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Un prêt hypothécaire de 300 000 $ remboursé de trois façons: ce que la routine de la marge de crédit change vraiment

NOUVEAU

Dans cet exemple chiffré, la routine ne rembourse pas le prêt plus vite de façon notable. Un prêt de 300 000 $ à 4,50 % prend 25 ans avec les versements réguliers. Un surplus de 1 000 $ par mois versé directement au prêt efface toutes les dettes en 12 ans et 3 mois. Le même surplus passé par une marge de crédit à 6,45 % les efface aussi en 12 ans et 3 mois, pour presque les mêmes intérêts. Le surplus fait le travail, pas la marge.

Demandez si la routine fonctionne et vous entendrez deux réponses fortes. D'un côté, on vous montre un prêt hypothécaire qui fond en sept ans. De l'autre, on qualifie le tout d'astuce. Peu de gens prennent le temps de s'asseoir avec un seul prêt, un seul budget familial et une calculatrice, pour vérifier.

C'est ce que fait cette page. Elle prend un prêt hypothécaire canadien de 300 000 $ et un ménage à qui il reste 1 000 $ chaque mois. Puis elle rembourse le prêt de trois façons: avec les seuls versements réguliers, avec le surplus versé directement sur le prêt, et avec ce que l'on appelle le « velocity banking », une routine où la paie et les dépenses passent par une marge de crédit hypothécaire. Chaque chiffre est calculé à partir des mêmes hypothèses, du premier mois au dernier, ce qui rend la comparaison équitable et permet de voir d'où vient vraiment chaque dollar épargné.

Pourquoi faire tous ces calculs? Parce qu'un prêt hypothécaire est sans doute la plus grosse dette que vous porterez, et qu'une routine qui fait passer tout votre budget par une marge garantie par votre maison n'est pas un petit changement. Vous méritez de savoir ce qu'elle fait, chiffres en main, avant de réorganiser vos finances autour d'elle. Cette page est de l'information générale fournie par un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis. Ce n'est pas un conseil hypothécaire, fiscal, juridique ou de placement, et elle ne recommande ni prêteur, ni prêt hypothécaire, ni marge de crédit.

Commençons donc par les hypothèses, puisque tout le reste, chaque durée et chaque total, en dépend.

Que suppose l'exemple chiffré?

Exemple illustratif. Le ménage a un prêt hypothécaire de 300 000 $ amorti sur 25 ans, à taux fixe de 4,50 %, composé semestriellement. L'article 6 de la Loi sur l'intérêt exige qu'un prêt hypothécaire à versements combinés indique son taux calculé annuellement ou semestriellement, mais non par anticipation, et cet exemple utilise le calcul semestriel. À ce taux, le versement mensuel est de 1 660,42 $.

La paie nette est de 8 000 $ par mois, versée en deux montants égaux le 1er et le 15. Les dépenses courantes, hors prêt hypothécaire, totalisent 5 339,58 $ par mois et se répartissent également au fil du mois. Il reste donc un surplus d'exactement 1 000 $ par mois, après toutes les dépenses, versement hypothécaire compris.

Pour la routine, le ménage ouvre une marge de crédit à 6,45 %, dont l'intérêt est calculé chaque jour sur le solde utilisé et ajouté chaque mois. Il transfère l'argent de la marge vers le prêt par tranches de 10 000 $, la première dès le premier jour et chacune des suivantes quand la marge revient à zéro. Dans la comparaison, rien ne change pendant douze ans: aucun taux ne bouge, aucun terme n'est renouvelé à un autre taux, personne ne perd son emploi et les dépenses n'augmentent pas.

Ces chiffres sont des hypothèses, choisies uniquement pour montrer l'arithmétique. Aucun prêteur ne les a offerts, et vos propres chiffres seront différents. Les simplifications comptent aussi, et elles sont énumérées plus bas. Ce que ces hypothèses donnent, c'est un test équitable: le même prêt, la même paie, les mêmes dépenses et les mêmes 1 000 $, utilisés de trois façons différentes.

Que se passe-t-il avec les seuls versements réguliers?

les deux échecs viennent d'une seule décision

Comment cela échoue, nommé d'avance

  1. Le rachat hâtif, quand les coûts pèsent le plus
  2. La déchéance pendant qu'une avance est en cours
  3. Un gain imposable sans liquidités pour l'acquitter
  4. Financer un contrat que le ménage ne peut soutenir
  5. Utiliser le contrat sans jamais rembourser
Les deux défaillances dominantes découlent d'une décision prise avant même l'émission du contrat.

