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Une sortie dans dix ans, et un contrat qui en demande trente

MIS À JOUR

Probablement pas, si la société qui serait titulaire du contrat sera vendue ou liquidée d'ici une dizaine d'années et qu'aucun besoin d'assurance ne survit à la vente. La valeur de rachat garantie peut rester sous les primes versées pendant des années, sortir le contrat avant une vente d'actions est une disposition au sens fiscal, et sa valeur compte dans les critères de l'exonération des gains en capital. Le contrat peut convenir si le titulaire continue après la vente et qu'un besoin de protection durable existe.

Dix ans, cela paraît long, et même confortable. C'est assez de temps pour planifier sans presse, et assez peu pour qu'un contrat d'assurance vie entière avec participation, spécialement conçu et à valeur de rachat élevée, souscrit aujourd'hui soit encore jeune le jour où l'entreprise change de mains. Si la société qui serait titulaire du contrat est celle que vous comptez vendre ou liquider, et qu'aucun besoin d'assurance ne survivra à la vente, la réponse est probablement non. Les raisons sont concrètes: ce que contiennent les valeurs garanties à l'année où vous pourriez vendre, l'endroit où va le contrat quand les actions ou les éléments d'actif changent de mains, l'impôt qu'un transfert peut créer, et la façon dont la valeur du contrat est comptée quand vos actions sont soumises aux critères de l'exonération des gains en capital.

La réponse n'est pas figée pour autant. Elle change lorsque le titulaire du contrat continue d'exister après la vente et qu'un besoin de protection continue avec lui. Vous pouvez éprouver les deux côtés de la question dans votre propre dossier, avec les questions à poser à l'assureur, à votre CPA et à votre avocat ou à votre notaire. L'ordre plus large des questions propres aux sociétés se trouve dans la section des propriétaires d'entreprise.

L'assurance vie entière avec participation est d'abord une assurance vie. Ce n'est ni un compte d'épargne ni un placement, et un contrat n'est jamais le bon outil pour de l'argent dont l'entreprise aura besoin dans les prochaines années. Financière CBI est le site éducatif du Centre canadien de création de patrimoine inc., qui reçoit une commission de l'assureur si un contrat est souscrit par son entremise.

Qui est titulaire, qui paie, qui est assuré et qui reçoit dans un contrat détenu par une société?

Quatre rôles se trouvent dans tout contrat détenu par une société, et un cinquième apparaît dès qu'il y a un emprunt. Une vente touche chacun d'eux autrement: nommez-les avant toute autre chose.

Rôle Qui l'occupe dans l'arrangement examiné ici Ce que la vente y change
Titulaire La société inscrite au contrat Elle demeure titulaire sauf si le contrat est transféré, et un transfert est une disposition au sens fiscal
Payeur des primes La société, à même son revenu après impôt L'acheteur des actions reprend l'obligation si le contrat reste dans la société
Assuré Vous, l'actionnaire Inchangé pour la vie; un nouveau titulaire ne change pas l'assuré
Bénéficiaire La société Désigner quelqu'un d'autre sur un contrat payé par la société soulève une question d'avantage à soumettre à votre CPA
Prêteur, s'il y a lieu L'assureur pour une avance sur contrat, ou un prêteur externe qui détient le contrat en garantie Tout solde dû doit être remboursé, repris ou réglé à la clôture

Le titulaire détient les droits prévus au contrat: le racheter, obtenir une avance sur contrat, changer le bénéficiaire et le transférer. L'assuré n'est que la personne dont la vie est couverte par le contrat; il n'exerce aucun de ces droits à ce titre. Une société peut être titulaire d'un contrat sur votre vie parce qu'elle a un intérêt assurable dans votre vie ou parce que vous y avez consenti par écrit; au Québec, l'article 2418 du Code civil pose cette règle. Quand la société est à la fois titulaire et bénéficiaire, la valeur de rachat et le capital-décès sont des actifs de la société, qui figurent à son bilan et que ses créanciers pourraient être en mesure de saisir.

Le titulaire peut être la société exploitante, une société de gestion ou vous personnellement, et chaque choix a des conséquences différentes au moment d'une vente. Le bon choix relève de votre comptable et de votre avocat ou notaire, avant toute proposition, parce qu'une décision sur la propriété du contrat est bien plus facile à prendre qu'à défaire. Les options sont comparées dans la société de gestion et l'emplacement du contrat et dans l'assurance vie détenue par une société.

Que contient le contrat dans les années qui précèdent une vente?

Dans les premières années d'un contrat d'assurance vie entière avec participation, spécialement conçu et à valeur de rachat élevée, la valeur de rachat garantie peut se situer bien en dessous des primes versées. Les coûts d'émission du contrat et le coût de l'assurance elle-même sont absorbés tôt. Le temps que met la valeur garantie à rejoindre ce qui a été versé dépend du contrat: l'assureur, la conception, la part de la prime qui achète de l'assurance supplémentaire libérée, la durée de paiement des primes, ainsi que l'âge et la tarification de l'assuré. Certaines conceptions visent des valeurs de rachat plus élevées au début, d'autres un capital-décès plus important plus tard. Aucune règle générale ne donne la réponse pour votre contrat: seuls les documents de l'assureur, établis pour vous, peuvent le faire.

La dixième année n'est donc pas un point mort. C'est un horizon de planification. La question qui compte pour une sortie à dix ans est ce que montre la colonne garantie à chaque année où vous pourriez vendre, face à ce que la société aura versé à ce moment. Si la valeur garantie est inférieure aux primes versées, la société porte un actif qui vaut moins que l'argent qui en est sorti, et le comptable l'inscrit ainsi au bilan chaque année, sans égard à ce que promettait la présentation initiale. Si elle est supérieure, les questions du transfert, de l'impôt et des critères d'admissibilité demeurent entières.

