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Un rachat peut-il créer un revenu imposable?

Oui, et c'est ici que la question fiscale cesse d'être théorique. Mettre fin à un contrat constitue une disposition selon le droit fiscal canadien. Tout excédent sur le coût fiscal du contrat entre à votre revenu de l'année à titre de revenu ordinaire, sans traitement de gain en capital. Ce coût fiscal n'est pas la somme des primes, et il diminue à mesure que le contrat mûrit: un contrat détenu longtemps peut donc produire un chiffre plus grand que ne le laisse croire l'arithmétique.

Nature de cette réponse

  • Type de propos: Position fiscale ou réglementaire
  • Type de propos: Exige un autre professionnel
  • Portée: Partout au Canada

C'est la position fiscale selon la législation fédérale à la date imprimée sur cette page. Le chiffre propre à un contrat donné appartient au comptable et non à cette bibliothèque.

Comment cela fonctionne

L'assureur détient deux nombres et deux seulement: ce que vaut le contrat aujourd'hui et ce qu'il vous a coûté aux fins de l'impôt. Soustrayez le second du premier et la différence obtenue est déclarée. Les deux nombres proviennent tous deux de l'assureur et ni l'un ni l'autre ne se négocie, de sorte que le montant déclaré peut être connu avant la signature, pour peu qu'on le demande.

Le coût ou le piège

s'il en manque une, revoyez la situation

Quatre conditions préalables à tout le reste

  1. 01Un surplus de liquidités durable, dans une année ordinaire
  2. 02Un horizon mesuré en décennies plutôt qu'en années
  3. 03Une place dans la situation d'ensemble du ménage
  4. 04Un objectif clair pour le contrat lui-même
Il s'agit d'une décision sur le surplus de liquidités. L'épargne d'urgence et les régimes enregistrés sont des décisions distinctes, prises selon leurs propres règles.

La totalité tombe dans une seule année, ce qui peut vous porter dans une tranche d'imposition supérieure et réduire des prestations calculées en fonction du revenu. Un ménage qui a déjà décidé de partir devrait tout de même demander les deux nombres d'abord, car le moment choisi pour l'opération demeure l'une des rares choses qui restent encore sous sa gouverne, puisque l'année où la différence est déclarée dépend de la date à laquelle la demande est faite.

Étape par étape: ce que l'assureur envoie, et à quel moment l'année d'imposition se fixe

le cycle d'utilisation du contrat

Financer, retirer, rembourser

  1. 01La prime finance le contrat selon l'échéancier convenu
  2. 02La valeur s'accumule selon les termes du contrat
  3. 03L'assureur consent une avance sur contrat
  4. 04L'intérêt court au profit de l'assureur
  5. 05Le remboursement rétablit la capacité utilisée
Le cycle dans l'ordre: financer le contrat, laisser la valeur s'accumuler, prendre une avance, porter l'intérêt, rembourser.

Cela étant réglé, la question suivante s'impose. Lorsqu'une demande de rachat est soumise, l'assureur calcule la valeur de rachat à la date du traitement, en déduit toute avance sur contrat en cours et toute prime impayée, et verse le produit net, tout en préparant séparément un feuillet fiscal déclarant le montant imposable, soit la valeur avant la déduction de cette avance, non le chèque net réellement reçu, moins le coût de base rajusté du contrat à cette même date. L'année d'imposition qui s'applique est l'année civile où l'assureur traite le rachat, non l'année où la demande a été postée ni celle où les fonds sont éventuellement dépensés, de sorte qu'une demande soumise en décembre et traitée en janvier suivant fait basculer la totalité du montant imposable dans l'année suivante et non dans celle prévue.

L'assureur envoie le feuillet fiscal au printemps suivant, selon le même calendrier général que les autres feuillets fiscaux, ce qui signifie que le ménage ne voit souvent le chiffre réellement déclarable que des mois après avoir reçu l'argent lui-même, et parfois après l'avoir déjà dépensé. Cet écart entre le chèque et le feuillet a surpris plus d'un ménage qui s'attendait à voir le chiffre déclarable arriver en même temps que les fonds et non des mois plus tard.

Ce qui varie selon le contrat, l'avance et l'année

Le montant déclarable n'est pas un pourcentage du chèque et ne peut être estimé comme tel, parce que le coût de base rajusté, le chiffre soustrait avant d'arriver au montant imposable, est une cible mouvante que l'assureur recalcule selon une formule prévue par la Loi de l'impôt sur le revenu, une formule qui diminue généralement à mesure que le contrat vieillit. Le même contrat peut donc afficher un montant imposable plus élevé à l'année vingt que ne l'aurait affiché le rachat identique à l'année dix, même si la valeur de rachat elle-même n'avait crû que modestement entre ces deux dates.

