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Les cinq règles de Nelson Nash, plus trois

Les huit règles sont des habitudes pour bien détenir un contrat d'assurance vie entière avec participation: penser à long terme, capitaliser, rembourser ce qu'on emprunte, utiliser son propre capital avant un prêteur externe, repenser sa façon de penser, prévoir de la place pour les rentrées imprévues, ne pas vider son capital pour payer comptant et juger ses décisions sur des décennies. Aucune n'est une garantie. Une avance sur police est due à l'assureur, avec intérêts.

La plupart des gens qui lisent Nelson Nash pour la première fois retiennent l'assurance. Le contrat, la valeur de rachat, l'avance sur police. Ce qu'ils oublient, c'est que Nash a consacré l'essentiel de son court livre au comportement: la façon dont les gens pensent à l'argent, la façon dont ils paient les choses, et la facilité avec laquelle un bon arrangement est gâché par la personne même qui en est propriétaire.

Au fil des ans, ceux qui enseignent le concept, dont David Stearns, ont rassemblé ce comportement en cinq règles. David Stearns en a ajouté une sixième, et cette page lui en rend le mérite, avec reconnaissance. Notre cabinet en ajoute deux autres, tirées de ce que nous observons quand des familles canadiennes se servent réellement de leur contrat. Cela fait huit. Aucune n'est une loi, une garantie ou une caractéristique de produit. Chacune est une habitude de pensée, et chacune peut être vérifiée à la lumière du contrat que vous détenez et des règles canadiennes qui le régissent.

Cette page présente les huit règles en mots simples: d'où vient chacune, ce qu'elle vous demande, où il est facile de mal la comprendre, et la question à poser avant d'agir. Il s'agit de renseignements généraux, rédigés par un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis, qui est rémunéré par commission lorsqu'une police est émise. La réponse pour votre propre situation se trouve dans votre propre contrat, et dans une conversation avec votre comptable. Les termes employés suivent le vocabulaire des assureurs québécois: avance sur police, valeur de rachat, participations.

Quelles sont les huit règles, en résumé?

Les huit règles sont des habitudes pour bien détenir un contrat d'assurance vie entière avec participation. Cinq viennent de l'enseignement de Nelson Nash: penser à long terme, capitaliser, ne pas voler les petits pois, utiliser son propre capital avant un prêteur externe, et repenser sa façon de penser. Trois s'y sont ajoutées: prévoir de la place pour les rentrées imprévues, ne pas payer comptant, et garder la vue d'ensemble. Aucune n'est une garantie.

# Règle D'où elle vient Ce qu'elle vous demande
1 Penser à long terme Nash Juger le contrat sur des décennies, pas sur ses premières années
2 Ne pas craindre de capitaliser Nash Bâtir plus de capital que vous ne le croyez nécessaire, à un niveau qu'une année ordinaire peut soutenir
3 Ne pas voler les petits pois Nash Rembourser ce que vous empruntez, selon un calendrier, aussi sérieusement que l'exigerait n'importe quel prêteur
4 Utiliser son propre capital avant un prêteur externe Nash Vous demander d'abord si votre contrat peut faire le travail
5 Repenser sa façon de penser Nash Remettre en question les habitudes apprises au sujet de l'argent comptant, de la dette et de l'épargne
6 Prévoir de la place pour les rentrées imprévues David Stearns Concevoir le contrat pour qu'une prime de rendement, un héritage ou une vente ait un endroit où aller
7 Ne pas payer comptant José Salloum, notre cabinet Laisser votre capital en place et financer de façon réfléchie, plutôt que de le vider
8 Garder la vue d'ensemble José Salloum, notre cabinet Juger une décision par son effet sur des décennies, pas par un seul chiffre

Les règles fonctionnent ensemble. Lue isolément, chacune peut induire en erreur. La règle 7 sans la règle 3 devient une permission d'emprunter sans rembourser. La règle 2 sans la règle 1 devient une surcapitalisation qu'une année ordinaire ne peut pas soutenir. Les sections qui suivent reprennent chaque règle, puis montrent comment elles se tiennent les unes les autres.

D'où viennent les cinq règles?

Les cinq règles résument l'enseignement de Nelson Nash; ce n'est pas une liste qu'il a publiée sous ce nom. Nash a exposé ce que l'on appelle The Infinite Banking Concept® dans son livre Becoming Your Own Banker®, publié en 2000. Les cinq règles rassemblent des idées qui traversent le livre. La sixième a été ajoutée par David Stearns; la septième et la huitième sont celles de notre cabinet.

Nash a travaillé une dizaine d'années comme consultant forestier, puis plus de trente-cinq ans comme agent pour des assureurs vie mutuels aux États-Unis. Son livre est court, volontairement répétitif, et il s'intéresse bien plus au comportement qu'à l'assurance. Il est décédé en 2019. L'expression The Infinite Banking Concept® est une marque déposée d'Infinite Banking Concepts, LLC. Ni José Salloum ni le Centre canadien de création de patrimoine Inc. n'est affilié à cette société ou au Nelson Nash Institute, ni commandité ou approuvé par eux.

