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L'histoire des sœurs jumelles de Nash, expliquée simplement

NOUVEAU

Dans l'histoire de Nash, deux sœurs jumelles versent les mêmes 5 000 $ par année pendant sept ans à deux endroits: l'une dans des certificats de dépôt, l'autre dans une police d'assurance vie entière avec participation. Puis elles achètent des voitures et se remboursent. La première mène pendant environ 14 ans, puis prend du retard. C'est une illustration américaine, pas une promesse: les participations ne sont pas garanties.

Imaginez deux sœurs nées le même jour, élevées dans la même maison, avec le même emploi et le même salaire. Chacune met de côté le même montant chaque année. Chacune achète les mêmes voitures aux mêmes moments. Chacune se rembourse avec la même discipline. Quarante ans plus tard, l'une a beaucoup plus d'argent que l'autre. Comment est-ce possible, alors qu'elles ont tout fait de la même façon? La réponse ne tient ni à la chance ni au talent. Elle tient à un seul choix, fait au tout début.

C'est la question au cœur de l'histoire des sœurs jumelles, l'un des exemples les plus connus du livre de Nelson Nash, Becoming Your Own Banker®. Nash l'a construite pour répondre aux gens qui lui disaient qu'un compte d'épargne ou un certificat de dépôt pouvait faire tout ce que fait une police d'assurance vie. Sa réponse a pris la forme d'une histoire, racontée avec des chiffres, au sujet de deux sœurs qui n'ont changé qu'une seule chose: l'endroit où leur argent attendait entre deux achats.

Ce guide raconte l'histoire en mots simples, passe en revue les chiffres de Nash et explique ce qu'il voulait enseigner. Il montre aussi ce qui change quand on transpose l'histoire au Canada aujourd'hui, et ce qu'elle ne prouve pas. Il est écrit par quelqu'un qui est rémunéré par des commissions d'assureurs quand une police est souscrite, ce qu'il vaut mieux savoir en le lisant.

Qu'est-ce que l'histoire des sœurs jumelles?

C'est l'exemple de Nash sur deux sœurs qui épargnent le même argent, achètent les mêmes voitures et se remboursent de la même façon. L'une garde son argent dans des certificats de dépôt, l'autre dans une police d'assurance vie entière avec participation. La sœur aux certificats mène au début, puis prend du retard pour de bon vers la 14e année.

L'histoire se trouve dans la partie III du livre, aux pages 41 à 47 de la cinquième édition. Nash part d'un problème simple: comment une personne paie-t-elle une voiture tous les quatre ans pendant une vie de travail de 44 ans? Il énumère cinq méthodes et donne une lettre à chacune.

  • Méthode A: louer la voiture. Selon ses chiffres, c'est la façon la plus coûteuse, environ 175 000 $ sur 44 ans.
  • Méthode B: emprunter à un prêteur. Des paiements de 260 $ par mois pendant 48 mois pour chaque voiture, environ 137 280 $ au total.
  • Méthode C: payer comptant. Acheter une voiture neuve tous les quatre ans avec son épargne, onze voitures en tout, pour environ 116 050 $.
  • Méthode D: bâtir d'abord une épargne dans des certificats de dépôt, puis acheter les voitures à même cette réserve et la rembourser.
  • Méthode E: bâtir d'abord du capital dans une police d'assurance vie entière avec participation, puis acheter les voitures à même cette réserve et la rembourser.

Nash a remarqué une chose au sujet des trois premières méthodes. Sur un graphique, elles se ressemblent beaucoup. Chacune est un flot de paiements d'auto qui quitte la famille et ne revient jamais. Que l'argent aille à une société de location, à une société de financement ou au concessionnaire, il est parti. Les sœurs jumelles correspondent aux méthodes D et E. Ce sont les deux méthodes où l'argent revient. Autrement dit, ce sont les deux seules méthodes où la famille finance elle-même ses voitures, au lieu de laisser quelqu'un d'autre le faire.

Qui sont les deux sœurs, et que font-elles?

Les deux sœurs mettent 5 000 $ de côté par année pendant sept ans avant d'acheter quoi que ce soit. Ensuite, chacune prend 10 550 $ dans sa réserve pour une voiture et y remet 3 030 $ par année pendant quatre ans. Elles répètent le cycle pour chaque voiture. Seul l'endroit où l'argent attend est différent.

