

Ce qui est garanti, et ce qui ne l'est pas

  1. Valeur de rachatGaranti: Inscrite au contrat à l'émission. Non garanti: Les totaux projetés, qui supposent le maintien du barème.
  2. Capital-décèsGaranti: Garanti, sous réserve des termes du contrat. Non garanti: Ce que les participations déclarées y ajoutent.
  3. La décision annuelleGaranti: La prime nivelée, fixée par le contrat. Non garanti: Les participations, déclarées annuellement et jamais garanties.
Les colonnes garanties sont contractuelles. Le reste d'une illustration repose sur un barème que l'assureur déclare une année à la fois.

Commencez par les proches que la question nomme, et arrêtez-vous là où elle s'arrête. La mère, le père, les frères et les sœurs sont les proches que bien des formulaires nomment, parce qu'ils partagent la plus grande part de votre bagage génétique et, souvent, le milieu dans lequel vous avez grandi. Certains formulaires ne nomment que les parents. D'autres ajoutent un grand-parent, ou un autre proche pour une maladie précise. Quelques-uns interrogent aussi sur un frère ou une sœur décédé jeune d'une cause que le formulaire juge pertinente, qu'un diagnostic ait été consigné ou non. Aucun de ces choix ne se transpose d'un assureur à l'autre.

Les demi-frères et les demi-sœurs. Un demi-frère ou une demi-sœur a un parent en commun avec vous, et une tendance héréditaire peut passer par ce parent commun. Si votre formulaire ne dit pas s'il les inclut, demandez-le. Si vous n'obtenez pas de réponse avant de signer, déclarez le diagnostic en précisant le lien: « demi-frère, même mère ». Un fait de plus, clairement identifié, est facile à peser pour un tarificateur. Un fait manquant est bien plus difficile à expliquer plus tard.

Les beaux-parents, la belle-famille et la famille adoptive. Une question sur les antécédents familiaux porte sur le risque héréditaire, qu'un beau-père, un beau-frère ou un proche adoptif ne partage pas avec vous par le sang. Cela dit, si le formulaire emploie un mot large comme « famille » sans le définir, demandez ce qu'il veut dire plutôt que de trancher seul.

Sur quelles maladies les assureurs interrogent-ils, et pourquoi?

Les maladies du cœur, l'accident vasculaire cérébral, le cancer et le diabète figurent dans bien des questions sur les antécédents familiaux, et certains formulaires ajoutent d'autres maladies par leur nom. On les demande parce qu'elles peuvent se transmettre dans les familles et influer sur la durée de vie, et parce qu'un diagnostic précoce chez un proche peut révéler, sur votre propre risque, quelque chose que vos résultats d'examens ne montrent pas encore.

Les maladies du cœur et l'accident vasculaire cérébral. Une crise cardiaque ou un accident vasculaire cérébral chez un parent, un frère ou une sœur, particulièrement à un âge plus jeune, peut évoquer un facteur héréditaire dans la façon dont le corps gère le cholestérol, règle la tension artérielle ou forme des caillots, ce que l'alimentation et l'exercice ne font pas toujours disparaître entièrement. L'assureur ne demande pas si ce proche fumait ou mangeait mal. Vos propres habitudes font l'objet de questions directes ailleurs sur le formulaire. Autrement dit, la question familiale cherche ce que vous pourriez avoir hérité, et non ce que votre proche a fait de sa vie.

Le cancer. Certains cancers, dont le cancer du sein, de l'ovaire et le cancer colorectal, présentent un profil héréditaire dans une partie des cas. Certains formulaires interrogent donc sur des cancers nommés, et d'autres sur tout cancer chez un parent, un frère ou une sœur. Lisez ce que le vôtre demande. S'il dit tout cancer, incluez chacun de ceux que vous connaissez, avec le type si vous le savez: « cancer du côlon à cinquante ans » en dit plus que « cancer ».

Le diabète et les autres maladies nommées. Quand votre formulaire nomme une maladie, répondez pour celle-ci. Quand il ne la nomme pas, vous répondez à la question telle qu'elle est rédigée, sans dresser la liste de toutes les maladies de la famille.

Catégorie de maladie Ce qu'une question peut demander Pourquoi on la pose
Maladies du cœur et accident vasculaire cérébral Si un parent, un frère ou une sœur a eu une crise cardiaque, un accident vasculaire cérébral ou une autre maladie du cœur, et à quel âge Peut évoquer des facteurs héréditaires liés à la tension artérielle, au cholestérol ou à la coagulation
Cancer Des cancers nommés sur certains formulaires, tout cancer sur d'autres, avec l'âge au diagnostic Certains cancers présentent un profil héréditaire dans une partie des cas
Diabète Une question distincte sur certains formulaires, une partie d'une question générale sur d'autres Le type et l'âge d'apparition influent sur la probabilité d'un profil héréditaire
Autres maladies nommées Ce que le formulaire énumère, ce qui peut inclure des maladies héréditaires des reins, des muscles ou du système nerveux Déclarez chacune de celles que votre formulaire vise; l'assureur décide des preuves supplémentaires dont il a besoin

Pourquoi l'âge au diagnostic compte-t-il autant?

Parce qu'une maladie qui apparaît tôt dans la vie évoque une tendance héréditaire, alors que la même maladie apparue tard ressemble davantage à une part ordinaire du vieillissement. La crise cardiaque d'un parent à quarante-cinq ans ne dit pas la même chose de votre propre risque que la même crise cardiaque à quatre-vingt-cinq ans, même quand un formulaire interroge sur les deux dans une seule question.

