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Planification successorale

Une succession sans liquidités

Une succession sans liquidités

Le droit fiscal canadien traite la plupart des biens en immobilisation comme vendus à leur juste valeur marchande immédiatement avant le décès. Une succession détenant un chalet, une terre agricole ou des actions d'une société privée peut devoir de l'impôt sans liquidités pour le payer. Cette page décrit l'obligation et les voies qui existent, sans chiffres ni conseil fiscal.

Une succession peut être riche et incapable d'acquitter une facture le même matin. Le droit fiscal canadien traite la plupart des biens en immobilisation comme ayant fait l'objet d'une disposition à leur juste valeur marchande immédiatement avant le décès, ce qui peut faire naître une somme due mesurée contre un chalet, un immeuble locatif, une terre agricole ou les actions d'une société privée, alors que la succession ne détient rien qui puisse être dépensé. Cette page décrit comment cette obligation se comporte, à quel moment elle se présente, et ce à quoi font face les personnes qui administrent une succession pendant que l'échéance approche. Elle n'énonce aucun chiffre, et ce que doit une succession en particulier est une question qui appartient au comptable de cette famille plutôt qu'à une page écrite pour tout le monde.

Ce que cette page couvre, et ce qu'elle ne couvre pas. Elle couvre l'obligation: d'où elle vient, à quoi elle se rattache, quand elle devient exigible, qui en répond, et les voies que les familles empruntent pour y faire face. Elle ne calcule rien. Canadian Wealth Creation Centre Inc., faisant affaire sous le nom de Financière CBI, est un cabinet d'assurance titulaire d'un permis, n'est pas inscrite pour donner des conseils fiscaux, et n'en donne aucun ici.

À quoi s'applique réellement la disposition réputée au décès?

Elle s'applique aux biens en immobilisation. Le droit fiscal canadien traite une personne comme ayant disposé de la plus grande partie de ce qu'elle possédait à la juste valeur marchande immédiatement avant son décès, et tout gain accumulé au fil des années de détention est déclaré dans la déclaration finale. Rien n'est vendu, personne n'est payé, aucun acheteur n'apparaît, et la somme naît tout de même, exactement comme si une transaction avait eu lieu le jour du décès.

Les biens qui la produisent sont ceux que l'on détient le plus longtemps. Un chalet acheté il y a des décennies. Un duplex locatif acquis à l'époque où la rue ne valait rien. Une terre agricole. Les actions d'une société bâtie à partir de rien. Plus la détention est longue, plus le gain est grand, et moins il est probable que des liquidités se trouvent à côté du bien.

Plusieurs catégories se comportent autrement et aucune de ces différences ne peut être présumée. Une résidence principale peut être mise à l'abri. Les régimes enregistrés sont généralement inclus dans le revenu à leur valeur plutôt qu'imposés comme un gain, sauf lorsqu'ils passent à un survivant admissible. Les biens agricoles et de pêche, ainsi que les actions de certaines sociétés privées, comportent des roulements et des exonérations conditionnels à l'historique de détention, à l'usage qui en a été fait et à l'identité de ceux qui les reçoivent. Des familles croient qu'une exonération s'applique parce qu'un voisin l'a dit, et découvrent trop tard qu'une condition n'a jamais été remplie.

Le roulement au conjoint supprime-t-il le problème ou le déplace-t-il?

quatre règles souvent confondues

L'impôt lorsqu'une prestation est versée au décès

  1. 01Le capital-décès au bénéficiaire désigné n'est pas imposé
  2. 02La prestation de décès du régime public est imposable
  3. 03Les prestations de l'employeur sont exonérées jusqu'à une limite
  4. 04Le Canada n'a pas d'impôt successoral
  5. 05La disposition réputée au décès peut être lourde
Aucun impôt successoral ne veut pas dire aucun impôt au décès, et la différence est la disposition réputée.

Il le déplace. Un bien qui passe à un conjoint, à un conjoint de fait au sens fiscal ou à une fiducie exclusive au conjoint admissible se transfère généralement au coût plutôt qu'à la juste valeur marchande, de sorte qu'aucun gain ne naît au premier décès. Le gain naît plutôt au second décès, mesuré contre le coût d'origine, et il a grossi entre-temps avec le bien lui-même.

