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Gagner 8 %, payer 13 %: peut-on emprunter à un taux plus élevé que ce que l'on gagne et s'en tirer mieux?

NOUVEAU

Emprunter à un taux plus élevé que celui de votre épargne vous coûte toujours l'écart entre les deux taux sur la somme due. L'idée de gagner 8 %, payer 13 % et s'en tirer mieux compare souvent l'intérêt d'un prêt qui diminue avec la croissance d'un solde intact, sans compter les versements. Refait honnêtement, l'emprunt perd sur les taux. Il peut quand même aider quand retirer coûterait autre chose: droits de cotisation, impôt, couverture, garanties ou assurabilité.

Vous avez de l'argent de côté, qui rapporte un taux modeste. Vous avez besoin d'argent pour un achat. Un prêteur vous offre un prêt à un taux plus élevé que ce que rapporte votre épargne. Le bon sens vous dit alors: dépensez l'épargne, ne payez pas plus que ce que vous gagnez.

Puis quelqu'un vous montre un tableau. D'un côté, l'intérêt que votre épargne rapporterait si vous n'y touchiez pas. De l'autre, l'intérêt que vous paieriez sur un prêt à un taux plus élevé. Le premier chiffre est plus gros. « Vous avez gagné 8 % et payé 13 %, vous dit-on, et vous vous en êtes quand même mieux tiré. Cessez de penser en taux. Pensez en volumes d'intérêts. »

C'est une idée frappante, et elle est à moitié vraie. L'autre moitié peut coûter des milliers de dollars à une famille.

Pourquoi est-ce important? Parce que cet argument est l'une des idées les plus répétées dans les présentations sur le financement d'achats au moyen d'une police d'assurance vie entière avec participation, et l'une des moins examinées. Une famille qui croit pouvoir toujours emprunter au-dessus de son taux de rendement et s'en tirer mieux empruntera davantage, remboursera moins, et se demandera des années plus tard où est passé l'argent. Une famille qui comprend exactement quand l'idée tient, et quand elle ne tient pas, prendra des décisions plus éclairées pour chaque prêt qu'elle contractera, que ce soit sur une police ou sur n'importe quoi d'autre.

Cette page fait ce que les tableaux habituels ne font pas. Elle refait le calcul honnêtement, en comptant les versements. Elle montre pourquoi emprunter à un taux plus élevé que celui que l'on gagne coûte toujours quelque chose sur la seule base des taux. Puis elle montre les vraies raisons pour lesquelles une famille peut tout de même s'en tirer mieux en empruntant, raisons qui n'ont rien à voir avec le volume d'intérêts et tout à voir avec ce que coûterait le retrait.

Tout commence par un tableau honnête.

Que dit l'affirmation, et pourquoi semble-t-elle convaincante?

L'affirmation veut que, si vous laissez votre épargne intacte et empruntez plutôt à un taux plus élevé, l'intérêt que rapporte votre épargne puisse dépasser l'intérêt que vous payez, de sorte que vous vous en tirez mieux malgré le taux moins favorable. Elle semble convaincante parce que le tableau qu'elle utilise est exact sur le plan arithmétique. Ce qu'elle omet, c'est l'argent que vous versez chaque mois pour réduire le prêt.

La présentation habituelle se déroule ainsi. Vous avez une somme d'argent qui rapporte un taux fixe. Vous avez besoin de la même somme. Première option: la retirer et la dépenser. Deuxième option: la laisser où elle est et emprunter le même montant à un taux plus élevé, remboursé par versements mensuels sur quelques années. On place ensuite deux chiffres côte à côte: l'intérêt que l'épargne a rapporté pendant la période, et l'intérêt payé sur le prêt pendant la même période. L'intérêt gagné est plus élevé. Conclusion: l'emprunt l'a emporté.

Les deux chiffres peuvent être calculés correctement. C'est justement ce qui rend l'argument persuasif. L'auditoire vérifie le calcul, le trouve juste, et accepte la conclusion.

La faille n'est pas dans le calcul. Elle est dans ce que la comparaison garde constant, et dans ce qu'elle laisse discrètement de côté.

D'où vient l'idée, et qu'y a-t-il de vrai?

Elle vient d'une observation réelle: la plupart des ménages paient beaucoup plus d'intérêts au cours d'une vie qu'ils ne le croient, et regarder le total des dollars d'intérêts qui quittent une famille chaque année en dit plus long que n'importe quel taux pris isolément. Cette partie est vraie. L'erreur est le saut de « les volumes comptent » à « les taux ne comptent pas ».