Aucun âge unique ne décrit toutes les propositions canadiennes. Certaines questions ne visent que les diagnostics posés avant un âge énoncé; d'autres demandent l'âge au début de la maladie, sans limite, et laissent la pondération au tarificateur. Si une question fixe un âge et que votre proche a reçu son diagnostic après cet âge, cette question ne vise pas le diagnostic; répondez toutefois à toute autre question du même formulaire qui le vise, comme la cause du décès. Ne tenez jamais pour acquis qu'un diagnostic tombe parce que le formulaire d'un autre assureur prévoyait un seuil.

La cause du décès compte pour la même raison. Un parent mort d'une crise cardiaque à cinquante ans et un parent mort dans un accident de la route à cinquante ans sont décédés au même âge, mais seul le premier en dit long sur le risque héréditaire. C'est pourquoi un formulaire peut demander la cause, et pas seulement l'âge. Si le vôtre la demande, donnez la vraie cause, accident compris.

Comment les antécédents familiaux sont-ils pesés par rapport à votre propre santé?

Ensemble, et au cas par cas. L'assureur lit vos antécédents familiaux à côté de ce qu'il mesure directement chez vous: la tension artérielle, le cholestérol, la glycémie, le poids et, pour certains âges et certains montants, un électrocardiogramme au repos. L'effet des antécédents familiaux dépend de la maladie, du nombre de proches atteints et de leur âge, de vos propres résultats, du produit, du montant demandé et des règles propres à l'assureur.

De bons résultats personnels aident. Ils ne garantissent pas pour autant une offre standard: un profil familial marqué peut encore peser, surtout quand l'une de vos mesures se situe près d'un seuil, et deux assureurs peuvent apprécier les mêmes antécédents différemment. Personne ne peut vous dire d'avance dans quel sens un dossier précis va pencher.

Les antécédents familiaux et les catégories de tarification. Certains assureurs tarifent un produit en plusieurs catégories: une ou plusieurs catégories privilégiées sous le taux standard, une catégorie standard, et des catégories surprimées au-dessus. Les antécédents familiaux peuvent faire partie des critères d'une catégorie privilégiée. Leur effet peut donc prendre la forme d'une meilleure catégorie à laquelle vous n'êtes pas admissible, plutôt que d'une surprime au-dessus du taux standard. Certains assureurs n'offrent les catégories privilégiées que pour certains produits, ou seulement au-delà d'un certain montant de protection. Demandez quelles catégories le produit comporte au montant que vous demandez, et quels critères liés aux antécédents familiaux s'appliquent à chacune.

Quand la décision arrive, elle prend l'une de quelques formes:

Ce que l'assureur peut décider Ce que cela veut dire Quoi demander
Une offre dans la catégorie demandée Votre dossier répond aux critères de cette catégorie Confirmer la catégorie et la prime par écrit
Une offre dans une autre catégorie, par exemple standard au lieu de privilégiée Un ou plusieurs critères de la meilleure catégorie ne sont pas remplis Quel critère vous y a placé
Une offre surprimée Une prime au-dessus du taux standard, sous forme de surprime en pourcentage ou de surprime fixe Ce qui a causé la surprime, et si elle peut être réexaminée, et quand
Une demande de renseignements supplémentaires Aucune décision pour l'instant Quel document, de qui, et avec le consentement de qui
Un report ou un refus Aucune offre pour l'instant Le motif, par écrit, et si un report comporte une date

En deux mots, une surprime en pourcentage exprime la mortalité comme un multiple du taux standard et augmente le coût de l'assurance dans l'ensemble du contrat, à moins d'un réexamen, alors qu'une surprime fixe ajoute un montant déterminé par tranche de 1 000 $ de protection par année, souvent pour un nombre d'années précis. Le sens de chaque résultat, et la différence entre ces deux formes de surprime, sont expliqués à surprime, report ou refus.

Exemple illustratif. Supposons que vous demandiez 500 000 $ de protection et que la prime dans la catégorie espérée soit de 1 800 $ par année. Supposons que l'offre revienne une catégorie plus bas, à 2 100 $ par année. L'écart est de 2 100 $ moins 1 800 $, soit 300 $ par année; sur vingt ans de primes nivelées, 20 fois 300 $ donnent 6 000 $. Supposons plutôt que l'offre soit surprimée, à 2 700 $ par année. L'écart est alors de 900 $ par année, et sur les mêmes vingt ans, 20 fois 900 $ donnent 18 000 $. Ce sont des chiffres ronds choisis pour l'arithmétique, et non des soumissions d'un assureur ou d'un produit. Votre propre offre indique sa prime en dollars, et c'est ce chiffre qu'il faut comparer.

Une catégorie est habituellement fixée à l'émission du contrat, et l'écart dure aussi longtemps que des primes sont payables, ce qui peut représenter des décennies dans une police permanente. L'assurance maladies graves et l'assurance invalidité paient pour d'autres événements, et les mêmes antécédents peuvent y être pesés autrement; lisez la question de chaque proposition séparément.

Que faire si vous ne connaissez pas vos antécédents familiaux?

un versement, trois fonctions

Où va une prime d'assurance permanente

  1. 01Une part couvre le coût de l'assurance elle-même
  2. 02Une part couvre les frais et la taxe sur les primes
  3. 03Une part constitue la valeur contractuelle de la police
  4. 04La répartition n'est pas détaillée sur une illustration
  5. 05La prime de base suit les modalités du contrat
Une prime permanente n'est pas un frais unique, et les illustrations n'en détaillent généralement pas les parts.