Le premier décès est celui que tout le monde planifie, et généralement celui où rien n'apparaît. Le roulement s'applique, aucune somme n'est due, et le plan est déclaré solide. Rien n'a pourtant été réglé. L'obligation a simplement été remise à un survivant, qui la porte.

Le second décès est celui où elle atterrit, et les circonstances y sont pires. Il n'y a plus de conjoint survivant pour l'absorber, plus de second revenu, et aucune possibilité de reporter une fois de plus. Ceux qui administrent sont habituellement des enfants adultes, et le bien s'est apprécié pendant une décennie supplémentaire. Le roulement est lui-même conditionnel: il dépend de la résidence, de la manière dont le bien est dévolu et des termes de toute fiducie, de sorte que la question de savoir s'il s'applique revient aux professionnels mandatés par la succession.

Qu'est-ce que la déclaration finale et quand est-elle exigible?

La déclaration finale présente le revenu de la personne décédée pour la partie de l'année écoulée jusqu'à la date du décès, avec tout ce que la disposition réputée fait naître. Son échéance est fixée par la Loi de l'impôt sur le revenu et dépend du moment de l'année où le décès est survenu. Elle n'attend pas la succession.

Deux calendriers courent en même temps et un seul est négociable. Administrer une succession prend le temps qu'il faut: retrouver les documents, obtenir une habilitation là où elle est requise, satisfaire les institutions une à une, en reprenant chacune des démarches que la précédente a rendues possibles. L'échéance de production, elle, est parfaitement indifférente à tout cela, et l'intérêt court dès que le solde devient exigible.

La déclaration exige des évaluations, et les évaluations exigent du temps. L'expertise d'un immeuble, l'évaluation des actions d'une société privée, l'inventaire de placements dépourvus de cours publié. Ce travail coûte de l'argent que la succession n'a peut-être pas, et c'est ce qui retarde le plus souvent le certificat de décharge. Ce qui est imposé au décès et ce qui ne l'est pas est exposé dans l'impôt sur les prestations de décès.

Pourquoi une succession doit-elle payer avant de distribuer, et qu'est-ce qu'un certificat de décharge?

trois mécanismes, dont un fatal

Comment le patrimoine traverse une génération

  1. Ce qui passe hors succession par désignation
  2. La disposition réputée qui impose presque tout le reste
  3. Les liquidités dont dispose la succession pour payer l'impôt
  4. Vendre des actifs pour payer l'impôt est l'échec courant
L'impôt est prévisible. C'est la vente forcée qui l'acquitte qu'un plan cherche à éviter.

Parce que la Loi de l'impôt sur le revenu rend la personne qui administre la succession responsable de l'impôt avant que quoi que ce soit ne parte ailleurs. Le certificat de décharge est la confirmation écrite, par l'Agence du revenu du Canada, que les sommes qui lui sont dues ont été payées ou autrement garanties. Il se demande plutôt qu'il ne s'obtient automatiquement, et il suit la cotisation des déclarations.

L'ordre est prescrit et il est l'inverse de ce que les familles attendent. On rassemble les biens, on acquitte les dettes et les impôts, et seul ce qui reste est distribué. Le bénéficiaire qui demande quand l'argent arrivera pose une question dont l'administration fiscale tient la réponse.

Le certificat existe pour protéger l'administrateur. Une fois délivré pour la période qu'il couvre, le représentant peut distribuer sans porter personnellement la dette. Sans lui, le représentant distribue à son propre compte, quoi que dise le testament. La pression pour distribuer tôt est constante et elle n'est pas malveillante: une veuve a besoin d'argent, et tout le monde suppose que la succession est solvable parce que les biens valent plus que la facture.

À quoi le liquidateur ou l'exécuteur testamentaire s'expose-t-il personnellement?

