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Quelle est la valeur de rachat d'une assurance vie entière de 100 000 $? Pourquoi le capital assuré n'y répond pas

NOUVEAU

Il n'existe pas une seule valeur de rachat pour une assurance vie entière de 100 000 $. Les 100 000 $ sont le capital assuré, c'est-à-dire le capital-décès. La valeur de rachat est un autre chiffre, fixé par le tableau de votre propre contrat: souvent faible ou nulle les premières années, puis croissante, et sur bien des conceptions égale au capital assuré à l'âge prévu au contrat. Demandez ce tableau et une soumission de rachat datée à l'assureur.

Tapez « quelle est la valeur de rachat d'une assurance vie de 100 000 $ » dans un moteur de recherche, et une réponse assurée s'affiche en quelques secondes. Certaines pages montrent un graphique. Un résumé construit même un tableau type, année par année, pour une police souscrite à 30 ans. Les chiffres ont l'air précis. Le problème, c'est qu'ils n'appartiennent à personne, et qu'ils ne peuvent pas vous dire ce que vaut votre propre police.

C'est plus important qu'il n'y paraît. On se pose cette question à des moments bien réels: quand on se demande s'il faut garder une police qu'un parent a souscrite pour nous, quand l'argent manque et qu'on se demande ce qu'on pourrait en retirer, ou quand quelqu'un nous propose une nouvelle police et qu'on veut savoir ce qu'on achèterait. Dans chacun de ces cas, un mauvais chiffre mène à une mauvaise décision. Racheter une police parce qu'un graphique laissait croire qu'elle valait plus qu'en réalité peut mettre fin à une protection qu'on ne pourra plus jamais acheter.

Cette page explique pourquoi le capital assuré ne vous donne pas la valeur de rachat, ce qui la détermine vraiment, pourquoi les tableaux en ligne diffèrent autant les uns des autres, et comment obtenir le vrai chiffre de votre propre contrat au Canada. Il s'agit d'information générale offerte par un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis, et non de conseils fiscaux, juridiques ou en placement.

Commençons par le chiffre qui figure dans la question.

Que veulent dire les 100 000 $ d'une « police de 100 000 $ »?

C'est le capital assuré. C'est le capital-décès, la somme que l'assureur verse au bénéficiaire au décès de la personne assurée. Certains documents parlent du montant d'assurance. C'est le chiffre dont on se souvient, parce que c'est sur lui que la police a été présentée.

La valeur de rachat est un autre chiffre. C'est ce que l'assureur verse si le titulaire met fin à la police du vivant de la personne assurée. Les deux montants cohabitent dans le même contrat, mais ils ne mesurent pas la même chose. L'un est ce que la police paie au décès. L'autre est ce que vaut la police si vous la quittez. Garder ces deux chiffres séparés dans votre tête évite la plupart des malentendus qui suivent.

Ils ne s'additionnent pas. L'Autorité des marchés financiers, l'organisme de réglementation du Québec, l'écrit sans détour: au décès, la valeur de rachat n'est pas versée en plus du montant d'assurance. Le bénéficiaire reçoit le capital-décès. Une police dite « de 100 000 $ » est donc une police qui verse 100 000 $ au décès de la personne assurée, ou davantage si des participations ont servi à acheter de la protection supplémentaire. Ce chiffre, à lui seul, ne dit rien de ce que vous recevriez si vous y mettiez fin aujourd'hui.

Voici la distinction qui compte. Le capital assuré est fixé par le contrat dès le premier jour. La valeur de rachat est un calendrier, et votre place sur ce calendrier dépend du nombre d'années pendant lesquelles la police a été en vigueur.

Alors, quelle est la valeur de rachat d'une police de 100 000 $?

La réponse honnête comporte trois parties.

Les premières années, la valeur de rachat est faible, et souvent nulle. L'Autorité des marchés financiers note que, souvent, il n'y a pas de valeur de rachat pour les premières années. Les premières primes servent à payer la protection elle-même, les frais que l'assureur engage pour émettre la police, la taxe sur les primes et la rémunération du professionnel qui l'a mise en place. Une police rachetée pendant cette période rend bien moins que ce qui a été payé.

