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Un contrat de société quand l'entreprise va mal

MIS À JOUR

Dans l'arrangement de société habituel, oui, les créanciers de l'entreprise peuvent l'atteindre. La société est titulaire du contrat et s'en désigne bénéficiaire, de sorte que les règles provinciales d'insaisissabilité qui protègent certaines désignations familiales ne s'appliquent pas. Un prêteur cessionnaire, un séquestre ou un syndic de faillite peut atteindre la valeur de rachat, selon les documents et toute ordonnance, et un rachat peut créer un revenu imposable pour la société. Voyez un avocat en insolvabilité avant de modifier quoi que ce soit.

Lorsqu'une société ne peut plus payer ses dettes, la police d'assurance vie qu'elle détient fait partie, dans l'arrangement habituel, de ses actifs. La société est titulaire du contrat. Elle paie la prime et s'en désigne bénéficiaire. Les règles provinciales d'insaisissabilité qui protègent certaines désignations familiales ne s'appliquent donc pas. Un prêteur qui détient une cession, un séquestre ou un syndic de faillite peut atteindre la valeur de rachat, selon les documents et toute ordonnance du tribunal. Un rachat peut en plus créer un revenu imposable pour la société, l'année même où elle a le moins de moyens pour le payer. Des gestes licites restent possibles, et ils commencent par un avocat en insolvabilité et un syndic autorisé en insolvabilité.

Ce qui suit est écrit pour les sociétés du Québec, de l'Ontario et de la Colombie-Britannique. Les lois fédérales sur l'insolvabilité et sur l'impôt s'appliquent dans toutes les provinces. Les règles sur les assurances et sur les sûretés sont provinciales, et le Québec emploie ses propres termes: on y parle par exemple d'hypothèque mobilière là où les autres provinces parlent de convention de garantie générale (general security agreement). Le but est de vous donner les règles générales, pour que vous arriviez avec de meilleures questions devant les personnes qui les appliqueront à vos documents. La lecture est gratuite et ne vous engage à rien. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. (Canadian Wealth Creation Centre Inc.), la firme derrière ce site, est rémunérée par commission de l'assureur si un contrat est souscrit, et rien ici ne constitue un avis juridique, fiscal ou en matière d'insolvabilité.

Qui détient le contrat quand la société en est titulaire?

La société. Dans l'arrangement de société habituel, c'est l'entreprise qui présente la proposition, qui paie la prime et qui est désignée bénéficiaire. La personne assurée est un actionnaire ou une personne clé qui n'est pas partie au contrat. Vous avez peut-être signé la proposition et répondu à chacune des questions médicales, mais les droits conférés par le contrat appartiennent à la société, tout comme la valeur qui s'y accumule.

Rôle Qui c'est dans l'arrangement de société habituel Ce que cela signifie quand la société est en difficulté
Titulaire La société Les droits conférés par le contrat et sa valeur de rachat sont des biens de la société
Personne assurée Un actionnaire ou une personne clé Elle n'est pas partie au contrat; le contrat n'est pas le sien à protéger ou à déplacer
Bénéficiaire La société Le capital-décès est versé à la société et devient un actif de celle-ci
Cessionnaire, s'il y a lieu Un prêteur Il détient les droits que lui donne la cession, jusqu'au remboursement du prêt et à la libération de la cession

La Loi sur la faillite et l'insolvabilité, telle que lue le 15 septembre 2026, définit le bien de façon très large: l'argent, les marchandises, les choses non possessoires, les terres, et tout domaine, intérêt ou profit, présent ou futur, acquis ou éventuel. Selon notre lecture, un intérêt dans un contrat d'assurance vie est une chose non possessoire, et donc un bien au sens de cette définition. Le contrat se trouve dans le même bassin que les comptes clients, le matériel, les améliorations locatives et tout ce que possède la société. Aux yeux d'un créancier, c'est un actif parmi d'autres, avec une valeur que l'on peut lire sur un relevé. Il n'est pas détenu en fiducie pour votre famille.

La propriété dit à qui appartient l'actif. Elle ne dit pas qui passe en premier, ni qui peut demander à l'assureur de racheter le contrat. Ces réponses viennent des documents de garantie, du droit provincial et de toute ordonnance du tribunal, et c'est pourquoi les sections qui suivent les prennent une à une. Autrement dit, être propriétaire ne suffit pas à dire qui sera payé, ni dans quel ordre. Le fonctionnement de l'arrangement de société dans les années calmes est exposé sur l'assurance vie détenue par une société.

Pourquoi l'insaisissabilité familiale ne le protège-t-elle pas?

L'insaisissabilité dont vous avez peut-être entendu parler est réelle et prévue par la loi, mais elle protège une désignation, et non un type d'actif. Elle s'applique tant qu'un certain genre de bénéficiaire est désigné, et les provinces définissent ce bénéficiaire de façons différentes. Là où aucune désignation protégée n'existe, l'insaisissabilité n'a rien à quoi s'attacher. C'est donc le dossier de l'assureur, et non la nature du contrat, qu'il faut vérifier en premier.

Au Québec, la règle est l'article 2457 du Code civil du Québec, lu le 30 septembre 2026. Il vise le bénéficiaire désigné qui est l'époux ou le conjoint uni civilement, le descendant ou l'ascendant du titulaire ou de l'adhérent. Les droits conférés par le contrat sont alors insaisissables, tant que le bénéficiaire n'a pas touché la somme assurée. En Colombie-Britannique, le paragraphe 65(2) de l'Insurance Act protège une désignation en faveur du conjoint, de l'enfant, du petit-enfant ou du parent de la personne dont la vie est assurée. La Loi sur les assurances de l'Ontario a sa propre disposition, avec son propre libellé, que votre avocat peut lire pour vous.

La raison pour laquelle l'insaisissabilité échoue n'est donc pas qu'une société n'a pas de famille. Hors du Québec, la liste renvoie à la famille de la personne dont la vie est assurée, et cette personne en a une. L'insaisissabilité échoue parce que le bénéficiaire inscrit au dossier est la société elle-même, qui ne figure dans aucune de ces listes. L'alinéa 67(1)b) de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité montre ce que cette protection ouvrirait autrement: il écarte des biens partagés entre les créanciers d'un failli ceux qui sont insaisissables selon le droit provincial.

