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Les intérêts composés

MIS À JOUR

Les intérêts composés sont des intérêts calculés sur un montant qui comprend déjà des intérêts antérieurs. La formule est A = P(1 + r/n)^(nt). Dans un exemple illustratif, 10 000 $ à 6 % par année, composés annuellement, deviennent environ 17 908 $ en dix ans. Le taux, la durée et la fréquence de composition font varier le résultat. Les projections l'exagèrent de trois façons: dollars nominaux, impôt et frais omis, parcours lisse que rien n'interrompt.

Les intérêts composés sont des intérêts calculés sur un montant qui comprend déjà des intérêts antérieurs. À chaque période, l'intérêt s'ajoute au solde, et l'intérêt de la période suivante se calcule sur ce montant plus élevé. La formule est A = P(1 + r/n)^(nt). Trois éléments font le résultat: le taux, la durée et la fréquence à laquelle l'intérêt est crédité. Les projections bâties sur cette formule l'exagèrent de trois façons, que vous apprendrez à repérer plus bas.

Le calcul est honnête. C'est ce qu'on y fait entrer qui pose problème. Maîtrisez les deux moitiés et vous pourrez lire n'importe quelle projection qu'on vous présente, qu'il s'agisse d'une offre d'épargne, d'un prêt, d'un relevé de régime de retraite ou d'une illustration d'assurance, et voir ce qu'elle dit vraiment.

Qu'est-ce que l'intérêt composé?

De l'intérêt gagné sur le capital et sur l'intérêt qui s'y est déjà ajouté.

L'intérêt simple se calcule seulement sur le montant d'origine: chaque année rapporte donc la même somme. L'intérêt composé se calcule sur un solde qui grandit: chaque année rapporte un peu plus que la précédente, au même taux. Deux ans suffisent pour le voir. Exemple illustratif: 1 000 $ à 5 % par année deviennent 1 050 $ après un an. Laissez les 50 $ en place et la deuxième année rapporte 52,50 $, et non 50 $. Le solde termine donc à 1 102,50 $. Les 2,50 $ de plus, ce sont des intérêts sur des intérêts.

Ce surplus semble dérisoire la deuxième année. Il ne l'est plus la trentième, parce qu'à ce moment, dans l'exemple plus bas, la majeure partie du solde est faite d'intérêts qui rapportent eux-mêmes depuis des décennies. Le même mécanisme joue sur une dette: quand l'intérêt impayé s'ajoute à un solde qui porte lui-même intérêt, la dette se compose aussi. Le calcul ne se soucie pas de savoir de quel côté de la table vous êtes assis.

Comment calcule-t-on l'intérêt composé?

La formule est A = P(1 + r/n)^(nt), et chaque lettre a un seul rôle.

  • P est le capital, soit le montant de départ.
  • r est le taux annuel exprimé en décimale: 6 % s'écrit 0,06.
  • n est le nombre de fois où l'intérêt est crédité chaque année: 1 pour annuel, 2 pour semestriel, 12 pour mensuel, 365 pour quotidien.
  • t est le nombre d'années.
  • A est le total à la fin, capital compris. Soustrayez P pour obtenir l'intérêt seul.

La parenthèse, 1 + r/n, représente la croissance d'une seule période. L'exposant, n fois t, donne le nombre de périodes. Multipliez le montant de départ par la croissance d'une période, autant de fois qu'il y a de périodes, et vous avez le résultat. Une calculatrice ordinaire munie d'une touche de puissance suffit pour le vérifier vous-même, sans tableur ni logiciel particulier.

Gardez ses limites en tête. Cette version décrit une somme unique laissée tranquille à un taux stable. Elle ne tient compte ni des versements ultérieurs, ni des retraits, ni de l'impôt, ni des frais, ni de l'inflation. Chacun de ces éléments a sa propre étape, et chacun est traité plus bas. Si l'on vous cite un chiffre sans préciser lesquels il comprend, c'est qu'il n'en comprend aucun.

Que donne la formule avec de vrais chiffres?

trois omissions et un accent mal placé

Où une projection composée est exagérée

  1. 01On suppose un taux constant alors que les rendements varient
  2. 02L'impôt est absent du calcul
  3. 03Les frais sont absents du calcul
  4. 04Le temps compte plus que le taux pour la plupart des ménages
Le calcul est exact. Ce qu'on y fait entrer ne l'est habituellement pas.

Exemple illustratif. Prenez 10 000 $ à 6 % par année, crédités une fois par année et laissés tranquilles jusqu'à trente ans. Ce sont des données rondes choisies pour le calcul, et non un taux offert par qui que ce soit ni la projection d'un produit.

Sur dix ans: P vaut 10 000, r vaut 0,06, n vaut 1 et t vaut 10. La parenthèse donne 1,06, l'exposant vaut 10, et 1,06 à la puissance dix donne environ 1,7908. A vaut donc environ 17 908 $, dont environ 7 908 $ d'intérêt. L'intérêt simple aux mêmes conditions serait de 600 $ par année, soit 6 000 $. L'écart d'environ 1 908 $, c'est la composition.

Le tableau prolonge le même exemple et ajoute une colonne qu'une projection peut omettre: ce que le solde permettrait d'acheter en dollars d'aujourd'hui si les prix augmentaient de 3 % par année, un taux d'inflation supposé et choisi pour l'illustration.

Année Solde à intérêt simple Solde à intérêt composé Solde composé en dollars d'aujourd'hui (inflation de 3 %)
1 10 600 $ 10 600 $ 10 291 $
5 13 000 $ 13 382 $ 11 544 $
10 16 000 $ 17 908 $ 13 326 $
20 22 000 $ 32 071 $ 17 757 $
30 28 000 $ 57 435 $ 23 662 $

Lisez la dernière ligne lentement. La composition transforme 10 000 $ en environ 57 435 $, bien plus que les 28 000 $ de l'intérêt simple. C'est réel. Mais en pouvoir d'achat d'aujourd'hui, ces 57 435 $ valent environ 23 662 $, avant tout impôt sur la croissance et avant tous frais. Le calcul n'a pas changé entre la troisième et la quatrième colonne. Seule l'honnêteté de la présentation a changé. Pour convertir vous-même un chiffre futur, divisez-le par (1 + inflation) à la puissance du nombre d'années.

