Financière CBI
Prendre rendez-vous

Que signifie récupérer l'intérêt au Canada?

MIS À JOUR

Récupérer l'intérêt, c'est changer la façon dont une famille finance ses achats au fil des ans. Au lieu d'envoyer chaque paiement de financement à un prêteur externe, la famille peut obtenir une avance sur police et affecter ses remboursements de capital au rétablissement de l'accès prévu par un contrat d'assurance vie dont elle est titulaire. Cela ne veut pas dire garder l'intérêt de l'avance: il est versé à l'assureur. La police comporte des coûts, les participations ne sont pas garanties et, au Canada, une avance sur police peut avoir des conséquences fiscales.

Que signifie « récupérer l'intérêt » dans le concept de Nelson Nash?

Cela signifie orienter une partie des activités de financement d'une famille vers un système dont elle est propriétaire, et non encaisser l'intérêt exigé sur ses avances sur police.

R. Nelson Nash a présenté The Infinite Banking Concept® dans son livre Becoming Your Own Banker® (2000), comme un concept qui porte d'abord sur le financement. Son point de départ: le besoin de financement d'une famille est plus grand que son besoin de protection d'assurance vie. Ce point de départ ne rend pas la protection moins importante. Il pose simplement une autre question: une fois la protection appropriée en place, comment la famille financera-t-elle les nombreux achats qu'elle fera au cours de sa vie?

Nash faisait remarquer qu'un achat comporte un coût de financement, que l'acheteur emprunte ou qu'il paie comptant. Avec un emprunt, le coût comprend l'intérêt versé à un prêteur. Avec l'argent comptant, l'acheteur renonce à ce que cet argent aurait pu rapporter ou accomplir ailleurs. Ce second coût est un coût de renonciation: ce n'est pas une facture que quelqu'un vous envoie, ni une somme qu'une police viendrait remplacer automatiquement. Notre page sur le coût de renonciation explique ce second coût plus en détail.

Pensez à la fréquence des décisions qu'un ménage prend au sujet d'un véhicule, de réparations à la maison, des études ou d'autres besoins. Le but n'est pas de coller un chiffre inventé d'intérêts payés sur toute une vie à ces décisions. Il s'agit de constater que l'intérêt et les occasions perdues peuvent absorber une part importante des ressources d'une famille sur de nombreuses années. Penser comme un prêteur, c'est se demander où vont les paiements de financement, ce qu'ils coûtent, et si le ménage se bâtit un accès pour l'avenir tout en répondant au besoin d'aujourd'hui.

Au Canada, l'outil habituel pour mettre ce concept en pratique est une assurance vie entière avec participation émise par un assureur canadien. La famille finance la police au fil du temps et, lorsqu'une valeur suffisante est disponible selon ses conditions, elle peut demander une avance sur police pour un achat. Si elle suit ensuite un plan de remboursement, elle réduit ce qu'elle doit et peut rétablir la capacité d'obtenir une nouvelle avance sur le contrat plus tard. Notre guide complet de la méthode au Canada présente l'ensemble de la démarche, de la première prime à la première avance.

Voilà le sens utile du mot « récupérer ». Il décrit une plus grande maîtrise d'une façon de se financer. Il ne transforme pas un contrat d'assurance en source d'argent sans coût, et il n'efface ni l'intérêt ni le coût de renonciation liés à l'achat d'un bien.

Si l'assureur reçoit l'intérêt, que peut réellement récupérer ma famille?

et ce qui ne change pas du tout

Ce qui change d'une province à l'autre

  1. 01L'organisme qui délivre le permis au représentant
  2. 02Les titres qu'un représentant peut légalement utiliser
  3. 03Le coût du règlement d'une succession
  4. 04Le contrat lui-même ne change pas
  5. 05Le traitement fiscal fédéral ne change pas
L'assurance est réglementée par les provinces. Le contrat et la Loi de l'impôt sur le revenu ne le sont pas.

Votre famille peut rétablir l'accès prévu par son contrat en remboursant le capital, tout en évitant certains paiements qu'elle aurait autrement envoyés à un prêteur externe.

Une avance sur police est une somme consentie par l'assureur selon les conditions de la police, et garantie par sa valeur de rachat. C'est l'assureur, et non la famille, qui fournit l'avance. L'intérêt exigé sur cette avance est versé à l'assureur. Appeler l'ensemble du paiement « intérêt récupéré » serait donc inexact: la partie qui correspond à l'intérêt reste une dépense de financement.

