Comment les parents peuvent-ils apprendre à leurs enfants à penser comme un prêteur?
Les parents peuvent apprendre à leurs enfants à penser comme un prêteur en rendant visible le coût de chaque achat: emprunter, c'est payer des intérêts, tandis que payer comptant, c'est renoncer à d'autres usages de cet argent. Commencez par l'épargne et l'attente, puis passez aux plans de remboursement écrits et à un registre simple. Les adolescents peuvent participer à certaines parties d'une revue familiale annuelle. Une police d'assurance vie pourra plus tard soutenir le financement familial, mais elle prend des années à se constituer, comporte des coûts et des risques, et ne remplace jamais de saines habitudes.
Que signifie apprendre à un enfant à penser comme un prêteur?
Cela signifie apprendre aux enfants à se demander d'où viendra l'argent, ce que coûtera son utilisation et comment il redeviendra disponible.
Nelson Nash a exposé The Infinite Banking Concept® dans Becoming Your Own Banker® (2000). Il s'agit d'abord d'un concept de financement, et non simplement d'un produit d'assurance vie. La prémisse de Nash est que le besoin de financement d'une famille, sur toute une vie, dépasse son besoin de protection d'assurance vie. Les enfants n'ont pas besoin de comprendre un contrat d'assurance pour commencer à apprendre ce concept. Ils peuvent apprendre à faire une pause avant un achat et à se demander ce qui doit se passer, sur le plan financier, pour que cet achat soit possible.
La première question est la suivante: « Est-ce que cela vaut la peine d'y consacrer notre argent? » Viennent ensuite: « Qu'est-ce qui a aussi besoin de cet argent? » et « Si nous empruntons, comment rembourserons-nous? » Ce sont les questions qui sous-tendent le fait de penser comme un prêteur, traduites dans le langage de la famille. Elles transforment une étiquette de prix en une décision qui porte sur le moment, les priorités et les liquidités futures.
Un parent peut montrer l'exemple sans rendre un enfant responsable des factures des adultes. À l'épicerie, expliquez pourquoi vous achetez un article maintenant ou pourquoi vous attendez. Lorsque vous envisagez un achat plus important, dites que la famille compare le paiement comptant avec la prise en charge de versements. Laissez l'enfant constater que « nous pouvons nous le payer » et « c'est le bon usage de notre argent » sont deux affirmations différentes.
L'objectif à long terme de la famille est l'autofinancement: bâtir, au fil des années, votre propre système de financement afin de financer par ce système une part croissante des choses de la vie, de réduire les intérêts versés aux prêteurs externes et de réduire, voire un jour de cesser, le recours à ces prêteurs pour les achats ordinaires. Canadian Wealth Creation Centre Inc., l'entreprise qui fournit le service et publie le site éducatif Financière CBI, appelle cette destination la souveraineté financière infinie (Infinite Financial Sovereignty®, marque déposée de José Salloum). C'est un objectif, jamais un résultat promis.
La leçon que le parent transmet à l'enfant n'est pas que chaque achat exige un emprunt. C'est que chaque achat puise dans une capacité financière. Les bonnes décisions protègent cette capacité et, lorsqu'on l'utilise, prévoient une façon réaliste de la reconstituer.
Comment expliquer que tout achat est financé d'une façon ou d'une autre?
et ce qui reste fédéral
Ce qui change d'une province à l'autre
- 01L'organisme qui délivre le permis au représentant
- 02Les titres qu'un représentant peut légalement utiliser
- 03Le coût du règlement d'une succession
- 04Les règles des bénéficiaires, surtout au Québec
- 05Les règles fiscales fédérales s'appliquent partout
Expliquez qu'emprunter, c'est utiliser l'argent de quelqu'un d'autre moyennant un coût, alors que payer comptant, c'est utiliser de l'argent qui ne pourra plus servir à autre chose.
Supposons que votre enfant veuille acheter quelque chose aujourd'hui. Vous pouvez lui demander comment il compte payer. Si un prêteur externe fournit l'argent, l'intérêt est un coût visible. Si l'enfant paie avec ses économies, il n'y a peut-être aucun intérêt d'emprunt, mais ces économies ne seront plus disponibles pour un autre achat, ni pour ce que l'argent aurait pu rapporter autrement. Cette possibilité à laquelle on renonce s'appelle le coût de renonciation.