Dans quelle mesure la fréquence de composition change-t-elle le résultat?

Moins que la publicité ne le laisse croire. Elle vaut tout de même d'être comprise, parce que c'est elle qui rend deux taux annoncés comparables.

Quand l'intérêt est crédité plus d'une fois par année, chaque crédit commence à rapporter plus tôt. Un même taux nominal produit donc un taux annuel effectif un peu plus élevé. La formule: taux annuel effectif = (1 + r/n)^n moins 1.

Exemple illustratif à un taux nominal de 6 % sur 10 000 $:

Composition n Taux annuel effectif Après 10 ans Après 30 ans
Annuelle 1 6,000 % 17 908 $ 57 435 $
Semestrielle 2 6,090 % 18 061 $ 58 916 $
Mensuelle 12 6,168 % 18 194 $ 60 226 $
Quotidienne 365 6,183 % 18 220 $ 60 488 $

Passer de l'annuel au mensuel ajoute environ 0,17 point par année. Passer du mensuel au quotidien ajoute environ 0,015 point. Comparez maintenant avec le taux lui-même: les mêmes 10 000 $ à 5 % pendant trente ans atteignent environ 43 219 $, soit plus de 14 000 $ de moins qu'à 6 %. Le taux et la durée dominent; la fréquence n'est qu'un raffinement par-dessus.

Quand une offre met en avant la composition quotidienne, demandez donc le taux annuel effectif et placez-le à côté du taux annuel effectif de l'autre option. Ce seul chiffre règle la question de la fréquence, puisqu'il ramène les deux offres sur une même base annuelle, quelle que soit la façon dont chacune a choisi de présenter son taux. Sur un prêt, le même calcul joue en sens inverse: à taux nominal égal, une composition plus fréquente vous coûte davantage.

Comment le droit canadien encadre-t-il la composition des prêts et des hypothèques?

La Loi sur l'intérêt, une loi fédérale, prévoit deux règles de divulgation utiles à connaître. Nous avons lu les deux sur le site Lois du Canada le 29 septembre 2026.

L'article 4 vise les contrats écrits autres que les hypothèques sur des immeubles. Lorsqu'un contrat fixe l'intérêt à un taux par jour, par semaine, par mois ou pour toute période de moins d'un an, il doit aussi indiquer le taux annuel équivalent. À défaut, aucun intérêt supérieur à 5 % par année ne peut être exigé, payé ou recouvré sur le capital.

L'article 6 vise les hypothèques remboursées par versements combinés de capital et d'intérêt. L'acte doit indiquer le capital et le taux d'intérêt calculé annuellement ou semestriellement, et non d'avance. À défaut, aucun intérêt ne peut être exigé sur le capital prêté.

Voilà pourquoi on voit des taux hypothécaires canadiens décrits comme composés semestriellement, et non d'avance. Notre lecture de l'article 6: il exige cette mention, il n'oblige pas tous les prêteurs à composer deux fois par année. Votre propre contrat hypothécaire précise la convention qui s'applique. Exemple illustratif: 5 % composés semestriellement équivalent à environ 5,0625 % par année, soit environ 0,4124 % par mois. Les mêmes 5 % composés mensuellement donneraient environ 5,116 % par année.

Une autre particularité canadienne change le calcul d'une hypothèque. Au Canada, un prêt hypothécaire est remboursé sur une longue période d'amortissement, mais il est renouvelé à la fin de chaque terme: le taux peut donc changer à chaque renouvellement. Un calcul sur trente ans à un seul taux fixe décrit une hypothèque qui n'existe pas ici. Refaites-le à un taux plus élevé pour les années qui suivent votre terme actuel, afin de voir ce que deviendraient vos versements si le taux de renouvellement était moins favorable que celui d'aujourd'hui.

La règle de 72 est-elle précise?

Divisez 72 par le taux annuel et vous obtenez une estimation rapide du nombre d'années qu'un solde stable met à doubler. C'est un raccourci mental, pas un calcul, et il est assez juste pour les taux que l'on rencontre dans la vie courante.

Taux annuel Estimation par la règle de 72 Années exactes pour doubler (composition annuelle)
2 % 36 35,0
3 % 24 23,4
4 % 18 17,7
6 % 12 11,9
8 % 9 9,0
10 % 7,2 7,3
12 % 6 6,1
18 % 4 4,2

Elle fonctionne aussi à rebours. Si quelqu'un affirme qu'un montant doublera en douze ans, 72 divisé par 12 vous révèle le taux supposé: environ 6 % par année. Vous pouvez ainsi vérifier une affirmation dans votre tête pendant qu'on vous la présente.

Et elle joue contre vous. Un solde impayé qui se compose à un taux effectif de 18 % par année double en un peu plus de quatre ans. Une inflation de 3 % réduit de moitié le pouvoir d'achat d'un dollar en environ 24 ans. Le raccourci est le même; seul le sens change.

La capitalisation présume qu'on laisse le capital tranquille. Qu'est-ce qui interrompt le vôtre? Bouton : Réserver une conversation.

Comment les versements réguliers se composent-ils?

deux couches, toutes deux payables

Ce que facture un gestionnaire de patrimoine

  1. 01Surtout une part de l'actif sous gestion
  2. 02Il existe aussi des tarifs horaires ou forfaitaires
  3. 03Les fonds détenus ont leur propre ratio de frais de gestion
  4. 04Les deux couches sont distinctes et toutes deux payables
La grille publiée est une couche. Le ratio de frais à l'intérieur des fonds en est une autre.

Chaque versement commence sa propre composition le jour où il arrive. L'argent versé la première année a trente ans pour croître; celui versé la trentième n'en a presque pas. La formule de la somme unique ne peut pas le montrer. Il existe donc une deuxième formule, pour des versements égaux faits à la fin de chaque année:

  • VF = VERS x ((1 + r)^t moins 1) divisé par r

VERS est le montant versé chaque année, r le taux annuel en décimale et t le nombre d'années. Pour des versements mensuels, utilisez plutôt un taux mensuel et le nombre de mois.