La distinction entre le capital et l'intérêt a son importance. Si un ménage avait prévu de faire des paiements mensuels à un prêteur externe pour un véhicule, mais utilise plutôt une avance sur police disponible, il peut se fixer un plan de remboursement mensuel. La partie capital réduit le solde de l'avance. Sous réserve des limites d'avance et des autres conditions du contrat, cette réduction peut rétablir l'accès pour un besoin futur. La partie intérêt paie l'assureur pour l'avance en cours. Ces deux parties ne jouent pas du tout le même rôle.

Pendant ce temps, la police ne disparaît pas au moment où l'avance est consentie. L'assureur continue d'administrer le contrat selon ses propres conditions. Les valeurs de rachat contractuelles et les caractéristiques liées à la participation demeurent soumises à ces conditions; elles ne sont pas remplacées par un compte de prêt automobile distinct. Cela ne veut pas dire que chaque dollar affiché comme valeur de rachat est librement accessible pendant qu'une avance est en cours. Le solde impayé et l'intérêt couru influent sur la somme accessible et sur ce qui pourrait être payable au rachat ou au décès.

La façon la plus claire d'évaluer l'idée consiste à suivre plusieurs éléments séparément: les primes versées pour garder la police en vigueur, la somme avancée, l'intérêt versé à l'assureur, le capital remboursé et le solde restant de l'avance. Comparez ensuite ces relevés au financement externe qui était réellement offert. L'argent qu'on n'envoie pas à un prêteur n'est pas automatiquement une économie si l'on en verse davantage à un autre.

Au fil des ans, l'objectif d'une famille peut être de financer une part croissante de ses achats courants au moyen d'un système qui lui appartient, de réduire l'intérêt versé aux prêteurs externes et, un jour, de ne plus dépendre d'eux pour ces achats. Le cabinet appelle cet objectif à long terme la souveraineté financière infinie (Infinite Financial Sovereignty®, marque de commerce déposée de José Salloum). C'est une destination vers laquelle on travaille, et non un résultat promis, ni une raison de contracter une avance que le ménage n'a pas les moyens d'assumer.

Comment une assurance vie entière avec participation soutient-elle le concept au Canada?

un versement, trois fonctions

Où va une prime d'assurance permanente

  1. Une part couvre le coût de l'assurance elle-même
  2. Une part couvre les frais et la taxe sur les primes
  3. Une part constitue la valeur contractuelle de la police
  4. La répartition n'est pas détaillée sur une illustration
  5. La prime nivelée est fixée pour la durée du contrat
Une prime permanente n'est pas un frais unique, et aucune illustration n'en montre les trois parts séparément.

Elle offre un contrat d'assurance à long terme qui comporte des valeurs de rachat contractuelles et des participations possibles, mais jamais garanties.

L'assurance vie entière est d'abord de l'assurance vie. Elle vise à verser un capital-décès tant que la police demeure en vigueur. Une police avec participation comporte aussi des dispositions contractuelles sur la valeur de rachat et l'admissibilité aux participations. Les valeurs de rachat garanties sont celles que précise le contrat; une illustration des participations ne garantit ni que des participations seront déclarées à l'avenir, ni que les valeurs illustrées se réaliseront. Les polices d'assurance vie entière prévoient généralement une valeur de rachat minimale garantie pour chaque année et peuvent permettre au titulaire d'accéder à des fonds de son vivant, selon les conditions du contrat.

La police doit être établie et financée avant de pouvoir servir d'outil de financement utile. Les primes paient l'assurance et les autres coûts du contrat. Ce ne sont pas de simples dépôts en attente d'un retrait. Au cours des premières années, la valeur de rachat peut être bien inférieure aux primes versées; le ménage devrait donc demander à voir, année par année, les chiffres garantis et toute illustration non garantie, présentés séparément.

Lorsque le contrat le permet, le titulaire peut demander à l'assureur une avance sur la valeur de rachat disponible, sans demande de crédit distincte pour cette avance sur police. La police fixe la somme disponible et les conditions de l'assureur. Le titulaire peut généralement choisir son propre calendrier de remboursement plutôt que de suivre le calendrier d'amortissement fixe d'un prêt à la consommation, mais l'intérêt continue de courir. Cette souplesse n'est utile que si le ménage choisit des paiements qu'il peut soutenir et qu'il les fait réellement.