Gardez la distinction bien claire. Le coût de renonciation n'est pas une facture envoyée à votre enfant, et il ne rend pas l'emprunt préférable au paiement comptant. L'intérêt versé à un prêteur externe est une dépense réelle. Ce que l'argent comptant aurait pu rapporter autrement demeure incertain et dépend de la solution de rechange qui s'offre vraiment. Il s'agit de comparer des choix réels, et non de déclarer qu'une façon de payer l'emporte toujours.
Avec un jeune enfant, essayez: « Si tu dépenses aujourd'hui l'argent que tu as mis de côté pour ceci, qu'est-ce que tu devras attendre plus longtemps pour acheter? » Avec un adolescent, ajoutez: « Si quelqu'un te prête l'argent, que te restera-t-il pour tes autres projets après chaque remboursement? » Pour un achat du ménage, discutez du coût complet, y compris l'entretien, et pas seulement du montant à payer à la caisse.
Cette conversation fonctionne particulièrement bien lorsque l'attente est une option réelle. Un enfant qui épargne avant d'acheter vit les deux côtés de la décision. Le délai peut confirmer que l'achat compte vraiment pour lui. Il peut aussi révéler que l'enthousiasme est passé. Dans un cas comme dans l'autre, l'enfant apprend quelque chose d'utile, sans qu'il soit nécessaire de lui faire la leçon.
Les parents devraient se méfier de l'expression « argent qui ne coûte rien » lorsqu'ils parlent de financement. Un emprunt donne accès à de l'argent maintenant, mais le remboursement réduit l'argent disponible plus tard. De même, payer comptant évite un versement d'emprunt, mais réduit l'argent dont on dispose. Penser comme un prêteur, c'est remarquer ces conséquences avant de prendre un engagement.
L'Agence de la consommation en matière financière du Canada publie des conseils à l'intention des parents qui veulent parler d'argent avec leurs enfants, et elle encourage à se servir des décisions d'achat de tous les jours pour aborder l'épargne, les besoins, les envies et les façons de payer. C'est suffisant pour commencer. Les enfants apprennent le concept de financement en observant des décisions répétées, et non en mémorisant une définition.
Quelles habitudes financières les enfants devraient-ils pratiquer selon leur âge?
lire une illustration comme deux documents
Ce qui est garanti, et ce qui ne l'est pas
- 01Valeur de rachatGaranti: Inscrite au contrat à l'émission. Non garanti: Les totaux projetés, qui supposent le maintien du barème.
- 02Capital-décèsGaranti: Garanti, sous réserve des termes du contrat. Non garanti: Ce que les participations déclarées y ajoutent.
- 03La décision annuelleGaranti: La prime nivelée, fixée par le contrat. Non garanti: Les participations, déclarées annuellement et jamais garanties.
Commencez par une épargne visible et par l'attente, puis ajoutez un registre, des conditions de remboursement écrites et une participation à de vraies décisions à mesure que les enfants grandissent.
Servez-vous du tableau comme d'un guide, et non comme d'un échéancier. Le degré de préparation d'un enfant dépend de sa compréhension et des responsabilités qu'il assume déjà. Les groupes d'âge décrivent des étapes, et non des dates limites.
| Groupe d'âge | Habitude | Comment la pratiquer | Ce qu'elle enseigne |
|---|---|---|---|
| Jeunes enfants | Épargner avant d'acheter | Mettre de l'argent de côté pour un objet choisi et suivre les progrès ensemble. | Un objectif peut exiger de l'attente et des choix répétés. |
| Enfants plus âgés | Comparer les usages de l'argent | Se demander ce qu'un achat fait aujourd'hui obligerait à reporter; tenir un relevé simple de l'argent reçu, épargné et dépensé. | L'argent utilisé pour un usage ne peut pas en servir un autre en même temps. |
| Adolescents | Planifier des remboursements | Si un parent accepte d'avancer de l'argent pour un achat approprié, noter le montant, les dates et la source des remboursements. | Avoir accès à de l'argent maintenant crée une obligation plus tard. |
| Jeunes adultes | Évaluer un prêt familial plus important | Comparer les conditions familiales proposées avec les autres choix possibles et mettre par écrit les conditions convenues. | Un lien familial n'enlève ni le coût ni le risque d'une dette. |
Un registre simple peut compter quatre colonnes: la date, l'argent qui entre, l'argent qui sort et le solde. À côté d'un montant dû, ajoutez une ligne distincte pour chaque remboursement. Le papier convient très bien. L'essentiel est que le parent et l'enfant puissent tous deux voir ce qui s'est passé. Vérifier le registre ensemble donne aussi à l'enfant l'occasion de remarquer une erreur et de la corriger.