Exemple illustratif: 2 000 $ versés à la fin de chaque année pendant 20 ans, avec une croissance de 5 % par année, sans impôt ni frais. Vous versez 40 000 $. La formule donne environ 66 132 $, dont environ 26 132 $ de croissance. Poursuivez les mêmes versements pendant 30 ans et vous aurez versé 60 000 $, pour un résultat d'environ 132 878 $.

Des versements réguliers sont la partie du résultat que vous contrôlez. Un versement fait selon le calendrier prévu relève de votre décision; le moment choisi par les marchés, non. Le montant que vous pouvez maintenir pendant des décennies compte davantage que celui qu'une projection vous croit capable de verser pendant une bonne année.

Qu'est-ce qui compte le plus: le taux, la durée ou les versements?

Les trois comptent, et la réponse honnête dépend des chiffres. Le slogan selon lequel la durée l'emporte toujours sur le taux est faux, et le tableau montre pourquoi.

Exemple illustratif: 10 000 $ laissés tranquilles, sans impôt ni frais.

Scénario Résultat
6 % pendant 30 ans 57 435 $
5 % pendant 30 ans 43 219 $
6 % pendant 25 ans 42 919 $
4 % pendant 30 ans 32 434 $

Dans cet exemple, un point de pourcentage de taux vaut environ cinq années de durée. Ni l'un ni l'autre ne l'emporte d'office.

Il en va de même pour la fameuse comparaison de la personne qui commence tôt. Exemple illustratif: une première personne verse 1 000 $ à la fin de chaque année, des années 1 à 10, puis arrête et laisse l'argent tranquille. Une seconde ne verse rien pendant dix ans, puis 1 000 $ par année des années 11 à 30. Les deux sont mesurées à la fin de l'année 30.

Taux annuel Personne qui commence tôt (10 000 $ versés) Personne qui commence tard (20 000 $ versés)
4 % 26 307 $ 29 778 $
5 % 33 373 $ 33 066 $
6 % 42 273 $ 36 786 $

À 6 %, la première personne termine devant avec deux fois moins de versements. À 5 %, les deux sont presque à égalité. À 4 %, la seconde l'emporte. Commencer tôt aide donc beaucoup, mais ne l'emporte pas automatiquement sur tout le reste. Commencer plus tôt et obtenir un taux plus élevé comptent tous les deux. La durée est la variable que vous contrôlez.

Il y a aussi une part inconfortable. Les années qui comptent le plus pour la composition peuvent être celles où le revenu est le plus bas et les exigences les plus fortes: dette d'études, première maison, jeunes enfants. Traiter un départ hâtif comme une simple affaire de discipline, c'est ignorer cette réalité. Commencez par ce que vous pouvez maintenir, et augmentez quand vous le pouvez. Un versement modeste maintenu pendant des décennies peut faire davantage qu'un versement plus élevé abandonné à la quatrième année.

Comment l'impôt change-t-il la composition au Canada?

L'impôt ne change pas le calcul. Il change la part de la croissance de chaque année qui reste dans la base pour continuer de se composer. C'est l'endroit où se trouve l'argent qui décide de l'impôt, et chaque endroit a sa propre règle. Nous les décrivons; nous ne les classons pas. Le tableau qui suit résume ce que l'Agence du revenu du Canada et la Loi de l'impôt sur le revenu prévoient pour chacun.

Où se produit la croissance Traitement selon l'Agence du revenu du Canada
Compte ordinaire (compte d'épargne, CPG, obligation détenue hors régime) L'intérêt est imposable chaque année. Pour un placement à intérêt composé payé seulement à l'échéance, vous déclarez l'intérêt gagné pendant chaque année complète de placement, même sans feuillet T5.
CELI Les revenus gagnés sont généralement libres d'impôt, même au moment du retrait. Des plafonds de cotisation s'appliquent.
REER Les revenus gagnés sont habituellement exonérés tant que les fonds restent dans le régime. Vous payez généralement l'impôt sur les paiements reçus du régime.
Police d'assurance vie exonérée Les règles d'imposition annuelle de l'article 12.2 de la Loi de l'impôt sur le revenu ne visent pas la croissance tant que la police demeure exonérée au sens de l'article 306 du Règlement. L'argent retiré par avance sur contrat, retrait ou rachat constitue une disposition au sens de l'article 148, et un revenu ne survient que dans la mesure où le produit dépasse le coût de base rajusté (CBR).

La première ligne surprend bien des gens. Selon les indications de l'Agence du revenu du Canada pour la ligne 12100, un CPG de cinq ans à intérêt composé détenu dans un compte ordinaire produit un intérêt imposable chaque année, même si vous ne pouvez pas toucher à l'argent avant l'échéance. Vous payez de l'impôt sur une croissance que vous n'avez pas encore reçue. Les résidents du Québec déclarent aussi ce même intérêt dans leur déclaration de Revenu Québec.

Exemple illustratif de l'effet de freinage qui en découle. Supposez un intérêt de 5 % par année sur 10 000 $ pendant trente ans. Sans impôt pendant la croissance, le montant atteint environ 43 219 $. Supposez maintenant que l'intérêt est imposé chaque année à un taux combiné de 40 %, un chiffre choisi pour l'illustration et non le taux réel d'une province, l'impôt étant payé à même la croissance. La croissance après impôt tombe à 3 % par année, et le résultat à environ 24 273 $. Même argent, même taux, mêmes années: seul le moment où l'impôt est payé, et l'endroit d'où il est payé, fait la différence.

Les régimes enregistrés remplissent des rôles différents, avec des règles différentes de cotisation, de retrait et d'admissibilité. Le cabinet derrière ce site n'est pas inscrit pour les classer entre eux ni par rapport à quoi que ce soit d'autre. La question de savoir lequel vous convient relève d'un professionnel autorisé à conseiller sur les régimes enregistrés, et les questions fiscales relèvent d'un comptable.

