Emprunter sur une toute nouvelle police pour investir: le calcul de la première année, fait honnêtement
Payer une prime à une nouvelle police avec participation, emprunter sur sa valeur de rachat et investir l'avance ne bat pas le placement direct la première année. La valeur de rachat d'une nouvelle police est souvent bien inférieure à la prime payée, et cet écart est le plus gros chiffre de la comparaison. Les exemples contraires comptent la croissance de la police, mais oublient l'écart. La raison d'être de la police est la protection et le capital à long terme.
Imaginez deux personnes qui disposent des mêmes 30 000 $ et de la même occasion de placement, dont on attend un rendement de 10 % cette année.
La première investit directement les 30 000 $. La seconde verse les 30 000 $ comme première prime d'une nouvelle police d'assurance vie entière avec participation, obtient de l'assureur une avance sur la valeur de rachat, puis investit cette avance dans la même occasion. À la fin de l'année, quelqu'un présente un tableau dans lequel la seconde personne s'en tire mieux, grâce à la croissance de la police pendant l'année.
C'est une image séduisante. Mais, dans sa forme habituelle, il lui manque aussi le plus gros chiffre de toute la comparaison.
Pourquoi est-ce important? Parce que la décision de commencer une police est une décision qui engage pour des décennies, et elle doit être prise pour les bonnes raisons. Une famille qui en commence une en s'attendant à battre le placement direct dès la première année sera déçue, et les titulaires déçus cessent de payer leurs primes. Arrêter dans les premières années est ce qui peut arriver de plus coûteux à une police avec participation. Une famille qui en commence une pour les bonnes raisons, en sachant exactement ce que coûte la première année, est celle qui la garde assez longtemps pour qu'elle porte ses fruits.
Cette page expose honnêtement le calcul de la première année, avec l'écart compté. Elle explique pourquoi la comparaison habituelle induit en erreur, ce que la voie de la police offre réellement, et comment lire une illustration pour que les premières années ne réservent aucune surprise.
Voici la comparaison, faite au complet.
Que prétend la comparaison habituelle de la première année?
Elle prétend que payer une prime, emprunter sur la nouvelle valeur de rachat et investir l'avance peut battre le placement direct du même argent, même la première année, parce que la police continue de croître pendant que l'avance est investie. L'argument additionne la croissance de la police au gain de placement sur l'avance, puis compare ce total au gain du placement direct.
La version habituelle présente trois façons de financer un placement. La première est votre propre argent comptant. La deuxième est une marge de crédit, avec des intérêts payés à un prêteur. La troisième est la voie de la police: verser l'argent comme prime, emprunter auprès de l'assureur sur la valeur de rachat, puis investir l'avance.
Pour chaque voie, elle calcule un « résultat » pour l'année. Pour l'argent comptant, le gain de placement. Pour la marge de crédit, le gain moins les intérêts. Pour la voie de la police, le gain sur l'avance, plus petite, moins l'intérêt de l'avance, plus la croissance de la valeur de rachat pendant l'année. Le troisième total est présenté comme le plus élevé, ou presque, et la conclusion suit d'elle-même: la voie de la police l'emporte, même la première année.
On y ajoute souvent un argument fiscal: la croissance de la police n'est pas imposée chaque année, alors que le gain de l'investisseur direct l'est, de sorte que la voie de la police paierait aussi moins d'impôt.
Chaque chiffre d'un tel tableau peut être calculé correctement. Le problème, c'est la colonne qui n'y figure pas.
Que manque-t-il à cette comparaison?
La différence entre la prime payée et la valeur de rachat qu'elle crée le premier jour. Dans la première année d'une police avec participation, cet écart est habituellement important, parce que les premières primes paient l'assurance, les frais de l'assureur et la commission. Si on l'omet, la comparaison mesure des profits au lieu de ce que chaque personne possède.