Deux conséquences en découlent pour un lecteur canadien. D'abord, Nash écrivait à partir de l'expérience américaine, et certaines règles empiriques répétées en son nom reposent sur le droit fiscal et le droit des assurances des États-Unis. Le comportement se transpose. Les règles fiscales, non. Un contrat canadien relève de la Loi de l'impôt sur le revenu, de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et, au Québec, du Code civil. Ensuite, les règles décrivent comment détenir un contrat, pas s'il faut en acheter un. La question de savoir si un contrat avec participation vous convient est distincte. Elle dépend de votre revenu, de votre horizon, de votre besoin de protection et des solutions que vous n'avez pas encore utilisées.

Règle 1: pourquoi Nash vous demande-t-il de penser à long terme?

la garantie, c'est le contrat lui-même

Ce qu'une avance fait au capital-décès

  1. 01Le solde impayé est déduit tant qu'il est en cours
  2. 02L'intérêt impayé se capitalise et le solde grossit
  3. 03La réduction suit le solde, non l'avance initiale
  4. 04Le capital-décès n'est pas fixe si le contrat est utilisé
  5. 05Le remboursement rétablit le montant versé au bénéficiaire
Ce n'est pas une pénalité. C'est la conséquence ordinaire d'une avance garantie par le contrat.

Un contrat d'assurance vie entière avec participation est conçu pour durer toute une vie, et il paraît mal quand on le juge sur une courte période. Ses coûts pèsent surtout sur les premières années. La valeur de rachat garantie reste donc souvent inférieure aux primes versées pendant de nombreuses années. Penser à long terme, c'est juger le contrat sur des décennies et prévoir les années où il paraîtra le plus faible.

Le passé de forestier de Nash a façonné cette règle. Un forestier plante des arbres qu'il ne récoltera peut-être jamais. Il juge son travail par ce que la terre portera dans quarante ans, pas par son allure au printemps prochain. Nash demandait à ses lecteurs de regarder leurs finances de la même façon: sur toute une vie active, et au-delà, jusqu'aux personnes qui hériteront de ce qu'ils auront bâti. L'image parle à bien des familles d'ici, qui savent qu'une érablière ou un boisé se gère sur plusieurs générations.

Concrètement, la règle vous demande trois choses.

  1. Connaître votre année d'équilibre. Demandez à l'assureur la première année où la valeur de rachat garantie égale ou dépasse le total des primes versées. La colonne illustrée, qui suppose que le barème de participations actuel se maintient, montrera une année plus hâtive. Les participations ne sont pas garanties, et les barèmes changent.
  2. Prévoir les années difficiles d'avance. Les revenus baissent, la santé change et les entreprises traversent de mauvaises saisons. Le propriétaire qui pense à long terme décide, avant de signer, de ce qui arrivera au contrat une année où la prime complète sera difficile à payer.
  3. Mesurer le progrès avec la bonne mesure. Au début, la bonne mesure est de savoir si le contrat est intact et capitalisé comme prévu, et non s'il a « bien rendu ».

Où l'on se trompe facilement: penser à long terme ne veut pas dire « s'engager dans n'importe quoi, ça finira par marcher ». Un contrat abandonné dans ses premières années rend nettement moins que ce qui y a été versé, et la différence ne revient pas. La règle est une raison de choisir un niveau de capitalisation que vous pourrez maintenir pendant des décennies, et non une raison de vous accrocher à un niveau que vous ne pouvez pas soutenir. Mieux vaut un contrat modeste et maintenu qu'un contrat ambitieux abandonné.

À demander avant d'agir: « En quelle année la valeur de rachat garantie dépassera-t-elle pour la première fois les primes que j'aurai versées, et quelles seront mes options si je ne peux pas payer la prime complète la quatrième année? »

Règle 2: que veut dire « ne pas craindre de capitaliser »?

Capitaliser, c'est bâtir du capital avant d'en avoir besoin. Nash constatait que la plupart des gens bâtissent trop petit: ils créent une modeste source de fonds, puis retournent chez des prêteurs externes pour tout achat plus important. La règle vous demande de bâtir plus de capacité que votre première estimation ne le suggère, dans des limites que votre revenu peut soutenir une année ordinaire et que les règles fiscales permettent.

Nash croyait que le besoin de financement, sur une vie entière, dépasse ce que les gens imaginent: des voitures, une maison, de l'équipement, des études, une entreprise, de l'aide aux enfants. Il conseillait de bâtir peu à peu une capacité à la mesure de ce besoin, plutôt qu'un seul petit contrat épuisé dès le premier gros achat. Pensez à tout ce qu'un ménage finance en trente ans: plusieurs voitures, une maison et ses rénovations, parfois un chalet, les études des enfants, le démarrage d'une entreprise.

Dans un contrat canadien, le capital se bâtit de deux façons. La prime de base est fixe; elle achète la protection garantie et le tableau des valeurs de rachat garanties. Les dépôts facultatifs, versés au moyen d'un avenant d'assurance supplémentaire libérée (ASL), achètent de petits blocs de protection libérée, chacun avec sa propre valeur de rachat. C'est l'avenant qui permet à la valeur accessible de croître plus vite que la prime de base seule ne le permettrait.