La désignation irrévocable est une deuxième voie. Selon l'article 2458 du Code civil, la stipulation d'irrévocabilité lie le titulaire de la police, même si le bénéficiaire désigné n'en a pas connaissance. Tant que la désignation demeure irrévocable, les droits que le contrat confère au titulaire, à l'adhérent ou au bénéficiaire sont insaisissables. En Colombie-Britannique, le paragraphe 66(1) de l'Insurance Act limite ce que le titulaire peut faire d'un contrat dont le bénéficiaire est désigné irrévocablement, sauf si ce bénéficiaire y consent. En théorie, une société pourrait désigner irrévocablement quelqu'un d'autre qu'elle-même. En pratique, elle renoncerait ainsi au contrôle d'un actif de la société. Cela peut créer un avantage imposable pour l'actionnaire. Cela peut contrevenir aux documents de prêt. Et si c'est fait alors que les ennuis se profilent, cela peut être contesté. Le sujet plus large se trouve sur la désignation et ce qu'un créancier peut atteindre et sur la protection des actifs.

Qui peut atteindre le contrat, et à quel titre?

un compte théorique, pas un solde détenu

Le compte de dividendes en capital

  1. 01Un compte fiscal théorique d'une société privée canadienne
  2. 02Il inscrit les sommes reçues par la société sans impôt
  3. 03Un capital-décès moins le coût de base rajusté peut le créditer
  4. 04Un solde disponible peut être versé en dividendes en capital
  5. 05Le crédit dépend entièrement de la structure de propriété
Le compte inscrit un droit de distribuer, non de l'argent que la société détient.

Chaque créancier arrive au contrat par une porte différente, et chaque porte est un document ou une ordonnance du tribunal. Le tableau présente les acteurs habituels. C'est une carte pour la lecture de votre avocat, et non une prévision pour votre dossier.

Qui Ce qui lui donne un droit Ce qu'il peut faire, selon le cas Ce qui en décide
Un prêteur qui détient une cession en garantie La cession signée (au Québec, une cession ou une hypothèque sur les droits conférés par le contrat), dénoncée à l'assureur et inscrite par lui Exercer les droits que la cession lui donne en cas de défaut, ce qui peut comprendre un rachat Le libellé de la cession et la loi provinciale sur les assurances
Un prêteur qui n'a qu'une garantie générale Une convention de garantie générale, ou au Québec une hypothèque mobilière Cela dépend du libellé et du droit provincial La lecture de la convention par votre avocat
Un séquestre Une ordonnance du tribunal selon l'article 243 de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité, ou une nomination privée selon une convention de garantie Prendre possession ou le contrôle des biens que vise sa nomination L'ordonnance de nomination ou la convention de garantie
Un syndic de faillite La faillite de la société Administrer les biens de la société au profit de tous les créanciers, et demander au tribunal d'examiner certaines opérations antérieures La Loi sur la faillite et l'insolvabilité et le tribunal
Un créancier ordinaire muni d'un jugement Un jugement contre la société Chercher à saisir des biens de la société selon les règles provinciales d'exécution Le droit provincial

Deux points pratiques se trouvent derrière chaque ligne. L'assureur agit selon ce qu'il a au dossier et selon les documents qu'il reçoit, alors demandez-lui par écrit ce qu'il détient: le titulaire, le bénéficiaire, chaque cession et toute hypothèque qui lui a été dénoncée. Et le droit d'un créancier sur le contrat ne vaut que ce que vaut son droit sur la société, de sorte que les documents de prêt passent en premier. Un tableau ne remplace pas ces documents; il sert seulement à savoir lesquels chercher.

Qu'arrive-t-il à un contrat déjà cédé en garantie à un prêteur?

Une cession déjà consentie est le cas le plus simple et le plus dur. Elle a été dénoncée à l'assureur et inscrite par lui, et tant que dure le prêt, le pouvoir de la société de disposer du contrat est restreint par ses termes. Ce que le prêteur peut réellement faire en cas de défaut est fixé par le document signé, qui peut comprendre des droits sur la valeur de rachat et l'instruction de racheter. Il n'y a pas de réponse générale, seulement le document qui a été signé, et c'est ce document, avec l'accusé de réception de l'assureur, que votre avocat voudra lire.

Il est utile de distinguer deux types d'emprunt, parce qu'on les confond facilement.

  • Une avance sur contrat de l'assureur. L'assureur avance une somme à la société selon le contrat. La société doit cette somme à l'assureur, et l'intérêt est payé à l'assureur. Le solde réduit la valeur de rachat et le capital-décès jusqu'à son remboursement.
  • Un prêt garanti par le contrat, consenti par un prêteur externe. Le prêteur avance une somme à la société. La société doit cette somme au prêteur, et l'intérêt est payé au prêteur. Le contrat est affecté en garantie par une cession. L'assureur n'est pas un prêteur dans cette opération.

Lorsqu'un prêt garanti est remboursé, la cession est libérée et le contrat reste à la société, comme il l'a toujours été. Si la personne assurée décède pendant que le prêt est en cours, le prêteur est payé à même le capital-décès dans la mesure permise par la cession et par la dette, et le solde va au bénéficiaire inscrit. Si le contrat tombe en déchéance ou est racheté, les droits du prêteur sur la valeur suivent la cession.

Consentir la cession n'a créé aucun impôt. La définition de disposition au paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu, telle que lue le 15 septembre 2026, exclut la cession d'un intérêt dans une police faite pour garantir une dette ou un emprunt autre qu'une avance sur contrat. Un rachat fait en vertu de cette cession est une autre affaire, traitée plus loin. Les primes demeurent généralement non déductibles, avec une exception étroite: l'alinéa 20(1)e.2) de la Loi permet une déduction limitée lorsqu'une police est cédée en garantie d'un prêt et que ses conditions sont remplies. Votre comptable peut vérifier ces conditions au regard du prêt.

La perte pratique, du côté cédé, est le contrôle. Les choix qui appartiennent au titulaire, comme l'usage des participations ou le paiement d'une prime à même la valeur, peuvent exiger le consentement du prêteur. Le moment où une entreprise veut le plus de souplesse est celui où elle en a le moins: lisez donc la cession maintenant, avec votre propre avocat, pendant que rien n'est arrivé. Le fonctionnement des deux types d'emprunt est exposé sur les avances sur contrat et sur le prêt à l'actionnaire et l'avance sur contrat.

Qu'arrive-t-il à un contrat que personne n'a jamais cédé?

