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Qui doit être titulaire: l'actionnaire ou la société

MIS À JOUR

Aucun choix n'est le bon par défaut. Si votre société est titulaire et bénéficiaire, la prime est payée avec des dollars imposés au taux des sociétés, plus bas sur le revenu admissible à la déduction pour petite entreprise, et le capital-décès moins le coût de base rajusté peut être porté à son compte de dividendes en capital. Si vous êtes titulaire, le financement exige plus de revenu avant impôt, mais la police reste hors du bilan et d'une vente des actions. Votre comptable et votre avocat tranchent.

Votre société peut être titulaire de la police d'assurance vie, ou vous pouvez l'être vous-même, et aucun de ces choix n'est le bon par défaut. Quand la société est titulaire, la prime est payée avec des dollars qui ont subi l'impôt des sociétés, et si la société est aussi bénéficiaire, elle peut transformer le capital-décès, moins le coût de base rajusté de la police, en dividende en capital pour ses actionnaires. Quand vous êtes titulaire, le financement exige davantage de revenu avant impôt, mais la police reste hors du bilan de l'entreprise, à l'écart de ses créanciers et en dehors d'une vente des actions. Lequel de ces éléments pèse le plus dépend de votre société, de vos projets et de votre province.

La question ressemble à une simple case du formulaire de proposition. En réalité, elle en contient quatre: qui est titulaire, qui paie, quelle vie est assurée et qui reçoit le capital-décès. Réglez les quatre ensemble avec votre comptable et votre avocat (au Québec, votre avocat ou votre notaire) avant la signature de la proposition, parce que les changer plus tard entraîne un coût fiscal qui lui est propre.

Une chose passe avant tout le reste. Une police d'assurance vie entière avec participation est d'abord de l'assurance vie. Elle a sa place quand vous, votre famille ou votre société avez besoin d'une protection permanente. Elle ne sert pas à financer un besoin de l'entreprise qui se présentera dans les prochaines années: pendant une période, la valeur de rachat demeure inférieure aux primes payées, et une police rachetée tôt rend moins qu'elle n'a coûté.

Qui sont les quatre parties au contrat, et pourquoi le bénéficiaire compte-t-il autant que le titulaire?

Quatre rôles figurent sur chaque police. Mettez-les par écrit avant de signer quoi que ce soit.

Rôle Qui peut le tenir Ce qu'il détermine
Titulaire (le propriétaire du contrat) Vous, votre société d'exploitation ou une société de gestion Qui peut changer le bénéficiaire, demander une avance sur contrat, céder la police en garantie ou la racheter
Payeur de la prime Le titulaire, ou une autre personne ou société S'il se pose une question d'avantage conféré à un actionnaire
Personne assurée Vous, un associé ou une personne clé Quel décès déclenche le paiement; un autre titulaire doit avoir un intérêt assurable dans sa vie ou son consentement écrit
Bénéficiaire Le titulaire, une autre société, votre famille ou votre succession Qui reçoit le capital-décès, et si un crédit au compte de dividendes en capital peut naître

Deux de ces mots se confondent facilement dans cette décision, et la confusion coûte cher. Le titulaire détient les droits prévus au contrat du vivant de la personne assurée. Le bénéficiaire reçoit le capital-décès au décès de cette personne. Une société peut être titulaire d'une police et désigner quelqu'un d'autre comme bénéficiaire, et cela change complètement le résultat fiscal.

Le crédit au compte de dividendes en capital suit l'argent, et non la propriété du contrat. L'alinéa d) de la définition de « compte de dividendes en capital », au paragraphe 89(1) de la Loi de l'impôt sur le revenu, y ajoute le produit d'une police d'assurance vie que la société a reçu par suite d'un décès, moins le coût de base rajusté de l'intérêt du titulaire dans la police immédiatement avant le décès. Une société titulaire qui désigne votre conjoint comme bénéficiaire ne reçoit rien; elle n'a donc rien à porter au compte, et les primes qu'elle a payées pour un capital destiné à votre famille soulèvent leur propre question d'avantage conféré à un actionnaire.

Le coût de base rajusté (CBR) est une donnée fiscale de la police, définie au paragraphe 148(9) de la Loi. Autrement dit, c'est le coût fiscal du contrat pour son titulaire. Les primes l'augmentent et le coût de l'assurance à l'intérieur du contrat le réduit; il change donc au fil des ans et peut tomber à zéro. Il compte deux fois dans cette décision: on le soustrait du capital-décès pour calculer le crédit, et il détermine quelle part d'une avance sur contrat ou d'un transfert est imposable.

Une société titulaire d'une police sur votre vie doit aussi avoir un intérêt assurable dans votre vie, ou obtenir votre consentement écrit. Au Québec, l'article 2418 du Code civil fixe cette règle; les autres provinces fixent la leur dans leur loi sur les assurances.

Qu'est-ce qui change quand la société est titulaire?

La société fait la proposition, devient titulaire du contrat et paie la prime avec l'argent de l'entreprise. Elle exerce les droits prévus au contrat: changer le bénéficiaire, demander une avance sur contrat, céder la police en garantie et la racheter. Chacune de ces demandes exige la signature de la personne autorisée à engager la société selon ses règlements et ses résolutions, ce qui n'est plus simplement vous dès qu'il y a d'autres actionnaires ou administrateurs.

Quatre conséquences en découlent. La prime est payée avec des dollars qui ont subi l'impôt des sociétés, moins élevé que l'impôt des particuliers sur le revenu d'entreprise exploitée activement admissible à la déduction pour petite entreprise, aux conditions décrites plus loin. La valeur de rachat de la police, c'est-à-dire le montant que l'assureur verserait si le contrat était résilié, devient un actif de la société, visible pour son prêteur, pour un acheteur et pour ses créanciers. Si la société est aussi bénéficiaire, le capital-décès arrive à l'intérieur de l'entreprise, et une société privée peut ajouter le produit, moins le coût de base rajusté, à son compte de dividendes en capital. Enfin, la valeur reste dans la société: la faire passer entre vos mains de votre vivant exige une deuxième opération, imposée pour son propre compte.

Ces quatre faits, votre comptable peut les chiffrer, mais ils ne constituent pas toute la décision: l'avantage conféré à un actionnaire, la garantie exigée par un prêteur, une vente et les créanciers demandent aussi l'avis de votre avocat, et chacun de ces sujets est traité plus bas. Le fonctionnement complet de la détention par une société est expliqué dans l'assurance vie détenue par une société.

