Comment une famille devrait-elle décider ce que son système de financement doit financer?
Financez un achat par le système de votre famille seulement s'il est planifié, s'il a un but clair et s'il peut être remboursé à même le revenu ordinaire sans affaiblir le paiement des primes ni votre fonds d'urgence. Payez les dépenses courantes à même le budget et les dépenses urgentes à même le fonds d'urgence, lorsque c'est approprié. Comparez un financement externe, ou attendez, lorsqu'un achat est trop important ou que le remboursement est incertain. Une avance sur police est consentie par l'assureur, et l'intérêt est versé à l'assureur; la capacité disponible ne suffit donc pas à justifier son usage.
Pourquoi la décision de financement passe-t-elle avant la police d'assurance?
L'achat, son but et la façon dont la famille le remboursera devraient être réglés avant que la famille choisisse une source de financement.
Nelson Nash a exposé The Infinite Banking Concept® dans Becoming Your Own Banker® (2000). Sa prémisse était que le besoin de financement d'une famille tout au long de la vie dépasse son besoin de protection d'assurance vie. Cela ne rend pas la protection moins importante. Cela signifie plutôt que les véhicules, les réparations, l'équipement et les autres achats soulèvent sans cesse la même question: qui fournit l'argent, et combien coûte son utilisation au ménage? Le financement est le but; la police, lorsqu'elle convient, n'est que l'outil.
Lorsqu'une famille fait appel à un prêteur externe, elle verse des intérêts à ce prêteur. Lorsqu'elle paie comptant, elle évite l'intérêt d'un emprunt, mais renonce à ce que cet argent aurait pu rapporter ou permettre de faire autrement. Cette possibilité perdue est un coût de renonciation, et non une facture d'intérêts, et son montant ne peut pas être présumé. Payer comptant peut tout de même être le choix sensé. Ce que Nash invite à remarquer, c'est que chaque achat utilise une capacité de financement, sous une forme ou une autre.
L'objectif à long terme est l'autofinancement: bâtir au fil des années votre propre système de financement familial, vous en servir pour les achats qui s'y prêtent, rétablir sa capacité par les remboursements et réduire les intérêts versés aux prêteurs externes. Avec le temps, une famille peut viser à réduire, puis à cesser un jour, son recours à ces prêteurs pour les achats courants. Canadian Wealth Creation Centre Inc., l'entreprise qui fournit le service et publie le site éducatif Financière CBI, appelle cette destination la souveraineté financière infinie (Infinite Financial Sovereignty®, marque déposée de José Salloum). C'est un objectif, jamais un résultat promis. Les circonstances et le coût de certains achats peuvent encore rendre le crédit externe approprié.
Penser comme un prêteur est l'habitude qui soutient cet objectif. Un prêteur n'avance pas de l'argent simplement parce qu'on le lui demande. Il examine le but, le montant, le remboursement et le risque. Une famille peut appliquer cette discipline à ses propres achats sans considérer chaque dollar disponible comme une permission de dépenser.
Au Canada, la police d'assurance vie entière avec participation est l'outil habituellement utilisé avec ce concept. La police ne peut pas décider si une rénovation compte davantage qu'un véhicule, si le revenu de cette année est fiable ni si un paiement trouve sa place à côté de l'épicerie et des primes. Ces décisions reviennent au ménage. Une famille peut d'ailleurs pratiquer cette habitude de sélection même si elle n'achète jamais de police.
Quels achats relèvent du système, du budget ou d'une autre source?
révisé annuellement, jamais garanti
Le barème de participations, et ce qui en dépend
- 01Les hypothèses servant à établir ce qui est crédité
- 02Établi par le conseil d'administration de l'assureur
- 03Révisé annuellement et jamais garanti
- 04Tout chiffre non garanti d'une illustration en dépend
Inscrivez les achats planifiés et remboursables sur la liste restreinte du système; laissez le budget et le fonds d'urgence jouer le rôle qui leur revient, et confiez les autres achats à un prêteur externe, ou renoncez à les faire.