Nash les appelle la sœur aux certificats et la sœur à l'assurance. Voici ce que fait chacune, étape par étape, dans son exemple.

  1. Sept ans d'épargne d'abord. Chaque sœur met 5 000 $ de côté par année pendant sept ans. Nash appelle cette période le temps de bâtir le capital avant de s'en servir. Aucune des deux ne touche à l'argent pendant ces années.
  2. La première voiture. La huitième année, chaque sœur a besoin d'environ 10 550 $ pour acheter une voiture, après la valeur d'échange. Elle prend cette somme dans sa propre réserve au lieu d'emprunter à une société de financement.
  3. Se rembourser. Pendant les quatre années suivantes, chaque sœur remet 3 030 $ par année dans sa réserve. C'est à peu près ce qu'une société de financement lui aurait demandé. Elle agit comme un prêteur honnête envers elle-même.
  4. La voiture suivante, puis l'autre. Tous les quatre ans, elle prend de l'argent pour la voiture suivante et recommence à rembourser. Sur 44 ans, elle achète ainsi onze voitures.

La sœur aux certificats garde sa réserve dans des certificats de dépôt, ce que l'on appellerait ici des CPG. Dans l'exemple de Nash, ils rapportent 5,5 % par année. Comme l'intérêt est imposé chaque année, à environ 30 % selon son hypothèse, elle garde environ 4 % après impôt. Au bout de sept ans, elle a 41 071,13 $.

La sœur à l'assurance verse ses 5 000 $ par année en primes sur une police d'assurance vie entière avec participation à primes élevées, auprès d'un assureur mutuel. Sa réserve, c'est la valeur de rachat de la police. Quand elle a besoin d'argent pour une voiture, Nash lui fait faire un retrait de la police. Ses paiements d'auto de 3 030 $ par année y retournent sous forme de primes.

Les jumelles font donc les mêmes gestes, avec les mêmes dollars, aux mêmes moments. La seule différence, c'est l'endroit où l'argent se trouve pendant qu'il attend. C'est justement ce qui rend l'exemple si parlant: aucune des deux ne gagne plus, ne dépense moins ou ne prend plus de risques que l'autre.

Pourquoi la sœur à l'assurance semble-t-elle perdre au début?

révisé annuellement, jamais garanti

Le barème de participations, et ce qui en dépend

  1. Les hypothèses servant à établir ce qui est crédité
  2. Établi par le conseil d'administration de l'assureur
  3. Révisé annuellement et jamais garanti
  4. Tout chiffre non garanti d'une illustration en dépend
Un changement de barème modifie les projections non garanties; les valeurs garanties restent celles du contrat.

Parce qu'une nouvelle police coûte de l'argent au départ. Après un an, la sœur aux certificats a 5 200 $ et la sœur à l'assurance a 1 933 $ de valeur de rachat. Nash disait que toute nouvelle entreprise connaît un délai avant les profits, et qu'une police ne fait pas exception.

Nash imagine les deux sœurs qui comparent leurs résultats à la fin de chaque année. Après la première année, la sœur aux certificats a versé 5 000 $ et possède 5 200 $ après impôt. La sœur à l'assurance a aussi versé 5 000 $, mais sa valeur de rachat n'est que de 1 933 $. La sœur aux certificats ne se gêne pas pour le dire. Elle affirme à sa jumelle que l'achat d'une assurance vie entière était une mauvaise décision.

La deuxième année n'est guère plus encourageante. La sœur aux certificats a 10 608 $. La sœur à l'assurance a 6 359 $. Sur papier, elle est loin derrière, et elle le restera pendant des années. Il faut une bonne dose de confiance pour continuer malgré tout.

Nash ne l'a pas caché. Il demandait à ses lecteurs de penser à n'importe quelle nouvelle entreprise. Celui qui ouvre une épicerie achète un terrain, construit un bâtiment, remplit les tablettes et forme son personnel avant l'arrivée du premier client. Personne n'appelle cela un échec. C'est le coût du démarrage, et tout le monde comprend qu'il faut du temps avant que les ventes couvrent les dépenses. Une nouvelle police fonctionne de la même façon: dans les premières années, la prime paie la protection d'assurance et les coûts de mise en place du contrat, y compris la commission du représentant, et la valeur de rachat commence petite.

