Pourquoi bâtir un système de financement familial avant de s'en servir?
On bâtit un système de financement familial avant de s'en servir parce que tout financement exige du capital. Dans le concept de Nelson Nash, la première tâche consiste à constituer une réserve fiable, et non à y puiser dès qu'une police affiche une valeur de rachat. Une assurance vie entière avec participation peut y contribuer, mais sa valeur de rachat des premières années est souvent inférieure aux primes versées, et une avance sur police ajoute des intérêts et un risque de remboursement. Bâtissez avec l'argent que votre ménage peut engager régulièrement, en gardant d'autres liquidités pour les besoins rapprochés.
Pourquoi une famille a-t-elle besoin de capital avant de financer ses achats?
Une famille doit bâtir sa capacité de financement avant de compter sur elle pour un achat.
C'est l'ordre que Nelson Nash propose à ses lecteurs dans Becoming Your Own Banker® (2000). L'approche connue sous le nom de The Infinite Banking Concept® est d'abord un concept de financement, et non simplement le nom d'une police d'assurance vie. La prémisse de Nash veut que le besoin de financement d'une famille, sur toute une vie, dépasse son besoin de protection d'assurance vie. Un prêteur doit disposer de capital avant de pouvoir prêter. De la même façon, un ménage qui veut créer son propre système de financement doit constituer une réserve avant d'attendre de ce système qu'il réponde à ses besoins.
Prenez l'exemple d'un véhicule. Si vous empruntez pour l'acheter, vous versez des intérêts à un prêteur externe. Si vous payez comptant, vous évitez ces intérêts, mais l'argent n'est plus disponible pour d'autres usages, y compris ce qu'il aurait pu rapporter autrement; ce deuxième coût est le coût de renonciation du paiement comptant. Ce sont deux coûts de nature différente. Ni l'un ni l'autre ne signifie qu'emprunter vaut toujours mieux que payer comptant. L'habitude utile consiste à remarquer comment chaque achat est financé et à comparer les solutions qui s'offrent réellement à vous.
L'objectif à long terme est l'autofinancement: bâtir un système grâce auquel une famille peut financer une plus grande part de ce dont elle a besoin, verser moins d'intérêts aux prêteurs externes et réduire, peut-être un jour éliminer, sa dépendance envers eux pour ses achats courants. Canadian Wealth Creation Centre Inc. appelle cette destination la souveraineté financière infinie (Infinite Financial Sovereignty®, marque de commerce déposée de José Salloum). C'est un objectif, et non un résultat promis. Même un système familial bien établi demeure soumis au contrat de l'assureur, à ses coûts et à sa solidité financière.
Pour commencer à penser comme un prêteur et à bâtir votre propre système de financement, dressez la liste des achats que votre ménage prévoit, du capital que chacun pourrait exiger et de la façon dont vous reconstitueriez ce capital par la suite. Posez-vous ensuite une question moins emballante: combien pouvez-vous mettre de côté sans affaiblir le ménage aujourd'hui? La personne qui engage l'argent de l'épicerie, du remplacement prochain d'un véhicule ou d'une urgence n'a pas créé de capacité de financement fiable. Elle a simplement déplacé un besoin immédiat dans un arrangement à long terme.
La période de construction n'est donc pas du temps perdu. C'est le moment où le ménage prend l'habitude de financer régulièrement, garde d'autres sommes disponibles pour ses besoins courants et apprend à distinguer un objectif de financement futur d'un achat qu'il peut se permettre dès maintenant. Le guide de référence sur le concept exposé par Nelson Nash en 2000 fait la même distinction entre la méthode de financement et le contrat d'assurance qui la soutient.
Pourquoi les premières années d'une assurance vie entière avec participation pèsent-elles si lourd?
lire une illustration comme deux documents
Ce qui est garanti, et ce qui ne l'est pas
- 01Valeur de rachatGaranti: Inscrite au contrat à l'émission. Non garanti: Les totaux projetés, qui supposent le maintien du barème.
- 02Capital-décèsGaranti: Garanti, sous réserve des termes du contrat. Non garanti: Ce que les participations déclarées y ajoutent.
- 03La décision annuelleGaranti: La prime nivelée, fixée par le contrat. Non garanti: Les participations, déclarées annuellement et jamais garanties.
Les premières années portent des coûts d'assurance et d'acquisition importants, si bien que la valeur de rachat peut rester nettement inférieure au total des primes versées.