Il demeure un bien, et c'est une réponse difficile à accepter. Un contrat jamais affecté expressément en garantie reste un actif de la société. Il figure au bilan, un prêteur qui a lu ces états financiers l'a vu, et un séquestre ou un syndic qui les lira le verra aussi.

Savoir si un prêteur qui détient une garantie générale a une créance sur ce contrat est une question plus étroite. La réponse dépend du libellé de la convention de garantie générale, ou au Québec de l'hypothèque mobilière, et du droit provincial, qui traite à sa façon les droits découlant d'un contrat d'assurance. Certaines conventions nomment les polices expressément; d'autres visent la totalité des biens présents et futurs. Seul un avocat qui lit votre convention peut dire si elle atteint le contrat, et à quel rang.

Ce qui ne change pas, c'est le bout du chemin. Si un séquestre est nommé à l'égard des biens de la société, ou si celle-ci fait faillite, le contrat fait partie des actifs dont le séquestre ou le syndic s'occupe. Le contrat non cédé y arrive avec plus d'étapes et plus de frais juridiques, et non avec plus de protection. L'absence de cession change le chemin; elle ne change pas la destination.

Quelle est la séquence, des documents de prêt jusqu'au séquestre?

là où la structure déraille habituellement

L'assurance vie détenue par une société

  1. 01La société détient le contrat et paie la prime
  2. 02Les primes ne sont généralement pas déductibles
  3. 03Le financement par la société n'est pas, en soi, une économie d'impôt
  4. 04Un capital-décès reçu peut créditer le CDC
  5. 05La structure de propriété est là où cela échoue
Le résultat fiscal dépend de la structure. Faites-la examiner par le comptable avant l'achat de la police.

Tout commence des années avant les ennuis, dans des documents que personne ne relit. Lorsque la société a emprunté, elle a peut-être consenti une convention de garantie générale sur ses biens meubles. Les documents de prêt peuvent aussi contenir une clause de non-affectation en garantie, un engagement de maintenir des assurances en vigueur, un engagement de ne pas racheter ni grever les polices, et parfois une cession expresse d'un contrat nommément désigné. Ces pages sont sur une tablette au bureau aujourd'hui, et les lire cette semaine ne coûte rien. Elles peuvent en dire plus sur le sort du contrat que tout ce qui suit.

La deuxième étape est la mise en demeure. L'article 244 de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité, tel que lu le 15 septembre 2026, fixe la règle. Il s'applique lorsqu'un créancier garanti entend mettre à exécution sa garantie sur la totalité ou la quasi-totalité des stocks, des comptes clients ou des autres biens d'une personne insolvable acquis ou utilisés dans le cadre d'une entreprise. Le créancier doit envoyer un préavis de cette intention en la forme prescrite, et il ne peut agir avant l'expiration d'un délai de dix jours suivant l'envoi, sauf si la personne insolvable consent à une exécution plus hâtive.

Dix jours constituent un plancher pour ce genre d'exécution, et non une garantie pour toutes les sociétés. Un prêteur qui agit sur une seule police cédée ne vise peut-être pas la totalité ou la quasi-totalité des biens, et il peut s'appuyer sur la cession elle-même. La troisième étape, la nomination, peut aussi venir plus tôt. L'article 243 permet au tribunal, sur demande d'un créancier garanti, de nommer un séquestre s'il l'estime juste ou opportun. Le paragraphe 243(1.1) le permet avant la fin des dix jours, si la personne insolvable y consent ou si le tribunal l'estime indiqué. Le paragraphe 243(2) précise qu'un séquestre comprend la personne nommée à titre privé en vertu d'une convention de garantie.

Il existe aussi une porte que la société peut ouvrir elle-même. Le Bureau du surintendant des faillites explique que le dépôt d'un avis d'intention de faire une proposition entraîne une suspension des procédures qui empêche les créanciers d'intenter ou de continuer une action, et qu'un créancier garanti qui a pris possession de ses biens grevés avant le dépôt peut les garder ou les vendre. Le moment est donc décisif: appelez votre avocat quand la mise en demeure arrive, pas le neuvième jour, quand des choix se sont peut-être déjà refermés.

Une procédure de restructuration peut-elle faire gagner du temps?

Oui, et le bon outil dépend de la taille de la société. Le Bureau du surintendant des faillites présente la proposition visée à la section I de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité comme une procédure offerte aux entreprises et aux particuliers, sans limite quant au montant dû. Après un avis d'intention, la proposition doit être déposée dans les 30 jours, à moins que le tribunal n'accorde une prolongation. Un syndic autorisé en insolvabilité la dépose, convoque l'assemblée des créanciers et l'administre si elle est acceptée. Si les créanciers la rejettent, la société fait faillite à la date de l'assemblée. Ce dernier point compte avant que quiconque ne dépose quoi que ce soit, parce qu'une proposition refusée mène directement à la faillite, avec les conséquences décrites plus loin pour le contrat.

La Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies (LACC) vise les dossiers plus importants. Le Bureau du surintendant des faillites la présente comme une loi qui s'applique aux sociétés insolvables dont les dettes dépassent 5 millions de dollars, de sorte qu'une société plus petite se restructure, si elle le peut, par une proposition. Sous la LACC, la suspension est une ordonnance du tribunal, rendue aux conditions qu'il fixe. Le paragraphe 11.02(1), tel que lu le 15 septembre 2026, limite une ordonnance initiale à une période d'au plus dix jours. Les ordonnances plus longues viennent sur une demande subséquente, où la société doit aussi démontrer qu'elle a agi, et agit toujours, de bonne foi et avec la diligence voulue. Le même Bureau explique qu'une ordonnance initiale peut prévoir un financement temporaire et la priorité de ce financement sur les dettes existantes de la société: une procédure peut donc changer l'ordre dans lequel les créanciers passent.

Ce qu'une suspension ne fait pas compte tout autant. Elle met l'exécution en pause pour la période permise; elle n'éteint pas une sûreté et elle ne rend pas insaisissable le contrat de la société. La valeur de rachat demeure un actif de la société pendant toute la durée de la suspension. Et l'article 11.04 prévoit qu'une ordonnance rendue sous la LACC n'a pas d'effet sur les procédures visant une personne, autre que la société, qui est obligée en vertu d'un cautionnement ou d'une lettre de crédit se rapportant à celle-ci. Autrement dit, une suspension qui protège la société ne protège pas le propriétaire qui a cautionné sa dette.

Combien coûte un rachat forcé en impôt?