Ailleurs dans le livre, Nash se sert d'une image tirée de la physique. Chauffez un seau d'eau à 210 degrés Fahrenheit et vous n'avez que de l'eau très chaude. Deux degrés de plus, et vous avez de la vapeur capable d'actionner un moteur. Beaucoup de chaleur entre dans le processus avant que quelque chose de spectaculaire se produise. Les premières années de la police de la sœur à l'assurance correspondent à ces 210 premiers degrés.

Que se passe-t-il vers la 14e année et après?

Vers la 14e année, les deux sœurs sont à égalité. Ensuite, la sœur à l'assurance prend les devants et ne recule plus jamais dans le tableau de Nash. Sa police accumule intérêts et participations à l'intérieur du contrat, alors que sa sœur paie de l'impôt sur ses intérêts chaque année.

Le tableau de Nash montre la sœur aux certificats en avance jusqu'à la 14e année. Puis les lignes se croisent. La sœur aux certificats continue de progresser, mais plus lentement, et l'écart s'agrandit chaque année par la suite.

Nash donnait trois raisons à ce changement.

  • Deux sortes de croissance. Une police avec participation croît grâce à l'intérêt intégré à ses valeurs garanties et grâce aux participations que l'assureur peut déclarer. Le certificat, lui, ne rapporte que son intérêt.
  • De l'impôt chaque année, ou non. La sœur aux certificats paie de l'impôt sur ses intérêts chaque année, de sorte qu'une partie de sa croissance s'en va chaque année. La croissance à l'intérieur de la police de la sœur à l'assurance n'est pas imposée chaque année tant qu'elle reste dans le contrat.
  • Les coûts du départ sont derrière elle. Une fois les coûts de démarrage de la police absorbés, une plus grande part de chaque dollar de prime sert à bâtir de la valeur.

Nash décrivait le résultat comme un vol avec un vent arrière permanent plutôt qu'avec un vent de face permanent. La sœur aux certificats ne fait rien de mal. Elle vole simplement contre le vent pendant tout le voyage. Chaque année, une petite partie de son effort sert à compenser ce vent plutôt qu'à la faire avancer.

Il y a une autre différence que le tableau ne montre pas en dollars. Pendant toute cette période, dès la première prime, la famille de la sœur à l'assurance était protégée par un capital-décès. Si elle était décédée la troisième année, sa famille aurait reçu bien plus que ce qu'elle avait versé. Si sa jumelle était décédée la troisième année, sa famille aurait reçu le solde de son compte, sans plus.

Comment se termine l'histoire?

Une fois les voitures terminées, chaque sœur commence à retirer 50 000 $ par année. Dans le tableau de Nash, la sœur aux certificats est à court d'argent en cinq ans et huit mois. La sœur à l'assurance continue de retirer ses participations, et son capital-décès reste au-dessus de 1 000 000 $.

Après sa dernière voiture, la sœur aux certificats a environ 259 000 $ dans le tableau de Nash. La police de la sœur à l'assurance contient environ 964 000 $ de valeur de rachat. Les deux ont versé exactement le même argent, et les deux ont retiré exactement le même argent pour leurs voitures.

Chaque sœur commence ensuite à retirer 50 000 $ par année pour vivre. Pour la sœur aux certificats, le calcul est dur, même si elle a été aussi disciplinée que sa jumelle pendant plus de quarante ans. Son compte ne peut pas rapporter assez pour suivre le rythme des retraits, et il est vide en cinq ans et huit mois.

Dans l'exemple de Nash, la sœur à l'assurance retire ses 50 000 $ par année sous forme de participations, pendant que sa valeur de rachat continue de monter. À 85 ans, elle a ainsi retiré 650 000 $, et son capital-décès net est d'environ 1 365 057 $. Selon ses chiffres, il ne descend jamais sous 1 000 000 $, peu importe combien de temps elle vit.

Ces chiffres viennent d'une illustration de police américaine des années 1990, avec le barème de participations, les taux d'intérêt et les règles fiscales de cette époque et de cet endroit. Ils n'ont jamais été garantis, et personne ne peut les promettre aujourd'hui. Nash s'en servait pour montrer une direction, pas pour promettre un résultat. Il faut lire son tableau comme une carte qui montre le relief du terrain, et non comme un horaire qui annonce l'heure d'arrivée.