Dites-le. « Inconnu », donné honnêtement, est une réponse exacte, et la donner n'est pas une fausse déclaration. Ce qui transforme un inconnu en problème, c'est de combler le vide: deviner un diagnostic, ou inscrire « non » parce que la case réclame quelque chose. « Non » dit à l'assureur qu'aucun de vos proches n'a eu la maladie, et cela, vous ne le savez pas.

Dites à votre représentant et à l'assureur ce qui est inconnu, donnez tout ce que vous savez, et demandez comment ils veulent que l'incertitude soit inscrite sur ce formulaire précis. Certains formulaires prévoient un choix « inconnu »; d'autres laissent de la place pour une explication. Relisez ensuite la réponse telle qu'elle a été inscrite avant de signer. L'obligation qui vous incombe est centrée sur ce que vous savez: au Québec, le Code civil parle des circonstances « connues de lui » (art. 2408), et les provinces de common law prévoient une obligation comparable dans leurs propres lois sur les assurances.

L'adoption est le cas le plus net. Vous n'avez peut-être aucun renseignement fiable sur un parent, un frère ou une sœur biologique, et aucun tarificateur ne peut obtenir ce qui n'existe pas dans vos propres connaissances. Certaines adoptions se sont accompagnées de renseignements médicaux partiels et non identificatoires. Si vous en avez reçu, fournissez-les; sinon, dites-le.

Un parent décédé quand vous étiez jeune, ou l'éloignement d'une partie de la famille, laisse le même vide pour une autre raison. Vous ne connaissez peut-être qu'une cause de décès, ou seulement ce qu'on vous a raconté enfant. Personne ne s'attend à ce que vous renouiez le contact pour remplir un formulaire d'assurance. Donnez ce que vous savez, dites comment vous le savez (« la famille dit crise cardiaque »), et dites où s'arrêtent vos connaissances.

La façon dont un assureur pèse des antécédents inconnus varie. Certains apprécient le dossier surtout à partir de vos propres résultats; d'autres peuvent demander plus de preuves; là où un assureur traite « inconnu » avec plus de prudence qu'un « non » net, le dossier peut prendre plus de temps ou être apprécié de façon plus prudente, pour une raison qui tient à un manque d'information, et non à votre santé. Autrement dit, un inconnu honnête ne vous nuit pas comme le ferait une fausse réponse; il laisse seulement l'assureur avec moins d'éléments pour apprécier le risque. Demandez à votre représentant, avant de présenter la proposition, comment l'assureur traite des antécédents familiaux inconnus.

Un assureur peut-il exiger un test génétique, ou demander un résultat que vous avez déjà?

Non. La Loi sur la non-discrimination génétique, L.C. 2017, ch. 3, une loi fédérale, vous protège sur trois points:

  • Aucun test exigé. Nul, assureur compris, ne peut vous obliger à subir un test génétique comme condition de la conclusion ou du maintien d'un contrat, ou de l'offre ou du maintien de modalités particulières, et nul ne peut refuser de le faire parce que vous avez refusé un test (article 3).
  • Aucun résultat exigé. Nul ne peut vous obliger à communiquer les résultats d'un test génétique aux mêmes conditions, ni vous refuser parce que vous avez refusé de les communiquer (article 4).
  • Aucune utilisation sans votre consentement écrit. Une personne qui exerce l'une de ces activités ne peut recueillir, utiliser ou communiquer les résultats de votre test génétique sans votre consentement écrit (article 5).

L'article 2 définit le test génétique comme un test qui analyse l'ADN, l'ARN ou les chromosomes à des fins telles que la prédiction de maladies ou de risques de transmission verticale, ou la surveillance, le diagnostic ou le pronostic. Il précise aussi que communiquer comprend le fait d'autoriser la communication; un assureur ne peut donc pas obtenir un résultat par un détour, en vous demandant d'autoriser un laboratoire à le lui transmettre. La Loi ne fixe aucun seuil de protection: elle s'applique à tout montant. Une contravention est une infraction selon l'article 7, punissable, par mise en accusation, d'une amende maximale de 1 000 000 $, d'un emprisonnement maximal de cinq ans, ou des deux. En pratique, une question qui exige un résultat génétique ne peut être une condition de votre protection, et une réponse laissée en blanc à une telle question ne peut être retenue contre vous. Autrement dit, face à un assureur, la décision de faire un test, et celle d'en montrer le résultat, vous appartiennent.

La Cour suprême du Canada a confirmé la validité de ces articles en 2020, dans le Renvoi relatif à la Loi sur la non-discrimination génétique, 2020 CSC 17, en infirmant la Cour d'appel du Québec; ils s'appliquent donc au Québec comme dans toutes les autres provinces. Les sociétés membres de l'Association canadienne des compagnies d'assurances de personnes avaient aussi pris un engagement volontaire de ne pas demander les résultats de tests génétiques existants en deçà d'un montant de protection énoncé; la loi, qui ne prévoit aucun seuil, est désormais la règle qui compte. La lecture complète de la Loi se trouve à la Loi sur la non-discrimination génétique et ce qu'un assureur peut demander.