Additionnez les intérêts d'un ménage typique pour une année: l'hypothèque, les prêts automobiles, les soldes de cartes de crédit reportés d'un mois à l'autre, la marge de crédit. Le total est souvent un choc. Les familles qui voient ce chiffre pour la première fois veulent, et on les comprend, changer la destination de cet argent. Cet instinct est sain, et il est le point de départ de toute conversation sérieuse sur le financement d'achats au moyen d'un capital que la famille possède.

R. Nelson Nash, qui a décrit l'approche que l'on appelle The Infinite Banking Concept®, invitait ses lecteurs à penser à l'ensemble du flux de leur argent au cours d'une vie plutôt qu'à une transaction à la fois. C'est une discipline utile. Elle rappelle à une famille que payer comptant n'est pas gratuit, parce que l'argent dépensé cesse de rapporter, et qu'emprunter n'est pas gratuit non plus, parce qu'on paie des intérêts. Chaque achat est financé d'une façon ou d'une autre.

Mais une vision à l'échelle d'une vie n'abolit pas l'arithmétique. Quand vous choisissez entre deux façons de payer la même chose, celle qui coûte un taux plus élevé sur l'argent en cause coûte davantage, à moins que l'on ne gagne autre chose en retour. Une présentation qui se sert de la vision à l'échelle d'une vie pour balayer le taux a poussé une bonne idée un pas trop loin.

Que se passe-t-il quand on refait le calcul honnêtement?

Quand on compte les versements mensuels du prêt, emprunter à un taux plus élevé que celui que l'on gagne nous laisse en retard. Dans l'exemple de cette page, une famille qui emprunte 50 000 $ à 8,7 % plutôt que de dépenser une épargne qui rapporte 6 % termine les cinq ans avec un retard d'environ 4 704 $ sur une famille qui dépense son épargne puis épargne le même versement mensuel au même taux de 6 %.

Voici un exemple hypothétique construit pour cette page. Le taux d'emprunt est de 1,45 fois le taux de rendement, un écart de la taille de ceux qu'utilisent habituellement ces présentations. Chaque chiffre est une hypothèse, et non une soumission.

Hypothèse Valeur
Épargne 50 000 $, rapportant 6 % par année, composé annuellement
Prêt 50 000 $ à 8,7 % par année (1,45 fois 6 %)
Remboursement Mensuel, sur 5 ans (60 versements)
Versement mensuel 1 030,65 $
Total payé sur 5 ans 61 839,18 $
Intérêts payés 11 839,18 $
Épargne après 5 ans, intacte 66 911,28 $
Intérêts gagnés 16 911,28 $

C'est le tableau qui met habituellement fin à la discussion. Intérêts gagnés: 16 911 $. Intérêts payés: 11 839 $. La famille qui a emprunté serait « en avance » de 5 072 $.

Posez maintenant la question que le tableau ne pose pas: d'où venaient les 1 030,65 $ par mois? Ils venaient des liquidités de la famille, chaque mois, pendant cinq ans. Cet argent aurait pu servir à autre chose. Ce qu'il aurait pu faire de plus juste, c'est exactement ce qu'a fait l'épargne de la famille emprunteuse: rester dans le même compte au même taux de 6 %.

Comparons donc deux familles qui ont le même revenu, la même épargne et le même besoin.

Famille A: dépense l'épargne Famille B: garde l'épargne, emprunte
Premier jour Retire 50 000 $ et fait l'achat Laisse 50 000 $ à 6 %, emprunte 50 000 $ à 8,7 %
Chaque mois pendant 5 ans Épargne 1 030,65 $ à 6 % Verse 1 030,65 $ au prêteur
Après 5 ans Épargne de 71 615,73 $ Épargne de 66 911,28 $, prêt remboursé
Écart Environ 4 704 $ de retard sur la famille A

Même revenu. Même achat. Même sortie de fonds mensuelle. La famille B est en retard.

La raison n'a rien de mystérieux. Tant que la famille B doit de l'argent, elle paie 8,7 % sur le solde alors que son propre argent rapporte 6 %. Cet écart de 2,7 % s'applique à chaque dollar dû, aussi longtemps qu'il est dû. La comparaison des volumes d'intérêts masque l'écart parce que le solde du prêt diminue chaque mois alors que le solde de l'épargne, lui, ne diminue jamais. L'intérêt payé paraît faible parce que le prêt est remboursé, avec de l'argent que le tableau ne compte jamais.