Au cours des années suivantes, la valeur de rachat augmente. Le rythme dépend de la conception, qui fait l'objet de la section suivante. Une police conçue surtout pour la protection fait croître sa valeur de rachat lentement. Une police d'assurance vie entière avec participation, spécialement conçue et à valeur de rachat élevée, est construite pour diriger une plus grande part des premières primes vers la valeur de rachat; son calendrier monte donc plus tôt, au prix d'autres compromis.

Tard dans la vie, sur bien des conceptions d'assurance vie entière, la valeur de rachat garantie continue de monter jusqu'à égaler le capital-décès garanti à l'âge prévu au contrat, souvent 100 ans. À ce moment, les deux chiffres se rejoignent. Que votre contrat soit construit ainsi, et ce qu'il prévoit à cet âge, est écrit dans le contrat lui-même.

La valeur de rachat d'une police de 100 000 $ n'est donc pas un chiffre. C'est une ligne qui part de presque rien et qui monte sur des décennies. La question utile n'est pas « combien vaut-elle? », mais « où cette police se trouve-t-elle aujourd'hui sur son propre calendrier? ».

Qu'est-ce qui détermine la place d'une police sur ce calendrier?

cinq produits, une seule décision

Les contrats permanents et temporaires

  1. 01L'assurance vie temporaire, à durée fixe et sans valeur de rachat
  2. 02L'assurance vie entière, permanente avec valeur garantie
  3. 03L'assurance vie entière avec participation
  4. 04L'assurance vie universelle, où le titulaire décide davantage
  5. 05La rente viagère, du capital échangé contre un revenu à vie
Ces produits se recoupent moins que la publicité ne le laisse croire. Chacun répond à une question différente.

Plusieurs choses, et deux polices au même capital assuré peuvent différer sur chacune d'elles. C'est pourquoi deux polices de 100 000 $ souscrites la même année peuvent avoir des valeurs de rachat très différentes.

Ce qui diffère Ce que cela change Où le trouver
L'âge à l'émission de la police Un âge plus élevé entraîne un coût d'assurance plus élevé, si bien que la prime et le calendrier diffèrent La page des caractéristiques de la police
Le sexe, l'usage du tabac et la classe de santé L'assureur tarifie le risque autrement, ce qui change la prime et les valeurs La page des caractéristiques de la police
La durée de paiement des primes Une police libérée en 20 ans bâtit sa valeur plus vite qu'une police payable jusqu'à 100 ans, avec une prime plus élevée Le calendrier des primes
La conception: protection de base, avenants et ASL L'assurance supplémentaire libérée (ASL) ajoute sa propre valeur de rachat; un avenant temporaire ajoute de la protection, mais aucune valeur de rachat Le sommaire des protections et les avenants
L'option de participations, pour une police avec participation Les participations qui achètent de l'ASL font monter à la fois la valeur de rachat et le capital-décès; les participations versées au comptant, non L'option inscrite au dossier et le relevé annuel
Le barème de participations de l'assureur Les participations ne sont pas garanties et le barème peut changer chaque année Le relevé annuel et toute illustration en vigueur
Le nombre d'années en vigueur Le tableau garanti monte d'année en année Le tableau des valeurs garanties
Les avances, les primes impayées et les frais Chacun réduit ce que vous recevriez réellement Une soumission de rachat datée de l'assureur

Parcourez la colonne du milieu et une constante apparaît. Une seule ligne, celle des années en vigueur, est la même pour tout le monde. Toutes les autres appartiennent à votre propre contrat.

L'assurance supplémentaire libérée mérite qu'on s'y arrête, parce que c'est elle qui change le plus la réponse. Une ASL est un petit bloc d'assurance vie entière avec participation, entièrement payé, acheté avec une participation ou avec un dépôt supplémentaire que le contrat permet. Chaque bloc porte sa propre valeur de rachat et son propre capital-décès. Une police dont les participations ont acheté de l'ASL pendant vingt ans peut afficher une valeur de rachat et un capital-décès bien supérieurs à ce que son capital assuré d'origine laisse supposer. Le fonctionnement est expliqué à la page sur l'assurance supplémentaire libérée, et les façons d'utiliser une participation sont comparées à la page sur les options de participations et ce que chacune fait au contrat.

