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Que devient un contrat détenu par une société?

La société est à la fois détentrice et destinataire: la somme aboutit donc dans la société plutôt que chez une famille. L'acheminer ensuite aux actionnaires constitue une deuxième étape, avec ses propres règles. Le droit fiscal canadien porte au crédit d'un compte notionnel l'excédent de la somme reçue sur le coût fiscal du contrat, et un versement peut ensuite être choisi à même ce compte. Trois nuances sont couramment oubliées, et chacune coûte de l'argent.

Nature de cette réponse

  • Type de propos: Position fiscale ou réglementaire
  • Type de propos: Exige un autre professionnel
  • Portée: Partout au Canada

C'est la position fiscale fédérale à la date figurant sur cette page. Son application à une société donnée, et le solde réel de son compte, relèvent d'un CPA.

Comment cela fonctionne

n'en traiter qu'une laisse l'autre entière

Les deux moitiés de la retraite d'un propriétaire

  1. Aucun régime de retraite ni cotisation d'employeur
  2. L'essentiel du patrimoine tient à un actif peu liquide
  3. Constituer des actifs à l'extérieur de l'entreprise
  4. Organiser une sortie qui convertit l'entreprise en argent
  5. N'en planifier qu'une moitié laisse l'autre entière
Les deux moitiés ne forment qu'un seul problème, et un plan qui n'aborde que la première n'est pas un plan.

L'assureur verse à la société. Le comptable de la société établit ensuite ce qui peut être porté au crédit du compte notionnel et produit le choix fiscal qui permet à un versement de sortir de la société sur cette base. Deux professionnels et deux productions se tiennent entre la réclamation et la famille, de sorte que le délai et le montant dépendent d'étapes qui se déroulent après le versement de l'assureur.

Les étapes se déroulent dans un ordre précis et chacune appartient à un acteur différent. L'assureur verse le capital-décès à la société parce que la société en est la titulaire inscrite, un fait confirmé au contrat lui même et non déduit de qui a versé les primes. Le comptable de la société calcule ensuite le solde du compte notionnel, un chiffre construit à partir du produit reçu moins le coût de base rajusté du contrat à la date du décès. Les administrateurs de la société, s'appuyant sur le chiffre du comptable, résolvent d'effectuer un versement à même ce compte. Un choix fiscal distinct est ensuite produit auprès de l'Agence du revenu du Canada dans le délai prévu à cette fin. Ce n'est qu'une fois ce choix accepté qu'un versement atteint un actionnaire sur la base libre d'impôt que permet le compte, et c'est souvent un avocat qui rédige la résolution et révise la production aux côtés du comptable, puisqu'une convention entre actionnaires peut également encadrer comment et à qui le versement se dirige. Aucun de ces acteurs ne rend de comptes directement à la famille au fil du processus, et aucun d'eux n'a l'obligation légale d'expliquer le calcul en langage simple avant que les chiffres ne soient définitifs et arrêtés. Une famille qui souhaite comprendre le montant avant qu'il n'arrive doit le demander elle même, activement et par écrit, à l'un ou l'autre de ces professionnels, et non d'attendre passivement qu'on le lui dise une fois le dossier bouclé.

Le coût ou le piège

ce qu'un avenant achète réellement

L'avenant d'assurance supplémentaire libérée

  1. 01Un petit bloc d'assurance vie entière entièrement payé
  2. 02Acheté avec une participation déclarée ou un dépôt additionnel
  3. 03Il n'exige aucune prime supplémentaire une fois acquis
  4. 04Il s'ajoute à la valeur de rachat et au capital-décès
  5. 05L'avenant comporte un maximum fixé par le test d'exonération
Les participations servant à acheter ces additions sont déclarées annuellement à la discrétion de l'assureur et ne sont pas garanties.

Le crédit correspond à l'excédent sur le coût fiscal et jamais à la somme entière, c'est-à-dire que la part de la somme qui correspond au coût fiscal du contrat ne passe pas par le compte, le choix fiscal est une production qui échoue s'il est tardif ou erroné, et le compte porte l'histoire complète de la société et non ce seul contrat. Un plan bâti sur l'arrivée de la somme entière chez une famille est court du montant de ces trois éléments.