Rien de surprenant, et c'est justement ce qui en fait un bon point de départ. Le ménage paie 1 660,42 $ par mois pendant 300 mois. Le prêt prend fin après 25 ans. Le total des intérêts atteint environ 198 126 $, si bien que le ménage paie environ 498 126 $ en tout pour emprunter 300 000 $.

Les premières années semblent lentes parce que le solde est à son plus haut au départ. Dans le premier versement, environ 1 115 $ vont aux intérêts et seulement environ 546 $ au capital. Ce n'est ni une sorte d'intérêt particulière ni une astuce cachée dans le contrat. C'est le même taux appliqué à un gros solde. À mesure que le solde baisse, une plus grande part de chaque versement atteint le capital.

Le surplus de 1 000 $ ne sert pas dans cette version. Il va à l'épargne, aux dépenses ou à autre chose. Gardez bien cela en tête pour la suite, car les deux autres versions ne font rien de plus mystérieux que de mettre ces 1 000 $ au travail contre la dette.

Que se passe-t-il si le surplus va directement au prêt?

Le ménage fait passer son versement mensuel de 1 660,42 $ à 2 660,42 $. Rien d'autre ne change. Pas de marge de crédit, pas de tranches, pas de nouveau compte à ouvrir ni à surveiller.

Le prêt est remboursé en 147 mois, soit 12 ans et 3 mois. Le total des intérêts tombe à environ 89 495 $. Par rapport aux versements réguliers, l'économie est d'environ 108 631 $ et de près de treize ans. Tout cela, sans exception, vient d'une seule habitude: envoyer l'argent qui reste sur la dette, chaque mois, sans jamais le réemprunter.

Il existe une deuxième version toute simple de la même idée. Au lieu d'augmenter le versement, le ménage met les 1 000 $ de côté chaque mois et fait un remboursement forfaitaire de 10 000 $ sur le prêt dès que l'épargne atteint ce montant. Le résultat est proche: environ 150 mois et environ 92 774 $ d'intérêts. Cela coûte un peu plus parce que l'argent dort quelques mois dans l'épargne avant de réduire le solde.

Vérifiez votre contrat avant d'essayer l'une ou l'autre. L'Agence de la consommation en matière financière du Canada explique que votre prêteur appelle cela un privilège de remboursement anticipé, qu'on ne peut parfois augmenter ses versements que d'un certain montant chaque année, et que dépasser le maximum entraîne une pénalité de remboursement anticipé. Une hausse de 60 % du versement, comme dans cet exemple, est permise par certains contrats et pas par d'autres. Un prêteur sous réglementation fédérale doit présenter ces privilèges et ces frais dans un seul encadré de votre contrat hypothécaire: la réponse est donc écrite quelque part. Lisez-la.

Que se passe-t-il avec la routine de la marge de crédit?

Ici, le ménage suit la routine étape par étape, telle qu'on la présente habituellement. Il retire 10 000 $ de la marge le premier jour et les verse sur le prêt. Les deux paies sont déposées dans la marge, ce qui en réduit le solde. Toutes les dépenses, y compris le versement hypothécaire régulier, sont tirées de la marge. Comme la paie entre plus vite que les dépenses ne sortent, la marge revient peu à peu vers zéro. Quand elle y arrive, la tranche suivante de 10 000 $ va au prêt, et le cycle recommence.

Le prêt hypothécaire lui-même est remboursé en 143 mois, soit 11 ans et 11 mois. C'est le chiffre qui impressionne le plus. Ce n'est pas toute l'histoire. Quand la dernière tranche efface le prêt, la marge en doit encore une partie. Il faut au ménage quatre mois de surplus de plus pour ramener la marge à zéro. Toutes les dettes disparaissent après 147 mois, soit 12 ans et 3 mois.

Le total des intérêts est d'environ 86 736 $ sur le prêt, plus environ 2 762 $ sur la marge, soit environ 89 498 $. Comparez avec le simple versement supplémentaire: 147 mois et environ 89 495 $. La routine se termine le même mois et coûte environ 3 $ de plus.

Autrement dit, un ménage pourrait suivre chaque étape de la routine pendant douze ans et se retrouver exactement là où il aurait été en augmentant une seule fois son versement hypothécaire.

