Qu'est-ce qu'une illustration ne montre pas?
Une illustration est une projection fondée sur des hypothèses déclarées. Ce n'est ni une prévision ni le contrat. Elle suppose généralement que le barème courant se maintient sans changement pour toute la période, que chaque prime est versée à l'échéance, qu'aucune avance sur contrat n'est prise et que le contrat est conservé à vie.
Nature de cette réponse
- Type de propos: Fait contractuel
- Portée: Varie selon le contrat
Le contenu d'une illustration est fixé par l'assureur et par son logiciel. Le libellé du contrat prévaut dans tous les cas où les deux diffèrent.
Comment cela fonctionne
Ce qu'elle contient, et qu'il faut lire en premier, est la colonne garantie. Tout ce qui se trouve à côté de cette colonne est conditionnel à des hypothèses imprimées ailleurs dans le même document, habituellement en caractères plus petits que les valeurs elles-mêmes, ce qui veut dire que les chiffres les plus visibles de la page sont ceux qui dépendent de ce qui est écrit en plus petit.
Le coût ou le piège
deux colonnes, deux documents distincts
Comment lire une illustration honnêtement
- 01Lire d'abord la colonne garantie, seule
- 02Traiter l'autre colonne comme une hypothèse
- 03Demander quel barème de participations est utilisé
- 04Demander l'effet d'une réduction de ce barème
- 05Une projection n'est pas une promesse
C'est la partie qui mérite d'être bien comprise. Elle ne montre habituellement aucune ventilation des coûts, aucune ligne de taxe sur les primes, aucun montant de rémunération ni aucun autre barème: le lecteur voit donc une trajectoire sans voir ce qu'elle coûte ni ce qu'elle deviendrait sous une autre hypothèse. Le contrat prévaut dans tous les cas où les deux diffèrent, ce qui explique que le libellé du contrat est le document qui tranche une question.
Ce qui reste à demander
Un titulaire qui veut la ventilation manquante peut la demander directement à l'assureur, qui la détient même quand le document remis au moment de la vente ne l'affiche pas. La rémunération versée sur un contrat n'est pas un secret, elle est simplement absente d'une page conçue pour montrer une trajectoire et non une facture. Poser la question par écrit et conserver la réponse évite d'avoir à s'y reprendre l'année suivante, alors que la personne qui a vendu le contrat n'est peut-être plus joignable.
Une demande verbale se perd facilement dans une conversation plus large, alors qu'une demande écrite laisse une trace claire de ce qui a été demandé et de ce qui a été répondu, ce qui compte surtout au moment où la réponse est de nouveau nécessaire, des années plus tard.
Conserver ce même document écrit pour la révision de l'année suivante évite de repartir de zéro dans la même conversation.
Ces quelques minutes supplémentaires valent la peine même lorsque la rencontre semble déjà longue.
Une bonne façon d'utiliser cette liste est de la reprendre poste par poste avec la personne qui a préparé l'illustration, en demandant pour chacun une réponse écrite et non une réponse orale. Un tableau de chiffres se lit vite, mais chaque colonne repose sur une hypothèse que la page ne nomme pas toujours en clair: ce que suppose la colonne, à quelle fréquence cette hypothèse a changé par le passé, et ce qui arrive au reste du tableau si elle change encore. Rien de cela n'est un reproche envers le document lui-même, une illustration n'a pas vocation à prédire l'avenir. C'est plutôt un rappel que la page est un point de départ pour poser des questions, pas une réponse en soi, et que les réponses obtenues font partie du dossier au même titre que la page elle-même.
Qui prépare une illustration, et qui en est responsable
imposition différente, calendrier différent
D'où vient le revenu de retraite
- 01Les prestations gouvernementales
- 02Les régimes enregistrés
- 03L'épargne détenue hors régime enregistré
- 04Les régimes d'employeur, lorsqu'il y en a un
- 05Une entreprise ou un immeuble, pour bien des ménages
Un conseiller prépare l'illustration précise en utilisant un logiciel que l'assureur lui fournit et lui autorise expressément à cette fin, en y entrant l'âge du proposant, la couverture demandée et la prime envisagée, alors que c'est l'assureur qui a intégré les hypothèses sous jacentes à ce logiciel et qui répond des chiffres garantis qu'il produit. Aucune des deux parties n'est responsable de ce que fait l'autre: le conseiller ne peut pas modifier la colonne garantie d'un seul trait de plume, et l'assureur ne contrôle pas quel scénario précis le conseiller choisit d'imprimer et de remettre au proposant lors de la rencontre.