Prenez le temps de bien lire ce point. La mauvaise nouvelle, dite directement, est que chacune des trois réserves ci-dessus peut transformer l'attente d'une famille en manque à recevoir, et plus d'une peut s'appliquer à la fois. La première, celle voulant que le crédit s'arrête à l'excédent sur le coût fiscal, pèse le plus lourd sur un contrat fortement financé dans ses premières années, où le coût fiscal demeure élevé et le crédit d'autant plus réduit par rapport aux produits totaux. La deuxième, celle voulant qu'un choix fiscal tardif ou erroné échoue purement et simplement, n'est pas un échec partiel. Une production manquée ou défectueuse ne produit pas un versement libre d'impôt plus petit; elle peut n'en produire aucun sur cette base, la somme entière étant alors imposée comme un dividende ordinaire. La troisième, celle voulant que le compte porte l'histoire complète de la société, signifie qu'une société plus ancienne détenant plusieurs contrats et d'autres crédits et débits notionnels au fil des ans travaille à partir d'un solde que personne ne peut simplement deviner à partir des seuls chiffres de ce contrat.

Qu'est-ce qui change ce qu'une famille reçoit réellement d'un contrat détenu par une société?

L'assureur qui offre la protection ne change pas le mécanisme lui même, puisque le compte et le choix fiscal relèvent du droit fiscal fédéral et non du contrat propre à cette société, mais le délai de règlement propre à cet assureur, et l'exactitude du chiffre de coût de base rajusté qu'il fournit, influencent tous deux la rapidité avec laquelle le comptable peut travailler. La province où la société exerce ses activités ne change pas le choix fiscal fédéral lui même, même si elle peut changer la façon dont le versement est ensuite imposé provincialement une fois qu'il atteint un actionnaire. Le libellé propre au contrat, c'est-à-dire qui est désigné bénéficiaire, change tout: un contrat versé directement à un actionnaire ou à un membre de la famille, et non à la société, ne crée pas du tout ce crédit au compte et soulève plutôt une question différente concernant un avantage conféré à un actionnaire. Et l'année du décès compte aussi, parce que le solde du compte dépend d'opérations enregistrées sur toute l'histoire de la société jusqu'à cette date, et non sur ce seul contrat pris isolément. Une société ayant acheté et vendu d'autres contrats, réglé d'autres réclamations, ou reçu d'autres crédits et débits à ce même compte au fil des ans part d'un point de départ très différent d'une société qui détient un seul contrat et rien d'autre.

Que faut-il demander, et à qui, une fois une réclamation prévisible?

un compte commun, géré par l'assureur

Ce qui soutient un contrat avec participation

  1. 01Un contrat avec participationUn seul compte soutient tous les contrats de cette catégorie.
  2. 02Les primes sont mises en communDans un seul compte, non dans un compte qui vous appartient.
  3. 03L'assureur en assure la gestionLe placement, les règlements et les frais y passent.
  4. 04Les titulaires peuvent partager le résultatCe que le compte gagne, règlements et frais payés.
  5. 05La part est déclarée annuellementÀ la discrétion du conseil, et jamais garantie.
Les garanties et le partage viennent de deux endroits différents, et un seul des deux figure au contrat.

Le titulaire inscrit et le bénéficiaire inscrit au dossier de l'assureur sont les deux premiers faits à confirmer, par écrit, plutôt que présumés d'après qui a mis le contrat en place à l'origine. Le coût de base rajusté du contrat à la date probable d'une réclamation est un chiffre à demander directement à l'assureur. Le comptable de la société est la personne qui peut indiquer le solde courant du compte notionnel avant une réclamation, et non après, puisque ce solde existe déjà indépendamment de tout contrat en particulier, et une surprise à ce sujet n'est pas quelque chose qu'une famille souhaite découvrir pour la première fois en plein deuil. Un avocat révise, de son côté, si une convention entre actionnaires affecte déjà le versement à un rachat ou à une autre obligation contractuelle avant même qu'une famille n'en voie la moindre partie.

À qui cela importe-t-il le plus, et à qui cela importe-t-il à peine?

un revenu qui ne se convertit pas en argent

Trois questions de l'investisseur immobilier

  1. 01Des liquidités pour les années de décaissement
  2. 02Un plan pour la disposition réputée au décès
  3. 03Moins de dépendance envers une seule catégorie d'actifs
  4. 04Un patrimoine qui rapporte mais se convertit lentement
Un portefeuille qui rapporte et ne se vend pas vite pose deux problèmes, pas un seul.

Cela importe le plus à une famille qui s'attend à recevoir le montant de la protection lui même, puisque ce qui arrive réellement, après les deux professionnels et les deux productions, est très souvent un montant plus petit obtenu par un chemin différent. Cela importe tout autant à une société comptant plus d'un actionnaire, puisqu'une convention entre actionnaires peut diriger le versement vers une obligation de rachat avant même qu'une partie n'en soit disponible pour une famille. Cela importe le moins à une société qui détient le contrat uniquement pour financer sa propre continuité, sans qu'aucun versement à une famille ne soit envisagé à quelque étape que ce soit, puisque pour cette société le crédit au compte n'est qu'un outil de planification plutôt qu'une promesse faite à qui que ce soit à la maison. Cela importe également davantage à une famille qui ne dispose d'aucune autre source de renseignements sur les finances de la société qu'à une famille qui siège déjà au conseil d'administration ou qui révise les comptes chaque année, puisque cette seconde famille risque beaucoup moins d'être surprise par ce que le comptable finira par rapporter.