Que se passe-t-il quand vous retirez de l'argent?

deux questions distinctes sur un même dollar

Récupérer n'est pas rentabiliser

  1. Le rendement demande ce que l'argent a rapporté
  2. La récupération demande si l'argent est revenu
  3. Le capital revient par le revenu que l'actif produit
  4. Le capital revient par la vente éventuelle de l'actif
  5. Le capital revient par les déductions que son coût permet
Le rendement demande ce que l'argent a rapporté. La récupération demande s'il est revenu.

Un retrait réduit le solde qui produit la croissance future. Le solde qui reste continue de se composer. Rien ne repart à zéro.

Exemple illustratif: 10 000 $ à 6 % par année pendant trente ans atteignent environ 57 435 $ si on les laisse tranquilles. Supposez plutôt que vous retirez 3 000 $ à la fin de la huitième année, quand le solde est d'environ 15 938 $. Les 12 938 $ qui restent continuent de se composer et atteignent environ 46 624 $ à la trentième année. L'écart d'environ 10 811 $ n'est pas une pénalité pour avoir tout recommencé. Ce sont exactement les 3 000 $, plus les 22 années de croissance que ces 3 000 $ auraient produites.

Voilà le coût véritable de payer un achat à même l'épargne: le prix d'achat, plus la croissance que cet argent aurait produite. C'est l'idée derrière le coût de renonciation. C'est un coût réel. Ce n'est pas toujours le plus élevé des deux. Emprunter laisse l'épargne en place, mais ajoute des intérêts, des frais et un risque de remboursement, et il faut comparer les deux options honnêtement, en comptant les deux coûts.

Les versements manqués fonctionnent de la même façon. Exemple illustratif: 2 000 $ par année pendant trente ans à 5 % atteignent environ 132 878 $. Sautez les versements des années 11, 12 et 13, ce qui correspond à une vie ordinaire marquée par un changement d'emploi ou l'arrivée d'un enfant, et le résultat tombe à environ 118 427 $. Les 6 000 $ non versés coûtent environ 14 451 $ à la fin, parce que chaque versement manquant perd aussi sa croissance. Demandez à toute projection ce que devient son chiffre avec trois années manquées, et comparez ce second chiffre au premier avant de prendre un engagement de long terme.

Des frais se composent contre vous aussi fidèlement que la croissance. Connaissez-vous le total que vous payez? Bouton : Réserver une conversation.

Quand la composition joue-t-elle contre vous sur une dette?

Une dette se compose lorsque ses conditions ajoutent l'intérêt impayé à un solde qui porte lui-même intérêt. Que cela se produise, et à quelle vitesse, dépend de la convention et de ce que vous payez. Lisez donc votre propre contrat plutôt que de le présumer, en portant une attention particulière à la façon dont l'intérêt est calculé et au moment où il s'ajoute au solde.

Les cartes de crédit sont un des endroits où on la rencontre. L'Agence de la consommation en matière financière du Canada (ACFC) en explique les principales règles:

  • Vous payez des intérêts si vous ne réglez pas votre solde au complet à la date d'échéance.
  • Les institutions financières sous réglementation fédérale doivent offrir un délai de grâce d'au moins 21 jours sur les nouveaux achats.
  • Les avances de fonds n'ont aucun délai de grâce sans intérêt; l'intérêt court du jour de l'avance jusqu'à son remboursement complet.
  • Pour les institutions sous réglementation fédérale, votre relevé doit indiquer le temps nécessaire pour rembourser le solde en ne payant que le minimum.

L'ACFC donne son propre exemple: un solde de 2 000 $ à 18 %, en ne payant que le minimum de 60 $, prend 3 ans et 11 mois à rembourser et coûte 793 $ d'intérêt. Un paiement de 160 $ par mois le règle en 1 an et 2 mois, pour 231 $ d'intérêt. L'écart vient de la durée pendant laquelle le solde reste impayé, et un solde qui reste impayé est un solde qui continue de porter intérêt.

Mettez cela à côté de l'épargne. Une croissance à un taux modeste ne suit pas un solde qui porte un taux élevé. Lorsque les deux coexistent, ce sont les taux que vous payez et obtenez réellement qui décident de ce qu'il faut régler en premier, et l'écart entre eux peut être large. L'intérêt versé à un prêteur quitte votre ménage pour de bon, ce qui relie cette idée à la récupération du capital: l'argent consacré à l'intérêt est du capital qui ne vous revient pas.

De quelles trois façons une projection exagère-t-elle la composition?

La formule n'a rien de faux. Les projections se trompent dans ce qu'on leur fait entrer, et trois habitudes expliquent l'écart entre le graphique et la vie.

La première consiste à montrer des dollars nominaux. Un chiffre dans trente ans, avant inflation, décrit un nombre, et non ce qu'il achète. À une inflation supposée de 3 %, 57 435 $ dans trente ans achètent à peu près ce que 23 662 $ achètent aujourd'hui. Demandez si une projection est exprimée en dollars d'aujourd'hui ou en dollars futurs, et comparez toujours du réel avec du réel.

La deuxième consiste à omettre l'impôt et les frais. Une croissance citée avant impôt, frais et coûts de transaction est une croissance que personne n'a reçue. Les deux se composent contre vous. Exemple illustratif: 10 000 $ qui croissent à 6 % par année atteignent environ 57 435 $ en trente ans. Si les frais et les coûts retranchent un point de pourcentage à la croissance annuelle, ils atteignent environ 43 219 $. L'écart, environ 14 215 $, représente près de cinq fois les 3 000 $ que 1 % des 10 000 $ de départ donne sur trente ans. Des frais ne sont pas un tort en soi; leur place est à l'intérieur de la projection, et non dans une note en bas de page. La façon dont les frais de conseil sont facturés est expliquée dans les frais d'un gestionnaire de patrimoine.

