La souveraineté financière infinie™ en termes simples
En termes simples, ce que notre cabinet vise avec les familles est un objectif, pas un résultat promis. Pendant des années, une famille bâtit du capital dans une police d'assurance vie entière avec participation dont elle est titulaire, obtient des avances de l'assureur pour ses achats prévus et les rembourse selon un calendrier. L'assureur exige des intérêts sur chaque avance. Cela ne convient pas à tous les ménages.
Pensez à la dernière fois que vous avez acheté une auto. Vous avez peut-être signé un prêt chez le concessionnaire. Vous avez peut-être vidé votre compte d'épargne. Dans un cas comme dans l'autre, quelqu'un d'autre a fixé les conditions, ou votre épargne a disparu pour un bon moment. Pensez maintenant à la prochaine auto, puis à celle d'après. En cinquante ans, une famille remplace des autos, des toitures, des fournaises, des ordinateurs et des réfrigérateurs, encore et encore. Le scénario se répète toute une vie. Chaque fois, les deux mêmes questions reviennent. D'où vient l'argent? Et qui décide?
Canadian Wealth Creation Centre Inc. donne un nom à la réponse vers laquelle il travaille avec les familles: la souveraineté financière infinie™, une marque de commerce enregistrée de José Salloum (enregistrement TMA1420283 auprès de l'OPIC). En mots simples, il s'agit de bâtir, sur de nombreuses années, une réserve de capital que votre famille contrôle, de sorte qu'une plus grande part des gros achats de la vie puisse être financée à partir de cette réserve et qu'une moins grande part exige l'accord d'un prêteur externe. C'est un objectif, pas un résultat promis. Rien de tout cela n'arrive en signant un formulaire. Cela se construit lentement, par des habitudes gardées pendant des années.
Voici l'idée au complet, expliquée simplement, avec chaque terme défini la première fois qu'il apparaît.
Que veut dire la souveraineté financière?
La souveraineté financière, c'est prendre vous-même les décisions d'argent de votre ménage, à des conditions avec lesquelles vous pouvez vivre, sans devoir d'abord demander la permission à quelqu'un d'autre. Cela ne veut pas dire que vous ne devez rien à personne. Cela ne veut pas dire que vous êtes riche. Cela veut dire que, le jour où l'auto rend l'âme ou que le toit se met à couler, votre famille peut agir à partir de quelque chose qu'elle a bâti, plutôt qu'à partir de quelque chose qu'elle doit demander.
Pensez à un pays. Un pays est souverain quand il prend ses propres décisions. Il a quand même des voisins, des dettes et des règles à respecter. Un ménage, c'est pareil. Vous aurez encore des factures. Vous aurez peut-être encore une hypothèque. La souveraineté porte sur la question de savoir qui décide, et non sur l'absence de toute obligation.
Le mot « infinie » dans le nom renvoie à la durée, pas à la taille. Personne n'a de l'argent sans fin. L'idée, c'est un ensemble d'habitudes qui peuvent durer toute une vie, et que des parents peuvent transmettre à leurs enfants.
Voici un petit test. Posez-vous la question: « Si ma famille avait besoin de 10 000 $ le mois prochain pour quelque chose d'important, pourrions-nous agir sans rien demander à personne à l'extérieur de la famille, et sans toucher à notre fonds d'urgence? » Si la réponse est oui, vous occupez déjà une partie de cette position. Si la réponse est non, vous savez clairement par où commencer. Aucune des deux réponses n'est bonne ou mauvaise. C'est simplement là où vous en êtes aujourd'hui.
Pourquoi chaque achat demande-t-il un financement?
réglementé comme de l'assurance par la loi provinciale
Pourquoi ce n'est pas un placement
- C'est un contrat qui verse une prestation au décès
- Il est réglementé comme de l'assurance par la loi provinciale
- La valeur et les participations sont des attributs d'assurance
- À juger comme de l'assurance: protection, coût, accès
Chaque achat important est financé d'une façon ou d'une autre, même quand vous payez comptant. Cette idée vient de R. Nelson Nash, et elle est la clé de tout le reste. Ou bien vous payez des intérêts à quelqu'un d'autre, ou bien vous renoncez aux intérêts que votre argent aurait pu rapporter.