Une avance sur police se distingue aussi d'un retrait d'argent par le rachat total ou partiel de la police. Avec une avance, une obligation demeure en cours. Le contrat continue d'être administré selon ses conditions, et une dette impayée peut réduire ce que recevront les bénéficiaires. Une avance impayée, avec l'intérêt couru, peut réduire le capital-décès ainsi que la somme disponible si la police est résiliée.

Voilà pourquoi une illustration devrait présenter les valeurs de la police et le solde des avances sur des lignes distinctes. La valeur de rachat d'un contrat n'est pas la même chose que sa valeur de rachat libre de toute avance. Le remboursement du capital de l'avance ne crée pas non plus, à lui seul, une nouvelle valeur de rachat garantie. Le remboursement réduit la dette qui grève le contrat. La valeur du contrat est déterminée par la police elle-même, y compris ses coûts et les participations réellement déclarées.

Que montrerait une comparaison pour un véhicule de 40 000 $?

Une comparaison illustrative peut montrer les paiements et l'intérêt dus à chaque prêteur, mais elle ne peut pas établir l'avantage net d'une police sans en connaître les conditions réelles.

Calcul uniquement illustratif, qui n'est ni une soumission ni une prévision. Supposons qu'un ménage dispose déjà d'une valeur suffisante dans sa police pour obtenir une avance sur police de 40 000 $. Comparons-la à un prêt automobile de 40 000 $ consenti par un prêteur externe. Les taux ci-dessous sont des hypothèses retenues pour cet exemple seulement; ce ne sont les conditions d'aucun prêteur ni d'aucun assureur. Les hypothèses sont les suivantes:

  • la totalité des 40 000 $ est avancée le même jour dans les deux cas, sans frais, taxes ni autres charges ajoutés;
  • chaque solde est remboursé sur 48 mois par des paiements mensuels égaux (un calendrier d'amortissement standard), le premier paiement tombant un mois après l'avance;
  • l'intérêt est composé mensuellement au taux annuel divisé par 12: 6 % par année pour le prêteur externe et 8 % par année pour l'assureur, chaque taux demeurant constant pendant les 48 mois;
  • chaque paiement est arrondi au cent, et le 48e paiement est ajusté pour que le solde tombe exactement à zéro.

La formule d'amortissement standard à paiements égaux donne un paiement mensuel de 939,40 $ à 6 % et de 976,52 $ à 8 %; le dernier paiement est ajusté à 939,45 $ et à 976,34 $ respectivement. Chaque paiement couvre d'abord l'intérêt du mois, et le reste réduit le solde. Le premier mois, le prêt externe exige 200,00 $ d'intérêt et l'avance sur police 266,67 $; au départ, le taux plus élevé rembourse donc aussi le capital plus lentement.

Comparaison illustrative Prêteur externe (véhicule) Avance sur police consentie par l'assureur
Somme avancée pour le véhicule 40 000,00 $ 40 000,00 $
Durée du remboursement 48 mois 48 mois
Taux d'intérêt annuel supposé, composé mensuellement 6 % 8 %
Paiement mensuel régulier 939,40 $ 976,52 $
Capital remboursé sur la période 40 000,00 $ 40 000,00 $
Intérêt versé à ce prêteur 5 091,25 $ 6 872,78 $
Total versé sur les 48 mois 45 091,25 $ 46 872,78 $

Dans cet exemple, l'avance sur police coûte 37,12 $ de plus chaque mois et 1 781,53 $ de plus en intérêt sur les 48 mois que le prêt externe. Son intérêt est versé à l'assureur; le ménage ne le conserve pas. Le choix d'une avance sur police ne produit donc pas, à lui seul, une économie d'intérêt. Avec un taux d'avance supposé plus bas, l'écart diminuerait ou s'inverserait; c'est pourquoi il faut comparer les taux réellement offerts au moment de l'achat, et non des taux lus dans un exemple.

Qu'est-ce qui change, alors? Avec l'avance sur police, les 40 000 $ de capital que rembourse le ménage réduisent la somme due à l'assureur. Selon les conditions de la police, cela peut rétablir l'accès pour un achat ultérieur. Avec le prêt externe, les remboursements de capital éteignent la dette du véhicule; ils ne rétablissent aucun accès au titre d'un contrat d'assurance. La différence tient à l'endroit où se trouve la relation de financement; le remboursement ne crée pas 40 000 $ de richesse supplémentaire.

