Quelle police le concept de Nash utilise-t-il vraiment?
Aucun assureur canadien ne vend un contrat appelé police Infinite Banking; l'expression est un raccourci de recherche. Elle désigne une police d'assurance vie entière avec participation dont le titulaire se sert pour financer des achats au moyen d'avances consenties par l'assureur, garanties par la valeur de rachat et remboursées selon un calendrier. Le contrat reste une assurance vie ordinaire: valeurs garanties, participations non garanties, intérêts sur les avances et règles fiscales.
Les gens tapent l'expression « police Infinite Banking » dans un moteur de recherche parce qu'ils ont entendu dire qu'une police particulière se trouve au cœur de l'idée de financement de Nelson Nash. Ils s'attendent à trouver un produit. Il n'y en a pas. Demandez-en une sous ce nom à n'importe quel assureur canadien: on vous proposera un contrat d'assurance vie entière avec participation, sous le nom de produit de l'assureur, ou on vous regardera avec étonnement.
Cela compte, parce qu'une étiquette sans sens précis peut se coller à presque n'importe quoi. Elle peut désigner une police avec participation bien conçue. Elle peut aussi désigner une police d'assurance universelle, une police qui a peu de valeur de rachat au début, ou un contrat que personne n'a bien expliqué. Ce guide montre ce que ces mots désignent habituellement, comment reconnaître ce contrat dans les documents d'un assureur canadien, quelles affirmations américaines ne s'appliquent pas ici, et ce que le nom ne promet pas. Il est rédigé par une personne rémunérée par des commissions d'assureurs quand une police est souscrite, ce qu'il vaut la peine de savoir en le lisant.
Qu'est-ce que la police dite Infinite Banking?
Aucun assureur canadien ne vend de produit sous ce nom. Ces mots servent de raccourci pour désigner une police d'assurance vie entière avec participation, habituellement conçue pour une valeur de rachat hâtive, dont le titulaire se sert pour financer des achats au moyen d'avances consenties par l'assureur, puis qu'il rembourse selon un calendrier.
L'expression décrit donc deux choses à la fois: un contrat et une façon de s'en servir. Le contrat est ordinaire. C'est une assurance vie entière avec participation, celle que l'Autorité des marchés financiers (AMF) décrit comme une assurance vie entière qui donne droit à des participations, lesquelles ne sont pas garanties et peuvent être réduites par l'assureur. Elle comporte une prime fixée à l'émission, un capital-décès à vie, un tableau de valeurs de rachat garanties et une clause d'avance sur police.
C'est la façon de s'en servir qui donne un sens à l'étiquette. Le titulaire bâtit d'abord la valeur de rachat. Plus tard, au lieu de prendre un prêt auto ou de puiser dans une marge de crédit, il demande une avance à l'assureur, garantie par cette valeur de rachat. Puis il rembourse l'avance, avec les intérêts, selon un calendrier au moins aussi strict que celui d'un prêteur externe. Cette habitude, répétée pendant des décennies, est l'idée que Nash a décrite.
Retirez l'habitude, et il reste une police d'assurance vie entière avec participation. Retirez la police avec participation, et l'habitude n'a plus rien contre quoi emprunter. Aucune des deux parties n'est nouvelle, et aucune n'est secrète. L'étiquette ne fait que les réunir.
C'est aussi pourquoi deux personnes peuvent employer les mêmes mots en pensant à des contrats différents. L'une pense à une police avec participation qui fait une large place aux dépôts facultatifs. Une autre pense au régime avec participation standard de l'assureur. Une troisième, moins attentive, pense à n'importe quelle police permanente qui a une valeur de rachat. La suite de ce guide aide à reconnaître celle que l'on a devant soi.
Pourquoi aucun assureur canadien ne vend-il de produit sous ce nom?
Parce que les assureurs vendent des contrats, pas des stratégies. Chacun publie ses régimes d'assurance vie entière avec participation sous ses propres noms de produits, et l'option de dépôt qui bâtit une valeur de rachat hâtive porte aussi un nom différent chez chaque assureur.
Un assureur dépose et tarifie un contrat: ses primes, ses garanties, ses options et ses conditions d'avance. La façon dont le titulaire utilise ensuite la valeur de rachat lui appartient, dans les limites du contrat. Une stratégie n'est pas quelque chose qu'un assureur peut émettre. Même un assureur dont les polices servent souvent à cet usage ne mettra donc pas l'expression sur son produit.