L'emprunt, on le voit facilement. Vous signez un prêt, vous faites des paiements, et le prêteur garde les intérêts. Payer comptant semble gratuit, mais ne l'est pas. L'argent que vous dépensez dormait quelque part, et il aurait pu continuer à rapporter. Une fois dépensé, il ne vous rapporte plus rien, jusqu'à ce que vous l'ayez épargné de nouveau. Cette croissance perdue s'appelle le coût de renonciation: ce que vous abandonnez quand vous choisissez un usage de votre argent plutôt qu'un autre. Autrement dit, l'argent comptant a un coût, lui aussi: il coûte ce qu'il aurait pu devenir.
La question n'est donc pas « Devrais-je financer cet achat? ». Vous le financerez de toute façon. La vraie question devient: « Par le système de qui passe ce financement, et qui en fixe les conditions? » Pour votre famille, aujourd'hui, la réponse honnête est peut-être: celui de quelqu'un d'autre. Ce n'est pas un échec. C'est simplement la façon de faire par défaut, et elle peut changer, un achat à la fois.
Si vous possédiez l'épicerie, où votre famille ferait-elle ses courses?
Dans votre propre épicerie, et en payant ce qu'elle prend. Nash s'est servi d'une épicerie pour le montrer, et l'image dit où l'argent est censé se trouver dans cette approche: dans du capital que votre famille contrôle, à l'intérieur d'une assurance vie dont elle est titulaire, plutôt que de vous passer entre les mains en route vers quelqu'un d'autre.
Dans les leçons sur l'épicerie de son livre (partie I, leçons 5 et 6, pages 15 et 16 de la cinquième édition), Nash vous demande d'imaginer que vous êtes propriétaire d'une épicerie. Vous avez consacré des années et beaucoup d'argent à l'ouvrir: le bâtiment, les tablettes, la marchandise, le personnel. Votre propre famille en est la clientèle la plus fidèle. Son propos porte sur l'honnêteté à l'intérieur de sa propre entreprise. Quand votre conjoint rapporte des provisions à la maison, sortent-elles par la porte d'en avant, payées, ou par la porte d'en arrière, sans être payées? Sa réponse tient en une ligne: « If you own the store don't steal the peas. » Autrement dit: si l'épicerie est à vous, ne volez pas les petits pois.
Notre cabinet ajoute une observation simple qui découle de cette image. Un épicier ne passe pas devant son propre magasin pour aller remplir le panier familial chez un concurrent. Le propriétaire d'une grande chaîne de magasins ne fait pas les courses de sa famille dans une chaîne rivale. Un actionnaire propriétaire d'une institution financière garderait difficilement ses propres économies dans une institution concurrente. Chacun garde ses propres dépenses à l'intérieur de l'entreprise qui lui appartient, parce que chaque dollar qui y passe l'aide, et que chaque dollar dépensé ailleurs aide quelqu'un d'autre.
La plupart des familles font l'inverse sans s'en rendre compte. Leur paie arrive dans le compte de quelqu'un d'autre, leurs économies dorment dans le compte de quelqu'un d'autre, et leurs achats sont financés aux conditions de quelqu'un d'autre. L'argent leur passe entre les mains en route vers le bilan des autres.
C'est pourquoi, dans cette approche, une prime n'est pas qu'une facture. Beaucoup de gens la voient comme un paiement qui part et ne revient jamais. Une partie sert bel et bien à payer l'assurance et les frais de l'assureur, surtout dans les premières années, et cette partie ne revient pas. Le reste bâtit une valeur de rachat dans un contrat dont vous êtes titulaire. C'est vous qui décidez de ce qu'il advient de cette valeur: la laisser croître, demander à l'assureur une avance garantie par elle ou, s'il le faut, racheter la police, sous réserve du contrat et des règles fiscales. C'est d'abord de l'assurance vie, ni un compte de dépôt ni un placement, et une avance de l'assureur porte intérêt. Mais la direction change. L'argent qui vous passait entre les mains avant de repartir bâtit désormais quelque chose que votre famille possède et dont elle décide. C'est là le cœur de l'idée.