Si vous avancez de l'argent au sein de la famille, convenez des conditions avant de le remettre. Précisez s'il s'agit d'un cadeau ou d'un prêt. Pour un prêt, notez le montant, l'usage prévu, les dates de remboursement et le fait qu'un intérêt soit exigé ou non. Choisissez des versements que l'enfant peut réellement faire à même son argent de poche ou ses revenus. Gardez une conséquence proportionnée en cas de paiement manqué: discutez du problème, révisez le calendrier au besoin et consignez le changement. N'utilisez pas une dette de taille adulte pour enseigner une petite leçon.
L'attente mérite une place à côté de la tenue du registre. Laissez l'enfant revenir à sa liste de souhaits après un certain temps. Il pourra alors décider si l'objet mérite encore son argent. Cette pause lui apprend que le financement ne consiste pas seulement à trouver une façon d'acheter; parfois, la décision la plus sage est de ne pas acheter tout de suite.
Les enfants apprennent aussi par la constance. Si un parent appelle une avance un prêt, mais ne consigne jamais le remboursement et n'en parle jamais, la leçon devient confuse. Une entente modeste que tout le monde respecte est plus utile qu'un ensemble de règles élaboré qui disparaît dès qu'il devient incommode.
Comment les adolescents peuvent-ils participer aux décisions de financement et à la revue annuelle de la famille?
Invitez les adolescents à examiner certains choix et à revoir ce que la famille a appris, tout en laissant aux parents les responsabilités financières d'adultes.
Un adolescent peut aider à comparer les façons de payer un achat planifié, comme un véhicule ou une réparation à la maison. Demandez-lui de repérer le prix, les coûts permanents, l'argent comptant que la famille utiliserait, ce qu'exigerait un emprunt et ce qui devrait peut-être attendre. Vous n'avez pas à révéler le solde de chaque compte ni à confier des préoccupations financières privées. Donnez-lui assez d'information pour que la question soit réelle, et expliquez quelles parties de la décision vous reviennent.
Une revue annuelle du financement familial donne à ces conversations un rendez-vous régulier. Revenez sur les achats que la famille avait planifiés et sur ceux qu'elle n'avait pas prévus. Lesquels ont été payés avec l'épargne? Lesquels ont fait appel à un prêteur externe? Les remboursements étaient-ils gérables? La famille a-t-elle conservé assez de liquidités pour ses besoins ordinaires? Si un plan a changé, qu'en avez-vous appris? Un adolescent peut aider à préparer les questions ou tenir une version du registre qui n'expose aucune information délicate.
La revue devrait souligner les réussites qui reposent sur le fait de ne pas emprunter. Si la famille a épargné à l'avance pour une dépense prévisible, montrez comment cela a évité de chercher un financement à la dernière minute. Si elle a choisi un prêteur externe parce que sa propre capacité de financement n'était pas prête, expliquez-le aussi. L'objectif est un jugement sûr, et non la fidélité à une façon particulière de payer.
Laissez les adolescents remettre en question les hypothèses, avec respect. Demandez-leur ce qui pourrait mal tourner si le revenu baissait, si un achat coûtait plus cher que prévu ou si le remboursement prenait plus de temps. Invitez-les à proposer un achat plus modeste, une attente plus longue ou un autre plan de remboursement. Penser comme un prêteur, c'est aussi envisager ce qui arrive si le premier plan échoue.
Lorsque le ménage détient une police d'assurance vie, la revue peut porter sur la raison d'être de la police, l'engagement de primes et l'existence d'une avance sur police toujours en cours. Distinguez les valeurs garanties des projections, et les obligations de la famille de ses espoirs. Un adolescent n'a pas besoin d'avoir autorité sur le contrat pour en tirer des leçons.
Gardez une frontière émotionnelle nette. Un enfant ne devrait pas avoir l'impression que ses besoins ordinaires ont causé un revers financier, ni qu'il lui revient de faire réussir le système familial. Les parents prennent les décisions finales et portent les obligations. Le rôle de l'adolescent est de s'exercer à poser des questions éclairées, dans un cadre où les erreurs de raisonnement peuvent être discutées sans crainte.