Un service de conformité, à l'intérieur de l'assureur, revoit habituellement le format de l'illustration lui-même, mais non les chiffres précis produits pour un proposant précis, avant que ce format ne soit approuvé pour utilisation à grande échelle, ce qui explique que la présentation se ressemble largement d'un conseiller à l'autre lorsqu'il s'agit du même assureur, mais puisse paraître assez différente d'un assureur à l'autre malgré des règles de fond similaires.
Ce qui change d'une illustration à l'autre
échéanciers différents, échecs différents
Deux questions dans un plan de relève
- 01Un plan de relèveLes deux suivent des échéanciers différents, et les deux échouent de façons différentes.
- 02Qui dirigera l'entrepriseUn plan limité à la direction laisse l'autre question entière.
- 03Qui détiendra l'entrepriseLa question de la propriété est celle qu'on laisse habituellement ouverte.
Chaque assureur conçoit son propre logiciel d'illustration, de sorte que la même demande, traitée par deux compagnies différentes, peut présenter la colonne garantie et la colonne non garantie selon une mise en page différente, une taille de caractères différente et un ordre différent sur la page, même si les deux respectent des règles de divulgation qui visent au fond la même idée générale. Les hypothèses qui sous-tendent la colonne non garantie changent elles aussi avec le temps, à mesure que l'historique du barème de participations propre à un assureur évolue d'une année à l'autre, de sorte qu'une illustration imprimée il y a plusieurs années ne reflète plus ce que ce même assureur illustrerait aujourd'hui pour le même proposant.
L'année où le contrat a été demandé compte également, puisqu'un contrat émis sous un barème de participations antérieur ou une conception de produit antérieure peut se comporter différemment à l'avenir qu'un contrat émis cette année sous des règles plus récentes, indépendamment de ce que montrait l'une ou l'autre illustration au moment précis de la demande initiale.
À qui cet écart importe le plus, et à qui il importe à peine
Il importe le plus à quiconque compare côte à côte deux contrats provenant de deux assureurs différents, puisque les mises en page et les hypothèses différentes rendent une lecture véritablement comparable plus difficile qu'elle n'y paraît à première vue, et à quiconque se fie à une illustration imprimée il y a plusieurs années et non à une illustration actuelle et à jour. Il importe à peine à quelqu'un qui a déjà obtenu la colonne garantie directement de l'assureur et qui ne se sert pas de la colonne illustrée pour décider quoi que ce soit, puisque pour ce lecteur le détail manquant ne portait jamais vraiment à conséquence.
Un ménage qui compare un contrat d'assurance vie entière avec participation à un produit d'un tout autre genre devrait se montrer particulièrement prudent, puisque les deux illustrations peuvent même ne pas présenter leurs chiffres sur une base réellement comparable l'une à l'autre.
Ce que cette page ne tranchera pas
quatre règles souvent confondues
L'impôt lorsqu'une prestation est versée au décès
- Le capital-décès au bénéficiaire désigné n'est pas imposé
- La prestation de décès du régime public est imposable
- Les prestations de l'employeur sont exonérées jusqu'à une limite
- Le Canada n'a pas d'impôt successoral
- La disposition réputée au décès peut être lourde
Cette page ne dit pas à un lecteur si les hypothèses d'une illustration précise sont raisonnables pour cet assureur précis à l'avenir, puisque ce jugement dépend d'un historique de barème de participations que cette page ne détient pas et ne devrait surtout pas deviner à la place de l'assureur. Un comptable peut aider un ménage à interpréter ce qu'un chiffre projeté signifierait concrètement pour sa propre situation fiscale, une fois que l'assureur fournit les chiffres réels par écrit et non de vive voix.
Le conseiller qui a préparé l'illustration est rémunéré à la commission par l'assureur, que le contrat se poursuive ou non au barème montré au moment de la vente, et ce fait doit accompagner l'illustration elle-même et non de remplacer les questions que cette page a déjà pris soin de poser plus haut.