À son propre argent. Lorsqu'un représentant légal distribue les biens d'une succession sans avoir obtenu de certificat de décharge, la Loi de l'impôt sur le revenu rend cette personne personnellement responsable de l'impôt impayé, jusqu'à concurrence de la valeur des biens distribués, et l'Agence du revenu du Canada peut percevoir cette somme auprès d'elle plutôt qu'auprès des bénéficiaires qui l'ont reçue.

La charge est acceptée à la légère et ce n'est pas une charge légère. Dans la plupart des familles, le liquidateur ou l'exécuteur testamentaire est un conjoint ou un enfant adulte à qui l'on a posé la question autour de la table de cuisine, qui a dit oui, et qui n'a rien lu de plus par la suite. La nomination emporte pourtant des devoirs, des délais, une obligation de reddition de comptes envers les héritiers et cette exposition personnelle, le tout sans rémunération et le plus souvent sans que la personne ait été prévenue de ce qu'elle acceptait.

Récupérer l'argent auprès des bénéficiaires est une demande, non un droit. Le représentant cotisé personnellement doit réclamer à des membres de sa propre famille de l'argent qu'ils ont habituellement déjà dépensé, et le refus est fréquent. C'est la raison pour laquelle une société de fiducie absorbera le mécontentement d'une famille plutôt que de distribuer trop tôt. Ce que la charge comporte dans chacune des deux traditions est exposé dans liquidateur ou exécuteur testamentaire, qui règle la succession.

Pourquoi une famille ne peut-elle pas simplement vendre le bien à temps?

Parce qu'une vente prend le temps qu'une vente prend, et que l'échéance ne bouge pas. Un chalet sur un marché régional étroit, une terre agricole, une société privée ou une participation dans une société de personnes se vendent tous en plusieurs mois lorsqu'ils se vendent correctement, et une vente menée contre une date de production se conclut aux conditions de l'acheteur.

Une vente forcée est une vente au mauvais prix. Les acheteurs de biens illiquides sont peu nombreux, ils sont expérimentés, et ils comprennent vite pourquoi un bien se retrouve sur le marché avec une date attachée. L'escompte est ce que produit le fait qu'un seul des deux côtés ait une échéance.

Certains biens ne peuvent pas être vendus rapidement à quelque prix que ce soit. Les actions d'une société privée sont fréquemment assujetties à une convention entre actionnaires qui en restreint le transfert, et un chalet détenu entre frères et sœurs ne peut pas être vendu tant que chacun d'eux n'a pas signé. Une fois la chose faite, le bien dont la valeur suffisait à déclencher la dette a disparu, et c'est habituellement celui que la famille voulait garder. Le conflit sous sa forme la plus vive est décrit pour les familles agricoles et la terre indivisible.

Quelles voies existent pour acquitter une dette qu'une succession ne peut pas payer comptant?

une protection tardive n'en est pas une

La protection des actifs tient au moment choisi

  1. 01Les exemptions prévues par la loi provinciale
  2. 02Des structures de propriété établies à l'avance
  3. 03L'assurance avec un bénéficiaire correctement désigné
  4. 04Un transfert visant un créancier connu peut être annulé
  5. 05La protection mise en place tôt est celle qui tient
La règle qui gouverne est le moment. Tout ce qui est arrangé après l'apparition du créancier reste exposé.

Cinq, et elles ne s'excluent pas les unes les autres. La succession peut vendre le bien, emprunter en le donnant en garantie, s'adresser à l'administration fiscale pour payer sur une période, demander aux bénéficiaires de financer la somme à même leurs propres ressources, ou recevoir un capital-décès d'assurance vie organisé à l'avance. Chacune comporte des exigences que les autres n'ont pas.

La vente est décrite plus haut. Elle exige un acheteur et un marché, et se termine avec le bien entre les mains de quelqu'un d'autre.

L'emprunt garanti par le bien exige un prêteur disposé à prêter à une succession, ce qui est plus difficile qu'il n'y paraît. L'emprunteur est une succession sans revenu, la personne dont l'engagement soutenait chacun des prêts antérieurs est morte, et la garantie offerte est le bien qui a créé le problème.

