Financière CBI
Prendre rendez-vous

L'intérêt de l'avance sur police et les participations: l'écart est-il vraiment un arbitrage?

Non. Le taux de l'avance sur police est l'intérêt que l'assureur exige sur l'argent que vous lui devez. Une participation est une somme que le conseil de l'assureur peut déclarer chaque année selon les résultats de son compte de participation; ce n'est pas un taux gagné sur votre valeur de rachat. Leur écart n'est donc pas un profit. Ce qui compte: le solde de l'avance croît-il plus vite que la valeur qui le garantit, et que coûte-t-elle par rapport à vos autres choix?

Quelque part dans une présentation sur l'assurance vie entière avec participation, deux chiffres apparaissent souvent côte à côte. L'un est le taux que l'assureur exige sur une avance sur police. L'autre est un chiffre de participation, parfois appelé taux d'intérêt du barème des participations. Lorsque le second paraît plus élevé que le premier, la diapositive laisse entendre que vous êtes payé davantage que ce que l'on vous facture. Lorsqu'il paraît plus bas, les critiques affirment que vous perdez de l'argent chaque année où l'avance reste ouverte.

Les deux lectures reposent sur la même erreur. Elles traitent les deux chiffres comme des taux de même nature, de sorte qu'on pourrait soustraire l'un de l'autre. Ce n'est pas le cas. L'un est un prix que vous devez. L'autre fait partie d'un calcul que l'assureur effectue chaque année, et ce n'est pas un taux gagné sur votre valeur de rachat.

Cette page explique ce que mesure chaque chiffre, pourquoi leur écart n'est pas un arbitrage, ce qui décide réellement de la santé d'une avance sur police (un prêt garanti par la valeur de rachat de votre assurance vie avec participation), et ce qu'il faut comparer à la place. C'est de l'information générale fournie par un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis, et non un conseil fiscal, juridique ou de placement. Les seuls chiffres utilisés sont des hypothèses illustratives arrondies, présentées comme telles, et aucun taux d'assureur n'y figure.

Commençons par l'affirmation elle-même.

Quelle est l'affirmation de l'arbitrage, et d'où vient-elle?

C'est l'idée qu'un titulaire gagne davantage sur sa valeur de rachat qu'il ne paie sur une avance sur police, et qu'il garde la différence. Dans la littérature qui entoure la stratégie connue sous le nom de The Infinite Banking Concept®, certains présentateurs décrivent la participation comme une croissance qui se poursuit pendant que l'avance est en cours, et la placent à côté du taux de l'avance comme s'il s'agissait de deux rendements concurrents.

La version inverse apparaît dans des articles critiques et dans les résultats de recherche. Un résumé d'IA affiché par Google en octobre 2026 pour une recherche en français sur la méthode énumérait, parmi les risques, que si le coût de l'emprunt dépasse le rendement crédité, la valeur nette diminue. Le même type de résumé, pour une recherche en anglais la veille, qualifiait l'idée d'arbitrage d'idée fausse et notait qu'une avance sur police n'est pas toujours moins chère que le taux d'un prêteur.

Chaque version contient une part de vérité. Une avance sur police laisse bel et bien la valeur à l'intérieur du contrat, si bien que la croissance du contrat ne s'arrête pas parce que vous avez emprunté. Et une avance dont les intérêts ne sont jamais payés peut, avec le temps, consumer la valeur qui la garantit. Mais aucune des deux versions ne parle vraiment d'un arbitrage, parce qu'aucun des deux chiffres n'est ce que la diapositive prétend.

Que mesure le taux de l'avance sur police?

les raisons les plus fréquentes d'un échec

À qui cette méthode ne convient pas

  1. 01Un ménage dont le revenu ne tient pas une décennie ordinaire
  2. 02Qui pourrait avoir besoin du capital dès les premières années
  3. 03Qui ne remboursera pas ce qu'il retire du contrat
  4. 04Qui ne veut pas réellement d'une protection permanente
  5. 05Qui ne peut pas dire à quoi le contrat doit servir
Rien d'extérieur n'oblige au remboursement. Cette liberté fait tout l'attrait et tout le risque.

C'est l'intérêt que l'assureur exige sur l'argent qu'il vous a avancé. La Loi de l'impôt sur le revenu définit l'avance sur police comme une avance consentie par un assureur au titulaire d'une police, en conformité avec les modalités de la police d'assurance vie. Le taux est fixé par l'assureur en vertu du contrat, il peut changer dans les limites que permet le contrat, et les intérêts sont payés à l'assureur.