Une avance sur contrat en cours complique encore davantage l'arithmétique, puisqu'elle est remboursée à même le produit du rachat avant que le chèque net ne soit versé au titulaire, mais le montant imposable, lui, est calculé sur la valeur telle qu'elle se trouvait avant ce remboursement. Un ménage peut donc recevoir un chèque plus petit que prévu tout en devant de l'impôt sur un chiffre plus élevé que ce chèque lui-même, une discordance qui surprend quiconque suppose que les deux chiffres allaient toujours évoluer ensemble.

Ce qu'il faut demander, et à qui

quatre étapes réglées, puis une question

Ce qui vient avant tout produit

  1. 01Des liquidités accessibles pour l'imprévu
  2. 02Les dettes à taux élevé remboursées avant toute accumulation
  3. 03La protection vérifiée par une analyse de besoins
  4. 04Du capital, qui doit exister avant de pouvoir servir
  5. 05Puis où il est détenu, et combien de tâches chaque dollar accomplit
Les quatre premières étapes sont véritablement ordonnées. Là où le capital se trouve ensuite n'est pas un affrontement entre un régime enregistré et un contrat.

Demandez à l'assureur, avant de soumettre une demande de rachat, une estimation écrite du montant imposable établie à partir des chiffres réels du jour et non d'une description verbale approximative donnée au téléphone, et demandez précisément si une avance en cours sera déduite du produit avant ou en plus du revenu déclaré, puisque la réponse change ce qui aboutit réellement dans le compte du ménage une fois tout réglé.

Demandez à un comptable, à partir de cette estimation, dans quelle tranche d'imposition le ménage se retrouverait pour l'année où le rachat est traité, si une prestation calculée en fonction du revenu s'en trouverait touchée, et si étaler la demande sur deux années civiles, lorsque cela est concrètement possible, réduirait l'impôt total dû comparativement à un seul rachat important concentré sur une seule année. Il s'agit là d'une question de moment que le ménage contrôle simplement en choisissant quand soumettre la demande, ce qui diffère entièrement du fait de contrôler le taux d'imposition lui-même.

Qui cela touche le plus, et qui cela touche le moins

déclarée annuellement, jamais garantie

Comment une participation est déterminée

  1. Une distribution du compte de participation de l'assureur
  2. Déclarée annuellement à la discrétion du conseil
  3. Selon les résultats, la sinistralité et les frais
  4. Ce n'est ni de l'intérêt ni un rendement
  5. Elle n'est garantie aucune année du contrat
Une participation est une part des résultats d'un compte, ni de l'intérêt ni un taux.

Cela touche le plus le ménage qui rachète un contrat en vigueur depuis de nombreuses années et ayant accumulé une valeur substantielle, puisque c'est précisément là que le coût de base rajusté est descendu le plus bas et que le montant déclarable est typiquement le plus élevé par rapport au chèque reçu. Cela touche aussi le plus un ménage déjà proche du seuil d'une tranche d'imposition supérieure ou qui reçoit des prestations calculées en fonction du revenu, puisque la totalité du montant déclarable tombe dans une seule année civile et peut faire franchir l'un ou l'autre de ces seuils par ailleurs importants, voire les deux à la fois.

Cela touche moins un ménage qui rachète un contrat détenu depuis peu de temps, où le coût de base rajusté demeure proche des primes réellement versées et où le montant déclarable est en conséquence faible ou nul, et touche moins un ménage qui a déjà planifié soigneusement le rachat autour d'une année de revenu plus faible et non de traiter la décision de partir comme distincte de la décision du moment précis où partir.

Ce que montre le relevé annuel avant toute décision

Avant même qu'un rachat ne soit demandé, le relevé annuel comporte déjà deux chiffres qu'il vaut la peine de lire ensemble: la valeur de rachat actuelle et, sur le relevé de la plupart des assureurs, une indication du coût de base rajusté ou une note précisant où l'obtenir, puisque tous les assureurs n'impriment pas directement le coût de base rajusté sur le relevé annuel lui-même. Comparer ces chiffres d'une année à l'autre montre la direction générale que prend le montant déclarable, bien que seule une demande faite à la date même du rachat produise le chiffre qui sera effectivement déclaré aux fins de l'impôt pour cette année.

Un ménage qui soupèse sérieusement un rachat par rapport à la poursuite du contrat, ou par rapport à l'une des solutions de non-déchéance déjà offertes, tire davantage profit de demander à l'assureur une estimation de rachat et une estimation d'assurance libérée réduite ou de temporaire prolongée au même moment et non d'examiner chaque option séparément au fil de demandes étalées sur plusieurs semaines, puisque les valeurs évoluent à chaque déclaration de participations et que comparer des chiffres pris à des dates différentes peut induire en erreur autant qu'il n'informe.