Une entente de paiement avec l'administration fiscale convertit une somme unique en un calendrier. La Loi de l'impôt sur le revenu permet à un représentant légal, dans des circonstances définies, de choisir d'acquitter par versements certaines sommes naissant au décès lorsqu'une garantie jugée acceptable par le ministre est fournie, et l'Agence du revenu du Canada administre par ailleurs des ententes pour les contribuables incapables de payer en entier. L'intérêt court tout du long.

Le financement par les bénéficiaires exige des bénéficiaires qui détiennent l'argent et qui acceptent de l'avancer dans les bonnes proportions. Lorsqu'un enfant a du capital et qu'un autre n'en a pas, la contribution crée un déséquilibre durable, et rien ne contraint celui qui refuse.

Un capital-décès d'assurance vie livre de l'argent au moment même où la dette naît, payé sur preuve de décès plutôt qu'à la fin d'une administration. Ce qu'il coûte, ce sont des décennies de primes, commençant bien avant que quiconque sache si la dette prendra la forme pour laquelle il a été organisé. Il doit aussi être mis en place pendant que la personne est assurable, parce que la couverture fait l'objet d'une tarification médicale au moment de la proposition et peut être plus chère, limitée ou inaccessible à celui qui a attendu. C'est une limite réelle de cette voie, et non une note en bas de page.

Voie Ce qu'elle exige Qui doit y consentir Ce qu'elle coûte En combien de temps elle livre Ce qu'elle fait au bien que la famille voulait garder
Vendre le bien Un acheteur, un marché, un titre clair Chaque copropriétaire, et tout titulaire d'un droit de premier refus Les frais, les droits, et l'escompte que produit une échéance Des mois, davantage lorsque le titre n'est pas réglé Il a disparu
Emprunter en le donnant en garantie Un prêteur prêt à prêter à une succession, et une garantie qu'il accepte Le prêteur, selon sa propre tarification L'intérêt et les frais juridiques, contre une succession sans revenu Des semaines, une fois le titre réglé Grevé, et vendu plus tard si le prêt n'est pas remboursé
Une entente de paiement Des déclarations produites, et dans certains cas une garantie jugée acceptable par le ministre L'Agence du revenu du Canada L'intérêt, et une administration qui reste ouverte Aussi vite qu'elle est acceptée Conservé, pendant que la succession reste ouverte
Le financement par les bénéficiaires Des bénéficiaires disposant de leurs propres ressources liquides Chaque bénéficiaire qui contribue Ce que ces ressources faisaient autrement, et une obligation à l'intérieur de la famille Aussi vite qu'ils transfèrent l'argent Conservé, au prix d'un déséquilibre
Un capital-décès d'assurance vie L'assurabilité au moment de la proposition, et des primes maintenues pendant toute la durée du contrat L'assureur à la tarification, et le titulaire chaque année où la prime devient exigible Des décennies de primes, payées que la dette prenne ou non la forme prévue Sur preuve de décès Conservé, si l'argent parvient à la partie qui doit l'impôt

La dernière colonne est celle qui intéresse les familles et celle que l'on remplit le moins souvent. Une voie se termine avec le bien disparu, une autre le grève, et les trois qui restent le laissent où il est, à des conditions complètement différentes les unes des autres.

Comment le droit québécois des successions modifie-t-il le calendrier?

La succession québécoise est régie par le Code civil plutôt que par la common law. L'administrateur est un liquidateur, la saisine des biens de la succession est exercée par ce liquidateur pendant la liquidation, et le Code prescrit l'inventaire, les avis, l'ordre de paiement et le compte final du liquidateur. La séquence est légiférée plutôt que tirée du testament, et elle s'impose au liquidateur même lorsque le testateur avait imaginé les choses autrement.

La saisine change qui peut agir. Pendant la liquidation, les héritiers ne disposent pas chacun des biens comme bon leur semble. Le liquidateur les détient aux fins de la liquidation, ce qui protège les créanciers et contraint une famille qui a déjà décidé entre elle qui prendra le chalet.