Trois caractéristiques comptent davantage que le chiffre lui-même. D'abord, les intérêts sont un coût réel payé à une partie réelle, et ils ne sont pas portés au crédit de votre contrat. Ensuite, si vous ne les payez pas, l'assureur les ajoute habituellement à l'avance; le solde grossit, et les intérêts de l'année suivante sont calculés sur une somme plus importante. Enfin, l'avance n'a pas de calendrier de remboursement imposé, ce qui est une liberté et aussi un risque, parce que rien ne force le solde à diminuer. Autrement dit, une avance laissée sans paiement d'intérêts coûte un peu plus chaque année que l'année précédente.

L'Autorité des marchés financiers explique l'effet au décès sur sa page consacrée à l'utilisation de la valeur de rachat sans mettre fin à son assurance: si l'assuré décède avant que l'avance soit remboursée, l'assureur soustrait du capital les sommes dues et les intérêts accumulés. La façon dont le taux est fixé et dont une avance est administrée est expliquée sur les avances sur police.

Que mesure le chiffre de participation?

Une participation est une somme que le conseil d'administration de l'assureur peut déclarer chaque année pour les polices avec participation, selon les résultats de son compte de participation. Ces résultats comprennent les rendements de placement, la mortalité, les frais et d'autres facteurs. La participation n'est pas garantie, et ce n'est pas un taux d'intérêt versé sur votre valeur de rachat.

Le chiffre le plus souvent cité est le taux d'intérêt du barème des participations. Une publication spécialisée expliquait en avril 2023 qu'il s'agit du taux qui sert à calculer la part de la participation attribuable aux rendements de placement, et qu'il n'est pas la participation réelle. La mortalité, les frais et d'autres facteurs façonnent aussi ce qui est déclaré. Un taux d'intérêt du barème affiché en gros caractères vous apprend donc quelque chose sur le compte de participation de l'assureur. Il ne vous dit pas ce que votre propre contrat a gagné l'an dernier.

La croissance de votre propre contrat dépend de ses valeurs garanties, de sa conception, de son âge, des primes versées, de l'option de participation choisie et des participations réellement déclarées. Au début de la vie d'un contrat, la hausse de la valeur de rachat peut être inférieure aux primes versées, parce que les premières années portent les coûts les plus lourds. La façon dont une participation est utilisée dans le contrat est expliquée sur les options de participations et ce que chacune fait au contrat.

Pourquoi l'écart entre les deux n'est-il pas un arbitrage?

chacune est fausse, et corrigeable

Affirmations à ne jamais faire

  1. 01Que vous empruntez votre propre argent
  2. 02Que vous vous versez l'intérêt à vous-même
  3. 03Qu'une avance laisse le contrat intact
  4. 04Qu'elle remplace un régime enregistré
  5. 05Que les participations sont garanties
Chacune possède une version exacte, et cette version exacte demeure une raison suffisante d'examiner le contrat.

Parce qu'un arbitrage fixe un écart connu entre deux prix, et qu'ici un seul des deux est un prix. Le taux de l'avance est un coût que vous connaissez aujourd'hui et qui peut changer. La participation est une somme que vous connaîtrez une fois déclarée, et ce n'est pas un taux sur votre argent. Soustraire l'un de l'autre donne un chiffre sans signification claire.

Il y a une deuxième raison. La croissance que le contrat obtient, il l'obtiendrait sans l'avance, pourvu que l'assureur calcule les participations comme si aucune avance n'existait. Emprunter ne crée pas cette croissance. Cela ajoute seulement des intérêts à payer. Autrement dit, lorsque l'assureur ne tient pas compte de l'avance dans le calcul de la participation, l'avance ne fait pas travailler votre argent deux fois: elle vous permet d'utiliser une valeur qui continue de faire ce qu'elle faisait déjà, moyennant des intérêts. La comparaison honnête n'est donc pas « participation moins taux de l'avance ». C'est « le coût de cette avance » par rapport au « coût des autres façons de payer la même chose ».

Certains assureurs tiennent compte d'une avance en cours lorsqu'ils calculent la participation sur la partie de la valeur qui la garantit. Ceux qui empruntent les étiquettes américaines parlent alors de reconnaissance directe, et de reconnaissance non directe dans le cas contraire. Aucune de ces étiquettes n'est une catégorie juridique canadienne, et aucune ne vous dit comment fonctionne votre propre contrat tant que l'assureur ne l'a pas confirmé par écrit. Lorsque l'avance modifie bel et bien la participation, la comparaison de la diapositive se trompe deux fois.