Le tableau laisse volontairement de côté les primes de la police, ses coûts, les valeurs de rachat, les participations, l'impôt, les variations possibles du taux de l'avance et tout effet de l'avance sur le capital-décès. Ces éléments dépendent du contrat réel et de la situation du ménage. Le tableau suppose aussi qu'une police comportant une valeur disponible suffisante existe déjà. Souscrire une nouvelle police dans le seul but de financer ce véhicule exigerait des années de financement et une comparaison distincte. Aucune conclusion sur le choix qui sert davantage le ménage ne découle de ce seul tableau. La décision plus large est traitée à la page payer un véhicule.

« Récupérer l'intérêt » veut-il dire le garder, gagner deux fois ou obtenir une avance libre d'impôt?

quatre conditions et un objectif

À qui cette méthode convient

  1. 01Les ménages au surplus durable, pas une seule bonne année
  2. 02Les gens qui pensent déjà à leur argent en décennies
  3. 03Ceux qui veulent la protection permanente pour elle-même
  4. 04Les propriétaires et professionnels au revenu irrégulier
  5. 05Les familles qui organisent le capital sur des générations
S'il en manque une seule, la réponse honnête est non, et le découvrir tôt ne coûte rien.

Non: l'intérêt de l'avance est versé à l'assureur, les valeurs de la police suivent le contrat, et le droit fiscal canadien doit être examiné séparément.

Il est tentant d'imaginer un même flux d'argent qui paie un véhicule tout en produisant un second avantage sans restriction. Cette image oublie la dette. L'assureur avance des fonds; le titulaire doit l'avance, plus l'intérêt. Même si le contrat continue selon ses conditions pendant que l'avance est en cours, le solde impayé limite l'accès et peut réduire le capital-décès net. Le fait que la police continue d'être administrée ne constitue pas une promesse que l'emprunt ne coûte rien.

Les participations ne sont pas non plus assurées. Un assureur peut déclarer des participations, qui peuvent influer sur les valeurs selon la police et l'option de participation choisie par le titulaire, mais aucune projection ne peut dire à un ménage ce qui sera déclaré dans les années à venir. Les garanties contractuelles et les illustrations non garanties ne devraient jamais être fusionnées en un seul résultat promis.

L'expression « avance libre d'impôt » est elle aussi trop large au Canada. L'article 148 de la Loi de l'impôt sur le revenu définit l'avance sur police comme une somme avancée par un assureur selon la police, et inclut l'avance sur police dans sa définition de la disposition. Une inclusion dans le revenu imposable peut se produire lorsque le produit de cette disposition dépasse le coût de base rajusté (CBR) de la police immédiatement avant. Le CBR est une mesure fiscale calculée selon la loi; il ne correspond pas nécessairement au total des primes versées ni à la valeur de rachat indiquée sur un relevé.

L'intérêt de l'avance est encore une autre question. Cet article ne fait aucune affirmation sur la déduction de l'intérêt d'une avance sur police utilisée pour le véhicule familial, et un ménage ne devrait supposer aucun traitement particulier. Posez cette question à un fiscaliste avant de vous fier à une réponse. Un ménage ne devrait pas transformer une illustration de financement en affirmation fiscale.

Pour éprouver toute explication de la récupération de l'intérêt, posez ces questions: Qui a avancé l'argent? Qui reçoit chaque paiement d'intérêt? Quelle dette reste-t-il? Quelle valeur contractuelle demeure accessible une fois cette dette prise en compte? Quel résultat fiscal s'applique au moment de l'avance? S'il manque une réponse à l'une de ces questions, l'explication risque de paraître plus avantageuse que l'arrangement ne l'est vraiment.

Quand une avance sur police est-elle imposable au Canada, et le remboursement donne-t-il droit à une déduction?

la garantie, c'est le contrat lui-même

Ce qu'une avance fait au capital-décès

  1. 01Le solde impayé est déduit tant qu'il est en cours
  2. 02L'intérêt impayé se capitalise et le solde grossit
  3. 03La réduction suit le solde, non l'avance initiale
  4. 04Le capital-décès n'est pas fixe si le contrat est utilisé
  5. 05Le remboursement rétablit le montant versé au bénéficiaire
Ce n'est pas une pénalité. C'est la conséquence ordinaire d'une avance garantie par le contrat.

Une avance sur police est une disposition en droit fiscal canadien; une inclusion dans le revenu peut survenir au-delà du coût de base rajusté, et un remboursement admissible peut ensuite donner droit à une déduction limitée.