Quels sont les quatre éléments de base?
l'abri tient tant que la police demeure exonérée
Ce que le statut de police exonérée fait, et ne fait pas
- 01Ce que l'exonération donneAucun impôt annuel sur les hausses de la valeur de rachat tant que la police demeure exonérée (article 12.2 et Règlement 306); Un capital-décès qui n'est pas imposé comme revenu de police.
- 02Ce qu'elle ne donne pasUne protection contre l'impôt lors d'un rachat, d'une déchéance ou d'une avance au-delà du coût de base rajusté; Une protection si la police cesse d'être exonérée.
Quatre morceaux fonctionnent ensemble. Chacun, pris seul, est simple. Aucun d'eux n'exige de connaissances spéciales; il faut surtout de la constance. Le plus difficile, c'est de faire durer les quatre pendant des années.
1. D'abord, une assurance vie dont vous êtes titulaire
Au Canada, l'outil utilisé est une police d'assurance vie entière avec participation. Quelques mots à connaître:
- Assurance vie entière: une assurance vie conçue pour durer toute votre vie, tant que les primes sont payées.
- Prime: le paiement que vous faites pour garder la police en vigueur.
- Avec participation: la police peut recevoir des participations, une part des résultats de l'assureur. Les participations ne sont pas garanties.
- Titulaire: la personne à qui appartient la police et qui prend les décisions à son sujet.
- Assuré: la personne dont la vie est couverte par la police.
La police est d'abord une assurance vie. Elle protège les personnes qui dépendent de vous. Ce n'est pas un placement, et ce n'est pas un compte d'épargne. Elle n'a sa place dans votre plan que si votre famille a un besoin réel et durable d'assurance vie. Sans ce besoin, le reste ne commence pas.
2. Un capital qui se bâtit lentement
- Valeur de rachat: la somme que la police vous verserait si vous y mettiez fin, présentée année par année dans un tableau du contrat.
La valeur de rachat augmente au fil des ans, à mesure que les primes sont payées. Au départ, elle est inférieure à ce que vous avez versé. Les premières années portent le coût de l'assurance et le coût de la mise en place de la police. C'est pourquoi Nash insistait pour qu'on bâtisse d'abord et qu'on utilise ensuite. Les premières années servent à construire, pas à puiser. Il appelait cela la capitalisation: accumuler du capital avant de compter dessus. Certains contrats permettent des paiements supplémentaires pour acheter de l'assurance supplémentaire libérée (ASL), de petites tranches d'assurance additionnelle entièrement payées d'un coup, qui ont leur propre valeur de rachat. Elles peuvent faire croître la valeur plus tôt, dans les limites fixées par le contrat et par les règles fiscales. Pourquoi bâtir un système de financement familial avant de s'en servir explique cette étape plus en détail.
3. Financer un achat grâce à une avance de l'assureur
- Avance sur police: une somme que l'assureur vous avance, en prenant la valeur de rachat de votre police en garantie.
Disons-le clairement: c'est l'assureur qui prête l'argent, pas vous. L'assureur exige des intérêts, fixe le taux et peut le modifier. Les intérêts sont versés à l'assureur. Il s'agit donc bel et bien d'une dette envers l'assureur, avec des intérêts qui courent tant qu'elle n'est pas remboursée. Ce qui change pour vous, selon le contrat, c'est que vous ne remplissez pas de nouvelle demande de crédit, et que vous choisissez comment et quand rembourser, dans les limites prévues au contrat. L'Autorité des marchés financiers décrit l'avance sur police de la même façon: une somme avancée par l'assureur, garantie par la valeur de rachat. Tant qu'une avance n'est pas remboursée, elle et ses intérêts réduisent la somme versée au décès de l'assuré.
4. Rembourser selon un calendrier, et grandir avec vos revenus
La liberté de choisir le calendrier, c'est aussi la liberté de l'oublier. Alors vous fixez un calendrier et vous le respectez, exactement comme un prêteur externe l'exigerait. Cette discipline dépend en bonne partie de vous. Nash comparait le titulaire qui ne rembourse pas à un épicier qui prend de la nourriture sur ses propres tablettes sans la payer. Le magasin a bonne mine pendant un temps. Puis les tablettes se vident.