Une liste restreinte n'est pas une liste d'approbation. Un achat planifié doit encore réussir les tests du remboursement et de la capacité. De même, « prêteur externe » ne signifie pas que la famille devrait accepter n'importe quelle offre. Cela signifie comparer des conditions réelles avec les autres choix, y compris celui d'attendre.
| Type d'achat | Questions à poser | Source habituelle | Signal d'alarme |
|---|---|---|---|
| Véhicule à renouveler selon un plan, ou travaux nécessaires | Le montant est-il connu, le moment souple et le remboursement abordable à même le revenu ordinaire? | Envisager le système familial après avoir comparé tous les coûts | Le plan dépend d'heures supplémentaires ou fait manquer des remboursements existants |
| Épicerie, services publics et autres factures récurrentes | Le revenu normal couvre-t-il les dépenses normales? | Budget du ménage | Il devient nécessaire d'emprunter chaque mois |
| Petites dépenses prévisibles, comme les fournitures scolaires | Peut-on mettre de l'argent de côté avant l'arrivée de la facture? | Budget du ménage ou poste d'épargne distinct | La dépense est traitée chaque fois comme une surprise |
| Réparation essentielle et urgente | Qu'est-ce qui doit être fait tout de suite, et quelle part du fonds d'urgence peut-on utiliser sans danger? | Fonds d'urgence, parfois avec un autre financement | Payer la facture vide le fonds d'urgence |
| Achat important qui dépasse la capacité disponible | Peut-il attendre, être réduit ou être financé à des conditions externes acceptables? | Prêteur externe, ou report | Le paiement proposé ne laisse aucune marge en cas d'imprévu |
| Achat facultatif sans source de remboursement crédible | Qu'est-ce qui change si l'on ne l'achète pas? | Ne pas faire l'achat pour l'instant | Le remboursement dépend d'une hausse de revenu espérée |
Le tableau décrit des sources habituelles, et non des règles fixes. Un véhicule dont on a besoin immédiatement pour que quelqu'un puisse continuer de travailler peut constituer un problème urgent plutôt qu'un achat planifié confortable. Une réparation dite urgente peut comprendre des améliorations facultatives qui peuvent attendre. Séparer les travaux essentiels des travaux facultatifs peut modifier à la fois le montant et le choix de financement.
Le fonds d'urgence a une fonction qui lui est propre: aider le ménage à réagir lorsqu'il ne maîtrise pas le moment d'une dépense. Il vaut la peine de préserver ce fonds même lorsqu'une avance sur police est possible. De la même façon, un poste budgétaire réservé aux factures prévisibles empêche une série de petites avances de se transformer en un solde en cours difficile à suivre.
Pour chaque achat, comparez quatre possibilités: payer à même l'argent disponible, demander une avance sur police si le contrat le permet, faire appel à un prêteur externe ou attendre. Tenez compte de l'effet sur le fonds d'urgence et sur le prochain achat, et pas seulement du paiement de ce mois-ci. Le système mérite sa place lorsque son utilisation soutient un plan familial reproductible, plutôt que de transformer chaque dépense en raison d'emprunter.
Quelles questions une famille devrait-elle se poser avant toute avance?
s'il en manque une, revoyez la situation
Quatre conditions préalables à tout le reste
- 01Un surplus de liquidités durable, dans une année ordinaire
- 02Un horizon mesuré en décennies plutôt qu'en années
- 03Une place dans la situation d'ensemble du ménage
- 04Un objectif clair pour le contrat lui-même
Demandez-vous à quoi servira l'argent, de combien vous avez besoin, quel revenu ordinaire le remboursera, quand les remboursements auront lieu et ce qui changera si le revenu baisse.
Commencez par le but. L'achat est-il nécessaire, planifié ou facultatif? Quel problème règle-t-il, et pour combien de temps? Un but clair aide la famille à décider s'il vaut mieux acheter maintenant, acheter moins ou attendre. « Nous avons de la capacité disponible » décrit une possibilité de financement, et non une raison de faire un achat.
Établissez ensuite le montant. Obtenez un prix ou une soumission écrite lorsque c'est possible, et distinguez le coût essentiel des ajouts qui peuvent attendre. Une famille qui envisage des travaux à la maison, par exemple, peut faire évaluer la réparation séparément des améliorations qu'elle aimerait apporter en même temps. Ajoutez les taxes, la livraison et les autres frais liés à l'achat avant de décider du montant à demander.
Nommez ensuite la source de remboursement. Utilisez le revenu normal qui reste après les dépenses essentielles, les paiements de dettes existantes, l'épargne prévue et les primes de la police. Ne bâtissez pas le calendrier autour d'une gratification incertaine au travail, de participations futures ou d'une augmentation projetée de la valeur de rachat. Les participations d'une police avec participation sont possibles, mais jamais garanties. Un calendrier solide doit tenir debout même si aucun de ces espoirs ne se réalise.