Pourquoi les tableaux en ligne donnent-ils des réponses si différentes?

Parce que chaque tableau décrit une seule police, conçue pour une seule personne, selon un seul ensemble d'hypothèses, et que le tableau dit rarement lesquelles.

Une bonne partie des tableaux qui ressortent pour cette question ont été écrits pour des lecteurs américains, avec des notes fiscales, des assureurs et des conceptions de produits américains, et un résumé qui fusionne plusieurs sources en un seul tableau ne le dit pas. D'autres sont des simulations dont personne n'indique l'âge, l'état de santé, la durée des primes ou le barème retenu. Un lecteur québécois ne peut pas faire le tri à partir d'un résumé.

Beaucoup de tableaux mélangent aussi deux sortes de colonnes. La colonne garantie est inscrite au contrat et ne bouge pas. La colonne projetée suppose que l'assureur continuera de verser des participations selon son barème actuel pendant des décennies, ce qu'il ne promet pas. Un tableau qui ne montre que le chiffre projeté, ou qui ne précise pas lequel est lequel, présente une hypothèse comme si c'était un fait. Les lignes directrices de l'industrie sur les illustrations existent justement pour garder ces deux colonnes séparées.

Et la conception change tout. Une police construite pour obtenir le plus grand capital-décès par dollar de prime et une police construite pour une valeur de rachat hâtive peuvent porter le même capital assuré et produire, pourtant, des valeurs très différentes au début. Aucune des deux n'a tort. Elles ont été bâties pour des buts différents. La façon dont la conception à valeur de rachat élevée est assemblée, et ce qu'elle sacrifie, est expliquée à la page sur l'assurance vie à valeur de rachat élevée.

Voyez donc tout tableau type, y compris celui qu'assemble un résumé produit par l'intelligence artificielle, comme l'image du contrat de quelqu'un d'autre. Il peut vous montrer l'allure générale. Il ne peut pas vous montrer votre chiffre.

Comment trouver le vrai chiffre de votre propre police?

l'option change le comportement du contrat

Où peut aller une participation déclarée

  1. Acheter de l'assurance supplémentaire libérée
  2. Réduire la prime à payer cette année-là
  3. S'accumuler en dépôt chez l'assureur
  4. Être versée comptant au titulaire du contrat
  5. Acheter de l'assurance temporaire d'un an, si le contrat le prévoit
Chaque option change le comportement du contrat avec le temps, et le choix peut généralement être modifié plus tard; demandez à l'assureur comment.

Dans trois documents, dans cet ordre.

Le premier est le contrat. L'Autorité des marchés financiers précise que la méthode et le tableau servant à établir la valeur de rachat figurent obligatoirement à la police. Cherchez les pages des valeurs garanties, parfois appelées valeurs de non-déchéance, près des caractéristiques de la police. Ce tableau est le plancher que l'assureur a promis, année après année. Si vous ne trouvez pas ces pages, demandez à l'assureur une copie complète de votre contrat, avec ses pages de valeurs.

Le deuxième est le relevé annuel. Pour une police avec participation, il montre ce que le tableau ne peut pas montrer: la valeur de l'ASL achetée jusqu'ici, les participations laissées en dépôt et toute avance en cours. Gardez vos relevés d'une année à l'autre: leur comparaison montre à quel rythme la police avance réellement.

Le troisième est une soumission de rachat datée. Demandez à l'assureur, par écrit, ce qu'il vous verserait si vous rachetiez la police à une date précise, ligne par ligne: la valeur garantie, l'ASL, les participations en dépôt, l'avance et ses intérêts, la prime due et tous frais de rachat. Demandez en même temps le coût de base rajusté (CBR) à cette date. Cette seule page est la vraie réponse à la question par laquelle cette page a commencé.