Le tableau ci-dessous énumère les produits d'assurance vie entière avec participation nommés sur les sites de plusieurs assureurs canadiens, tels que consultés le 30 septembre 2026, avec le nom que chacun donne aux dépôts supplémentaires. Les noms de produits sont reproduits tels qu'ils figurent dans les pages anglaises consultées; la version française d'un nom peut différer. C'est un guide du vocabulaire, pas une comparaison ni une recommandation. Les noms de produits changent, et les documents à jour de l'assureur ont toujours préséance.
| Assureur | Produits d'assurance vie entière avec participation nommés sur son site | Nom donné aux dépôts supplémentaires |
|---|---|---|
| Canada Vie | Wealth Achiever, Balanced Achiever, Estate Achiever | Option de dépôt supplémentaire |
| L'Équitable | Equimax® Estate Builder, Equimax® Wealth Accumulator | Option de dépôt Excelerator |
| Sun Life | Sun Par Accumulator II, Sun Par Protector II | Non nommé dans les pages consultées; demandez à l'assureur |
| Manuvie | Manulife Par | Paiements additionnels |
| RBC Assurances | RBC Growth Insurance, RBC Growth Insurance Plus | Option de dépôt |
| iA Groupe financier | iA PAR Estate Solution, iA PAR Wealth Solution | Option de dépôt supplémentaire |
| Desjardins | Assurance vie avec participation, dont les régimes Accelerated Growth et Estate Enhancer | Option de dépôt supplémentaire |
| Assomption Vie | ParPlus | Non nommé dans les pages consultées; demandez à l'assureur |
Deux constats en découlent. D'abord, ce qu'il faut demander, c'est un régime d'assurance vie entière avec participation et son option de dépôt, sous le nom que leur donne l'assureur. Ensuite, certains assureurs publient deux versions du même régime, l'une axée sur la valeur de rachat hâtive et l'autre sur le capital-décès à long terme. La version axée sur la valeur de rachat hâtive est celle que l'on vise le plus souvent avec l'expression. Le fonctionnement de cette conception, levier par levier, est expliqué dans le guide sur l'assurance vie à valeur de rachat élevée.
Quel contrat le livre de Nash décrit-il vraiment?
réglementé comme de l'assurance par la loi provinciale
Pourquoi ce n'est pas un placement
- 01C'est un contrat qui verse une prestation au décès
- 02Il est réglementé comme de l'assurance par la loi provinciale
- 03La valeur et les participations sont des attributs d'assurance
- 04À juger comme de l'assurance: protection, coût, accès
L'assurance vie entière qui verse des participations. Nash préférait une société mutuelle, mais il affirmait que certaines sociétés par actions avaient des polices avec participation qui donnaient de très bons résultats. Il n'a nommé ni produit, ni pourcentage d'avenant, ni formule de conception.
Le livre de Nash, publié en 2000, expose l'approche connue sous le nom de The Infinite Banking Concept®, que le guide de référence sur le concept explique en termes canadiens. Dans la partie III, leçon 3, son illustration fait de l'assurance vie entière avec participation l'endroit où le capital est conservé. Le personnage qu'il décrit verse des primes élevées à une société mutuelle. Nash ajoute ensuite une exception. Selon lui, certaines sociétés par actions offrent des polices avec participation qui donnent de très bons résultats (« there are some stock companies that have dividend-paying policies that perform very well »).
Trois points méritent l'attention. Le contrat qu'il nomme est un type, pas une marque. Sa préférence pour une mutuelle est une préférence, pas une condition. Et les précisions que le matériel de vente américain associe souvent à son nom, comme un pourcentage obligatoire d'assurance supplémentaire libérée, un assureur à « reconnaissance non directe » ou un avenant temporaire ajouté pour élargir la marge de dépôt, ne se trouvent pas dans la leçon qui décrit la police. Ce sont peut-être des questions de conception raisonnables. Ce ne sont pas des règles de Nash, et elles ne devraient pas être présentées comme telles.
Son livre a aussi été écrit pour le droit américain. Le comportement qu'il décrit se transpose au Canada. Les règles fiscales, les limites de dépôt et le vocabulaire, eux, ne se transposent pas. C'est pourquoi un lecteur canadien a besoin d'une description canadienne du contrat.
Qu'est-ce qui rend une police avec participation adaptée à cet usage?