Pourquoi les deux résultats sont-ils presque identiques?

deux colonnes, deux documents distincts

Comment lire une illustration honnêtement

  1. 01Lire d'abord la colonne garantie, seule
  2. 02Traiter l'autre colonne comme une hypothèse
  3. 03Demander quel barème de participations est utilisé
  4. 04Demander l'effet d'une réduction de ce barème
  5. 05Une projection n'est pas une promesse
Une illustration qui ne peut pas se lire comme deux documents n'a pas été préparée correctement.

Parce que les mêmes 1 000 $ font exactement le même travail dans les deux cas. Chaque tranche est de l'argent emprunté. Elle déplace une dette du prêt hypothécaire vers la marge, et la marge est ensuite remboursée avec le même surplus mensuel qui aurait pu aller directement au prêt. La dette totale du ménage ne baisse qu'au rythme que permet le surplus.

La routine a bien deux petits effets, et ils tirent dans des directions opposées. D'abord, chaque paie déposée dans la marge en réduit le solde pendant quelques jours, si bien que la marge coûte un peu moins d'intérêts. Ensuite, la tranche reste sur la marge à 6,45 % en attendant d'être remboursée, et ce taux est plus élevé que le taux hypothécaire de 4,50 %. Dans cet exemple, les deux effets s'annulent presque.

Changez le taux de la marge, et vous verrez assez vite lequel des deux effets l'emporte. Le tableau garde toutes les autres hypothèses identiques.

Taux de la marge de crédit Mois avant que toutes les dettes disparaissent Total des intérêts, prêt et marge
4,50 %, le même que le prêt 146 environ 88 386 $
5,45 % 147 environ 88 926 $
6,45 % 147 environ 89 498 $
7,45 % 147 environ 90 067 $
Sans marge: surplus versé sur le prêt 147 environ 89 495 $

Quand la marge coûte autant que le prêt, la routine épargne environ 1 109 $ en douze ans, soit à peu près 90 $ par année, et se termine un mois plus tôt. C'est la valeur réelle du dépôt de la paie contre une dette. Quand la marge coûte plus cher, l'économie rétrécit, puis devient un coût. Comparez le taux de votre propre marge à votre propre taux hypothécaire pour savoir dans quelle ligne vous vous trouvez.

Aucun de ces écarts n'est important, dans un sens comme dans l'autre. Aucun ne s'approche de la transformation d'un prêt de 25 ans en prêt de 7 ans. La grosse économie de cet exemple, environ 108 000 $ par rapport aux versements réguliers, appartient au surplus, et ce surplus existe avec ou sans la marge.

Que se passe-t-il quand le surplus est plus petit, ou nul?

Refaites le même exemple avec un surplus de 500 $ au lieu de 1 000 $. Augmenter le versement hypothécaire de 500 $ efface la dette en 196 mois, environ 16 ans et 4 mois, avec environ 122 654 $ d'intérêts. La routine avec un surplus de 500 $ prend aussi 196 mois, avec environ 123 066 $ d'intérêts. Le modèle se confirme une fois de plus: la même durée, et un coût un peu plus élevé pour la routine, parce que le taux de la marge est plus élevé.

Retirez maintenant le surplus. Le ménage dépense tout ce qu'il gagne, et la marge ne revient jamais à zéro. La première tranche de 10 000 $ réduit quand même le prêt, mais le ménage doit désormais 10 000 $ sur une marge à 6,45 % au lieu de les devoir sur un prêt à 4,50 %. Si l'intérêt de la marge s'ajoute simplement au solde, les 10 000 $ deviennent environ 13 794 $ au bout de cinq ans. Le prêt est plus court. Le ménage ne s'en porte pas mieux.

C'est la version qui inquiète les critiques, et avec raison. L'Agence de la consommation en matière financière du Canada le dit clairement sur sa page consacrée aux marges de crédit: ne payer que l'intérêt veut dire ne jamais rembourser la dette. Une routine qui dépend d'un surplus ne fait rien pour un ménage qui n'en a pas, et elle peut lui laisser un solde qui grossit sur une marge garantie par sa maison.

Posez-vous cette question. Au cours des douze derniers mois, combien restait-il vraiment chaque mois, en moyenne, une fois tout payé? Pas le montant espéré. Le montant qui était là.