Si vous voulez voir où la police s'en va plutôt qu'où elle en est, demandez une illustration en vigueur. Demandez la colonne garantie à côté de la colonne projetée, et la projection selon un barème de participations inférieur. Une illustration est une projection, et non un contrat; ses valeurs non garanties sont des hypothèses. La façon de lire chaque colonne est expliquée à la page sur le tableau des valeurs de rachat.

Comment lire le chiffre une fois que vous l'avez?

Trois comparaisons transforment un chiffre isolé en quelque chose que vous pouvez juger. Chacune n'utilise que des chiffres tirés de vos propres documents.

Comparez la valeur de rachat aux primes payées jusqu'ici. Divisez la valeur de rachat garantie de cette année par le total des primes que vous avez payées. Un résultat inférieur à un signifie que la police vaut encore moins, au rachat, que ce qu'elle vous a coûté; un résultat supérieur à un signifie que la valeur garantie a rattrapé les primes. Faites le même calcul avec la valeur de rachat totale du relevé, en gardant en tête que la partie qui vient des participations n'était pas promise.

Comparez la valeur de rachat au capital-décès. Divisez la valeur de rachat par le capital-décès actuel. Sur une assurance vie entière, cette proportion part de peu et augmente chaque année. Elle vous dit où en est la police sur son calendrier.

Comparez la valeur de rachat au coût de remplacement de la protection. Si vous rachetiez, combien vous coûterait aujourd'hui la même protection, à votre âge et dans votre état de santé, si vous pouviez seulement l'obtenir? La réponse dépend de votre âge, de votre santé et de la tarification du moment, et elle peut être plus élevée que vous ne le pensez.

Exemple illustratif, avec des chiffres ronds choisis uniquement pour l'arithmétique. Ce ne sont les valeurs d'aucun contrat, et ils ne sont typiques d'aucun assureur. Supposons qu'un titulaire a payé 2 000 $ par année pendant 10 ans, soit 20 000 $ au total, pour une police dont le capital assuré est de 100 000 $. Supposons que le tableau du contrat indique une valeur de rachat garantie de 11 000 $ à la dixième année, et que le relevé montre 3 000 $ de plus en valeur de rachat d'ASL, pour un total de 14 000 $. La valeur garantie représente 55 % des primes payées (11 000 $ divisés par 20 000 $). Le total en représente 70 % (14 000 $ divisés par 20 000 $), et 14 % du capital assuré (14 000 $ divisés par 100 000 $). Dans cet exemple, racheter la police à la dixième année rendrait moins que ce qui a été payé, mettrait fin à 100 000 $ de protection et pourrait créer un revenu imposable si le produit dépassait le CBR. Seuls les chiffres de votre propre contrat comptent.

Que recevez-vous réellement si vous rachetez?

Souvent moins que la valeur de rachat elle-même, et l'écart mérite d'être connu avant de signer.

La valeur de rachat part de la valeur garantie inscrite au tableau pour l'année en cours. Pour une police avec participation, l'assureur ajoute la valeur de rachat de l'ASL et les participations laissées en dépôt, avec leurs intérêts. Il retranche ensuite toute avance sur police (un prêt garanti par la valeur de rachat de votre assurance vie avec participation) et les intérêts dus, toute prime due et impayée et tous frais de rachat prévus au contrat. La Loi de l'impôt sur le revenu suit la même logique: lors d'un rachat, votre produit est la valeur de rachat immédiatement avant la disposition, moins les sommes que vous devez au titre d'une avance sur police.

Le rachat est une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Selon le paragraphe 148(1), la partie du produit qui dépasse le coût de base rajusté de la police est un revenu de l'année. Le CBR correspond, en gros, à ce que vous avez payé, rajusté selon les règles, et il diminue souvent avec le temps sur une assurance vie entière. Un rachat peut donc créer une facture d'impôt même quand la somme reçue semble modeste.

Et le rachat met fin à la protection. Le capital-décès disparaît le jour où le chèque est émis. Pour bien des ménages, c'est la perte la plus lourde. Le chiffre lui-même est expliqué plus en détail à la page sur la valeur de rachat.