Qu'est-ce que Nash voulait vraiment enseigner?

s'il en manque une, revoyez la situation

Quatre conditions préalables à tout le reste

  1. 01Un surplus de liquidités durable, dans une année ordinaire
  2. 02Un horizon mesuré en décennies plutôt qu'en années
  3. 03Une place dans la situation d'ensemble du ménage
  4. 04Un objectif clair pour le contrat lui-même
Il s'agit d'une décision sur le surplus de liquidités. L'épargne d'urgence et les régimes enregistrés sont des décisions distinctes, prises selon leurs propres règles.

Nash ne disait pas qu'une sœur était futée et l'autre naïve. Les deux s'en sont bien tirées, parce que les deux se sont remboursées. Son message était que l'endroit où votre argent attend change le résultat, et que la personne qui joue tous les rôles garde une plus grande part de la récompense.

Nash aimait dire que toute histoire financière compte quatre personnages. Il y a le déposant, qui laisse son argent quelque part. Il y a l'emprunteur, qui se sert de l'argent. Il y a le prêteur, qui contrôle une réserve d'argent et fixe les conditions. Et il y a le propriétaire, qui reçoit le profit que fait le prêteur.

Regardez les jumelles sous cet angle.

  • La sœur aux certificats est déposante et emprunteuse. Elle dépose son argent auprès d'une institution financière et utilise sa propre épargne pour acheter ses voitures. L'institution, et ses propriétaires, gardent le profit qu'ils tirent en prêtant ses dépôts à d'autres. Elle reçoit son intérêt, moins l'impôt.
  • La sœur à l'assurance joue davantage de rôles. Elle est propriétaire de la police, elle décide quand utiliser son capital et comment le rembourser, et, chez un assureur mutuel, les titulaires de polices avec participation partagent l'excédent au moyen des participations que l'assureur peut déclarer.

Nash posait à ses lecteurs une question simple au sujet de l'écart entre les deux sœurs à la fin. Quelle était la récompense pour avoir assumé davantage de rôles? Dans son tableau, c'était la différence entre environ 964 000 $ et environ 259 000 $.

Une deuxième leçon se cache dans la première. Les deux sœurs ont largement devancé les méthodes A, B et C. Elles y sont arrivées parce qu'elles se sont remboursées, chaque fois, au taux qu'un prêteur aurait exigé. Nash appelait le fait de prendre sans rembourser « voler les petits pois », en référence à son histoire de l'épicier qui prend de la nourriture sur ses propres tablettes sans payer. Une réserve dans laquelle on puise sans jamais la remplir ne peut pas payer la voiture suivante. L'histoire des sœurs jumelles porte autant sur cette habitude que sur l'assurance vie.

Pourquoi Nash a-t-il laissé les avances sur police de côté?

Parce que bien des lecteurs étaient mal à l'aise avec le mot « emprunt ». Nash a retiré les avances pour montrer que l'avantage de la police ne dépendait pas de l'emprunt. Dans une note ajoutée plus tard, il a écrit qu'il aurait recommandé des avances sur police pour les voitures, avec un plan de remboursement.

Nash entendait toujours la même objection: pourquoi emprunter en donnant une police en garantie quand on peut simplement épargner dans un certificat et se servir de son propre argent? Il a donc construit un exemple sans aucun emprunt. La sœur à l'assurance ne fait que retirer et rembourser. Malgré cela, son résultat est loin devant.

Les éditions plus récentes du livre ajoutent une courte note à l'exemple. Nash y écrit qu'il aurait recommandé des avances sur police plutôt que des retraits pour acheter les voitures, et qu'il s'attendait à un résultat encore plus favorable pour la sœur à l'assurance. Il y rappelle aussi les deux règles fermes qu'il donnait pour toute l'approche: ne pas avoir peur de bâtir du capital, et ne jamais prendre une avance sur police sans un plan pour la rembourser.