La troisième consiste à tracer un parcours lisse et ininterrompu. Une projection à un taux constant cache le fait que les rendements réels varient, et que l'ordre des bonnes et des mauvaises années compte dès que les retraits commencent: deux parcours à la même moyenne peuvent finir très différemment si les mauvaises années arrivent tôt dans la phase de retrait, parce que chaque retrait fait pendant un recul vend au plus bas. Le parcours lisse suppose aussi que vous ne manquez jamais un versement et ne retirez jamais rien, comme la section précédente l'a montré.

Rien de cela ne rend la composition fausse. Cela rend chaque présentation qu'on en fait digne d'une lecture attentive, et cela rend la part qu'un contrat garantit plus intéressante que celle qu'il projette.

Où la composition se produit-elle, et qu'est-ce qui la protège?

La composition se produit partout où les gains s'ajoutent à une base et y restent. Cela comprend les dépôts portant intérêt, les CPG qui réinvestissent leur intérêt, les régimes enregistrés dont la croissance n'est pas retirée, les fonds dont les distributions sont réinvesties, et la valeur de rachat d'un contrat d'assurance vie permanente tant que ce contrat demeure exonéré selon les règles canadiennes. L'étiquette du produit compte moins qu'une seule question: la croissance reste-t-elle à l'intérieur, et rapporte-t-elle à son tour?

Le cabinet derrière ce site ne peut pas vous dire laquelle de ces options choisir, et la raison tient à un permis, non à une préférence. Il n'est pas inscrit auprès de l'Organisme canadien de réglementation des investissements et ne donne pas de conseils en valeurs mobilières. L'option qui vous convient dépend de votre horizon, de votre situation et de votre position fiscale, et c'est à une personne autorisée pour cette question, qui connaît ces faits, d'y répondre.

Ce qu'on peut dire, c'est ce qui soutient chaque promesse, parce qu'un chiffre garanti ne vaut que ce que vaut l'institution qui le doit.

  • Dépôts auprès d'une institution membre de la Société d'assurance-dépôts du Canada (SADC), qui joue pour les dépôts un rôle distinct de celui d'Assuris pour l'assurance de personnes: les dépôts admissibles, y compris les CPG et autres dépôts à terme, sont assurés jusqu'à 100 000 $ par catégorie assurée, capital et intérêts compris. Les catégories comprennent les dépôts au nom d'une seule personne, les dépôts en copropriété, et les dépôts détenus dans un CELI, un REER, un FERR, un REEE, un REEI ou un CELIAPP, chacune étant assurée séparément. Les fonds communs de placement, les actions, les obligations, les FNB et les cryptomonnaies ne sont pas protégés. Demandez à l'institution si elle est membre.
  • Assurance vie d'un assureur autorisé au Canada: tout assureur de ce type doit être membre d'Assuris. Pour une police d'assurance vie entière, Assuris protège jusqu'à 1 000 000 $ ou 90 % du capital-décès promis, selon le plus élevé des deux, et jusqu'à 100 000 $ ou 90 % de la valeur de rachat promise, selon le plus élevé des deux, calculés sur les valeurs nettes de toute avance sur contrat.

La surveillance de la solvabilité suit la charte de l'assureur: le Bureau du surintendant des institutions financières pour un assureur constitué sous le régime fédéral, et la province d'origine pour un assureur constitué sous le régime provincial, soit l'Autorité des marchés financiers au Québec. Une garantie inscrite dans un contrat est la promesse d'une seule société, et ces protections sont ce qui se trouve derrière cette promesse.

La valeur d'un contrat d'assurance vie entière avec participation, spécialement conçu et à valeur de rachat élevée, se compose-t-elle?

nommer l'autre option, sinon il n'y en a pas

La comparaison réellement honnête

  1. 01On compare habituellement une avance à un prêt externe
  2. 02Cela ne tient que si vous auriez emprunté de toute façon
  3. 03Sinon, la comparaison juste est le paiement comptant
  4. 04L'intérêt d'une avance est versé à l'assureur
  5. 05Une comparaison reste incomplète sans l'autre option nommée
L'intérêt d'une avance sur contrat est versé à l'assureur. Il ne revient pas au titulaire.

Oui, au sens ordinaire du terme, et trois chiffres doivent y être gardés bien séparés.

La valeur de rachat garantie suit un barème inscrit au contrat. Elle croît sur une base qui comprend la croissance antérieure et, selon la Loi de l'impôt sur le revenu, cette croissance n'est pas imposée chaque année tant que le contrat demeure exonéré. Le capital-décès de base est lui aussi fixé par le contrat. L'Autorité des marchés financiers décrit les primes d'une assurance avec participation comme fixes pendant la période où le contrat les exige, le montant d'assurance de base étant généralement garanti.

Les participations sont le deuxième chiffre. L'AMF est claire à leur sujet: les participations d'un contrat avec participation ne sont pas garanties, l'assureur peut les réduire, et certaines années il peut n'y en avoir aucune. Selon l'option choisie, les participations peuvent acheter de l'assurance supplémentaire libérée (ASL), qui augmente les valeurs de rachat et la protection futures, ou être versées d'une autre façon. Leur fonctionnement est expliqué dans l'assurance vie avec participations.

L'illustration est le troisième chiffre. Elle présente les valeurs garanties, plus les participations projetées selon des hypothèses, et l'AMF précise que l'on reçoit habituellement un scénario réaliste et un scénario défavorable. Le taux d'intérêt du barème des participations publié par un assureur est une donnée de la formule qui sert à calculer les participations. Ce n'est pas votre taux de rendement.

Deux faits simples accompagnent la composition. Les premières années sont lentes, parce que les coûts d'acquisition et d'assurance de l'assureur sont prélevés d'abord: la valeur de rachat reste donc inférieure aux primes versées pendant un certain temps, et la colonne garantie du contrat vous dit combien de temps. Et le contrat est d'abord de l'assurance vie. Ce n'est ni un placement, ni un dépôt, ni un compte d'épargne, et il ne vaut la peine d'être acheté que si vous avez besoin de la protection et pouvez payer les primes à long terme. L'AMF elle-même suggère de se demander s'il vaudrait mieux souscrire une assurance moins coûteuse et verser l'économie dans un CELI, un REER, un REEE ou un régime de retraite. C'est une bonne question à poser devant toute proposition, y compris une des nôtres.

