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Les avances sur contrat sont-elles imposables au Canada?

Habituellement, rien n'est exigible au moment où l'avance est consentie, mais une avance sur contrat constitue une disposition au sens fiscal canadien. Lorsque la somme avancée excède le coût de base rajusté du contrat, un gain sur contrat apparaît et s'ajoute au revenu de cette année-là. Le résultat est déterminé par les chiffres propres au contrat.

Nature de cette réponse

  • Type de propos: Position fiscale ou réglementaire
  • Type de propos: Exige un autre professionnel
  • Portée: Partout au Canada

Ce texte énonce la position découlant de la législation fiscale fédérale canadienne à la date de révision indiquée plus bas. La conclusion applicable à un contrat donné appartient à un fiscaliste qualifié travaillant à partir des chiffres de ce contrat.

Comment cela fonctionne

Règlement 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu

Le test d'exonération, et ce qu'il détermine

  1. 01La police est comparée à une police de référence théorique. Qu'est-ce que cela détermine?
  2. 02Elle accumule sans imposition annuelleLa police réussit.
  3. 03Elle est imposée chaque annéeLa police échoue.
La croissance dans une police canadienne est à imposition reportée tant que le contrat demeure exonéré, et ce test est ce qui le maintient exonéré.

Une avance sur contrat entre dans la définition d'une disposition au paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Le coût de base rajusté est le coût fiscal du contrat, c'est-à-dire la valeur que la loi attribue au contrat pour mesurer un gain éventuel. Il monte à mesure que les primes sont versées et descend à mesure que le coût net de l'assurance pure y est imputé, de sorte qu'il décroît habituellement dans les années ultérieures. Seule la somme qui l'excède constitue un gain.

Le coût ou le piège

L'avance elle-même est rarement le problème. Le dommage survient lorsqu'un contrat tombe en déchéance ou est racheté pendant qu'un solde demeure impayé: le gain devient imposable cette année-là, et il ne reste alors plus d'argent dans le contrat pour l'acquitter, ce qui veut dire que l'impôt doit être réglé avec d'autres ressources, sur un solde déjà dépensé.

Le mécanisme, plus en détail

les deux échecs viennent d'une seule décision

Comment cela échoue, nommé d'avance

  1. 01Le rachat hâtif, quand les coûts pèsent le plus
  2. 02La déchéance pendant qu'une avance est en cours
  3. 03Un gain imposable sans liquidités pour l'acquitter
  4. 04Financer un contrat que le ménage ne peut soutenir
  5. 05Utiliser le contrat sans jamais rembourser
Les deux défaillances dominantes découlent d'une décision prise avant même l'émission du contrat.

Voici l'essentiel. La comparaison a lieu au moment même où l'avance est demandée, non à une date ultérieure. Le système d'administration de l'assureur compare la somme versée au coût de base rajusté du contrat tel qu'il se présente ce jour là, et lorsque la somme versée est plus élevée, l'écart est traité comme un gain sur contrat pour cette année d'imposition. Lorsque l'assureur détermine qu'un gain est survenu, il délivre au titulaire un feuillet fiscal indiquant le montant, et le même chiffre est transmis à l'Agence du revenu du Canada, de sorte que ce gain n'est pas quelque chose qu'un titulaire peut simplement omettre de déclarer sous prétexte qu'aucune somme n'a été reçue à la suite d'une vente. La loi traite l'avance elle même comme l'événement générateur de la disposition, que le ménage la vive ainsi ou non.

Lorsque la somme versée est inférieure au coût de base rajusté au moment de la demande, aucun gain ne survient sur cette avance particulière, et l'avance est simplement déclarée comme une avance sur contrat et non comme un événement imposable. Voilà bien pourquoi le moment précis choisi pour la demande compte tout autant que le montant lui même demandé: un même chiffre en dollars peut être entièrement non imposable une année et partiellement imposable une année ultérieure, uniquement parce que le coût de base rajusté sous jacent a continué de baisser entre temps.

La loi prévoit également une coordination entre un gain déclaré au moment d'une avance et un gain déclaré plus tard lors d'un rachat ou d'une déchéance, de sorte que la même augmentation de valeur ne soit pas nécessairement imposée deux fois au cours de la vie d'un même contrat. La façon précise dont cette coordination s'applique à un contrat donné, portant un historique d'avances qui lui est propre, est un calcul comportant suffisamment d'éléments mobiles pour qu'il vaille la peine de le confirmer auprès d'un comptable et non de le présumer à partir d'une description générale, puisque l'interaction entre une avance obtenue il y a des années et un rachat survenant aujourd'hui n'est pas quelque chose qu'un ménage peut reconstituer sans risque de mémoire.