Au Canada, une avance sur police est consentie par l'assureur et garantie par la valeur de rachat, et des intérêts sont dus à l'assureur. L'Autorité des marchés financiers la décrit ainsi dans sa page sur l'utilisation d'une valeur de rachat sans mettre fin à son assurance. Ce n'est pas de l'argent gratuit. C'est du capital qui a un prix, et ce prix doit faire partie du plan. Le taux est fixé par l'assureur et peut changer au fil des ans.

Quelles leçons la plupart des lecteurs ratent-ils?

le cycle d'utilisation du contrat

Financer, retirer, rembourser

  1. 01La prime finance le contrat selon l'échéancier convenu
  2. 02La valeur s'accumule selon les termes du contrat
  3. 03L'assureur consent une avance sur contrat
  4. 04L'intérêt court au profit de l'assureur
  5. 05Le remboursement rétablit la capacité utilisée
Le cycle dans l'ordre: financer le contrat, laisser la valeur s'accumuler, prendre une avance, porter l'intérêt, rembourser.

La plupart des lecteurs retiennent le croisement de la 14e année. Moins nombreux sont ceux qui remarquent trois leçons plus discrètes: les deux sœurs ont gagné contre les façons habituelles de payer une voiture, l'habitude de rembourser a fait l'essentiel du travail, et la sœur à l'assurance était assurée tout du long.

D'abord, les deux sœurs ont gagné. Comparées à la location, à l'emprunt auprès d'une société de financement ou au paiement comptant, les deux jumelles ont terminé leur vie de travail avec une importante réserve de capital. La sœur aux certificats n'est pas la perdante de l'histoire. Elle en est la deuxième gagnante, et sa discipline mérite autant d'admiration que celle de sa jumelle.

Ensuite, l'habitude a compté davantage que le produit. Les deux sœurs se sont remboursées comme si elles devaient de l'argent à une société de financement. Si l'une d'elles avait pris de l'argent pour une voiture sans jamais le remettre, sa réserve aurait fondu à chaque voiture jusqu'à disparaître. Le produit a changé la taille du résultat. L'habitude a rendu un résultat possible.

Troisièmement, l'assurance était bien réelle. Le capital-décès de la sœur à l'assurance existait dès la première année. Il est facile de lire le tableau comme une course entre deux comptes d'épargne, mais une seule des deux sœurs a protégé sa famille en cours de route.

Et une quatrième, au sujet de la patience. La sœur à l'assurance s'est fait dire pendant des années qu'elle avait fait une erreur. Ce dont elle avait le plus besoin, c'était de patience. Un lecteur qui ne supporterait pas d'être derrière pendant une décennie devrait le savoir avant de commencer.

À quoi ressemble l'histoire au Canada aujourd'hui?

La forme de l'histoire se transpose, mais pas les chiffres. Au Canada, l'intérêt d'un CPG est imposé chaque année. La croissance à l'intérieur d'une police exonérée n'est pas imposée chaque année, mais les retraits, les participations versées en espèces et les avances peuvent être imposables au-delà du coût de base rajusté de la police.

Nash parlait de certificats américains, de polices américaines et de règles fiscales américaines. Voici comment chaque élément de l'histoire se traduit pour une famille canadienne.

  • La sœur aux certificats détient des CPG. L'Agence du revenu du Canada explique, dans ses indications sur la ligne 12100 de la déclaration de revenus, que l'intérêt sur un CPG se déclare pour chaque année où il est gagné, même avant l'échéance. C'est le vent de face que décrivait Nash. Un CPG détenu dans un compte d'épargne libre d'impôt changerait cette partie de l'histoire.
  • La sœur à l'assurance détient une police exonérée. La croissance à l'intérieur d'une police qui respecte le critère d'exonération n'est pas imposée chaque année tant qu'elle reste dans le contrat. Ce critère limite aussi la somme qu'une police peut contenir par rapport à sa couverture.
  • Sortir de l'argent peut être imposable. Selon l'article 148 de la Loi de l'impôt sur le revenu, un rachat partiel, une participation versée en espèces et une avance sur police sont des dispositions. La partie qui dépasse le coût de base rajusté (CBR) de la police est incluse dans le revenu. Les retraits de Nash seraient donc imposés différemment au Canada, et une avance supérieure au CBR peut aussi créer un revenu.
  • Les taux et les barèmes sont différents. Un certificat à 5,5 % et le barème de participations d'un assureur mutuel américain des années 1990 ne disent rien des taux qu'une famille canadienne obtiendra. Seule une illustration récente d'un assureur canadien, lue avec ses colonnes garanties et non garanties, peut montrer vos propres chiffres.
  • La protection est différente. Les dépôts admissibles dans une institution membre sont protégés par la Société d'assurance-dépôts du Canada, dans ses limites. Les assureurs vie autorisés au Canada font partie d'Assuris, qui protège une partie des valeurs promises si un assureur fait faillite. Ni l'une ni l'autre n'offre la même promesse que l'autre.