Selon l'article 148 de la Loi de l'impôt sur le revenu, la somme incluse dans le revenu lors de la disposition d'un intérêt dans une police d'assurance vie correspond généralement à l'excédent du produit de disposition sur le coût de base rajusté de l'intérêt du titulaire immédiatement avant la disposition. L'article 148 inclut expressément, dans la définition de la disposition, une avance sur police consentie selon la police. C'est pourquoi le titulaire devrait obtenir les données fiscales à jour de sa police avant de supposer qu'une avance n'aura aucun effet fiscal immédiat.

Le coût de base rajusté change au cours de la vie d'une police et se calcule selon des règles prévues par la loi. Il ne faut pas le deviner à partir du total des primes, ni d'une illustration préparée au moment où le contrat a été émis. Demandez à l'assureur le CBR pertinent et les renseignements sur les avances, puis faites examiner l'opération envisagée en fonction de la situation du titulaire. Une avance ultérieure peut avoir un résultat fiscal différent d'une avance antérieure. Notre page quand une avance sur police devient imposable présente le mécanisme étape par étape.

Le remboursement n'annule pas simplement la déclaration de revenus de l'année d'origine. L'alinéa 60s) de la Loi de l'impôt sur le revenu permet une déduction pour les remboursements d'avance faits dans une année, dans une limite fixée par les sommes que le contribuable a déjà dû inclure dans son revenu en raison de dispositions par avance sur cette police, moins les remboursements déjà déduits au cours des années antérieures. Il s'agit d'une règle limitée, liée aux avances antérieurement imposées, et non d'une déduction générale pour chaque dollar de capital remboursé. Conservez les relevés des avances, des inclusions imposables et des remboursements.

L'intérêt est une question distincte du remboursement du capital. Ne supposez pas que le paiement de l'intérêt d'une avance servant à un achat familial donne droit à une déduction en vertu de l'alinéa 60s). De même, ne supposez pas qu'une avance entraîne l'imposition annuelle de toute la croissance dans la police. Le traitement de la croissance dans une police d'assurance vie dépend en partie de son statut de police exonérée selon l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu, expliqué à la page le test d'exonération et ce qui arrive quand un contrat y échoue. Ce traitement à l'abri de l'impôt ne se poursuit que tant que la police demeure une police exonérée; il ne rend pas pour autant chaque opération sur la police libre d'impôt.

Ces distinctions prennent encore plus d'importance lorsqu'une famille prévoit emprunter à répétition. Chaque avance, chaque remboursement et chaque modification de la police devraient être consignés, plutôt que confondus dans un seul solde courant tenu de façon informelle. Un fiscaliste peut examiner les faits avant une avance importante, un rachat ou une modification du contrat.

Combien de temps faut-il pour bâtir un système de financement familial, et qu'est-ce qui peut mal tourner?

Il faut des années de financement régulier, et une sortie hâtive, des primes manquées ou un intérêt d'avance mal géré peuvent compromettre le plan.

Le concept de financement commence par la capacité, et non par l'achat. Une nouvelle police d'assurance vie entière porte habituellement ses coûts les plus lourds au cours des premières années. La somme disponible en cas de rachat hâtif peut être nettement inférieure aux primes versées. Bâtir votre propre système de financement, c'est-à-dire une valeur accessible capable d'appuyer des achats importants, demande du temps et un flux de trésorerie familial fiable. Une famille qui fait face à une dépense prochaine ne devrait pas supposer qu'une police récemment émise pourra la financer.

Les primes restent exigibles même lorsque les autres factures augmentent. Si un ménage étire son budget pour financer une police, il pourrait lui rester moins de marge pour l'épargne d'urgence ou les dépenses essentielles. S'il ne peut plus soutenir les primes, le contrat pourrait devoir être modifié, réduit ou racheté, avec des conséquences qui dépendent de ses conditions. Commencer par une somme réaliste, qui trouve sa place à côté des besoins courants du ménage, compte davantage que de poursuivre une illustration ambitieuse.

Les avances ajoutent une autre obligation. Le titulaire peut disposer d'une certaine souplesse quant au calendrier de remboursement, mais l'intérêt impayé peut faire grossir la somme due. Des avances répétées sans plan réaliste pour réduire les soldes peuvent laisser moins de place pour le besoin suivant. S'il reste une dette au décès de la personne assurée, la somme nette versée aux bénéficiaires peut être moindre. Un ménage qui compte sur le capital-décès pour protéger des personnes à charge devrait tenir compte de cet effet avant d'utiliser une part importante de sa capacité d'emprunt.