Une troisième raison tient à l'impôt. Une avance sur police est une disposition selon le paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu; la partie de l'avance qui dépasse le coût de base rajusté (CBR) de votre intérêt dans le contrat est donc un revenu de l'année où elle est reçue. Les intérêts ne sont déductibles que lorsque l'argent sert à gagner un revenu d'entreprise ou de bien, et le paragraphe 20(2.1) ajoute que l'assureur doit les attester sur le formulaire prescrit. Les deux règles se trouvent à l'article 148 et à l'article 20 de la Loi. Une comparaison qui ignore l'impôt est incomplète avant même de commencer.

Pourquoi la comparaison côte à côte paraît-elle si convaincante?

Parce qu'elle est habituellement tirée de la colonne projetée d'une illustration. Une projection suppose que l'assureur continue de verser des participations à son barème actuel pour chaque année montrée; la ligne de la valeur de rachat monte donc régulièrement, et la ligne de l'avance paraît petite à côté. L'image est exacte selon ses hypothèses, et muette sur ce qui arrive lorsqu'elles changent.

La ligne directrice G6 de l'Association canadienne des compagnies d'assurances de personnes demande aux illustrations d'indiquer clairement quelles valeurs sont garanties et lesquelles ne le sont pas. C'est justement la distinction que la diapositive de l'arbitrage a tendance à brouiller. Placez la même avance à côté de la colonne garantie, et l'image devient souvent moins confortable, surtout dans les premières années, lorsque la valeur garantie est au plus bas et que l'avance en occupe une plus grande part.

Il y a aussi un effet de présentation. Deux pourcentages placés côte à côte invitent à la soustraction, et l'œil lit la différence comme un résultat. Le lecteur qui voit l'avance comme un prix, et la participation comme une répartition incertaine plutôt que comme deux taux, n'est plus convaincu par l'écart. La façon de lire les colonnes garanties et projetées est expliquée sur le tableau des valeurs de rachat.

Quand une avance sur police croît-elle plus vite que la valeur qui la garantit?

Lorsque les intérêts restent impayés assez longtemps, et sur ce point, les critiques ont raison. Les intérêts impayés s'ajoutent au solde, si bien que l'avance se capitalise. Si l'avance croît plus vite que la valeur de rachat qui la garantit, l'espace entre les deux se rétrécit chaque année. C'est le vrai risque caché dans l'argument de l'arbitrage, et c'est un risque que vous maîtrisez.

Exemple illustratif. Supposons une avance sur police de 20 000 $ à un taux supposé de 6 % par année, et supposons qu'aucun intérêt ne soit payé pendant cinq ans. Ce sont des nombres ronds choisis pour l'arithmétique, et non le taux d'un assureur ni les valeurs d'un contrat.

Fin de l'année Solde de l'avance si aucun intérêt n'est payé Intérêts payés dans l'année s'ils sont payés chaque année Solde de l'avance si les intérêts sont payés chaque année
1 21 200 $ 1 200 $ 20 000 $
2 22 472 $ 1 200 $ 20 000 $
3 23 820 $ 1 200 $ 20 000 $
4 25 250 $ 1 200 $ 20 000 $
5 26 765 $ 1 200 $ 20 000 $

Lisez les deux colonnes ensemble. Payer les intérêts chaque année coûte 6 000 $ sur cinq ans et laisse le solde à 20 000 $. Ne rien payer ne coûte rien aujourd'hui, mais le solde atteint environ 26 765 $; la dette a donc augmenté d'environ 6 765 $, et les intérêts de l'année suivante seront calculés sur la somme plus élevée. Aucune des deux voies n'est gratuite. L'une dépense de l'argent comptant; l'autre dépense l'espace disponible dans le contrat. Le choix entre les deux dépend de votre trésorerie, mais il doit être fait consciemment, et non par défaut.

Que cet espace s'épuise ou non dépend de l'évolution de la valeur de rachat qui garantit l'avance au cours des mêmes années. Sur un contrat aux valeurs garanties importantes, avec des participations déclarées à un bon niveau, l'espace peut tenir longtemps. Sur un jeune contrat, ou après une réduction du barème des participations par le conseil, il peut se refermer plus vite que prévu. Si la dette atteint la valeur de rachat, l'assureur envoie un avis, et si rien n'est fait, le contrat peut prendre fin. Cette fin est une disposition; le gain au-delà du coût de base rajusté peut alors devenir imposable une année où aucun argent n'arrive pour payer l'impôt.