Le paragraphe 148(1) de la Loi de l'impôt sur le revenu oblige le titulaire qui dispose d'un intérêt dans une police d'assurance vie à inclure dans son revenu l'excédent du produit de disposition sur le coût de base rajusté (CBR) immédiatement avant la disposition. Un rachat est une disposition. Pour un rachat, le produit correspond à la valeur de rachat moins les avances sur contrat impayées. Si le produit ne dépasse pas le CBR, il n'y a pas de gain sur police. Un gain est un revenu ordinaire de la société, et non un gain en capital.

Trois détails changent le résultat. Premièrement, une avance sur contrat antérieure constituait elle-même une disposition et a déjà réduit le CBR: le chiffre actuel de l'assureur est celui qui compte. Deuxièmement, un prêt garanti consenti par un prêteur externe n'est pas une avance sur contrat. Selon notre lecture, il n'est pas déduit dans le calcul du produit, de sorte que la société peut devoir de l'impôt sur un gain pendant que l'argent va au prêteur. Troisièmement, le CBR est défini par une formule au paragraphe 148(9) et change au fil de la vie du contrat: demandez à l'assureur un chiffre daté plutôt que de le déduire des primes payées. Un chiffre estimé de mémoire peut faire paraître un gain plus petit, ou plus grand, qu'il ne l'est.

Savoir si de l'impôt est réellement payable dépend des autres revenus de la société et des pertes de l'année ou des pertes reportées. C'est le calcul du comptable, et il doit précéder le rachat, pas le suivre, puisqu'une fois le rachat fait, il ne reste plus qu'à constater le résultat. Les règles fédérales s'appliquent dans toutes les provinces, et une société québécoise déclare aussi à Revenu Québec. Le traitement d'une dette fiscale née l'année d'une insolvabilité est une question pour le syndic autorisé en insolvabilité.

Exemple illustratif. Les hypothèses sont inventées pour montrer l'ordre des étapes et ne décrivent aucun contrat réel. Supposons que la police de votre société a une valeur de rachat de 400 000 $, sans avance sur contrat, un CBR de 260 000 $ immédiatement avant le rachat, et qu'un prêt garanti de 300 000 $ est dû à un prêteur externe en vertu d'une cession qui ordonne à l'assureur de payer d'abord le prêteur. Supposons aussi que votre comptable confirme 90 000 $ de pertes que la société peut utiliser cette année-là. Aucun taux d'imposition n'est appliqué.

Ligne D'où vient le chiffre Exemple illustratif
1. Valeur de rachat à la date du rachat Le relevé daté de l'assureur 400 000 $
2. Moins les avances sur contrat impayées L'assureur 0 $
3. Produit de disposition (ligne 1 moins ligne 2) L'assureur, vérifié par le comptable 400 000 $
4. CBR immédiatement avant Le relevé daté de l'assureur 260 000 $
5. Gain sur police (ligne 3 moins ligne 4, jamais sous zéro) Le comptable 140 000 $
6. Pertes disponibles pour l'absorber Le comptable 90 000 $
7. Revenu restant après les pertes (ligne 5 moins ligne 6) Le comptable 50 000 $
8. Versé au prêteur en vertu de la cession La cession et le relevé du prêteur 300 000 $
9. Reste pour la société (ligne 3 moins ligne 8) L'assureur et, s'il y en a un, le séquestre 100 000 $

L'arithmétique montre la forme, rien de plus: l'ordre des soustractions, qui fournit chaque chiffre, et l'écart possible entre l'impôt et l'argent reçu. Avant tout rachat, demandez à l'assureur, par écrit, le produit de disposition, le règlement des avances, le CBR et le feuillet fiscal qu'il prévoit émettre, et faites examiner le tout par le comptable même si peu d'argent sera versé. Le fonctionnement est exposé sur la valeur de rachat et sur quand une avance sur contrat devient imposable.

Qu'arrive-t-il si la personne assurée décède pendant que la société est insolvable?

L'assureur verse le capital-décès au bénéficiaire inscrit à son dossier. S'il s'agit de la société, la somme devient un actif de la société comme les autres, à la portée de ses créanciers. Un prêteur cessionnaire est payé en premier dans la mesure où la cession lui en donne le droit. Une avance sur contrat impayée au décès réduit la somme versée par l'assureur. Pour un contrat exonéré au sens de la Loi de l'impôt sur le revenu, un paiement fait par suite du décès n'est pas une disposition. Le capital-décès lui-même ne crée pas de gain sur police.

Le compte de dividendes en capital peut être crédité du capital-décès reçu moins le CBR du contrat, selon l'alinéa d) de la définition au paragraphe 89(1). Un crédit n'est toutefois pas de l'argent disponible pour les actionnaires: c'est un droit de distribuer, qui suppose que la société puisse le faire. Verser un dividende en capital exige le choix prévu au paragraphe 83(2). Le droit des sociétés restreint aussi les dividendes d'une société en difficulté financière: les lois fédérale et provinciales sur les sociétés par actions posent une condition de solvabilité pour tout dividende. L'avocat de la société peut l'appliquer à vos faits. Un actionnaire qui vit hors du Canada subit une retenue d'impôt sur un dividende en capital. Le fonctionnement du compte est exposé sur le compte de dividendes en capital et sur verser un dividende en capital après un décès.

Qu'arrive-t-il si les primes cessent d'être payées?

un revenu qui ne se convertit pas en argent

Trois questions de l'investisseur immobilier

  1. 01Des liquidités pour les années de décaissement
  2. 02Un plan pour la disposition réputée au décès
  3. 03Moins de dépendance envers une seule catégorie d'actifs
  4. 04Un patrimoine qui rapporte mais se convertit lentement
Un portefeuille qui rapporte et ne se vend pas vite pose deux problèmes, pas un seul.

C'est le contrat qui décide: lisez-le avant le premier paiement manqué plutôt qu'après. Selon le contrat et les options choisies à l'émission, une prime impayée peut mener à un délai de grâce, puis à une avance automatique de prime, à l'affectation des participations au paiement de la prime, à un contrat libéré réduit, ou à une déchéance. Une avance automatique de prime est une avance de l'assureur: elle s'ajoute au solde dû à l'assureur, et l'intérêt est payé à l'assureur. Le contrat libéré réduit maintient une partie de la couverture sans autre prime, avec un capital-décès plus bas. Demandez à l'assureur de vous exposer par écrit chacune des dispositions qui s'appliquent à votre contrat, avec les délais et les choix qui sont encore ouverts.