Le principe est simple. Sur la seule base des taux, emprunter à un taux plus élevé que celui que rapporte votre argent vous coûte la différence. Aucune façon d'arranger les chiffres n'y change quoi que ce soit.

Pourquoi les chiffres d'intérêts induisent-ils en erreur?

déclarée annuellement, jamais garantie

Comment une participation est déterminée

  1. Une distribution du compte de participation de l'assureur
  2. Déclarée annuellement à la discrétion du conseil
  3. Selon les résultats, la sinistralité et les frais
  4. Ce n'est ni de l'intérêt ni un rendement
  5. Elle n'est garantie aucune année du contrat
Une participation est une part des résultats d'un compte, ni de l'intérêt ni un taux.

Parce qu'ils comparent deux soldes qui ne se comportent pas de la même façon. L'épargne se compose sur le plein montant pendant toute la période. Le solde du prêt diminue chaque mois, de sorte que l'intérêt est calculé sur un montant de plus en plus petit. Les versements qui font diminuer le prêt proviennent de liquidités que la comparaison ne compte jamais.

Trois choses clochent dans le tableau habituel.

  1. Les soldes ne sont pas les mêmes au fil du temps. L'épargne reste à 50 000 $ et elle croît. Le prêt commence à 50 000 $ et descend vers zéro. Sur cinq ans, le solde moyen du prêt correspond à peu près à la moitié du montant initial, alors que le solde moyen de l'épargne dépasse le montant initial. Comparer l'intérêt sur ces deux soldes, c'est comme comparer l'essence consommée par une voiture qui fait tout le trajet avec celle d'une voiture qui s'arrête à mi-chemin.
  2. Les versements disparaissent. La famille verse 61 839,18 $ sur cinq ans. Le tableau ne montre que les 11 839,18 $ d'intérêts compris dans ces versements. Les 50 000 $ de capital remboursé sont de l'argent que la famille a dû trouver à même son revenu. Dans le scénario où la famille dépense son épargne, ce même argent est libre d'être épargné.
  3. Le point d'arrivée n'est pas comparé. Une comparaison juste pose une seule question: à la fin de la même période, avec le même revenu et les mêmes dépenses, quelle famille a le plus d'argent? Le tableau des intérêts ne la pose jamais.

Il y a une deuxième erreur, plus discrète. L'exemple habituel utilise souvent un produit d'épargne à taux fixe établi par contrat et un prêt à taux fixe. La vie réelle est rarement aussi bien rangée. Les taux d'épargne peuvent baisser. Les taux d'emprunt peuvent monter. L'écart peut se creuser.

Quelle est l'ampleur du coût selon les taux?

Le coût augmente avec les taux et avec le temps. Avec un rapport de 1,45 entre le taux d'emprunt et le taux de rendement, sur cinq ans, la famille qui emprunte termine avec un retard d'environ 2 800 $ à 6 900 $ sur 50 000 $, selon les taux. Sur des périodes de remboursement plus longues, l'écart est plus grand.

Voici la même comparaison à plusieurs paires de taux, toujours avec les mêmes 50 000 $, un remboursement mensuel sur cinq ans et les versements épargnés au taux de rendement de l'autre colonne. Les deux dernières lignes montrent ce qui se passe lorsque le prêt coûte 13 % alors que l'épargne rapporte 8 %, et lorsque les deux taux sont de 13 %.

Taux de rendement Taux d'emprunt Intérêts payés Intérêts gagnés Retard de la famille B sur la famille A
4 % 5,8 % 7 719,82 $ 10 832,65 $ 2 831,38 $
6 % 8,7 % 11 839,18 $ 16 911,28 $ 4 704,45 $
8 % 11,6 % 16 128,53 $ 23 466,40 $ 6 928,97 $
8 % 13 % 18 259,22 $ 23 466,40 $ 9 519,34 $
13 % 13 % 18 259,22 $ 42 121,76 $ 1 500,79 $

À chaque ligne, l'intérêt gagné est plus élevé que l'intérêt payé. À chaque ligne, la famille qui a emprunté est en retard. Toute la leçon tient dans ce seul tableau. Même lorsque les deux taux sont de 13 %, la famille qui a emprunté termine légèrement derrière, parce qu'un prêt à 13 % calculé mensuellement coûte environ 13,8 % sur une année, alors que l'épargne créditée une fois par année rapporte 13 %. Des taux égaux donnent, au mieux, quelque chose de proche de l'égalité.