Que laisse de côté l'exemple?

la protection la moins chère, pour un temps

Ce que l'assurance vie temporaire fait et ne fait pas

  1. 01Une protection à durée fixe, souvent de dix à trente ans
  2. 02Elle paie si l'assuré décède pendant la durée
  3. 03Elle ne paie rien dans le cas contraire
  4. 04Elle n'a aucune valeur de rachat à aucun moment
  5. 05Elle coûte une fraction de la protection permanente
L'assurance vie temporaire répond juste à un besoin temporaire, et la transformabilité est la décision la moins coûteuse du domaine.

Un exemple chiffré n'est honnête que si l'on connaît ses simplifications. Voici donc celles de cet exemple, une à une, pour que vous puissiez juger de leur poids.

Les taux ne changent jamais. Dans la réalité, une marge de crédit est habituellement à taux variable. L'Agence indique que ce taux change à mesure que les taux du marché montent ou baissent. Un terme hypothécaire prend aussi fin après quelques années et se renouvelle au taux du moment. Ces deux changements touchent les deux versions, mais la routine porte une plus grande part de sa dette à taux variable.

La marge ne rétrécit jamais. La page de l'Agence sur la valeur nette de la maison indique qu'on peut emprunter jusqu'à 65 % de la valeur de sa maison avec une marge de crédit hypothécaire, et que la maison sert de garantie. Une marge est un crédit que le prêteur a accepté d'accorder selon les conditions de votre convention, et ce sont ces conditions qui décident de ce que le prêteur peut changer. Le simple versement supplémentaire, lui, ne dépend d'aucune marge.

Personne ne dérape. L'exemple suppose que le ménage ne traite jamais l'espace libre de la marge comme de l'argent à dépenser. C'est l'hypothèse la plus difficile à tenir dans la vraie vie, mois après mois, et c'est justement celle dont le simple versement supplémentaire n'a pas besoin.

L'exemple ne compte ni frais, ni pénalités, ni impôt. Certaines marges et certains produits hypothécaires comportent des frais. Un remboursement anticipé qui dépasse vos privilèges entraîne une pénalité. La déductibilité des intérêts dépend de l'usage qui est fait de l'argent emprunté, et la règle canadienne, différente de la règle américaine, est expliquée sur la page compagne consacrée à la routine et à l'avance sur police.

Le calendrier est simplifié. La paie arrive à deux dates fixes, les dépenses sont réparties également, et l'intérêt de la marge est calculé chaque jour et ajouté chaque mois. Un ménage dont les dépenses tombent surtout en début de mois épargnerait un peu moins grâce à la paie déposée. Un ménage payé chaque semaine épargnerait un peu plus. Aucun de ces détails ne change toutefois la conclusion principale de cette page.

Quelle est la façon la plus rapide de rembourser un prêt de 300 000 $?

La façon la plus rapide et la plus sûre est celle à laquelle cette page revient sans cesse: rembourser plus de capital, plus tôt, avec de l'argent que vous n'aurez pas à réemprunter. L'Agence énumère trois façons d'y arriver: augmenter vos versements réguliers, faire des remboursements forfaitaires, et passer aux versements accélérés hebdomadaires ou aux deux semaines.

L'option accélérée est la plus facile à commencer, parce qu'elle ne demande aucune décision chaque mois sur le surplus: une fois en place, elle se fait toute seule. L'Agence explique qu'en accélérant vos versements, vous faites l'équivalent d'un versement mensuel de plus par année. Dans cet exemple, payer 830,21 $ toutes les deux semaines au lieu de 1 660,42 $ chaque mois efface le prêt en environ 21 ans et 8 mois, avec environ 168 079 $ d'intérêts. Cela seul épargne environ 30 000 $ et plus de trois ans.

Ajoutez un surplus régulier par-dessus, et le prêt rétrécit beaucoup plus vite, comme la deuxième version l'a montré. L'ordre des étapes est simple. Connaissez vos privilèges de remboursement anticipé. Décidez du surplus sur lequel vous pouvez vraiment compter. Versez-le sur le prêt, dans ces limites. Gardez une réserve pour les urgences, afin qu'un mauvais mois ne vous ramène pas à l'emprunt.

Où se situe l'avance sur police dans cet exemple?

Certains présentateurs proposent de remplacer la marge de crédit par une avance sur police. L'idée est la même routine avec un autre prêteur: emprunter à un assureur, en donnant en garantie la valeur de rachat d'une police d'assurance vie entière avec participation, spécialement conçue et à valeur de rachat élevée, verser la tranche sur le prêt hypothécaire, puis rembourser l'avance avec le surplus.