Quand vous payez une première prime à une nouvelle police avec participation, votre valeur de rachat n'est pas égale à ce que vous avez versé. Une partie de la prime achète l'assurance elle-même. Une autre partie couvre les frais de l'assureur, y compris la commission versée au professionnel qui met la police en place, et une bonne part de ces frais tombe dans les premières années. Dans une police conçue pour le financement, une grande part de la prime passe par l'option de dépôts excédentaires pour acheter de l'assurance supplémentaire libérée (ASL), qui porte plus de valeur de rachat dès le départ. Malgré cela, la valeur de rachat de la première année est habituellement bien inférieure à la prime. Le déroulement de cette première année est expliqué à la page les douze premiers mois d'une police.
Cet écart n'est pas un frais que l'on peut éviter en empruntant. C'est le prix de l'assurance et de la constitution du contrat. Il est bien réel, et c'est à lui seul le plus gros chiffre de la comparaison de la première année.
Le tableau habituel ne le cache pas exprès. Il mesure simplement la mauvaise chose. Il demande « qu'a rapporté chaque voie cette année? » au lieu de « que possède chaque personne à la fin de l'année? ». Ce sont deux questions différentes, et seule la seconde vous dit qui est en avance.
À quoi ressemble la première année quand tout est compté?
un échange irréversible, énoncé simplement
Ce qu'une rente viagère échange
- 01Le capital est versé à un assureur
- 02L'assureur verse un revenu à vie, selon le contrat
- 03Elle écarte le risque de survivre à son argent
- 04Rien au décès, sans garantie achetée
- 05Une fois les versements commencés, le choix est définitif
Dans l'exemple fictif de cette page, l'investisseur direct termine l'année avec 33 000 $. Le titulaire de la police termine l'année avec environ 18 520 $: une valeur de rachat de 18 000 $ et un placement de 16 335 $, moins une avance de 15 815 $. Le titulaire de la police accuse un retard d'environ 14 480 $, et presque toute la différence vient de l'écart de la première année.
Voici les hypothèses. Chacune d'elles est fictive, choisie pour illustrer le calcul. Aucune n'est la valeur, le taux ou la limite d'un assureur réel.
| Hypothèse | Valeur |
|---|---|
| Argent disponible | 30 000 $ |
| Rendement du placement pour l'année | 10 % |
| Prime de première année | 30 000 $ |
| Valeur de rachat au paiement | 55 % de la prime: 16 500 $ |
| Limite d'avance | 90 % de la valeur de rachat: 14 850 $ |
| Taux de l'avance sur police | 6,5 % par année, simple, non payé pendant l'année |
| Valeur de rachat à la fin de l'année | 18 000 $ |
Voici maintenant les deux parcours, côte à côte, mesurés selon ce que chaque personne possède le dernier jour de l'année.
| Investisseur direct | Titulaire de la police | |
|---|---|---|
| Premier jour | Investit 30 000 $ | Paie une prime de 30 000 $; valeur de rachat de 16 500 $; emprunte 14 850 $ et l'investit |
| Placement en fin d'année | 33 000 $ | 16 335 $ |
| Valeur de rachat en fin d'année | Aucune | 18 000 $ |
| Avance due en fin d'année | Aucune | 15 815,25 $ (14 850 $ plus 965,25 $ d'intérêt) |
| Ce que chacun possède | 33 000 $ | 18 519,75 $ |
| Assurance vie en vigueur | Aucune | Un capital-décès permanent |
Le titulaire de la police a un retard d'environ 14 480 $ sur ce qui peut se compter en dollars aujourd'hui, et il dispose d'un capital-décès permanent que l'investisseur direct n'a pas.