Une déchéance alors qu'une avance est impayée peut produire un revenu pour la société, dans la mesure où le produit dépasse le CBR. La Loi de l'impôt sur le revenu prévoit une exception pour la déchéance causée par des primes impayées lorsque le contrat est remis en vigueur dans le délai que la Loi permet, soit au plus tard 60 jours après la fin de l'année civile de la déchéance. La remise en vigueur elle-même est une décision de l'assureur selon le contrat. Un contrat qui prend fin parce que le solde des avances a rattrapé la valeur qui le garantit est un autre cas: demandez par écrit à l'assureur et au comptable si l'exception peut s'appliquer. Lorsqu'un séquestre est en place, la décision de continuer à payer les primes peut lui revenir plutôt qu'à vous, alors soulevez la question tôt.

Qu'est-ce qui est perdu quand un contrat est racheté?

La couverture prend fin, et avec elle la raison pour laquelle le contrat avait été souscrit. Ce qui reste, c'est une somme d'argent, avec son impôt éventuel. Un rachat ne produit pas le crédit au compte de dividendes en capital que peut produire un capital-décès, parce que ce crédit vient seulement d'un produit reçu par suite d'un décès. Il n'efface pas non plus un solde que le compte détient déjà pour d'autres raisons, comme la moitié non imposable d'un gain en capital.

La deuxième perte, ce sont les conditions d'émission du contrat. La prime a été fixée selon l'âge de la personne assurée à l'émission et selon les preuves médicales de ce jour-là. Remplacer la couverture plus tard exige une nouvelle proposition, à l'âge atteint à ce moment, avec un nouveau dossier médical. Le contrat racheté, lui, ne revient pas: ses conditions disparaissent avec lui. Cela pourrait coûter plus cher, ou ne pas être offert, selon les produits de l'assureur à ce moment, l'âge et la santé de la personne assurée, et la sélection des risques. Avant tout rachat, demandez à l'assureur si une option qui garde le contrat en vigueur, comme un contrat libéré réduit ou un capital-décès plus bas, conserverait une partie de la couverture, et ce que chacune ferait aux valeurs.

Que reste-t-il de licite à faire une fois la société en difficulté?

Plus qu'on ne le dit parfois aux propriétaires, à condition d'agir tôt et à découvert. Une opération qui vise à mettre de la valeur hors de portée des créanciers peut être contestée et défaite, et les paragraphes qui suivent expliquent comment. Mais des gestes ordinaires et licites restent possibles, et les poser tôt élargit les choix.

  1. Appelez un avocat en insolvabilité et un syndic autorisé en insolvabilité avant que quoi que ce soit ne soit transféré, racheté, signé ou promis.
  2. Demandez à l'assureur un relevé écrit et daté de la valeur de rachat, des avances et de leurs intérêts, du CBR, du bénéficiaire et de chaque cession inscrite.
  3. Faites lire par l'avocat les documents de prêt, de garantie et de cession en pensant au contrat.
  4. Demandez au prêteur, par l'entremise de votre avocat, s'il accepterait une entente d'abstention pendant qu'un plan se prépare.
  5. Demandez au syndic si un avis d'intention et une proposition conviennent à la société.
  6. Demandez si une vente du contrat à sa juste valeur marchande, avec tous les consentements requis, est possible, et faites-le évaluer de façon indépendante.
  7. Demandez à l'assureur ce que chaque choix, comme un contrat libéré réduit, fait à la couverture et aux valeurs, et au comptable ce qu'il fait sur le plan fiscal.
  8. Faites chiffrer par le comptable tout rachat au regard des pertes disponibles de la société avant qu'il n'ait lieu.
Geste Où il se situe À qui s'adresser
Lire les documents et obtenir le relevé de l'assureur Licite en tout temps Avocat, assureur
Négocier une entente d'abstention Licite; exige l'accord du prêteur Avocat
Avis d'intention et proposition Licite; procédure prévue par la Loi sur la faillite et l'insolvabilité, avec ses propres règles Syndic autorisé en insolvabilité
Vente du contrat à sa juste valeur marchande, avec les consentements Peut être licite; exige une évaluation, les consentements et un examen fiscal Avocat, comptable
Désigner la famille comme bénéficiaire maintenant, ou rendre une désignation irrévocable Contestable en raison du moment et du but Avocat
Transférer le contrat à un actionnaire sous sa valeur, ou pour rembourser un prêt d'actionnaire Contestable comme traitement préférentiel ou opération sous-évaluée Avocat, syndic

Deux articles de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité, tels que lus le 15 septembre 2026, permettent au syndic de faillite de demander au tribunal d'examiner des opérations faites avant une faillite. L'article 95 vise les traitements préférentiels: un paiement ou un transfert qui favorise un créancier au détriment des autres, comme remettre le contrat à un actionnaire pour rembourser un prêt d'actionnaire. Il remonte trois mois pour un créancier sans lien de dépendance et douze mois pour un créancier qui a un lien de dépendance, et le critère n'est pas le même dans les deux cas. L'article 96 vise les opérations sous-évaluées, où la société a reçu moins que la juste valeur. Il remonte un an, ou jusqu'à cinq ans lorsque les parties ont un lien de dépendance, et ses conditions, par exemple l'insolvabilité de la société ou l'intention de frustrer ou de retarder un créancier, varient d'un cas à l'autre.

Selon notre lecture, ce sont des recours exercés par un syndic en vertu de cette loi, et ils ne s'appliquent pas à eux seuls dans une mise sous séquestre. Une opération n'est pas défaite du seul fait qu'elle tombe dans une période de référence; le tribunal applique le critère aux faits, à la valeur reçue et aux dates. Hors faillite, le droit provincial peut atteindre les mêmes opérations. Au Québec, l'article 1631 du Code civil, lu le 30 septembre 2026, permet au créancier qui en subit un préjudice de faire déclarer inopposable à son égard l'acte juridique que fait son débiteur en fraude de ses droits, notamment l'acte par lequel le débiteur se rend insolvable ou, étant insolvable, accorde une préférence à un autre créancier: c'est l'action en inopposabilité. Les provinces de common law ont des lois sur les cessions frauduleuses et les préférences, comme la Fraudulent Conveyances Act de l'Ontario. Savoir quelle règle s'applique à votre dossier relève d'un avocat en insolvabilité.