Qu'est-ce qui change quand vous empruntez sur une police au lieu de retirer?

Emprunter n'évite pas l'intérêt. Cela change qui est payé, et cela laisse les valeurs de la police en place selon le contrat au lieu de les réduire.

Avance sur contrat Prêt d'une banque garanti par la police
Qui prête L'assureur, selon la clause d'avance du contrat Le prêteur externe, selon sa propre décision de crédit
Qui reçoit l'intérêt L'assureur, à un taux qu'il fixe et peut modifier Le prêteur, selon ses conditions
Impôt au moment de l'emprunt Une disposition au sens du paragraphe 148(9); un revenu ne survient que dans la mesure où l'avance dépasse le CBR juste avant La cession de la police en garantie n'est pas une disposition de la police
Au décès L'avance et l'intérêt impayés sont déduits du capital-décès Le prêteur est remboursé à même le produit, selon la cession
Risque principal L'avance et l'intérêt impayé dépassent la valeur qui les garantit, et le contrat peut prendre fin, avec un revenu imposable possible Le prêteur peut exiger le remboursement ou une garantie supplémentaire selon ses conditions

La question de savoir si la partie de la valeur qui garantit une avance reçoit les mêmes participations que le reste dépend du contrat: demandez cette clause par écrit à l'assureur. Le fonctionnement quotidien d'une avance est expliqué dans les avances sur contrat, et le détail fiscal dans quand une avance sur contrat devient imposable.

Cela étant posé, voici le lien avec la composition. Quand vous payez une voiture ou des rénovations à même l'épargne, la base diminue, et sa croissance future disparaît avec elle. Quand vous empruntez à un prêteur externe, l'intérêt va à ce prêteur. L'approche derrière La Souveraineté Financière Infinie™, une marque déposée de José Salloum, vise ce choix pour une personne qui a aussi besoin d'une assurance vie permanente: l'assureur avance de l'argent sur la police, les valeurs de la police continuent de suivre le contrat, et les remboursements faits à l'assureur réduisent l'avance, de sorte qu'une plus grande part de la valeur redevient disponible dans les limites du contrat.

Ce n'est pas un taux plus élevé, et toute description qui le laisse entendre l'a mal décrite. Cela coûte davantage que de laisser le capital intact, l'intérêt va à l'assureur, et la police exige des années de primes avant de contenir une valeur appréciable sur laquelle emprunter. La lecture est gratuite; le cabinet derrière ce site est rémunéré par une commission de l'assureur si une police est achetée. Les arguments contraires, y compris les points sur lesquels les critiques ont raison, se trouvent dans les objections et les risques.

Plus la projection est longue, plus elle est faite d'hypothèses. Sur quel taux la vôtre est-elle bâtie? Bouton : Réserver une conversation.

Que devriez-vous demander devant toute projection composée?

Cinq questions s'appliquent à toute projection, peu importe qui la présente, y compris nous.

  1. Est-elle nominale ou réelle? Un chiffre sur trente ans qui ignore l'inflation exagère ce que l'argent permettra d'acheter. À moins que la projection n'indique qu'elle est en dollars d'aujourd'hui, présumez qu'elle ne l'est pas.
  2. Est-elle brute ou nette? Avant ou après impôt, frais et coûts. Ceux-ci se composent aussi, et un chiffre brut placé à côté d'un chiffre net compare deux choses différentes.
  3. Que suppose-t-elle quant aux versements, aux retraits et à la stabilité du taux? Vérifiez si elle tient compte des versements futurs, des retraits, des variations de taux, des frais, de l'impôt et de l'inflation, et demandez un second scénario comportant une interruption plausible, comme trois années manquées.
  4. Qu'est-ce qui est garanti et qu'est-ce qui est supposé? Lorsqu'un contrat comporte un plancher garanti, ce plancher ne dépend de l'hypothèse de taux de personne, mais il dépend de la société qui le doit et des protections décrites plus haut. Tout chiffre au-dessus du plancher repose sur des hypothèses, et les deux ne devraient jamais être présentés comme un seul nombre.
  5. Que se passe-t-il si le taux supposé baisse d'un point? Sur trente ans, un point fait passer l'exemple ci-dessus d'environ 57 435 $ à environ 43 219 $. Une personne incapable de vous montrer le chiffre le plus bas vous a montré un seul scénario et l'a appelé un plan.

Une projection qui répond aux cinq questions mérite une lecture attentive. Une projection qui n'y répond pas est un document de vente accompagné d'un graphique.

Quelles habitudes découlent de ce calcul?

Ce sont des principes, et non une recommandation, parce qu'une recommandation exige de vous connaître.

Commencez par ce que vous pouvez maintenir. Les années passées à attendre le choix parfait sont des années que le calcul ne peut pas vous rendre, et un montant plus modeste maintenu dans le temps peut faire davantage qu'un montant plus élevé qui s'arrête.

Sachez lesquelles de vos dettes se composent, et à quel taux effectif. Un solde qui porte un taux élevé travaille contre une croissance qui rapporte un taux plus bas, et le rembourser est un usage de l'argent dont le résultat est connu d'avance.

Laissez la croissance en place quand vous le pouvez et, quand vous avez besoin d'argent, comparez les deux coûts: la croissance à laquelle un retrait renonce, et l'intérêt, les frais et le risque qu'un emprunt ajoute.

Sachez comment l'impôt traite chaque endroit où votre argent se compose, et laissez un professionnel autorisé à conseiller sur les régimes enregistrés, ainsi qu'un comptable pour l'impôt, vous aider à décider où il doit se trouver.

Lisez chaque projection pour ses hypothèses avant de regarder son chiffre final, et accordez plus de poids aux chiffres garantis qu'aux chiffres projetés.