La colonne illustrée ajoute les participations que le conseil d'administration de l'assureur peut déclarer chaque année. Elles ne sont pas garanties, et un barème des participations plus bas réduit chaque chiffre illustré qui suit. Lisez les deux colonnes séparément et demandez une deuxième projection à un barème réduit, pour voir quelle part de la projection dépend des participations. La valeur de rachat explique ce que comprend le montant de rachat et ce qu'il laisse de côté.

N'oubliez pas ce que les primes ont aussi acheté. Chaque année où le contrat était en vigueur, le capital-décès l'était aussi. Si cette protection répondait à un besoin réel, comme une convention entre actionnaires ou l'exigence d'un prêteur, les années avant la vente ont rempli une fonction même si la valeur de rachat tardait. S'il n'y avait pas un tel besoin, la seule comparaison qui reste oppose les primes versées à ce que contient le contrat.

Que devrait montrer l'illustration avant que vous décidiez?

souvent la même personne, pas toujours

Trois rôles dans un même contrat

  1. 01Un même contratLes trois peuvent différer. Seul le titulaire le modifie, sous réserve d'un bénéficiaire irrévocable.
  2. 02Le titulairePossède le contrat et en détient les droits, sous réserve de toute cession.
  3. 03L'assuréLa personne dont la vie est couverte.
  4. 04Le bénéficiaireReçoit le capital-décès.
Confondre le titulaire et l'assuré dans une structure de société peut coûter cher.

Une illustration préparée pour l'assuré réel, le titulaire réel et le mode réel de paiement des primes est la preuve qui tranche la question du calendrier. Demandez-la par écrit, datée, avec la date du barème des participations sur lequel elle repose. Demandez ces éléments aux années 1, 5, 8, 10, 12 et 15.

Élément à demander Pourquoi il compte pour une sortie à dix ans
Primes cumulées Ce que la société aura versé à chaque année de vente possible
Valeur de rachat garantie La valeur que promet le contrat, indépendamment des participations
Valeur de rachat illustrée au barème actuel La projection si le barème actuel se maintient, ce qui n'est pas garanti
Valeurs illustrées à un barème réduit La part de la projection qui dépend des participations
Coût de base rajusté estimatif Nécessaire à votre CPA pour tout transfert, rachat ou avance sur contrat
Capital-décès garanti et illustré La protection que les primes achètent en cours de route
Clauses sur les avances sur contrat Comment l'assureur fixe le taux de l'avance, et le fait qu'il peut le modifier
Ce qui arrive si les primes cessent après la huitième année Assurance libérée réduite, primes compensées ou déchéance, selon les clauses du contrat

Deux projections distinctes rendent le calendrier concret et comparable: l'une avec les primes versées jusqu'à l'année de la vente, l'autre avec des primes qui cessent plus tôt. Si des primes compensées apparaissent, demandez de quoi elles dépendent. Leur date de départ repose sur des participations futures, qui ne sont pas garanties.

Exemple illustratif (arithmétique seulement, ce n'est pas une illustration de contrat). Supposons que la société verse 20 000 $ par année et que la vente se conclut après la huitième prime.

  1. Primes cumulées: 8 fois 20 000 $, soit 160 000 $.
  2. Valeur de rachat garantie à la huitième année: lisez-la dans l'illustration que l'assureur prépare pour vous; aucun chiffre général n'existe.
  3. Écart à la vente: les primes cumulées moins la valeur garantie de l'étape 2.

Comme les primes sont payées à même le revenu de la société après impôt, chaque prime de 20 000 $ a aussi exigé plus de 20 000 $ de revenu avant impôt dans la société. Refaites les trois mêmes étapes à la cinquième et à la douzième année pour voir ce que changerait une vente plus hâtive ou plus tardive, en gardant les mêmes hypothèses d'une étape à l'autre.

Quelles règles fiscales encadrent le surplus d'une société avant une vente?

Avant de décider ce que doit faire le surplus de la société pendant la décennie qui précède une vente, nommez les régimes fiscaux qui s'y appliquent. Chacun peut changer la réponse, parfois de façon importante, et aucun ne se règle sans les chiffres réels de la société.

  • La déduction pour petite entreprise réduit le taux d'imposition de la société sur le revenu d'une entreprise exploitée activement, jusqu'au plafond des affaires. Le revenu au-delà du plafond est imposé au taux général des sociétés.
  • Selon le paragraphe 125(5.1) de la Loi de l'impôt sur le revenu, le plafond des affaires diminue à mesure que le revenu de placement total ajusté de la société et de ses sociétés associées dépasse un seuil. Le mécanisme est expliqué dans les bénéfices non répartis et la règle du revenu passif.
  • Les règles sur l'entreprise de prestation de services personnels peuvent retirer la déduction pour petite entreprise à une société dont l'activité est, en substance, l'emploi d'une personne exercé par l'intermédiaire d'une société. Votre CPA vous dit si elles touchent la vôtre.
  • Au Québec, Revenu Québec gère sa propre déduction pour petite entreprise. Sa note du 4 mai 2026 confirme que la réduction fondée sur les heures rémunérées des employés demeure en place.

Les primes se paient avec des dollars de la société après impôt. Tant que le contrat demeure exonéré, sa croissance interne n'est pas imposée chaque année. La définition du revenu de placement total ajusté au paragraphe 125(7) comprend les sommes relatives à une police d'assurance vie qui sont incluses dans le revenu de la société. Selon notre lecture, la croissance qui n'est pas incluse dans le revenu ne s'ajoute pas à cette mesure, alors qu'un rachat, un retrait ou une avance sur contrat qui produit un revenu peut s'y ajouter. Le revenu d'un compte de placement de la société, lui, est imposé chaque année et compte dans la mesure.

Pour les critères d'admissibilité des actions, cette différence disparaît. Un surplus gardé dans la société exploitante en dépôts à terme ou dans un compte de placement est lui aussi un actif qui ne sert pas à l'entreprise exploitée activement. Refuser le contrat ne suffit donc pas à nettoyer un bilan chargé de surplus inactif: le problème tient à l'actif hors entreprise, quelle que soit sa forme. Ce qui est propre au contrat, c'est le coût de sa sortie de la société et la façon dont les règles fiscales le mesurent.