Qu'est-ce qui change quand le propriétaire est titulaire lui-même?

là où la structure déraille habituellement

L'assurance vie détenue par une société

  1. 01La société détient le contrat et paie la prime
  2. 02Les primes ne sont généralement pas déductibles
  3. 03Le financement par la société n'est pas, en soi, une économie d'impôt
  4. 04Un capital-décès reçu peut créditer le CDC
  5. 05La structure de propriété est là où cela échoue
Le résultat fiscal dépend de la structure. Faites-la examiner par le comptable avant l'achat de la police.

Vous faites la proposition, vous êtes titulaire du contrat et vous payez la prime avec de l'argent déjà imposé entre vos mains. Aucun bilan de société ne porte la police. Le capital-décès va au bénéficiaire que vous avez désigné sans passer par l'entreprise, et le capital versé au décès n'est pas imposable pour le bénéficiaire.

Cette simplicité a un prix: le financement. Pour payer une prime vous-même, l'argent doit d'abord sortir de la société sous forme de salaire ou de dividende et être imposé entre vos mains, à moins que vous n'ayez déjà mis de côté des épargnes personnelles à cette fin. L'écart entre les deux façons de financer se mesure, et la méthode est présentée plus bas. Un écart de taux en faveur de la société ne constitue pas à lui seul un coût moindre sur toute une vie, parce que la voie de la société rencontre son propre impôt quand la valeur sort plus tard de l'entreprise.

La détention personnelle simplifie aussi deux autres situations. La police ne fait pas partie des actifs de la société; elle n'entre donc pas dans les critères d'actifs de l'exonération cumulative des gains en capital lors d'une vente de vos actions, et elle n'a pas à être retirée de la société avant une clôture. De plus, lorsque votre conjoint, un descendant ou un ascendant est désigné, ou que la désignation est irrévocable, le droit provincial peut protéger la police contre vos créanciers personnels, aux conditions décrites plus bas.

Une limite doit figurer juste à côté de ces avantages. La détention personnelle n'évite la question de l'avantage conféré à un actionnaire que tant que la société ne paie rien pour la police et ne donne rien en garantie à son égard. Si la société paie votre prime, ou soutient un emprunt personnel garanti par votre police, la question revient.

Comment les deux arrangements se comparent-ils côte à côte?

Le tableau place les deux arrangements l'un à côté de l'autre. Dans la colonne de la société, celle-ci est à la fois titulaire et bénéficiaire. Dans la colonne personnelle, vous êtes titulaire et un membre de votre famille est bénéficiaire. Les arrangements partagés, où une partie paie et une autre est titulaire ou reçoit l'argent, sont traités avec la question de l'avantage conféré à un actionnaire.

Point Vous êtes titulaire Votre société est titulaire
Qui paie la prime Vous, avec de l'argent imposé entre vos mains La société, avec de l'argent imposé au taux des sociétés
Coût fiscal du financement, mesuré en revenu avant impôt nécessaire par dollar de prime Plus élevé: l'impôt sur le salaire ou le dividende passe d'abord, sauf si vous utilisez des épargnes personnelles Moins élevé lorsque le revenu est admissible à la déduction pour petite entreprise
Utiliser la valeur de votre vivant Vous empruntez à l'assureur, ou à un prêteur en donnant la police en garantie, et l'argent est à vous La société emprunte; l'argent qui vous parvient exige une deuxième opération imposée
Impôt sur une avance sur contrat Une disposition selon le paragraphe 148(9); un revenu seulement au-delà du coût de base rajusté La même règle, entre les mains de la société
Exposition aux créanciers Vos créanciers personnels, sous réserve de la protection provinciale de certaines désignations Les créanciers de la société et son prêteur
Au décès Le bénéficiaire désigné reçoit le capital-décès directement La société le reçoit; le produit moins le coût de base rajusté peut être porté au compte de dividendes en capital
Lors d'une vente des actions Ne fait pas partie de l'entreprise vendue Fait partie de l'entreprise à moins d'en être retirée avant; comptée à sa valeur de rachat dans les critères d'actifs de l'exonération
Lors d'un changement de titulaire plus tard Un transfert peut constituer une disposition qui a son propre impôt Un transfert vers l'extérieur peut relever du paragraphe 148(7), et une question d'avantage conféré à un actionnaire peut se poser

Le tableau compare ce que fait chaque arrangement, et non ce qu'il finit par coûter; cela dépend de vos taux, de votre prime, de la durée de vie de la personne assurée et de l'usage qui sera fait de la valeur. Votre comptable inscrit des chiffres dans les deux colonnes.

Quels dollars paient la prime, et comment mesurer l'écart?

Commencez par les conditions qui se cachent derrière l'idée que les dollars de la société coûtent moins cher. Ils coûtent moins cher lorsque le bénéfice qui paie la prime est un revenu d'entreprise exploitée activement imposé au taux des petites entreprises. Quatre ensembles de règles déterminent si c'est votre cas.

  • La déduction pour petite entreprise. Seule une société qui a été une société privée sous contrôle canadien tout au long de l'année d'imposition peut la demander. Le guide T2 de l'Agence du revenu du Canada, déclaration de revenus des sociétés (page modifiée le 28 mai 2026), fixe le plafond des affaires à 500 000 $ pour une société qui n'est associée à aucune autre; les sociétés associées se partagent un seul plafond.
  • La règle du revenu passif. Le même guide indique que le plafond des affaires est réduit lorsque le revenu de placement total rajusté de la société et de ses sociétés associées se situe entre 50 000 $ et 150 000 $, et qu'il tombe à zéro au-delà de 150 000 $. Le mécanisme est expliqué dans les bénéfices non répartis et la règle du revenu passif.
  • Les règles sur l'entreprise de prestation de services personnels. Le revenu tiré des services d'une seule personne, gagné par l'entremise d'une société, peut être imposé comme celui d'une entreprise de prestation de services personnels, ce qui change tout le calcul. Voyez les consultants informatiques et le contrat qui prend fin.
  • Le Québec. Revenu Québec applique sa propre déduction pour petite entreprise. Son avis du 4 mai 2026 sur la hausse du taux de cette déduction précise que la réduction du taux selon le nombre d'heures rémunérées demeure inchangée, et il décrit une réduction graduelle du plafond des affaires en fonction du capital versé et du revenu de placement total rajusté.

Si le revenu qui paierait la prime ne remplit pas ces conditions, les dollars de la société ne coûtent peut-être pas moins cher du tout. Demandez à votre comptable quelles règles s'appliquent à votre société avant de comparer quoi que ce soit.