La composition est une propriété des nombres. Savoir si un arrangement particulier la procure, à quel coût, et s'il vous convient, ce sont des questions distinctes qui exigent vos propres faits. Les autres idées qui sous-tendent les décisions d'argent, expliquées de la même façon, se trouvent dans les principes financiers. Ceci est de l'information générale et ne constitue pas un conseil en placement, fiscal ou juridique; tous les montants sont en dollars canadiens.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

Vous détenez un permis? Pour placer des affaires, adressez-vous directement au Centre canadien de création de patrimoine inc. Cette page s'adresse aux ménages.

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Ce formulaire est acheminé au Centre canadien de création de patrimoine inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par le Centre canadien de création de patrimoine inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.

Questions fréquentes

Quelle est la formule des intérêts composés?

A égale P multiplié par (1 + r/n), élevé à la puissance n fois t. P est le montant de départ, r le taux annuel en décimale (6 % s'écrit 0,06), n le nombre de fois où l'intérêt est crédité chaque année et t le nombre d'années. A est le total final, capital compris; retranchez P pour obtenir l'intérêt seul. Une composition mensuelle donne n = 12, quotidienne n = 365. La formule vise une somme unique placée à un taux stable. Les versements, les retraits, l'impôt et les frais demandent leurs propres étapes.

Quelle est la différence entre l'intérêt simple et l'intérêt composé?

L'intérêt simple se calcule seulement sur le montant d'origine: chaque année rapporte donc la même somme. L'intérêt composé se calcule sur un solde qui comprend déjà les intérêts antérieurs: chaque année rapporte un peu plus que la précédente, au même taux. Dans un exemple illustratif, 10 000 $ à 6 % pendant dix ans donnent 6 000 $ d'intérêt simple, contre environ 7 908 $ d'intérêt composé annuellement. Sur trente ans, l'écart devient énorme: 18 000 $ d'un côté, environ 47 435 $ de l'autre. Cet écart qui se creuse, c'est toute l'idée.

Qu'est-ce que la règle de 72, et est-elle précise?

Divisez 72 par un taux annuel pour estimer le nombre d'années qu'un solde stable met à doubler. À 6 %, on obtient 12 ans; le chiffre exact, avec une composition annuelle, est d'environ 11,9. Entre 4 % et 12 % environ, l'estimation reste à moins d'une demi-année du résultat exact. Elle s'écarte davantage aux taux très bas ou très élevés. Elle fonctionne aussi à rebours: pour doubler en 12 ans, il faut environ 6 % par année. Sur une dette impayée à 18 %, elle donne environ 4 ans.

La fréquence de composition change-t-elle vraiment quelque chose?

Moins que la publicité ne le laisse croire. Dans un exemple illustratif à un taux nominal de 6 %, la composition annuelle donne un taux effectif de 6,000 %, semestrielle 6,090 %, mensuelle 6,168 % et quotidienne 6,183 %. Sur 10 000 $ pendant dix ans, cela fait environ 17 908 $ contre 18 220 $ en quotidien, soit un écart d'environ 312 $. Un point de taux ou cinq ans de plus pèsent bien davantage. La fréquence compte surtout pour comparer deux offres au même taux nominal: ramenez les deux à un taux annuel effectif.

Quelle est la différence entre un taux nominal et un taux annuel effectif?

Le taux nominal est le taux annuel annoncé. Le taux annuel effectif est ce qu'il devient une fois comptée la composition en cours d'année: (1 + r/n) à la puissance n, moins 1. Six pour cent composés mensuellement donnent environ 6,168 % par année. C'est le chiffre effectif qui permet de comparer deux offres d'épargne ou deux prêts. Pour les prêts autres qu'hypothécaires, la Loi sur l'intérêt exige qu'un contrat qui fixe un taux pour une période de moins d'un an indique le taux annuel équivalent.

Comment les taux hypothécaires sont-ils composés au Canada?

L'article 6 de la Loi sur l'intérêt prévoit qu'une hypothèque remboursée par versements combinés doit indiquer le taux calculé annuellement ou semestriellement, et non d'avance. Voilà pourquoi on voit des taux hypothécaires canadiens décrits comme composés semestriellement. Notre lecture: la Loi exige cette mention, elle n'oblige pas tous les prêteurs à composer deux fois par année. Dans un exemple illustratif, 5 % composés semestriellement font environ 5,0625 % par année, contre environ 5,116 % en mensuel. Demandez à votre prêteur la convention de votre contrat; le taux peut aussi changer à chaque renouvellement.

L'intérêt d'un CPG à intérêt composé est-il imposé avant que je le reçoive?

Hors d'un régime enregistré, oui. L'Agence du revenu du Canada indique que lorsque l'intérêt n'est versé qu'à l'encaissement ou à l'échéance, vous devez déclarer l'intérêt gagné pendant chaque année complète de placement, même sans feuillet T5. Un CPG de cinq ans à intérêt composé détenu dans un compte ordinaire crée donc un intérêt imposable chaque année, alors que l'argent reste bloqué. Les résidents du Québec le déclarent aussi à Revenu Québec. Dans un CELI ou un REER, ce sont les règles fiscales propres au régime qui s'appliquent.

Un CELI ou un REER change-t-il le fonctionnement de la composition?

Le calcul reste identique; c'est l'impôt qui change. Selon l'Agence du revenu du Canada, les revenus gagnés dans un CELI sont généralement libres d'impôt, même au moment du retrait. Pour un REER, les revenus gagnés dans le régime sont habituellement exonérés tant que les fonds y restent, et vous payez généralement l'impôt sur les paiements reçus du régime. Chaque régime a ses propres plafonds de cotisation et règles de retrait. Ils remplissent des rôles différents; la question de savoir lequel vous convient relève d'un professionnel autorisé à conseiller sur les régimes enregistrés.

Que deviennent 10 000 $ à 6 % après 30 ans?

Dans un exemple illustratif, avec une composition annuelle et sans impôt, frais ni retrait, environ 57 435 $, dont environ 47 435 $ d'intérêt. L'intérêt simple aux mêmes conditions n'ajouterait que 18 000 $. La valeur réelle est plus faible: avec une inflation supposée de 3 % par année, 57 435 $ dans trente ans achètent à peu près ce que 23 662 $ achètent aujourd'hui. L'impôt sur la croissance et les frais la réduiraient encore. Ce sont des données rondes choisies pour montrer le calcul, et non un taux offert ni la projection d'un produit.