Voyez maintenant comment le tableau habituel des « profits » présenterait les mêmes chiffres.
| Investisseur direct | Titulaire de la police | |
|---|---|---|
| Gain de placement | 3 000 $ | 1 485 $ |
| Intérêt de l'avance | Aucun | Moins 965,25 $ |
| Croissance de la police pendant l'année | Aucune | Plus 1 500 $ |
| « Résultat » | 3 000 $ | 2 019,75 $ |
Même selon sa propre logique, avec ces hypothèses, le tableau des profits ne montre pas la voie de la police en avance. Avec des hypothèses plus généreuses pour la croissance de la police, il pourrait le faire. Mais dans aucune des deux versions le tableau des profits ne montre les 13 500 $ qui séparaient la prime de la valeur de rachat dès le premier jour. C'est pourtant ce chiffre qui décide qui est en avance à la fin de la première année.
Pourquoi l'approche par les profits semble-t-elle si convaincante?
Parce qu'elle compare, en apparence, des choses comparables: un gain, un gain et encore un gain. Et parce que la croissance de la police est réelle. Ce qu'elle cache, c'est que les points de départ diffèrent: l'investisseur direct commence l'année avec 30 000 $ au travail, et le titulaire de la police avec 16 500 $ de valeur de rachat et une avance.
Trois habitudes de pensée donnent l'impression que l'approche par les profits est juste.
La première consiste à regarder le flux et à oublier le stock. Les gains sont des flux. Ce que vous possédez est un stock. Une voie qui produit un flux honnête à partir d'un stock beaucoup plus petit peut quand même vous laisser avec moins.
La deuxième consiste à compter la croissance de la police comme de l'argent neuf. La croissance de la valeur de rachat pendant l'année est réelle, mais c'est une croissance sur une valeur qui partait en dessous de ce qui avait été payé. Compter la croissance sans compter le manque à gagner, c'est ne compter que la moitié du changement.
La troisième consiste à traiter l'avance comme un capital gratuit. L'avance permet au titulaire de la police d'investir pendant que la valeur de rachat reste en place. C'est réellement utile. Mais c'est un emprunt, avec des intérêts, et le placement qu'il finance est plus petit que celui que l'investisseur direct a fait avec la totalité des 30 000 $.
Rien de tout cela ne rend la voie de la police mauvaise en soi. Cela fait simplement de la comparaison de la première année la mauvaise façon de la juger.
Le capital-décès comble-t-il l'écart?
un compte commun, géré par l'assureur
Ce qui soutient un contrat avec participation
- Un contrat avec participationUn seul compte soutient tous les contrats de cette catégorie.
- Les primes sont mises en communDans un seul compte, non dans un compte qui vous appartient.
- L'assureur en assure la gestionLe placement, les règlements et les frais y passent.
- Les titulaires peuvent partager le résultatCe que le compte gagne, règlements et frais payés.
- La part est déclarée annuellementÀ la discrétion du conseil, et jamais garantie.
Il change la comparaison, mais la comble rarement la première année. Le titulaire de la police a une protection permanente dès le premier jour. Une comparaison équitable ferait aussi acheter une protection à l'investisseur direct, par exemple une assurance vie temporaire, et en déduirait le coût. Ce coût est habituellement bien inférieur à l'écart de la première année.
La protection n'est pas un avantage accessoire dans cette comparaison. C'est le produit lui-même. Une police d'assurance vie entière avec participation est d'abord de l'assurance vie, et sa valeur de rachat et ses dispositions sur les avances sont des caractéristiques de cette assurance. Un investisseur direct qui a besoin d'une protection doit la payer quelque part.
La version équitable de la comparaison est donc la suivante: le placement direct, plus le coût de la protection dont la famille a besoin, face à la voie de la police. Pour une famille qui a besoin d'une protection permanente, la valeur de la police comprend une protection que l'investisseur direct devrait autrement acheter, peut-être à un coût plus élevé plus tard, ou pas du tout si sa santé change. Pour une famille qui n'a pas besoin de protection, la comparaison est simple: la voie de la police n'est pas le bon outil.