Trois limites gardent cette règle honnête:

  • Le critère d'exonération. Un contrat conserve son statut fiscal avantageux seulement s'il respecte le critère d'exonération de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu. L'assureur refusera, ou redirigera, toute somme qui ferait dépasser ce plafond, quoi que permette l'avenant.
  • Les règles propres à l'avenant. Certains avenants ne reportent pas les droits inutilisés, et certains réduisent ou retirent l'option après des années sautées. La page sur ce qu'un contrat peut vous enlever si vous ne vous en servez pas les expose en détail.
  • Une année ordinaire. Le niveau de dépôt fixé sur votre meilleure année est celui qui risque le plus d'être sauté. Capitalisez à un niveau qu'une année normale peut soutenir, et laissez les rentrées imprévues (règle 6) faire le reste.

Où l'on se trompe facilement: « ne pas craindre » ne veut pas dire « ne pas être prudent ». Capitaliser avec de l'argent dont vous aurez besoin dans les prochaines années, ou avec de l'argent emprunté à un taux élevé, transforme un plan à long terme en problème à court terme.

À demander avant d'agir: « Quelle part de cette conception est une prime de base, quelle part est facultative, et qu'arrive-t-il à la part facultative si je saute une année? »

Règle 3: que veut dire « ne pas voler les petits pois »?

« Ne pas voler les petits pois » veut dire rembourser ce que vous empruntez à votre contrat, selon un calendrier, aussi sérieusement que l'exigerait un prêteur externe. Nash comparait le propriétaire d'un contrat au propriétaire d'une épicerie. Prendre des marchandises sur ses propres tablettes sans les payer paraît sans conséquence. C'est pourtant ainsi qu'un magasin se vide peu à peu.

Dans le récit de Nash, le magasin perd de la marchandise par la porte arrière: au profit d'employés, de membres de la famille, et parfois du propriétaire lui-même. Il montrait combien un petit vol coûte cher à un commerce qui vit de marges minces. Selon lui, si votre conjoint vole une boîte de petits pois, vous devez en vendre vingt pour compenser (notre traduction). Sa leçon: le propriétaire doit faire payer le plein prix, même à sa propre famille, et tenir des registres honnêtes. L'image est simple, et c'est ce qui la rend utile: chacun a déjà vu une petite perte répétée devenir une grosse perte.

Le parallèle pour le propriétaire d'un contrat est direct. Quand vous prenez une avance sur police et la laissez impayée, vous prenez les petits pois. Le contrat n'envoie aucun avis de recouvrement. Personne n'appelle. C'est justement ce silence qui rend l'habitude dangereuse.

Voici ce qui arrive réellement à une avance impayée, selon la plupart des contrats canadiens:

  • L'assureur est le prêteur. Une avance sur police est consentie par l'assureur et garantie par la valeur de rachat. Les intérêts sont dus à l'assureur, à un taux qu'il fixe et qu'il peut modifier selon le contrat.
  • Les intérêts impayés s'ajoutent à l'avance, habituellement à chaque anniversaire du contrat, puis portent eux-mêmes intérêt.
  • Le capital-décès diminue de tout montant dû.
  • Si la dette totale dépasse un jour la valeur de rachat, le contrat peut tomber en déchéance. Une déchéance avec une avance importante peut créer un revenu imposable au moment même où il ne reste ni valeur de rachat ni protection.

Il y a aussi une règle fiscale à connaître. Selon le paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu, une avance sur police est une disposition. La partie d'une avance qui dépasse le coût de base rajusté (CBR) du contrat est incluse dans le revenu de l'année où vous la recevez, selon le paragraphe 148(1). Rembourser une avance déjà imposée en partie peut donner droit à une déduction l'année du remboursement, selon l'alinéa 60s). Votre comptable confirme comment cela s'applique à vous, y compris dans votre déclaration provinciale.

Où l'on se trompe facilement: certains lecteurs comprennent « remboursez plus que ce que vous devez, comme l'épicier majore ses produits ». Vous ne pouvez pas rembourser plus que le solde de l'avance. Ce que vous pouvez faire, si votre avenant le permet, c'est continuer à verser une fois l'avance remboursée, sous forme de dépôt facultatif. Cet argent est alors une prime, et non un remboursement, et il compte dans le plafond du critère d'exonération.

À demander avant d'agir: « Quel est votre taux d'avance aujourd'hui, comment a-t-il évolué, et qu'arrive-t-il à ce contrat si je ne paie aucun intérêt pendant trois ans? »

Règle 4: pourquoi utiliser son propre capital avant un prêteur externe?

révisé annuellement, jamais garanti

Le barème de participations, et ce qui en dépend

  1. 01Les hypothèses servant à établir ce qui est crédité
  2. 02Établi par le conseil d'administration de l'assureur
  3. 03Révisé annuellement et jamais garanti
  4. 04Tout chiffre non garanti d'une illustration en dépend
Modifiez le barème et tous les chiffres projetés bougent. C'est l'hypothèse sur laquelle repose la projection.

Nash formulait cette règle de façon plus tranchée, mais son sens est simple: quand vous devez financer quelque chose, demandez-vous d'abord si votre propre contrat peut faire le travail, avant de vous adresser à un prêteur externe. Une avance sur police n'exige ni demande de crédit ni calendrier de paiement. C'est tout de même un prêt, dont les intérêts sont versés à l'assureur.