Mettez le calendrier par écrit avant de demander l'avance. Précisez quand les paiements commenceront, quelle somme ira au remboursement de l'avance et à quel moment la famille prévoit d'avoir soldé le montant. Vérifiez auprès de l'assureur comment l'intérêt est calculé et comment les paiements sont imputés. Le titulaire peut fixer le rythme de remboursement selon les conditions du contrat; cette souplesse rend un engagement écrit du ménage plus important, et non moins.
Enfin, vérifiez ce qui arrive si le revenu baisse. La famille pourrait-elle continuer de payer les primes et les dépenses essentielles? Pourrait-elle réduire les dépenses facultatives tout en continuant de payer l'intérêt de l'avance? Que resterait-il du fonds d'urgence? Si un achat ne fonctionne que lorsque chaque paie arrive au complet, reportez-le ou réduisez-le, plutôt que de traiter le fonds d'urgence comme une source de remboursement prévue.
Ces questions s'appliquent aussi au crédit externe et aux achats payés comptant. Pour un prêt externe, comparez l'obligation totale de remboursement et ses conditions. Pour un paiement comptant, demandez-vous quelle capacité utile ne sera plus disponible ensuite. Penser comme un prêteur n'oblige pas à choisir un emprunt. Cela oblige à pouvoir expliquer pourquoi une source précise convient à cet achat précis.
Comment une famille trierait-elle ses trois prochains achats?
Un exercice de sélection utile donne à chaque achat une réponse différente lorsque son but, son moment et ses exigences de remboursement diffèrent.
Exemple illustratif seulement: le ménage, les achats et les montants qui suivent sont inventés pour montrer la démarche de décision. Il ne s'agit ni d'une histoire de client, ni d'une soumission d'assureur, ni d'une prévision des valeurs d'une police.
Supposons qu'une famille détienne une police d'assurance vie entière avec participation dont la valeur de rachat est de 45 000 $. Son assureur a confirmé une capacité d'avance actuellement disponible de 24 000 $ selon le contrat, compte tenu d'une avance sur police existante de 8 000 $ et des limites d'avance de l'assureur. La valeur de rachat et la capacité d'avance disponible sont deux montants différents; pour planifier une avance, la famille se fie à la confirmation de l'assureur, et non au montant de 45 000 $.
La famille dispose d'un fonds d'urgence distinct de 9 000 $ et d'une marge budgétaire normale de 700 $ par mois après les dépenses essentielles et les primes de la police. Elle prévoit déjà rembourser 200 $ de capital chaque mois sur son avance existante. Pour cet exercice seulement, supposons que l'intérêt de l'avance soit calculé à 6 % par année, soit 0,5 % par mois, sur le solde en cours. Les conditions réelles du contrat et les intérêts exigés doivent être confirmés auprès de l'assureur.
Ses trois prochains achats possibles sont les suivants:
- Un véhicule de 6 000 $ à renouveler selon un plan. La famille a besoin du véhicule, mais peut choisir le moment de l'achat. Une avance de 6 000 $ de l'assureur laisserait 18 000 $ de la capacité d'avance actuellement confirmée, avant tout changement ultérieur dans la police et avant l'intérêt. La famille propose de rembourser 200 $ du capital de la nouvelle avance chaque mois pendant 30 mois, en plus des 200 $ déjà prévus pour l'avance existante. Selon l'hypothèse d'intérêt simplifiée de l'exemple, l'intérêt du premier mois sur le solde combiné de 14 000 $ est de 70 $. Le premier mois mobiliserait donc 470 $ de la marge budgétaire pour le capital et l'intérêt. La famille peut envisager cet achat pour son système, après l'avoir comparé à un paiement comptant et à une offre réelle de prêt externe, la même comparaison que celle décrite dans payer un véhicule.
- Une dépense scolaire de 600 $ à payer dans six mois. Elle est prévisible et assez modeste pour être planifiée dans le budget du ménage. Mettre de côté 100 $ par mois pendant six mois ajoute 100 $ aux engagements du premier mois de l'exemple, ce qui les porte à 570 $ et laisse 130 $ sur la marge de 700 $ indiquée. La famille n'a pas besoin d'une nouvelle avance sur police pour faire fonctionner un poste budgétaire. Si d'autres factures absorbent déjà ces 130 $, elle devrait revoir le plan du véhicule plutôt que de présumer que le calcul crée de l'argent en trop.