La version canadienne de l'histoire n'est donc pas une copie du tableau de Nash. C'est la même question, posée avec des chiffres canadiens: où l'argent que vous utiliserez encore et encore devrait-il attendre entre deux usages?

Ce que l'histoire ne prouve pas

L'histoire ne prouve pas qu'une police fera mieux qu'un CPG pour votre famille. Elle ne garantit aucune participation, aucune année de croisement et aucun montant final. Elle montre comment deux endroits différents pour l'argent se comportent sur une longue période, selon un seul ensemble d'hypothèses.

Gardez ces limites en tête quand vous lisez le tableau de Nash ou toute version de celui-ci.

  • Les participations ne sont pas garanties. Le résultat de la sœur à l'assurance dépend des participations que l'assureur déclare chaque année. Un barème plus bas repousserait le croisement et réduirait l'écart.
  • Les premières années coûtent de l'argent. Si la sœur à l'assurance avait eu besoin de son argent la troisième année, elle aurait trouvé bien moins que ce qu'elle avait versé. Une police résiliée tôt peut rendre moins que les primes payées.
  • Les produits ne font pas le même travail. Un CPG est un dépôt. Une police d'assurance vie entière avec participation est de l'assurance vie, avec un capital-décès, des coûts d'assurance et un engagement à long terme. Les comparer uniquement par leur solde laisse de côté la raison d'être de chacun.
  • Un ensemble d'hypothèses n'est pas une prévision. Les chiffres de Nash montrent un seul chemin. Un autre âge, un autre état de santé, un autre assureur, un autre taux d'imposition ou un autre taux d'intérêt tracerait un autre chemin.

Rien de cela n'enlève quoi que ce soit à la leçon. Cela la garde honnête, et c'est ainsi qu'elle peut vraiment servir à une famille qui prend ses décisions avec soin.

Comment une famille peut-elle appliquer la leçon des sœurs jumelles?

réglementé comme de l'assurance par la loi provinciale

Pourquoi ce n'est pas un placement

  1. 01C'est un contrat qui verse une prestation au décès
  2. 02Il est réglementé comme de l'assurance par la loi provinciale
  3. 03La valeur et les participations sont des attributs d'assurance
  4. 04À juger comme de l'assurance: protection, coût, accès
La description compte autant que le produit: c'est de l'assurance, et c'est ainsi qu'il faut la juger.

Commencez par l'habitude, pas par le produit. Décidez d'où viendra le financement de vos achats récurrents, donnez-vous le temps de bâtir du capital avant de vous en servir et remboursez-vous selon un calendrier, comme l'exigerait un prêteur. Ensuite, décidez où ce capital devrait attendre.

Voici une courte routine qui suit la logique de l'histoire.

  1. Dressez la liste de vos achats récurrents. Voitures, électroménagers, une toiture tous les vingt ans, de l'équipement pour une petite entreprise. Ce sont les achats que les jumelles planifiaient.
  2. Regardez comment vous les payez aujourd'hui. Location, emprunt ou comptant. Additionnez ce qui a quitté votre ménage pour ces achats au cours des cinq dernières années. C'est votre propre méthode A, B ou C.
  3. Bâtissez avant d'utiliser. Les deux sœurs ont attendu sept ans. Votre nombre d'années peut être différent, mais le principe tient: le capital doit exister avant de pouvoir financer quoi que ce soit. Le guide sur la nécessité de capitaliser avant d'utiliser explique pourquoi.
  4. Écrivez le plan de remboursement avant de prendre l'argent. Fixez le paiement, le calendrier et le compte où il retournera. Prenez-le aussi au sérieux qu'un paiement à une société de financement.
  5. Décidez ensuite où l'argent attend. Un compte d'épargne, un CPG, un CELI ou une police d'assurance vie entière avec participation ont chacun leurs règles, leur fiscalité, leurs coûts et leurs protections. Une police n'a sa place dans le plan que si votre famille a un besoin durable d'assurance vie.