Un parent peut-il être titulaire d'une police d'assurance vie sur la tête de son enfant?
un versement, trois fonctions
Où va une prime d'assurance permanente
- 01Une part couvre le coût de l'assurance elle-même
- 02Une part couvre les frais et la taxe sur les primes
- 03Une part constitue la valeur contractuelle de la police
- 04La répartition n'est pas détaillée sur une illustration
- 05La prime de base suit les modalités du contrat
Un parent peut être titulaire d'une police sur la vie de son enfant, mais c'est lui qui la contrôle, à moins que la propriété ne soit transférée plus tard.
Au Canada, l'outil d'assurance habituellement associé à ce concept de financement est une police d'assurance vie entière avec participation émise par un assureur canadien. Si un parent souscrit une police sur la vie de son enfant et en est titulaire, l'enfant est la personne assurée, et non automatiquement le titulaire. Le parent prend les décisions que le contrat réserve au titulaire, y compris celles qui touchent les primes, les avances sur police disponibles et un éventuel transfert ultérieur; la question de savoir qui détient le contrat d'un enfant est traitée séparément. Le fait d'être la personne assurée ne donne pas à un adolescent accès à la valeur de rachat.
Une police avec participation comporte des valeurs de rachat garanties, précisées dans le contrat. Elle peut recevoir des participations, mais les participations ne sont jamais garanties. Le contrat continue d'être administré selon ses conditions lorsqu'une avance sur police est en cours. Une avance sur police est une somme avancée par l'assureur, garantie par la valeur de rachat, et non de l'argent que l'enfant aurait prêté à la famille. Elle n'exige généralement pas de demande de crédit, sous réserve du contrat et d'une valeur disponible suffisante. Le titulaire fixe habituellement le calendrier de remboursement; l'intérêt est versé à l'assureur.
Il peut y avoir des raisons de parler d'une police sur la vie d'un enfant dans le cadre d'un plan familial à long terme, notamment la protection permanente et un éventuel outil de financement plus tard dans sa vie. Il y a aussi des coûts. La valeur de rachat des premières années peut être bien inférieure aux primes payées, le financement doit être maintenu, et une capacité de financement utile prend des années à se constituer, ce qui explique pourquoi il faut capitaliser avant d'utiliser. Une police sur la vie d'un enfant est de l'assurance, et non un produit financier ni un compte d'épargne pour l'enfant, et personne ne peut promettre ce qu'elle vaudra quand l'enfant sera grand. Il ne faut pas souscrire une police simplement pour montrer un document impressionnant à un enfant.
La propriété de la police pourrait éventuellement passer à l'enfant plus tard. L'article 148 de la Loi de l'impôt sur le revenu prévoit des règles précises pour certains transferts d'une police à l'enfant du titulaire sans contrepartie, et ces règles sont assorties de conditions, notamment quant à l'identité de la personne assurée. Elles ne promettent pas que tout transfert envisagé sera sans conséquence fiscale. Avant de transférer la propriété, faites vérifier les faits, toute avance sur police en cours, les conditions de la police et les documents proposés par un fiscaliste.
Dites à l'enfant exactement ce qui se passe. « Il s'agit d'une police dont je suis titulaire sur ta vie, et je déciderai peut-être de t'en transférer la propriété plus tard » est plus exact que de présenter un éventuel transfert futur comme un cadeau déjà fait.
Comment fonctionne un prêt écrit lorsqu'un enfant adulte reçoit de l'argent après qu'un parent a pris une avance sur police?
cinq situations où elle convient souvent
À qui cette méthode convient
- Les ménages au surplus durable, pas une seule bonne année
- Les gens qui pensent déjà à leur argent en décennies
- Ceux qui veulent la protection permanente pour elle-même
- Les propriétaires et professionnels capables de payer les primes malgré des années inégales
- Les familles qui organisent le capital sur des générations
Traitez l'avance de l'assureur au parent et le prêt du parent à l'enfant adulte comme deux dettes distinctes, avec des registres distincts.
D'abord, le parent, à titre de titulaire, demande une avance sur police selon le contrat de l'assureur. Le parent doit à l'assureur la somme avancée et les intérêts. Ensuite, si le parent prête cette somme à son enfant adulte, l'enfant doit l'argent au parent en vertu de leur entente familiale. Un paiement de l'enfant au parent ne rembourse pas automatiquement l'assureur. Le parent doit faire ce paiement séparément, et il demeure responsable envers l'assureur même si l'enfant paie en retard ou ne paie pas.