Le raisonnement de Nash portait sur le contrôle. Un prêteur externe décide s'il prête, à quelles conditions et pour combien de temps, et il peut réduire ou rappeler une marge de crédit quand la conjoncture change. L'avance sur police est un droit inscrit au contrat. L'assureur ne demande pas à quoi servira l'argent et n'évalue pas votre revenu.

Ce droit a des limites, et elles vont avec l'affirmation:

  • L'assureur plafonne l'avance, habituellement à une fraction de la valeur de rachat.
  • Le taux est celui de l'assureur, et il peut changer selon le contrat.
  • Le consentement d'autres personnes peut être requis. Si le contrat a été cédé en garantie à un prêteur, ou s'il désigne un bénéficiaire irrévocable, leur signature peut être exigée. Au Québec, la désignation du conjoint marié ou uni civilement comme bénéficiaire est irrévocable, sauf stipulation contraire.
  • Au début, il y a parfois peu à emprunter. Un jeune contrat a une faible valeur de rachat.

La règle exige aussi une comparaison juste. Une marge de crédit hypothécaire coûte souvent moins cher qu'une avance sur police. Un prêt consenti par un prêteur et garanti par votre police (un prêt sur nantissement) est imposé différemment: céder une police en garantie n'est pas une disposition au sens du paragraphe 148(9), alors qu'une avance sur police en est une. Chaque voie a sa place. La règle consiste à regarder votre propre contrat en premier, et non à faire comme si les autres voies n'existaient pas. Au Québec, le vocabulaire juridique diffère: on parle d'hypothèque plutôt que de charge, et votre notaire ou le prêteur vous expliquera la forme exacte de la garantie qui porte sur une police.

Où l'on se trompe facilement: « utiliser son propre capital » ne veut pas dire que l'argent vous est prêté gratuitement, ni que vous vous payez des intérêts à vous-même. Vous empruntez l'argent de l'assureur, garanti par votre valeur de rachat, et les intérêts vont à l'assureur. Ce que vous y gagnez, c'est l'accès et la maîtrise du calendrier de remboursement. Ce que cela coûte, ce sont des intérêts.

À demander avant d'agir: « Pour cet achat, combien coûteraient une avance sur police, ma marge de crédit et un prêt sur nantissement, et comment chacun est-il imposé? »

Règle 5: que vous demande « repenser sa façon de penser »?

Repenser sa façon de penser, c'est remettre en question les habitudes financières que vous avez absorbées sans les choisir: que payer comptant ne coûte jamais rien, que la dette n'est qu'un produit des prêteurs, que l'épargne et le financement s'opposent. Nash croyait que le concept échoue plus souvent dans l'esprit du propriétaire que dans le contrat. Le premier changement doit donc se produire là.

La plupart d'entre nous avons appris l'argent en regardant les autres, pas en l'examinant. Nous avons appris qu'une voiture s'achète avec un prêt auto, que l'épargne dort dans un compte d'épargne et que payer comptant est le choix responsable. Chaque habitude se tient, prise isolément. Nash demandait à ses lecteurs de les voir comme un système: un système qui envoie un flot constant d'intérêts à des prêteurs externes, et qui traite le capital dépensé comme s'il ne coûtait rien d'y renoncer.

Le cœur de cette remise en question tient en une seule idée, que ce site reprend souvent: vous financez tout ce que vous achetez. Soit vous empruntez et payez des intérêts, soit vous payez comptant et renoncez à ce que cet argent aurait rapporté autrement. Seul le premier coût figure sur un relevé. C'est pourquoi payer comptant semble gratuit, alors que ce ne l'est pas. Le réflexe de payer comptant pour éviter les dettes est sain à bien des égards; la règle ne le condamne pas, elle demande seulement de voir le coût qu'il cache.

La Bible elle-même enseigne que nous devons repenser notre façon de penser. Dans sa lettre aux Romains, l'apôtre Paul écrivait:

« Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable. Ne vous conformez pas au siècle présent, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait. » (Romains 12.1-2)

Pour un chrétien, ces versets décrivent ce qui suit une vie nouvelle. Les vieilles habitudes de pensée ne sont pas simplement conservées: elles sont examinées et renouvelées, jour après jour, pour que la façon de vivre découle de ce que l'on croit désormais. C'est un principe de la vie chrétienne, et non une stratégie financière. Mais le schéma est celui que Nash demandait à ses lecteurs: cesser de se conformer à des habitudes absorbées sans les avoir choisies, et laisser une façon de penser renouvelée changer la façon d'agir.

Un changement durable dans notre façon d'agir commence presque toujours par un changement dans notre façon de penser. Ce n'est pas un changement rapide. Les personnes qui adoptent cette façon de penser décrivent souvent un glissement lent, sur plusieurs années: d'abord comprendre l'idée, puis la remarquer dans leurs propres achats, puis agir avec une certaine assurance. Ce rythme est normal. Une décision prise la première semaine où l'on entend parler du concept est habituellement prise trop tôt.

Repenser, c'est aussi remettre en question le concept lui-même. Les arguments contre sont réels: les valeurs de rachat du début sont faibles, l'avance n'est pas gratuite, les participations peuvent baisser, et un ménage qui dispose de droits de cotisation inutilisés à un CELI ou qui porte une dette à taux élevé a habituellement de meilleures premières étapes. Une remise en question qui ne fait que confirmer ce qu'un promoteur a dit n'en est pas une.