Les jumelles enseignent encore une chose: le temps est l'ingrédient que personne ne peut ajouter plus tard. L'avantage de la sœur à l'assurance est venu des décennies, pas d'une astuce. Plus tôt une famille adopte l'habitude de se rembourser, plus le temps travaille en sa faveur, quel que soit l'endroit choisi pour son capital.

Quelles questions poser avant d'agir à partir de cette histoire?

Demandez vos propres chiffres, pas ceux de Nash. Interrogez l'assureur sur les valeurs garanties et non garanties et sur l'année du croisement. Demandez à votre comptable comment sont imposés les retraits, les participations et les avances. Et demandez-vous si vous pourrez rester patient pendant les premières années.

Questions à vous poser:

  1. Quels achats est-ce que je fais encore et encore, et comment est-ce que je les paie aujourd'hui?
  2. Pourrais-je mettre de l'argent de côté pendant plusieurs années sans y toucher?
  3. Est-ce que je me rembourserais selon un calendrier, même si personne ne me le demande?
  4. Ai-je un besoin durable d'assurance vie, indépendamment de cette idée?

Questions pour l'assureur ou votre représentant:

  1. En quelle année la valeur de rachat garantie dépasse-t-elle les primes versées, et en quelle année selon le barème de participations actuel?
  2. Quel effet un retrait, une participation versée en espèces ou une avance sur police aurait-il sur la police?
  3. Quel est le taux d'avance actuel, et comment peut-il changer?

Questions pour votre comptable:

  1. Quel est le coût de base rajusté de ma police, et quand un retrait ou une avance créerait-il un revenu imposable?
  2. Comment l'intérêt de mes CPG est-il imposé chaque année, comparativement à la croissance à l'intérieur d'une police exonérée?

Ce que cette page ne vous dira pas

Elle ne vous dira pas ce que votre propre police ou votre propre CPG rapporterait, parce que les chiffres de Nash sont américains et datent de plusieurs décennies, et que vos taux, votre fiscalité et vos participations seront différents. Elle ne vous dira pas qu'une police est le bon endroit pour l'argent de votre famille, parce que cela dépend de votre besoin d'assurance vie, de votre budget et de votre patience. Et elle ne présentera pas le tableau de Nash comme une promesse. C'est une histoire chiffrée, racontée pour changer votre façon de voir l'endroit où l'argent attend.

À qui cela ne convient pas

La leçon des sœurs jumelles, se rembourser et laisser le capital se bâtir, convient à presque tout le monde. S'en servir au moyen d'une police d'assurance vie, non. Si vous risquez d'avoir besoin de l'argent au cours des premières années, si des dettes coûteuses pèsent déjà sur votre budget, si vous n'avez pas de fonds d'urgence ou si vous n'avez pas de réel besoin d'assurance vie permanente, d'autres étapes passent habituellement en premier. Et si être derrière votre jumelle pendant quatorze ans était plus que vous ne pourriez supporter, le chemin de la sœur aux certificats vous conviendrait peut-être simplement mieux, pourvu que vous vous remboursiez comme elle l'a fait.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

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Questions fréquentes

Qu'est-ce que l'histoire des sœurs jumelles dans le livre de Nelson Nash?

C'est un exemple de la partie III de Becoming Your Own Banker®. Deux sœurs mettent chacune 5 000 $ de côté par année pendant sept ans. L'une achète des certificats de dépôt, l'autre paie les primes d'une police d'assurance vie entière avec participation. Ensuite, chacune achète une voiture tous les quatre ans et se rembourse comme l'exigerait un prêteur. La sœur aux certificats mène pendant environ 14 ans, puis l'autre passe devant.

Pourquoi la sœur à l'assurance a-t-elle moins d'argent les premières années?

Parce qu'une nouvelle police comporte des coûts au départ. Dans le tableau de Nash, après un an, la sœur aux certificats a 5 200 $ et la sœur à l'assurance a 1 933 $ de valeur de rachat. Après deux ans, c'est 10 608 $ contre 6 359 $. Nash comparait cela à toute nouvelle entreprise: il y a un délai avant les profits. La police doit être bâtie avant de pouvoir faire son travail.