Où s'arrête la protection

La Loi protège un résultat de test génétique en tant que résultat de test. Elle ne retire pas les antécédents familiaux de la proposition, et elle ne transforme pas une maladie diagnostiquée en renseignement protégé. La ligne passe ainsi:

Ce que vous savez Ce que c'est Ce que la proposition peut exiger
La crise cardiaque d'un parent, ou le cancer d'un frère ou d'une sœur Des antécédents familiaux: un diagnostic chez un proche Une réponse exacte, si le formulaire interroge sur ce point
Une maladie qu'on vous a diagnostiquée, peu importe comment elle a été confirmée Votre propre santé Des réponses exactes aux questions de santé
Le résultat d'un test génétique que vous avez passé Un résultat de test génétique protégé Rien: il ne peut être exigé, et votre refus ne peut être retenu contre vous (articles 3 à 5)
Le résultat du test génétique d'un proche qui a révélé une variante, sans maladie Un résultat de test, non un diagnostic Demander par écrit à l'assureur, ou à un avocat ou un notaire, si une question le vise avant de répondre

La quatrième ligne demande de la prudence: l'article 4 parle des résultats d'un test génétique sans limiter ces mots à votre propre test, et savoir si une question vise le résultat d'un proche est une lecture juridique. Vous pouvez choisir de fournir un résultat favorable qui vous concerne, parce que l'article 5 en permet l'utilisation avec votre consentement écrit. Rien n'oblige toutefois l'assureur à en tenir compte; demandez-lui donc par écrit ce qu'il en fera avant de le remettre. Si vous doutez qu'une question de votre formulaire vise un résultat génétique, posez la question par écrit à l'assureur avant de répondre, ou consultez un avocat ou un notaire.

Qu'exige de vous l'obligation de déclaration?

Commencez par ce qu'elle n'exige pas. Un assureur ne peut faire d'un résultat de test génétique une condition de votre contrat ou de ses modalités, ni vous refuser parce que vous avez refusé d'en communiquer un (article 4 de la Loi, plus haut). L'obligation de déclaration dont il est question ici porte sur les faits que la proposition demande et que vous connaissez: votre propre santé et, pour le sujet qui nous occupe, les diagnostics, les âges et les causes de décès de vos proches.

Au Québec, l'article 2408 du Code civil du Québec prévoit que le preneur, de même que l'assuré si l'assureur le demande, « est tenu de déclarer toutes les circonstances connues de lui qui sont de nature à influencer de façon importante un assureur dans l'établissement de la prime, l'appréciation du risque ou la décision de l'accepter ». L'article 2409 ajoute que l'obligation « est réputée correctement exécutée lorsque les déclarations faites sont celles d'un assuré normalement prévoyant, qu'elles ont été faites sans qu'il y ait de réticence importante et que les circonstances en cause sont, en substance, conformes à la déclaration qui en est faite ». Deux mots portent le poids: connues et importante. L'obligation vise ce que vous savez, et elle vise les faits de nature à compter dans la décision d'un assureur. L'assuré normalement prévoyant, c'est la personne raisonnable et attentive qui lit la question, cherche ce qu'elle sait vraiment et y répond avec soin; on ne lui demande pas d'être médecin, ni de connaître ce qu'elle ne pouvait pas savoir.

Dans les provinces de common law, chaque province prévoit une obligation comparable dans la partie de sa propre loi sur les assurances qui traite de l'assurance vie: le proposant déclare les faits qu'il connaît et qui sont importants pour l'assurance, et une omission ou une fausse déclaration peut permettre à l'assureur d'annuler le contrat, sous réserve du délai et des autres règles de cette loi. Le libellé et la numérotation diffèrent d'une province à l'autre.

Pour les antécédents familiaux, répondez à chaque question exactement, selon ce que vous savez. Savoir si une réponse fausse ou manquante a une portée juridique est une autre question: cela dépend du caractère important du fait, et la conséquence dépend de votre province, des faits et du moment.

Qu'arrive-t-il si une réponse sur vos antécédents familiaux se révèle fausse?

le nombre qui détermine la part imposable

Le coût de base rajusté

  1. 01Le coût fiscal du contrat pour son titulaire
  2. 02Il augmente avec les primes versées au contrat
  3. 03Il diminue du coût net de l'assurance pure
  4. 04Il détermine la part imposable d'un montant retiré
  5. 05Sur un contrat détenu longtemps, il tend vers zéro
Il bouge chaque année sans que personne ne décide de le bouger, ce qui surprend au moment d'un rachat.

La loi provinciale limite la période pendant laquelle un assureur peut invoquer une fausse déclaration faite de bonne foi, et aucune limite ne protège la fraude. Au Québec, l'article 2424 du Code civil prévoit: « En l'absence de fraude, la fausse déclaration ou la réticence portant sur le risque ne peut fonder la nullité ou la réduction de l'assurance qui a été en vigueur pendant deux ans. » Dans les provinces de common law, les lois sur les assurances fixent une limite comparable, généralement exprimée comme deux ans du vivant de la personne assurée. Dans les deux systèmes, la fraude reste hors de la limite. La différence entre les deux est simple: une erreur de bonne foi est une erreur, alors que la fraude est une fausse réponse donnée sciemment pour obtenir l'assurance, et c'est à l'assureur de la prouver.

Pendant cette période, un assureur peut agir dès qu'il apprend l'existence d'une fausse déclaration importante. Cela peut arriver du vivant de la personne assurée, par exemple quand vous demandez une protection additionnelle ou une modification de la police et que le nouveau dossier montre autre chose, aussi bien qu'au moment d'une demande de règlement. Les conséquences, qui vont de rien du tout à la nullité du contrat avec remboursement des primes, sont expliquées à la fausse déclaration à la proposition. Une remise en vigueur après une déchéance peut faire courir une nouvelle période à l'égard des déclarations faites pour l'obtenir.