Qu'arrive-t-il au contrat lors d'une vente d'actions ou d'une vente d'éléments d'actif?

Le contrat suit son titulaire, où qu'il aille. Ce que la vente lui fait dépend de ce qui est vendu, les actions ou les éléments d'actif.

Structure de la vente Où se retrouve le contrat Ce qu'il faut régler avant de signer
Vente d'actions, contrat laissé dans la société Dans la société, désormais détenue par l'acheteur, avec ses primes et ses valeurs L'acheteur le veut-il, et comment en tient-on compte dans le prix?
Vente d'actions, contrat sorti d'abord Chez le nouveau titulaire désigné dans le transfert: vous, une société de gestion ou une autre société L'impôt sur le transfert, tout avantage à l'actionnaire et les formulaires de transfert
Vente d'éléments d'actif Dans la société vendeuse que vous conservez, sauf si le contrat fait lui-même partie des biens vendus Si la société qui continue a besoin de la protection et peut en porter les primes
Liquidation après la vente Transféré ou racheté L'impôt sur le rachat ou le transfert, et l'ordre des étapes de la liquidation

Une vente ne met pas fin à un contrat à elle seule, quelle que soit sa forme. Le contrat se poursuit jusqu'à son rachat, sa déchéance ou le décès de l'assuré. Et une vente qui laisse le contrat dans la société ne crée pas de disposition du contrat: le titulaire reste la même société, seuls ses actionnaires ont changé. Une disposition survient quand la société transfère ou rachète le contrat.

Ce que l'acheteur fait du contrat relève de la négociation, non d'une règle. La question a sa place dans la lettre d'intention, avec les valeurs écrites de l'assureur à une date précise. Les embranchements d'une vente sont détaillés dans vendre l'entreprise et le contrat, et la séquence plus large dans le processus de planification de la relève.

Combien coûte en impôt la sortie du contrat de la société?

un compte théorique, pas un solde détenu

Le compte de dividendes en capital

  1. Un compte fiscal théorique d'une société privée canadienne
  2. Il inscrit les sommes reçues par la société sans impôt
  3. Un capital-décès moins le coût de base rajusté peut le créditer
  4. Un solde disponible peut être versé en dividendes en capital
  5. Le crédit dépend entièrement de la structure de propriété
Le compte inscrit un droit de distribuer, non de l'argent que la société détient.

Quand la société transfère le contrat à vous, ou à une autre société avec laquelle elle a un lien de dépendance, elle dispose du contrat. Le paragraphe 148(7) de la Loi de l'impôt sur le revenu s'applique à une disposition par don, par distribution faite par une société, par l'effet de la loi, ou en faveur d'une personne avec laquelle le titulaire a un lien de dépendance. Il répute le produit égal au plus élevé de trois montants: la valeur de l'intérêt dans la police, la juste valeur marchande de toute contrepartie donnée pour cet intérêt, et le coût de base rajusté immédiatement avant le transfert.

Selon le paragraphe 148(1), la société inclut dans son revenu la partie de ce produit qui dépasse le coût de base rajusté. Une disposition réputée n'entraîne donc pas automatiquement un impôt à payer. Lorsque le produit ne dépasse pas le coût de base, rien n'est inclus. Et comme le coût de base rajusté fait partie des trois montants, le produit réputé n'est jamais inférieur à ce coût: le transfert ne produit pas de perte.

Une deuxième question est distincte de la première et se règle séparément. Si vous recevez le contrat personnellement et payez moins que sa juste valeur marchande, l'écart peut être cotisé comme un avantage conféré à un actionnaire selon le paragraphe 15(1). La juste valeur marchande n'est pas nécessairement la valeur de rachat, et une évaluation peut être nécessaire pour l'établir. La situation où la société paie et l'actionnaire détient le contrat est traitée dans quand la société paie la prime et que l'actionnaire détient le contrat.

Exemple illustratif (valeurs inventées, qui ne viennent d'aucun assureur et servent seulement à montrer l'ordre du calcul). Supposons:

  • valeur de l'intérêt dans la police, telle que l'assureur l'indiquerait par écrit: 140 000 $;
  • coût de base rajusté immédiatement avant le transfert: 110 000 $;
  • montant que vous payez à la société pour le contrat: 0 $.

  • Produit réputé: le plus élevé de 140 000 $, 0 $ et 110 000 $, soit 140 000 $.

  • Revenu de la société: 140 000 $ moins 110 000 $, soit 30 000 $.
  • Par ailleurs, comme vous n'avez rien payé pour un contrat qui a une valeur, votre CPA examine un avantage à l'actionnaire selon le paragraphe 15(1), mesuré sur la juste valeur marchande du contrat.

Si vous aviez plutôt payé 140 000 $ à la société, les étapes 1 et 2 donneraient le même résultat, puisque 140 000 $ demeure le montant le plus élevé. La question de l'avantage dépendrait alors de savoir si 140 000 $ correspondait à la juste valeur marchande.

Les règles fédérales s'appliquent partout. Les résidents et les sociétés du Québec produisent aussi auprès de Revenu Québec, dont la Loi sur les impôts comporte ses propres dispositions sur le même transfert: demandez à votre CPA de faire les deux calculs. Les chiffres reviennent à votre CPA, qui travaille sur les valeurs écrites de l'assureur à la date du transfert, et non sur une estimation. Les documents reviennent à votre avocat ou à votre notaire.

Comment les critères de l'exonération des gains en capital traitent-ils un contrat?