Il existe aussi un risque lié à l'assureur. Assuris est un organisme indépendant, financé par l'industrie, qui protège les titulaires de polices canadiens, dans les limites prévues, si une société membre fait faillite. Sa protection n'est pas une garantie gouvernementale, et son application à une police précise doit être vérifiée plutôt que tenue pour acquise. Comme l'explique Assuris pour l'assurance vie entière, sa protection est calculée après déduction des avances sur police en cours.

Enfin, la comparaison avec l'emprunt externe peut évoluer. Les conditions d'emprunt, les valeurs réelles de la police, les participations qui seront ou non déclarées et la capacité du ménage de rembourser comptent toutes. Aucune illustration n'élimine l'incertitude. Un plan solide laisse de la marge pour continuer de payer les primes, assumer l'avance et faire face aux imprévus, sans traiter le contrat d'assurance comme la seule source de fonds accessibles du ménage. La liste plus complète des risques et modes de défaillance mérite d'être lue avant toute proposition d'assurance.

Pour qui cette approche peut-elle convenir, et qui serait mieux servi ailleurs?

Elle peut convenir à un ménage qui a un besoin d'assurance durable et un surplus de trésorerie fiable, mais elle convient mal lorsque l'abordabilité ou l'accès à court terme passe en premier.

La première question est de savoir si l'assurance vie permanente répond à un réel besoin de protection pour la famille. La suivante est de savoir si les primes pourront être maintenues pendant les années moins confortables, et pas seulement lors d'un mois favorable. Ce n'est qu'ensuite qu'il est sensé d'examiner comment une assurance vie entière avec participation pourrait soutenir le financement futur. L'idée de financement devrait orienter la façon dont le titulaire utilise un contrat qui lui convient; elle ne devrait pas rendre convenable un contrat qui ne l'est pas.

Cette approche peut intéresser un ménage prêt à planifier ses achats sur plusieurs années, à tenir des relevés rigoureux et à suivre son propre calendrier de remboursement. Elle demande de la patience devant les coûts des premières années et la volonté de comparer l'intérêt réel des avances et les valeurs contractuelles, plutôt que de s'en remettre à un slogan. Une famille peut penser comme un prêteur en se demandant ce qu'elle a les moyens d'avancer, comment le capital sera rétabli et ce qui arrivera si le revenu baisse.

Elle peut ne pas convenir à une personne qui a besoin d'accéder facilement à la totalité de ses primes au cours des premières années, dont le revenu est instable, qui peine déjà à faire ses paiements de dettes, ou qui n'a besoin que d'une protection peu coûteuse pour une période limitée. L'assurance vie temporaire, lorsqu'elle répond au besoin de protection, coûte généralement moins cher au départ qu'une couverture permanente. Une source de financement abordable déjà en place peut aussi mieux convenir à un achat donné, surtout avant que la police ait bâti une valeur accessible suffisante.

Avant de décider, demandez à l'assureur les éléments suivants, par écrit:

  • les valeurs garanties du contrat, année par année, et une illustration non garantie présentée séparément;
  • les exigences de primes, et ce qui arrive si une prime n'est pas payée;
  • les dispositions sur les avances, le taux d'intérêt actuel des avances et la façon dont ce taux peut changer;
  • le coût de base rajusté actuel, et la façon dont une avance envisagée serait déclarée aux fins de l'impôt;
  • ce qui arrive au rachat ou au décès lorsqu'un solde d'avance est en cours.

Comparez ces éléments au prêt externe réellement offert et aux autres priorités du ménage. Il s'agit d'une décision qui touche à la fois l'assurance, le financement et la discipline de trésorerie.

L'auteur de cet article touche des commissions versées par les assureurs lorsqu'une police est souscrite. Le service est offert par Canadian Wealth Creation Centre Inc., et Financière CBI est son site éducatif. Il vaut la peine de connaître cette rémunération lorsque vous évaluez une explication ou une recommandation. L'objectif à long terme de la souveraineté financière infinie devrait rester un objectif: dépendre moins des prêteurs externes pour les achats courants si la situation de la famille et ses efforts soutenus le permettent, jamais un résultat garanti.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

Vous détenez un permis? Pour placer des affaires, adressez-vous directement à Canadian Wealth Creation Centre Inc. Cette page s'adresse aux ménages.