- Une rénovation facultative de la cuisine de 18 000 $. Après l'avance proposée pour le véhicule, 18 000 $ correspond simplement à la différence entre la capacité de 24 000 $ confirmée précédemment et l'avance de 6 000 $. Cela n'établit pas qu'une autre avance de 18 000 $ sera ultérieurement disponible: l'assureur doit confirmer de nouveau la capacité. Surtout, la famille n'a aucun montant de remboursement qui entre dans les 130 $ de marge mensuelle restante. Elle décide de ne pas faire cet achat pour l'instant. Elle pourra revoir le projet lorsque son revenu, ses priorités ou le solde de l'avance en cours changeront, et comparer alors un financement externe si c'est approprié.
La famille n'utilise son fonds d'urgence de 9 000 $ ni pour la cuisine ni pour la dépense scolaire prévisible. Les montants de l'exemple rendent l'achat du véhicule plausible, et non automatiquement sage. Une vraie décision exigerait aussi de vérifier le coût de base rajusté (CBR) à jour fourni par l'assureur, les conséquences fiscales possibles, les conditions d'intérêt réelles de l'avance et la question de savoir si la marge budgétaire restante suffit à absorber les imprévus de ce ménage.
Comment une avance sur police en cours influe-t-elle sur la décision suivante?
le cycle d'utilisation du contrat
Financer, retirer, rembourser
- 01La prime finance le contrat selon l'échéancier convenu
- 02La valeur s'accumule selon les termes du contrat
- 03L'assureur consent une avance sur contrat
- 04L'intérêt court au profit de l'assureur
- 05Le remboursement rétablit la capacité utilisée
Une avance en cours utilise une partie de la capacité d'avance, ajoute un coût d'intérêt et peut rendre inappropriée une décision d'achat qui, autrement, aurait été sensée.
Au Canada, une avance sur police est une somme que l'assureur avance au titulaire selon les conditions de la police, garantie par la valeur de rachat de celle-ci. Il ne s'agit pas d'un retrait de l'argent du titulaire. Le titulaire peut généralement demander une avance sur la valeur disponible sans demande de crédit, et l'intérêt est versé à l'assureur. Le contrat continue d'être administré selon ses propres conditions tant que le solde reste en cours.
Le contrat comporte des valeurs de rachat garanties, précisées dans son tableau des valeurs. Une police avec participation peut aussi recevoir des participations, mais les participations ne sont pas garanties. Le fait que le contrat continue d'être administré n'efface pas le coût de l'avance et ne signifie pas que chaque montant de la police échappe à l'effet d'une avance. Demandez à l'assureur comment son contrat traite les avances, l'intérêt et les participations, plutôt que de présumer que la valeur de rachat inscrite sur un relevé est entièrement disponible pour une autre avance.
Avant d'accepter un deuxième achat, obtenez de l'assureur le solde à jour de l'avance, l'intérêt couru et la capacité d'avance disponible. Placez ensuite la nouvelle avance proposée à côté des engagements de remboursement existants. Une famille capable d'assumer un remboursement ne peut pas nécessairement en assumer deux. Utiliser toute la capacité restante laisse aussi moins de souplesse si un achat important se présente plus tard.
Le remboursement aide à rétablir la capacité, sous réserve des conditions du contrat et de l'évolution des valeurs de la police. Ce n'est pas un paiement d'intérêts au ménage: c'est l'assureur qui reçoit l'intérêt. Si le titulaire rembourse peu ou rien, l'intérêt continue de courir. Un solde en cours peut réduire la somme versée aux bénéficiaires ou reçue au rachat. Si la dette devient trop importante par rapport à la valeur de la police, celle-ci risque de tomber en déchéance, avec des conséquences fiscales possibles.
C'est pourquoi la décision suivante ne peut pas reposer sur l'illustration initiale de la police ni sur le relevé de l'an dernier. La famille a besoin des montants à jour de l'assureur et de son propre registre des remboursements promis. Elle doit aussi protéger le paiement continu des primes de la police. Un achat qui n'est abordable qu'à condition de sauter des primes peut menacer l'outil même que la famille comptait utiliser pendant de nombreuses années.
Quand l'argent comptant ou un prêteur externe convient-il mieux?
réglementé comme de l'assurance par la loi provinciale
Pourquoi ce n'est pas un placement
- C'est un contrat qui verse une prestation au décès
- Il est réglementé comme de l'assurance par la loi provinciale
- La valeur et les participations sont des attributs d'assurance
- À juger comme de l'assurance: protection, coût, accès
Payer comptant, recourir au crédit externe ou attendre peut être préférable lorsqu'une avance sur police mettrait à rude épreuve les remboursements, le fonds d'urgence ou la police elle-même.
