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Le tableau des valeurs de rachat: comment le lire et comment se calcule la valeur de rachat

Le tableau des valeurs de rachat est la liste des valeurs de rachat garanties, année par année, que le contrat doit obligatoirement contenir. À une date donnée, la valeur de rachat part de la valeur garantie de l'année, ajoute la valeur de l'assurance supplémentaire libérée et des participations laissées en dépôt, puis retranche toute avance sur police et ses intérêts, toute prime échue et tous frais de rachat. Les colonnes projetées d'une illustration sont des hypothèses; seul le tableau garanti est contractuel.

Le contrat arrive dans une enveloppe épaisse. Quelque part après les définitions et les avenants, il y a une page de chiffres: les années de police descendent le long de la marge, des colonnes s'alignent en haut, et des valeurs commencent petites puis grandissent. La plupart des titulaires tournent cette page sans s'y arrêter. C'est pourtant la seule page du contrat qui vous dit, par écrit et sans hypothèse, ce que vaudra la police si vous devez un jour y mettre fin.

Apprendre à la lire change les conversations qui suivent. Vous pouvez vérifier une soumission de l'assureur au lieu de la croire sur parole. Vous pouvez voir si la colonne projetée d'une illustration porte l'essentiel de l'histoire. Vous pouvez savoir, avant d'obtenir une avance ou de faire un retrait, quelle sera la valeur garantie l'an prochain et l'année suivante. Cette page vous montre où se trouve le tableau, comment la valeur de rachat se construit à partir de lui à n'importe quelle date, et comment en tirer un taux que vous pourrez comparer honnêtement. Vous saurez aussi quelles questions poser à l'assureur, et quels chiffres exiger en retour. Il s'agit d'information générale offerte par un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis; tous les chiffres qui suivent sont des nombres ronds, choisis pour l'arithmétique, et non les valeurs d'un contrat, et ce sont les chiffres de l'assureur qui s'appliquent au vôtre.

Commençons par l'endroit où regarder.

Où se trouve le tableau des valeurs de rachat, et que montre-t-il?

Dans le contrat lui-même. L'Autorité des marchés financiers précise que la méthode et le tableau servant à établir la valeur de rachat figurent obligatoirement à la police d'assurance. Le tableau donne la valeur de rachat garantie à la fin de chaque année de police et, souvent, la couverture que vous pourriez conserver sans payer d'autres primes si vous cessiez de les verser.

Regardez près des conditions particulières, dans les pages intitulées valeurs garanties, valeurs de non-déchéance ou tableau des valeurs. La première colonne indique habituellement l'année de police ou l'âge de la personne assurée. La valeur de rachat garantie se trouve à côté. Bien des contrats ajoutent le montant d'assurance libérée réduite, une couverture permanente plus petite que la valeur pourrait acheter sans autre prime, et parfois la durée pendant laquelle une assurance temporaire prolongée maintiendrait le plein montant en vigueur. Si vous ne trouvez pas cette page, demandez à l'assureur une copie complète du contrat, avec toutes ses annexes: c'est votre contrat, et il doit pouvoir vous le fournir. La page de l'organisme de réglementation, Comment utiliser une valeur de rachat sans mettre fin à son assurance, énumère ces possibilités.

Lisez le titre de chaque colonne avant les chiffres. Certains tableaux présentent les valeurs par tranche de 1 000 $ de couverture plutôt qu'en dollars. Si c'est le cas du vôtre, multipliez chaque chiffre par le nombre de milliers de dollars de couverture de votre contrat pour obtenir la valeur en dollars. Par exemple, une valeur de 85 $ par tranche de 1 000 $, dans un contrat de 250 000 $, correspond à 85 $ multiplié par 250, soit 21 250 $. Certains tableaux donnent les valeurs à la fin de chaque année, de sorte qu'une valeur en cours d'année se situe entre deux lignes.

Gardez bien séparés, dans votre esprit, le contrat et l'illustration. L'illustration a été préparée avant que le contrat existe, pour montrer comment la police pourrait se comporter selon certaines hypothèses. Ce n'est ni un contrat ni une offre. Le tableau du contrat, lui, en est un. Quand les deux ne concordent pas, c'est le contrat qui l'emporte.