L'arithmétique de cet exemple s'applique encore, presque telle quelle, avec trois différences qu'il faut toutefois peser avec soin. Le prêteur devient l'assureur, à un taux fixé selon le contrat, et l'intérêt de l'avance est payé à l'assureur. La police doit d'abord accumuler assez de valeur de rachat pour servir de garantie, et cela prend des années de primes. Et ces primes sortent du même surplus mensuel qui irait autrement au prêt hypothécaire. Un ménage ne peut pas dépenser deux fois les mêmes 1 000 $.

Cela ne veut pas dire qu'une police est mauvaise pour tous les ménages. Cela veut dire qu'une police est de l'assurance vie assortie d'un long engagement, et qu'on doit la choisir pour cette raison, et non comme une routine hypothécaire plus rapide. Le fonctionnement de l'avance est expliqué à la page sur les avances sur police. Pourquoi son taux et les participations ne sont pas deux chiffres qu'on peut soustraire l'un de l'autre est expliqué à la page sur l'intérêt de l'avance et les participations. La comparaison complète de la marge et de l'avance, avec les règles canadiennes de prêt et d'impôt, se trouve à la page sur la routine de la marge de crédit et l'avance sur police.

Comment faire cette vérification avec vos propres chiffres?

nommer l'autre option, sinon il n'y en a pas

La comparaison réellement honnête

  1. 01On compare habituellement une avance à un prêt externe
  2. 02Cela ne tient que si vous auriez emprunté de toute façon
  3. 03Sinon, la comparaison juste est le paiement comptant
  4. 04L'intérêt d'une avance est versé à l'assureur
  5. 05Une comparaison reste incomplète sans l'autre option nommée
L'intérêt d'une avance sur contrat est versé à l'assureur. Il ne revient pas au titulaire.

Vous n'avez pas besoin d'un logiciel spécial ni d'un tableur compliqué. Il vous faut quatre chiffres et un calculateur hypothécaire ordinaire qui permet d'ajouter des versements supplémentaires. L'Agence en publie un.

D'abord, notez le solde de votre prêt, son taux et l'amortissement qui reste, d'après votre dernier relevé. Ensuite, notez votre vrai surplus mensuel, en moyenne sur les douze derniers mois. Puis demandez par écrit à votre prêteur le taux actuel d'une marge de crédit et la façon dont il peut changer. Enfin, lisez vos privilèges de remboursement anticipé dans l'encadré de votre contrat hypothécaire.

Faites ensuite deux calculs. Dans le premier, ajoutez votre surplus au versement hypothécaire, dans la limite de vos privilèges. Dans le second, ajoutez le même montant et supposez que l'emprunt supplémentaire coûte le taux de la marge pendant quelques mois chaque fois. Si le premier calcul est déjà rapide, la routine ne le rendra pas beaucoup plus rapide. Si le premier calcul bouge à peine, le problème vient du surplus, et aucune routine ne peut le régler.

Apportez vos propres chiffres, et seulement les vôtres. Le tableur d'un présentateur repose sur les hypothèses du présentateur. Le vôtre doit reposer sur votre paie, vos dépenses et votre contrat. La page du site sur rembourser l'hypothèque ou épargner d'abord explique quoi faire d'un surplus une fois que vous en connaissez la taille réelle.

Sur quels points les critiques ont-ils raison?

Les critiques de la routine la décrivent souvent comme un remboursement anticipé avec des étapes en plus. Dans cet exemple, la description est juste. Le ménage qui a suivi chaque étape a terminé le même mois que le ménage qui a augmenté son versement une seule fois, et il a payé environ 3 $ d'intérêts de plus pour toute cette peine.

Les critiques font aussi remarquer que les chiffres de bien des présentations ne comparent pas des choses comparables. On place une routine qui utilise le surplus à côté d'un prêt hypothécaire qui ne l'utilise pas, puis on attribue toute la différence à la marge. La deuxième version de cette page existe justement pour corriger cela, et elle fait disparaître presque tout l'avantage.

Là où les critiques vont trop loin, c'est quand ils qualifient la marge de crédit d'inutile. C'est un crédit souple, et pour un ménage discipliné, elle peut être un endroit sensé où porter un solde à court terme. La conclusion équitable est plus étroite: la marge ne crée pas de vitesse, et elle ne remplace pas un surplus.