Un cautionnement personnel met-il en jeu les contrats du propriétaire?

deux colonnes, deux documents distincts

Comment lire une illustration honnêtement

  1. Lire d'abord la colonne garantie, seule
  2. Traiter l'autre colonne comme une hypothèse
  3. Demander quel barème de participations est utilisé
  4. Demander l'effet d'une réduction de ce barème
  5. Une projection n'est pas une promesse
Une illustration qui ne peut pas se lire comme deux documents n'a pas été préparée correctement.

Il le peut, et c'est pourquoi les ennuis de la société deviennent parfois ceux du propriétaire. Un cautionnement vous rend personnellement responsable de la dette de la société. Comme l'explique la section sur la LACC, une suspension qui protège la société ne vous protège pas en tant que caution, et un prêteur peut se tourner vers vous pendant que la société se restructure.

Savoir si un contrat que vous détenez personnellement peut être atteint par un prêteur qui exerce votre cautionnement est une autre question, avec une autre réponse. Elle dépend de qui est titulaire du contrat, de qui est désigné bénéficiaire, du caractère irrévocable ou non de la désignation, du moment où elle a été faite, et du droit de votre province. Une désignation familiale ou irrévocable faite dans des années calmes s'analyse autrement qu'une désignation changée après la mise en demeure. Consultez votre propre avocat, et pas seulement celui de la société, parce que vos intérêts et ceux de la société peuvent diverger, en particulier lorsque vous êtes à la fois actionnaire, dirigeant et caution.

Assuris protège-t-elle le contrat si l'entreprise fait défaut?

Non. Assuris protège les titulaires si un assureur vie membre fait défaut; elle n'a aucun rôle lorsque l'entreprise du titulaire fait défaut. Ce sont deux risques différents, qu'il ne faut pas confondre. Tout assureur vie autorisé au Canada doit en être membre. Pour l'assurance vie entière, Assuris indique (lu le 30 septembre 2026) qu'un titulaire conserve jusqu'à 1 000 000 $ ou 90 % du capital-décès, selon le montant le plus élevé, et jusqu'à 100 000 $ ou 90 % de la valeur de rachat, selon le montant le plus élevé, calculés sur les valeurs nettes après les avances sur contrat. La surveillance de la solvabilité dépend de la charte de l'assureur: le BSIF pour un assureur constitué sous le régime fédéral, la province d'origine (l'Autorité des marchés financiers au Québec) pour un assureur constitué sous le régime provincial. Les détails se trouvent sur le site d'Assuris.

Si la société est encore solvable, que vaut-il la peine de faire maintenant?

Tout ce qui précède se décide par des documents signés dans les bonnes années et par des choix faits dans les années calmes. Une société solvable dispose d'options qu'une société sous mise en demeure n'a plus. La question de savoir si la société ou vous personnellement devriez être titulaire d'un contrat est examinée sur la décision du titulaire, et celle de la société qui devrait le détenir sur la société de gestion et l'emplacement du contrat. Chaque option a ses propres effets fiscaux, ses effets sur les créanciers et sur le contrôle. Le choix appartient à votre comptable et à votre avocat, et ce n'est pas une stratégie contre les créanciers.

Un court examen cette année, avec vos documents sous les yeux, peut répondre à ces questions:

  • Qui est titulaire de chaque contrat, et qui est le bénéficiaire inscrit au dossier de l'assureur?
  • Un contrat est-il cédé, ou grevé d'une hypothèque, et en faveur de qui?
  • Que disent les documents de prêt sur les assurances: engagements, clauses de non-affectation, consentements?
  • Avez-vous, personnellement, cautionné des dettes de la société?
  • Quels sont la valeur de rachat actuelle, les avances de l'assureur et le CBR?
  • La société pourrait-elle continuer à payer les primes pendant une mauvaise année?

Un contrat d'assurance vie est d'abord une assurance. L'assurance vie entière avec participation est un contrat d'assurance et n'est pas un placement. Ses participations ne sont pas garanties. On ne la souscrit pas pour financer un besoin d'affaires à court terme. Elle ne convient pas non plus au lecteur qui cherche un moyen de soustraire un actif à un créancier. Cette recherche mène au genre d'opération que les lois citées plus haut sont faites pour défaire, et un bon avocat le dira avec tact, et tôt. Le portrait d'ensemble pour les propriétaires incorporés se trouve dans la section des propriétaires d'entreprise.

Qui le propriétaire doit-il appeler, et que doit-il apporter?

Un avocat en insolvabilité d'abord, avant que quoi que ce soit ne soit transféré, racheté, signé ou promis. Un syndic autorisé en insolvabilité ensuite: les syndics sont titulaires d'une licence délivrée par le Bureau du surintendant des faillites, qui les surveille et tient un répertoire accessible à partir de son site. Puis le comptable de la société, pour chiffrer l'impôt de toute disposition avant qu'elle n'ait lieu. Au Québec, les questions sur une désignation de bénéficiaire peuvent aussi être posées à un notaire.

Apportez ces documents à la première rencontre, et elle sera plus courte et moins coûteuse:

  1. Les documents de prêt et la convention de garantie générale ou l'hypothèque.
  2. Toute mise en demeure, tout préavis selon l'article 244 et toute ordonnance de nomination.
  3. Le contrat d'assurance, avec ses avenants et ses modifications.
  4. Le relevé daté de l'assureur indiquant les valeurs, les avances et le CBR.
  5. Toute cession, avec l'accusé de réception de l'assureur.
  6. Les registres de la société qui montrent qui peut l'engager, et tout cautionnement personnel.
Qui Questions à poser
Avocat en insolvabilité Notre garantie atteint-elle le contrat, et à quel rang? Un transfert ou un changement de désignation est-il contestable? Une vente à la juste valeur marchande est-elle possible?
Syndic autorisé en insolvabilité Une proposition est-elle envisageable? Comment un séquestre ou un syndic traiterait-il le contrat?
Comptable Quels sont le produit de disposition et le CBR? Nos pertes absorbent-elles un gain? Qu'arrive-t-il au compte de dividendes en capital?
Assureur Qu'y a-t-il au dossier: titulaire, bénéficiaire, cessions? Quelles sont les dispositions sur la déchéance, l'avance automatique de prime et le contrat libéré réduit? Quel est le solde des avances?
Prêteur Que permet la cession en cas de défaut? Consentiriez-vous à une vente à la juste valeur marchande?