Quatre caractéristiques: des valeurs de rachat garanties, un compte de participation qui peut verser des participations, un moyen d'ajouter des dépôts au-delà de la prime de base et une clause d'avance. La conception détermine la valeur de rachat qui apparaît au début, et ce qu'elle coûte en capital-décès.
La valeur de rachat garantie est le plancher. Elle figure dans un tableau du contrat, année par année, et elle ne dépend pas des participations. C'est aussi elle qui sert de garantie à l'avance de l'assureur.
Les participations proviennent du compte de participation de l'assureur. Elles ne sont pas garanties. Si elles sont déclarées, elles peuvent être touchées en espèces, servir à réduire la prime, être laissées en dépôt ou servir à acheter de l'assurance supplémentaire libérée (ASL), c'est-à-dire de petits montants d'assurance entièrement payée qui ont leur propre valeur de rachat. Le guide de l'assurance supplémentaire libérée explique le fonctionnement de chaque ajout.
Une option de dépôt permet au titulaire de verser plus que la prime de base, dans la limite d'un maximum annuel fixé à l'émission de la police. Chaque dépôt supplémentaire achète de l'assurance supplémentaire libérée. Ces dépôts sont souvent la principale raison pour laquelle une police avec participation affiche plus de valeur de rachat au début qu'une autre. Ils comportent habituellement des frais: un assureur canadien publie un chargement de 8 % sur chaque dépôt fait à son option, pour couvrir la rémunération, la taxe sur les primes et l'administration.
La clause d'avance permet au titulaire d'emprunter à l'assureur, contre la garantie de la valeur de rachat, jusqu'à une limite fixée par le contrat. Sans elle, on ne pourrait atteindre la valeur de rachat qu'en rachetant la police, ce qui met fin à la couverture.
Une police conçue pour une valeur de rachat hâtive échange une partie du capital-décès contre chaque dollar de prime. Ce peut être le bon échange pour quelqu'un qui veut se servir de la valeur de rachat. Ce peut être le mauvais pour quelqu'un dont le besoin principal est le capital-décès le plus élevé possible pour sa famille. La conception est un choix, et l'illustration en montre le coût.
Comment distinguer une police vie entière avec participation des autres contrats vendus sous la même étiquette?
Lisez le contrat, pas l'étiquette. Une police vie entière avec participation porte la mention « avec participation » dans ses documents, nomme ses options de participation, contient un tableau de valeurs de rachat garanties et comporte une clause d'avance. L'assurance temporaire, l'assurance universelle et la vie entière sans participation diffèrent sur au moins un de ces points.
L'étiquette peut se coller à d'autres contrats, parfois en toute bonne foi, parfois non. Le tableau montre en quoi les candidats habituels diffèrent sur les points qui comptent pour cet usage. Il n'énumère que des caractéristiques. Chaque contrat peut être le bon pour un besoin différent.
| Contrat | Valeur de rachat | Participations | Garanties sur la valeur de rachat | Peut servir de garantie à une avance |
|---|---|---|---|---|
| Vie entière avec participation | Oui, selon un tableau du contrat | Oui, non garanties | Valeurs garanties au contrat | Oui, dans la limite du contrat |
| Vie entière sans participation | Souvent, selon un tableau du contrat | Non | Valeurs garanties, sans participations | Souvent |
| Assurance universelle | Oui, un fonds distinct | Non | Selon les comptes choisis et les frais | Parfois, ou un retrait à la place |
| Temporaire 100 ans | Habituellement peu ou pas | Non | Peu ou pas | Rarement |
| Assurance temporaire | Non | Non | Aucune | Non |
Les pages de comparaison vont plus loin: vie entière avec ou sans participation, et vie entière avec participation et assurance universelle.
Quand vous avez une illustration ou un projet de contrat en main, vérifiez ces points un à un:
- Le nom du produit et la mention « avec participation » figurent dans les premières pages.
- L'option de participation choisie est écrite, tout comme la liste des options vers lesquelles vous pouvez changer.
- Un tableau de valeurs de rachat garanties apparaît, séparé des valeurs qui supposent des participations.
- L'option de dépôt, s'il y en a une, est nommée, avec son maximum annuel et la règle qui s'applique si une année est sautée.
- La clause d'avance précise comment le taux est fixé, l'avance maximale et ce qui arrive si l'avance dépasse la valeur de rachat.
- La période de paiement des primes est indiquée: par exemple 10 ans, 20 ans ou jusqu'à 100 ans.