La première année, le coût d'une protection temporaire pour le même montant est habituellement beaucoup plus faible que l'écart entre la prime et la valeur de rachat. Le capital-décès rend donc la voie de la police plus raisonnable, mais il ne lui fait pas gagner la première année.
Quand la voie de la police rattrape-t-elle son retard?
Au fil des années, pas des mois. À mesure que les primes se poursuivent, que l'assurance supplémentaire libérée s'accumule et que des participations sont déclarées, s'il y a lieu, la valeur de rachat croît jusqu'à dépasser le total des primes payées. L'année où cela se produit dépend de la conception, de votre âge, de votre santé et de participations qui ne sont pas garanties. Votre illustration l'indique.
Une police avec participation est construite pour le long terme. Dans une conception axée sur le financement, la valeur de rachat nette devrait dépasser le total des primes payées à un moment donné du contrat, après quoi chaque année supplémentaire peut ajouter plus de valeur de rachat que la prime payée cette année-là. C'est alors que la police commence à fonctionner comme ses partisans la décrivent, c'est-à-dire comme une réserve capable de financer des achats et des placements sans prêteur. Le temps qu'il faut habituellement avant qu'une police puisse financer un achat est expliqué à la page combien de temps avant qu'une police puisse financer un achat.
Lisez l'illustration pour y trouver trois choses:
- La valeur de rachat nette, année par année, dans la colonne garantie et dans la colonne projetée.
- Le total des primes payées, année par année, juste à côté.
- La première année où la valeur de rachat nette dépasse le total des primes, dans chacune des colonnes.
La colonne garantie montre le plancher inscrit au contrat. La colonne projetée suppose que le barème de participations actuel se maintient, ce qui n'est pas garanti. L'écart entre les deux colonnes correspond à la partie de l'histoire qui dépend de décisions que le conseil d'administration de l'assureur n'a pas encore prises. La façon de lire ce tableau est expliquée à la page lire le tableau des valeurs de rachat.
Et l'impôt?
La croissance dans une police exonérée n'est pas imposée chaque année, ce qui est un avantage réel par rapport à un compte imposable. Mais une avance sur police est une disposition et peut créer un revenu au-delà du coût de base rajusté, le placement acheté avec l'avance est imposé normalement, et l'intérêt de l'avance n'est déductible que si l'argent produit un revenu et que l'assureur le vérifie.
Trois règles déterminent le portrait fiscal.
La croissance à l'intérieur d'une police exonérée n'est pas incluse dans le revenu chaque année, selon le paragraphe 12.2(1) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les intérêts, les revenus d'actions et les gains réalisés d'un investisseur direct dans un compte ordinaire sont imposés à mesure qu'ils se produisent. Sur des décennies, cette différence compte.
Une avance sur police est une disposition selon le paragraphe 148(9). Si l'avance dépasse le coût de base rajusté (CBR) de la police, l'excédent est un revenu. La première année, le CBR est habituellement proche de la prime payée, de sorte qu'une avance de première année crée rarement un revenu, mais la règle compte plus tard.
L'intérêt sur une avance sur police utilisée pour tirer un revenu d'une entreprise ou d'un bien peut être déductible selon le sous-alinéa 20(1)c)(i), mais seulement dans la mesure où l'assureur le vérifie sur le formulaire prescrit, selon le paragraphe 20(2.1). Le placement acheté avec l'avance est imposé de la façon habituelle.
L'avantage fiscal est donc réel, et il joue à long terme. Il ne change pas le résultat de la première année, parce qu'il ne touche pas à l'écart entre la prime et la valeur de rachat.
Qu'offre réellement la voie de la police, et que coûte-t-elle?
Elle offre une protection permanente, des valeurs garanties, une valeur de rachat qui croît sans impôt annuel tant que la police est exonérée et, avec le temps, une réserve qui peut financer des achats et des placements sans prêteur. Elle coûte un écart important la première année, un engagement de nombreuses années, des intérêts sur chaque avance et des participations qui ne sont pas garanties.
