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Qu'est-ce que le compte de dividendes en capital et comment une réclamation s'y rend-elle?

Il s'agit d'un registre notionnel que la Loi de l'impôt sur le revenu tient pour une société privée, et il ne contient aucune somme d'argent. Lorsque la société encaisse un contrat qu'elle détient, le registre est crédité de la somme reçue moins le coût fiscal propre au contrat, et c'est un choix fiscal distinct qui permet ensuite à un versement de quitter la société à même ce crédit.

Nature de cette réponse

  • Type de propos: Position fiscale ou réglementaire
  • Type de propos: Exige un autre professionnel
  • Portée: Partout au Canada

Ce texte décrit le mécanisme fédéral à la date figurant sur cette page. Ce que le registre d'une société donnée contient réellement, et la possibilité d'y puiser un versement, relèvent d'un CPA.

Comment cela fonctionne

La Loi définit le compte de dividendes en capital, et le mot compte n'y joue aucun rôle: rien n'y est déposé et rien n'y est conservé. Il s'agit d'un total courant que le comptable tient à jour, et un versement à même ce total constitue une production et non un transfert de fonds, c'est-à-dire un document produit et non un mouvement d'argent.

Le coût ou le piège

cinq composantes au comportement distinct

Ce que coûte un contrat avec participation

  1. 01Les frais de mortalitéAchètent le capital-décès.
  2. 02La commissionConcentrée sur la première année.
  3. 03Les frais de police et d'administrationInclus dans la prime; demandez à l'assureur lesquels sont indiqués séparément.
  4. 04La taxe provinciale sur les primesIncluse dans la prime.
  5. 05L'intérêt d'une avanceSeulement si du capital est utilisé.
Ces coûts ne sont pas divulgués ligne par ligne comme l'est le ratio de frais de gestion d'un fonds, ce qui est une critique juste.

Pour être exact. Le crédit n'est jamais la somme entière encaissée, puisque le coût fiscal du contrat en est d'abord soustrait. Deux sociétés qui encaissent des sommes identiques peuvent donc porter à leur registre des montants très différents, et l'écart s'est décidé des années plus tôt par la façon dont le contrat a été financé, autrement dit par un choix de conception fait bien avant toute réclamation, et non au moment de celle-ci.

L'ordre des opérations dans une société Un schéma comportant trois étapes ordonnées le long d'une ligne verticale et un encadré à côté. Premièrement, la société détient le contrat et verse la prime, laquelle n'est généralement pas déductible. Deuxièmement, au décès de l'assuré, la société reçoit le capital-décès. Troisièmement, un crédit s'inscrit au compte de dividendes en capital de la société pour le montant reçu au-delà du coût de base rajusté. À côté des trois se pose la question de l'avantage à l'actionnaire, qui surgit dès que la société paie et qu'un actionnaire en profite personnellement. L'ordre des opérations dans une sociétéD'abord La société paie Elle détient le contrat et financela prime, non déductible en règle.Ensuite La société est payée Au décès de l'assuré, le capital-décèsest versé à la société.Enfin Un crédit s'inscrit Au compte de dividendes en capital de la société,pour le montant reçu au-delà du coût debase rajusté. À côté des trois:l'avantage à l'actionnaire Lorsque la société paie et qu'un actionnaireen profite personnellement, leparagraphe 15(1) de la Loi de l'impôt sur le revenuentre en jeu. Ce n'est pas une étape finale,mais une question à chaque étape, à régleravec un comptable avant la proposition.
L'ordre des opérations dans une société La société paie, la société est payée au décès, et un crédit s'inscrit au compte de dividendes en capital. La question de l'avantage à l'actionnaire accompagne ces trois étapes plutôt que de les suivre.

Étape par étape: qui produit quoi, et à quel moment

cinq produits, une seule décision

Les contrats permanents et temporaires

  1. L'assurance vie temporaire, à durée fixe et sans valeur de rachat
  2. L'assurance vie entière, permanente avec valeur garantie
  3. L'assurance vie entière avec participation
  4. L'assurance vie universelle, où le titulaire décide davantage
  5. La rente viagère, du capital échangé contre un revenu à vie
Ces produits se recoupent moins que la publicité ne le laisse croire. Chacun répond à une question différente.