La mesure. Comparez le revenu avant impôt nécessaire pour payer une prime par chacune des voies, avec vos propres taux:

  1. Voie de la société: la prime divisée par (1 moins le taux d'imposition de la société sur le revenu qui la paie).
  2. Voie du salaire: la prime divisée par (1 moins votre taux marginal sur le salaire). Le salaire est généralement déductible pour la société, qui ne paie donc pas d'impôt sur cette somme; les cotisations sociales s'ajoutent.
  3. Voie du dividende: la prime divisée par ((1 moins le taux de la société) multiplié par (1 moins votre taux personnel sur le dividende)).
  4. Voie de l'épargne: de l'argent déjà imposé et mis de côté. La mesure devient alors ce que cet argent aurait pu faire ailleurs.

Exemple illustratif (taux inventés, qui ne sont les taux réels d'aucune province, choisis seulement pour montrer l'ordre du calcul). Supposons une prime de 10 000 $, un taux d'imposition de la société de 15 % sur le revenu d'entreprise exploitée activement qui la paie, un taux marginal personnel de 45 % sur le salaire et un taux personnel de 35 % sur un dividende. Les cotisations sociales sont laissées de côté.

  • Voie de la société: 10 000 $ ÷ 0,85 = 11 764,71 $ de revenu de la société avant impôt.
  • Voie du salaire: 10 000 $ ÷ 0,55 = 18 181,82 $ de salaire.
  • Voie du dividende: 10 000 $ ÷ (0,85 × 0,65) = 18 099,55 $ de revenu de la société avant impôt. La société paie 2 714,93 $ d'impôt et verse un dividende de 15 384,62 $; vous payez 5 384,62 $ d'impôt et il vous reste 10 000 $.

Avec ces taux inventés, payer vous-même exige 6 334,84 $ de plus en revenu avant impôt par la voie du dividende, et 6 417,11 $ de plus par la voie du salaire, pour chaque tranche de 10 000 $ de prime.

L'exemple s'arrête au volet du financement. Si la société est titulaire et que vous voulez plus tard la valeur entre vos mains de votre vivant, cet argent sort de l'entreprise sous forme de salaire ou de dividende et il est imposé à ce moment-là. Au décès, si la société est bénéficiaire, le compte de dividendes en capital peut faire passer le produit moins le coût de base rajusté aux actionnaires résidant au Canada sans impôt personnel. Demandez à votre comptable le chiffre obtenu après les deux étapes, sur vos propres taux, parce qu'une comparaison qui s'arrête à la première moitié flatte la voie de la société.

Comment utiliser la valeur de la police de votre vivant?

un compte théorique, pas un solde détenu

Le compte de dividendes en capital

  1. Un compte fiscal théorique d'une société privée canadienne
  2. Il inscrit les sommes reçues par la société sans impôt
  3. Un capital-décès moins le coût de base rajusté peut le créditer
  4. Un solde disponible peut être versé en dividendes en capital
  5. Le crédit dépend entièrement de la structure de propriété
Le compte inscrit un droit de distribuer, non de l'argent que la société détient.

Il existe deux façons d'emprunter sur une police avec participation, et le choix du titulaire détermine qui emprunte.

Une avance sur contrat. Le titulaire demande une avance à l'assureur. L'assureur prête ses propres fonds, jusqu'à une valeur d'avance que fixe le contrat, garantie par la valeur de rachat de la police. Le titulaire doit cette somme à l'assureur, et les intérêts sont exigés par l'assureur et lui sont payés, à un taux que l'assureur fixe et peut modifier. Les intérêts impayés peuvent s'ajouter à l'avance, selon le contrat. Sur le plan fiscal, une avance sur contrat est une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Seule la partie de l'avance qui dépasse le coût de base rajusté immédiatement avant l'avance constitue un revenu pour le titulaire, selon le paragraphe 148(1), et l'avance réduit ce coût de base. Le remboursement rétablit le coût de base et peut donner droit à une déduction selon l'alinéa 60s), jusqu'à concurrence des montants déjà inclus dans le revenu. Le détail se trouve dans quand une avance sur contrat devient imposable.

Un prêt d'un autre prêteur. Le titulaire emprunte auprès d'un prêteur externe et lui donne la police en garantie par une cession en garantie (au Québec, une hypothèque), que l'assureur inscrit à ses dossiers. Le prêteur décide s'il prête et reçoit les intérêts. Le titulaire doit la somme au prêteur, demeure titulaire de la police et obtient la mainlevée du prêteur au remboursement. La cession en garantie n'est pas en elle-même une disposition. Au décès, le prêteur est payé en premier en vertu de la cession.

Quand vous êtes titulaire, c'est vous qui empruntez dans les deux cas, et l'argent est à vous. Quand la société est titulaire, c'est elle qui emprunte. L'avance de l'assureur est consentie à la société, qui la doit à l'assureur. Faire passer cet argent entre vos mains est une deuxième opération, par salaire, par dividende ou par le remboursement d'un prêt que vous avez fait à la société, et chacune est imposée selon ses propres règles.

Gardez les dettes séparées. Si vous devez de l'argent à la société par votre compte de prêt d'actionnaire, vous êtes le débiteur et la société est la créancière. Une avance sur contrat que la société obtient de l'assureur ne réduit pas cette dette; seul votre propre remboursement, à même un salaire, un dividende ou vos fonds personnels, la réduit. Les deux prêts sont comparés dans le prêt à l'actionnaire et l'avance sur contrat.

Si vous empruntez personnellement auprès d'un prêteur et que la société donne sa police en garantie, la société soutient votre dette personnelle. La page de l'Agence du revenu du Canada sur les avantages aux actionnaires (modifiée le 10 juin 2025) compte, parmi ses exemples, les garanties que fournit une société à l'égard des prêts personnels de son actionnaire. Qu'un avantage existe ou non, et sa valeur, dépendent des documents et des faits; votre comptable examine donc la situation avant toute signature.

Les intérêts de l'un ou l'autre prêt ne peuvent être déductibles selon l'alinéa 20(1)c) que si l'argent sert à gagner un revenu d'entreprise ou de bien, et cet alinéa exclut l'argent emprunté pour acquérir une police d'assurance vie; pour une avance sur contrat, les intérêts ne comptent que dans la mesure où l'assureur les confirme sur le formulaire T2210 de l'ARC. Pour une société bénéficiaire, une avance de l'assureur impayée au décès réduit le montant reçu, et donc le crédit au compte de dividendes en capital; l'effet d'un prêt d'un autre prêteur sur le crédit est expliqué dans le compte de dividendes en capital.

Comment fonctionne le crédit au compte de dividendes en capital?

Le compte de dividendes en capital (CDC) est un registre fiscal cumulatif que tient une société privée canadienne. Il ne contient aucun argent. Il mesure combien la société peut verser à ses actionnaires sous forme de dividende en capital, qu'un actionnaire résidant au Canada reçoit sans impôt personnel sur le revenu lorsque la société fait correctement le choix requis.