L'exonération cumulative des gains en capital peut s'appliquer lorsque vous, un particulier résidant au Canada, vendez des actions qui sont des actions admissibles de petite entreprise. Le guide de l'Agence du revenu du Canada Gains en capital, T4037 (2025) énonce trois conditions, qui doivent toutes être remplies, et ajoute des règles particulières pour les actions émises après le 13 juin 1988, que votre CPA applique:

  1. Au moment de la vente, l'action est une action d'une société exploitant une petite entreprise: une société privée sous contrôle canadien dont la totalité ou presque (90 % ou plus) de la juste valeur marchande des éléments d'actif sert principalement à une entreprise exploitée activement principalement au Canada, consiste en actions ou en dettes de sociétés rattachées qui exploitent une petite entreprise, ou combine les deux. Vous, votre époux ou conjoint de fait, ou une société de personnes dont vous étiez membre en étiez propriétaire.
  2. Tout au long des 24 mois qui précèdent la vente, pendant que l'action appartenait à vous, à une société de personnes dont vous étiez membre ou à une personne liée à vous, elle était une action d'une société privée sous contrôle canadien dont plus de 50 % de la juste valeur marchande des éléments d'actif se trouvait dans ces mêmes catégories.
  3. Tout au long des 24 mois qui précèdent la vente, personne d'autre que vous, une société de personnes dont vous étiez membre ou une personne liée à vous n'a été propriétaire de l'action.

La page de l'Agence Ligne 25400, Déduction pour gains en capital indique que, selon les modifications proposées, l'exonération est de 1 250 000 $ pour 2025 et que ce plafond est indexé en fonction de l'inflation. La page a été modifiée le 5 février 2026. Votre CPA utilise le montant de l'année de votre vente, puisque le plafond change d'une année à l'autre.

La valeur d'un contrat n'est généralement pas un actif utilisé dans une entreprise exploitée activement. La Loi de l'impôt sur le revenu prévoit sa propre règle pour évaluer, dans ces critères, une police d'assurance vie détenue par la société, et votre CPA l'applique à votre contrat.

Lus ensemble, les deux critères d'actif ne suivent pas la même horloge. Le critère de 90 % regarde le jour de la vente. Le critère de plus de 50 % couvre toute la période de 24 mois qui la précède. Selon notre lecture, retirer des actifs hors entreprise peu avant une vente peut aider pour le premier, mais ne peut réparer un manque déjà survenu dans le second. La purification, soit le retrait planifié de ces actifs, a ses propres coûts fiscaux, et si l'actif retiré est le contrat, le transfert décrit plus haut en fait partie.

L'exonération vise une vente d'actions par un particulier. Dans une vente d'éléments d'actif, c'est la société qui vend les biens de son entreprise, et ces critères ne sont pas ce qui détermine l'impôt sur cette vente. Demandez à votre CPA d'appliquer les critères au bilan réel dès maintenant, puis chaque année, bien avant qu'un acheteur se présente.

Que fait l'acheteur d'un contrat qui assure un propriétaire sortant?

L'acheteur paie pour une entreprise qui fonctionne et pour une transition de direction. Une protection sur la vie de la personne qui part ne sert pas ce but. Certains acheteurs demandent donc au vendeur de retirer le contrat avant la clôture et fixent le prix sans lui. D'autres le prennent et paient quelque chose pour la valeur de rachat, selon un montant établi par leur propre comptable. La position de votre acheteur se négocie, et elle a sa place dans la lettre d'intention, non dans la semaine qui précède la clôture.

Il existe toutefois un cas plus étroit, qui mérite qu'on s'y arrête. Si l'assuré est un gestionnaire qui reste dans l'entreprise, la protection peut encore servir l'acheteur. La voie simple garde la société comme titulaire et bénéficiaire. Désigner comme bénéficiaire une personne autre que la société, sur un contrat dont la société paie les primes, peut créer un avantage imposable: tout changement de bénéficiaire passe d'abord par le CPA. Le consentement du gestionnaire, donné à l'émission, couvrait l'arrangement d'origine; un nouveau titulaire ou un nouvel objectif mérite un nouvel examen avec l'avocat ou le notaire.

Pour le propriétaire qui prévoit une sortie dans dix ans, la conséquence pratique est simple. Si l'acheteur laisse le contrat de côté, l'actif bâti pendant la décennie sort de la société aux frais du vendeur, en impôt comme en temps. Déterminez qui assume ce coût avant la première prime, et non après l'offre d'achat.

La société peut-elle tirer de l'argent du contrat avant la vente?

la protection la moins chère, pour un temps

Ce que l'assurance vie temporaire fait et ne fait pas

  1. 01Une protection à durée fixe, souvent de dix à trente ans
  2. 02Elle paie si l'assuré décède pendant la durée
  3. 03Elle ne paie rien dans le cas contraire
  4. 04Elle n'a aucune valeur de rachat à aucun moment
  5. 05Elle coûte une fraction de la protection permanente
L'assurance vie temporaire répond juste à un besoin temporaire, et la transformabilité est la décision la moins coûteuse du domaine.

Oui, par deux voies bien distinctes. Ce sont deux prêts, et aucun ne met d'argent entre vos mains sans une étape de plus.

Voie Qui prête Qui doit à qui Qui reçoit les intérêts Ce qui garantit le prêt Au décès, à la déchéance ou au rachat
Avance sur contrat L'assureur La société doit l'avance à l'assureur L'assureur La valeur de rachat du contrat, selon ses clauses Le solde est déduit du capital-décès ou de la valeur de rachat
Prêt garanti Un prêteur externe La société doit le prêt au prêteur Le prêteur Une cession en garantie du contrat au prêteur Le prêteur est remboursé sur le produit selon la cession; une fois le prêt remboursé, la cession est levée et le contrat demeure à la société

Une avance sur contrat est une disposition selon le paragraphe 148(9). Seule la partie de l'avance qui dépasse le coût de base rajusté immédiatement avant l'avance est un revenu pour la société selon le paragraphe 148(1), et l'avance réduit le coût de base. Le remboursement rétablit le coût de base et peut donner droit à une déduction selon l'alinéa 60s), jusqu'à concurrence des montants déjà inclus. L'assureur fixe le taux d'intérêt de l'avance et peut le modifier. La cession du contrat en garantie d'un prêt consenti par un autre prêteur n'est pas une disposition; ce prêteur décide s'il prête, et à ses propres conditions.