Que change un barème des participations réduit?

Il change le côté de la valeur dans la comparaison, pas le côté de l'avance. Lorsque le conseil réduit le barème des participations, les participations futures sont plus faibles que ce que supposait l'illustration, et la valeur de rachat croît plus lentement. Le taux de l'avance ne baisse pas automatiquement pour autant. L'espace entre la dette et la valeur peut se rétrécir plus vite que prévu.

Voilà pourquoi un plan bâti sur une colonne projetée est fragile. Les valeurs projetées d'une illustration supposent que le barème actuel se maintient pendant toute la période, ce que l'assureur ne promet pas. Un plan qui ne fonctionne que si la participation ne baisse jamais n'est pas un plan que le contrat soutient. Avant de compter sur la santé d'une avance, regardez la colonne garantie et demandez ce qu'il advient de l'avance à un barème plus bas. Bien des illustrations montrent aussi une version à un barème réduit; regardez-y l'année où l'espace se refermerait. L'effet d'un barème réduit sur un projet immobilier est détaillé sur l'effet d'un barème réduit sur un plan immobilier.

Que faut-il comparer à la place?

cinq composantes au comportement distinct

Ce que coûte un contrat avec participation

  1. Les frais de mortalitéAchètent le capital-décès.
  2. La commissionConcentrée sur la première année.
  3. Les frais de police et d'administrationInclus dans la prime; demandez à l'assureur lesquels sont indiqués séparément.
  4. La taxe provinciale sur les primesIncluse dans la prime.
  5. L'intérêt d'une avanceSeulement si du capital est utilisé.
Ces coûts ne sont pas divulgués ligne par ligne comme l'est le ratio de frais de gestion d'un fonds, ce qui est une critique juste.

Comparez l'avance à vos vraies solutions de rechange pour le même besoin, et vérifiez l'avance par rapport au contrat. Ce sont deux questions différentes, et la diapositive de l'arbitrage ne répond à aucune. La première vous dit si l'emprunt auprès de l'assureur est la bonne source d'argent. La seconde vous dit si l'avance peut être portée sans danger.

Pour la première question, placez les solutions côte à côte: payer comptant, une marge de crédit garantie, un prêt non garanti, ou attendre d'avoir épargné. Pour chacune, notez le taux, qui le fixe, s'il peut changer, les modalités de remboursement et l'effet fiscal. Une avance sur police n'est pas automatiquement moins chère qu'une marge de crédit garantie; elle peut coûter davantage. Ses forces sont ailleurs: aucune évaluation de crédit externe et aucun calendrier imposé, alors qu'une marge de crédit exige d'abord une demande et l'approbation du prêteur. La comparaison complète se trouve sur l'avance sur police et les autres formes de crédit.

Pour la seconde question, demandez à l'assureur un relevé daté et regardez quatre lignes:

  • la valeur de rachat aujourd'hui et la valeur garantie de l'année prochaine;
  • le solde de l'avance aujourd'hui, y compris les intérêts ajoutés depuis le dernier relevé;
  • le taux d'intérêt exigé maintenant, et la façon dont le contrat permet de le modifier;
  • la somme que vous pourriez encore emprunter, et la distance entre la dette et la valeur.

Décidez ensuite d'un rythme de remboursement que vous pouvez tenir, même modeste. Une avance dont les intérêts sont payés chaque année se comporte tout autrement qu'une avance laissée à se capitaliser.

Comment garder une avance sur police en bonne santé?

Traitez-la comme si un prêteur externe l'avait consentie, même si personne ne vous le demandera. Fixez le montant et le calendrier de remboursement avant d'emprunter, notez-les par écrit, et respectez-les. À tout le moins, payez les intérêts chaque année pour que le solde cesse de se capitaliser.

Une règle simple convient à la plupart des ménages: remboursez l'avance sur la période que vous accepteriez d'un prêteur pour le même achat. Un véhicule financé sur cinq ans se rembourse sur cinq ans. Une rénovation remboursée sur trois ans se rembourse sur trois ans. La liberté d'une avance sur police vous permet de ralentir pendant une année difficile; elle n'est pas faite pour que le ralentissement devienne la norme. Si vous ne pouvez pas imaginer le calendrier de remboursement, c'est souvent le signe que l'achat lui-même mérite d'être repensé.