Le volet assurance vie vient de l'alinéa d) de la définition, à l'article 89 de la Loi de l'impôt sur le revenu: le produit d'une police d'assurance vie que la société a reçu par suite d'un décès, moins le coût de base rajusté de l'intérêt du titulaire dans la police immédiatement avant le décès. Trois constats découlent de ce libellé.

  1. La société doit recevoir le produit. Le crédit suit le bénéficiaire; une société titulaire qui désigne quelqu'un d'autre n'obtient donc aucun crédit.
  2. Le crédit correspond au produit moins le coût de base à ce moment. Lorsque le coût de base rajusté immédiatement avant le décès est supérieur à zéro, le crédit est inférieur au produit. Lorsqu'il est nul, le crédit peut égaler le produit reçu. Le coût de base varie au fil de la vie de la police, de sorte que le crédit ne représente pas une part fixe du capital-décès.
  3. Une avance de l'assureur impayée au décès est déduite du capital-décès, ce qui réduit le montant que reçoit la société, et donc le crédit.

Exemple illustratif (chiffres inventés, qui ne proviennent d'aucune police). Une société est titulaire et bénéficiaire d'une police qui verse 1 000 000 $ au décès. Si le coût de base rajusté immédiatement avant le décès est de 120 000 $, le crédit est de 1 000 000 $ moins 120 000 $, soit 880 000 $. Si le coût de base est nul, le crédit est de 1 000 000 $ au complet. Le relevé de l'assureur indiquant le coût de base au décès est le chiffre qu'utilise votre comptable.

Le crédit naît lorsque la société reçoit le produit. Le choix vient plus tard, au moment de verser un dividende en capital. La société produit le formulaire T2054, le choix prévu au paragraphe 83(2), au plus tard à la première des deux dates suivantes: le jour où le dividende devient payable et le jour où une partie en est versée; une société assujettie à l'impôt du Québec produit aussi le formulaire CO-502 auprès de Revenu Québec. Un choix tardif peut encore être accepté, moyennant une pénalité. L'erreur coûteuse est de faire le choix pour un montant supérieur au solde: le paragraphe 184(2) impose un impôt sur l'excédent, et le paragraphe 184(3) permet à la société, avec l'accord des actionnaires qui ont reçu le dividende, de choisir de traiter l'excédent comme un dividende imposable distinct. Votre comptable confirme le solde avant que les administrateurs ne déclarent quoi que ce soit.

Demandez-vous ensuite qui le reçoit. Un dividende en capital est versé aux actionnaires selon les droits rattachés à leurs actions, et non à « la famille » comme un tout. Après un gel successoral, ou lorsqu'une fiducie, un associé ou un enfant détient des actions, les personnes qui le reçoivent ne sont pas forcément celles que vous imaginez. Un actionnaire qui vit à l'extérieur du Canada paie généralement la retenue d'impôt de la partie XIII sur ce dividende. La détention personnelle mène directement au bénéficiaire désigné; la détention par la société mène à quiconque détient les actions. Ce sont deux destinations différentes, et votre avocat ou votre notaire vérifie laquelle correspond à vos volontés. Les étapes qui suivent un décès sont décrites dans verser un dividende en capital après un décès, et les règles complètes dans le compte de dividendes en capital.

Quand la prime payée par une société confère-t-elle un avantage?

Supposons que la société paie quelque chose qui vous profite personnellement. L'Agence du revenu du Canada peut alors ajouter sa valeur à votre revenu à titre d'avantage conféré à un actionnaire, selon le paragraphe 15(1) de la Loi de l'impôt sur le revenu. La page de l'ARC sur les avantages aux actionnaires cite comme exemple les primes d'assurance vie d'un actionnaire payées par la société. Elle précise aussi que c'est l'actionnaire qui paie l'impôt sur cet avantage, dans sa déclaration personnelle.

Les cas à examiner de près sont des cas ordinaires. Chacun paraît sensé vu de l'intérieur:

  • La société paie la prime d'une police dont vous êtes titulaire.
  • La société est titulaire de la police et la paie, mais votre conjoint, vos enfants ou votre succession en sont bénéficiaires.
  • Une société paie et une autre est titulaire de la police ou en reçoit l'argent. Une société d'exploitation qui paie une police détenue par sa société de gestion en est un exemple.
  • La société donne sa police en garantie, ou cautionne un prêt, pour vos propres emprunts.

Ces arrangements partagés soulèvent des questions d'avantage, et parfois d'autres questions. Votre comptable doit les examiner avant que la police soit établie. Un écart entre titulaire, payeur et bénéficiaire justifie un examen attentif, mais ne prouve pas l'existence d'un avantage. L'ARC se demande qui a reçu quoi, à quel titre, et ce que cela valait. Le cas de la société de gestion est traité dans la société de gestion et l'emplacement du contrat, et celui de la société qui paie la police de son actionnaire dans quand la société paie la prime et que l'actionnaire détient le contrat.

C'est une affaire de moment, et mieux vaut régler la question d'abord. Un avantage peut faire surface des années plus tard, lors d'une vérification ou de l'examen d'un acheteur avant une vente, et le corriger peut exiger de déplacer la police, ce qui constitue en soi une disposition. Inscrivez le titulaire, le payeur et le bénéficiaire avec les motifs de votre comptable, et conservez cette note avec la police.

Que fait au prêteur et à l'acheteur un contrat inscrit au bilan?

et ce qui reste fédéral

Ce qui change d'une province à l'autre

  1. 01L'organisme qui délivre le permis au représentant
  2. 02Les titres qu'un représentant peut légalement utiliser
  3. 03Le coût du règlement d'une succession
  4. 04Les règles des bénéficiaires, surtout au Québec
  5. 05Les règles fiscales fédérales s'appliquent partout
Les contrats d'assurance relèvent du droit provincial, qui varie, surtout au Québec. La Loi de l'impôt sur le revenu est fédérale.

Une police détenue par une société et dotée d'une valeur de rachat est un actif de cette société. La façon de la présenter dans les états financiers est décidée par le comptable de la société, selon le référentiel comptable qu'elle applique. Quatre chiffres se confondent facilement ici: la valeur en espèces que montre une illustration, la valeur de rachat que l'assureur verserait aujourd'hui, le montant inscrit aux états financiers et le solde de toute avance. Demandez lequel figure dans les vôtres.