Le temps aggrave la situation. Si l'on étire le même exemple à 6 % et à 8,7 % sur une période de remboursement plus longue, l'écart grandit.

Période de remboursement Versement mensuel Intérêts payés Retard de la famille B sur la famille A
5 ans 1 030,65 $ 11 839,18 $ 4 704,45 $
10 ans 625,29 $ 25 034,74 $ 12 050,55 $
15 ans 498,25 $ 39 684,83 $ 23 125,67 $

Un versement mensuel plus petit semble plus facile à porter. C'est aussi une exposition plus longue à l'écart de taux.

Rembourser plus vite change-t-il la réponse?

Cela réduit le coût, mais ne l'inverse pas. Dans l'exemple de cette page, la famille qui emprunte termine avec un retard d'environ 813 $ si elle rembourse en un an, d'environ 1 648 $ en deux ans, d'environ 2 571 $ en trois ans et d'environ 4 704 $ en cinq ans. Plus le prêt est court, plus l'exposition à l'écart de taux est courte.

Les mêmes 50 000 $, aux mêmes taux de 6 % et de 8,7 %, remboursés sur différentes périodes:

Période de remboursement Versement mensuel Intérêts payés Retard de la famille B sur la famille A
1 an 4 365,62 $ 2 387,45 $ 812,95 $
2 ans 2 277,36 $ 4 656,66 $ 1 648,23 $
3 ans 1 583,01 $ 6 988,53 $ 2 571,03 $
5 ans 1 030,65 $ 11 839,18 $ 4 704,45 $

Ce tableau est utile pour une raison pratique. Si une famille décide que les raisons de garder son épargne en place valent l'écart de taux, la décision suivante porte sur la vitesse de remboursement. Un remboursement plus rapide garde petit le prix de cette décision. C'est la même discipline que Nash appelait « ne pas voler les petits pois »: rembourser ce que l'on emprunte, selon un calendrier, aussi sérieusement que l'exigerait n'importe quel prêteur.

Et si votre épargne rapporte plus que ce que coûte le prêt?

un compte commun, géré par l'assureur

Ce qui soutient un contrat avec participation

  1. 01Un contrat avec participationUn seul compte soutient tous les contrats de cette catégorie.
  2. 02Les primes sont mises en communDans un seul compte, non dans un compte qui vous appartient.
  3. 03L'assureur en assure la gestionLe placement, les règlements et les frais y passent.
  4. 04Les titulaires peuvent partager le résultatCe que le compte gagne, règlements et frais payés.
  5. 05La part est déclarée annuellementÀ la discrétion du conseil, et jamais garantie.
Les garanties et le partage viennent de deux endroits différents, et un seul des deux figure au contrat.

Alors le calcul s'inverse, et l'emprunt l'emporte sur le plan des taux. Si l'épargne de l'exemple de cette page rapportait 8,7 % et que le prêt coûtait 6 %, la famille qui emprunte terminerait avec une avance d'environ 4 161 $ après cinq ans. C'est un effet de levier ordinaire, et il comporte son propre risque: le taux de rendement plus élevé doit réellement être obtenu.

C'est le cas que les présentations habituelles distinguent rarement de l'autre. Quand l'argent que vous laissez en place rapporte de façon fiable plus que ce que coûte le prêt, le garder là et emprunter est tout simplement le calcul le plus favorable. Les entreprises le font tous les jours.

Le mot qui compte, c'est « fiable ». Un taux d'épargne fixe établi par contrat et un taux de prêt fixe rendent la comparaison sûre. Un taux d'épargne qui n'est pas garanti, ou un taux de prêt qui peut monter, en fait un pari. Dans une police avec participation, les valeurs garanties sont contractuelles, mais les participations ne sont pas garanties et le taux de l'avance peut changer, de sorte qu'un écart qui semble positif aujourd'hui n'est pas un écart que quiconque peut promettre pour cinq ans.

Que se passe-t-il quand le prêt n'est pas remboursé du tout?