L'argent va à la société, non à vous, et cette distinction compte. Vous le faire parvenir exige une deuxième opération, comme un salaire, un dividende imposable ou le remboursement d'un prêt d'actionnaire, chacune avec son propre impôt. Avant une vente, tout solde dû selon l'une ou l'autre voie doit être remboursé, laissé avec le contrat à la vue de l'acheteur, ou réglé à la clôture. Les mécanismes sont expliqués dans les avances sur contrat et dans le prêt à l'actionnaire et l'avance sur contrat.

Que se passe-t-il si vous décédez avant la vente de l'entreprise?

Le contrat remplit alors la fonction pour laquelle il existe, et c'est là sa raison d'être première. L'assureur verse le capital-décès à la société bénéficiaire, moins toute avance sur contrat impayée. Pour une société privée, le compte de dividendes en capital est crédité du produit reçu en raison du décès, moins le coût de base rajusté du contrat immédiatement avant le décès, selon l'alinéa d) de la définition au paragraphe 89(1).

La société peut ensuite verser des dividendes en capital, sans impôt personnel, aux actionnaires résidant au Canada, en produisant le choix prévu au paragraphe 83(2) au plus tard le jour où le dividende devient payable ou, s'il est antérieur, le jour où il est versé pour la première fois. Les actionnaires qui vivent hors du Canada sont généralement assujettis à la retenue d'impôt de la partie XIII. Au Québec, la société produit aussi le formulaire CO-502 auprès de Revenu Québec. Le comptable de la société calcule le solde avant de déclarer tout dividende. Les règles complètes se trouvent dans le compte de dividendes en capital.

Un décès avant la vente change aussi la vente elle-même, parfois du tout au tout. La convention entre actionnaires, les conditions de l'acheteur et la situation de la succession peuvent toutes dépendre de l'argent disponible à ce moment. Si ce besoin est réel, c'est un besoin de protection, et il mérite sa propre réponse, distincte de toute question d'accumulation de valeur de rachat.

Et si la vente arrive plus tôt, plus tard ou jamais?

La date de sortie est le chiffre le moins sûr du dossier, même lorsqu'elle semble bien arrêtée aujourd'hui. Éprouvez la décision contre plus d'une date.

Scénario Ce que cela fait au contrat Question à poser
Vente plus tôt que prévu, vers la cinquième année Le contrat est plus jeune quand il doit sortir, et la valeur garantie de cette année est celle que voient le transfert et l'acheteur Que montre la colonne garantie à la cinquième année, face aux primes versées?
Vente à la date prévue Le contrat reste, sort ou se négocie, comme le montre le tableau des ventes Qui le prend, à quel montant, et quel impôt crée un transfert?
Vente retardée de plusieurs années Les primes continuent plus longtemps, et le contrat est plus âgé à la vente La société peut-elle continuer de payer si ses revenus baissent entre-temps?
Aucune vente Vous gardez l'entreprise et le contrat, et le revenu de retraite vient de l'entreprise ou d'ailleurs À quoi servent le contrat et le surplus si aucun acheteur ne se présente?

Un retard joue dans les deux sens, et il faut regarder les deux. Un contrat financé plus longtemps est plus avancé dans son calendrier, mais ses primes se poursuivent aussi pendant des années où l'entreprise pourrait avoir besoin de cet argent. Une décision qui n'a de sens qu'à une seule date de sortie est fragile. La question plus solide est de savoir à quoi servent le surplus et la protection si la vente n'a jamais lieu.

Quand un contrat peut-il quand même convenir à un propriétaire qui prévoit vendre?

nommer l'autre option, sinon il n'y en a pas

La comparaison réellement honnête

  1. 01On compare habituellement une avance à un prêt externe
  2. 02Cela ne tient que si vous auriez emprunté de toute façon
  3. 03Sinon, la comparaison juste est le paiement comptant
  4. 04L'intérêt d'une avance est versé à l'assureur
  5. 05Une comparaison reste incomplète sans l'autre option nommée
L'intérêt d'une avance sur contrat est versé à l'assureur. Il ne revient pas au titulaire.

Quand le titulaire du contrat continue d'exister après la vente et qu'un besoin de protection continue avec lui. Quatre conditions, toutes ensemble:

  1. Un besoin de protection qui survit à la vente, comme une dette successorale, une convention entre actionnaires dans une société qui continue, ou des personnes qui dépendent de vous.
  2. Un titulaire qui continue: une personne ou une entité qui n'est ni vendue ni liquidée à la sortie, et dont la détention du contrat ne nuit pas aux actions que vous comptez vendre. Qu'il s'agisse de vous personnellement, d'une société de gestion ou d'une autre société, c'est une décision de structure à prendre avec votre CPA et votre avocat ou votre notaire.
  3. Des primes que le payeur peut soutenir avant et après la vente, y compris pendant une vente retardée, sans utiliser l'argent dont l'entreprise a besoin.
  4. L'analyse de sortie de votre CPA: les critères d'admissibilité, le coût d'un transfert futur et la façon dont le surplus parviendrait au titulaire du contrat, puisque déplacer un surplus d'une société à l'autre par dividende n'est pas automatiquement libre d'impôt.

Si une seule de ces conditions manque, une société de gestion qui continue ne sauve pas la proposition, peu importe l'attrait de l'illustration. Si les quatre sont réunies, le contrat doit encore vous convenir sur le plan de la tarification, du coût et de l'objectif, ce que le calendrier ne peut pas trancher.

Quoi d'autre pourrait faire le travail qu'on propose de confier au contrat?

Nommez d'abord le travail à accomplir. Un contrat n'est qu'une réponse possible à l'un d'eux, et pas nécessairement la meilleure pour votre situation.