Rembourser à temps fait deux choses. Cela empêche la dette de grossir. Et une fois l'avance remboursée, la marge est de nouveau là pour le prochain achat.
Au fil des années, à mesure que les revenus augmentent, le système peut grandir lui aussi. Une famille peut ajouter une deuxième police pour une deuxième auto, ou assumer elle-même une plus grande part de ses petits frais, comme les franchises d'assurance. Nash écrivait que les gens sont surpris d'apprendre que les primes et les revenus devraient s'égaler. Il parlait d'une destination atteinte en plusieurs décennies, avec plusieurs polices, et non d'un dépôt de première année. Pourquoi Nash disait que vos primes devraient égaler vos revenus explique cette idée pas à pas.
Aucun des quatre éléments ne fonctionne seul. De l'assurance sans patience vous donne une police que vous ne pouvez pas encore utiliser. Des avances sans remboursement vident lentement la police. Ce sont les quatre ensemble, gardés pendant des années, qui rendent l'objectif possible.
Que veulent dire ici le revenu, le patrimoine, la souveraineté et l'héritage?
Le cabinet résume son travail en quatre courtes phrases:
Le revenu est ce qui entre. Le patrimoine est ce qui reste, et ce que vous pouvez atteindre le jour où une décision doit être prise. La souveraineté, c'est prendre cette décision vous-même, et l'héritage est ce qui lui survit.
Voici chacune de ces phrases en termes de tous les jours.
Le revenu est ce qui entre. Votre paie, les revenus de votre entreprise, une rente de retraite. L'argent arrive, et une bonne partie repart aussitôt. Un revenu plus élevé ne règle pas grand-chose si l'argent repart tout aussi vite. C'est ce qui reste qui compte, pas seulement ce qui passe.
Le patrimoine est ce qui reste, et ce que vous pouvez atteindre. Les deux parties comptent. L'argent pris dans la valeur de votre maison est bien réel, mais il ne peut pas payer une nouvelle fournaise cet après-midi sans un prêt ou une vente. Le patrimoine, dans ce sens, c'est un capital que vous détenez et que vous pouvez atteindre quand vous en avez besoin.
La souveraineté, c'est prendre cette décision vous-même. Quand la fournaise lâche en janvier, c'est vous qui décidez de la réparer ou de la remplacer, du moment où vous le ferez et de la façon de payer. Vous n'attendez pas l'approbation de quelqu'un d'autre.
L'héritage est ce qui lui survit. Au décès de l'assuré, la police verse un capital-décès aux bénéficiaires, réduit de toute avance impayée. L'héritage, ce sont aussi les habitudes que vos enfants vous ont vu garder. Les deux peuvent durer plus longtemps que vous.
La mission du cabinet explique pourquoi elle nomme à la fois le patrimoine et la souveraineté, et pourquoi le second mot a été ajouté.
Quel est le lien avec l'idée de Nelson Nash?
R. Nelson Nash était un auteur américain. En 2000, il a publié Becoming Your Own Banker®, le livre qui a exposé l'approche de financement connue sous le nom de The Infinite Banking Concept®. Son point principal était simple: au cours d'une vie, le besoin de financement d'une famille est grand, alors il vaut la peine de réfléchir sérieusement à la provenance de ce financement. Il proposait d'utiliser une police d'assurance vie entière qui verse des participations pour détenir le capital de la famille.
L'objectif décrit ici découle de la pensée de Nash et l'applique au Canada. C'est important, parce que Nash écrivait pour des lecteurs américains. Certains de ses exemples reposent sur des règles fiscales américaines et des comptes de retraite américains. Ces parties ne s'appliquent pas ici, puisque le Canada a ses propres lois, et qu'elles sont différentes. Au Canada, les règles viennent de la Loi de l'impôt sur le revenu, du Règlement de l'impôt sur le revenu, du contrat que vous signez et, au Québec, du Code civil.
Ce qui s'applique, ce sont les habitudes. Penser à long terme. Bâtir du capital avant de s'en servir. Rembourser ce que l'on prend, selon un calendrier. Traiter le capital de sa famille avec le même soin qu'un prêteur prudent. Les huit règles présentent ces habitudes une par une, et le guide de référence sur le livre de Nash explique le concept au complet.