Le coût s'accélère. Si rien n'est remboursé et que l'intérêt est ajouté au prêt chaque année, 50 000 $ à 8,7 % atteignent environ 75 878 $ en cinq ans, alors que la même épargne à 6 % atteint environ 66 911 $. La famille accuse un retard d'environ 8 967 $, et l'écart se creuse chaque année.

Certaines présentations font passer la liberté de ne pas rembourser pour un avantage. La souplesse est réelle, et lors d'une année difficile, elle peut compter. Mais comme plan, laisser l'intérêt se composer est la façon la plus coûteuse d'emprunter sur son épargne.

Après Épargne à 6 %, intacte Prêt à 8,7 %, rien de remboursé Position nette
5 ans 66 911,28 $ 75 878,32 $ Environ 8 967 $ de retard

Le calcul est le même qu'avant, seulement plus dur: le prêt se compose au taux le plus élevé sur un solde qui ne diminue jamais. Dans une police avec participation, c'est aussi le chemin vers une avance qui finit par dépasser la valeur de rachat, ce qui peut mettre fin au contrat. La façon dont cela se produit est expliquée à la page sur les avances sur police.

Alors, quand emprunter à un taux plus élevé peut-il vous laisser en avance?

Quand retirer votre épargne vous coûterait quelque chose que la comparaison des taux ne montre pas. De l'impôt déclenché par le retrait, des frais de rachat ou une pénalité, des droits que vous ne pouvez pas reconstituer, une couverture, des garanties ou une assurabilité qui seraient perdues, ou une épargne qui, réalistement, ne serait jamais reconstituée. Dans ces cas, l'écart de taux est le prix à payer pour conserver quelque chose qui vaut davantage.

C'est ici que l'idée redevient utile, à condition d'être énoncée honnêtement. Le volume d'intérêts n'est pas la raison d'emprunter. Les raisons sont les suivantes.

1. Le retrait lui-même a un coût. Certaines épargnes ne peuvent pas être retirées librement. Un dépôt non rachetable peut comporter une pénalité, ou tout simplement ne pas être rachetable avant terme. Un retrait d'un régime enregistré d'épargne-retraite (REER) constitue généralement un revenu imposable. Le rachat d'une police d'assurance vie au-delà de son coût de base rajusté (CBR) crée un revenu imposable en vertu du paragraphe 148(1) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Quand le retrait coûte de l'argent dès le départ, la famille A part en retard, et la comparaison peut basculer.

2. Les droits ne peuvent pas être reconstitués. Certains endroits où votre argent est placé s'accompagnent de droits qui, une fois utilisés ou abandonnés, ne reviennent pas. Dans bien des polices avec participation, les droits de l'option de dépôts excédentaires qui ne sont pas utilisés ne sont pas reportés, et le critère d'exonération du Règlement de l'impôt sur le revenu limite ce qu'une police peut accepter plus tard. Retirer de l'argent d'un tel contrat en prévoyant de l'y remettre plus tard pourrait tout simplement être impossible. Le fonctionnement de ces droits est expliqué à la page sur la façon de maximiser l'option de dépôts excédentaires.

3. Autre chose est rattaché à l'épargne. La valeur de rachat d'une police avec participation est rattachée à un capital-décès, à des valeurs garanties et, pour certains titulaires, à une assurabilité qu'ils ne pourraient plus acheter de nouveau. Racheter la police pour obtenir des liquidités met fin à tout cela. Emprunter sur la police la maintient en vigueur, au prix de l'intérêt.

4. Le traitement fiscal diffère. La croissance à l'intérieur d'une police d'assurance vie exonérée n'est pas imposée chaque année en vertu du paragraphe 12.2(1) de la Loi de l'impôt sur le revenu, alors que l'intérêt gagné dans un compte ordinaire l'est généralement, en vertu de l'alinéa 12(1)c). Dans l'exemple de cette page, si la nouvelle épargne de la famille A était imposée à 40 % chaque année, sa croissance effective passerait de 6 % à 3,6 %. La famille B serait encore en retard, mais seulement d'environ 633 $ au lieu de 4 704 $. La différence fiscale réduit l'écart; dans cet exemple, elle ne le comble pas.

5. Le comportement. C'est la raison qu'aucun tableau ne montre, et souvent la plus importante. Une famille qui dépense son épargne et se promet d'épargner les versements pourrait ne jamais les épargner. Une famille qui garde son épargne et rembourse un prêt selon un calendrier dispose d'une structure qui l'oblige à la discipline. Si la famille A dépensait réalistement les 1 030,65 $ par mois plutôt que de les épargner, la famille B termine en avance, non pas grâce aux taux, mais à cause de ce que la famille ferait réellement.