Point Québec Provinces de common law
Où l'obligation est inscrite Code civil du Québec, art. 2408 La partie assurance vie de la loi sur les assurances de chaque province
Qui déclare Le preneur, et l'assuré si l'assureur le demande Le proposant, et la personne assurée au besoin
Quand l'obligation est remplie Réputée exécutée pour un assuré normalement prévoyant, sans réticence importante, les circonstances étant en substance conformes (art. 2409) Apprécié selon la loi et la jurisprudence sur le caractère important
Délai pour contester Deux ans en vigueur (art. 2424) Généralement deux ans du vivant de la personne assurée
Fraude Hors de la limite Hors de la limite

Si vous remarquez une erreur, avant ou après l'émission de la police, écrivez à l'assureur en indiquant le fait exact et la façon dont vous l'avez appris, et gardez une copie. Ne tenez l'erreur ni pour sans conséquence, ni pour une perte automatique de la protection. Après l'émission, la correction inscrit le vrai fait au dossier pendant que vous êtes là pour l'expliquer. Elle peut changer votre catégorie ou votre prime, ou ne rien changer du tout. Ce qu'elle évite, c'est un différend au moment d'une demande de règlement, quand plus personne ne peut expliquer ce qui était voulu.

Que se passe-t-il si un proche reçoit un diagnostic après votre proposition?

Cela dépend du moment. Entre le jour où vous signez et le jour où la police entre en vigueur, lisez les déclarations que vous signez à la proposition et à la livraison. Certaines vous demandent de confirmer que vos réponses sont toujours exactes, ou de signaler tout changement, avant que la police soit mise en vigueur. Si un parent, un frère ou une sœur reçoit un diagnostic pendant cette période et que vos documents interrogent sur les changements, avisez l'assureur et demandez-lui si cela change quelque chose.

Une fois la police en vigueur, une réponse exacte au moment où vous l'avez donnée ne devient pas fausse parce qu'un proche reçoit un diagnostic plus tard. L'obligation visait les faits que vous connaissiez à ce moment. Votre prime et votre catégorie sont fixées par les modalités de votre contrat; lisez-les, et si vous voulez une certitude, demandez à l'assureur de confirmer par écrit qu'un diagnostic familial postérieur ne touche pas votre police.

Le nouveau fait comptera la prochaine fois que vous présenterez une proposition, pour une protection additionnelle ou une nouvelle police, parce que la nouvelle proposition pose la question de nouveau.

Une surprime fondée sur les antécédents familiaux peut-elle être réexaminée plus tard?

Demandez-le. Votre assureur peut vous dire si votre surprime précise peut être réexaminée, à quel moment et sur quelle preuve. Certains assureurs étudient une demande après une période en vigueur, et les conditions leur appartiennent. Le simple passage du temps ne vous donne pas droit à une nouvelle catégorie. N'attendez pas que l'assureur prenne l'initiative d'un réexamen: la demande vient de vous ou de votre représentant.

Deux types de preuve ont du poids. Le premier est une correction factuelle. Si le dossier d'origine a consigné le mauvais proche, le mauvais âge ou une cause de décès qui s'avère mal attribuée, le bon document fait avancer un dossier plus sûrement que tout argument sur le jugement de l'assureur. Envoyez la pièce qui le prouve, comme un certificat de décès. Une demande courte, précise et appuyée d'un document se traite plus facilement qu'une longue lettre d'explications.

Le second est votre propre parcours dans le temps. Si vous avez été surprimé dans la trentaine à cause de la crise cardiaque précoce d'un parent, des années de bons résultats personnels peuvent être pertinentes pour une demande ultérieure; qu'il en tienne compte relève de la décision de l'assureur, selon ses propres règles. Les mécanismes généraux sont expliqués à surprime, report ou refus.

Est-il juste d'être tarifé sur la maladie d'un proche?

C'est imparfait, et il est utile de comprendre pourquoi. Vous êtes tarifé en partie sur des faits qui concernent d'autres personnes, que vous n'avez pas choisis et que vous ne pouvez pas changer. La crise cardiaque d'un parent se retrouve dans le même dossier que votre propre tension artérielle et peut hausser le prix de votre protection. Ce n'est pas une lacune qu'une meilleure réponse corrige; c'est précisément ce que la question est conçue pour faire.

La question est aussi grossière. La maladie d'un parent peut avoir eu des causes que vous ne partagez pas: des décennies d'une autre alimentation, un autre métier, un tabagisme que vous n'avez jamais eu, ou une exposition propre à un autre lieu et à une autre époque. Un formulaire ne peut généralement pas séparer une tendance héréditaire d'une circonstance vécue par quelqu'un d'autre.

Rien de cela ne change votre façon de répondre: exactement, selon ce que vous savez. Cela peut toutefois changer votre façon de présenter la demande. Deux assureurs peuvent apprécier les mêmes antécédents différemment, et certains donnent un avis informel avant qu'une proposition complète soit présentée; demandez à votre représentant si c'est possible dans votre cas. La préparation ne change pas votre famille. Elle fait en sorte que votre dossier soit lu sur des faits, et non sur des vides.

Que peuvent décider les antécédents familiaux, et que ne peuvent-ils pas décider?

Règlement 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu

Le test d'exonération, et ce qu'il détermine

  1. 01La police est comparée à une police de référence théorique. Qu'est-ce que cela détermine?
  2. 02Elle accumule sans imposition annuelleLa police réussit.
  3. 03Elle est imposée chaque annéeLa police échoue.
La croissance dans une police canadienne est à imposition reportée tant que le contrat demeure exonéré, et ce test est ce qui le maintient exonéré.