À quoi cela ressemble-t-il avec une auto?
la discipline, et non le produit
Ce qu'un ménage fait réellement autrement
- 01Un achat important survient, un véhicule ou des travaux
- 02L'avance est plutôt prise sur le contrat
- 03Un calendrier de remboursement fixé et tenu par le ménage
- 04Les versements suivants deviennent des primes
- 05L'argent n'est pas gratuit, l'intérêt va à l'assureur
Exemple illustratif: une auto, trois façons de payer. Ces chiffres sont inventés pour montrer comment l'argent circule. Ce ne sont pas des soumissions, et les taux réels changent.
Hypothèses:
- Vous achetez une auto de 30 000 $.
- Un prêteur externe offre un prêt à 7 % par année, remboursé chaque mois sur 60 mois (5 ans).
- Votre épargne rapporterait 3 % par année, composé une fois par année, si vous n'y touchiez pas.
- Vous financez une police depuis de nombreuses années, et sa valeur de rachat dépasse largement 30 000 $.
- Le taux d'avance de l'assureur est aussi de 7 %, pour que la comparaison soit juste.
| Façon de payer | Qui fournit l'argent | Paiement mensuel | Coût en intérêts sur 5 ans | Qui reçoit les intérêts | Où vous en êtes après 5 ans |
|---|---|---|---|---|---|
| Prêt externe | Le prêteur externe | 594,04 $ | environ 5 642 $ | Le prêteur externe | Auto payée; la prochaine auto commence par une nouvelle demande |
| Comptant, à même l'épargne | Vous | aucun | aucun intérêt de prêt, mais environ 4 778 $ de croissance perdue | Personne; vous renoncez à un rendement | Épargne vide jusqu'à ce que vous la rebâtissiez |
| Avance de l'assureur, remboursée selon un calendrier | L'assureur | 594,04 $, selon le calendrier que vous choisissez | environ 5 642 $ | L'assureur | Avance remboursée; la marge est de nouveau là pour la prochaine auto |
Voici le calcul. Un prêt de 30 000 $ à 7 % par année sur 60 mois donne un paiement mensuel de 594,04 $. Soixante paiements de 594,04 $ totalisent 35 642,40 $. Enlevez les 30 000 $ empruntés, et les intérêts s'élèvent à environ 5 642 $. Pour le paiement comptant, 30 000 $ qui croissent à 3 % par année pendant 5 ans gagneraient 30 000 $ × (1,03 à la puissance 5, moins 1), soit environ 4 778 $. Vous y renoncez en dépensant l'argent, s'il était autrement resté intact.
Qu'est-ce que cet exemple enseigne?
D'abord, l'avance de l'assureur n'est pas moins chère ici. Les intérêts sont les mêmes, et ils vont à l'assureur, pas à vous. Dans la réalité, les taux peuvent être plus élevés ou plus bas que ceux d'un prêt externe; vous les comparez chaque fois.
Ensuite, ce qui change, c'est la structure. Avec le prêt externe, le prêteur a fixé les conditions. Avec le paiement comptant, votre épargne est restée vide pendant des années. Avec l'avance, vous avez choisi le calendrier, la police est restée en vigueur et, une fois le remboursement terminé, la capacité était de nouveau là pour la prochaine auto. Ce cycle qui se répète, c'est ce que le mot « système » veut dire ici. L'avantage n'est pas dans le taux; il est dans la façon dont le cycle recommence.
Enfin, l'exemple laisse des choses de côté. Il ne tient pas compte des années de primes versées pour bâtir la police, ni du coût de l'assurance elle-même. Selon le contrat, l'assureur peut tenir compte d'une avance en cours lorsqu'il fixe les participations. Et si vous cessez de rembourser, les intérêts impayés s'ajoutent à l'avance, et la dette grossit.
Qu'est-ce que c'est, et qu'est-ce que ce n'est pas?