Pour un prêteur, la police peut aider ou nuire selon l'année. Au cours des premières années, la valeur de rachat est inférieure aux primes payées. Si la police est comptabilisée à sa valeur de rachat, les primes tirées de l'encaisse de la société deviennent un actif plus petit, ce qui réduit les capitaux propres sur papier et peut peser sur une clause restrictive d'un prêt. Plus tard, une valeur de rachat qui grandit, et une protection sur la personne dont dépend le prêt, peuvent renforcer le dossier. Un prêteur peut aussi demander la police en garantie. La cession, inscrite par l'assureur, limite ce que la société peut faire de la police pendant la durée du prêt; la police demeure celle de la société, et le prêteur renonce à ses droits lorsque le prêt est remboursé. Lisez ce que la cession permet avant de la signer, parce que le moment où vous voudrez utiliser la valeur est un mauvais moment pour le découvrir.

Pour un acheteur, la police devient un sujet de négociation. Lors d'une vente d'actions, elle suit la société à moins d'en être retirée avant. Un acheteur peut ne pas vouloir d'une protection sur une personne qui s'en va, ou lui accorder une valeur inférieure au montant inscrit aux états financiers. Une police détenue personnellement reste en dehors de cette discussion.

Que fait un actif passif à la qualification des actions?

L'exonération cumulative des gains en capital s'applique aux actions admissibles de petite entreprise. Le guide T4037, Gains en capital 2025 de l'Agence du revenu du Canada (modifié le 11 février 2026) pose trois conditions:

  1. Au moment de la vente, l'action était une action d'une société exploitant une petite entreprise, détenue par vous, par votre époux ou conjoint de fait, ou par une société de personnes dont vous étiez membre.
  2. Tout au long des 24 mois précédant la vente, pendant qu'elle appartenait à vous, à votre société de personnes ou à une personne liée, l'action était celle d'une société privée sous contrôle canadien dont plus de 50 % de la juste valeur marchande des actifs servaient principalement à une entreprise exploitée activement surtout au Canada, ou consistaient en certaines actions et dettes de sociétés rattachées, ou en une combinaison des deux.
  3. Tout au long de ces 24 mois, personne d'autre que vous, votre société de personnes ou une personne liée n'a détenu l'action.

Le même guide définit la société exploitant une petite entreprise comme une société privée sous contrôle canadien dont la totalité ou presque (90 % ou plus) de la juste valeur marchande des actifs sert principalement à une entreprise exploitée activement surtout au Canada, ou consiste en actions ou dettes de sociétés rattachées qui exploitent une petite entreprise, ou en une combinaison des deux. Il y a donc deux critères d'actifs: 90 % ou plus au moment de la vente, et plus de 50 % tout au long des 24 mois qui précèdent.

Une police détenue par la société n'est pas un actif d'entreprise exploitée activement. Pour l'application de ces critères, l'alinéa 110.6(15)a) de la Loi de l'impôt sur le revenu répute que la juste valeur marchande d'une police d'assurance vie, à tout moment avant le décès de la personne assurée, est égale à sa valeur de rachat. Selon notre lecture, plus la valeur de rachat grandit à l'intérieur d'une société d'exploitation, plus elle pèse contre les deux critères. Une autre partie de la même règle traite du produit de l'assurance après un décès, et c'est votre comptable qui l'applique.

Si les actions que vous vendriez sont celles d'une société de gestion, ce sont les actifs propres de la société de gestion qui sont examinés, et ils comprennent les actions et les dettes de sociétés rattachées; une police détenue dans l'une ou l'autre société peut donc entrer dans le calcul. La purification, qui consiste à sortir de la société les actifs qui ne servent pas à l'entreprise, entraîne son propre impôt, et la période de référence de 24 mois oblige à la commencer bien avant l'arrivée d'un acheteur. Qu'une société liée puisse détenir la police à la place est une question à laquelle votre comptable répond selon votre structure, et non une solution par défaut. Voyez une sortie dans dix ans et vendre l'entreprise et le contrat.

Demandez à votre comptable de faire les calculs avec la police incluse, des années avant toute offre, parce que les 24 mois examinés sont déjà commencés au moment où une offre arrive.

Qu'arrive-t-il à chaque structure si l'entreprise est vendue ou liquidée?

Une police détenue personnellement n'est pas touchée par une vente, une réorganisation ou une liquidation de la société. Une police détenue par la société suit le sort des actifs de la société, à moins que quelqu'un n'en décide autrement, et cette décision a un volet fiscal.

Transférer la police de la société à vous. Lorsque la société vous transfère la police, ou la transfère à une autre personne avec qui elle a un lien de dépendance, elle dispose de la police. Le paragraphe 148(7) de la Loi de l'impôt sur le revenu s'applique à une disposition par donation, par distribution d'une société, par l'effet de la loi, ou en faveur d'une personne avec qui le titulaire a un lien de dépendance. Il répute le produit de disposition égal au plus élevé de trois montants: la valeur de l'intérêt dans la police, la juste valeur marchande de toute contrepartie donnée pour celle-ci, et le coût de base rajusté juste avant le transfert. Selon le paragraphe 148(1), la société inclut dans son revenu la partie de ce produit qui dépasse le coût de base rajusté. S'il ne le dépasse pas, rien n'est inclus; un transfert est donc une disposition sans entraîner automatiquement un impôt à payer.

Une deuxième question est distincte. Si vous recevez la police personnellement et payez moins que sa juste valeur marchande, l'écart peut faire l'objet d'une cotisation à titre d'avantage conféré à un actionnaire selon le paragraphe 15(1). La juste valeur marchande n'est pas forcément la valeur de rachat, et une évaluation peut être nécessaire pour l'établir.

Transférer une police personnelle à la société. Un transfert dans l'autre sens est une disposition faite par vous, et il peut relever de la même règle. Un transfert fait peu avant un décès pour créer un solde au compte de dividendes en capital peut attirer la règle générale anti-évitement. Consultez votre comptable avant l'un ou l'autre transfert, avec en main les chiffres de l'assureur à la date du transfert.

Une vente d'actions. L'acheteur acquiert la société avec la police à l'intérieur, à moins qu'elle n'en soit retirée avant la clôture selon les règles ci-dessus. Cet impôt se planifie beaucoup plus facilement un an d'avance que dans la semaine de la clôture.

Une vente d'actifs. La société qui vend ses actifs peut conserver la police, et la question devient ce que cette société fera ensuite.

Une liquidation ou une fusion. La police doit être traitée comme un actif de la société, avec les mêmes questions de disposition. Une réorganisation peut aussi changer qui est titulaire, qui paie et qui reçoit sans que personne ne s'en aperçoive. Revoyez les quatre rôles chaque fois que la structure change, parce que le contrat ne se met pas à jour tout seul.