Le représentant autorisé qui a placé le contrat peut aider sur un point étroit et réel: les mécanismes du contrat, les exigences de l'assureur, les valeurs courantes et ce que chaque choix fait à la couverture. Cette aide se place derrière l'avocat, et non devant lui: elle fournit des faits exacts sur le contrat, et l'avocat décide de ce qu'on en fait. Un permis d'assurance n'habilite personne à donner un avis juridique, fiscal ou en matière d'insolvabilité, et aucun produit n'est offert ici comme réponse à une société en difficulté.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

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Ce formulaire est acheminé au Centre canadien de création de patrimoine inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par le Centre canadien de création de patrimoine inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.

Questions fréquentes

Un séquestre peut-il racheter la police d'assurance vie de ma société?

C'est possible. Lorsque la société est titulaire, les droits conférés par le contrat et sa valeur de rachat sont des biens de la société. Un séquestre nommé par le tribunal en vertu de l'article 243 de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité, ou nommé à titre privé selon une convention de garantie, agit dans les limites de sa nomination, qui peuvent comprendre la prise de contrôle du contrat et une demande de rachat à l'assureur. Tout dépend de l'ordonnance, des documents de garantie et du droit provincial. Un avocat en insolvabilité peut vous le dire, et l'assureur peut confirmer par écrit ce qu'il a au dossier.

L'insaisissabilité protège-t-elle une police détenue par ma société?

Dans l'arrangement de société habituel, non. La société est titulaire et s'est désignée bénéficiaire, de sorte que la désignation familiale que protègent les lois n'existe pas. Au Québec, l'article 2457 du Code civil regarde le lien du bénéficiaire avec le titulaire ou l'adhérent. Dans les provinces de common law, les lois sur les assurances regardent son lien avec la personne dont la vie est assurée. La désignation irrévocable est une autre voie dans certaines provinces, et elle a un coût réel. Savoir si l'une ou l'autre s'applique à un contrat précis relève d'un avocat, ou au Québec d'un avocat ou d'un notaire.

Puis-je désigner mon conjoint comme bénéficiaire maintenant pour protéger la police?

Posez la question à un avocat en insolvabilité avant de signer quoi que ce soit. Un changement fait alors que la société est déjà en difficulté peut être contesté: dans une faillite, en vertu de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité, et hors faillite, en vertu du droit provincial, y compris l'action prévue à l'article 1631 du Code civil au Québec. Une société qui désigne la famille d'un actionnaire soulève aussi une question d'avantage imposable pour celui-ci, et elle peut contrevenir aux documents de prêt. Une désignation faite des années plus tôt pour de bonnes raisons est une tout autre affaire.

Mon prêteur a pris une cession de la police. Que peut-il faire?

Ce que permet la cession signée, qu'il vaut mieux lire avant une mise en demeure. Demandez à l'assureur de confirmer qu'il a reçu et inscrit la cession, et demandez à votre avocat quels droits elle donne au prêteur en cas de défaut, ce qui peut comprendre l'instruction de racheter. Consentir la cession n'était pas une disposition sur le plan fiscal: la définition du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu exclut la cession faite pour garantir une dette autre qu'une avance sur contrat. Un rachat fait en vertu de la cession en est une. Au remboursement, la cession est libérée et le contrat reste à la société.

Une convention de garantie générale vise-t-elle une police jamais cédée?

Elle le peut, mais pas automatiquement. Savoir si la convention de garantie générale d'un prêteur, ou au Québec son hypothèque mobilière, lui donne une créance sur le contrat dépend du libellé de cette convention et du droit provincial, qui traite à sa façon les droits découlant d'un contrat d'assurance. Ce qui ne change pas, c'est que le contrat est un bien de la société. Si un séquestre est nommé à l'égard des biens de la société, ou si celle-ci fait faillite, le contrat fait partie des actifs dont le séquestre ou le syndic s'occupe. Demandez à votre avocat de lire vos documents de garantie en pensant au contrat.

Si la société rachète la police, qui paie l'impôt?

La société, en tant que titulaire. Selon le paragraphe 148(1) de la Loi de l'impôt sur le revenu, elle inclut dans son revenu l'excédent du produit du rachat sur le coût de base rajusté immédiatement avant celui-ci. Si le produit ne dépasse pas le coût de base rajusté, il n'y a pas de gain sur police. Les pertes de l'année, ou les pertes reportées, peuvent absorber une partie ou la totalité d'un gain, ce que seul le comptable de la société peut confirmer. Les règles fédérales s'appliquent partout, et une société québécoise déclare aussi à Revenu Québec. Obtenez d'abord les chiffres écrits et datés de l'assureur.

Un rachat efface-t-il le compte de dividendes en capital?

Non. Un rachat n'ajoute pas au compte de dividendes en capital le crédit lié à l'assurance vie, parce que ce crédit, selon l'alinéa d) de la définition au paragraphe 89(1) de la Loi de l'impôt sur le revenu, provient d'un produit reçu par suite du décès de la personne assurée, moins le coût de base rajusté du contrat. Un rachat ne produit tout simplement pas ce crédit. Il n'efface pas non plus un solde que le compte détient déjà pour d'autres raisons. Verser un dividende en capital exige toujours le choix prévu au paragraphe 83(2) et une société en mesure de verser un dividende.

Qu'arrive-t-il si la personne assurée décède pendant que la société est insolvable?

L'assureur verse le capital-décès au bénéficiaire inscrit à son dossier. S'il s'agit de la société, la somme devient un actif de la société, et un prêteur cessionnaire est payé en premier dans la mesure où la cession lui en donne le droit. Une avance sur contrat impayée au décès réduit la somme versée. Le compte de dividendes en capital peut être crédité du capital-décès moins le coût de base rajusté du contrat, mais verser un dividende en capital exige un choix et doit respecter les conditions de solvabilité du droit des sociétés. L'avocat et le comptable de la société devraient l'examiner ensemble.

Tout prêteur doit-il donner un préavis de dix jours avant d'agir?

Non. L'article 244 de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité exige le préavis lorsqu'un créancier garanti entend mettre à exécution sa garantie sur la totalité ou la quasi-totalité des stocks, des comptes clients ou des autres biens de l'entreprise d'une personne insolvable, et l'exécution attend alors dix jours, sauf consentement. Un prêteur qui agit sur une seule police cédée ne vise peut-être pas la quasi-totalité des biens. Le tribunal peut aussi nommer un séquestre avant la fin des dix jours si la société y consent ou s'il l'estime indiqué. Traitez toute mise en demeure comme urgente et appelez votre avocat le jour même.