- L'illustration précise qu'elle suppose le barème de participations actuel, et elle montre au moins un barème plus bas.
S'il manque un de ces éléments, demandez pourquoi avant d'aller plus loin. Un contrat qui échoue aux trois premiers points n'est pas le contrat que l'expression désigne habituellement, quel que soit le nom qu'on lui donne dans la conversation.
Comment fonctionne une avance sur police au Canada?
l'abri tient tant que la police demeure exonérée
Ce que le statut de police exonérée fait, et ne fait pas
- 01Ce que l'exonération donneAucun impôt annuel sur les hausses de la valeur de rachat tant que la police demeure exonérée (article 12.2 et Règlement 306); Un capital-décès qui n'est pas imposé comme revenu de police.
- 02Ce qu'elle ne donne pasUne protection contre l'impôt lors d'un rachat, d'une déchéance ou d'une avance au-delà du coût de base rajusté; Une protection si la police cesse d'être exonérée.
L'assureur vous prête de l'argent, garanti par la valeur de rachat. Les intérêts sont calculés à un taux que l'assureur fixe et peut modifier, les intérêts impayés s'ajoutent à l'avance, la partie qui dépasse le coût de base rajusté est imposable, et une avance qui dépasse la valeur de rachat peut mettre fin à la police.
L'AMF le dit simplement: une avance sur police est un emprunt pour lequel la valeur de rachat sert de garantie, elle doit tôt ou tard être remboursée avec les intérêts, et tout solde encore dû au décès est soustrait du montant d'assurance payable. L'Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC) ajoute qu'une avance non remboursée peut réduire ce que le bénéficiaire recevra et ce que vous toucherez si vous résiliez la police. Le titulaire ne se prête pas à lui-même au sens juridique. C'est l'assureur qui prête, et les intérêts sont le revenu de l'assureur.
Le tableau résume les points qui surprennent le plus souvent. Le fonctionnement complet se trouve dans le guide des avances sur contrat.
| Point | Ce que disent les documents des assureurs canadiens et les organismes de réglementation |
|---|---|
| Limite d'avance | Fixée par le contrat, souvent une part de la valeur de rachat comme 90 %, moins les sommes déjà dues |
| Taux | Fixé par l'assureur, et il peut changer pendant que l'avance est en cours |
| Intérêts impayés | Ajoutés au solde de l'avance, habituellement à chaque anniversaire de la police |
| Impôt | Selon l'article 148 de la Loi de l'impôt sur le revenu, la partie d'une avance qui dépasse le coût de base rajusté est un revenu l'année où elle est reçue |
| Remboursement | Souple dans la plupart des contrats, ce qui est une commodité et aussi un risque |
| Déchéance | Si l'avance et les intérêts dépassent la valeur de rachat disponible, la police peut prendre fin, et un gain imposable peut apparaître sans argent pour payer l'impôt |
| Décès | Le solde dû est soustrait du capital-décès |
Deux autres points sont propres aux contrats canadiens. Au moins un assureur indique dans sa politique de participations que les intérêts des avances influent sur les participations de la catégorie. Un autre, pour les produits établis depuis le 6 avril 2026, n'accepte pas de dépôts supplémentaires à son option de dépôt tant qu'une avance est en cours. Emprunter peut donc changer la façon dont la police croît, pas seulement ce que vous devez. Le guide sur le moment où une avance sur contrat devient imposable montre comment lire le coût de base rajusté sur un relevé.
Quelles affirmations américaines ne s'appliquent pas au Canada?
Une grande partie de ce qui s'écrit sur le sujet vient des États-Unis, où le droit fiscal et le vocabulaire sont différents. La limite de dépôt, l'impôt sur les avances et les mots qui désignent l'avenant de dépôt changent tous à la frontière.
Le matériel américain est facile à trouver et souvent bien produit. Le problème n'est pas la mauvaise foi. C'est qu'une règle vraie dans un pays est répétée dans un autre où elle est fausse. Le tableau place les affirmations américaines courantes à côté de la position canadienne.