Le travail Ce qui peut le faire Ce que cela ne fait pas
Une protection jusqu'à la clôture de la vente Une assurance temporaire, détenue selon les conseils de votre CPA et de votre avocat; les droits de transformation, lorsqu'un contrat en prévoit, varient d'un assureur à l'autre Bâtir une valeur de rachat
De l'argent pour le processus de vente et pour les réparations que l'examen de l'acheteur révèle Des liquidités gardées à portée de main dans la société Fournir un capital-décès; elles comptent aussi comme un actif hors entreprise dans les critères d'admissibilité
Augmenter ce qu'un acheteur paiera Des dépenses en systèmes, en gestion, en dossiers et en équipement Fournir une protection
Une protection qui dure après la vente Une protection permanente détenue par une personne ou une entité qui continue, si les quatre conditions sont réunies Répondre à un besoin de liquidités à court terme

N'achetez jamais un contrat pour répondre à un besoin de l'entreprise qui survient dans les prochaines années. Les primes sont un engagement de longue durée, et les premières valeurs garanties peuvent ne pas rendre ce qui a été versé. La décennie qui précède une vente est celle où l'on rend une entreprise attrayante pour un acheteur: des systèmes documentés, une équipe de direction qui vous permet de prendre du recul, des dossiers qui résistent à l'examen de l'acheteur, de l'équipement et des locaux en bon état. Chacun de ces travaux concurrence le surplus qu'une prime utiliserait.

Un processus de vente consomme aussi des liquidités en honoraires professionnels et en réparations que l'examen de l'acheteur révèle. Gardez assez d'argent à portée de main pour y faire face. Et séparez la question de la protection de celle de l'accumulation, parce que ce sont deux décisions différentes. Un capital-décès établi en fonction d'une obligation précise est une chose; un surplus de société engagé dans un contrat de longue durée en est une autre. Demandez laquelle des deux on vous propose, et demandez-le avant la proposition d'assurance.

Que faut-il régler, et avec qui, avant toute proposition?

Si votre vente approche, commencez par votre CPA, et non par une proposition d'assurance. L'ordre des rencontres compte autant que leur contenu.

Qui Quoi demander
Votre CPA Les actions remplissent-elles les trois conditions aujourd'hui, et les rempliraient-elles avec la valeur du contrat en plus? Combien coûterait un transfert à la date de vente probable selon les paragraphes 148(7) et 148(1), et y a-t-il un avantage selon le paragraphe 15(1)? Comment s'appliquent la déduction pour petite entreprise, la règle du revenu passif et, au Québec, les règles de Revenu Québec?
L'assureur, par l'entremise du conseiller L'illustration datée décrite plus haut, le contrat type, les clauses sur les avances et le coût de base rajusté à chaque année
Votre avocat ou votre notaire La convention entre actionnaires, les clauses de la convention de vente sur le contrat, les documents de transfert et la désignation de bénéficiaire
Tout prêteur Si une facilité de crédit exige la cession d'une protection, et à quelles conditions la cession serait levée
Le conseiller Comment il est rémunéré sur le contrat proposé, par écrit

Deux questions se cachent sous chacune des réponses qui précèdent. De quoi aura l'air la société le lendemain de la vente? Et à quoi sert le surplus si la vente n'a pas lieu? Le propriétaire qui peut répondre aux deux peut évaluer toute proposition qu'on lui présente.

À qui cela convient, et à qui cela ne convient pas

Cela ne convient pas au propriétaire qui prévoit vendre la société exploitante d'ici une dizaine d'années et tout liquider ensuite, sans besoin de protection au-delà de la vente. Il en va de même pour le propriétaire dont le surplus a encore du travail à faire dans l'entreprise, pour celui dont les primes viendraient de liquidités dont la société a besoin avant la vente, et pour celui dont les actions n'ont jamais été soumises aux critères ou y échoueraient aujourd'hui. Rien de tout cela n'est un jugement sur l'entreprise ou sur son propriétaire; c'est une question de convenance entre un contrat et un calendrier.

Cela peut convenir, après les vérifications décrites plus haut, au propriétaire dont le contrat serait détenu par une personne ou une entité qui continue après la vente, dont le surplus dépasse ce que l'exploitation peut utiliser, dont les actions ont été vérifiées, dont le CPA a évalué d'avance la question de la propriété du contrat, et qui veut un capital-décès pour des raisons qui survivent à la vente.

Si la société qui serait titulaire du contrat sera vendue ou liquidée d'ici une dizaine d'années et que vous n'avez aucun besoin de protection qui survit à la vente, l'arrangement a peu de chances de convenir. Éprouvez cette conclusion contre la colonne garantie d'une illustration préparée pour vous et contre les chiffres de votre CPA. Rien ici n'est un conseil fiscal ou juridique: les chiffres reviennent à votre CPA, et les documents à votre avocat ou à votre notaire.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

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Questions fréquentes

Je prévois vendre mon entreprise dans une dizaine d'années. Ma société devrait-elle souscrire un contrat avec participation maintenant?

Probablement pas, si la société qui en serait titulaire est celle qui sera vendue ou liquidée et que vous n'avez aucun besoin de protection au-delà de la vente. Le contrat serait encore jeune au moment de la sortie, son transfert hors de la société avant une vente d'actions est une disposition au sens fiscal, et sa valeur compte dans les critères de l'exonération des gains en capital. La réponse peut changer si le titulaire continue après la vente avec un réel besoin de protection. Faites vérifier la structure par votre CPA avant de signer une proposition.

Un contrat avec participation se sera-t-il payé lui-même après dix ans?

Il n'existe pas d'année générale où la valeur de rachat rattrape les primes versées. Tout dépend de l'assureur, de la conception, de la part de la prime affectée à l'assurance supplémentaire libérée, de la durée de paiement des primes, ainsi que de l'âge et de la tarification de l'assuré. La réponse fiable se trouve dans la colonne garantie d'une illustration préparée pour vous, lue en regard des primes cumulées à chaque année de vente possible. La colonne illustrée ajoute des participations non garanties: demandez une deuxième projection à un barème réduit.

Qu'arrive-t-il au contrat détenu par ma société si je vends les actions?

S'il n'est pas déplacé avant, il reste dans la société et passe à l'acheteur avec tout ce qu'elle possède, y compris l'obligation de payer les primes. Certains acheteurs l'acceptent et paient quelque chose pour la valeur de rachat; d'autres exigent qu'il soit retiré avant la clôture. Réglez la question dans la lettre d'intention. Si le contrat est transféré hors de la société, ce transfert est une disposition, et votre CPA calcule l'impôt et tout avantage à l'actionnaire avant la signature des documents.