Une façon rapide de bien voir l'idée, c'est de placer ce qu'elle est à côté de ce qu'elle n'est pas.
| Ce que c'est | Ce que ce n'est pas |
|---|---|
| Un objectif vers lequel votre famille travaille pendant des décennies | Un résultat promis |
| Une habitude: bâtir du capital, s'en servir pour des achats prévus, le rembourser | Emprunter pour tout |
| Une assurance vie dont vous êtes titulaire, avec des valeurs garanties par le contrat | Un placement ou un compte d'épargne |
| Des avances de l'assureur, avec des intérêts versés à l'assureur | Une façon d'emprunter sans frais |
| Financé avec l'argent que votre ménage peut dégager pendant une année ordinaire | De l'argent pris dans votre fonds d'urgence ou votre budget d'épicerie |
| Un outil parmi d'autres, à côté du REER, du CELI et du CELIAPP, qui font des tâches différentes | Un remplacement des régimes enregistrés |
| Un plan que vous révisez chaque année | Une chose qu'on met en place une fois et qu'on oublie |
Quelles sont les limites, dites franchement?
et ce qui reste fédéral
Ce qui change d'une province à l'autre
- 01L'organisme qui délivre le permis au représentant
- 02Les titres qu'un représentant peut légalement utiliser
- 03Le coût du règlement d'une succession
- 04Les règles des bénéficiaires, surtout au Québec
- 05Les règles fiscales fédérales s'appliquent partout
Tout outil a ses limites, et celles-ci doivent être bien visibles avant que quiconque signe. Mieux vaut les connaître maintenant que les découvrir dans cinq ans.
- Les premières années coûtent le plus cher. Pendant des années, la valeur de rachat peut être bien inférieure aux primes versées. Si vous résiliez tôt, vous pouvez récupérer moins que ce que vous avez mis.
- Les avances coûtent des intérêts. L'assureur fixe le taux et peut le modifier. Les intérêts impayés s'ajoutent à l'avance. Si la dette totale dépasse la valeur qui la garantit, la police peut prendre fin.
- Les règles fiscales s'appliquent. Selon l'article 148 de la Loi de l'impôt sur le revenu, une avance sur police est une disposition. Le coût de base rajusté (CBR) est un montant fiscal que l'assureur calcule pour votre police. Seule la partie d'une avance qui dépasse ce montant s'ajoute à votre revenu. Rembourser une somme déjà imposée peut donner une déduction en vertu de l'alinéa 60s). Au Québec, vous produisez aussi une déclaration à Revenu Québec. Votre comptable devrait examiner les chiffres avant tout.
- Les participations ne sont pas garanties. Les valeurs garanties sont des engagements que l'assureur prend dans le contrat. Les participations montrées dans une illustration n'en sont pas.
- Vous ne pouvez pas verser un montant illimité. L'assureur fixe un maximum annuel pour les dépôts supplémentaires afin que la police demeure une police exonérée au sens de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu. Les assureurs limitent aussi le montant d'assurance qu'ils acceptent d'émettre, selon votre âge et votre revenu gagné. C'est l'une des raisons pour lesquelles les primes ne peuvent pas égaler vos revenus dès le premier jour.
- Cela prend du temps. Il n'y a pas d'année fixe où le système devient prêt. Tout dépend de la conception, de votre âge et de votre santé, et de la régularité de vos versements.
- La protection a aussi ses limites. Si un assureur fait faillite, Assuris protège les titulaires d'une assurance vie entière dans des limites publiées, calculées après déduction des avances sur police. Ce n'est pas une garantie gouvernementale.
Une dernière chose à savoir sur la personne qui vous écrit. Le cabinet reçoit une commission de l'assureur lorsque quelqu'un souscrit une police. La lecture de ces pages est gratuite. Pesez ce que vous lisez en gardant cela en tête, et demandez à tout conseiller que vous rencontrez comment il est rémunéré.
À qui cela ne convient pas
Cette approche ne convient pas à tout le monde, et c'est très bien ainsi. Elle pourrait ne pas vous convenir si:
- vous risquez d'avoir besoin de l'argent d'ici quelques années;
- votre revenu est incertain, ou votre budget ne laisse aucune marge stable une fois les factures payées;
- vous n'avez pas de besoin durable d'assurance vie;
- des dettes coûteuses pèsent déjà sur votre budget, et les rembourser est la tâche la plus urgente;
- vous cherchez surtout le rendement le plus élevé;
- votre état de santé rend l'assurance très coûteuse ou impossible à obtenir;
- vous habitez à l'extérieur du Québec, de l'Ontario ou de la Colombie-Britannique, où le conseiller du cabinet détient son permis.