Au Canada, l'outil habituel de cette approche est une assurance vie entière avec participation émise par un assureur canadien. Elle fournit une protection d'assurance vie et un tableau de valeurs de rachat garanties prévues au contrat. Elle peut aussi recevoir des participations, mais les participations ne sont jamais garanties. La police est de l'assurance, et non un investissement, et l'acheter uniquement pour rendre de l'argent accessible à court terme revient à mal comprendre la structure de ses coûts.
Une prime remplit plusieurs fonctions. Elle paie la couverture et contribue aux frais d'acquisition et d'administration de l'assureur. Les frais d'acquisition comprennent le travail de mise en vigueur du contrat et la rémunération liée à sa vente. Ces coûts pèsent lourd au départ. Le résultat saute aux yeux lorsque vous placez les primes cumulées à côté des premières valeurs de rachat de la police. Vous pourriez avoir versé beaucoup plus que ce que vous recevriez en résiliant le contrat.
Cet écart compte surtout si la situation change. Une perte d'emploi, un déménagement, une nouvelle dépense familiale ou un simple changement d'avis peuvent rendre un rachat hâtif nécessaire. La valeur de rachat est ce que le contrat prévoit; les primes déjà consacrées à la couverture et aux coûts n'attendent pas dans un compte distinct pour vous être remboursées. Une police qui ne convient que si chaque année future se déroule bien ne convient pas.
Avant d'acheter, demandez à voir la valeur de rachat garantie à côté des primes cumulées, pour chacune des premières années. Examinez ensuite, séparément, les valeurs qui supposent des participations. La première colonne repose sur le contrat et ses hypothèses déclarées, y compris le paiement des primes exigées. La seconde dépend en partie de participations qui pourraient différer de celles de l'illustration. Demandez aussi ce qui arrive si vous cessez de payer ou si vous réduisez le financement facultatif. Des options contractuelles peuvent exister, mais elles peuvent modifier la couverture et les valeurs futures.
Il est juste que vous sachiez qui vous écrit: l'auteur est rémunéré par des commissions versées par les assureurs lorsqu'une police est souscrite. C'est l'une des raisons pour lesquelles il faut présenter à un ménage les coûts des premières années et un scénario de sortie hâtive avant de parler de financement futur. L'explication des coûts réels décrit cet écart des premières années et les questions à poser devant une illustration.
Comment l'assurance libérée additionnelle influe-t-elle sur la valeur de rachat des premières années?
un versement, trois fonctions
Où va une prime d'assurance permanente
- 01Une part couvre le coût de l'assurance elle-même
- 02Une part couvre les frais et la taxe sur les primes
- 03Une part constitue la valeur contractuelle de la police
- 04La répartition n'est pas détaillée sur une illustration
- 05La prime nivelée est fixée pour la durée du contrat
L'assurance libérée additionnelle peut créer une valeur de rachat accessible plus tôt que la seule couverture de base, mais elle n'efface pas les coûts des premières années et ne rend pas les dépôts entièrement accessibles.
Une tranche d'assurance libérée additionnelle (ALA) est une petite quantité d'assurance vie entière entièrement payée au moment de son achat. Selon le contrat, le titulaire peut parfois en acheter au moyen de versements supplémentaires prévus par un avenant. Une participation déclarée peut aussi servir à en acheter. Une fois achetée, chaque tranche a son propre capital-décès et sa propre valeur de rachat, et n'exige plus aucune prime.
La conception de la police prend donc toute son importance. Pour un même effort financier prévu, une conception qui met l'accent sur la couverture de base peut se comporter autrement qu'une conception qui permet de verser davantage en ALA. Cette dernière peut afficher plus de valeur de rachat dans les premières années, disponible pour soutenir une avance sur police. Mais une partie de chaque versement supplémentaire sert encore à couvrir l'assurance et d'autres coûts. Elle ne devient pas une valeur accessible dollar pour dollar. Et une valeur plus élevée au début ne signifie pas que le ménage devrait emprunter sur celle-ci.
Il y a des limites. Le contrat détermine si un avenant de versements supplémentaires existe et quels versements il accepte. L'assureur doit aussi administrer la police à l'intérieur des règles canadiennes sur la police exonérée. L'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu établit le critère d'exonération, et ce qui arrive quand un contrat y échoue est expliqué à part. La croissance dans la police échappe à l'imposition annuelle seulement tant que la police demeure exonérée; le financement supplémentaire ne peut pas être traité comme un espace illimité.