À qui la routine ne convient-elle pas?

D'abord, elle ne convient pas à un ménage sans surplus mensuel régulier. L'exemple montre pourquoi: sans surplus, la marge ne revient jamais à zéro, et le ménage finit par payer un taux plus élevé sur une partie de son prêt hypothécaire.

Elle ne convient pas à un revenu ou à des dépenses irréguliers. La routine compte sur une marge qui redescend chaque mois. Un revenu à commission, une entreprise saisonnière ou une année de grosses réparations peuvent la bloquer pendant des mois, alors que l'intérêt de la marge continue de courir.

Elle ne convient pas à un ménage qui a du mal à ne pas toucher au crédit disponible. Faire passer toutes ses dépenses par une marge de crédit, c'est vivre chaque jour à côté d'un espace d'emprunt inutilisé. Certaines personnes s'en accommodent très bien. D'autres non, et la routine ne leur offre aucune protection.

Enfin, elle ne convient pas à un ménage qui ne pourrait pas faire face à une hausse du taux de la marge ou à un changement de sa limite pendant une année difficile, puisque la maison garantit la dette.

Pour un ménage au revenu stable et à la discipline réelle, la routine peut bel et bien fonctionner. Elle ne fonctionne tout simplement pas mieux que le versement direct du même argent sur le prêt hypothécaire. L'ensemble des objections aux stratégies d'emprunt, présentées équitablement, se trouve à la page sur les objections et les risques. Ce qu'une comparaison équitable doit garder constant est expliqué à la page sur la question de la comparaison.

Ce que cette page ne vous dira pas

Elle ne vous dira pas s'il faut ouvrir une marge de crédit, modifier votre prêt hypothécaire, changer la fréquence de vos versements ou souscrire une police. Ces choix dépendent de votre revenu, de vos dépenses, de votre maison, de votre santé et de vos autres objectifs. Elle ne cite ni le taux d'un prêteur ni le taux d'avance d'un assureur, puisque chacun appartient à une seule entreprise à une seule date, et que chacun change.

Ce qu'elle peut vous laisser, en revanche, c'est un test clair, que vous pourrez appliquer à n'importe quelle présentation. Quand quelqu'un vous montre un prêt hypothécaire qui disparaît en quelques années, demandez quel surplus il a supposé, puis demandez ce que ce même surplus ferait s'il allait directement au prêt. Dans cet exemple, la réponse a été le même mois, à quelques dollars près. Le surplus est le moteur. Le reste, c'est de la tuyauterie.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

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Questions fréquentes

Le « velocity banking » fonctionne-t-il vraiment sur un prêt hypothécaire canadien?

La routine peut se faire au Canada, et le prêt se rembourse plus tôt quand il y a un vrai surplus chaque mois. Dans l'exemple chiffré de cette page, toutefois, le même surplus versé directement au prêt efface toutes les dettes aussi vite, pour presque le même total d'intérêts. La vitesse vient du surplus. La marge ajoute un taux variable, un prêt garanti par votre maison et des étapes de plus à gérer.

Quelle est la façon la plus rapide de rembourser un prêt hypothécaire de 300 000 $?

Rembourser plus de capital, plus tôt, chaque mois, avec de l'argent que vous n'aurez pas à réemprunter. Dans l'exemple de cette page, une hausse de 1 000 $ par mois ramène un amortissement de 25 ans à 12 ans et 3 mois, et les seuls versements accélérés aux deux semaines le ramènent à environ 21 ans et 8 mois. Lisez d'abord vos privilèges de remboursement anticipé, car payer plus que ce que permet le contrat peut entraîner une pénalité.

Combien d'intérêts la routine de la marge de crédit peut-elle épargner sur un prêt de 300 000 $?

Par rapport aux versements réguliers, beaucoup: environ 108 600 $ dans l'exemple de cette page, avec un surplus de 1 000 $ par mois. Par rapport au simple versement du même surplus sur le prêt, très peu. Avec une marge à 4,50 %, la routine a épargné environ 1 100 $ en douze ans; à 6,45 %, elle a coûté environ 3 $ de plus; à 7,45 %, environ 570 $ de plus. Vos propres taux et vos habitudes décident du résultat.

Existe-t-il un calculateur de « velocity banking » pour le Canada?