Ce que la mauvaise nouvelle dit clairement
La ventilation manquante des coûts importe le plus précisément au moment où un titulaire décide de racheter ou de remplacer un contrat, ce qui est aussi le moment où une illustration a le moins de chances d'être réexaminée avec soin, puisque la conversation a habituellement déjà glissé vers ce qui suit. Un ménage qui n'a jamais demandé les chiffres de coûts sous jacents au moment de l'achat peut découvrir, des années plus tard, que comprendre ce qui a réellement été payé exige de reconstituer une information que l'assureur détient mais que le ménage n'a jamais demandée par écrit.
Une illustration qui présume que le barème actuel se poursuit pendant des décennies n'a pas tort de faire cette hypothèse; elle n'est simplement pas une garantie, et un ménage qui a traité la colonne illustrée comme un plan et non comme un scénario parmi d'autres peut se retrouver pris au dépourvu lorsqu'une réduction du barème de participations déplace d'un coup tous les chiffres non garantis. La colonne garantie a toujours été le point de départ le plus honnête, et un ménage qui ne l'a jamais localisée travaillait depuis le début à partir du mauvais chiffre.
Rien de tout cela n'est propre à un assureur en particulier ou à un conseiller en particulier; c'est une caractéristique de la façon dont les illustrations sont construites dans l'ensemble de l'industrie, ce qui explique précisément pourquoi poser les mêmes questions devant chaque illustration, peu importe qui l'a préparée, protège un ménage mieux que ne le fait la confiance accordée à un seul document pris isolément.
Ce qui change une fois le contrat déjà en vigueur
Une illustration de nouvelle affaire, préparée avant qu'un contrat n'existe, n'est pas le même document qu'une illustration en vigueur demandée sur un contrat déjà en cours, puisque la seconde reflète ce qui s'est réellement passé à l'intérieur de ce contrat précis plutôt qu'une projection faite avant même le versement de la première prime. Ce que montre réellement une illustration en vigueur mérite d'être lu avant de présumer que les deux documents répondent à la même question.
Un ménage qui compare l'endroit où il s'attendait à se trouver à l'émission avec l'endroit où une illustration en vigueur le situe aujourd'hui fait une comparaison plus utile que celle de deux illustrations de nouvelle affaire prises à des moments différents, puisque seule la version en vigueur reflète le barème de participations réellement déclaré au cours de chacune des années écoulées plutôt qu'une hypothèse formulée avant qu'aucune d'elles ne survienne. Une décision de cette taille peut attendre une semaine.
Où cette réponse peut ne pas s'appliquer
- Le contenu d'une illustration et les hypothèses divulguées varient selon l'assureur et selon le logiciel.
- Une illustration en vigueur sur un contrat existant repose sur d'autres hypothèses encore.
- Une version tronquée préparée pour une présentation s'arrête souvent avant la ligne où les primes cessent.
Ce qu'il faut vérifier dans votre propre contrat
- La page des hypothèses, lue avant les pages de valeurs.
- Les valeurs garanties aux années un, trois, cinq et dix.
- Une version établie à un barème réduit en plus du barème courant.
- Les notes de bas de page et les pages de signature, là où se trouvent les réserves.
Poursuivre avec l'explication complète
Lisez l'analyse complète des coûts et des risques.
Responsabilité éditoriale et divulgation
- Rédigé par
- José Salloum
- Capacité professionnelle
- Conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. place des affaires dans six provinces, par des représentants titulaires d'un permis dans chacune: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick
- Révisé par
- Palier assurance et contrat, révisé sous l'autorité propre d'un professionnel en assurance détenant un permis
- Portée
- Varie selon le contrat
- Dernière révision
- 2026-08-30
- Version
- 2.1
- Divulgation de la rémunération
- Le Centre canadien de création de patrimoine inc. peut toucher une rémunération versée par l'assureur si un contrat est souscrit. Elle prend la forme d'une rémunération de première année puis d'une rémunération de renouvellement, et son montant varie selon l'assureur, le produit, l'âge, la prime, la conception du contrat, les avenants et l'entente avec l'agent général. Aucun chiffre unique ne décrirait fidèlement tous les contrats, et aucun n'est publié ici.
- Signaler une correction
- Info@ibcfinancial.com. Écrivez sans numéro de contrat, sans renseignement médical et sans coordonnées de compte.
Dernière révision: 2026-08-30. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.
Prendre rendez-vous