L'ALA achetée au moyen des participations appelle une autre distinction. Une tranche déjà achetée fait partie du contrat, mais une participation future qui pourrait en acheter une autre n'est pas garantie. Ne dimensionnez pas un achat essentiel en fonction de tranches qui n'apparaissent que dans une colonne projetée. Comparez les chiffres garantis avec l'illustration fondée sur les participations, et demandez à l'assureur ce qui arrive à la conception si les participations sont plus faibles que prévu.
La question utile n'est pas « Combien puis-je y verser? ». C'est plutôt « Combien puis-je maintenir, et combien sera disponible selon le contrat au moment où j'en aurai peut-être besoin? ». Le guide de l'assurance libérée additionnelle explique l'avenant et ses limites. La distinction entre bâtir de la valeur plus tôt et être prêt à s'en servir est ici la distinction centrale.
Faut-il financer une police selon une année ordinaire ou une bonne année?
Fixez l'engagement de financement continu en fonction d'une année ordinaire, et non d'une année exceptionnelle que votre ménage espère revoir.
Une bonne année peut faire paraître une prime élevée tout à fait confortable. Une année ordinaire constitue un test plus fiable. Elle comprend les factures habituelles, les frais de logement, les impôts, les engagements familiaux et les autres formes d'épargne que votre ménage entend poursuivre. Si le versement proposé ne laisse aucune place à tout cela, la conception repose sur des circonstances favorables qui devraient se prolonger pendant des années. Un contrat dont les premières années coûtent cher est un bien mauvais endroit pour découvrir que l'engagement était trop lourd.
Distinguez le montant que le contrat exige de tout versement facultatif servant à acheter de l'ALA. Demandez ce qui doit être payé pour maintenir la couverture comme prévu, ce qui peut être réduit ou sauté selon ce contrat en particulier, et si des versements facultatifs sautés peuvent être rattrapés plus tard. Ne supposez pas que tous les contrats d'assurance vie entière répondent de la même façon à ces questions. Les limites, les périodes de versement et les effets d'un changement de financement relèvent des conditions de la police et des règles administratives de l'assureur.
Calcul illustratif, et non une projection de police: supposons qu'un ménage puisse engager sans difficulté 1 000 $ par mois dans une année ordinaire. Cela représente 12 000 $ sur douze mois. Dans une année plus forte, il pourrait disposer de 12 000 $ de plus, pour un total de 24 000 $. Concevoir la police autour du montant supérieur comme engagement annuel exigé rendrait le ménage dépendant du retour de cette année plus forte. Concevoir la police autour du montant d'une année ordinaire, et évaluer à part tout versement supplémentaire, laisse le loisir de décider au moment où l'argent supplémentaire existe vraiment. Ces montants n'illustrent qu'une distinction budgétaire. Ils ne disent rien des primes, des valeurs de rachat ni des résultats d'une quelconque police.
Avant d'affecter une somme supplémentaire, vérifiez ce qu'elle déplacerait. Le fonds d'urgence est-il suffisant? Existe-t-il une dette coûteuse? Des cotisations prévues à un CELI, à un REER ou à un CELIAPP sont-elles mises de côté? Des achats rapprochés exigent-ils des liquidités? Ces questions n'appellent pas la même réponse dans tous les ménages. Elles empêchent une décision d'assurance à long terme de s'approprier discrètement de l'argent destiné à une autre fonction.
Un financement régulier est plus utile qu'un départ ambitieux suivi de difficultés. Même les dépôts facultatifs doivent respecter le contrat et les limites de la police exonérée. Si le montant d'une année ordinaire ne peut pas soutenir une conception appropriée, assortie d'un besoin réel de couverture permanente, la réponse sensée peut être d'attendre ou de répondre autrement aux besoins actuels du ménage.
Combien d'années la capitalisation prend-elle?
quatre conditions et un objectif
À qui cette méthode convient
- Les ménages au surplus durable, pas une seule bonne année
- Les gens qui pensent déjà à leur argent en décennies
- Ceux qui veulent la protection permanente pour elle-même
- Les propriétaires et professionnels au revenu irrégulier
- Les familles qui organisent le capital sur des générations
La capitalisation prend des années, et le moment où une police peut soutenir un achat raisonnable dépend de sa conception, de l'âge et de la santé de la personne assurée, du financement et de l'achat lui-même.