Une proposition en vertu de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité peut-elle arrêter le prêteur?

Elle peut faire gagner du temps, dans certaines limites. Le Bureau du surintendant des faillites explique qu'une proposition visée à la section I est offerte aux entreprises sans limite quant au montant dû, et que le dépôt d'un avis d'intention ou d'une proposition entraîne une suspension qui empêche les créanciers d'intenter ou de continuer une action. Il précise aussi qu'un créancier garanti qui a pris possession de ses biens grevés avant le dépôt peut les garder ou les vendre. Si les créanciers rejettent la proposition, la société fait faillite. Un syndic autorisé en insolvabilité dépose la proposition et peut vous dire si elle convient.

Une petite société peut-elle se prévaloir de la LACC?

Pas sous le seuil. Le Bureau du surintendant des faillites présente la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies comme une loi qui s'applique aux sociétés insolvables dont les dettes dépassent 5 millions de dollars. Une société plus petite se restructure, si elle le peut, par une proposition en vertu de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité. Sous l'une ou l'autre loi, une suspension met l'exécution en pause pour la période permise par le tribunal ou par la loi. Elle ne rend pas le contrat de la société insaisissable, et une ordonnance rendue sous la LACC ne protège pas la personne qui a cautionné la dette.

Puis-je acheter la police de ma société?

Peut-être, si le prix correspond à la juste valeur marchande et si tous ceux dont le consentement est requis l'acceptent, dont le prêteur cessionnaire et un séquestre. La juste valeur marchande peut différer de la valeur de rachat, par exemple lorsque la santé de la personne assurée a changé: une évaluation indépendante compte. La vente est une disposition pour la société, et lorsque l'acheteur a un lien de dépendance avec elle, la Loi de l'impôt sur le revenu peut fixer le produit au-delà du prix payé. Payer moins que la juste valeur invite une contestation et un avantage imposable. Votre avocat et votre comptable en décident ensemble.

Puis-je sortir la police de la société maintenant que nous avons des ennuis?

Pas avant qu'un avocat en insolvabilité l'ait examiné. Transférer le contrat à un actionnaire ou à un proche pour moins que sa valeur, ou pour rembourser un créancier avant les autres, est le genre d'opération que les articles 95 et 96 de la Loi sur la faillite et l'insolvabilité permettent au syndic de faillite de contester, avec des périodes et des critères qui dépendent de qui l'a reçu et quand. Le droit provincial, dont l'article 1631 du Code civil au Québec, peut atteindre une telle opération sans faillite. Une solution licite peut exister; votre avocat peut vous dire laquelle.

Assuris protège-t-elle ma police si c'est ma propre société qui coule?

Non. Assuris protège les titulaires si un assureur vie membre fait défaut, et non lorsque l'entreprise du titulaire fait défaut. Tout assureur vie autorisé au Canada doit en être membre. Pour l'assurance vie entière, Assuris indique qu'un titulaire conserve jusqu'à 1 000 000 $ ou 90 % du capital-décès, selon le montant le plus élevé, et jusqu'à 100 000 $ ou 90 % de la valeur de rachat, selon le montant le plus élevé, après déduction des avances sur contrat (lu le 30 septembre 2026). Rien de cela ne change ce que les créanciers de votre société peuvent atteindre.

Mon cautionnement personnel met-il ma propre assurance vie en jeu?

Un cautionnement vous rend personnellement responsable de la dette de la société, et une suspension qui protège la société ne vous protège pas: l'article 11.04 de la Loi sur les arrangements avec les créanciers des compagnies le prévoit pour une ordonnance rendue sous cette loi. Savoir si un contrat que vous détenez personnellement peut être atteint par un prêteur qui exerce votre cautionnement est une autre question, tranchée par votre désignation de bénéficiaire, son moment et le droit de votre province. Une désignation faite dans des années calmes s'analyse autrement qu'une désignation changée après la mise en demeure. Consultez votre propre avocat.

Une prime est-elle déductible si le prêteur exige la police en garantie?

Les primes d'assurance vie ne sont généralement pas déductibles. L'alinéa 20(1)e.2) de la Loi de l'impôt sur le revenu permet une déduction limitée lorsqu'une police est cédée en garantie d'un prêt et que les conditions de cet alinéa sont remplies. Savoir si la société y a droit, et pour quel montant, dépend du prêt, du prêteur et du contrat: demandez au comptable de vérifier l'alinéa au regard de vos documents. Une déduction ne change pas qui peut atteindre le contrat si la société fait défaut, et elle n'est pas, à elle seule, une raison d'acheter un contrat.

Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est le site éducatif du Centre canadien de création de patrimoine inc., ouvert à tous les Canadiens. Les services sont fournis uniquement par ce cabinet. Ses représentants détiennent un permis dans chaque province desservie: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick. Les permis personnels de José Salloum visent le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

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Dernière révision: 2026-09-30. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.

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Nature de ce site web. Ce site web est destiné à des fins d'information et d'éducation générales uniquement. Rien de ce qui s'y trouve ne constitue un conseil financier, d'assurance, fiscal ou juridique personnalisé, et sa lecture ne crée aucune relation professionnelle. José Salloum est un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis. Il n'est pas comptable professionnel agréé, il n'est pas avocat et il n'est pas inscrit auprès de l'Organisme canadien de réglementation des investissements. Il ne fournit ni conseils en valeurs mobilières, ni conseils fiscaux, ni conseils juridiques. Consultez votre propre comptable et votre conseiller juridique avant d'agir sur la foi de quoi que ce soit décrit ici.

Au sujet des produits abordés. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et non un placement. Sa fonction première est le capital-décès. Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur en fonction du rendement du compte de participation, et le rendement passé des participations n'indique pas les résultats futurs. Les garanties contractuelles dépendent de la solvabilité continue de l'assureur émetteur et ne sont garanties par aucun gouvernement. La protection des titulaires de police au Canada est assurée par Assuris, à l'intérieur de ses limites publiées. La Société d'assurance-dépôts du Canada couvre les dépôts bancaires et ne s'applique pas aux produits d'assurance. Ces stratégies ne conviennent pas à tout le monde et dépendent de la situation individuelle, des liquidités, de l'horizon temporel et des objectifs.

Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, tout gain sur la police devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

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Variation provinciale. Les titres et les exigences en matière de permis d'assurance varient selon la province et le territoire. Vérifiez le permis de votre propre conseiller auprès de l'organisme de réglementation de votre province.

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