Où l'on se trompe facilement: « repenser sa façon de penser » sert parfois à écarter toute objection comme une vieille façon de penser. Une vraie objection mérite une vraie réponse. Si la réponse ne se trouve ni dans le contrat, ni dans l'illustration, ni dans les règles fiscales, l'objection tient.

À demander avant d'agir: « Pour mes cinq derniers gros achats, qui a assuré le financement, et combien cela m'a-t-il coûté en intérêts payés ou en revenus auxquels j'ai renoncé? »

Règle 6: pourquoi prévoir de la place pour les rentrées imprévues?

s'il en manque une, la réponse est non

Quatre conditions préalables à tout le reste

  1. Un surplus de liquidités durable, dans une année ordinaire
  2. Un horizon mesuré en décennies plutôt qu'en années
  3. Une place dans la situation d'ensemble du ménage
  4. Un objectif clair pour le contrat lui-même
Les régimes enregistrés conservent leur rôle et leurs cotisations. Ceci se finance à même le flux, non contre eux.

Prévoir de la place pour les rentrées imprévues, c'est concevoir votre contrat, et vos plans, pour que l'argent inattendu ait un endroit utile où aller. Une prime de rendement, un héritage, la vente d'une entreprise ou d'un immeuble: les grosses sommes arrivent de façon irrégulière, et sans plan elles sont souvent dépensées en quelques années. La règle leur réserve une place d'avance.

Cette règle vient de David Stearns, et nous lui en rendons hommage. Il l'a placée à côté des cinq règles de Nash comme une règle à part entière: être prêt pour les rentrées imprévues, afin que l'argent que vous n'attendiez pas bâtisse l'avenir de votre famille au lieu de disparaître en quelques années. C'est sa contribution, et non celle de Nash, et elle s'accorde de près avec la pensée de Nash. Une rentrée imprévue est un capital que vous n'avez pas eu à tirer de votre revenu courant, et on la perd facilement au profit d'une nouvelle voiture, d'une rénovation ou d'un relâchement général des habitudes.

Dans un contrat canadien, une rentrée imprévue peut aller à quatre endroits, chacun avec ses limites:

Où va l'argent Ce que cela fait La limite
Rembourser les avances en cours Rétablit la capacité utilisée et arrête la capitalisation des intérêts Seulement jusqu'au montant dû
Assurance supplémentaire libérée, selon l'avenant Ajoute de la protection libérée et de la valeur de rachat Le maximum de l'avenant, et le plafond du critère d'exonération
Un nouveau contrat Ajoute de la capacité quand le premier contrat est plein Une nouvelle tarification, de nouvelles premières années, une nouvelle commission
Hors du contrat Comptes enregistrés, remboursement de dettes, réserve d'urgence Vos droits de cotisation et vos propres priorités

Concevoir en prévision des rentrées imprévues, c'est demander dès le départ combien de place l'avenant laisse au-dessus des dépôts prévus, et à quelle distance du plafond du critère d'exonération se situe la conception. Un contrat capitalisé au maximum dès le premier jour n'a plus de place pour la prime de rendement qui arrive la sixième année.

C'est aussi attendre avant de décider. Une grosse somme a rarement besoin d'être placée la première semaine. La page sur un héritage ou une vente d'entreprise, et les raisons d'attendre explique pourquoi une pause est souvent la meilleure première étape. Le Canada n'impose pas d'impôt successoral à la personne qui hérite. Une succession peut toutefois devoir de l'impôt sur la dernière déclaration du défunt avant de distribuer quoi que ce soit, de sorte que le montant réellement reçu peut différer de ce que vous attendez. Au Québec, le liquidateur doit habituellement obtenir les certificats de décharge des deux autorités fiscales avant de tout distribuer, ce qui peut prendre des mois.

Où l'on se trompe facilement: prévoir de la place ne veut pas dire compter sur une rentrée imprévue. Ne capitalisez jamais un contrat avec de l'argent que vous espérez recevoir. Une rentrée espérée n'est pas une rentrée reçue.

À demander avant d'agir: « Si je recevais une somme forfaitaire la sixième année, combien ce contrat pourrait-il accepter sans nouvelle preuve d'assurabilité et sans sortir du critère d'exonération? »

Règle 7: pourquoi « ne pas payer comptant »?

« Ne pas payer comptant » est la règle de notre cabinet, et c'est celle qu'on comprend le plus souvent de travers. Elle ne veut pas dire emprunter pour tout. Elle veut dire: une fois que vous avez bâti du capital dans un contrat, ne le videz pas pour payer un achat. Financez l'achat de façon réfléchie, avec un calendrier de remboursement, et laissez le capital en place.

Le raisonnement découle directement de la règle 5. Tout achat est financé. Si vous retirez du capital pour payer comptant, vous renoncez à ce que ce capital aurait continué de rapporter, et vous devez le rebâtir à partir de zéro. Si vous rachetez une partie d'un contrat pour obtenir de l'argent, vous réduisez pour de bon sa protection et ses valeurs, et tout gain au-delà du CBR est imposable. L'avance sur police fonctionne autrement: la valeur de rachat reste dans le contrat, et elle continue de recevoir ses hausses garanties et toute participation déclarée.