Que peuvent atteindre les créanciers dans chaque arrangement?

concédé avant toute réponse

Ce que les critiques ont raison de dire

  1. 01La valeur initiale est faible par rapport aux primes versées
  2. 02L'engagement est long et coûteux à abandonner
  3. 03Les coûts ne sont pas divulgués ligne par ligne
  4. 04Un ménage sans surplus durable a des endroits moins coûteux où placer l'argent
  5. 05La comparaison habituellement offerte est la mauvaise
Un cabinet incapable d'énoncer la critique de son propre produit n'a pas compris ce produit.

Une police détenue par une société est un actif de cette société. Ses créanciers et son prêteur peuvent atteindre la valeur de rachat, sous réserve de toute garantie déjà consentie. Les protections familiales décrites ci-dessous visent le conjoint et les proches d'un titulaire; selon notre lecture, elles ne protègent donc pas une police qu'une société détient pour son propre compte.

Une police détenue personnellement est à vous, et le droit provincial peut la protéger contre vos créanciers personnels. Au Québec, l'article 2457 du Code civil rend insaisissables les droits conférés par le contrat lorsque le bénéficiaire désigné est l'époux ou le conjoint uni civilement, le descendant ou l'ascendant du titulaire, tant que le bénéficiaire n'a pas touché la somme assurée. L'article 2458 les rend insaisissables tant que la désignation demeure irrévocable. Les autres provinces protègent certains bénéficiaires de la famille et les désignations irrévocables dans leur loi sur les assurances, et la catégorie de proches protégés varie d'une province à l'autre. Les règles québécoises sont expliquées dans le Code civil et le contrat d'assurance vie.

Deux limites s'appliquent. Ces protections jouent contre vos créanciers, et non contre l'assureur: une avance sur contrat due à l'assureur est quand même déduite en premier. De plus, le droit fédéral de l'insolvabilité peut annuler une désignation modifiée pour soustraire de l'argent aux créanciers à l'approche de l'insolvabilité. Un avocat (au Québec, un avocat ou un notaire) répond à cette question selon vos faits et votre province.

L'incorporation ne règle rien quant à une caution personnelle que vous avez signée pour les emprunts de la société. Les administrateurs peuvent aussi être tenus personnellement responsables des retenues à la source non remises et de la TPS ou de la TVH, sous réserve de conditions qui comprennent une défense de diligence raisonnable. Une société de gestion peut séparer la valeur des risques de la société d'exploitation, et elle ajoute ses propres étapes. Voyez un contrat de société quand l'entreprise va mal.

Quels autres faits peuvent changer la pondération?

Plusieurs règles entourent la décision et peuvent la faire pencher d'un côté ou de l'autre. Aucune ne la tranche à elle seule.

  • La croissance à l'intérieur d'une police exonérée. Tant qu'une police demeure exonérée au sens de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu, la croissance à l'intérieur n'est pas imposée chaque année. Selon notre lecture, la croissance qui n'est pas incluse dans le revenu de la société ne s'ajoute pas à son revenu de placement total rajusté aux fins de la règle du revenu passif; un rachat, une avance sur contrat supérieure au coût de base rajusté ou une autre disposition qui crée un revenu peut s'y ajouter. Une police qui cesse d'être exonérée est réputée avoir fait l'objet d'une disposition selon l'alinéa 148(2)d).
  • L'évaluation au décès. Pour la disposition présumée de vos biens au décès, le paragraphe 70(5.3) évalue une police d'assurance vie sur votre vie à sa valeur de rachat immédiatement avant le décès. Selon notre lecture, une police que votre société détient sur votre vie est donc comptée à cette valeur, et non à son capital-décès, lorsque vos actions sont évaluées au décès. Ce qui se passe ensuite avec le produit, y compris toute planification visant les actions de la succession, relève de votre comptable.
  • Votre province. Les règles fédérales s'appliquent partout, et un résident du Québec ou une société québécoise traite aussi avec Revenu Québec, produit ses propres formulaires et relève du Code civil pour les désignations et les garanties.
  • Le départ du Canada, les liens avec les États-Unis et le droit de la famille. Si vous pourriez devenir non-résident, si vous ou un bénéficiaire avez la citoyenneté américaine ou la résidence américaine aux fins de l'impôt, ou si une séparation est possible, chaque arrangement entraîne d'autres conséquences. Consultez un fiscaliste en matière transfrontalière, ainsi qu'un avocat en droit de la famille (au Québec, un avocat ou un notaire), avant que la police soit établie.
  • L'usage de la protection. L'assurance d'une personne clé, le financement d'une convention de rachat et la protection des besoins de votre propre famille appellent des titulaires et des bénéficiaires différents. Les structures de convention de rachat sont comparées dans financer une convention de rachat.

Qui décide de ceci, et à quel moment?

Commencez par le besoin, et non par le titulaire. Quatre questions passent en premier:

  1. Existe-t-il un besoin durable d'assurance vie permanente, pour votre famille, votre société ou vos coactionnaires?
  2. La prime peut-elle être payée avec de l'argent dont ni vous ni la société n'aurez besoin pour l'exploitation au cours des premières années?
  3. Qu'arrive-t-il si une prime ne peut pas être payée? Demandez à l'assureur quelles options offre le contrat, puisqu'elles dépendent du contrat.
  4. Que récupéreriez-vous en cas de rachat au cours des premières années? Attendez-vous à une valeur de rachat inférieure aux primes payées pendant une période.

Demandez ensuite à l'assureur, par écrit, une illustration qui présente les valeurs garanties; les valeurs projetées selon le barème de participations actuel et selon un barème plus bas, puisque les participations ne sont pas garanties; la valeur de rachat et le coût de base rajusté projeté, année par année; les dispositions sur les avances, y compris qui fixe le taux et comment sont traités les intérêts impayés; et ce qu'impliquerait un changement de titulaire. Votre comptable a besoin de ces chiffres pour chacune des comparaisons ci-dessus.

Question Qui y répond Par écrit avant la signature
L'arrangement entre titulaire, payeur et bénéficiaire crée-t-il un avantage conféré à un actionnaire? Votre comptable Oui
Comment le crédit au compte de dividendes en capital serait-il calculé à partir du coût de base rajusté projeté? Votre comptable Oui
La valeur de rachat pourrait-elle nuire aux critères de l'exonération des gains en capital? Votre comptable Oui
Qu'arrive-t-il à la police lors d'une vente, d'une réorganisation ou d'un décès, et la convention entre actionnaires concorde-t-elle? Votre avocat (au Québec, un avocat ou un notaire) Oui
Quelles désignations protègent la police contre les créanciers dans votre province? Votre avocat ou votre notaire Oui
Que disent les dispositions du contrat sur les avances, la cession en garantie et le changement de titulaire? L'assureur Oui

Le cabinet derrière ce site détient un permis d'assurance. Il ne donne ni conseil fiscal ni conseil juridique, et rien ici n'en constitue un. Il est rémunéré par une commission de l'assureur si une police est souscrite; demandez donc à tout conseiller, nous compris, comment il est rémunéré. Le rôle du conseiller est d'expliquer le contrat, de soumettre les questions ci-dessus aux bons professionnels sous une forme à laquelle ils peuvent répondre, et de concevoir la police en fonction de leurs réponses. Le cadre plus large pour le propriétaire incorporé est présenté dans la section des propriétaires d'entreprise.