Les antécédents familiaux peuvent influer sur la tarification d'une police: la catégorie offerte, la prime et, parfois, la décision de l'assureur de faire une offre ou non. Ils ne peuvent pas vous dire s'il faut acheter de l'assurance vie, combien, ni quel type de police vous convient. Ces questions viennent en premier, et elles n'ont rien à voir avec la santé de vos proches.

Réglez-les dans l'ordre. Qui la protection doit-elle protéger, de combien ces personnes ont-elles besoin, et pour combien de temps? La prime peut-elle être soutenue pendant une décennie ordinairement difficile, et pas seulement pendant une bonne année? Comparez ensuite les offres réelles, en dollars, avec vos autres engagements et l'argent que vous devez garder à portée de la main. Des antécédents familiaux qui vous coûtent une catégorie sont une raison de comparer les offres avec soin, et non, à eux seuls, une raison de changer de type de police. Autrement dit, la tarification répond à la question du prix; elle ne répond pas à la question du besoin.

Dans une police permanente, y compris l'assurance vie entière avec participation, la catégorie influe sur la prime pendant toute la période de paiement des primes, et elle peut influer sur le rapport entre les primes et les valeurs garanties. Si votre offre est dans une catégorie inférieure ou surprimée, demandez l'illustration à la catégorie réellement offerte, lisez d'abord les colonnes garanties, et demandez par écrit à l'assureur si une prime supplémentaire découlant d'une surprime s'ajoute aux valeurs garanties ou aux participations que la police peut recevoir, ou si elle ne paie que le risque additionnel. Les participations ne sont pas garanties. La réponse se trouve dans votre contrat, et non dans une règle générale.

À qui cela importe le plus, et quand demander de l'aide

Cela importe le plus si un parent, un frère ou une sœur a eu une maladie du cœur, un accident vasculaire cérébral ou un cancer à un âge plus jeune. C'est le profil que la question existe pour peser. Cela importe aussi si vous ne connaissez pas les antécédents médicaux de votre famille, si vous ou un proche avez passé un test génétique, et si vous achetez une police sur la vie d'une autre personne. Dans ce dernier cas, les réponses appartiennent à la personne assurée.

Cela importe moins si personne dans votre famille proche n'a eu de maladie grave jeune, et que vos propres résultats sont bons. Même alors, lisez la question. Un formulaire qui interroge sur tout cancer, à tout âge, attend quand même une réponse exacte.

Demandez de l'aide avant de signer, pas après. Trois cas s'y prêtent. Le formulaire emploie un mot que vous ne savez pas lire avec assurance. Une question semble demander un résultat génétique, le vôtre ou celui d'un proche. Ou vous découvrez une erreur après avoir signé. L'assureur peut répondre au premier cas par écrit. Pour les deux autres, consultez un avocat ou un notaire si la réponse de l'assureur laisse un doute, et plus tôt encore une fois la police en vigueur.

Quelles questions poser, et qui y répond?

Posez chaque question à la personne qui peut y répondre:

Qui Ce à quoi cette personne peut répondre
L'assureur, habituellement par votre représentant Ce que vise sa question, comment inscrire « inconnu » ou une estimation, les catégories du produit à votre montant, le motif d'une surprime, et si une surprime peut être réexaminée
Le représentant autorisé qui présente la proposition La lecture du formulaire avec vous, les assureurs à approcher, et la comparaison des offres en dollars
Un avocat ou, au Québec, un avocat ou un notaire Si une question vise un résultat génétique, et ce qui découle d'une erreur découverte après l'émission de la police
Votre médecin, ou celui d'un proche avec son consentement Les dossiers médicaux et les dates; non une prédiction de la décision du tarificateur
Un comptable Seulement si une société sera titulaire de la police; les antécédents familiaux ne sont pas une question fiscale

Questions à poser à l'assureur avant de signer:

  • « Quels proches cette question inclut-elle, et les demi-frères et demi-sœurs comptent-ils comme frères et sœurs? »
  • « L'âge mentionné dans cette question est-il l'âge au diagnostic, l'âge au décès, ou les deux? »
  • « Comment voulez-vous qu'une réponse inconnue, ou un âge approximatif, soit inscrit sur ce formulaire? »
  • « Quelles catégories ce produit comporte-t-il au montant que je demande, et les antécédents familiaux influent-ils sur l'admissibilité à chacune? »
  • « Si mon offre est surprimée, qu'est-ce qui l'a causé, et la surprime peut-elle être réexaminée? Quand, et sur quelle preuve? »
  • « Si je choisis de fournir un résultat de test génétique, qu'en ferez-vous? »
  • Pour une police permanente: « Une prime supplémentaire découlant d'une surprime s'ajoute-t-elle aux valeurs garanties ou aux participations, ou ne paie-t-elle que le risque additionnel? »

Avant de signer: une courte liste de vérification

  • Vous avez lu chaque question sur les antécédents familiaux au complet, avec ses définitions et tout âge qu'elle fixe.
  • Chaque proche nommé par le formulaire est couvert, avec la maladie, l'âge au diagnostic et, s'il y a lieu, l'âge et la cause du décès, accident compris.
  • Chaque estimation est indiquée comme une estimation, et chaque inconnu est inscrit comme inconnu, jamais comme « non ».
  • Tout doute sur les proches qui comptent a reçu une réponse de l'assureur, ou le fait est déclaré avec le lien précisé.
  • Aucun résultat de test génétique n'a été remis, sauf si vous avez choisi de le remettre en sachant ce que l'assureur en fera.
  • Vous avez relu la proposition remplie, y compris les réponses tapées pour vous, et vous garderez la copie jointe à votre police.