Il n'existe pas d'année civile où chaque famille devient « prête ». Un ménage pourrait définir cet état comme le fait de disposer d'une valeur de rachat suffisante pour une dépense modeste et planifiée, tout en gardant une large marge pour payer les primes et rembourser l'avance. Un autre pourrait avoir besoin d'un montant bien plus important. Une même police pourrait réussir le premier test et échouer au second. La santé peut influer sur la couverture offerte et sur son coût; l'âge, la conception et un financement soutenable influent sur l'évolution de la police.
Voici une chronologie qualitative et illustrative, et non le parcours attendu d'un contrat en particulier. Les années un à dix y figurent pour rendre la séquence visible, et non pour annoncer un résultat promis ni une date d'emprunt automatique.
| Année de la police | Étape illustrative | À examiner avant d'envisager une utilisation |
|---|---|---|
| 1 | Mettre en place le contrat et l'habitude de financement | Primes exigées, valeur de rachat initiale et réserves de liquidités du ménage |
| 2 | Continuer à bâtir | Le financement tient-il toujours dans une année ordinaire? |
| 3 | Examiner l'écart de coût des premières années | Primes cumulées à côté de la valeur de rachat garantie |
| 4 | Revoir les besoins du ménage | Épargne d'urgence, achats à venir et besoin de couverture |
| 5 | Mettre la conception d'origine à l'épreuve | Chiffres garantis, hypothèses de participations et souplesse des versements |
| 6 | Poursuivre la capitalisation si elle convient | Valeur disponible, plutôt que le montant illustré au départ |
| 7 | Envisager un usage précis seulement s'il convient | Coût de l'achat, conditions de l'avance et plan de remboursement réaliste |
| 8 | Revoir tout solde en cours | Intérêts, valeur de rachat nette et effet sur le capital-décès |
| 9 | Réévaluer la capacité après le remboursement | L'usage de la police a-t-il laissé assez de marge pour les autres besoins? |
| 10 | Revoir l'ensemble de l'arrangement | Couverture, financement, situation fiscale et solutions de rechange du ménage |
Le tableau ne dit pas, et c'est voulu, que l'emprunt commence à la septième année, ni que la valeur de rachat rattrape les primes à la dixième. Ni l'un ni l'autre ne découle du calendrier. Obtenez une illustration pour le contrat réellement proposé et demandez à quel moment sa valeur de rachat garantie égalerait les primes cumulées selon les versements indiqués. Cette date, si elle apparaît dans l'illustration, aide à comprendre l'écart de coût des premières années. Elle ne constitue pas, à elle seule, un signal pour prendre une avance.
La capitalisation passe aussi par des comportements qui se jouent en dehors de la police. Un ménage peut payer des primes pendant dix ans sans créer de capacité de financement utile s'il vide sans cesse ses autres épargnes, s'il ne peut faire face aux dépenses imprévues ou s'il ne respecte jamais ses plans de remboursement. Examinez à la fois le contrat et le budget du ménage. La police fournit un outil possible; ce sont des années de décisions constantes qui déterminent si cet outil s'inscrit dans un système fiable.
Que faire lorsqu'un achat se présente avant que le système soit prêt?
la garantie, c'est le contrat lui-même
Ce qu'une avance fait au capital-décès
- 01Le solde impayé est déduit tant qu'il est en cours
- 02L'intérêt impayé se capitalise et le solde grossit
- 03La réduction suit le solde, non l'avance initiale
- 04Le capital-décès n'est pas fixe si le contrat est utilisé
- 05Le remboursement rétablit le montant versé au bénéficiaire
Financez l'achat au moyen d'une solution adaptée qui existe aujourd'hui; n'obligez pas une police encore jeune à s'en charger.
La vie n'attend pas la fin de la capitalisation. Un véhicule peut tomber en panne, une toiture peut exiger des travaux, ou un enfant peut avoir une dépense impossible à reporter. Le concept de financement demeure utile: comparez les solutions réelles et leur coût complet. Ce qu'il n'exige pas, c'est de faire passer chaque achat des premières années par une avance sur police simplement parce qu'une petite valeur de rachat existe.