L'inventaire n'est pas de la paperasse, c'est la limite de la responsabilité des héritiers. Le Code exige un inventaire, et l'avis de clôture de cet inventaire doit être donné et publié. Lorsque l'inventaire est fait, la responsabilité de l'héritier pour les dettes de la succession est généralement limitée à la valeur des biens qu'il reçoit, ce qui compte précisément dans une succession dont la dette fiscale dépasse ce qui peut être payé comptant. L'héritier qui omet de faire l'inventaire, ou qui laisse passer la publication de l'avis de clôture, peut perdre cette limitation.

Les dettes sont payées avant que les biens ne soient délivrés. Le Code exige que les dettes de la succession et les legs à titre particulier soient acquittés d'abord, et il impose des délais d'attente avant que le paiement puisse commencer, sauf lorsque la succession est manifestement solvable. Le liquidateur qui délivre trop tôt en répond sous le Code comme il en répond sous la Loi, et le certificat de décharge, qui règle sa position devant l'administration fiscale, ne le protège pas de ce que le Code lui impose par ailleurs.

Absence de vérification du testament n'est pas absence de délai. Un testament notarié n'a pas à être vérifié, ce qui retire une étape judiciaire et des frais qui dominent l'administration dans les provinces de common law, où un exécuteur testamentaire peut attendre des mois avant d'obtenir l'habilitation qui lui permettra de toucher à un immeuble ou à un compte important. L'échéance fédérale de production est identique dans les deux traditions, de sorte que l'absence de vérification n'est pas un répit, et la famille qui la lit ainsi s'est trompée sur le calendrier qui la lie. Les autres formes de testament reconnues au Québec, et celles qui échappent elles aussi à la vérification, sont exposées dans la vérification du testament et le capital-décès.

Ce qui tourne mal dans chacune de ces voies

chacune est fausse, et corrigeable

Affirmations à ne jamais faire

  1. 01Que vous empruntez votre propre argent
  2. 02Que vous vous versez l'intérêt à vous-même
  3. 03Qu'une avance laisse le contrat intact
  4. 04Qu'elle remplace un régime enregistré
  5. 05Que les participations sont garanties
Chacune possède une version exacte, et cette version exacte demeure une raison suffisante d'examiner le contrat.

Chacune d'elles échoue d'une manière que l'on peut décrire, et une page qui énumère des voies sans énumérer leurs échecs vend quelque chose. Ce qui suit nomme l'échec attaché à chaque voie, y compris celui qui est attaché à l'assurance, exposé à la même longueur que les autres.

La vente échoue sur le prix et sur le calendrier. L'escompte est réel, les frais de transaction sont certains, et l'obligation est acquittée en abandonnant la chose même contre laquelle elle avait été mesurée.

L'emprunt échoue à la demande. Une succession sans revenu, dont les titres de propriété ne sont pas réglés et dont la garantie offerte est illiquide, constitue un dossier difficile, et un prêt non remboursé se termine par la même vente plus tard, avec l'intérêt en plus.

L'entente de paiement échoue sur la durée. L'intérêt continue, une garantie peut être exigée, la succession reste ouverte, et l'exposition du représentant court pendant des années pendant que les bénéficiaires attendent.

Le financement par les bénéficiaires échoue sur l'accord. Les ressources peuvent ne pas exister, et là où elles existent, la volonté peut manquer. Une famille qui n'a jamais parlé d'argent négocie mal le mois qui suit des funérailles.

L'assurance échoue de plus de façons que les autres, et elles méritent d'être nommées. Elle coûte des décennies de primes, indisponibles pour autre chose pendant qu'elles sont payées. Elle exige l'assurabilité au moment de la proposition, que certaines personnes n'ont pas et ne peuvent pas obtenir. Un montant établi il y a des années peut ne pas correspondre à une dette qui a bougé depuis. Un contrat que l'on laisse tomber en déchéance ne paie rien. Une désignation nommant une personne envoie l'argent à cette personne plutôt qu'à la succession qui doit l'impôt, et personne ne peut alors l'obliger à le remettre. Et c'est de l'assurance, non un placement: mesurée contre un portefeuille comme moyen de faire croître de l'argent, elle se compare mal, et il faut le dire ici plutôt que le laisser deviner. Les arguments contre ce type de contrat, y compris ceux qui sont fondés, sont réunis dans les objections et les risques. Ce que le patrimoine familial peut néanmoins atteindre dans un capital-décès ainsi désigné, et la position du conjoint de fait à cet égard, sont exposés dans le patrimoine familial et la désignation de bénéficiaire.