Qu'arrive-t-il au contrat lors d'une vente d'éléments d'actif?

Dans une vente d'éléments d'actif, la société vend les biens de son entreprise et continue d'exister. Le contrat qu'elle détient reste donc chez elle, sauf s'il figure lui-même parmi les biens vendus. Il se poursuit alors avec la société que vous conservez. Les questions deviennent: cette société a-t-elle encore besoin de la protection, peut-elle continuer de payer les primes, et sera-t-elle liquidée plus tard? Une liquidation entraîne son propre transfert ou rachat, avec un impôt que votre CPA devrait calculer avant de choisir cette voie.

Le transfert du contrat de ma société à moi est-il imposable?

Il peut l'être. Le transfert est une disposition, et le paragraphe 148(7) de la Loi de l'impôt sur le revenu répute le produit de la société égal au plus élevé de la valeur de l'intérêt dans la police, de la juste valeur marchande de ce que vous payez et du coût de base rajusté. La société n'inclut dans son revenu que la partie qui dépasse le coût de base rajusté. Par ailleurs, si vous payez moins que la juste valeur marchande, le paragraphe 15(1) peut traiter l'écart comme un avantage conféré à un actionnaire.

Un contrat dans ma société exploitante peut-il me coûter l'exonération cumulative des gains en capital?

Il peut y contribuer. L'exonération vise les actions admissibles de petite entreprise. Les critères portent sur la part des actifs, à la juste valeur marchande, utilisés principalement dans une entreprise exploitée activement principalement au Canada: 90 % ou plus au moment de la vente, et plus de 50 % tout au long des 24 mois qui précèdent. Un contrat n'est généralement pas un actif utilisé dans l'entreprise, et la Loi prévoit sa propre règle pour évaluer un contrat dans ces critères. Votre CPA les applique à votre bilan.

Puis-je sortir le contrat juste avant la vente pour protéger l'exonération?

Cela peut aider pour un critère et non pour l'autre. Le critère de 90 % se mesure au moment de la vente: retirer des actifs hors entreprise peu avant peut donc aider. Le critère de plus de 50 % couvre les 24 mois précédents, et un manque déjà survenu pendant cette période ne se corrige pas à la dernière minute. Sortir le contrat est aussi une disposition, avec son propre impôt selon le paragraphe 148(7). Demandez à votre CPA de planifier toute purification tôt et d'évaluer d'abord le coût du transfert.

Le problème des critères d'admissibilité est-il propre à l'assurance vie?

Non. Un surplus gardé dans la société exploitante en dépôts à terme ou dans un compte de placement est aussi un actif qui ne sert pas à l'entreprise, et il compte contre les mêmes critères. Ce qui est propre au contrat, c'est le coût de son déplacement: le transférer est une disposition avec un produit réputé. En revanche, selon notre lecture du paragraphe 125(7), la croissance d'un contrat exonéré qui n'est pas incluse dans le revenu ne s'ajoute pas au revenu de placement qui peut réduire le plafond des affaires. Votre CPA pèse les deux.

L'acheteur me paiera-t-il la valeur de rachat du contrat?

Certains acheteurs paieront quelque chose, selon un montant établi par leur propre comptable; d'autres voudront que le contrat soit retiré et fixeront le prix sans lui. Un contrat qui assure un propriétaire sortant ne sert pas les plans de l'acheteur, et c'est pourquoi sa valeur se négocie. Inscrivez la question dans la lettre d'intention, avec les valeurs écrites de l'assureur à une date précise, pour régler ensemble le prix, le transfert et son impôt plutôt que dans la semaine qui précède la clôture.

La protection peut-elle rester en place pour un gestionnaire qui demeure dans l'entreprise?

Oui, et la voie simple garde la société comme titulaire et bénéficiaire, de sorte que le contrat sert directement l'entreprise. Désigner un bénéficiaire autre que la société sur un contrat dont elle paie les primes peut créer un avantage imposable: tout changement de bénéficiaire passe d'abord par le CPA. Le gestionnaire est l'assuré. Son consentement donné à l'émission couvrait l'arrangement d'origine, et un changement de titulaire ou d'objectif mérite un nouvel examen avec l'avocat ou le notaire.

Mon horizon se situe plus près de cinq ans. Existe-t-il une conception qui rende cela viable?

Les conceptions diffèrent, et certaines visent des valeurs de rachat plus élevées au début. Mais seule une illustration préparée pour vous montre si une conception rapproche la valeur garantie des primes versées dès la cinquième année. Un horizon plus court laisse aussi moins de temps pour les critères d'admissibilité et pour planifier un transfert. Demandez la colonne garantie seule, de la troisième à la sixième année, face aux primes cumulées, et portez-la à votre CPA. Si l'entreprise peut avoir besoin de cet argent d'ici là, ne l'utilisez pas pour des primes.

Ma société peut-elle emprunter sur le contrat avant la vente?

Oui, de deux façons, et ce sont deux prêts. L'avance sur contrat est consentie par l'assureur à la société: la société doit l'avance à l'assureur et lui paie des intérêts au taux qu'il fixe et peut modifier, et l'avance est une disposition qui ne crée un revenu qu'au-delà du coût de base rajusté. Le prêt garanti vient d'un prêteur externe, qui décide s'il prête et qui reçoit les intérêts. Dans les deux cas, l'argent va à la société, non à vous, et tout solde doit être réglé avant la clôture.

Qu'arrive-t-il si je meurs avant la vente de l'entreprise?

L'assureur verse le capital-décès à la société bénéficiaire, moins toute avance sur contrat impayée. Le compte de dividendes en capital d'une société privée est crédité du produit reçu, moins le coût de base rajusté du contrat juste avant le décès. Des dividendes en capital peuvent ensuite être versés sans impôt personnel aux actionnaires résidant au Canada, une fois le choix du paragraphe 83(2) produit à temps. Les actionnaires vivant hors du Canada subissent généralement une retenue d'impôt. Au Québec, la société produit aussi le formulaire CO-502. Le comptable calcule le solde avant tout versement.