Demandez-vous d'abord si l'achat peut attendre, être réduit ou être payé avec des liquidités déjà réservées à cette fin. Sinon, comparez un emprunt externe avec l'utilisation d'autres épargnes disponibles. Un emprunt externe entraîne des intérêts, des exigences d'approbation et un calendrier de remboursement. Payer comptant évite l'intérêt d'un emprunt, mais réduit vos liquidités et vous prive de ce que cet argent aurait pu rapporter autrement. La bonne comparaison est celle à laquelle votre ménage fait réellement face, et non un emprunt inhabituellement coûteux choisi pour rendre une avance sur police attrayante. La page sur le paiement d'un véhicule déroule cette comparaison pour un achat courant.
Gardez l'argent d'urgence à part. Une demande d'avance sur police est traitée dans le cadre d'un contrat d'assurance; ce n'est pas l'équivalent de liquidités qui dorment dans un compte du ménage. Le montant disponible est limité par la police et par tout solde existant, et le traitement prend du temps. Si un achat comporte une date de paiement fixe, confirmez comment et quand les fonds seraient versés, plutôt que de supposer un accès immédiat.
Il est tout aussi raisonnable de recourir à un prêteur externe pendant les années de construction. Le but est de réduire, avec le temps, la dépendance envers les prêteurs externes, et non de prétendre qu'aucune famille ne doit jamais y faire appel. Si un emprunt s'impose, choisissez un calendrier de remboursement abordable, et ne continuez à financer la police que si l'ensemble des obligations tient encore dans une année ordinaire. Assumer un paiement externe et s'étirer pour payer une prime peut compromettre les deux plans.
Après l'achat, notez ce qui s'est passé. Combien le financement a-t-il coûté? L'achat était-il prévisible? Une épargne régulière aurait-elle pu le couvrir? Quelles dépenses pourraient survenir ensuite? C'est l'état d'esprit que l'idée de Nash demande: penser comme un prêteur envers votre propre famille. Décidez quel capital doit être disponible, quels usages le méritent et comment il sera reconstitué. Vous pouvez pratiquer cette discipline bien avant qu'une police soit prête à soutenir un achat.
Quels signes indiquent que j'emprunte trop tôt sur ma police?
Emprunter est prématuré lorsque l'avance comble un manque de liquidités au lieu de financer un achat planifié assorti d'un plan de remboursement crédible.
Une avance sur police est consentie par l'assureur et garantie par la valeur de rachat de la police. Elle n'exige généralement pas de nouvelle demande de crédit, et le titulaire peut habituellement choisir son rythme de remboursement dans les limites du contrat. Ces caractéristiques offrent de la souplesse; elles ne rendent pas l'avance gratuite. L'intérêt est versé à l'assureur. La police continue d'être administrée selon ses propres conditions, tandis que le solde en cours réduit ce qui reste disponible et ce qui serait versé au décès. Le guide des avances sur police explique ce mécanisme.
Méfiez-vous d'un achat dont le coût épuise presque tout le montant disponible, en laissant peu de marge pour les intérêts ou pour un autre besoin. Méfiez-vous d'un plan de remboursement qui se résume à « plus tard », ou qui compte sur une prime au rendement de l'employeur, une vente ou une participation qui pourrait ne jamais venir. Si vous avez besoin d'une avance sur police pour continuer à payer vos primes, régler des factures récurrentes ou remplacer un fonds d'urgence, le problème de liquidités sous-jacent n'est pas réglé.
Vérifiez la situation fiscale avant de demander une avance. En vertu de l'article 148 de la Loi de l'impôt sur le revenu, une avance sur police est une disposition. La partie qui dépasse le coût de base rajusté (CBR) de la police est incluse dans le revenu imposable. Le CBR change avec le temps, de sorte qu'une avance sans montant imposable aujourd'hui ne dit rien du résultat d'une avance ultérieure. Si un montant a déjà été inclus dans le revenu en raison d'une avance sur police, l'alinéa 60s) peut permettre une déduction lors du remboursement, dans ses limites. Demandez les chiffres à jour à l'assureur et discutez de l'opération avec un comptable.
Un solde impayé peut grossir à mesure que les intérêts s'y ajoutent. Il réduit le capital-décès net tant qu'il est en cours. Si la dette se rapproche de la valeur qui la garantit, la police peut risquer de prendre fin, possiblement avec une conséquence fiscale à un moment où le ménage a peu de liquidités. C'est pourquoi l'absence de paiement mensuel obligatoire devrait inciter à plus de discipline de remboursement, et non à moins.