Quand la sœur à l'assurance rattrape-t-elle sa jumelle?

Vers la 14e année, selon les chiffres de Nash. Ensuite, ses valeurs montent plus vite, parce que la police accumule intérêts et participations à l'intérieur du contrat, alors que la sœur aux certificats paie de l'impôt sur ses intérêts chaque année. Après ce croisement, la sœur aux certificats ne rattrape jamais l'autre dans son tableau. Ce sont des chiffres américains des années 1990, pas une projection pour une police canadienne.

La sœur à l'assurance a-t-elle utilisé des avances sur police dans l'histoire?

Non. Nash a laissé les avances de côté volontairement, pour répondre aux lecteurs mal à l'aise avec l'idée d'emprunter. La sœur à l'assurance a fait des retraits de participations et de valeur de rachat pour acheter ses voitures, puis a versé en primes l'équivalent des paiements d'auto qu'elle aurait faits autrement. Dans une note ajoutée plus tard, Nash a écrit qu'il aurait plutôt recommandé des avances sur police, avec un plan de remboursement.

Quelle est la principale leçon des sœurs jumelles?

Que les mêmes dollars peuvent donner des résultats très différents selon l'endroit où ils attendent et la façon dont on les traite. Les deux sœurs s'en sont bien tirées, parce que les deux se sont remboursées. La différence venait de l'endroit: l'une gardait son argent dans les livres d'une autre institution, l'autre bâtissait du capital dans un contrat dont elle était propriétaire, qui comportait aussi un capital-décès tout du long.

Une police d'assurance vie entière vaut-elle plus qu'un CPG à cause de cette histoire?

L'histoire ne le prouve pas pour votre famille. Un CPG et une police d'assurance vie sont des produits différents, avec des rôles, des coûts et des protections différents. Une police est d'abord de l'assurance vie, ses participations ne sont pas garanties et elle coûte de l'argent les premières années. Les chiffres de Nash reflètent les taux, l'impôt et les barèmes américains de son époque. Comparez de vraies illustrations canadiennes avec vos propres chiffres.

Comment l'histoire des sœurs jumelles fonctionnerait-elle au Canada?

La forme est semblable, mais les détails changent. Au Canada, l'intérêt sur un CPG est imposé chaque année à mesure qu'il est gagné. La croissance à l'intérieur d'une police exonérée n'est pas imposée chaque année. Par contre, une participation versée en espèces, un rachat partiel ou une avance sur police au-delà du coût de base rajusté peut créer un revenu imposable selon l'article 148 de la Loi de l'impôt sur le revenu. Consultez votre comptable avant d'agir.

Que voulait dire Nash par se rembourser comme un prêteur honnête?

Après chaque voiture, chaque sœur remettait 3 030 $ par année dans sa propre réserve pendant quatre ans, soit à peu près ce qu'une société de financement aurait exigé. Ce paiement remplissait de nouveau la réserve pour la voiture suivante. Pour Nash, c'est l'habitude de rembourser qui garde le système en vie. Utiliser son propre capital sans jamais le remettre, c'est puiser dans son propre avenir.

Comment se termine l'histoire des sœurs jumelles?

Dans le tableau de Nash, une fois les voitures terminées, chaque sœur commence à retirer 50 000 $ par année. La sœur aux certificats est à court d'argent en cinq ans et huit mois. La sœur à l'assurance continue de retirer ses participations, et son capital-décès ne descend jamais sous 1 000 000 $. À 85 ans, après avoir retiré 650 000 $, son capital-décès net est d'environ 1 365 057 $. Ce sont des illustrations, pas des garanties.

Faut-il être riche pour appliquer la leçon des sœurs jumelles?

Non. Les sœurs de Nash commençaient avec 5 000 $ par année. La leçon porte sur l'endroit où l'argent attend et sur le remboursement, pas sur le montant. Mais une police est un engagement à long terme. Elle convient à une famille qui a un besoin durable d'assurance vie, un fonds d'urgence déjà en place et une prime qu'elle peut porter pendant de nombreuses années dans une année ordinaire.

Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

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Dernière révision: 2026-09-29. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.

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