Ce dernier point demande de la prudence. Certains assureurs appliquent ce que l'on appelle la reconnaissance directe: la participation sur la partie de la valeur de rachat qui garantit une avance peut être ajustée, à la hausse ou à la baisse. D'autres appliquent la reconnaissance non directe, où elle ne l'est pas. Demandez quelle méthode s'applique à votre contrat avant de compter sur une valeur qui continuerait de croître sans être touchée.

Connaître cette règle n'est pas la même chose que la vivre. Bien des propriétaires comprennent bien le concept, bâtissent un contrat avec soin, puis continuent de payer leurs gros achats à partir d'un compte chèques ou auprès de prêteurs externes, par habitude. Le contrat reste là, capitalisé et inutilisé, et sa raison d'être se perd. La page s'en servir ou le perdre expose ce qu'on peut perdre ainsi. Un concept qu'on se contente d'admirer ne fait rien pour sa famille. Un concept qu'on pratique, avec soin, est celui qui change les trente prochaines années. C'est toute la différence entre connaître la recette et préparer le repas.

Les limites accompagnent la règle:

  • Seulement pour un besoin réel. Un achat que vous n'auriez pas fait de toute façon ne devient pas plus sage parce qu'il est financé par votre contrat.
  • Toujours avec un calendrier de remboursement. La règle 7 sans la règle 3 est le chemin le plus rapide vers la déchéance d'un contrat.
  • En comptant les intérêts. L'avance sur police est une dette, et ses intérêts vont à l'assureur. Payer comptant à partir d'une épargne ordinaire peut rester le choix le moins coûteux pour un petit achat.

À demander avant d'agir: « Si je finance cet achat par une avance sur police plutôt que de payer comptant, quel sera mon calendrier de remboursement, et combien l'avance me coûtera-t-elle en intérêts chaque année? »

Règle 8: que montre la vue d'ensemble qu'un seul chiffre cache?

Garder la vue d'ensemble, c'est juger une décision par son effet sur vos finances pendant des décennies, et non par un seul chiffre, un seul jour. Le taux d'avance est un arbre. La forêt, ce sont vos flux de trésorerie, la croissance composée du capital laissé en place, les participations affectées au fil des ans et l'habitude du remboursement. Ne laissez pas un arbre cacher la forêt.

On s'attache souvent à un seul chiffre: « le taux d'avance est plus élevé que celui de ma marge de crédit », ou « la valeur de rachat de la première année est faible ». Les deux affirmations peuvent être vraies, et les deux peuvent quand même induire en erreur quand elles sont les seules à être examinées. La vue d'ensemble pose trois questions à la fois: combien cela coûte-t-il, qu'est-ce que cela laisse en place, et qu'est-ce que cela change à long terme?

Exemple illustratif. Les chiffres ci-dessous sont des hypothèses choisies pour montrer le calcul. Ce ne sont ni une projection, ni des valeurs d'illustration d'un assureur, ni le résultat d'un client. Vous avez besoin de 30 000 $ pour un véhicule. Deux chemins:

Chemin A: payer comptant avec l'épargne Chemin B: avance sur police, remboursée sur 5 ans
Taux supposé L'épargne rapporte 3 % par année, après impôt Taux d'avance de 6 % par année, fixé par l'assureur
Coût la première année Environ 900 $ de revenus auxquels vous renoncez Environ 1 800 $ d'intérêts versés à l'assureur sur le solde de départ
Ce qui reste en place Rien: l'épargne est partie et doit être rebâtie Les 30 000 $ de valeur de rachat restent dans le contrat
Ce que vous devez faire ensuite Rebâtir 30 000 $ à même votre revenu Rembourser environ 580 $ par mois pendant 5 ans

Selon ces hypothèses, l'avance coûte plus cher en intérêts que ce que le paiement comptant coûte en revenus perdus. La vue d'ensemble ne le cache pas. Ce qu'elle ajoute, c'est le reste du portrait: dans le chemin B, la valeur de rachat demeure dans le contrat, continue de recevoir ses hausses garanties et toute participation, et le remboursement mensuel rétablit votre capacité d'emprunter de nouveau. Dans le chemin A, le même montant mensuel sert à rebâtir l'épargne, sans qu'aucune valeur de contrat ne travaille entre-temps. Le chemin gagnant dépend du taux d'avance réel, du rendement réel de votre épargne, de votre méthode de reconnaissance des participations, de votre situation fiscale et, surtout, du fait que vous remboursiez réellement. Refaites le calcul avec vos propres taux: c'est un exercice d'une dizaine de minutes qui en dit long.

Les participations méritent un mot à part. Dans un contrat avec participation, le conseil d'administration de l'assureur déclare chaque année des participations à partir de son compte de participation. Elles ne sont pas garanties. Bien des propriétaires les affectent à l'achat d'assurance supplémentaire libérée, qui ajoute de la protection et de la valeur de rachat pouvant à leur tour recevoir des participations les années suivantes. Sur des décennies, c'est de là que vient une grande partie de la croissance du contrat, et elle reste invisible si l'on ne regarde que le taux d'avance de cette année. En français, on parle de participations, et le mot est choisi avec soin, justement parce qu'il ne s'agit pas du rendement d'une action, mais d'une part des résultats du compte de participation.