L'inflation annule-t-elle la croissance composée?

Elle ne l'annule pas, mais elle en prend une large part, et cette part grandit avec le temps. L'inflation réduit ce que chaque dollar futur permet d'acheter. À une inflation supposée de 3 % par année, les prix doublent en environ 24 ans selon la règle de 72. Un chiffre nominal lointain décrit donc un nombre, et non ce qu'il achète. Pour obtenir la valeur réelle, divisez le montant futur par (1 + inflation) à la puissance du nombre d'années. Comparez toujours un chiffre réel avec un autre chiffre réel.

Vaut-il mieux commencer tôt ou verser davantage plus tard?

Cela dépend du taux, et les chiffres le montrent. Dans un exemple illustratif, une personne verse 1 000 $ par année des années 1 à 10, puis arrête; une autre verse 1 000 $ par année des années 11 à 30. À la fin de l'année 30, à 6 %, la première a environ 42 273 $ contre 36 786 $. À 5 %, elles sont presque à égalité. À 4 %, la seconde l'emporte: 29 778 $ contre 26 307 $. Commencer tôt aide, tout comme le taux et le montant. Le temps est la variable que vous contrôlez.

Un retrait arrête-t-il la composition?

Non. Un retrait réduit le solde qui produit la croissance future, et le solde qui reste continue de se composer. Le coût du retrait est la croissance que la somme retirée aurait produite. Dans un exemple illustratif, 10 000 $ à 6 % pendant trente ans atteignent environ 57 435 $. Retirez 3 000 $ à la fin de l'année huit et le compte atteint plutôt environ 46 624 $. L'écart d'environ 10 811 $, ce sont les 3 000 $ plus les 22 ans de croissance qu'ils auraient produits. Emprunter évite cet écart, mais ajoute des intérêts et des risques.

Les intérêts composés jouent-ils contre moi sur une carte de crédit?

Ils le peuvent. L'Agence de la consommation en matière financière du Canada rappelle que vous payez des intérêts si vous ne réglez pas le solde au complet à la date d'échéance, et que les institutions sous réglementation fédérale doivent offrir un délai de grâce d'au moins 21 jours sur les nouveaux achats. Les avances de fonds n'en ont aucun. Si l'intérêt s'ajoute à un solde impayé qui porte lui-même intérêt, il se compose. Son exemple: 2 000 $ à 18 %, en ne payant que le minimum de 60 $, prennent 3 ans et 11 mois à rembourser et coûtent 793 $ d'intérêt.

Devrais-je rembourser mes dettes avant de commencer à épargner?

Comparez d'abord les taux. Une croissance à un taux modeste ne rattrape pas un solde qui se compose à un taux élevé; rembourser une dette coûteuse peut donc faire davantage pour vous qu'épargner à un taux plus bas. La réponse peut changer si vous perdiez une cotisation de l'employeur, si vous n'avez aucune réserve d'urgence et emprunteriez de nouveau à la première panne, ou si le taux de la dette est bas. C'est une question d'ordre qui dépend de vos taux et de vos soldes réels; un comptable ou un conseiller en crédit peut l'examiner avec vous.

Les frais se composent-ils eux aussi?

Oui, contre vous. Des frais annuels prélevés sur un solde retirent le montant des frais et tout ce que cet argent aurait rapporté pendant le reste de la période. Dans un exemple illustratif, 10 000 $ qui croissent à 6 % par année atteignent environ 57 435 $ en trente ans; si les frais retranchent un point de pourcentage à la croissance annuelle, ils atteignent environ 43 219 $. L'écart, environ 14 215 $, dépasse de loin trente fois 1 % de 10 000 $. Demandez le coût total en dollars sur toute la période, pas seulement le pourcentage annuel.

Que devrais-je demander devant une projection sur trente ans?

Cinq choses. Est-elle en dollars nominaux ou réels? Est-elle avant ou après impôt et frais? Que suppose-t-elle quant aux versements, aux retraits et à la stabilité du taux? Quels chiffres un contrat garantit-il, et lesquels reposent sur des hypothèses? Et que devient le résultat si le taux supposé baisse d'un point? Une projection qui répond aux cinq questions se laisse juger. Une projection qui n'y répond pas montre un seul scénario: demandez-en un second, à un taux plus bas, avant de vous y fier.

La valeur d'un contrat d'assurance vie entière se compose-t-elle?

La valeur de rachat garantie d'un contrat d'assurance vie entière avec participation suit un barème inscrit au contrat, et elle croît sur une base qui comprend la croissance antérieure. Selon la Loi de l'impôt sur le revenu, les règles d'imposition annuelle ne visent pas cette croissance tant que le contrat demeure exonéré. Les participations qui s'y ajoutent ne sont pas garanties et peuvent être réduites. Les premières années sont faibles, parce que les coûts de l'assureur passent en premier. Le contrat est de l'assurance vie, ni un placement ni un compte d'épargne: ne l'achetez que si vous avez besoin de la protection.

Emprunter sur une police permet-il d'éviter de payer de l'intérêt?

Non. Cela change seulement qui est payé. Avec une avance sur contrat, c'est l'assureur qui avance l'argent, et l'intérêt lui est dû et lui est payé, à un taux qu'il fixe et peut modifier. Avec un prêt d'une banque garanti par la police, c'est ce prêteur qui est payé. Les avances et intérêts impayés sont déduits de ce que la police verse au rachat ou au décès. Une avance peut créer un revenu imposable au-delà du coût de base rajusté, et un solde qui dépasse la valeur de la police peut mettre fin au contrat.

Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est le site éducatif du Centre canadien de création de patrimoine inc., ouvert à tous les Canadiens. Les services sont fournis uniquement par ce cabinet. Ses représentants détiennent un permis dans chaque province desservie: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick. Les permis personnels de José Salloum visent le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

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Dernière révision: 2026-09-29. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.

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Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, tout gain sur la police devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

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