| Affirmation courante dans le matériel américain | La position canadienne |
|---|---|
| « Restez sous la ligne MEC, le test des sept primes. » | Le Canada n'a pas de modified endowment contract. La limite est le critère d'exonération de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu, appliqué par l'assureur. |
| « Les avances sur police sont libres d'impôt. » | Une avance sur police est une disposition selon l'article 148. La partie qui dépasse le coût de base rajusté est un revenu l'année où elle est reçue. |
| « Choisissez un assureur à reconnaissance non directe. » | Les documents canadiens destinés au public emploient rarement cette étiquette. Au moins un assureur indique que les intérêts des avances influent sur les participations de la catégorie. Demandez par écrit comment une avance interagit avec les participations. |
| « Seule une mutuelle fera l'affaire. » | Nash lui-même acceptait certaines sociétés par actions. La ligne directrice E-16 du BSIF encadre le compte de participation des assureurs fédéraux, mutuels ou par actions. |
| « Toute la valeur de rachat continue de fructifier pendant que vous empruntez. » | Des intérêts sont facturés et capitalisés, les participations ne sont pas garanties, et au moins un assureur refuse les dépôts supplémentaires tant qu'une avance est en cours. |
| « Demandez un avenant PUA. » | Les assureurs canadiens parlent d'option de dépôt supplémentaire, d'option de dépôt ou de paiements additionnels, chacune avec ses propres règles. |
| « Ajoutez de la temporaire pour élargir la marge de dépôt. » | Certains assureurs canadiens permettent un maximum de dépôt plus élevé quand un avenant temporaire est inclus à l'émission. La règle varie selon l'assureur et reste limitée par le critère d'exonération. |
Le critère d'exonération mérite une phrase de plus, parce qu'il fixe le plafond de toute conception. Pour les polices émises après 2016, l'épargne de la police est comparée à chaque anniversaire à celle d'une police de référence payable sur huit ans qui arrive à terme à 90 ans; avant 2017, la police de référence était payable sur 20 ans et arrivait à terme à 85 ans. Selon l'analyse publiée par un assureur, le changement de 2017 a réduit la marge de dépôts supplémentaires dans les polices avec participation. L'entrée du glossaire sur le critère d'exonération explique le reste. Pour une liste plus large d'idées américaines qui ne survivent pas à la frontière, voyez les vidéos américaines sur cette stratégie et le droit canadien.
Est-ce important que l'assureur soit mutuel ou appartienne à des actionnaires?
la discipline, et non le produit
Ce qu'un ménage fait réellement autrement
- Un achat important survient, un véhicule ou des travaux
- L'avance est plutôt prise sur le contrat
- Un calendrier de remboursement fixé et tenu par le ménage
- Les versements suivants deviennent des primes
- L'argent n'est pas gratuit, l'intérêt va à l'assureur
Moins que ne le laisse croire le matériel américain. Au Canada, la plupart des grands émetteurs d'assurance vie entière avec participation appartiennent à des actionnaires, et la même ligne directrice fédérale encadre la gestion du compte de participation et l'explication des participations chez tous les assureurs fédéraux.
Le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) énumère quatre assureurs vie fédéraux qui se sont démutualisés: Canada Vie, Manufacturers Life, Sun Life et Clarica. À chaque conversion, les polices avec participation existantes ont été placées dans un bloc fermé, et le BSIF précise que leur couverture, leurs valeurs, leurs primes et leurs participations n'ont pas été touchées. L'Industrielle Alliance, devenue iA Groupe financier, s'est convertie en société par actions en 2000. Parmi les sociétés mutuelles qui émettent encore de l'assurance vie entière avec participation, on trouve L'Équitable et Assomption Vie.
La ligne directrice E-16 du BSIF établit des attentes sur la gestion du compte de participation et la communication des pratiques en matière de participations. Elle précise que les participations ne peuvent pas être garanties et que les méthodes de répartition doivent être justes et équitables envers les titulaires de polices avec participation. Un assureur qui appartient à des actionnaires ne peut prélever qu'une part limitée de ce que rapporte le compte de participation. La Sun Life, par exemple, publie que moins de 3 % des participations versées dans l'année aux titulaires de polices avec participation de son bloc ouvert peuvent être transférés aux actionnaires.
Les questions utiles sont donc pratiques. Comment le compte de participation est-il placé? Quelle est la politique de participations de l'assureur, et comment le barème a-t-il évolué avec le temps? Comment une avance en cours interagit-elle avec les participations? Les réponses viennent des documents de l'assureur, pas de son statut de mutuelle. Le guide de l'assurance vie avec participation explique le compte de participation plus en détail.
La police dite Infinite Banking est-elle légale au Canada?
Oui, au sens où le contrat est une assurance vie entière avec participation ordinaire, vendue par un représentant autorisé selon les règles de la province. Les problèmes viennent de la façon dont on la décrit et la vend parfois, pas du contrat lui-même.