Ce que cette page ne vous dira pas

Cette page ne calcule pas ce qu'un rachat donné déclarerait réellement, puisque ce chiffre dépend du coût de base rajusté propre au contrat à la date du traitement, un chiffre que produit le système de l'assureur lui-même et non un chiffre qu'un lecteur pourrait déduire d'une description générale figurant ici, aussi soigneusement rédigée soit-elle. Elle ne dit pas non plus si racheter, et non d'explorer l'une des solutions de rechange comme l'assurance libérée réduite ou la temporaire prolongée, sert le mieux les objectifs propres à un ménage donné, tant pour l'argent que pour la protection elle-même.

Un comptable peut modéliser le résultat fiscal selon différents scénarios de moment et de fractionnement une fois l'estimation de l'assureur en main, un travail qui relève entièrement de ce professionnel et non du volet assurance du dossier. Le conseiller en sécurité financière qui demande l'estimation à l'assureur est rémunéré à la commission sur les contrats placés, et non sur un rachat lui-même, un fait qu'il vaut la peine de noter puisqu'un rachat met généralement fin, plutôt qu'il ne la prolonge, à la relation à laquelle cette commission était initialement rattachée. Personne ne peut y répondre à votre place.

Où cette réponse peut ne pas s'appliquer

  • La détention par une société change entièrement l'analyse, y compris la façon dont le montant interagit avec les autres revenus de l'entreprise.
  • Le fait qu'une opération partielle produise un résultat plus petit dans une année donnée dépend du même chiffre de coût fiscal.
  • Les contribuables assujettis dans plus d'un pays ont besoin d'un avis coordonné que cette bibliothèque ne fournit pas.
  • Les taux fédéraux et provinciaux changent chaque année, de sorte qu'un chiffre établi une année ne se reporte pas à la suivante.

Ce qu'il faut vérifier dans votre propre contrat

  • Le coût de base rajusté par écrit de l'assureur, avec la date à laquelle il a été établi.
  • Le chiffre brut payable, avant l'application de tout ce qui est dû.
  • Le montant imposable que votre comptable calcule à partir de ces deux nombres.
  • L'effet sur les autres revenus de la même année, y compris toute prestation calculée en fonction du revenu.
  • Si l'étalement de l'opération sur plus d'une année est possible et s'il est utile.

Poursuivre avec l'explication complète

Préparez les questions destinées à un CPA, à un avocat et à un professionnel en assurance.

Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est le site éducatif du Centre canadien de création de patrimoine inc., ouvert à tous les Canadiens. Les services sont fournis uniquement par ce cabinet. Ses représentants détiennent un permis dans chaque province desservie: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick. Les permis personnels de José Salloum visent le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

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Responsabilité éditoriale et divulgation

Rédigé par
José Salloum
Capacité professionnelle
Conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. place des affaires dans six provinces, par des représentants titulaires d'un permis dans chacune: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick
Révisé par
Palier fiscalité et société, révisé par un professionnel de la fiscalité canadienne qualifié avant publication
Portée
Partout au Canada
Dernière révision
2026-08-30
Version
2.1
Divulgation de la rémunération
Le Centre canadien de création de patrimoine inc. peut toucher une rémunération versée par l'assureur si un contrat est souscrit. Elle prend la forme d'une rémunération de première année puis d'une rémunération de renouvellement, et son montant varie selon l'assureur, le produit, l'âge, la prime, la conception du contrat, les avenants et l'entente avec l'agent général. Aucun chiffre unique ne décrirait fidèlement tous les contrats, et aucun n'est publié ici.
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Info@ibcfinancial.com. Écrivez sans numéro de contrat, sans renseignement médical et sans coordonnées de compte.

Dernière révision: 2026-08-30. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.

Divulgations importantes

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Permis et titres. José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent autorisé par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent autorisé par l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001. Son permis personnel couvre le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique uniquement. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, et il détient la désignation Certified Cash Flow Specialist. Il s'agit de certifications privées et non de permis réglementaires, et elles ne confèrent aucune autorité gouvernementale. Tous ces titres peuvent être vérifiés dans les registres publics des organismes de réglementation.

Titres protégés. Le Québec et l'Ontario réservent chacun par la loi certains titres de planification et de conseil, et seule une personne détenant la désignation correspondante peut les employer. José Salloum n'en détient aucun et n'en emploie aucun. Le titre qu'il détient est celui de conseiller en sécurité financière, certifié par l'Autorité des marchés financiers, et c'est le seul titre employé sur ce site web.

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Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, tout gain sur la police devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

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