C'est le comptable, et non l'assureur, qui tient ce compte. Lorsque la société reçoit le capital-décès, le comptable inscrit une augmentation du solde égale au montant reçu moins le coût de base rajusté du contrat à la date du décès, un chiffre qui, par définition, tombe à zéro dès la survenance du décès, de sorte que la totalité du montant reçu, déduction faite de toute avance sur contrat en cours, se trouve dans la plupart des cas portée au crédit. Un choix fiscal particulier est ensuite produit avec la déclaration de revenus de la société pour l'année afin de verser un montant libre d'impôt à même ce solde aux actionnaires, et ce choix doit être produit au plus tard à la date où le versement est effectué, jamais après coup à titre de correction.

Omettre le choix, le produire en retard, ou verser plus que ce que le solde permet réellement transforme une partie ou la totalité de ce versement en un dividende imposable ordinaire et non en un montant libre d'impôt, une erreur qui relève entièrement de la production fiscale et non du contrat d'assurance lui-même. Là où une correction demeure possible, elle relève du comptable, non de l'assureur, puisque ce dernier a déjà accompli sa propre part du processus une fois le capital-décès lui-même versé à la société.

Ce qui varie selon le financement du contrat, et selon l'année

Le coût de base rajusté diminue au fil des années où le contrat est détenu, atteignant généralement zéro bien avant le décès sur un contrat détenu longtemps, de sorte qu'un contrat détenu pendant des décennies porte habituellement au crédit du compte la quasi-totalité du montant reçu. Un contrat qui se termine par un décès relativement peu de temps après l'émission, alors que le coût de base rajusté demeure sensiblement au-dessus de zéro, ne porte au crédit qu'un solde moindre pour un capital-décès pourtant identique versé à une société du même type.

Deux sociétés finançant des contrats semblables sur deux vies différentes peuvent se retrouver à porter au crédit des montants différents même lorsque le capital-décès versé est identique, uniquement parce qu'un contrat a été structuré pour réduire son coût de base rajusté plus rapidement que l'autre. Il s'agit là d'une décision de conception prise des années avant le décès et qui ne devient visible dans le solde du compte qu'après coup, sans rien laisser paraître à la surface de l'un ou l'autre contrat entre-temps.

Ce qu'il faut demander, et à qui

là où la structure déraille habituellement

L'assurance vie détenue par une société

  1. 01La société détient le contrat et paie la prime
  2. 02Les primes ne sont généralement pas déductibles
  3. 03Le financement par la société n'est pas, en soi, une économie d'impôt
  4. 04Un capital-décès reçu peut créditer le CDC
  5. 05La structure de propriété est là où cela échoue
Le résultat fiscal dépend de la structure. Faites-la examiner par le comptable avant l'achat de la police.

Demandez au comptable, bien avant qu'une réclamation ne soit envisagée, de confirmer quelle méthode est utilisée pour suivre le coût de base rajusté du contrat et comment ce chiffre devrait évoluer à mesure que le contrat vieillit, puisque les surprises au moment d'une réclamation réelle sont évitables grâce à des renseignements que l'assureur peut déjà fournir bien à l'avance sur demande.

Demandez à l'assureur le montant du capital-décès et le coût de base rajusté par écrit dès qu'une réclamation est produite, et faites en sorte que le comptable produise le choix fiscal rapidement et non de traiter cela comme une formalité pouvant attendre un mois plus calme, puisqu'un retard après la date du versement retire le traitement libre d'impôt que ce compte existe précisément pour offrir.

Qui cela touche le plus, et qui cela touche le moins

une critique du coût doit préciser la période

Quand le coût pèse, et quand il s'allège

  1. 01L'acquisition est concentrée au débutPremières années. Le barème garanti est bas durant les mêmes années.
  2. 02Les frais baissent en proportionAnnées médianes. Les années intermédiaires du contrat.
  3. 03Le contrat coûte peu à porterAnnées tardives.
Coûteux est exact pour la première décennie et de moins en moins exact ensuite.

Cela touche le plus une société qui utilise l'assurance vie pour financer le rachat d'un actionnaire ou pour fournir des liquidités au décès d'un actionnaire, puisque le passage libre d'impôt par ce compte est souvent au cœur même de la façon dont ce plan a été conçu et tarifé dès le départ. Cela touche le moins une société qui n'a aucun plan pour ce qu'il advient d'un capital-décès une fois reçu, où l'argent demeure simplement un actif de la société jusqu'à ce que quelqu'un finisse par penser à demander à un comptable ce qu'il convient d'en faire.