Une police vie entière avec participation est émise par un assureur réglementé et vendue par un représentant autorisé dans la province de l'acheteur, par exemple un conseiller en sécurité financière titulaire d'un certificat de l'AMF au Québec. Se servir de sa clause d'avance n'a rien d'illégal. Beaucoup de gens se demandent si l'idée est une arnaque. Le contrat n'en est pas une. Ce qui mérite un examen attentif, c'est la promesse qui l'entoure.
Le terme Infinite Banking est le nom donné à une approche; il ne décrit pas l'entreprise de l'assureur ni celle du représentant. Le droit canadien surveille ce vocabulaire de près. L'article 983 de la Loi sur les banques restreint l'emploi de certains mots lorsqu'ils servent à décrire une entreprise au Canada. Une avance sur police est consentie en vertu d'un contrat d'assurance, et aucun titulaire qui obtient une avance ne devient un prêteur pour le public. Les primes ne sont pas non plus des dépôts couverts par l'assurance-dépôts de la Société d'assurance-dépôts du Canada (SADC). La protection qui s'applique est celle d'Assuris, qui protège les titulaires de polices vie entière si un assureur membre fait faillite: capital-décès jusqu'à 1 000 000 $ ou 90 %, et valeur de rachat jusqu'à 100 000 $ ou 90 %, le plus élevé des deux dans chaque cas, après déduction des avances sur police. Assuris ne protège pas contre une baisse des participations.
Les signaux d'alarme sont les mêmes que ceux que les organismes de réglementation surveillent dans toute vente d'assurance:
- Des rendements présentés comme garantis alors qu'ils dépendent des participations.
- Des avances présentées comme gratuites, ou comme si le titulaire se prêtait de l'argent à lui-même.
- Une police présentée comme un compte de placement.
- De la pression pour remplacer une police existante ou pour payer les primes en empruntant, sans comparaison écrite.
- Aucune mention de la façon dont le représentant est payé.
Chacun de ces points est corrigé dans les affirmations qu'il ne faut jamais faire au sujet de cette approche.
Qu'est-ce que le nom ne promet pas?
Il ne promet rien, parce que ce n'est pas un contrat. Toutes les promesses qui comptent se trouvent dans la police: la prime, le capital-décès et les valeurs de rachat garantis. Tout le reste, des participations au taux des avances en passant par les résultats fiscaux, dépend de l'assureur, de la loi et de la façon dont la police est utilisée.
Il est utile de dresser la liste de ce que certains entendent dans l'expression et de la placer à côté de ce que le contrat prévoit réellement.
| Ce que certains entendent | Ce que prévoit le contrat |
|---|---|
| Des dépôts illimités | Un maximum annuel, fixé à l'émission et limité par le critère d'exonération |
| De l'argent qui croît quoi qu'il arrive | Des valeurs de rachat garanties, plus des participations qui ne sont pas garanties |
| Des emprunts gratuits | Une avance de l'assureur à un taux qu'il fixe, avec des intérêts qui se capitalisent s'ils ne sont pas payés |
| Un accès libre d'impôt | Une croissance à l'abri de l'impôt tant que la police est exonérée; une avance ou un rachat au-delà du coût de base rajusté est imposable |
| Une police idéale pour tout le monde | Des conceptions qui échangent du capital-décès contre de la valeur de rachat hâtive, adaptées à des besoins différents |
| Un système qui fonctionne tout seul | Une habitude de remboursement que seul le titulaire peut maintenir |
La dernière ligne est celle qui compte le plus. Le contrat peut conserver du capital et servir de garantie à une avance. Il ne peut obliger personne à rembourser. C'est pour cette raison que Nash a placé le remboursement au centre de son idée, et une police utilisée sans cette discipline devient un capital-décès qui fond lentement, avec une avance qui grossit. Le texte l'assurance vie n'est pas un placement explique pourquoi une police n'en devient pas un, même utilisée de cette façon.
Combien coûte une telle police, et qui est payé?
et ce qui reste fédéral
Ce qui change d'une province à l'autre
- 01L'organisme qui délivre le permis au représentant
- 02Les titres qu'un représentant peut légalement utiliser
- 03Le coût du règlement d'une succession
- 04Les règles des bénéficiaires, surtout au Québec
- 05Les règles fiscales fédérales s'appliquent partout
Elle coûte beaucoup plus cher qu'une assurance temporaire pour la même couverture. Les valeurs de rachat des premières années peuvent être inférieures aux primes versées, les dépôts peuvent comporter des chargements, les avances portent intérêt, et le représentant est habituellement payé par une commission de l'assureur.