Peut-on utiliser la valeur de rachat sans mettre fin à la police?

déclarée annuellement, jamais garantie

Comment une participation est déterminée

  1. 01Une distribution du compte de participation de l'assureur
  2. 02Déclarée annuellement à la discrétion du conseil
  3. 03Selon les résultats, la sinistralité et les frais
  4. 04Ce n'est ni de l'intérêt ni un rendement
  5. 05Elle n'est garantie aucune année du contrat
Une participation est une part des résultats d'un compte, ni de l'intérêt ni un taux.

Oui, de plusieurs façons, et l'Autorité des marchés financiers énumère les principales.

L'avance sur police vous permet d'emprunter à l'assureur en donnant la valeur de rachat en garantie, pendant que la protection reste en vigueur. C'est un prêt: des intérêts sont exigés, les intérêts impayés s'ajoutent habituellement au solde, et tout montant encore dû au décès est retranché du capital-décès. L'avance sur police est aussi une disposition au sens de la Loi de l'impôt sur le revenu, si bien qu'une avance supérieure au CBR peut créer un revenu. Le moment où cela se produit est expliqué à la page sur le moment où une avance devient imposable.

Le prêt garanti par la police, consenti par un prêteur, est une autre voie. Vous cédez la police en garantie d'un prêt accordé par un prêteur autre que l'assureur. La Loi de l'impôt sur le revenu précise que la cession d'un intérêt dans une police en garantie d'une dette ou d'un prêt, autre qu'une avance sur police, n'est pas une disposition. Le prêteur fixe ses propres conditions et peut exiger le remboursement du prêt.

Deux options utilisent la valeur de rachat pour transformer la police plutôt que pour vous remettre de l'argent. L'assurance libérée réduite s'en sert pour acheter une police plus petite qui n'exige plus de primes. L'assurance temporaire prolongée s'en sert pour maintenir tout le capital-décès pendant une période limitée. Les deux mettent fin aux primes et les deux réduisent ce que la police fera; demandez donc à l'assureur de vous montrer chacune en chiffres avant de choisir.

Que se passe-t-il au bout du calendrier?

C'est la ligne que la plupart des gens ne lisent jamais, et elle répond à l'un des reproches les plus fréquents faits à l'assurance vie entière: l'assureur « garderait la valeur de rachat » au décès de la personne assurée.

Sur bien des conceptions d'assurance vie entière, la valeur de rachat garantie monte chaque année jusqu'à égaler le capital-décès garanti à l'âge prévu au contrat, souvent 100 ans. Les deux montants ne sont pas deux réserves distinctes dont l'une serait perdue. Ils convergent, par conception, vers le même montant. Avant cet âge, le capital-décès est plus élevé que la valeur de rachat, et c'est le capital-décès qui est versé.

Deux mises en garde l'accompagnent. D'abord, les contrats ne prévoient pas tous la même chose à cet âge; lisez la clause de votre propre contrat plutôt que de supposer. Ensuite, la Loi de l'impôt sur le revenu range l'extinction d'un intérêt par suite de l'échéance d'une police parmi les dispositions. Demandez à l'assureur comment votre contrat traite cet âge, et quelle en serait la conséquence fiscale.

La valeur de rachat est-elle garantie, et est-elle protégée?

un échange irréversible, énoncé simplement

Ce qu'une rente viagère échange

  1. 01Le capital est versé à un assureur
  2. 02L'assureur verse un revenu à vie, selon le contrat
  3. 03Elle écarte le risque de survivre à son argent
  4. 04Rien au décès, sans garantie achetée
  5. 05Une fois les versements commencés, le choix est définitif
Elle règle un problème complètement et en crée un autre, et les deux appartiennent à la même phrase.

Une partie est garantie, et le contrat dit laquelle. Le tableau des valeurs garanties est inscrit au contrat par l'assureur et ne bouge pas avec les participations. Sur une police avec participation, la valeur achetée par les participations est une autre affaire: les participations ne sont pas garanties, elles sont déclarées chaque année par le conseil d'administration de l'assureur selon les résultats de son compte de participation, et les participations passées ne promettent rien pour l'avenir. Une fois qu'une participation a acheté de l'ASL, les valeurs garanties propres à ce bloc font partie du contrat.