Comment la valeur de rachat se calcule-t-elle à une date donnée?

l'option change le comportement du contrat

Où peut aller une participation déclarée

  1. 01Acheter de l'assurance supplémentaire libérée
  2. 02Réduire la prime à payer cette année-là
  3. 03S'accumuler en dépôt chez l'assureur
  4. 04Être versée comptant au titulaire du contrat
  5. 05Acheter de l'assurance temporaire d'un an, si le contrat le prévoit
Chaque option change le comportement du contrat avec le temps, et le choix peut généralement être modifié plus tard; demandez à l'assureur comment.

À partir de la valeur garantie de l'année en cours, à laquelle on ajoute ce que les participations ont déjà ajouté à la police, et dont on retranche ce qui est dû. La valeur garantie vient du tableau. Les ajouts viennent des participations déjà déclarées et affectées. Les déductions sont l'avance sur police et ses intérêts, toute prime échue et impayée, et les frais de rachat que prévoit le contrat, s'il y en a.

Dans un contrat avec participation, les participations déjà déclarées ne disparaissent pas. Selon l'option de participation que vous avez choisie, elles achètent de l'assurance supplémentaire libérée (ASL), de petits blocs d'assurance entièrement payée qui portent leur propre valeur de rachat, ou elles restent en dépôt chez l'assureur et produisent des intérêts. Dans un cas comme dans l'autre, elles font partie de ce que l'assureur verserait. Les participations qui n'ont pas encore été déclarées ne comptent pas; ce sont des hypothèses dans une illustration, pas des valeurs dans un relevé. Et si vous avez choisi de recevoir vos participations en espèces, elles ne s'accumulent pas dans la police et n'entrent donc pas dans ce calcul. La façon dont chaque option de participation transforme le contrat est expliquée sur la page des options de participations, et la façon dont l'assurance supplémentaire libérée bâtit de la valeur, sur l'assurance supplémentaire libérée.

Exemple illustratif. Supposons les chiffres suivants à une même date, tous des nombres ronds choisis pour l'arithmétique.

Ligne Montant
Valeur de rachat garantie de l'année en cours, tirée du tableau du contrat 40 000 $
Valeur de rachat de l'assurance supplémentaire libérée déjà achetée avec les participations 15 000 $
Participations laissées en dépôt, avec les intérêts 1 000 $
Valeur de rachat avant toute déduction 56 000 $
Avance sur police et intérêts dus moins 12 000 $
Prime échue et impayée 0 $
Frais de rachat prévus au contrat 0 $
Montant que l'assureur verserait 44 000 $

Deux libellés des relevés causent l'essentiel de la confusion. La Loi de l'impôt sur le revenu définit la valeur de rachat sans tenir compte des avances sur police, si bien qu'un relevé peut inscrire 56 000 $ sous ce titre et afficher les 44 000 $ séparément, souvent comme une valeur nette. Le chèque, c'est le montant net. Quand vous demandez une soumission, demandez les deux chiffres, chaque ligne séparément, le tout à la même date. Demandez aussi si une prime se trouve en délai de grâce à cette date, puisqu'une prime impayée réduirait le montant net.

Pourquoi la colonne garantie commence-t-elle si bas?

Parce que les premières années d'une police permanente portent ses coûts les plus lourds, et que le tableau est construit en fonction d'eux. L'assurance elle-même, la tarification médicale et financière, la taxe sur les primes et la rémunération du représentant qui a mis le contrat en place sont toutes payées tôt. L'Autorité des marchés financiers le dit simplement: « Souvent, il n'y a pas de valeur de rachat pour les premières années. »

Il ne s'agit pas de frais cachés qui disparaîtront un jour. Bien des contrats d'assurance vie entière avec participation ne prévoient aucuns frais de rachat distincts; leurs premières valeurs sont faibles parce que le tableau garanti commence bas. D'autres types de contrats, l'assurance vie universelle en particulier, peuvent prévoir des frais de rachat explicites pendant un certain nombre d'années. Le tableau, lu avec le barème des frais de rachat que le contrat prévoit, s'il y en a un, vous dit dans quel cas vous êtes.

La ligne utile à repérer est la première année où la valeur de rachat garantie atteint le total des primes que vous aurez versées à ce moment. Additionnez vous-même les primes, année après année, et marquez cette ligne. Avant cette année-là, mettre fin au contrat rend moins que ce que vous avez versé, d'après les chiffres garantis. Après, la valeur garantie dépasse le cumul de vos primes. Gardez cette ligne en tête chaque fois qu'on vous propose de modifier, de remplacer ou d'abandonner la police. Une police d'assurance vie entière avec participation, spécialement conçue et à valeur de rachat élevée, est conçue pour avancer cette ligne par rapport à un contrat bâti seulement pour le capital-décès, mais elle ne supprime pas le coût des premières années. Le portrait complet de ce que paient ces années se trouve sur la page des coûts réels.