Rien de tout cela n'est un jugement. Les habitudes de réflexion sur le financement sont à la portée de tous. La police, elle, s'adresse aux ménages qui ont le besoin, le surplus stable et le temps. Dire non au bon moment, c'est aussi une bonne décision financière.
Quelles trois questions poser avant de commencer?
Trois questions, posées tôt, peuvent vous éviter des années de regrets.
- « Ma famille peut-elle payer cette prime pendant une année ordinaire, et pas seulement pendant une bonne année, pendant dix ans ou plus? » Mettez la prime à l'épreuve d'une année normale, avec toutes les factures habituelles et votre fonds d'urgence en place.
- « Pouvez-vous me montrer la valeur de rachat garantie à côté du total des primes versées, année par année, et me montrer séparément ce qui dépend des participations? » La première colonne, c'est le contrat. La seconde, c'est une estimation.
- « Quand je prendrai une avance, quel taux l'assureur exigera-t-il, comment ce taux peut-il changer, quels en seront les effets fiscaux, et que se passe-t-il si je prends du retard? » Demandez les réponses par écrit, et montrez-les à votre comptable.
Si les réponses conviennent à votre famille, l'étape suivante consiste à examiner de plus près vos propres chiffres. Si elles ne conviennent pas, vous n'avez perdu qu'une heure, et vous comprenez mieux qu'avant comment circule votre argent. Dans les deux cas, la décision vous appartient, et c'est exactement l'esprit de la souveraineté financière.
Rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.
Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.
Ce formulaire est acheminé à Canadian Wealth Creation Centre Inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par Canadian Wealth Creation Centre Inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.
Questions fréquentes
La prime n'est-elle qu'un paiement, ou l'argent reste-t-il sous mon contrôle?
Que veut dire la souveraineté financière, en mots simples?
Être financièrement souverain, est-ce la même chose qu'être riche?
Faut-il une assurance vie pour commencer à penser de cette façon?
Une avance sur police, est-ce emprunter mon propre argent?
Une avance sur police est-elle imposable au Canada?
Combien de temps avant de pouvoir utiliser la police pour un achat?
Peut-on perdre de l'argent avec une assurance vie entière avec participation?
Qu'arrive-t-il à ma police si la compagnie d'assurance fait faillite?
Devrais-je cesser de cotiser à mon REER ou à mon CELI pour financer une police?
Peut-on commencer avec une petite prime et en ajouter plus tard?
Pourquoi le nom contient-il le mot infinie?
Sources
- R. Nelson Nash, Becoming Your Own Banker®, publié en 2000, cinquième édition: partie I, leçons 5 et 6 (l'épicerie, p. 15 et 16; publications du Nelson Nash Institute, infinitebanking.org) et leçon 11 (vous financez tout ce que vous achetez); partie III, leçons 5 et 6 (démarrer le système; l'élargir pour absorber tous les revenus), vérifié le 2026-09-29
- Loi de l'impôt sur le revenu, L.R.C. 1985, ch. 1 (5e suppl.), article 148 (une avance sur police est une disposition; revenu seulement au-delà du coût de base rajusté) et alinéa 60s), Justice Laws Canada, vérifié le 2026-09-29
- Règlement de l'impôt sur le revenu, C.R.C., ch. 945, article 306, critère d'exonération, Justice Laws Canada: https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/reglements/C.R.C.,_ch._945/section-306.html, vérifié le 2026-09-29
- Autorité des marchés financiers, Comment utiliser une valeur de rachat sans mettre fin à son assurance (avance sur police: somme avancée par l'assureur, garantie par la valeur de rachat, avec intérêts dus à l'assureur), vérifié le 2026-09-29
- Assuris, protection de l'assurance vie entière: capital-décès jusqu'à 1 000 000 $ ou 90 %, valeur de rachat jusqu'à 100 000 $ ou 90 %, selon le montant le plus élevé, calculés après déduction des avances sur police, vérifié le 2026-09-29
Dernière révision: 2026-09-29. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.
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