L'ACFC souligne que les primes d'assurance temporaire sont généralement moins élevées que celles de l'assurance permanente à l'achat, et que la valeur de rachat reçue en cas de résiliation dans les premières années serait inférieure aux sommes versées. L'AMF souligne que l'assurance avec participation coûte habituellement plus cher que l'assurance sans participation. La différence paie une couverture à vie, des valeurs garanties et le droit aux participations. Elle vaut la peine si vous avez besoin d'une couverture permanente et pouvez la financer dans une année ordinaire, pas seulement dans une bonne année.
Voici les coûts à repérer dans les documents:
- La prime, et le nombre d'années pendant lesquelles elle est payable.
- Tout chargement sur les dépôts supplémentaires, exprimé en pourcentage.
- La valeur de rachat garantie aux années 1, 5 et 10, comparée au total des primes versées à ce moment.
- Le taux actuel des avances sur police, et la façon dont l'assureur le fixe.
- La façon dont le représentant est payé pour ce contrat, et par qui.
Le dernier point n'est pas une formalité. Un représentant payé à la commission n'est pas une partie neutre, et vous avez le droit de poser la question. Le guide sur les coûts réels détaille les premières années, et les risques et modes de défaillance montrent comment les polices échouent, et pour qui.
Que faut-il demander avant de signer?
Posez à l'assureur, par écrit, vos questions sur les dépôts, les avances et les participations. Posez à votre comptable les questions fiscales. Posez au représentant les questions sur la conception, la pertinence et sa rémunération.
Questions pour l'assureur:
- Ce contrat est-il avec participation, et quelles options de participation puis-je choisir et modifier plus tard?
- Quel est le maximum annuel des dépôts supplémentaires, et qu'arrive-t-il si je saute une année?
- Comment le taux des avances est-il fixé, quel est-il aujourd'hui et comment a-t-il évolué ces dernières années?
- Comment une avance en cours influe-t-elle sur les participations et les dépôts supplémentaires dans ce contrat?
- Quelle est l'avance maximale, et comment serai-je averti si l'avance s'approche de la valeur de rachat?
Questions pour votre comptable:
- Quel sera probablement mon coût de base rajusté les années où je prévois emprunter?
- Une avance du montant envisagé créerait-elle un revenu, et de combien?
- La prime entre-t-elle encore dans une année ordinaire, après les impôts et les autres formes d'épargne?
Questions pour le représentant:
- En quelle année la valeur de rachat garantie dépasse-t-elle pour la première fois les primes versées?
- Quelle part de la conception repose sur des dépôts facultatifs, et qu'arrive-t-il si je les arrête?
- Pourquoi ce montant de couverture, et pourquoi cette période de paiement?
- Quel barème de participations plus bas avez-vous illustré, et que montre-t-il?
- Comment êtes-vous payé pour ce contrat, par qui, et qu'est-ce qui vous amènerait à le déconseiller?
Les régimes enregistrés comme le REER, le CELI et le CELIAPP remplissent d'autres rôles, selon d'autres règles, et ce cabinet n'établit aucun ordre de priorité entre eux et une police d'assurance vie. Les questions à leur sujet relèvent d'un professionnel autorisé à conseiller sur ces produits.
Ce que cette page ne vous dira pas
Elle ne vous dira pas quel assureur ni quel produit choisir. Le tableau des noms de produits est un guide du vocabulaire, pas un classement. Elle ne donne aucun taux d'avance, aucun barème de participations et aucune prime. Ces chiffres viennent de l'assureur, par écrit, pour le contrat en cause.
Certains sujets sont laissés de côté à dessein. Cette page ne traite pas des polices détenues par une société. Elle ne traite pas de l'usage d'une avance pour payer les primes. Elle ne donne pas toutes les règles qui s'appliquent quand l'avance dépasse la valeur de la police. Chacun de ces sujets peut changer la réponse.
Les numéros de leçon de Nash renvoient aux éditions publiées de son livre, et les numéros de page varient d'une édition à l'autre. Les conditions de toute police sont celles de l'assureur qui l'émet. Rien ici ne constitue un conseil fiscal ou juridique. Faites vérifier votre situation par votre comptable, et par votre avocat ou, au Québec, votre notaire.