Que signifient les autres colonnes d'une illustration?

déclarée annuellement, jamais garantie

Comment une participation est déterminée

  1. Une distribution du compte de participation de l'assureur
  2. Déclarée annuellement à la discrétion du conseil
  3. Selon les résultats, la sinistralité et les frais
  4. Ce n'est ni de l'intérêt ni un rendement
  5. Elle n'est garantie aucune année du contrat
Une participation est une part des résultats d'un compte, ni de l'intérêt ni un taux.

Une illustration montre habituellement une colonne garantie, qui correspond au tableau du contrat, et une ou plusieurs colonnes projetées qui supposent que les participations se poursuivent selon un barème donné. La ligne directrice G6 de l'Association canadienne des compagnies d'assurances de personnes demande que les illustrations indiquent clairement quelles valeurs sont garanties et lesquelles ne le sont pas, et comment les valeurs non garanties peuvent varier.

Les colonnes projetées reposent sur le barème de participations actuel de l'assureur, maintenu tel quel pendant toute la période illustrée. L'assureur ne promet pas de garder ce barème. Son conseil d'administration décide chaque année quelle participation déclarer, s'il en déclare une, selon les résultats de son compte de participation. Bien des illustrations montrent aussi une version à un barème plus bas. Cette version montre l'effet d'un changement; l'assureur ne la présente pas comme le pire scénario. Le résumé de la ligne directrice G6 sur les illustrations, publié par l'association de l'industrie, énonce ce principe de divulgation.

Trois lignes méritent votre attention avant toutes les autres. La première année, où la colonne garantie se compare à la prime que vous paierez. L'année où le capital-décès change, s'il change, et la raison de ce changement, par exemple un avenant temporaire qui prend fin. Et la dernière ligne, à la fin du contrat. Dans un contrat conçu pour durer jusqu'à 100 ans, lisez la dernière ligne de la colonne garantie: elle montre ce que le contrat lui-même prévoit à l'échéance, sans aucune hypothèse de participation. Demandez une illustration qui va jusqu'à cet âge. Une illustration coupée à 20 ou à 30 ans s'arrête avant le contrat. Ces trois lignes suffisent souvent à voir si une présentation s'appuie surtout sur des valeurs garanties ou surtout sur des hypothèses.

Ne lisez jamais un chiffre projeté sans le chiffre garanti à côté. Un chiffre projeté isolé est précisément le défaut que la ligne directrice veut éviter. Si l'illustration qu'on vous a montrée ne comporte que des valeurs projetées, demandez la colonne garantie pour les mêmes années.

Comment tirer du tableau un taux que vous pouvez comparer?

Calculez le taux annuel auquel vos primes auraient dû croître pour égaler la valeur de rachat d'une année donnée. Faites-le deux fois: une fois avec la valeur garantie, une fois avec la valeur projetée. Les deux taux vous montrent quelle part du résultat repose sur le contrat et quelle part repose sur des participations qui ne sont pas garanties.

Ce calcul s'appelle un taux de rendement interne. Il prend chaque prime à la date où elle a été versée et cherche le taux annuel unique qui amène l'ensemble de ces primes à la valeur de rachat de l'année choisie. La fonction TRI d'un tableur le fait en quelques secondes si vous inscrivez chaque prime comme un montant négatif et la valeur de rachat comme un montant positif à la dernière année. Si le tableur ne vous est pas familier, votre comptable peut faire ce calcul en quelques minutes à partir des chiffres de l'assureur.

Exemple illustratif. Supposons une prime de 10 000 $ payée au début de chaque année, et les valeurs suivantes à la fin des années indiquées. Elles sont inventées pour l'arithmétique et ne proviennent d'aucun contrat.

Fin de l'année Primes versées à ce moment Valeur de rachat garantie Taux sur la valeur garantie Valeur de rachat projetée Taux sur la valeur projetée
10 100 000 $ 82 000 $ environ moins 3,6 % par année 118 000 $ environ 3,0 % par année
20 200 000 $ 205 000 $ environ 0,2 % par année 320 000 $ environ 4,3 % par année

Lisez ce tableau lentement. Selon ces hypothèses, la valeur garantie n'a pas rattrapé les primes à la dixième année, et à la vingtième, elle vient à peine de les dépasser. La colonne projetée raconte une histoire plus forte, et tout l'écart entre les deux colonnes dépend de participations déclarées au barème supposé, chaque année, pendant vingt ans.