En soumettant ce formulaire, vous consentez à ce que Canadian Wealth Creation Centre Inc. utilise les renseignements que vous fournissez pour répondre à votre demande et organiser votre rencontre, y compris par message texte au numéro que vous indiquez. Consultez notre politique de confidentialité.

Ce formulaire est acheminé à Canadian Wealth Creation Centre Inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par Canadian Wealth Creation Centre Inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.

Questions fréquentes

Que veut dire récupérer l'intérêt avec une assurance vie au Canada?

Cela veut dire se servir d'un contrat d'assurance vie comme d'un élément d'un système de financement à long terme, puis faire des remboursements qui réduisent la somme due sur ce contrat. Le remboursement du capital peut rétablir la capacité d'obtenir plus tard une nouvelle avance, selon les conditions de la police. Cela ne veut pas dire que la famille reçoit l'intérêt exigé sur une avance sur police: cet intérêt est versé à l'assureur. La police comporte aussi des primes et des coûts; récupérer l'intérêt décrit donc une façon de financer, et non une économie garantie sur un achat.

Est-ce que je garde l'intérêt quand je rembourse une avance sur police?

Non. Une avance sur police est consentie par l'assureur, et c'est l'assureur qui reçoit l'intérêt. Si votre paiement couvre à la fois l'intérêt et le capital, seule la partie en capital réduit le solde de l'avance. La réduction de ce solde peut rendre plus de capacité disponible au titre du contrat, sous réserve de ses conditions. Comparez l'intérêt que vous verseriez à l'assureur à celui qu'exigerait un prêteur externe. Une avance sur police peut coûter plus cher en intérêt, comme le montre l'exemple illustratif du véhicule présenté dans cet article.

Une avance sur police est-elle libre d'impôt au Canada?

Pas nécessairement. Selon l'article 148 de la Loi de l'impôt sur le revenu, une avance sur police est une disposition d'un intérêt dans la police. Une somme peut être incluse dans le revenu lorsque le produit de disposition dépasse le coût de base rajusté (CBR) de la police immédiatement avant l'avance. Le CBR se calcule selon des règles fiscales et change avec le temps. Demandez les données fiscales à jour de votre police et obtenez un avis fiscal avant une avance importante, plutôt que de supposer que le mot « avance » règle la question de l'impôt.

Puis-je déduire mes remboursements d'avance dans ma déclaration de revenus?

Parfois, mais pas du simple fait d'avoir remboursé du capital. L'alinéa 60s) de la Loi de l'impôt sur le revenu permet une déduction pour les remboursements, dans une limite liée aux sommes déjà incluses dans le revenu du contribuable en raison de dispositions par avance sur la même police, compte tenu des déductions déjà demandées. Un remboursement qui ne remplit pas ces conditions ne devient pas déductible parce qu'on l'appelle intérêt récupéré. Conservez les relevés des avances, des inclusions et des remboursements, et faites vérifier la déduction disponible au regard de la loi.

La valeur de rachat continue-t-elle de travailler pendant qu'une avance est en cours?

L'assureur continue d'administrer la police selon le contrat pendant que l'avance est en cours. Les valeurs de rachat contractuelles et les caractéristiques liées à la participation demeurent soumises aux conditions de la police; les participations, s'il y en a, ne sont pas garanties. Cela ne donne pas au titulaire un accès illimité à toute la valeur de rachat indiquée. Le solde de l'avance et l'intérêt réduisent la capacité d'emprunt disponible et peuvent réduire la somme nette payable au rachat ou au décès. Examinez une illustration qui présente séparément les valeurs de la police et le solde des avances.

Combien d'années faut-il avant de pouvoir financer un véhicule de cette façon?

Il n'existe pas de calendrier universel fiable. Le ménage a besoin d'une valeur disponible suffisante dans sa propre police pour appuyer l'avance envisagée, et bâtir cette valeur demande des années de financement régulier. Les coûts des premières années peuvent rendre un contrat récemment émis inadapté à l'achat prochain d'un véhicule. Les primes doivent rester abordables à côté des autres besoins, et toute avance exige un plan pour l'intérêt et le remboursement. Avant de compter sur la police, vérifiez la valeur accessible aujourd'hui et comparez-la au financement externe réellement offert.

Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est le site éducatif du Centre canadien de création de patrimoine Inc., ouvert à tous les Canadiens. Les services sont fournis uniquement par Canadian Wealth Creation Centre Inc., au Québec, en Ontario, en Alberta, en Colombie-Britannique, au Manitoba et au Nouveau-Brunswick. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

Lire la biographie complète et les numéros de permis

Dernière révision: 2026-09-25. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière.