Ce qui varie d'une situation à l'autre

cinq étapes, et vous pouvez vous arrêter

De la première conversation au contrat en vigueur

  1. 01Une rencontre découverte de trente minutes, sans produit
  2. 02Le dossier de convenance exigé avant toute recommandation
  3. 03Une rencontre de conception, garanties présentées à part
  4. 04La proposition et la tarification, décidées par l'assureur
  5. 05Une révision annuelle une fois le contrat en vigueur
Rien n'est facturé à aucune étape, et s'arrêter est une réponse complète à trois des cinq.

Le rythme de financement propre à un contrat détermine l'ampleur de la marge existant avant qu'une avance ne produise un gain, et cette marge change chaque année pendant laquelle le contrat demeure en vigueur, se rétrécissant généralement à mesure que l'assuré vieillit et que le coût net de l'assurance pure imputé au coût de base rajusté augmente. Une avance demandée contre un contrat encore dans ses premières années trouve généralement une marge importante, puisque les primes versées ont eu peu de temps pour être érodées par cette imputation annuelle; la même avance, du même montant, demandée des décennies plus tard contre le même contrat, peut se retrouver dans une position très différente par rapport à un coût de base qui a depuis décliné vers zéro.

Les assureurs diffèrent aussi dans leur façon de traiter l'intérêt qui n'est pas payé à mesure qu'il court. Certains capitalisent l'intérêt impayé directement dans le solde de l'avance en cours, ce qui signifie que le solde mesuré par rapport au coût de base rajusté continue de croître de lui même même si le titulaire ne demande aucune nouvelle avance, tandis que d'autres suivent l'intérêt couru séparément. Un ménage qui présume, par simple habitude, que son solde d'avance demeure stable parce qu'il n'a demandé qu'une seule avance, il y a plusieurs années, risque fort de comparer le mauvais chiffre au coût de base rajusté le jour où il finit enfin par se poser la question.

La province où réside le titulaire ou la société ne change rien à tout cela. Le coût de base rajusté et la définition d'une disposition sont tous deux des notions fiscales fédérales appliquées de façon identique partout au Canada, de sorte que rien dans le fait de déménager d'une province à une autre ne change si une avance donnée produit un gain; les variables qui comptent se trouvent toutes à l'intérieur de l'historique de financement propre au contrat et de l'administration qu'en fait l'assureur.

Quoi demander, et à qui

Avant de demander une avance, demander par écrit à l'assureur le coût de base rajusté actuel du contrat, comparé à la somme envisagée, permet à un ménage de savoir à l'avance si la demande risque de produire un gain, et non de découvrir la réponse à la saison des impôts suivante. La même demande devrait préciser si l'intérêt impayé s'ajoute automatiquement au solde de l'avance, puisque ce détail change la façon dont la comparaison évolue les années suivantes, même en l'absence de toute nouvelle demande. Lorsqu'un gain survient effectivement, le feuillet fiscal de l'assureur en indique le montant, mais il ne dit pas ce que ce montant fait à la déclaration globale du ménage ou de la société pour l'année, un calcul qui dépend de chacun des autres éléments de cette déclaration et qui revient à un comptable plutôt qu'à l'assureur.

À qui cela importe le plus, et à qui cela importe le moins

s'il en manque une, revoyez la situation

Quatre conditions préalables à tout le reste

  1. Un surplus de liquidités durable, dans une année ordinaire
  2. Un horizon mesuré en décennies plutôt qu'en années
  3. Une place dans la situation d'ensemble du ménage
  4. Un objectif clair pour le contrat lui-même
Il s'agit d'une décision sur le surplus de liquidités. L'épargne d'urgence et les régimes enregistrés sont des décisions distinctes, prises selon leurs propres règles.