Ce que cette page ne dira pas

Cette page ne calcule pas, et ne peut pas calculer, le solde du compte notionnel d'une société précise, puisque ce chiffre dépend d'un historique d'opérations que seul le comptable de cette société a rassemblé. Elle ne dit pas si une convention entre actionnaires donnée a préséance sur l'attente d'une famille, une question d'interprétation contractuelle qui appartient à un avocat. Et elle ne confirme pas qu'un choix fiscal a été accepté; seule la réponse de l'Agence du revenu du Canada à la production le confirme, et un CPA est le professionnel qui en assure fidèlement le suivi au fil du temps. Ce que cette page dira, en revanche, c'est que ces quatre questions ont chacune un propriétaire clairement connu, de sorte qu'une famille ne se retrouve jamais à se demander à qui les poser en premier lieu. C'est tout ce qu'il faut retenir.

Où cette réponse peut ne pas s'appliquer

  • Lorsqu'un actionnaire ou un membre de sa famille est nommé bénéficiaire d'un contrat détenu par une société, le crédit ne naît pas dans la société, et un avantage à l'actionnaire peut naître.
  • Lorsque la société a été vendue, liquidée, fusionnée ou réorganisée, la détention et le solde du compte doivent tous deux être rétablis.
  • Une convention entre actionnaires peut affecter la somme à une obligation d'achat et de vente avant que tout versement ne soit envisagé.
  • Ce mécanisme n'a aucun équivalent à l'extérieur du Canada, de sorte que la documentation rédigée ailleurs ne se transpose pas.

Ce qu'il faut vérifier dans votre propre contrat

  • Qui sont réellement, aujourd'hui, le détenteur inscrit et le bénéficiaire inscrit.
  • Le coût de base rajusté du contrat, par écrit de l'assureur.
  • Le solde du compte notionnel, confirmé auprès de l'Agence du revenu du Canada plutôt que présumé.
  • Si la convention entre actionnaires affecte la somme avant toute autre chose.
  • Lequel du CPA et de l'avocat approuve le choix fiscal et les étapes corporatives.

Poursuivre avec l'explication complète

Préparez les questions destinées à un CPA, à un avocat et à un professionnel en assurance.

Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est le site éducatif du Centre canadien de création de patrimoine inc., ouvert à tous les Canadiens. Les services sont fournis uniquement par ce cabinet. Ses représentants détiennent un permis dans chaque province desservie: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick. Les permis personnels de José Salloum visent le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

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Responsabilité éditoriale et divulgation

Rédigé par
José Salloum
Capacité professionnelle
Conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. place des affaires dans six provinces, par des représentants titulaires d'un permis dans chacune: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick
Révisé par
Palier fiscalité et société, révisé par un professionnel de la fiscalité canadienne qualifié avant publication
Portée
Partout au Canada
Dernière révision
2026-08-30
Version
2.1
Divulgation de la rémunération
Le Centre canadien de création de patrimoine inc. peut toucher une rémunération versée par l'assureur si un contrat est souscrit. Elle prend la forme d'une rémunération de première année puis d'une rémunération de renouvellement, et son montant varie selon l'assureur, le produit, l'âge, la prime, la conception du contrat, les avenants et l'entente avec l'agent général. Aucun chiffre unique ne décrirait fidèlement tous les contrats, et aucun n'est publié ici.
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Info@ibcfinancial.com. Écrivez sans numéro de contrat, sans renseignement médical et sans coordonnées de compte.

Dernière révision: 2026-08-30. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.

Divulgations importantes

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Permis et titres. José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent autorisé par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent autorisé par l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001. Son permis personnel couvre le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique uniquement. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, et il détient la désignation Certified Cash Flow Specialist. Il s'agit de certifications privées et non de permis réglementaires, et elles ne confèrent aucune autorité gouvernementale. Tous ces titres peuvent être vérifiés dans les registres publics des organismes de réglementation.

Titres protégés. Le Québec et l'Ontario réservent chacun par la loi certains titres de planification et de conseil, et seule une personne détenant la désignation correspondante peut les employer. José Salloum n'en détient aucun et n'en emploie aucun. Le titre qu'il détient est celui de conseiller en sécurité financière, certifié par l'Autorité des marchés financiers, et c'est le seul titre employé sur ce site web.

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Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, tout gain sur la police devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

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