Divulgations importantes

Avec qui vous faites affaire. Financière CBI est le site éducatif de Canadian Wealth Creation Centre Inc. (cwcc.ca), le cabinet inscrit auprès de l'Autorité des marchés financiers. Le site éducatif lui-même ne détient aucun permis, ne distribue aucun produit ni service, ne donne aucun conseil individualisé et ne conclut aucune transaction. Toute relation-client, tout conseil et tout produit d'assurance passent uniquement par Canadian Wealth Creation Centre Inc. et ses représentants dûment certifiés.

Permis et titres. José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent autorisé par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent autorisé par l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001. Son permis personnel couvre le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique uniquement. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, et il détient la désignation Certified Cash Flow Specialist. Il s'agit de certifications privées et non de permis réglementaires, et elles ne confèrent aucune autorité gouvernementale. Tous ces titres peuvent être vérifiés dans les registres publics des organismes de réglementation.

Titres protégés. Le Québec et l'Ontario réservent chacun par la loi certains titres de planification et de conseil, et seule une personne détenant la désignation correspondante peut les employer. José Salloum n'en détient aucun et n'en emploie aucun. Le titre qu'il détient est celui de conseiller en sécurité financière, certifié par l'Autorité des marchés financiers, et c'est le seul titre employé sur ce site web.

Rémunération. À titre de professionnel de l'assurance dûment autorisé, José Salloum reçoit des commissions des assureurs lorsqu'un client souscrit une police. Le cabinet a donc un intérêt commercial dans le résultat, et il le déclare ici afin que vous puissiez soupeser ce que vous lisez. Ce site web constitue le volet éducatif et promotionnel du Centre canadien de création de patrimoine inc.

Nature de ce site web. Ce site web est destiné à des fins d'information et d'éducation générales uniquement. Rien de ce qui s'y trouve ne constitue un conseil financier, d'assurance, fiscal ou juridique personnalisé, et sa lecture ne crée aucune relation professionnelle. José Salloum est un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis. Il n'est pas comptable professionnel agréé, il n'est pas avocat et il n'est pas inscrit auprès de l'Organisme canadien de réglementation des investissements. Il ne fournit ni conseils en valeurs mobilières, ni conseils fiscaux, ni conseils juridiques. Consultez votre propre comptable et votre conseiller juridique avant d'agir sur la foi de quoi que ce soit décrit ici.

Au sujet des produits abordés. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et non un placement. Sa fonction première est le capital-décès. Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur en fonction du rendement du compte de participation, et le rendement passé des participations n'indique pas les résultats futurs. Les garanties contractuelles dépendent de la solvabilité continue de l'assureur émetteur et ne sont garanties par aucun gouvernement. La protection des titulaires de police au Canada est assurée par Assuris, à l'intérieur de ses limites publiées. La Société d'assurance-dépôts du Canada couvre les dépôts bancaires et ne s'applique pas aux produits d'assurance. Ces stratégies ne conviennent pas à tout le monde et dépendent de la situation individuelle, des liquidités, de l'horizon temporel et des objectifs.

Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, le gain devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

Marques de commerce et absence d'affiliation. « The Infinite Banking Concept® » et « Becoming Your Own Banker® » sont des marques d'Infinite Banking Concepts, LLC. Ni le Centre canadien de création de patrimoine inc. ni José Salloum n'est affilié à Infinite Banking Concepts, LLC ou au Nelson Nash Institute, ni commandité ou approuvé par ceux-ci. « Infinite Financial Sovereignty® » est une marque déposée de José Salloum, enregistrement TMA1420283 de l'Office de la propriété intellectuelle du Canada, enregistrée le 12 juin 2026. « La Souveraineté Financière Infinie™ » et « SFI™ » en sont les formes françaises, employées à titre de marques non enregistrées.

Variation provinciale. Les titres et les exigences en matière de permis d'assurance varient selon la province et le territoire. Vérifiez le permis de votre propre conseiller auprès de l'organisme de réglementation de votre province.

Politique de confidentialité. Personne responsable de la protection des renseignements personnels: Mona Haddad, compliance@cwcc.ca, Canadian Wealth Creation Centre Inc., 203-3899 Autoroute des Laurentides, Laval, QC H7L 3H7, 514-875-9444.