Deux mises en garde gardent la comparaison honnête. D'abord, une police est une assurance, pas un placement. Pendant chacune des années de ce tableau, un capital-décès était en vigueur, et le taux ci-dessus n'en tient aucun compte. Comparer ce taux à un produit d'épargne qui n'offre aucun capital-décès, c'est comparer deux choses différentes. La raison en est expliquée sur l'assurance vie n'est pas un placement. Ensuite, le taux calculé sur une valeur de rachat est un chiffre avant impôt. Mettre fin au contrat rendrait imposable la partie qui dépasse le coût de base rajusté, comme l'explique la section plus bas, de sorte que le montant que vous garderiez est inférieur à la valeur du tableau.

Demandez à l'assureur, ou demandez à votre représentant de lui demander, les valeurs de rachat garanties et projetées à 10, 20 et 30 ans, ainsi qu'à la dernière ligne. Avec ces chiffres, vous pourrez faire le calcul vous-même.

Qu'est-ce qui change le chiffre d'un relevé à l'autre?

La valeur garantie passe à la ligne suivante du tableau à chaque anniversaire de la police. Les participations, lorsque le conseil en déclare, ajoutent de l'assurance supplémentaire libérée ou des dépôts. Une avance sur police, des intérêts impayés, un retrait ou une prime manquée réduisent ce que l'assureur verserait. Une modification de la couverture peut changer le tableau lui-même.

Événement Effet sur ce que l'assureur verserait
Un anniversaire de police passe La valeur garantie passe à la ligne suivante du tableau
Une participation est déclarée et affectée De l'assurance supplémentaire libérée ou un dépôt s'ajoutent à la valeur; rien ne s'ajoute si aucune participation n'est déclarée
Une avance sur police est obtenue L'avance et ses intérêts sont déduits du montant versé
Les intérêts de l'avance ne sont pas payés Ils s'ajoutent à l'avance à la date que fixe le contrat et portent intérêt à leur tour
Un retrait ou un rachat partiel La valeur baisse, et habituellement le capital-décès avec elle
Une prime est manquée Selon le contrat, une avance automatique de prime peut être consentie, ou une option de non-déchéance peut s'appliquer
La couverture est réduite Un nouveau tableau de valeurs, plus petit, s'applique à partir du changement

Voilà pourquoi un chiffre de relevé annuel est déjà périmé le lendemain d'une avance, d'un retrait ou d'un anniversaire. Pour toute décision, demandez une soumission à une date précise. Notez cette date, et ne comparez entre elles que des soumissions établies à la même date. L'avance sur police (un prêt garanti par la valeur de rachat de votre assurance vie avec participation), son fonctionnement, son coût et son traitement fiscal sont décrits sur les avances sur police au Canada.

Que signifient les colonnes d'assurance libérée réduite et d'assurance temporaire prolongée?

un compte commun, géré par l'assureur

Ce qui soutient un contrat avec participation

  1. 01Un contrat avec participationUn seul compte soutient tous les contrats de cette catégorie.
  2. 02Les primes sont mises en communDans un seul compte, non dans un compte qui vous appartient.
  3. 03L'assureur en assure la gestionLe placement, les règlements et les frais y passent.
  4. 04Les titulaires peuvent partager le résultatCe que le compte gagne, règlements et frais payés.
  5. 05La part est déclarée annuellementÀ la discrétion du conseil, et jamais garantie.
Les garanties et le partage viennent de deux endroits différents, et un seul des deux figure au contrat.

Elles montrent ce que la valeur pourrait maintenir en vigueur si vous cessiez de payer les primes sans mettre fin au contrat. L'assurance libérée réduite utilise la valeur pour conserver une couverture permanente plus petite, sans autre prime. L'assurance temporaire prolongée l'utilise pour conserver la pleine couverture, moins toute avance, pendant une durée limitée que le tableau indique, souvent en années et en jours.