Voici le registre honnête.
| Ce qu'offre la voie de la police | Ce qu'elle coûte |
|---|---|
| Une protection permanente dès le premier jour | L'assurance a un prix réel, surtout au début |
| Des valeurs de rachat garanties inscrites au contrat | Une valeur de rachat bien inférieure aux primes dans les premières années |
| Une croissance non imposée chaque année tant que la police est exonérée | Une avance est une disposition; les placements achetés avec elle sont imposés |
| Une avance sans demande de crédit, dans la limite du contrat | Des intérêts au taux de l'assureur, qui peut changer |
| Avec le temps, une réserve pour financer des achats et des placements | Des années de primes avant que cette réserve soit importante |
| Des participations qui peuvent s'ajouter aux valeurs | Les participations ne sont pas garanties |
Lisez ce tableau et la conclusion est claire. La voie de la police n'est pas un moyen de battre le placement direct la première année. C'est un moyen de bâtir une protection permanente et une réserve de financement à long terme, pour une famille qui a besoin des deux et qui peut continuer de payer ses primes pendant les années lentes.
Comment comparer équitablement les deux parcours?
et ce à quoi il met fin
Ce qu'un rachat verse réellement
- 01La valeur de rachatTelle que le contrat la fixe pour l'année.
- 02Plus les participations en dépôtEt les autres sommes prévues au contrat.
- 03Moins toute avance sur contratAvec l'intérêt couru.
- 04Ce qui vous parvientL'impôt vise le gain au-delà du coût de base rajusté, pas le chèque.
Comparez ce que chaque personne possède à la fin de la même période, et non ce que chacune a gagné. Comptez la prime comme de l'argent versé et la valeur de rachat comme de l'argent possédé. Incluez le coût de la protection dont l'investisseur direct aurait besoin. Et étendez la comparaison sur toute la durée du plan, pas sur une seule année.
Voici une liste de vérification qui garde toute comparaison honnête.
- Même argent, même date. Les deux parcours commencent avec le même argent, le même jour.
- Possédé, pas gagné. À la fin, dressez la liste de ce que chaque personne possède, moins ce qu'elle doit.
- La prime n'est pas la valeur de rachat. Utilisez la valeur de rachat nette, pas la prime payée.
- Les avances sont dues. Incluez l'avance et ses intérêts.
- La protection a un prix. Si la famille a besoin d'une protection, ajoutez son coût au parcours direct.
- L'impôt, des deux côtés. L'impôt sur les gains de l'investisseur direct à mesure qu'ils se produisent; l'impôt sur la police seulement là où une avance ou un rachat crée un revenu.
- Assez longtemps pour que cela compte. Faites la comparaison sur dix ou vingt ans, en utilisant la colonne garantie de l'illustration et sa colonne projetée.
Que révèle l'écart de la première année sur la conception d'une police?
Il révèle la façon dont la prime est répartie. Dans une police conçue pour le financement, une plus grande part de chaque paiement passe par l'option de dépôts excédentaires pour acheter de l'assurance supplémentaire libérée, qui porte davantage de valeur de rachat dès le départ, et une plus petite part va à la prime de base. L'écart est plus faible dans cette conception, mais il ne disparaît pas pour autant.
L'écart entre la prime et la valeur de rachat de la première année n'est pas le même dans toutes les polices. Il dépend surtout de la façon dont la prime est répartie entre le contrat de base et l'option de dépôts excédentaires. Un contrat bâti surtout sur la prime de base présente un écart important dans ses premières années et très peu de valeur sur laquelle obtenir une avance. Un contrat bâti avec une grande part de la prime consacrée à l'achat d'assurance supplémentaire libérée présente un écart plus faible, parce que l'assurance supplémentaire libérée est entièrement payée à l'achat et porte une valeur de rachat après les frais de l'assureur.