Calcul illustratif d'un prêt familial, avec des montants inventés uniquement pour montrer la tenue des registres: un parent obtient de l'assureur une avance sur police de 12 000 $ et prête 12 000 $ à son enfant adulte pour une dépense planifiée. Le parent et l'enfant conviennent par écrit de douze remboursements de capital de 1 000 $ chacun. Si l'enfant fait les douze paiements, le capital du prêt familial est remboursé: 12 × 1 000 $ = 12 000 $. Le parent doit tout de même payer l'assureur selon le solde réel et les conditions de l'avance sur police. L'assureur exige aussi des intérêts; douze paiements totalisant 12 000 $ ne couvriraient donc pas, à eux seuls, ces intérêts. Cet exemple ne suppose aucun montant d'intérêt de l'assureur ni aucun résultat de la police.
Avant d'aller de l'avant, le parent et l'enfant adulte devraient s'entendre sur l'objet du prêt, le montant, les dates de paiement, le fait que le parent exige ou non des intérêts, et ce qu'ils feront si un paiement est manqué. Consignez les sommes versées et les remboursements dans un registre. Demandez-vous si le parent pourrait assumer à la fois la dette envers l'assureur et ses propres primes courantes si l'enfant ne pouvait pas rembourser selon le calendrier prévu.
Ne présumez pas qu'exiger de l'enfant le même intérêt que celui de l'assureur rend l'arrangement sans frais. Les sommes peuvent être dues à des moments différents; les conditions d'intérêt de l'assureur peuvent changer; l'enfant peut manquer un paiement; et le parent peut subir des conséquences fiscales liées à l'avance sur police. Les intérêts reçus par le parent peuvent aussi avoir des incidences fiscales. Faites examiner l'arrangement proposé par un fiscaliste, surtout avant de fixer des conditions d'intérêt ou de prêter une somme importante.
L'enfant adulte devrait comparer cette offre familiale avec les autres choix réalistes qui s'offrent à lui. Il pourrait être mieux servi en attendant, en choisissant une option moins coûteuse ou en faisant appel à un prêteur externe convenable. Un prêt familial peut enseigner un financement responsable, mais il ne devrait jamais être présenté comme une façon de faire disparaître la dette envers l'assureur.
Quels coûts et quels risques les parents devraient-ils expliquer avant de parler d'avances sur police avec leurs enfants?
Expliquez l'engagement de primes, les coûts des premières années, l'intérêt de l'assureur, l'impôt possible et le risque d'un solde impayé avant de parler de ce qu'une avance sur police pourrait rendre possible.
Une police d'assurance vie entière avec participation est de l'assurance vie, et non un produit financier. Ses primes paient la protection et les autres coûts de la police. Les premières années sont habituellement les plus coûteuses par rapport à la valeur de rachat accessible, et les coûts réels de ces années méritent un examen attentif. Une famille qui aurait besoin de récupérer bientôt l'argent de ses primes pourrait être déçue par un rachat hâtif. Les valeurs de rachat garanties sont précisées dans le contrat, sous réserve de ses conditions; les montants projetés qui dépendent de participations futures ne sont pas garantis.
Une avance sur police ajoute une deuxième obligation. L'assureur exige des intérêts, même si le titulaire choisit un rythme de remboursement souple. Un solde en cours réduit le montant net disponible dans la police ainsi que le capital-décès payable une fois l'avance prise en compte. Si l'intérêt reste impayé, le solde peut augmenter. Une avance importante en cours peut mettre la police en péril, avec une possible déchéance et des conséquences fiscales. La souplesse rend un plan de remboursement écrit du ménage plus important, et non moins.
Le traitement fiscal au Canada demande de la prudence. Selon l'article 148 de la Loi de l'impôt sur le revenu, une avance sur police est une disposition. La partie qui dépasse le coût de base rajusté (CBR) de la police est incluse dans le revenu. Le CBR change avec le temps; ne présumez pas que chaque avance aura le même résultat. Si une avance sur police a déjà entraîné une inclusion dans le revenu, l'alinéa 60s) peut permettre une déduction lorsqu'un montant admissible est remboursé, dans les limites prévues. L'augmentation de la valeur de rachat à l'intérieur d'une police n'est à l'abri de l'imposition annuelle que tant que la police demeure une police exonérée selon l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu.
Les enfants n'ont pas à calculer ces règles. Les adolescents plus âgés devraient toutefois comprendre la limite: « accès à la valeur de rachat » ne veut dire ni « argent qui ne coûte rien » ni « argent toujours libre d'impôt ». Avant une opération réelle, le titulaire devrait obtenir de l'assureur des montants à jour et revoir sa situation fiscale avec un fiscaliste qualifié.