L'Autorité des marchés financiers énumère ces choix, avec l'avance sur police, parmi les façons d'utiliser une valeur de rachat sans simplement l'encaisser. Ils existent pour le moment où une prime devient trop lourde, et il vaut la peine de les connaître avant que ce moment arrive, parce que bien des contrats appliquent l'un d'eux par défaut, ou consentent une avance automatique de prime, lorsqu'une prime est manquée. L'option par défaut de votre contrat est inscrite dans ses dispositions de non-déchéance.

Lisez ces deux colonnes comme un échange entre le montant et le temps. L'assurance libérée réduite maintient une couverture à vie, à un montant plus bas que le tableau indique pour chaque année. L'assurance temporaire prolongée maintient le plein montant, mais seulement jusqu'à la date que donne le tableau, après quoi il ne reste rien. Une avance sur police impayée réduit l'une et l'autre, parce que la valeur disponible pour acheter la nouvelle couverture est la valeur après l'avance.

Exemple illustratif. Supposons un contrat dont le capital-décès est de 500 000 $ et dont le tableau indique, pour la 15e année, un montant d'assurance libérée réduite de 180 000 $ et une durée d'assurance temporaire prolongée de 22 ans. Cesser de payer les primes cette année-là et choisir l'assurance libérée réduite conserverait 180 000 $ de couverture permanente, sans plus rien à payer. Choisir l'assurance temporaire prolongée conserverait 500 000 $ pendant 22 ans, puis la couverture prendrait fin. Ces chiffres sont inventés pour la comparaison et ne proviennent d'aucun contrat; votre propre tableau donne vos propres chiffres.

Aucun de ces deux choix n'est une petite décision. Chacun modifie la couverture pour de bon, et le contrat fixe le délai dans lequel vous pouvez choisir et la possibilité, ou non, de revenir plus tard au contrat d'origine. Demandez par écrit à l'assureur les deux chiffres à la date que vous envisagez, le traitement de toute avance, et ce qui serait déclaré au fisc, le cas échéant. Décidez ensuite en famille, et avec votre comptable si c'est une société qui détient le contrat.

La valeur inscrite au tableau est-elle imposable?

Pas tant qu'elle reste dans une police exonérée. L'impôt naît lorsque vous disposez d'un intérêt dans la police: un rachat total, un retrait ou une avance sur police. La partie du produit qui dépasse le coût de base rajusté est alors un revenu pour l'année, selon le paragraphe 148(1) de la Loi de l'impôt sur le revenu, imposé à votre taux marginal et non comme un gain en capital.

Le tableau n'indique pas le coût de base rajusté. Ce coût part des primes versées et diminue au fil du temps, entre autres en raison du coût net annuel de l'assurance et des avances et retraits antérieurs, si bien que, dans une police détenue depuis longtemps, il peut être bien inférieur aux primes dont vous vous souvenez. Seul l'assureur en détient tous les éléments. Demandez-le par écrit, à la même date que votre soumission. Si c'est une société qui détient le contrat, c'est elle qui inclut le revenu dans sa déclaration, et votre comptable doit en tenir compte. Les règles d'un rachat total sont expliquées sur la page de la valeur de rachat, et celles des avances sur quand une avance sur police devient imposable. Les deux pages s'appuient sur l'article 148 de la Loi de l'impôt sur le revenu fédérale; les résidents du Québec déclarent aussi ces montants dans leur déclaration québécoise.

Quelles questions poser à l'assureur?

et ce à quoi il met fin

Ce qu'un rachat verse réellement

  1. 01La valeur de rachatTelle que le contrat la fixe pour l'année.
  2. 02Plus les participations en dépôtEt les autres sommes prévues au contrat.
  3. 03Moins toute avance sur contratAvec l'intérêt couru.
  4. 04Ce qui vous parvientL'impôt vise le gain au-delà du coût de base rajusté, pas le chèque.
Un rachat hâtif rapporte généralement le moins, parce que les premières valeurs de rachat restent sous les primes payées.

Demandez des chiffres, par écrit, à une même date précise. Cinq demandes répondent à presque tout ce qu'un titulaire doit savoir sur le tableau et sur la valeur qui se trouve derrière.

  1. La valeur de rachat garantie à 3, 5, 10, 20 et 30 ans, ainsi qu'à la dernière ligne, à côté du total des primes versées à chacune de ces années.
  2. Si le contrat prévoit des frais de rachat et, le cas échéant, leur barème année par année.
  3. Une soumission de rachat qui montre, ligne par ligne, la valeur garantie, la valeur de l'assurance supplémentaire libérée, les participations en dépôt, toute avance et ses intérêts, toute prime échue, tous frais et le montant net.
  4. Le coût de base rajusté et le montant que l'assureur déclarerait comme revenu si le contrat était racheté à cette date.
  5. La même projection au barème de participations actuel et à un barème plus bas, chacune avec la colonne garantie à côté, jusqu'à la fin du contrat.