D'autres caractéristiques modifient aussi l'écart. Un avenant d'assurance temporaire intégré au contrat peut augmenter le capital-décès à moindre coût et laisser plus de place à l'assurance supplémentaire libérée. L'âge et la santé de l'assuré modifient le coût de l'assurance elle-même. Et les frais que l'assureur déduit de chaque paiement à l'option de dépôts excédentaires varient d'un contrat à l'autre.
Aucune de ces caractéristiques ne fait de la première année un placement gagnant. Elles en font un coût plus modeste. C'est pourquoi la conversation sur la conception compte davantage que n'importe quelle comparaison de la première année: c'est elle qui décide de la rapidité avec laquelle la valeur de rachat peut rattraper les primes, et du moment où la police pourra remplir le rôle pour lequel on l'a achetée.
Quand on vous présente une conception, posez ces questions sur les premières années.
- Quelle part de ma prime va au contrat de base, et quelle part à l'option de dépôts excédentaires?
- Quelle est la valeur de rachat nette à la fin des années un, trois et cinq, dans la colonne garantie et dans la colonne projetée?
- Quels frais sont déduits de chaque paiement à l'option de dépôts excédentaires?
- Un avenant d'assurance temporaire est-il intégré, et qu'advient-il de cet avenant avec le temps?
- Si je ne peux payer que la prime de base lors d'une année difficile, qu'advient-il de la conception?
Un professionnel qui peut répondre clairement à ces cinq questions, l'illustration en main, a conçu la police autour de votre objectif plutôt qu'autour du tableau de la première année. La façon dont l'option de dépôts excédentaires alimente la valeur de rachat des premières années, et la raison pour laquelle ses droits se perdent facilement, sont expliquées à la page maximiser l'option de dépôts excédentaires.
Qui devrait vous aider à faire les calculs?
cinq produits, une seule décision
Les contrats permanents et temporaires
- 01L'assurance vie temporaire, à durée fixe et sans valeur de rachat
- 02L'assurance vie entière, permanente avec valeur garantie
- 03L'assurance vie entière avec participation
- 04L'assurance vie universelle, où le titulaire décide davantage
- 05La rente viagère, du capital échangé contre un revenu à vie
Un professionnel en assurance titulaire d'un permis, ayant des années d'expérience concrète dans la conception de polices avec participation pour le financement, qui vous montrera la valeur de rachat nette à côté du total des primes, année par année; et un comptable qui peut confirmer le traitement fiscal de l'avance, du placement et des intérêts.
Le produit sans la compréhension n'est qu'une police d'assurance. La compréhension sans l'expérience n'est que de la théorie. Un professionnel qui a accompagné des titulaires dans les premières années de ces contrats vous montrera l'écart avant que vous achetiez, et non après. Au Québec, le professionnel en assurance est un conseiller en sécurité financière; dans les autres provinces, c'est un agent d'assurance vie titulaire d'un permis.
Je dois être clair sur ma propre situation: je suis rémunéré par des commissions versées par les assureurs lorsqu'une police est achetée. Cette commission fait partie de l'écart de la première année que décrit cette page. C'est un conflit d'intérêts, et c'est l'une des raisons pour lesquelles cette page place l'écart au centre de la comparaison.
Comment lire les chiffres de cette page?
Chaque montant, taux et valeur de l'exemple est une hypothèse fictive: une prime de 30 000 $, une valeur de rachat de première année de 55 %, une limite d'avance de 90 %, un taux d'avance de 6,5 %, un rendement de placement de 10 % et une valeur de rachat de 18 000 $ en fin d'année. Aucun n'est la valeur, le taux ou la limite d'un assureur ou d'un placement réel. Les règles fiscales sont celles de la Loi de l'impôt sur le revenu, codifiée au 30 septembre 2026.