Une question sur les antécédents familiaux tarife une partie de votre protection sur des faits concernant vos proches, pondérés selon le proche visé et l'âge en cause, et lus avec ce que l'assureur mesure directement chez vous. Répondez-y exactement, selon ce que vous savez, dans les mots de votre propre formulaire, et elle fera son travail sans vous réserver de surprise plus tard. Pour revoir votre formulaire et vos offres côte à côte avant de signer quoi que ce soit, apportez-les à une première conversation.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

Vous détenez un permis? Pour placer des affaires, adressez-vous directement au Centre canadien de création de patrimoine inc. Cette page s'adresse aux ménages.

En soumettant ce formulaire, vous consentez à ce que le Centre canadien de création de patrimoine inc. utilise les renseignements que vous fournissez pour répondre à votre demande et organiser votre rencontre, y compris par message texte au numéro que vous indiquez. Consultez notre politique de confidentialité.

Ce formulaire est acheminé au Centre canadien de création de patrimoine inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par le Centre canadien de création de patrimoine inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.

Questions fréquentes

Les grands-parents, les tantes ou les oncles comptent-ils dans une question sur les antécédents familiaux?

Seulement si votre formulaire les nomme. Bien des propositions interrogent sur la mère, le père, les frères et les sœurs, et s'arrêtent là. Certaines ajoutent un grand-parent, ou un autre proche pour une maladie précise, et quelques-unes emploient un mot large comme famille sans le définir. Lisez les proches que la question énumère réellement. Si un mot n'est pas défini, demandez à l'assureur comment il veut qu'on le lise avant de signer, et gardez la réponse. Ne reprenez pas la portée d'un formulaire rempli il y a des années chez un autre assureur.

Un demi-frère ou une demi-sœur compte-t-il comme frère ou sœur?

Votre formulaire en décide. Comme un demi-frère ou une demi-sœur partage un de vos parents, une tendance héréditaire peut vous venir de ce côté. Si la question reste muette sur les demi-frères et demi-sœurs, obtenez l'interprétation de l'assureur avant la signature. Si elle n'arrive pas à temps, déclarez le diagnostic et indiquez le lien exact, par exemple demi-frère, même mère. Un renseignement de plus, bien identifié, ne nuit pas à la clarté du dossier; un renseignement absent est bien plus difficile à justifier après l'émission de la police.

La crise cardiaque d'un parent à soixante-dix ans compte-t-elle autant qu'à quarante ans?

Habituellement beaucoup moins. Une crise cardiaque chez un parent à quarante ans laisse croire à quelque chose qui peut se transmettre dans la famille; à soixante-dix ans, elle ressemble davantage à ce que bien des gens vivent en vieillissant. La façon dont votre formulaire traite cette différence relève de l'assureur qui l'a rédigé. S'il fixe un seuil, répondez à l'intérieur de celui-ci; s'il demande seulement l'âge, donnez-le et laissez le tarificateur le pondérer. Dans les deux cas, inscrivez l'âge que vous connaissez, en précisant qu'il est approximatif au besoin, plutôt que d'omettre le diagnostic.

Si ma tension artérielle et mon cholestérol sont bons, des antécédents familiaux difficiles comptent-ils encore?

Ils peuvent compter. Vos propres mesures et les antécédents de vos proches entrent dans la même appréciation, et de bons chiffres n'effacent pas les antécédents. Ils aident, mais ils ne promettent pas une catégorie standard ou privilégiée, et un profil familial marqué peut encore peser, surtout quand l'une de vos mesures frôle une limite. Tout dépend de la maladie, du nombre de proches, de leur âge, du produit, du montant et de l'assureur. Si l'offre ne correspond pas à vos attentes, demandez quel facteur a décidé de la catégorie.

J'ai été adopté et je ne connais pas les antécédents de santé de ma famille biologique. Que dois-je inscrire?

N'inscrivez pas non, puisque non affirme un fait négatif connu. Dites à l'assureur, par votre représentant, que vos antécédents familiaux biologiques sont inconnus, et donnez tout ce que vous savez, comme des renseignements médicaux non identificatoires reçus au moment de l'adoption. Demandez comment l'assureur veut que l'incertitude soit consignée sur ce formulaire précis, puis relisez la réponse inscrite avant de signer. Inconnu, donné honnêtement, est une réponse exacte. La façon dont un assureur la pèse varie: posez la question avant de présenter la proposition, pas après.

Je connais la maladie, mais pas l'âge exact. Dois-je faire une estimation?

Donnez ce que vous savez et présentez une estimation comme une estimation, par exemple vers cinquante ans, ou dans la quarantaine. Demandez à l'assureur comment il veut qu'un âge approximatif soit inscrit, parce que certains formulaires laissent de la place pour une note et d'autres attendent un chiffre. Ce qu'il faut éviter, c'est d'inventer un chiffre précis ou de laisser l'âge en blanc quand vous en avez une idée raisonnable. Si vous pouvez vérifier auprès d'un proche ou sur un certificat de décès avant l'entrevue, un simple appel change souvent une supposition en fait.

Un assureur canadien peut-il m'obliger à passer un test génétique, ou me demander un résultat que j'ai déjà?