À qui cela convient, et à qui cela ne convient pas

La comparaison sert surtout au propriétaire incorporé qui dispose d'un excédent dans sa société, qui envisage une police et qui n'a pas de réponse arrêtée sur le nom qui doit y figurer. Elle convient aussi au propriétaire dont la société a été réorganisée depuis l'émission d'une police et qui n'a jamais vérifié si le titulaire, le payeur et le bénéficiaire concordent encore. Elle pèse le plus lourd lorsqu'une vente des actions est possible d'ici dix ans.

Elle compte moins lorsque la société ne détient aucun excédent qui vaille la peine d'être placé quelque part, parce que la question du titulaire vient après celle de savoir si une protection permanente a sa place dans le tableau. Elle compte moins encore lorsque la protection est petite et temporaire: une police temporaire n'a pas de valeur de rachat, la comparaison a donc peu de matière, et vous pouvez régler d'abord la question de la protection et revenir plus tard à celle du titulaire.

L'assurance vie entière avec participation est de l'assurance, et non un placement, et la réponse dépend de votre structure, de votre excédent, de votre horizon, de votre province et de ce que concluront vos propres professionnels. Répondez à deux questions avant celle du titulaire. À quoi sert la protection? Où l'argent doit-il arriver? Avec ces deux réponses, vous pourrez juger toute structure qu'on vous présente, au lieu de vous retrouver avec celle que la paperasse a choisie par défaut.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

Vous détenez un permis? Pour placer des affaires, adressez-vous directement à Canadian Wealth Creation Centre Inc. Cette page s'adresse aux ménages.

En soumettant ce formulaire, vous consentez à ce que Canadian Wealth Creation Centre Inc. utilise les renseignements que vous fournissez pour répondre à votre demande et organiser votre rencontre, y compris par message texte au numéro que vous indiquez. Consultez notre politique de confidentialité.

Ce formulaire est acheminé à Canadian Wealth Creation Centre Inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par Canadian Wealth Creation Centre Inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.

Questions fréquentes

Quel arrangement de détention coûte le moins cher sur une vie entière?

Aucun, en règle générale: le coût comporte deux volets opposés. Financer la prime exige moins de revenu avant impôt dans une société lorsque le bénéfice est admissible à la déduction pour petite entreprise. Sortir la valeur d'une société de votre vivant coûte de nouveau de l'impôt, par salaire ou dividende. Au décès, une société désignée bénéficiaire peut verser le produit, moins le coût de base rajusté, sous forme de dividende en capital. Demandez à votre comptable de chiffrer les deux volets selon vos taux, votre prime et votre horizon, et de nommer sa mesure: revenu avant impôt nécessaire, ou argent après impôt reçu par votre famille.

Ma société peut-elle payer la prime d'un contrat que je détiens personnellement?

Elle le peut, et l'Agence du revenu du Canada peut alors inclure la prime dans votre revenu à titre d'avantage conféré à un actionnaire, selon le paragraphe 15(1) de la Loi de l'impôt sur le revenu. La page de l'ARC sur les avantages aux actionnaires cite parmi ses exemples les primes d'assurance vie d'un actionnaire payées par la société. L'existence et la valeur d'un avantage dépendent du titulaire, du payeur, du bénéficiaire et des documents. Si vous êtes titulaire, la voie simple: la société vous verse un salaire ou un dividende, imposé entre vos mains, et vous payez la prime. Réglez la question par écrit d'abord.

Un contrat détenu par la société empêche-t-il mes actions de se qualifier pour l'exonération cumulative des gains en capital?

Il peut peser contre elles. L'exonération vise les actions admissibles de petite entreprise, et le guide T4037 de l'ARC pose deux critères d'actifs: 90 % ou plus de la juste valeur marchande des actifs servant principalement à une entreprise exploitée activement au moment de la vente, et plus de 50 % tout au long des 24 mois précédents. Pour ces critères, l'alinéa 110.6(15)a) de la Loi de l'impôt sur le revenu compte une police, qui n'est pas un actif d'entreprise, à sa valeur de rachat tant que la personne assurée est vivante. Faites faire les calculs avec la police incluse, des années avant toute vente.

Le titulaire peut-il être changé plus tard si le premier choix se révèle mauvais?

Oui, mais un changement de titulaire est une disposition sur le plan fiscal. Lorsqu'une société transfère une police à un actionnaire, le paragraphe 148(7) de la Loi de l'impôt sur le revenu répute son produit égal au plus élevé de la valeur de l'intérêt dans la police, de la juste valeur marchande de toute contrepartie et du coût de base rajusté; seule la partie qui dépasse le coût de base est un revenu pour la société. Si vous payez moins que la juste valeur marchande, un avantage peut aussi en découler. Faites calculer l'impôt par votre comptable, sur les chiffres du jour du transfert, avant tout déplacement.

Si ma société est titulaire et que mon conjoint est bénéficiaire, la société obtient-elle un crédit au compte de dividendes en capital?

Non. Le crédit naît dans la société privée qui reçoit le produit par suite du décès, selon l'alinéa d) de la définition au paragraphe 89(1) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Une société titulaire qui désigne votre conjoint ne reçoit rien; elle n'a donc rien à porter au compte. Les primes qu'elle a payées pour un capital destiné à votre famille peuvent aussi soulever une question d'avantage conféré à un actionnaire. Si la société doit recevoir l'argent, elle doit être bénéficiaire; si c'est votre famille, demandez à votre comptable qui devrait être titulaire et payer avant que la police soit établie.

Le crédit au compte de dividendes en capital peut-il égaler tout le capital-décès?

Oui, c'est possible. Le crédit correspond au produit que reçoit la société, moins le coût de base rajusté de l'intérêt du titulaire immédiatement avant le décès. Lorsque ce coût de base est nul, le crédit peut égaler le produit reçu. Lorsqu'il est supérieur à zéro, le crédit est réduit d'autant. Une avance de l'assureur encore impayée au décès réduit le produit reçu, et donc le crédit. Le coût de base change au fil de la vie de la police; demandez à l'assureur une projection année par année et faites-la appliquer par votre comptable.