Ne rien faire échoue en dernier et le plus durement. L'obligation naît de toute façon, et la famille vend sous le coup d'une échéance plutôt que selon un calendrier qui lui appartient.

Quelle succession a ce problème, et laquelle ne l'a pas

Ceci décrit une succession dont la valeur est concentrée dans des biens plutôt que dans de l'argent: un chalet détenu depuis de nombreuses années, une terre agricole, les actions d'une société privée, un portefeuille d'immeubles locatifs bâti sur des décennies. Cela décrit aussi un survivant qui porte seul ce qu'un roulement au conjoint a reporté, et les familles recomposées où un groupe a besoin de liquidités et un autre d'un bien conservé intact.

Cela ne décrit pas une succession détenant principalement des liquidités, des certificats de placement garanti, des titres négociables ou une résidence principale que la famille compte vendre de toute manière, ni une personne dont les régimes enregistrés passent à un survivant admissible. Lorsque le comptable fait le calcul et trouve un montant modeste à côté de ce que la succession détient sous forme liquide, cette page décrit un problème qui n'existe pas là.

Un dernier groupe mérite d'être nommé. Le ménage pour qui la prime d'une voie d'assurance déplacerait un versement hypothécaire, une cotisation à un régime enregistré ou une réserve ordinaire ne devrait pas régler une question successorale de cette façon.

Ce que cette page établit

Une obligation créée par une règle, arrivant à une date que la famille ne choisit pas, payable avant que quoi que ce soit ne soit distribué, et portée personnellement par celui qui a accepté d'administrer la succession.

Les cinq voies diffèrent sur des attributs que l'on peut vérifier plutôt que débattre, et rien ici ne dit laquelle appartient à une succession en particulier.

Deux choses valent la peine d'être faites de toute manière. Demandez à un comptable professionnel agréé ce que coûterait la disposition réputée si le décès survenait cette semaine, et si la succession détient quoi que ce soit capable de le payer. Dites ensuite à la personne nommée liquidateur ou exécuteur testamentaire qu'elle a été nommée, parce que l'exposition décrite ici est la sienne. Le cadre s'inscrit dans la planification successorale.

Cette page n'énonce aucun taux, aucun seuil, aucune valeur ni aucun exemple chiffré. Les chiffres courants et la position d'une succession en particulier appartiennent à l'Agence du revenu du Canada, à Revenu Québec lorsqu'il s'applique, et au comptable, au notaire ou à l'avocat du lecteur.

Rencontre découverte de trente minutes

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Questions fréquentes

L'Agence du revenu du Canada peut-elle percevoir auprès des bénéficiaires si la succession n'a pas payé?

L'administration a plus d'une personne à regarder. La Loi de l'impôt sur le revenu rend le représentant légal personnellement responsable lorsque des biens sont distribués sans certificat de décharge et que de l'impôt demeure impayé, jusqu'à concurrence de la valeur de ce qui a été distribué. Il existe aussi des dispositions qui visent les biens transférés à des personnes qui n'en ont pas payé la pleine valeur. Ce qui s'applique dans une succession donnée dépend de ce qui a été distribué, à qui, et à quel moment. Le point pratique est qu'une distribution hâtive ne clôt pas la question, elle la déplace, et la personne qui a autorisé la distribution est habituellement la première à qui l'on s'adresse. Soumettez la séquence à un comptable professionnel agréé avant que quoi que ce soit ne quitte la succession.

Combien de temps prend un certificat de décharge?

Plus longtemps que la plupart des familles ne l'imaginent, et aucune date ne peut être promise. Le certificat se demande à l'Agence du revenu du Canada une fois que les déclarations pertinentes ont été produites et cotisées, de sorte que l'horloge ne démarre pas avant que le travail comptable soit terminé, et ce sont fréquemment les évaluations d'immeubles ou d'actions de sociétés privées qui retiennent le tout. Les délais de traitement sont publiés par l'administration et ils changent. Personne qui administre une succession ne devrait planifier une distribution autour d'une date de délivrance présumée, et personne ne devrait traiter un retard comme une raison de distribuer sans le certificat, parce que l'exposition personnelle se rattache à la distribution plutôt qu'à l'attente.