À qui cela ne convient pas
Une police achetée pour cet usage est d'abord une assurance permanente. Si vous n'avez pas vraiment besoin d'une couverture à vie, si votre revenu pourrait raisonnablement manquer une année de primes, si vous pourriez avoir besoin de l'argent dans les premières années, ou si des dettes à taux élevé pèsent déjà sur le budget, d'autres étapes vous serviront probablement mieux d'abord. C'est vrai aussi si vous cherchez un résultat rapide: la valeur de rachat qui fait fonctionner l'idée prend des années à se bâtir, et elle ne continue de fonctionner que si chaque avance est remboursée.
Si le sujet vous intéresse toujours, commencez par le contrat, pas par l'étiquette. Demandez l'illustration d'un régime d'assurance vie entière avec participation, relisez les sept points énumérés plus haut, et comparez la colonne garantie avec les primes que vous verseriez. L'expression que l'on cherche mène là de toute façon.
Rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.
Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.
Ce formulaire est acheminé à Canadian Wealth Creation Centre Inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par Canadian Wealth Creation Centre Inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.
Questions fréquentes
Existe-t-il vraiment une police Infinite Banking?
Quel type d'assurance vie l'approche de Nash utilise-t-elle?
Peut-on utiliser une police d'assurance vie universelle dans le même but?
La police doit-elle venir d'une société d'assurance mutuelle?
Comment appelle-t-on au Canada l'avenant d'assurance supplémentaire libérée?
Existe-t-il au Canada une limite semblable au modified endowment contract américain?
Qui prête l'argent quand je prends une avance sur police?
Une avance sur police est-elle imposable au Canada?
Une avance en cours réduit-elle mes participations?
Combien de temps avant de pouvoir obtenir une avance sur la police?
Combien coûte une vie entière avec participation par rapport à une assurance temporaire?
Peut-on utiliser ainsi une police d'assurance vie entière déjà en vigueur?
Comment le représentant est-il payé quand ce genre de police est vendu?
Une police Infinite Banking garantit-elle de l'argent libre d'impôt?
Sources
- R. Nelson Nash, Becoming Your Own Banker®, 2000, partie III, leçon 3, vérifié le 2026-09-30
- Règlement de l'impôt sur le revenu, article 306 (https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/reglements/C.R.C.,_ch._945/section-306.html), vérifié le 2026-09-30
- Loi de l'impôt sur le revenu, article 148 (https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/I-3.3/section-148.html), vérifié le 2026-09-30
- Canada Vie, les changements de 2017 au critère d'exonération, octobre 2021, vérifié le 2026-09-30
- AMF, utiliser une valeur de rachat sans résilier (https://lautorite.qc.ca/grand-public/assurance/assurance-vie/comment-utiliser-une-valeur-de-rachat-sans-mettre-fin-a-son-assurance), vérifié le 2026-09-30
- AMF, vie entière avec ou sans participation (https://lautorite.qc.ca/grand-public/assurance/assurance-vie/principaux-types-dassurance-vie/lassurance-vie-entiere-et-avec-participation), vérifié le 2026-09-30
- ACFC, L'assurance vie, 2025 (https://www.canada.ca/fr/agence-consommation-matiere-financiere/services/assurance/vie.html), vérifié le 2026-09-30
- BSIF, ligne directrice E-16 (https://www.osfi-bsif.gc.ca/fr/consignes/repertoire-consignes/gestion-comptes-participation-information-communiquer-souscripteurs-polices-avec-participation), vérifié le 2026-09-30
- BSIF, liste des sociétés d'assurance démutualisées, vérifié le 2026-09-30
- Sun Life, Answers about par life insurance, 2019, vérifié le 2026-09-30
- L'Équitable, questions et réponses sur les avances, 2020, et politique de participations, 2023, vérifié le 2026-09-30
- Canada Vie, guide du conseiller sur la vie avec participation, avril 2026, vérifié le 2026-09-30
- Pages de produits des assureurs, vie entière avec participation, vues le 30 septembre 2026, vérifié le 2026-09-30
- Assuris, protection vie entière (https://assuris.ca/comment-suis-je-protege/protection-assuris/assurance-vie/individuelle/vie-entiere/), vérifié le 2026-09-30
- Loi sur les banques, article 983 (https://laws-lois.justice.gc.ca/fra/lois/B-1.01/section-983.html), vérifié le 2026-09-30
Dernière révision: 2026-09-30. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.
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