Un premier usage sensé est un usage que le ménage peut expliquer en entier: pourquoi cet achat, pourquoi ce mode de financement plutôt que les solutions réellement disponibles, ce que l'assureur exigera comme intérêt, quelle marge restera, et quand les remboursements seront faits. Si ces réponses manquent, continuez de bâtir.
Qui devrait attendre, choisir une autre solution ou éviter cette approche?
Un ménage ne devrait pas s'engager dans cette approche s'il n'a pas d'excédent de liquidités durable, pas d'horizon à long terme ou pas de besoin réel d'assurance vie permanente.
Le concept de financement est accessible à tous comme façon de réfléchir. La police, elle, ne convient pas à tous. Si vous pourriez avoir besoin de récupérer l'argent des primes dans les premières années, l'écart entre les primes versées et la valeur de rachat constitue un inconvénient sérieux. Si le revenu est incertain ou si des dettes existantes pèsent déjà sur le budget, une prime continue peut ajouter de la pression au lieu de créer de la capacité. Si le seul besoin d'assurance est temporaire, une couverture permanente peut être le mauvais achat.
Les habitudes de remboursement comptent aussi. Une avance sur police laisse habituellement le rythme de remboursement au titulaire, mais l'assureur continue d'exiger des intérêts. Un ménage qui ne veut pas ou ne peut pas rembourser régulièrement ne devrait pas bâtir un plan autour d'avances répétées. L'objectif à long terme repose sur un capital qu'on utilise puis qu'on reconstitue, et non sur le simple fait d'y avoir accès.
Pensez à ce à quoi vous renoncez en finançant une police. Le même argent pourrait renforcer l'épargne d'urgence, répondre à un besoin d'assurance temporaire, réduire une dette coûteuse ou servir un objectif au moyen d'un CELI, d'un REER ou d'un CELIAPP. Ces choix remplissent des fonctions différentes. Une décision équitable les place à côté du contrat proposé, au lieu de supposer que le contrat les remplace tous.
Même les garanties du contrat ont leurs limites. Les valeurs de rachat garanties sont des obligations de l'assureur selon les conditions de la police; les valeurs qui dépendent de participations futures ne sont pas garanties. Assuris protège les titulaires de police canadiens admissibles dans les limites qu'elle publie si un assureur membre fait faillite, et ces limites se calculent après déduction des avances sur police. Assuris n'est pas une garantie gouvernementale. Examinez le contrat, l'information de l'assureur et ces limites de protection, plutôt que de traiter l'un ou l'autre comme la promesse que chaque issue sera protégée.
Pour un ménage qui a bel et bien un besoin de couverture permanente, un financement confortable dans une année ordinaire et le temps de bâtir, la question suivante n'est toujours pas « Combien de temps avant de pouvoir nous en servir? ». C'est plutôt « Qu'est-ce qui doit rester solide une fois que nous nous en serons servis? ». La capitalisation est suffisante pour un usage donné seulement lorsque le montant disponible, les conditions de l'avance, la situation fiscale et le plan de remboursement fonctionnent ensemble, sans mettre en péril les primes, les autres besoins du ménage ou la police. Atteindre ce point est un objectif vers lequel travailler, et non un événement qu'un calendrier peut garantir.
Rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.
Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.
Ce formulaire est acheminé à Canadian Wealth Creation Centre Inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par Canadian Wealth Creation Centre Inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.
Questions fréquentes
Combien de temps faut-il verser des primes avant de prendre une avance sur police?
Pourquoi ma valeur de rachat est-elle inférieure à ce que j'ai versé?
L'assurance libérée additionnelle rend-elle une police utilisable plus tôt?
Pour une voiture, vaut-il mieux une avance sur police ou une marge de crédit?
Une avance sur police est-elle libre d'impôt au Canada?
Puis-je sauter des versements supplémentaires quand l'argent se fait rare?
Sources
- Loi de l'impôt sur le revenu, article 148 et alinéa 60s), Justice Canada, vérifié le 2026-09-25
- Règlement de l'impôt sur le revenu, article 306 (critère de la police exonérée), Justice Canada, vérifié le 2026-09-25
- Assuris, protection de l'assurance vie entière, calculée après déduction des avances sur police, vérifié le 2026-09-25
- Nelson Nash, Becoming Your Own Banker®, 2000, vérifié le 2026-09-25
Dernière révision: 2026-09-25. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière.
Prendre rendez-vous