Conservez chaque réponse avec le contrat. La prochaine fois qu'une décision dépendra de la valeur, vous comparerez une soumission récente à un document écrit, et non à un souvenir. Une soumission vieille de six mois ne décrit plus la police d'aujourd'hui; elle décrit celle d'hier.

Ce que cette page ne vous dira pas

Elle ne vous dira pas la valeur de votre propre contrat. Tous les chiffres ci-dessus sont inventés pour rendre l'arithmétique visible, et les valeurs qui s'appliquent à vous se trouvent dans le tableau de votre contrat et dans les soumissions datées de l'assureur. Elle ne vous dira pas non plus quelles participations seront déclarées; personne ne le peut, et les participations ne sont jamais garanties.

Elle ne vous dira pas comment un rachat ou un retrait toucherait votre propre impôt. Cela dépend de votre coût de base rajusté, de vos autres revenus et de l'année, et c'est à votre comptable de le confirmer à partir des chiffres de l'assureur. Les garanties du tableau sont celles de l'assureur qui a établi le contrat; Assuris protège les titulaires de polices, dans certaines limites, si un assureur membre fait faillite. Le reste de ce que fait la couverture permanente, année après année, est réuni dans l'assurance vie entière au Canada.

À qui cela ne convient pas

Bien lire le tableau ne rend pas une police permanente appropriée pour tout le monde. Si vous risquez d'avoir besoin de l'argent d'ici quelques années, les premières lignes de la colonne garantie montreront habituellement des valeurs inférieures à ce que vous aurez versé, et un compte d'épargne ou un régime enregistré répondra peut-être mieux à ce besoin. Le tableau vous montre cette réalité sans détour, et c'est l'une de ses qualités.

Si la prime pèse déjà sur votre budget, le tableau n'y changera rien. Une police permanente récompense le titulaire qui continue de payer pendant des décennies, et ses premières lignes sont le prix d'entrée. Lisez le tableau avant de signer, pas après, et décidez avec la colonne garantie sous les yeux.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

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Questions fréquentes

Comment se calcule la valeur de rachat d'une assurance vie?

Partez de la valeur de rachat garantie de l'année en cours, tirée du tableau de votre contrat. Ajoutez la valeur de rachat de l'assurance supplémentaire libérée achetée avec les participations, et les participations laissées en dépôt avec leurs intérêts. Retranchez ensuite toute avance sur police et les intérêts dus, toute prime échue et impayée, et les frais de rachat que votre contrat prévoit, s'il y en a. Le résultat est ce que l'assureur verserait. Demandez-lui une soumission datée qui montre chaque ligne.

Où se trouve le tableau des valeurs de rachat?

Dans le contrat lui-même. L'Autorité des marchés financiers précise que la méthode et le tableau servant à établir la valeur de rachat figurent obligatoirement à la police d'assurance. Cherchez les pages des valeurs garanties ou des valeurs de non-déchéance, près des conditions particulières. L'illustration préparée avant l'achat est un autre document: c'était une projection, pas un contrat, et ses colonnes non garanties sont des hypothèses.

Pourquoi la valeur de rachat des premières années est-elle inférieure aux primes payées?

Parce que les premières années portent les coûts les plus lourds de la police: l'assurance elle-même, la tarification, la taxe sur les primes et la rémunération du représentant qui a mis le contrat en place. Le tableau garanti est établi en fonction de ces coûts, il commence donc bas, et l'Autorité des marchés financiers rappelle que souvent, il n'y a pas de valeur de rachat pour les premières années. Repérez dans le tableau l'année où la valeur garantie atteint le total des primes versées.

Quelle différence y a-t-il entre les colonnes garanties et non garanties?

La colonne garantie est écrite dans le contrat et ne bouge pas avec les participations. Les colonnes non garanties d'une illustration supposent que l'assureur continue de verser des participations à son barème actuel pendant toute la période, ce qu'il ne promet pas. La ligne directrice G6 de l'industrie demande que les illustrations indiquent clairement quelles valeurs sont garanties et comment les autres peuvent varier. Jugez un contrat sur sa colonne garantie, et lisez la colonne projetée comme une hypothèse parmi d'autres.