Une succession peut-elle acquitter sur plusieurs années l'impôt qui naît au décès?

Dans des circonstances définies, la Loi de l'impôt sur le revenu permet à un représentant légal de choisir d'acquitter par versements certaines sommes naissant au décès plutôt qu'en une seule fois, lorsqu'une garantie jugée acceptable par le ministre est fournie et que l'intérêt court sur le solde impayé. Par ailleurs, l'Agence du revenu du Canada administre des ententes de paiement pour les contribuables incapables de payer en entier. Ni l'une ni l'autre ne réduit le montant. Les deux convertissent une obligation unique en un calendrier que la succession doit tenir, et une succession qui porte un calendrier ne peut généralement pas être fermée tant qu'il court, ce qui maintient l'administration vivante pendant des années. Savoir si l'une ou l'autre est offerte dans une succession donnée est une question qui appartient au comptable de cette succession.

Un testament notarié au Québec accélère-t-il quoi que ce soit de tout cela?

Il retire une étape, il ne retire pas l'obligation. Un testament notarié n'a pas à être vérifié, de sorte qu'un liquidateur québécois n'attend pas après un tribunal avant de commencer, ce qui est un avantage véritable sur les provinces de common law où l'habilitation peut prendre des mois. Ce qu'il ne fait pas, c'est changer une échéance fédérale de production, raccourcir l'inventaire, supprimer les avis qu'exige le Code civil, ou rendre vendable un bien illiquide. L'impôt qui naît d'une disposition réputée est identique au Québec et en Alberta. La famille qui lit l'absence de vérification comme une absence d'urgence s'est trompée sur celui des deux calendriers qui la lie réellement.

Que se passe-t-il si les héritiers ne s'entendent pas sur la vente du bien?

Le désaccord ne met rien en pause. L'intérêt continue de courir sur un solde impayé, le liquidateur ou l'exécuteur testamentaire demeure responsable de l'impôt, et le bien reste indivis pendant que la dispute dure. Au Québec, le liquidateur exerce la saisine des biens de la succession pendant la liquidation, de sorte que les héritiers ne sont pas chacun libres d'agir selon leur propre idée de ce qui devrait arriver. Ailleurs, l'exécuteur testamentaire détient les pouvoirs que lui confèrent le testament et son habilitation. Lorsque l'entente est véritablement hors d'atteinte, l'affaire se termine chez des avocats ou devant un tribunal, et les deux coûtent de l'argent qui manque déjà à la succession. Trancher cela pendant que tout le monde est vivant coûte beaucoup moins cher, et de loin.

Reste-t-il quelque chose de possible une fois le décès survenu?

Certaines choses, et elles sont entre les mains de professionnels plutôt qu'entre celles de la famille. La Loi contient des choix fiscaux et des allègements offerts à une succession après un décès, dont plusieurs sont limités dans le temps et conditionnels, et un comptable mandaté tôt peut établir lesquels sont en jeu. Les évaluations peuvent être obtenues correctement plutôt que dans la hâte. Une vente peut être planifiée plutôt que forcée si la famille connaît le montant dès les premières semaines plutôt qu'au neuvième mois. Ce qui ne peut pas être fait après coup, c'est organiser un financement qui dépendait du fait que la personne soit vivante et assurable. Cette porte se ferme au décès, et c'est pourquoi le sujet appartient à une conversation tenue des années plus tôt.