Vous n'avez pas besoin d'un outil spécial. N'importe quel calculateur hypothécaire qui permet d'ajouter des versements supplémentaires montre ce que fait votre surplus, et l'Agence de la consommation en matière financière du Canada en publie un. Entrez votre solde, votre taux, votre amortissement et le surplus que vous avez réellement eu au cours des douze derniers mois. Si la version avec versements supplémentaires est rapide, la marge ne la rendra pas beaucoup plus rapide.

Rembourser plus vite son prêt hypothécaire peut-il entraîner une pénalité au Canada?

Oui, si vous dépassez les privilèges de remboursement anticipé de votre contrat. L'Agence de la consommation en matière financière du Canada indique qu'on ne peut parfois augmenter ses versements que d'un certain montant chaque année, et que dépasser le maximum entraîne une pénalité. Un prêteur sous réglementation fédérale doit présenter ces privilèges et ces frais dans un seul encadré de votre contrat hypothécaire.

Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

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Dernière révision: 2026-10-27. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.

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Permis et titres. José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent autorisé par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent autorisé par l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001. Son permis personnel couvre le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique uniquement. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, et il détient la désignation Certified Cash Flow Specialist. Il s'agit de certifications privées et non de permis réglementaires, et elles ne confèrent aucune autorité gouvernementale. Tous ces titres peuvent être vérifiés dans les registres publics des organismes de réglementation.

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Rémunération. À titre de professionnel de l'assurance dûment autorisé, José Salloum reçoit des commissions des assureurs lorsqu'un client souscrit une police. Le cabinet a donc un intérêt commercial dans le résultat, et il le déclare ici afin que vous puissiez soupeser ce que vous lisez. Ce site web constitue le volet éducatif et promotionnel du Centre canadien de création de patrimoine inc.

Nature de ce site web. Ce site web est destiné à des fins d'information et d'éducation générales uniquement. Rien de ce qui s'y trouve ne constitue un conseil financier, d'assurance, fiscal ou juridique personnalisé, et sa lecture ne crée aucune relation professionnelle. José Salloum est un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis. Il n'est pas comptable professionnel agréé, il n'est pas avocat et il n'est pas inscrit auprès de l'Organisme canadien de réglementation des investissements. Il ne fournit ni conseils en valeurs mobilières, ni conseils fiscaux, ni conseils juridiques. Consultez votre propre comptable et votre conseiller juridique avant d'agir sur la foi de quoi que ce soit décrit ici.

Au sujet des produits abordés. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et non un placement. Sa fonction première est le capital-décès. Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur en fonction du rendement du compte de participation, et le rendement passé des participations n'indique pas les résultats futurs. Les garanties contractuelles dépendent de la solvabilité continue de l'assureur émetteur et ne sont garanties par aucun gouvernement. La protection des titulaires de police au Canada est assurée par Assuris, à l'intérieur de ses limites publiées. La Société d'assurance-dépôts du Canada couvre les dépôts bancaires et ne s'applique pas aux produits d'assurance. Ces stratégies ne conviennent pas à tout le monde et dépendent de la situation individuelle, des liquidités, de l'horizon temporel et des objectifs.

Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, tout gain sur la police devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

Marques de commerce et absence d'affiliation. « The Infinite Banking Concept® » et « Becoming Your Own Banker® » sont des marques d'Infinite Banking Concepts, LLC. Ni le Centre canadien de création de patrimoine inc. ni José Salloum n'est affilié à Infinite Banking Concepts, LLC ou au Nelson Nash Institute, ni commandité ou approuvé par ceux-ci. « Infinite Financial Sovereignty® » est une marque déposée de José Salloum, enregistrement TMA1420283 de l'Office de la propriété intellectuelle du Canada, enregistrée le 12 juin 2026. « La Souveraineté Financière Infinie™ » et « SFI™ » en sont les formes françaises, employées à titre de marques non enregistrées.

Variation provinciale. Les titres et les exigences en matière de permis d'assurance varient selon la province et le territoire. Vérifiez le permis de votre propre conseiller auprès de l'organisme de réglementation de votre province.

Politique de confidentialité. Personne responsable de la protection des renseignements personnels: Mona Haddad, compliance@cwcc.ca, Centre canadien de création de patrimoine inc., 203-3899 Autoroute des Laurentides, Laval, QC H7L 3H7, 514-875-9444.