Et si la vente n'a jamais lieu?

Vous gardez alors l'entreprise et le contrat, et votre revenu de retraite doit venir de l'entreprise ou d'ailleurs plutôt que d'un acheteur. Un contrat financé pendant toute cette période est plus avancé dans son calendrier, ce qui n'est ni un gain ni une perte en soi: tout dépend de savoir si la protection répond à un besoin et si les primes sont restées abordables. Éprouvez toute proposition contre un scénario sans vente avant de signer, parce que la date de sortie est le chiffre le moins sûr du plan.

La société peut-elle déduire les primes?

Les primes d'assurance vie ne sont généralement pas déductibles. Une déduction limitée peut exister lorsque le contrat est cédé en garantie d'un prêt d'entreprise, aux conditions prévues à l'alinéa 20(1)e.2) de la Loi de l'impôt sur le revenu. C'est à votre comptable de dire si ces conditions sont remplies, et pour quel montant, selon le prêt et le contrat réels. Pour un contrat qui devra peut-être sortir de la société à la vente, une déduction ne change pas la question de fond: l'illustration et la structure de la vente la tranchent.

Et si je conserve une société de gestion après la vente?

Une société qui continue après la vente lève une objection, puisque la vente n'a pas à mettre fin au contrat. Ce n'est pas, à lui seul, une raison d'acheter. Il vous faut encore un besoin de protection durable, des primes que le payeur peut soutenir, une façon de déplacer le surplus sans impôt imprévu, et l'assurance que les actifs de la société de gestion ne nuisent pas aux actions vendues. Quelle entité détient le contrat, le paie et reçoit la prestation: c'est une décision à prendre avec votre CPA et votre avocat ou notaire, avant toute proposition.

Qu'est-ce qui change pour un propriétaire au Québec?

Les règles fédérales s'appliquent partout, et les résidents et les sociétés du Québec produisent aussi auprès de Revenu Québec, qui applique sa propre Loi sur les impôts au même transfert, rachat ou dividende. Revenu Québec gère aussi sa propre déduction pour petite entreprise, et sa note du 4 mai 2026 confirme que la réduction fondée sur les heures rémunérées des employés demeure en place. Les actes juridiques peuvent être préparés par un avocat ou un notaire. Demandez à votre CPA de faire les calculs fédéral et québécois côte à côte.

Comment le conseiller est-il rémunéré si j'achète un contrat?

Posez la question, et demandez la réponse par écrit. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. (Canadian Wealth Creation Centre Inc.) reçoit une commission de l'assureur si un contrat est émis par son entremise, et la lecture de ce contenu est gratuite. La rémunération peut varier d'un assureur à l'autre et entre la première année et les suivantes. Demandez au conseiller qui propose un contrat comment il est payé sur ce contrat précis. Cela vous aide à peser ses conseils, y compris un conseil de souscrire quelques années avant une vente.

Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est le site éducatif du Centre canadien de création de patrimoine inc., ouvert à tous les Canadiens. Les services sont fournis uniquement par ce cabinet. Ses représentants détiennent un permis dans chaque province desservie: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick. Les permis personnels de José Salloum visent le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

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Dernière révision: 2026-09-30. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.

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Permis et titres. José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent autorisé par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent autorisé par l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001. Son permis personnel couvre le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique uniquement. Michael Salloum sert l'Alberta, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, et il détient la désignation Certified Cash Flow Specialist. Il s'agit de certifications privées et non de permis réglementaires, et elles ne confèrent aucune autorité gouvernementale. Tous ces titres peuvent être vérifiés dans les registres publics des organismes de réglementation.

Titres protégés. Le Québec et l'Ontario réservent chacun par la loi certains titres de planification et de conseil, et seule une personne détenant la désignation correspondante peut les employer. José Salloum n'en détient aucun et n'en emploie aucun. Le titre qu'il détient est celui de conseiller en sécurité financière, certifié par l'Autorité des marchés financiers, et c'est le seul titre employé sur ce site web.

Rémunération. À titre de professionnel de l'assurance dûment autorisé, José Salloum reçoit des commissions des assureurs lorsqu'un client souscrit une police. Le cabinet a donc un intérêt commercial dans le résultat, et il le déclare ici afin que vous puissiez soupeser ce que vous lisez. Ce site web constitue le volet éducatif et promotionnel du Centre canadien de création de patrimoine inc.

Nature de ce site web. Ce site web est destiné à des fins d'information et d'éducation générales uniquement. Rien de ce qui s'y trouve ne constitue un conseil financier, d'assurance, fiscal ou juridique personnalisé, et sa lecture ne crée aucune relation professionnelle. José Salloum est un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis. Il n'est pas comptable professionnel agréé, il n'est pas avocat et il n'est pas inscrit auprès de l'Organisme canadien de réglementation des investissements. Il ne fournit ni conseils en valeurs mobilières, ni conseils fiscaux, ni conseils juridiques. Consultez votre propre comptable et votre conseiller juridique avant d'agir sur la foi de quoi que ce soit décrit ici.

Au sujet des produits abordés. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et non un placement. Sa fonction première est le capital-décès. Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur en fonction du rendement du compte de participation, et le rendement passé des participations n'indique pas les résultats futurs. Les garanties contractuelles dépendent de la solvabilité continue de l'assureur émetteur et ne sont garanties par aucun gouvernement. La protection des titulaires de police au Canada est assurée par Assuris, à l'intérieur de ses limites publiées. La Société d'assurance-dépôts du Canada couvre les dépôts bancaires et ne s'applique pas aux produits d'assurance. Ces stratégies ne conviennent pas à tout le monde et dépendent de la situation individuelle, des liquidités, de l'horizon temporel et des objectifs.

Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, tout gain sur la police devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

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