Puis-je utiliser la valeur de rachat d'une police dont ma société est titulaire?

Pas directement. La société est titulaire de la police; une avance sur contrat est donc consentie par l'assureur à la société, qui la doit à l'assureur. Faire passer cet argent entre vos mains est une deuxième opération, par salaire, par dividende ou par le remboursement d'une somme que vous avez prêtée à la société, chacune imposée selon ses propres règles. L'avance de la société ne réduit aucune dette que vous avez envers elle; seul votre propre remboursement la réduit. Si la société donne sa police en garantie de votre prêt personnel, l'ARC range ce type de garantie parmi ses exemples d'avantages aux actionnaires.

Quand ma société obtient une avance sur contrat, qui prête et qui reçoit les intérêts?

L'assureur prête ses propres fonds à la société, jusqu'à une valeur d'avance que fixe le contrat, garantie par la valeur de rachat de la police. La société doit cette somme à l'assureur, et les intérêts sont exigés par l'assureur et lui sont payés, à un taux que l'assureur fixe et peut modifier. Sur le plan fiscal, l'avance est une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu; seule la partie qui dépasse le coût de base rajusté immédiatement avant l'avance est un revenu pour la société. Un solde encore dû au décès est déduit du capital-décès.

Les primes d'assurance vie sont-elles déductibles lorsque ma société est titulaire?

En général, non, que vous ou la société soyez titulaire. Une déduction limitée peut exister selon l'alinéa 20(1)e.2) de la Loi de l'impôt sur le revenu lorsqu'une police est cédée en garantie d'un prêt d'entreprise, à des conditions que votre comptable vérifie au regard du prêt et de l'exigence du prêteur. Cette déduction est une raison de vérifier les documents quand un prêteur demande une cession en garantie, et non une raison en soi de choisir la détention par la société. La prime est payée avec des dollars après impôt dans les deux arrangements; ce qui change, c'est le taux d'impôt que ces dollars ont subi.

Une police détenue personnellement est-elle protégée contre mes créanciers?

Elle peut l'être, selon votre province et selon la personne désignée. Au Québec, l'article 2457 du Code civil rend insaisissables les droits conférés par le contrat lorsque le bénéficiaire est l'époux ou le conjoint uni civilement, le descendant ou l'ascendant du titulaire, et l'article 2458 fait de même tant qu'une désignation demeure irrévocable. Les autres provinces protègent certains bénéficiaires de la famille et les désignations irrévocables dans leur loi sur les assurances, avec des catégories de proches qui varient. Le droit de l'insolvabilité peut annuler une désignation modifiée pour frustrer des créanciers. Consultez un avocat ou, au Québec, un avocat ou un notaire.

Une société de gestion devrait-elle être titulaire plutôt que la société d'exploitation?

Il n'existe pas de réponse par défaut. Une société de gestion peut tenir une police à l'écart des créanciers de la société d'exploitation et hors de ses critères d'actifs, mais les actions de la société de gestion sont aussi examinées selon ses actifs. Elle ajoute des étapes: une police détenue par une société, mais payée ou reçue par une autre, soulève des questions d'avantage et d'autres encore, et les sociétés associées se partagent un seul plafond des affaires. Votre comptable et votre avocat en décident selon votre structure, avant l'établissement de la police; notre article sur la société de gestion et l'emplacement du contrat expose les facteurs.

Une police détenue par ma société compte-t-elle dans la règle du revenu passif?

Selon notre lecture, la croissance à l'intérieur d'une police exonérée qui n'est pas incluse dans le revenu de la société pour une année ne s'ajoute pas à son revenu de placement total rajusté pour cette année, la mesure qui réduit le plafond fédéral des affaires. Tout change quand l'argent sort: un rachat, ou une avance supérieure au coût de base rajusté, crée un revenu selon le paragraphe 148(1), et ces sommes comptent dans la mesure. Le Québec applique sa propre réduction par l'entremise de Revenu Québec. Votre comptable confirme le traitement pour votre société et ses sociétés associées.

Que dois-je demander à l'assureur avant de choisir le titulaire?

Demandez par écrit une illustration qui présente les valeurs garanties séparément des valeurs projetées, une projection selon le barème de participations actuel et selon un barème plus bas, ainsi que la valeur de rachat et le coût de base rajusté projeté, année par année. Demandez les dispositions du contrat sur les avances, la cession en garantie et le changement de titulaire, qui fixe le taux des avances et comment les intérêts impayés sont traités. Les participations ne sont pas garanties; lisez donc d'abord la colonne garantie. Remettez ensuite les mêmes documents à votre comptable pour la comparaison.

Le Québec change-t-il la réponse?

La Loi de l'impôt sur le revenu fédérale s'applique au Québec, et une société ou un résident du Québec traite aussi avec Revenu Québec: sa propre déduction pour petite entreprise, avec une réduction selon les heures rémunérées, et le formulaire CO-502 en plus du choix fédéral relatif au dividende en capital. Le Code civil régit les désignations et la protection contre les créanciers, notamment par les articles 2457 et 2458, et une police donnée en garantie prend la forme d'une hypothèque. Faites vérifier les désignations et toute convention entre actionnaires par un avocat ou un notaire du Québec, et l'impôt provincial par votre comptable.

Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est le site éducatif du Centre canadien de création de patrimoine Inc., ouvert à tous les Canadiens. Les services sont fournis uniquement par Canadian Wealth Creation Centre Inc. Ses représentants détiennent un permis dans chaque province desservie: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick. Les permis personnels de José Salloum visent le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

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Dernière révision: 2026-10-01. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.

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Permis et titres. José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent autorisé par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent autorisé par l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001. Son permis personnel couvre le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique uniquement. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, et il détient la désignation Certified Cash Flow Specialist. Il s'agit de certifications privées et non de permis réglementaires, et elles ne confèrent aucune autorité gouvernementale. Tous ces titres peuvent être vérifiés dans les registres publics des organismes de réglementation.

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Au sujet des produits abordés. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et non un placement. Sa fonction première est le capital-décès. Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur en fonction du rendement du compte de participation, et le rendement passé des participations n'indique pas les résultats futurs. Les garanties contractuelles dépendent de la solvabilité continue de l'assureur émetteur et ne sont garanties par aucun gouvernement. La protection des titulaires de police au Canada est assurée par Assuris, à l'intérieur de ses limites publiées. La Société d'assurance-dépôts du Canada couvre les dépôts bancaires et ne s'applique pas aux produits d'assurance. Ces stratégies ne conviennent pas à tout le monde et dépendent de la situation individuelle, des liquidités, de l'horizon temporel et des objectifs.

Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, tout gain sur la police devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

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