Les résultats sont avant impôt, sauf indication contraire. Les participations des polices avec participation ne sont pas garanties et sont déclarées chaque année par le conseil d'administration de l'assureur. Les valeurs garanties sont celles d'un seul assureur et dépendent de sa solidité financière. Les avances sur police portent intérêt au taux de l'assureur. Les montants sont en dollars canadiens.
Ce que cette page ne vous dira pas
Cette page montre comment comparer la première année d'un placement financé par une police avec le placement direct. Elle ne vous dit pas quelle sera la valeur de rachat de votre propre police, ce que facture un assureur, ni ce que rapportera un placement. Elle ne vous dit pas s'il faut commencer une police. Ces réponses dépendent de votre âge, de votre santé, de vos revenus, de vos besoins de protection et de votre situation fiscale, et elles viennent de votre professionnel en assurance et de votre comptable. Ce qu'elle peut vous donner, c'est une façon de lire toute comparaison de la première année qu'on vous présente: demandez ce que chaque personne possède à la fin de l'année, et non ce que chacune a gagné, et demandez où la prime est allée dès le premier jour.
À qui cela ne convient pas
Commencer une police pour financer des placements ne convient pas à quelqu'un qui s'attend à un rendement dès la première année, qui a besoin de l'argent d'ici quelques années, qui n'a pas besoin d'une protection permanente, ou qui ne peut pas continuer de payer ses primes pendant les années lentes. Pour cette personne, investir directement, avec une protection temporaire au besoin, est habituellement le choix le plus judicieux.
Cela peut convenir à quelqu'un qui a besoin d'une protection permanente, qui dispose d'un surplus de revenu stable et qui veut bâtir, sur de nombreuses années, une réserve capable de financer des achats et des placements sans prêteur. Pour cette personne, la première année n'est pas une course à gagner. Ce sont les fondations que l'on coule.
Jugez des fondations par l'édifice qu'elles porteront, pas par le premier jour où elles prennent.
Rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.
Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.
Ce formulaire est acheminé au Centre canadien de création de patrimoine inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par le Centre canadien de création de patrimoine inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.
Questions fréquentes
Emprunter sur une nouvelle police peut-il battre le placement direct de l'argent la première année?
Pourquoi certains exemples montrent-ils la voie de la police en avance dès la première année?
La voie de la police est-elle donc une mauvaise idée?
Quand la valeur de rachat rattrape-t-elle les primes payées?
La croissance à l'intérieur de la police est-elle à l'abri de l'impôt?
L'intérêt sur une avance sur police utilisée pour investir est-il déductible?
Le capital-décès change-t-il la comparaison?
Que devrais-je demander avant de commencer une police pour financer des placements?
Sources
- Loi de l'impôt sur le revenu, L.R.C. 1985, ch. 1 (5e suppl.), paragraphe 12.2(1): l'inclusion annuelle du revenu tiré d'une police ne s'applique pas à une police exonérée; paragraphe 148(9): une avance sur police est une somme avancée par l'assureur et constitue une disposition; sous-alinéa 20(1)c)(i) et paragraphe 20(2.1): l'intérêt sur une avance sur police utilisée pour tirer un revenu d'une entreprise ou d'un bien n'est considéré comme un intérêt déductible que dans la mesure où l'assureur le vérifie sur le formulaire prescrit. Site Web de la législation (Justice) Canada, Loi à jour au 30 septembre 2026., vérifié le 2026-10-29
- Tous les montants, taux et valeurs de l'exemple sont des hypothèses fictives calculées pour cette page: une prime de première année de 30 000 $, une valeur de rachat égale à 55 % de la prime au paiement, une limite d'avance de 90 % de la valeur de rachat, un taux d'avance de 6,5 %, un rendement de placement de 10 % et une valeur de rachat de 18 000 $ en fin d'année. Ce ne sont pas les valeurs, les taux ni les limites d'un assureur ou d'un placement réel., vérifié le 2026-10-29
Dernière révision: 2026-10-29. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.
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