Peut-on comparer la valeur de rachat d'une police au rendement d'un placement?

Seulement avec prudence, parce qu'une police est une assurance et non un placement. Vous pouvez calculer le taux auquel les primes versées auraient dû croître pour égaler la valeur de rachat d'une année donnée, une fois avec la colonne garantie et une fois avec la colonne projetée. Ce taux ne tient pas compte du capital-décès qui était en vigueur pendant tout ce temps, et la version projetée dépend de participations qui ne sont pas garanties.

La valeur de rachat indiquée dans le tableau est-elle imposable?

Pas tant qu'elle reste dans une police exonérée. L'impôt naît lorsque vous disposez d'un intérêt dans la police: un rachat total, un retrait ou une avance sur police. La partie qui dépasse le coût de base rajusté est alors un revenu pour l'année, selon le paragraphe 148(1) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Le tableau n'indique pas le coût de base rajusté; l'assureur le fournit sur demande.

Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

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Dernière révision: 2026-10-16. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.

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Permis et titres. José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent autorisé par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent autorisé par l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001. Son permis personnel couvre le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique uniquement. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, et il détient la désignation Certified Cash Flow Specialist. Il s'agit de certifications privées et non de permis réglementaires, et elles ne confèrent aucune autorité gouvernementale. Tous ces titres peuvent être vérifiés dans les registres publics des organismes de réglementation.

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Rémunération. À titre de professionnel de l'assurance dûment autorisé, José Salloum reçoit des commissions des assureurs lorsqu'un client souscrit une police. Le cabinet a donc un intérêt commercial dans le résultat, et il le déclare ici afin que vous puissiez soupeser ce que vous lisez. Ce site web constitue le volet éducatif et promotionnel du Centre canadien de création de patrimoine inc.

Nature de ce site web. Ce site web est destiné à des fins d'information et d'éducation générales uniquement. Rien de ce qui s'y trouve ne constitue un conseil financier, d'assurance, fiscal ou juridique personnalisé, et sa lecture ne crée aucune relation professionnelle. José Salloum est un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis. Il n'est pas comptable professionnel agréé, il n'est pas avocat et il n'est pas inscrit auprès de l'Organisme canadien de réglementation des investissements. Il ne fournit ni conseils en valeurs mobilières, ni conseils fiscaux, ni conseils juridiques. Consultez votre propre comptable et votre conseiller juridique avant d'agir sur la foi de quoi que ce soit décrit ici.

Au sujet des produits abordés. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et non un placement. Sa fonction première est le capital-décès. Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur en fonction du rendement du compte de participation, et le rendement passé des participations n'indique pas les résultats futurs. Les garanties contractuelles dépendent de la solvabilité continue de l'assureur émetteur et ne sont garanties par aucun gouvernement. La protection des titulaires de police au Canada est assurée par Assuris, à l'intérieur de ses limites publiées. La Société d'assurance-dépôts du Canada couvre les dépôts bancaires et ne s'applique pas aux produits d'assurance. Ces stratégies ne conviennent pas à tout le monde et dépendent de la situation individuelle, des liquidités, de l'horizon temporel et des objectifs.

Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, tout gain sur la police devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

Marques de commerce et absence d'affiliation. « The Infinite Banking Concept® » et « Becoming Your Own Banker® » sont des marques d'Infinite Banking Concepts, LLC. Ni le Centre canadien de création de patrimoine inc. ni José Salloum n'est affilié à Infinite Banking Concepts, LLC ou au Nelson Nash Institute, ni commandité ou approuvé par ceux-ci. « Infinite Financial Sovereignty® » est une marque déposée de José Salloum, enregistrement TMA1420283 de l'Office de la propriété intellectuelle du Canada, enregistrée le 12 juin 2026. « La Souveraineté Financière Infinie™ » et « SFI™ » en sont les formes françaises, employées à titre de marques non enregistrées.

Variation provinciale. Les titres et les exigences en matière de permis d'assurance varient selon la province et le territoire. Vérifiez le permis de votre propre conseiller auprès de l'organisme de réglementation de votre province.

Politique de confidentialité. Personne responsable de la protection des renseignements personnels: Mona Haddad, compliance@cwcc.ca, Centre canadien de création de patrimoine inc., 203-3899 Autoroute des Laurentides, Laval, QC H7L 3H7, 514-875-9444.