Payer comptant peut convenir à un petit achat prévisible déjà prévu au budget. Il n'y a alors aucun intérêt d'emprunt à payer. La famille devrait tout de même se demander à quelles autres dépenses cet argent renonce, surtout si le paiement laissait les factures essentielles ou le fonds d'urgence à découvert. Le coût de renonciation est une question de comparaison, et non une raison d'emprunter automatiquement.
Le fonds d'urgence est généralement le premier endroit où regarder pour une dépense urgente qu'il a justement été constitué pour couvrir. Si la dépense est trop importante pour ce fonds, séparez les travaux qui doivent être faits tout de suite de ceux qui peuvent attendre. Obtenez des soumissions, vérifiez toute protection d'assurance disponible et envisagez un financement externe à des conditions que le budget peut soutenir. L'urgence devrait inciter à des choix réfléchis, et non faire de l'avance sur police souple le choix par défaut.
Le crédit externe peut convenir à un achat important lorsque la police n'a pas assez de capacité, lorsque l'intérêt de l'avance ou d'autres conséquences la rendent peu intéressante, ou lorsque le prêteur externe offre des conditions plus adaptées. Comparez le coût total et le calendrier de remboursement, et pas seulement un paiement mensuel annoncé. Un paiement fixe peut aussi apporter une discipline utile à un ménage qui a du mal à respecter des remboursements qu'il s'est lui-même fixés. Faire appel à un prêteur externe pour un achat n'annule pas l'objectif à long terme de réduire le recours aux prêteurs externes pour les achats courants.
Attendre est aussi une décision de financement. Cela peut permettre à la famille de rembourser une avance antérieure, d'épargner à même son budget, d'obtenir des soumissions plus fermes ou de conclure qu'un achat facultatif ne vaut pas son coût. Parfois, la réponse juste consiste à acheter une version moins coûteuse plutôt qu'à trouver une façon d'emprunter le prix complet.
Aucune source ne rend abordable une dépense qui ne l'est pas. Des factures récurrentes qui dépassent le revenu ordinaire exigent des changements au budget du ménage. Une avance sur police prise pour combler le même manque mois après mois crée un solde supplémentaire et une charge d'intérêt de plus. L'habitude de sélection du prêteur est surtout précieuse lorsqu'elle aide une famille à refuser une avance qu'elle pourrait demander, mais qu'elle ne peut pas rembourser de façon responsable.
Quels coûts, règles fiscales et risques faut-il intégrer au test de sélection?
Confrontez l'achat proposé aux coûts des premières années de la police, à l'intérêt de l'avance, au risque de remboursement et aux règles fiscales canadiennes avant de traiter une avance comme de l'argent disponible à dépenser.
Bâtir une police d'assurance vie entière avec participation demande des années et un financement régulier; c'est pourquoi il faut capitaliser avant d'utiliser. Le contrat fournit une protection d'assurance vie permanente et des valeurs de rachat garanties précisées dans son tableau, mais la valeur accessible peut être bien inférieure aux primes payées au cours des premières années. Mettre fin au contrat tôt peut donc coûter cher. Les participations peuvent s'ajouter aux valeurs de la police lorsqu'elles sont déclarées, mais elles ne sont jamais garanties. Un ménage devrait distinguer, dans toute illustration, les valeurs contractuelles des montants qui dépendent des participations.
L'intérêt de l'avance est un coût supplémentaire exigé par l'assureur. Des remboursements souples peuvent aider lorsque le revenu varie, mais ils rendent aussi le report facile. Un solde qui grossit peut réduire le capital-décès ou la somme reçue au rachat et peut mettre la protection en péril. Les primes doivent toujours trouver leur place dans le budget du ménage. Le coût d'un achat ne devrait pas se mesurer uniquement à l'intérêt de son avance; la famille doit aussi comprendre l'engagement qu'elle maintient envers la police.
Le traitement fiscal canadien compte au moment de chaque avance proposée. Selon l'article 148 de la Loi de l'impôt sur le revenu, une avance sur police est une disposition. La partie du produit qui dépasse le coût de base rajusté (CBR) de la police est incluse dans le revenu, comme l'explique la page quand une avance sur police devient imposable. Ce CBR change avec le temps, de sorte que le résultat fiscal d'une avance antérieure ne détermine pas celui de la suivante. Demandez à l'assureur les montants à jour et obtenez un conseil fiscal adapté à votre situation avant une avance importante.