Assuris protège les titulaires de police canadiens admissibles, dans les limites qu'elle publie, si un assureur membre fait faillite. Il ne s'agit pas d'une garantie gouvernementale, et cette protection est calculée sur les valeurs de la police après déduction des avances sur police en cours. Ces faits ont leur place à côté des avantages possibles, au lieu d'être cachés à un enfant à qui l'on apprend à peser une décision de financement.
Que devraient éviter de promettre les parents à leurs enfants au sujet du financement familial?
Ne promettez pas qu'une police paiera des achats futurs, que la propriété sera certainement transférée ni que la famille n'aura plus besoin de prêteurs externes.
L'utilité future d'une police dépend d'un financement régulier, des valeurs réelles du contrat, des conditions d'avance, des besoins du ménage et de décisions qui restent à prendre. Des participations peuvent être versées, mais elles ne sont jamais garanties. Un parent peut avoir l'intention de transférer une police à son enfant et avoir plus tard de bonnes raisons d'y renoncer. Présentez une intention comme une intention, et revoyez-la à mesure que la situation évolue.
Ne promettez pas qu'une avance de l'assureur est sans coût ni conséquence fiscale. Ne dites pas à un enfant qu'un prêt familial est simplement une façon de garder l'argent « dans la famille ». Si le parent a une avance sur police en cours, l'intérêt va à l'assureur, et le parent doit l'argent à cet assureur, peu importe ce que l'enfant lui doit. Garder ces relations distinctes fait partie de la leçon.
Le concept de financement peut s'enseigner sans souscrire d'assurance. Un ménage dont le revenu est instable, qui porte des dettes coûteuses, qui a peu d'argent en réserve pour les urgences, un horizon court ou aucun besoin réel de protection permanente pourrait être mieux servi en pratiquant l'épargne et des habitudes de remboursement écrites, sans nouvelle police. Un enfant peut apprendre à penser comme un prêteur avec une liste de souhaits, un registre et des conversations franches sur les achats.
Pour une famille qui envisage une police, comparez le financement qu'elle exige avec les autres besoins. Le ménage peut-il continuer de payer les primes pendant des années ordinaires, et pas seulement pendant des années particulièrement confortables? Peut-il maintenir un fonds d'urgence et respecter ses obligations existantes? Sinon, l'outil d'assurance pourrait ne pas convenir, même si la leçon de financement garde toute sa valeur.
Les parents devraient savoir comment cet article est financé: l'auteur reçoit des commissions des assureurs lorsqu'une police est achetée. C'est une raison de plus d'examiner attentivement la valeur de rachat des premières années, les coûts permanents et les solutions de rechange avant tout achat.
Ce que vous pouvez offrir à un enfant, c'est une pratique qui se répète: se demander comment un achat sera financé, décider s'il vaut la peine de le faire maintenant, mettre tout prêt familial par écrit et vérifier si les remboursements ont été faits comme prévu. Cette discipline peut se transmettre sans promettre un résultat financier particulier.
Rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.
Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.
Ce formulaire est acheminé à Canadian Wealth Creation Centre Inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par Canadian Wealth Creation Centre Inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.
Questions fréquentes
Comment parler d'emprunt à mon enfant sans l'encourager à s'endetter?
Devrais-je exiger des intérêts de mon adolescent sur un prêt familial?
Mon adolescent peut-il utiliser la valeur de rachat d'une police sur sa vie?
Puis-je transférer une police d'assurance vie entière à mon enfant adulte au Canada?
Si j'utilise une avance sur police pour aider mon enfant adulte, qui doit de l'argent à l'assureur?
Ai-je besoin d'une assurance vie pour enseigner le financement familial à mes enfants?
Sources
- Loi de l'impôt sur le revenu, article 148, Justice Canada, vérifié le 2026-09-26
- Loi de l'impôt sur le revenu, alinéa 60s), Justice Canada, vérifié le 2026-09-26
- Règlement de l'impôt sur le revenu, article 306, Justice Canada, vérifié le 2026-09-26
- Assuris, protection de l'assurance vie entière, calculée après déduction des avances sur police, vérifié le 2026-09-26
- Agence de la consommation en matière financière du Canada, enseigner l'argent aux enfants, vérifié le 2026-09-26
- Nelson Nash, Becoming Your Own Banker®, 2000, vérifié le 2026-09-26
Dernière révision: 2026-09-26. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière.
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