Si un assureur fait faillite, Assuris protège les titulaires de police de ses assureurs membres. Pour une assurance vie entière, Assuris indique que vous conservez jusqu'à 100 000 $ ou 90 % de la valeur de rachat, selon le plus élevé des deux montants, et jusqu'à 1 000 000 $ ou 90 % du capital-décès, selon le plus élevé des deux montants. Cette protection vient d'Assuris, et non du gouvernement, et ce n'est pas une assurance-dépôts.

Qu'est-ce qu'une assurance vie entière fait mal?

Il vaut la peine de le dire franchement, parce que la question de la valeur de rachat vient souvent de quelqu'un qui se demande si une police vaut ce qu'elle coûte.

Pour le même capital assuré, l'assurance vie entière coûte beaucoup plus cher que l'assurance temporaire, surtout les premières années. Une personne dont le seul besoin est une protection pour une période donnée, par exemple pendant que les enfants sont jeunes ou que l'hypothèque est élevée, sera peut-être mieux servie par une assurance temporaire. Les deux produits répondent à des besoins différents, et il n'y a aucune gêne à choisir le plus simple. La comparaison des deux est présentée à la page sur l'assurance temporaire.

Les premières années coûtent cher. Le coût de la protection, les frais de l'assureur et la commission versée au professionnel qui a mis la police en place pèsent surtout sur les premières années, ce qui explique pourquoi la valeur de rachat part de si bas. Une police rachetée tôt rend moins que ce qui a été payé, et cette perte devient définitive au moment du rachat. Le portrait complet de ces coûts se trouve à la page sur les coûts réels.

Et la valeur de rachat croît plus lentement que ne le laisse croire une colonne projetée. Une bonne part de la croissance d'une police avec participation dépend de participations qui ne sont pas garanties. Un ménage qui aura besoin de l'argent d'ici quelques années, ou qui ne peut pas continuer de payer les primes pendant une période difficile, risque de constater que les meilleures années de la police arrivent après qu'il a dû y renoncer.

Quelles questions poser à l'assureur?

Cinq questions règlent l'essentiel de ce que cette page ne peut pas régler.

  1. Que me verseriez-vous si je rachetais la police à cette date, ligne par ligne, y compris toute avance, les intérêts et les frais?
  2. Quelle est la valeur de rachat garantie inscrite au tableau de mon contrat cette année, l'an prochain et dans dix ans?
  3. Quel est le coût de base rajusté aujourd'hui, et quelle part d'un rachat serait un revenu imposable?
  4. À quoi ressemblerait la projection selon un barème de participations inférieur, à côté de la colonne garantie?
  5. Que prévoit mon contrat à l'âge final qui y est inscrit, et comment la Loi de l'impôt sur le revenu traiterait-elle ce moment?

Demandez les réponses par écrit. Si une réponse vous semble floue, demandez qu'on vous la reformule avec des chiffres. Comparez-les ensuite au relevé que vous avez déjà.

À qui une assurance vie entière ne convient-elle pas?

Elle ne convient pas à une personne dont le besoin de protection prendra fin à une date connue et qui n'a aucun usage d'une protection au-delà. Elle ne convient pas à un ménage qui ne peut pas continuer de payer la prime pendant de nombreuses années, parce que les premières années coûtent le plus et rapportent le moins. Elle ne convient pas non plus à une personne qui veut un chiffre garanti à une date garantie à court terme, parce que la valeur de rachat se bâtit lentement et qu'une bonne part de la croissance d'une police avec participation dépend de participations qui ne sont pas garanties.

Pour un ménage qui a un besoin durable d'assurance vie, le revenu pour porter les primes pendant des décennies et la patience de traverser les premières années, la valeur de rachat devient avec le temps un véritable actif du contrat. Savoir si vous faites partie de ce groupe est une question qui porte sur votre propre situation, et non sur le capital assuré. Le contexte plus large est présenté à la page sur l'assurance vie entière au Canada.