Révisez l'avance une fois par année, à l'anniversaire de la police, à l'aide du relevé de l'assureur. Notez le solde, les intérêts ajoutés, la valeur de rachat et l'espace restant. Si le barème des participations a été réduit cette année-là, regardez de nouveau l'espace, parce qu'il se refermera plus vite que prévu. Une courte révision annuelle coûte une heure. Un contrat qui prend fin avec une avance en cours peut coûter des années de croissance et une facture fiscale. La façon dont une famille mène cette révision est décrite sur la revue annuelle d'un système de financement familial.

Qu'est-ce que cela signifie pour la méthode décrite par Nelson Nash?

une critique du coût doit préciser la période

Quand le coût pèse, et quand il s'allège

  1. 01L'acquisition est concentrée au débutPremières années. Le barème garanti est bas durant les mêmes années.
  2. 02Les frais baissent en proportionAnnées médianes. Les années intermédiaires du contrat.
  3. 03Le contrat coûte peu à porterAnnées tardives.
Coûteux est exact pour la première décennie et de moins en moins exact ensuite.

Cela signifie que la méthode tient ou tombe selon la discipline, et non selon un écart de taux. La méthode connue sous le nom de The Infinite Banking Concept® demande à un ménage de financer ses achats par des avances sur police et de les rembourser comme il rembourserait un prêteur externe, afin que la capacité d'emprunt revienne pour l'achat suivant.

Vu sous cet angle, l'intérêt d'une avance sur police est le coût de l'utilisation de la valeur du contrat plutôt que de l'argent d'un prêteur externe. Il est payé à l'assureur. Ce que le ménage gagne, c'est la maîtrise du calendrier et l'absence d'une décision de crédit externe, pas une marge garantie. La description complète de la méthode, avec ses coûts et ses exigences, se trouve dans le guide de référence, et ce que « récupérer l'intérêt » peut vouloir dire au Canada, et ne peut pas vouloir dire, est expliqué sur ce que signifie récupérer l'intérêt.

Un ménage qui emprunte librement et ne rembourse jamais verra son avance grossir jusqu'à ce que le contrat ne puisse plus la soutenir. Ce résultat n'a rien à voir avec le fait que le barème des participations ait été supérieur ou inférieur au taux de l'avance le jour où celle-ci a été consentie. Inversement, un ménage qui rembourse avec régularité peut porter des avances pendant des décennies sans que l'écart entre deux taux joue le moindre rôle dans sa réussite.

Qui ne devrait pas compter sur ce genre d'emprunt?

Quiconque prévoit de laisser les intérêts impayés pendant des années, quiconque détient un contrat encore jeune qui bâtit sa valeur de rachat, et quiconque dont le plan dépend du maintien des participations au barème d'aujourd'hui. Une avance sur police convient aux personnes qui remboursent selon un calendrier qu'elles fixent et respectent, et qui surveillent le solde chaque année.

Elle ne convient pas non plus à quelqu'un qui a besoin que l'avance produise un rendement. Un contrat d'assurance vie entière avec participation est d'abord une assurance vie. Sa valeur de rachat croît selon les garanties du contrat et selon les participations que déclare le conseil, qui ne sont pas garanties. Emprunter contre elle est une façon d'utiliser cette valeur, pas une façon de la multiplier. Si le but de l'avance est de dégager une marge, la réponse honnête est qu'aucune marge n'est promise.

Et elle ne convient à personne qui n'a pas lu les dispositions du contrat sur les avances. Elles indiquent comment le taux est fixé, quand les intérêts sont ajoutés, quel avis est donné lorsque le solde approche de la valeur, et ce qui arrive si la dette la dépasse. Ces dispositions se trouvent dans le contrat lui-même, et non dans l'illustration ni dans une présentation.

Ce que cette page ne vous dira pas

Elle ne citera ni le taux d'avance ni le barème des participations d'un assureur, parce que les deux appartiennent à un assureur à une date donnée et peuvent changer. Elle ne vous dira pas si une avance convient à votre achat, parce que cela dépend de vos revenus, de votre contrat et de vos solutions de rechange. Et elle ne vous dira pas que l'écart entre deux chiffres sur une diapositive est de l'argent dans votre poche, parce que ce n'en est pas.