Où l'on se trompe facilement: la vue d'ensemble n'est pas une façon d'écarter les coûts. C'est l'inverse. Elle met tous les coûts sur la table, y compris ceux qui ne figurent sur aucun relevé, puis elle demande ce que la décision entière fait à la situation de votre famille sur trente ans.

À demander avant d'agir: « Montrez-moi, dans la colonne garantie et dans la colonne du barème de rechange, à quoi ressemble ce contrat à 10, 20 et 30 ans, avec et sans les avances que je prévois prendre. »

Comment les huit règles fonctionnent-elles ensemble?

le cycle d'utilisation du contrat

Financer, retirer, rembourser

  1. 01La prime finance le contrat selon l'échéancier convenu
  2. 02La valeur s'accumule selon les termes du contrat
  3. 03L'assureur consent une avance sur contrat
  4. 04L'intérêt court au profit de l'assureur
  5. 05Le remboursement rétablit la capacité utilisée
Le cycle dans l'ordre: financer le contrat, laisser la valeur s'accumuler, prendre une avance, porter l'intérêt, rembourser.

Les huit règles se contrôlent les unes les autres. Prise isolément, chacune peut mener à une erreur: surcapitaliser, emprunter sans rembourser, écarter les objections. Lues ensemble, elles décrivent un propriétaire patient, qui bâtit du capital dans certaines limites, s'en sert pour de vrais besoins, le rembourse sérieusement et juge le résultat sur des décennies.

Si vous appliquez cette règle seule Elle peut devenir La règle qui la corrige
Règle 2, capitaliser Une capitalisation qu'une année ordinaire ne peut pas soutenir Règle 1, penser à long terme
Règle 7, ne pas payer comptant Emprunter pour n'importe quoi, sans rembourser Règle 3, ne pas voler les petits pois
Règle 4, son capital d'abord Ignorer une marge de crédit moins coûteuse Règle 8, la vue d'ensemble
Règle 5, repenser sa façon de penser Écarter toute objection Règle 8, la vue d'ensemble
Règle 6, rentrées imprévues Capitaliser avec de l'argent qui n'est pas arrivé Le critère de l'année ordinaire de la règle 2
Règle 8, la vue d'ensemble Justifier n'importe quel coût au nom du long terme Le calendrier de remboursement de la règle 3

Le fil qui relie les huit règles, c'est la discipline dans la durée. Le contrat est neutre: il contient des valeurs garanties, une clause d'avance et un droit aux participations, et il fait exactement ce que son libellé prévoit. Le propriétaire, lui, n'est pas neutre. C'est lui que décrivent les règles.

Que dois-je demander avant d'appliquer tout cela?

  1. En quelle année la valeur de rachat garantie dépassera-t-elle pour la première fois les primes que j'aurai versées?
  2. Quelle part de la conception est faite de dépôts facultatifs, et qu'arrive-t-il si je saute une année?
  3. À quelle distance du plafond du critère d'exonération la conception se situe-t-elle, et combien de place reste-t-il pour une rentrée imprévue?
  4. Quel est le taux d'avance aujourd'hui, qui le fixe, et a-t-il changé par le passé?
  5. L'assureur applique-t-il la reconnaissance directe ou non directe aux avances?
  6. Qu'arrive-t-il au contrat si je ne paie aucun intérêt sur l'avance pendant trois ans?
  7. Le contrat est-il cédé à quelqu'un, ou désigne-t-il un bénéficiaire irrévocable?
  8. Comment êtes-vous rémunéré pour ce contrat, par qui, et combien la première année?
  9. Qu'est-ce qui vous amènerait à me dire de ne pas le faire?

La dernière question est la plus importante. Une réponse honnête vous en dit plus sur la personne en face de vous que n'importe quelle illustration.

Ce que cette page ne vous dira pas

Elle ne vous dira pas ce que Nash aurait pensé de votre contrat. Les règles résument son enseignement et des ajouts plus récents; ce ne sont pas ses mots, et son livre reflète le droit américain. Elle ne vous dira pas non plus votre taux d'avance, votre CBR, votre année d'équilibre ni la place qu'il vous reste sous le critère d'exonération. Seul l'assureur détient ces chiffres. Elle ne remplace pas non plus la lecture de votre contrat, ni la revue annuelle avec la personne qui vous l'a proposé.

Certains détails sont volontairement laissés de côté: les contrats détenus par une société, les avances servant à payer des primes, la déductibilité des intérêts sur une avance et le plafond de ce qu'un remboursement rétablit au CBR. Chacun peut changer la réponse. Les modalités contractuelles d'une police sont celles de l'assureur émetteur. Les garanties sont des obligations de l'assureur, et non d'un gouvernement. Les participations ne sont pas garanties. L'assurance vie entière avec participation est de l'assurance, et non un placement, et ni notre cabinet ni aucun assureur n'est une institution de dépôt. Rien ici ne constitue un conseil fiscal ou juridique; confirmez votre situation avec votre comptable, et avec votre avocat ou votre notaire.