Ce que cette page ne vous dira pas

Elle ne vous dira pas ce que vaut votre police. Seuls le tableau de votre contrat, votre relevé et une soumission datée de votre assureur peuvent le faire. Elle ne citera ni les valeurs, ni le barème de participations, ni les primes d'aucun assureur, parce que chacun appartient à une seule compagnie, à une seule conception et à une seule date, et que chacun change. Et elle ne vous dira pas s'il faut garder ou racheter une police que vous détenez, parce que cela dépend de votre santé, de votre âge, de vos autres protections et de votre situation fiscale.

Ce qu'elle peut vous laisser, c'est la bonne question. Non pas « combien vaut une police de 100 000 $? », mais « où ma police se trouve-t-elle sur son propre calendrier, et à quoi renoncerais-je en y mettant fin? ». Apportez vos propres chiffres à cette question. C'est tout ce qu'il faut retenir.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

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Questions fréquentes

Quelle est la valeur de rachat d'une assurance vie entière de 100 000 $?

Il n'y a pas de chiffre unique. Les 100 000 $ sont le capital assuré, c'est-à-dire le capital-décès. La valeur de rachat est fixée par le tableau de votre propre contrat et dépend de votre âge et de votre santé à l'émission, de la durée de paiement des primes, de la conception de la police et du nombre d'années en vigueur. Les premières années, elle est souvent faible ou nulle. Demandez le tableau et une soumission de rachat datée à l'assureur.

Comment calculer la valeur de rachat d'un contrat d'assurance vie?

Vous ne la calculez pas vous-même: l'assureur le fait selon la méthode et le tableau inscrits au contrat. Vous pouvez toutefois la vérifier. Prenez la valeur garantie de l'année en cours dans le tableau, ajoutez la valeur de rachat de l'assurance supplémentaire libérée (ASL) et les participations laissées en dépôt, puis retranchez toute avance sur police et ses intérêts ainsi que toute prime due. Le résultat devrait correspondre à la soumission datée de l'assureur.

Est-ce que je reçois la valeur de rachat en plus du capital-décès?

Non. Au décès, le bénéficiaire reçoit le capital-décès, et la valeur de rachat ne s'y ajoute pas. L'Autorité des marchés financiers le dit clairement. La valeur de rachat est ce que vous pouvez recevoir si vous mettez fin à la police du vivant de la personne assurée, ou ce sur quoi vous pouvez obtenir une avance pendant qu'elle reste en vigueur.

Quand la valeur de rachat d'une assurance vie entière est-elle égale au capital assuré?

Sur bien des conceptions d'assurance vie entière, la valeur de rachat garantie monte jusqu'à égaler le capital-décès garanti à l'âge prévu au contrat, souvent 100 ans. Cet âge, et ce que le contrat prévoit à ce moment, figurent dans votre propre contrat. Lisez cette ligne du tableau avant toutes les autres, et demandez à l'assureur comment la Loi de l'impôt sur le revenu traite cet événement pour votre police.

La valeur de rachat est-elle imposable quand je rachète ma police?

Elle peut l'être. Le rachat est une disposition au sens de la Loi de l'impôt sur le revenu. Votre produit est la valeur de rachat moins toute avance sur police, et la partie qui dépasse le coût de base rajusté (CBR) de la police est un revenu de l'année selon le paragraphe 148(1). Demandez le CBR à l'assureur à la date prévue du rachat, et faites-le lire par un comptable avant de signer.

La valeur de rachat d'une petite assurance vie vaut-elle quelque chose?

Elle peut valoir quelque chose, en proportion. Une petite police accumule sa valeur de rachat de la même façon qu'une grande, à plus petite échelle, et les premières années sont tout aussi lentes. Savoir si le montant vaut la peine d'être gardé dépend de la protection que vous perdriez en rachetant et de la possibilité de la racheter à votre âge et dans votre état de santé. Comparez la valeur de rachat au coût de remplacer la protection avant de décider.

Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

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Dernière révision: 2026-10-22. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.