Sources

  • Loi de l'impôt sur le revenu, art. 70(5), Lois du Canada, Justice Canada, vérifié le 2026-09-05
  • Loi de l'impôt sur le revenu, art. 70(6), Lois du Canada, Justice Canada, vérifié le 2026-09-05
  • Loi de l'impôt sur le revenu, art. 159(2) et art. 159(3), Lois du Canada, Justice Canada, vérifié le 2026-09-05
  • Loi de l'impôt sur le revenu, art. 159(5), Lois du Canada, Justice Canada, vérifié le 2026-09-05
  • Agence du revenu du Canada, documentation publiée sur la déclaration finale d'une personne décédée et sur les certificats de décharge, canada.ca, vérifié le 2026-09-05
  • Code civil du Québec, RLRQ c. CCQ-1991, Livre troisième, sur la liquidation des successions, vérifié le 2026-09-05

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Certifié depuis 2001.

Il pratique The Infinite Banking Concept® depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc., qui exerce sous le nom de Financière CBI. Il détient la certification Infinite Banking Concepts® Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute. Il s'agit d'une certification privée et non d'un permis délivré par un organisme de réglementation.

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Dernière révision: 2026-09-05. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière.

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Titres protégés. Le Québec et l'Ontario réservent chacun par la loi certains titres de planification et de conseil, et seule une personne détenant la désignation correspondante peut les employer. José Salloum n'en détient aucun et n'en emploie aucun. Le titre qu'il détient est celui de conseiller en sécurité financière, certifié par l'Autorité des marchés financiers, et c'est le seul titre employé sur ce site web.

Rémunération. À titre de professionnel de l'assurance dûment autorisé, José Salloum reçoit des commissions des assureurs lorsqu'un client souscrit une police. Le cabinet a donc un intérêt commercial dans le résultat, et il le déclare ici afin que vous puissiez soupeser ce que vous lisez. Ce site web constitue le volet éducatif et promotionnel du Centre canadien de création de patrimoine inc.

Nature de ce site web. Ce site web est destiné à des fins d'information et d'éducation générales uniquement. Rien de ce qui s'y trouve ne constitue un conseil financier, d'assurance, fiscal ou juridique personnalisé, et sa lecture ne crée aucune relation professionnelle. José Salloum est un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis. Il n'est pas comptable professionnel agréé, il n'est pas avocat et il n'est pas inscrit auprès de l'Organisme canadien de réglementation des investissements. Il ne fournit ni conseils en valeurs mobilières, ni conseils fiscaux, ni conseils juridiques. Consultez votre propre comptable et votre conseiller juridique avant d'agir sur la foi de quoi que ce soit décrit ici.

Au sujet des produits abordés. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et non un placement. Sa fonction première est le capital-décès. Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur en fonction du rendement du compte de participation, et le rendement passé des participations n'indique pas les résultats futurs. Les garanties contractuelles dépendent de la solvabilité continue de l'assureur émetteur et ne sont garanties par aucun gouvernement. La protection des titulaires de police au Canada est assurée par Assuris, à l'intérieur de ses limites publiées. La Société d'assurance-dépôts du Canada couvre les dépôts bancaires et ne s'applique pas aux produits d'assurance. Ces stratégies ne conviennent pas à tout le monde et dépendent de la situation individuelle, des liquidités, de l'horizon temporel et des objectifs.

Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, le gain devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

Marques de commerce et absence d'affiliation. « The Infinite Banking Concept® » et « Becoming Your Own Banker® » sont des marques d'Infinite Banking Concepts, LLC. Ni le Centre canadien de création de patrimoine inc. ni José Salloum n'est affilié à Infinite Banking Concepts, LLC ou au Nelson Nash Institute, ni commandité ou approuvé par ceux-ci. « Infinite Financial Sovereignty® » est une marque déposée de José Salloum, enregistrement TMA1420283 de l'Office de la propriété intellectuelle du Canada, enregistrée le 12 juin 2026. « IFS™ » est utilisé comme abréviation non enregistrée de cette marque.

Variation provinciale. Les titres et les exigences en matière de permis d'assurance varient selon la province et le territoire. Vérifiez le permis de votre propre conseiller auprès de l'organisme de réglementation de votre province.

Politique de confidentialité. Personne responsable de la protection des renseignements personnels: Mona Haddad, compliance@cwcc.ca, Canadian Wealth Creation Centre Inc., 203-3899 Autoroute des Laurentides, Laval, QC H7L 3H7, 514-875-9444.