Non. La Loi sur la non-discrimination génétique interdit à quiconque, assureur compris, d'obliger une personne à subir un test génétique, ou à en communiquer les résultats, comme condition de la conclusion ou du maintien d'un contrat, ou de ses modalités (articles 3 et 4). Elle interdit aussi de vous refuser parce que vous avez refusé. La Cour suprême du Canada a confirmé la Loi en 2020. Si une question de votre formulaire semble demander un résultat génétique, posez la question par écrit à l'assureur, ou à un avocat ou un notaire, avant de répondre.

Un proche a passé un test génétique. Cela fait-il partie de mes antécédents familiaux?

Séparez la maladie du test. Si votre proche a reçu un diagnostic de maladie, ce diagnostic relève des antécédents familiaux, et vous le déclarez là où votre formulaire le demande. Si le test a seulement révélé une variante et que votre proche n'est pas malade, vous détenez un résultat de test génétique. L'article 4 de la Loi sur la non-discrimination génétique parle des résultats d'un test génétique sans préciser de qui; savoir si votre formulaire peut viser le résultat d'un proche est donc une question juridique. Demandez par écrit à l'assureur, ou à un avocat ou un notaire, avant de répondre.

Que faire si je m'aperçois, après avoir signé, qu'une réponse sur mes antécédents familiaux était fausse?

Écrivez à l'assureur maintenant, et non au renouvellement ou au moment d'une demande de règlement. Donnez le fait exact, dites comment vous l'avez appris et gardez une copie de votre lettre. Si la police n'est pas encore émise, le dossier est simplement réévalué. Si elle l'est, la correction peut ne rien changer, ou changer votre catégorie ou votre prime, selon le caractère important du fait, votre province et le moment. Le silence n'aide personne: une erreur de bonne foi se règle plus facilement pendant que vous êtes là pour l'expliquer.

Mon père est mort dans un accident. Est-ce que cela va dans une question sur les antécédents familiaux?

Si la question demande la cause du décès, donnez la vraie cause, accident compris. Un décès accidentel apprend habituellement peu de chose au tarificateur sur le risque héréditaire, et c'est justement pourquoi le formulaire demande la cause, et pas seulement l'âge. Écrivez-la simplement, par exemple accident de la route à cinquante-deux ans. Si votre père avait aussi reçu un diagnostic de maladie avant l'accident, et que le formulaire interroge sur cette maladie, déclarez aussi le diagnostic et l'âge auquel il a été posé.

Mon parent a reçu un diagnostic après l'émission de ma police. Ma prime change-t-elle?

Consultez votre contrat, mais un diagnostic postérieur ne rend pas fausse votre réponse d'origine. L'obligation de déclarer vise ce que vous saviez au moment de la proposition; une réponse vraie à ce moment le demeure. La catégorie et la prime de votre police suivent les modalités du contrat. Si vous voulez que la question soit réglée, une courte confirmation écrite de l'assureur suffit. Gardez tout de même ce nouveau diagnostic en tête: toute proposition future, pour une protection additionnelle ou une nouvelle police, posera de nouveau la question.

Ma police a été surprimée il y a des années à cause de mes antécédents familiaux. Peut-on la réexaminer?

Cela peut valoir la peine de le demander. Écrivez à l'assureur en lui posant trois questions: cette surprime peut-elle être réexaminée, après combien de temps, et sur quelle preuve? Chaque assureur fixe ses propres conditions. Une demande est plus solide quand le dossier d'origine contenait une erreur de fait, comme le proche, l'âge ou la cause du décès, et que vous pouvez prouver le bon renseignement. Des années de bonne santé personnelle peuvent aussi compter, à la discrétion de l'assureur. Le simple passage du temps ne vous donne aucun droit à une meilleure catégorie.

Dois-je répondre aux questions sur les antécédents familiaux quand j'achète une police sur la vie de mon conjoint ou de mon enfant?

Les questions portent sur la personne assurée. Si vous assurez votre conjoint, ce sont ses parents, ses frères et ses sœurs qui sont visés, et votre conjoint répond et signe normalement. Si vous assurez votre enfant, vous répondez pour sa famille biologique à titre de parent ou de tuteur. Le Code civil du Québec impose l'obligation de déclarer au preneur et, si l'assureur le demande, à l'assuré; chacun de vous devrait donc vérifier les réponses avant de signer. Il vous faut aussi un intérêt assurable dans la vie que vous assurez.

Les antécédents familiaux sont-ils pesés de la même façon en assurance maladies graves ou en assurance invalidité?

Pas nécessairement. L'assurance maladies graves et l'assurance invalidité paient pour d'autres événements que l'assurance vie; un assureur peut donc y poser une question différente sur les antécédents familiaux et peser différemment la même réponse. Si vous demandez plus d'un type de protection, lisez la question de chaque proposition séparément et répondez à chacune exactement selon son libellé. Demandez à l'assureur d'expliquer toute différence entre les offres, produit par produit, plutôt que de supposer qu'une décision explique l'autre.

Des antécédents familiaux difficiles peuvent-ils mener à un refus?

Ils peuvent influer sur la décision d'offrir une protection et sur ses modalités, mais le résultat dépend de tout le dossier: la maladie, le nombre de proches atteints et leur âge, votre propre santé, le produit et le montant. Si une offre est surprimée, reportée ou refusée, demandez le motif par écrit, et demandez si un report comporte une date. Un autre assureur peut apprécier les mêmes antécédents autrement, ce qui est une raison d'en parler avec votre représentant avant qu'une proposition officielle soit présentée.

Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

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Dernière révision: 2026-09-26. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.

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