L'habitude utile est simple. Lorsque quelqu'un place un taux d'avance à côté d'un chiffre de participation, posez deux questions: que mesure exactement chacun de ces chiffres, et qu'arrive-t-il à mon avance si je ne paie aucun intérêt pendant cinq ans? Les réponses vous en apprendront davantage que l'écart ne le pourra jamais.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

Vous détenez un permis? Pour placer des affaires, adressez-vous directement au Centre canadien de création de patrimoine inc. Cette page s'adresse aux ménages.

En soumettant ce formulaire, vous consentez à ce que le Centre canadien de création de patrimoine inc. utilise les renseignements que vous fournissez pour répondre à votre demande et organiser votre rencontre, y compris par message texte au numéro que vous indiquez. Consultez notre politique de confidentialité.

Ce formulaire est acheminé au Centre canadien de création de patrimoine inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par le Centre canadien de création de patrimoine inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.

Questions fréquentes

Y a-t-il un arbitrage entre le taux de l'avance sur police et les participations?

Pas au sens habituel du mot. Un arbitrage fixe un gain à partir d'un écart de prix connu. Le taux de l'avance est un intérêt que vous devez à l'assureur, alors qu'une participation est une somme que le conseil peut déclarer chaque année à même son compte de participation; elle n'est pas garantie et ce n'est pas un taux gagné sur votre valeur de rachat. On ne peut pas fixer un écart entre un coût connu et une somme inconnue et discrétionnaire.

Ma valeur de rachat continue-t-elle de croître pendant que j'ai une avance sur police?

La valeur reste dans le contrat comme garantie; la croissance prévue par ses valeurs garanties se poursuit donc selon le contrat. Le calcul de la participation sur la partie qui garantit l'avance, comme si aucune avance n'existait ou non, dépend de la pratique de l'assureur, que certains décrivent comme une reconnaissance directe ou non directe. Demandez par écrit à l'assureur comment une avance touche la participation de votre contrat. Dans tous les cas, le solde de l'avance croît lui aussi si vous ne payez pas les intérêts.

Que se passe-t-il si l'intérêt de l'avance dépasse mes participations?

Rien d'immédiat, mais l'écart entre l'avance et la valeur qui la garantit se rétrécit plus vite. Si vous ne payez pas les intérêts, ils s'ajoutent à l'avance et le solde se capitalise. Si la dette atteint la valeur de rachat, l'assureur envoie un avis et le contrat peut prendre fin, ce qui constitue une disposition pouvant produire un revenu imposable. Payer les intérêts chaque année, ou rembourser une partie de l'avance, garde le solde sous contrôle.

Le taux d'intérêt du barème des participations est-il le rendement de ma police?

Non. Une publication spécialisée expliquait en avril 2023 que le taux d'intérêt du barème des participations sert à calculer la part de la participation attribuable aux rendements de placement, et qu'il n'est pas la participation réelle. La mortalité, les frais et d'autres facteurs façonnent aussi la participation. La croissance de votre propre contrat dépend en plus de sa conception, de son âge et des primes; lisez donc les valeurs garanties et le relevé de l'assureur, pas un taux affiché.

Les intérêts d'une avance sur police sont-ils déductibles?

Seulement lorsque l'argent emprunté sert à gagner un revenu d'entreprise ou de bien, selon l'alinéa 20(1)c) de la Loi de l'impôt sur le revenu, et le paragraphe 20(2.1) ajoute que l'assureur doit attester les intérêts sur le formulaire prescrit. Une avance utilisée pour une voiture, une résidence ou des vacances ne donne aucune déduction. L'avance elle-même peut aussi être imposable: la partie qui dépasse le coût de base rajusté (CBR) est un revenu de l'année où elle est reçue.

Que faut-il comparer au lieu des deux taux?

Comparez l'avance à vos vraies solutions de rechange pour le même achat: payer comptant, une marge de crédit garantie, un prêt non garanti, ou attendre. Pour chacune, notez le taux, qui le fixe, les modalités de remboursement et l'effet fiscal. Vérifiez ensuite l'avance par rapport au contrat lui-même: quel espace reste entre la dette et la valeur de rachat, et que devient cet espace si vous ne payez aucun intérêt pendant plusieurs années.

Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est le site éducatif du Centre canadien de création de patrimoine inc., ouvert à tous les Canadiens. Les services sont fournis uniquement par ce cabinet. Ses représentants détiennent un permis dans chaque province desservie: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick. Les permis personnels de José Salloum visent le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

Lire la biographie complète et les numéros de permis

Dernière révision: 2026-10-17. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.

Divulgations importantes

Avec qui vous faites affaire. Financière CBI est le site éducatif du Centre canadien de création de patrimoine inc. (cwcc.ca), le cabinet inscrit auprès de l'Autorité des marchés financiers. Le site éducatif lui-même ne détient aucun permis, ne distribue aucun produit ni service, ne donne aucun conseil individualisé et ne conclut aucune transaction. Toute relation-client, tout conseil et tout produit d'assurance passent uniquement par ce cabinet et ses représentants dûment certifiés.

Permis et titres. José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent autorisé par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent autorisé par l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001. Son permis personnel couvre le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique uniquement. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, et il détient la désignation Certified Cash Flow Specialist. Il s'agit de certifications privées et non de permis réglementaires, et elles ne confèrent aucune autorité gouvernementale. Tous ces titres peuvent être vérifiés dans les registres publics des organismes de réglementation.

Titres protégés. Le Québec et l'Ontario réservent chacun par la loi certains titres de planification et de conseil, et seule une personne détenant la désignation correspondante peut les employer. José Salloum n'en détient aucun et n'en emploie aucun. Le titre qu'il détient est celui de conseiller en sécurité financière, certifié par l'Autorité des marchés financiers, et c'est le seul titre employé sur ce site web.

Rémunération. À titre de professionnel de l'assurance dûment autorisé, José Salloum reçoit des commissions des assureurs lorsqu'un client souscrit une police. Le cabinet a donc un intérêt commercial dans le résultat, et il le déclare ici afin que vous puissiez soupeser ce que vous lisez. Ce site web constitue le volet éducatif et promotionnel du Centre canadien de création de patrimoine inc.

Nature de ce site web. Ce site web est destiné à des fins d'information et d'éducation générales uniquement. Rien de ce qui s'y trouve ne constitue un conseil financier, d'assurance, fiscal ou juridique personnalisé, et sa lecture ne crée aucune relation professionnelle. José Salloum est un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis. Il n'est pas comptable professionnel agréé, il n'est pas avocat et il n'est pas inscrit auprès de l'Organisme canadien de réglementation des investissements. Il ne fournit ni conseils en valeurs mobilières, ni conseils fiscaux, ni conseils juridiques. Consultez votre propre comptable et votre conseiller juridique avant d'agir sur la foi de quoi que ce soit décrit ici.

Au sujet des produits abordés. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et non un placement. Sa fonction première est le capital-décès. Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur en fonction du rendement du compte de participation, et le rendement passé des participations n'indique pas les résultats futurs. Les garanties contractuelles dépendent de la solvabilité continue de l'assureur émetteur et ne sont garanties par aucun gouvernement. La protection des titulaires de police au Canada est assurée par Assuris, à l'intérieur de ses limites publiées. La Société d'assurance-dépôts du Canada couvre les dépôts bancaires et ne s'applique pas aux produits d'assurance. Ces stratégies ne conviennent pas à tout le monde et dépendent de la situation individuelle, des liquidités, de l'horizon temporel et des objectifs.

Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, tout gain sur la police devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

Marques de commerce et absence d'affiliation. « The Infinite Banking Concept® » et « Becoming Your Own Banker® » sont des marques d'Infinite Banking Concepts, LLC. Ni le Centre canadien de création de patrimoine inc. ni José Salloum n'est affilié à Infinite Banking Concepts, LLC ou au Nelson Nash Institute, ni commandité ou approuvé par ceux-ci. « Infinite Financial Sovereignty® » est une marque déposée de José Salloum, enregistrement TMA1420283 de l'Office de la propriété intellectuelle du Canada, enregistrée le 12 juin 2026. « La Souveraineté Financière Infinie™ » et « SFI™ » en sont les formes françaises, employées à titre de marques non enregistrées.

Variation provinciale. Les titres et les exigences en matière de permis d'assurance varient selon la province et le territoire. Vérifiez le permis de votre propre conseiller auprès de l'organisme de réglementation de votre province.

Politique de confidentialité. Personne responsable de la protection des renseignements personnels: Mona Haddad, compliance@cwcc.ca, Centre canadien de création de patrimoine inc., 203-3899 Autoroute des Laurentides, Laval, QC H7L 3H7, 514-875-9444.