À qui cela ne convient pas

Ces règles ne sont pas un argument pour acheter un contrat. Si votre revenu pouvait vraisemblablement manquer une année, si vous risquez d'avoir besoin de l'argent au cours des premières années, si vous portez une dette de consommation à taux élevé, ou si vous avez des droits inutilisés au CELI sans besoin de protection permanente, d'autres étapes vous serviront probablement mieux d'abord. Le CELI et le REER, par exemple, offrent des avantages fiscaux que l'assurance n'offre pas, et ils ne demandent aucun engagement de plusieurs décennies.

Elles ne conviennent pas non plus à quiconque cherche un raccourci. Chaque règle de cette page demande de la patience et du remboursement. Si cela vous semble plus de discipline que vous ne souhaitez en assumer pour l'instant, c'est une bonne raison d'attendre. Si vous détenez déjà un contrat, choisissez une règle, celle que vous pratiquez le moins, et regardez votre dernière année à travers elle. Apportez ce que vous trouverez à votre revue annuelle, ou prenez rendez-vous quand cela vous convient. Il n'y a pas d'échéance.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

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Questions fréquentes

Quelles sont les cinq règles de Nelson Nash sur ce que l'on appelle l'Infinite Banking?

Elles résument son enseignement; ce n'est pas une liste qu'il a publiée sous ce nom: penser à long terme, ne pas craindre de capitaliser, ne pas voler les petits pois, utiliser son propre capital avant un prêteur externe, et repenser sa façon de penser. Chacune décrit comment bien détenir un contrat d'assurance vie entière avec participation. Aucune n'est une garantie, et son livre reflète le droit américain; vérifiez donc chaque règle à la lumière des règles fiscales canadiennes.

Que veut dire ne pas voler les petits pois?

Cela veut dire rembourser ce que vous empruntez à votre contrat, selon un calendrier, aussi sérieusement que l'exigerait un prêteur externe. Nash comparait le propriétaire à un épicier qui prend des marchandises sur ses propres tablettes sans les payer. Une avance impayée grossit à mesure que les intérêts s'y ajoutent, réduit le capital-décès et peut faire tomber le contrat en déchéance si la dette dépasse la valeur de rachat.

Une avance sur police, est-ce emprunter mon propre argent?

Non. Une avance sur police est consentie par l'assureur et garantie par votre valeur de rachat. Les intérêts sont dus à l'assureur, à un taux qu'il fixe et peut modifier. Ce que vous y gagnez, c'est un accès sans demande de crédit et la maîtrise du calendrier de remboursement. Ce que cela coûte, ce sont des intérêts, et la partie d'une avance qui dépasse votre coût de base rajusté est imposable l'année où vous la recevez.

Ne pas payer comptant, est-ce que cela veut dire emprunter pour tout?

Non. Cela veut dire qu'une fois du capital bâti dans un contrat, vous ne devriez pas le vider pour payer un achat, mais financer un besoin réel de façon réfléchie et le rembourser selon un calendrier. Un achat que vous n'auriez pas fait de toute façon ne devient pas plus sage grâce à une avance sur police, et payer comptant à même une épargne ordinaire peut rester moins coûteux pour un petit achat.

Que faire d'un héritage ou d'une prime de rendement si je détiens une police?

Habituellement, attendre avant de décider. Comparez ensuite quatre endroits: rembourser les avances en cours, de l'assurance supplémentaire libérée dans les limites de l'avenant et du critère d'exonération, un nouveau contrat avec une nouvelle tarification, ou des options hors du contrat, comme les comptes enregistrés et le remboursement de dettes. Demandez à l'assureur combien le contrat peut accepter sans nouvelle preuve d'assurabilité.

Une avance sur police coûte-t-elle moins cher qu'une marge de crédit?

Souvent non. Une marge de crédit hypothécaire est fréquemment offerte à un taux inférieur à celui d'une avance sur police. L'avantage de l'avance, c'est l'accès: aucune décision de crédit et aucun calendrier de paiement. Comparez le taux d'avance actuel de votre contrat avec l'offre écrite de votre prêteur, et demandez à votre comptable comment chacun est imposé, puisqu'une avance est une disposition et qu'une cession en garantie ne l'est pas.

Les règles s'appliquent-elles de la même façon au Canada qu'aux États-Unis?

Le comportement se transpose; les règles fiscales, non. Un contrat canadien relève de la Loi de l'impôt sur le revenu, de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et, au Québec, du Code civil. Des notions américaines comme le modified endowment contract n'ont pas d'équivalent canadien; une règle empirique qui s'appuie sur elles doit donc être vérifiée avant que vous vous y fiiez.

Combien de temps faut-il pour changer sa façon de penser à l'argent?

Habituellement plus longtemps qu'on ne le croit. Bien des gens décrivent un glissement graduel sur plusieurs années: d'abord comprendre l'idée, puis la remarquer dans leurs propres achats, puis agir. Ce rythme est normal. Une décision d'acheter un contrat prise la première semaine où l'on entend parler du concept est habituellement prise trop tôt.

Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc., qui exerce sous le nom de Financière CBI. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est la plateforme éducative du Centre canadien de création de patrimoine Inc. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

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Dernière révision: 2026-09-24. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière.

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Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, le gain devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

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