Cela touche aussi davantage une société comptant plusieurs actionnaires, puisque la façon dont le crédit qui en résulte est réparti entre eux et effectivement versé peut elle-même soulever des questions que la convention entre actionnaires, et non ce compte, est censée trancher en premier lieu.

Ce que la convention entre actionnaires devrait aussi prévoir

Au-delà de la production fiscale du comptable, la convention entre actionnaires qui régit la société est le document qui devrait préciser comment un crédit à ce compte, une fois qu'il existe, se répartit et se verse entre les actionnaires qui demeurent, puisque la Loi de l'impôt sur le revenu régit le traitement fiscal propre à la société mais ne dit rien de l'arrangement privé entre les personnes qui la détiennent. Là où la convention est muette sur ce point précis, ou là où elle a été rédigée bien avant même que l'assurance ne soit mise en place, un versement peut se trouver retardé pendant que les actionnaires règlent entre eux ce que la convention aurait déjà dû trancher d'elle-même.

Réviser la convention entre actionnaires en même temps que l'assurance elle-même, et non de traiter les deux comme des exercices distincts menés à des années d'intervalle l'un de l'autre, garde le document et le financement qu'il est censé soutenir orientés vers le même résultat, un jumelage traité plus à fond dans ce qu'une convention d'achat-vente doit prévoir au sujet du contrat.

Ce que cette page ne vous dira pas

Cette page ne calcule pas ce que serait le solde du compte d'une société donnée pour un contrat donné, puisque ce chiffre dépend du coût de base rajusté propre au contrat à la date du décès, un chiffre qui provient des propres registres de l'assureur plutôt que d'une formule énoncée ici. Elle ne rédige pas non plus le choix fiscal ni ne le produit elle-même, un travail qui relève entièrement du comptable attitré de la société en cause.

Un conseiller en sécurité financière peut confirmer auprès de l'assureur les chiffres du capital-décès et du coût de base rajusté, mais ne prépare aucune déclaration fiscale au nom de la société, et il est rémunéré à la commission sur le contrat placé plutôt que sur quoi que ce soit lié à la façon dont le capital-décès qui en résulte est ensuite réparti entre les actionnaires de la société. Les décisions lentes vieillissent mieux que les décisions rapides.

Où cette réponse peut ne pas s'appliquer

  • Le registre porte l'histoire complète de la société, de sorte qu'une opération antérieure peut le laisser plus petit qu'une réclamation seule ne le laisserait croire.
  • Lorsqu'un actionnaire plutôt que la société est désigné pour recevoir la somme, aucun crédit ne naît dans la société.
  • Un versement effectué à même un crédit qui se révèle inexistant entraîne une charge fiscale distincte.
  • Le mécanisme est canadien et propre aux sociétés privées, de sorte que la documentation rédigée ailleurs ne se transpose pas.

Ce qu'il faut vérifier dans votre propre contrat

  • Le solde du registre, confirmé auprès de l'Agence du revenu du Canada plutôt que présumé à partir d'un tableur.
  • Le coût fiscal du contrat immédiatement avant la réclamation, par écrit de l'assureur.
  • Si la société a déjà effectué un versement à même ce registre auparavant.
  • Qui produit le choix fiscal, et la date limite à laquelle il doit être produit.
  • Si la convention entre actionnaires affecte la somme avant que tout versement ne soit envisagé.

Poursuivre avec l'explication complète

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Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est le site éducatif du Centre canadien de création de patrimoine inc., ouvert à tous les Canadiens. Les services sont fournis uniquement par ce cabinet. Ses représentants détiennent un permis dans chaque province desservie: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick. Les permis personnels de José Salloum visent le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

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Responsabilité éditoriale et divulgation

Rédigé par
José Salloum
Capacité professionnelle
Conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. place des affaires dans six provinces, par des représentants titulaires d'un permis dans chacune: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick
Révisé par
Palier fiscalité et société, révisé par un professionnel de la fiscalité canadienne qualifié avant publication
Portée
Partout au Canada
Dernière révision
2026-08-31
Version
2.1
Divulgation de la rémunération
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Dernière révision: 2026-08-31. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.

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Permis et titres. José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent autorisé par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent autorisé par l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001. Son permis personnel couvre le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique uniquement. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, et il détient la désignation Certified Cash Flow Specialist. Il s'agit de certifications privées et non de permis réglementaires, et elles ne confèrent aucune autorité gouvernementale. Tous ces titres peuvent être vérifiés dans les registres publics des organismes de réglementation.

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