Cela importe le plus à un contrat en vigueur depuis longtemps et financé d'une manière qui a fait chuter le coût de base rajusté près de zéro, puisqu'un ménage dans cette situation peut demander une avance d'un montant qu'il a déjà demandé auparavant sans incident, et constater que cette même demande produit désormais un gain qu'elle ne produisait pas auparavant, uniquement parce que le coût de base sous jacent a continué de baisser au fil des années pendant que la demande elle même paraissait inchangée. Cela importe le moins à un contrat récemment émis, dans ses toutes premières années, où le coût de base rajusté demeure habituellement bien supérieur à toute somme qu'un ménage demanderait de façon réaliste à ce stade, bien que cette marge ne soit aucunement permanente et se rétrécisse chaque année où le contrat demeure en vigueur.

Ce que cette page ne vous dira pas

Cette page décrit la règle qui détermine si une avance sur contrat produit un gain. Elle ne calcule pas si une avance précise, demandée contre un contrat précis au cours d'une année précise, en produit un réellement, puisque ce calcul dépend du coût de base rajusté propre à ce contrat à cette date, un chiffre que seuls les registres d'administration de l'assureur peuvent confirmer. Elle ne dit pas non plus à un ménage ou à une société si demander cette avance constitue par ailleurs une décision judicieuse une fois la conséquence fiscale connue, puisque ce jugement dépend de la situation financière complète du ménage. Un comptable, travaillant à partir des chiffres précis fournis par l'assureur lui même, est le professionnel réellement en mesure de confirmer le résultat fiscal avant que la demande ne soit faite plutôt qu'après, et c'est ce même professionnel qui peut expliquer comment un gain déclaré cette année interagit avec le reste de la déclaration d'un ménage ou d'une société, ce qu'une page écrite pour un public général n'est pas en mesure de faire. Comprenez cela, et vous ne serez pas induit en erreur.

Où cette réponse peut ne pas s'appliquer

  • Un contrat détenu par une société change l'analyse, et l'interaction avec le compte de dividendes en capital et avec les règles sur les avantages aux actionnaires relève d'un CPA.
  • Un prêt garanti obtenu d'un prêteur externe n'est pas une avance sur contrat et ne constitue pas une disposition.
  • Un contribuable ayant une obligation de déclaration hors du Canada a besoin d'un avis coordonné, et cette bibliothèque ne rend aucune conclusion transfrontalière.
  • La législation change. Une réponse qui porte une position fiscale n'est à jour qu'à la date imprimée au bas de cette page.

Ce qu'il faut vérifier dans votre propre contrat

  • Le coût de base rajusté du contrat aujourd'hui, obtenu par écrit de l'assureur.
  • La façon dont le coût de base rajusté devrait évoluer au cours des dix prochaines années.
  • La somme déjà avancée, et l'intérêt couru qui y a été capitalisé.
  • Si l'assureur émettra un feuillet fiscal pour l'année où l'avance est prise.
  • Ce qui deviendrait imposable si le contrat tombait en déchéance ou était racheté avec le solde en cours.

Poursuivre avec l'explication complète

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Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est le site éducatif du Centre canadien de création de patrimoine inc., ouvert à tous les Canadiens. Les services sont fournis uniquement par ce cabinet. Ses représentants détiennent un permis dans chaque province desservie: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick. Les permis personnels de José Salloum visent le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

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Responsabilité éditoriale et divulgation

Rédigé par
José Salloum
Capacité professionnelle
Conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. place des affaires dans six provinces, par des représentants titulaires d'un permis dans chacune: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick
Révisé par
Palier fiscal et corporatif, révisé par un fiscaliste canadien qualifié avant publication
Portée
Partout au Canada
Dernière révision
2026-08-30
Version
2.1
Divulgation de la rémunération
Le Centre canadien de création de patrimoine inc. peut toucher une rémunération versée par l'assureur si un contrat est souscrit. Elle prend la forme d'une rémunération de première année puis d'une rémunération de renouvellement, et son montant varie selon l'assureur, le produit, l'âge, la prime, la conception du contrat, les avenants et l'entente avec l'agent général. Aucun chiffre unique ne décrirait fidèlement tous les contrats, et aucun n'est publié ici.
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Info@ibcfinancial.com. Écrivez sans numéro de contrat, sans renseignement médical et sans coordonnées de compte.

Dernière révision: 2026-08-30. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.

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Permis et titres. José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent autorisé par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent autorisé par l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001. Son permis personnel couvre le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique uniquement. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, et il détient la désignation Certified Cash Flow Specialist. Il s'agit de certifications privées et non de permis réglementaires, et elles ne confèrent aucune autorité gouvernementale. Tous ces titres peuvent être vérifiés dans les registres publics des organismes de réglementation.

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