Si une avance sur police a déjà entraîné une inclusion dans le revenu, le remboursement du montant déjà imposé peut donner droit à une déduction dans les limites de l'alinéa 60s) de la Loi de l'impôt sur le revenu. L'augmentation de la valeur de rachat à l'intérieur de la police n'est à l'abri de l'imposition annuelle que tant que celle-ci demeure une police exonérée au sens de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu. Le statut de police exonérée ne rend pas chaque avance libre d'impôt. Ne présumez pas que l'intérêt d'une avance utilisée pour des achats personnels est déductible.
Il existe aussi un risque lié à l'assureur. Assuris protège les titulaires de police canadiens admissibles, dans ses limites, si un assureur membre fait faillite, et précise que cette protection est calculée selon les valeurs de la police après déduction des avances sur police en cours. Assuris n'est pas une garantie gouvernementale. Sa protection ne dispense ni de vérifier le contrat ni de garder un fonds d'urgence.
Qui devrait adopter cette habitude de sélection, et qui devrait éviter un système fondé sur une police?
Tout ménage peut se servir des questions de sélection, mais un système fondé sur une police ne convient pas à une famille qui n'a pas de besoin d'assurance durable, de capacité de financement régulière ni d'horizon de remboursement à long terme.
L'habitude peut commencer sur papier. Dressez la liste des achats prévus, de la date à laquelle chacun pourrait survenir, de son but probable et des sources qui pourraient le payer. À côté de chacun, notez le revenu disponible pour le remboursement, les obligations existantes et le fonds d'urgence qui doit rester protégé. Mettez la liste à jour lorsqu'un prix réel ou un changement de revenu remplace une estimation.
Une famille qui envisage l'outil qu'est la police devrait d'abord vouloir une protection d'assurance vie permanente et bien la comprendre. Elle devrait pouvoir payer les primes de façon constante sans négliger les dépenses essentielles, les dettes existantes ni le fonds d'urgence. Elle devrait être prête à accumuler de la valeur de rachat pendant des années et à suivre son propre calendrier de remboursement même lorsque l'assureur n'exige aucun versement mensuel. Au moment d'examiner un contrat proposé, demandez à voir les valeurs garanties séparément des illustrations qui dépendent des participations, et à comprendre les conséquences d'un arrêt prématuré du financement.
Cette approche convient mal à de l'argent dont la famille pourrait avoir besoin à brève échéance, à un ménage qui peine déjà sous des dettes coûteuses ou à une personne qui ne veut pas d'une protection permanente. Elle convient mal aussi à une famille susceptible de considérer les remboursements souples comme facultatifs. Ces familles peuvent tout de même appliquer la discipline de sélection des achats propre au concept, tout en choisissant de payer comptant, une autre protection d'assurance ou un financement externe lorsque c'est approprié.
Revoyez les règles ensemble avant chaque avance: s'agit-il d'un achat planifié? Quel est son coût complet? Quel revenu ordinaire le remboursera, et selon quel calendrier? Qu'arrive-t-il si le revenu baisse? Que restera-t-il pour le prochain besoin? Un « non » peut protéger le système autant qu'un « oui » bien choisi. L'auteur reçoit des commissions des assureurs lorsqu'une police est achetée; les lecteurs devraient tenir compte de cet intérêt commercial au moment de décider si une police convient à leur ménage.
Rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.
Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.
Ce formulaire est acheminé à Canadian Wealth Creation Centre Inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par Canadian Wealth Creation Centre Inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.
Questions fréquentes
Peut-on acheter une voiture avec une avance sur police au Canada?
Faut-il recourir à une avance sur police en cas d'urgence?
Vaut-il mieux payer comptant que prendre une avance sur police?
Faut-il rembourser une avance sur police chaque mois?
Une avance sur police est-elle libre d'impôt au Canada?
Que faire si votre famille ne peut pas payer des primes d'assurance vie entière pour l'instant?
Sources
- Loi de l'impôt sur le revenu, article 148, Justice Canada, vérifié le 2026-09-26
- Loi de l'impôt sur le revenu, alinéa 60s), Justice Canada, vérifié le 2026-09-26
- Règlement de l'impôt sur le revenu, article 306, Justice Canada, vérifié le 2026-09-26
- Assuris, protection de l'assurance vie entière, calculée après déduction des avances sur police, vérifié le 2026-09-26
- Nelson Nash, Becoming Your Own Banker®, 2000, vérifié le 2026-09-26
Dernière révision: 2026-09-26. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière.
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