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Avec qui vous faites affaire. Financière CBI est le site éducatif du Centre canadien de création de patrimoine inc. (cwcc.ca), le cabinet inscrit auprès de l'Autorité des marchés financiers. Le site éducatif lui-même ne détient aucun permis, ne distribue aucun produit ni service, ne donne aucun conseil individualisé et ne conclut aucune transaction. Toute relation-client, tout conseil et tout produit d'assurance passent uniquement par ce cabinet et ses représentants dûment certifiés.

Permis et titres. José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent autorisé par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent autorisé par l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001. Son permis personnel couvre le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique uniquement. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, et il détient la désignation Certified Cash Flow Specialist. Il s'agit de certifications privées et non de permis réglementaires, et elles ne confèrent aucune autorité gouvernementale. Tous ces titres peuvent être vérifiés dans les registres publics des organismes de réglementation.

Titres protégés. Le Québec et l'Ontario réservent chacun par la loi certains titres de planification et de conseil, et seule une personne détenant la désignation correspondante peut les employer. José Salloum n'en détient aucun et n'en emploie aucun. Le titre qu'il détient est celui de conseiller en sécurité financière, certifié par l'Autorité des marchés financiers, et c'est le seul titre employé sur ce site web.

Rémunération. À titre de professionnel de l'assurance dûment autorisé, José Salloum reçoit des commissions des assureurs lorsqu'un client souscrit une police. Le cabinet a donc un intérêt commercial dans le résultat, et il le déclare ici afin que vous puissiez soupeser ce que vous lisez. Ce site web constitue le volet éducatif et promotionnel du Centre canadien de création de patrimoine inc.

Nature de ce site web. Ce site web est destiné à des fins d'information et d'éducation générales uniquement. Rien de ce qui s'y trouve ne constitue un conseil financier, d'assurance, fiscal ou juridique personnalisé, et sa lecture ne crée aucune relation professionnelle. José Salloum est un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis. Il n'est pas comptable professionnel agréé, il n'est pas avocat et il n'est pas inscrit auprès de l'Organisme canadien de réglementation des investissements. Il ne fournit ni conseils en valeurs mobilières, ni conseils fiscaux, ni conseils juridiques. Consultez votre propre comptable et votre conseiller juridique avant d'agir sur la foi de quoi que ce soit décrit ici.

Au sujet des produits abordés. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et non un placement. Sa fonction première est le capital-décès. Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur en fonction du rendement du compte de participation, et le rendement passé des participations n'indique pas les résultats futurs. Les garanties contractuelles dépendent de la solvabilité continue de l'assureur émetteur et ne sont garanties par aucun gouvernement. La protection des titulaires de police au Canada est assurée par Assuris, à l'intérieur de ses limites publiées. La Société d'assurance-dépôts du Canada couvre les dépôts bancaires et ne s'applique pas aux produits d'assurance. Ces stratégies ne conviennent pas à tout le monde et dépendent de la situation individuelle, des liquidités, de l'horizon temporel et des objectifs.

Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, tout gain sur la police devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

Marques de commerce et absence d'affiliation. « The Infinite Banking Concept® » et « Becoming Your Own Banker® » sont des marques d'Infinite Banking Concepts, LLC. Ni le Centre canadien de création de patrimoine inc. ni José Salloum n'est affilié à Infinite Banking Concepts, LLC ou au Nelson Nash Institute, ni commandité ou approuvé par ceux-ci. « Infinite Financial Sovereignty® » est une marque déposée de José Salloum, enregistrement TMA1420283 de l'Office de la propriété intellectuelle du Canada, enregistrée le 12 juin 2026. « La Souveraineté Financière Infinie™ » et « SFI™ » en sont les formes françaises, employées à titre de marques non enregistrées.

Variation provinciale. Les titres et les exigences en matière de permis d'assurance varient selon la province et le territoire. Vérifiez le permis de votre propre conseiller auprès de l'organisme de réglementation de votre province.

Politique de confidentialité. Personne responsable de la protection des renseignements personnels: Mona Haddad, compliance@cwcc.ca, Centre canadien de création de patrimoine inc., 203-3899 Autoroute des Laurentides, Laval, QC H7L 3H7, 514-875-9444.