Remarquez ce que ces cinq raisons ont en commun. Aucune ne porte sur le taux. Chacune porte sur quelque chose que le retrait détruit et que l'emprunt préserve. C'est la version honnête de l'idée: vous pouvez perdre sur le taux et quand même gagner sur l'ensemble, quand ce que vous conservez vaut plus que ce que coûte l'écart.

Comment peser les cinq raisons par rapport à l'écart de taux?

Attribuez un montant en dollars à chacune. L'écart de taux est facile à calculer. Les autres demandent plus de travail: l'impôt ou la pénalité au retrait, la valeur des droits que vous perdriez, le coût de remplacement de la couverture, et une estimation honnête de la probabilité que les versements soient réellement épargnés. L'emprunt n'est justifié que si ces montants dépassent l'écart.

Voici une façon simple de présenter la chose.

Question Comment y mettre un chiffre
Que coûte l'écart de taux? L'écart entre les deux taux sur le solde moyen dû, pendant la période de remboursement réaliste
Que coûterait le retrait dès le départ? L'impôt, les frais de rachat, la pénalité de remboursement anticipé
Qu'est-ce qui serait perdu pour de bon? Des droits qui ne peuvent pas être reconstitués, des garanties, un capital-décès, l'assurabilité
Que coûterait le remplacement? La prime d'une couverture équivalente à votre âge et selon votre santé, si elle peut seulement être achetée
Les versements seraient-ils vraiment épargnés? Regardez le passé de la famille, et non ses intentions

Si la première ligne est la plus élevée, dépensez l'épargne. Si les autres ensemble sont plus élevées, l'emprunt peut être le choix le plus judicieux, et le taux plus élevé est simplement le prix à payer pour les conserver.

Quelles sont les objections habituelles, et les réponses honnêtes?

et ce à quoi il met fin

Ce qu'un rachat verse réellement

  1. 01La valeur de rachatTelle que le contrat la fixe pour l'année.
  2. 02Plus les participations en dépôtEt les autres sommes prévues au contrat.
  3. 03Moins toute avance sur contratAvec l'intérêt couru.
  4. 04Ce qui vous parvientL'impôt vise le gain au-delà du coût de base rajusté, pas le chèque.
Un rachat hâtif rapporte généralement le moins, parce que les premières valeurs de rachat restent sous les primes payées.

Trois reviennent souvent: la famille qui emprunte possède encore son épargne à la fin, son argent a continué à se composer, et elle a gardé le contrôle. Chacune est vraie. Aucune ne change le calcul, parce que la famille qui dépense termine elle aussi avec une épargne, constituée à partir des versements qu'elle n'a pas eu à faire.

« Mais la famille B a encore ses 66 911 $ à la fin. » C'est vrai. La famille A a 71 616 $ à la fin, constitués à partir des versements qu'elle n'a pas eu à faire à un prêteur. Les deux familles terminent avec une épargne; l'une en a davantage.

« Mais l'argent de la famille B n'a jamais cessé de se composer. » C'est vrai, et la nouvelle épargne de la famille A s'est elle aussi composée, dès le premier mois. La différence, c'est que la famille B payait 8,7 % sur un solde alors que la famille A ne payait rien.

« Mais la famille B avait le contrôle et de la souplesse. » Cela peut avoir de la valeur, et c'est l'une des raisons légitimes de la liste ci-dessus. Le contrôle vaut quelque chose. La question est de savoir s'il vaut l'écart, et la réponse honnête dépend de la famille.

Comment cela s'applique-t-il à une assurance vie entière avec participation?

Le même calcul s'applique, avec des différences précises. L'assureur fixe le taux de l'avance en vertu du contrat, et ce taux peut changer. La valeur de rachat n'est pas retirée, de sorte que ses valeurs garanties et les participations éventuelles continuent, mais les participations ne sont pas garanties. La croissance d'une police exonérée n'est pas imposée chaque année. Et une avance constitue une disposition aux fins de l'impôt et réduit le capital-décès net tant qu'elle est due.

Quand l'épargne est la valeur de rachat d'une police avec participation, la comparaison présente ses propres particularités.

Le côté rendement n'est pas un taux fixe. La valeur de rachat d'une police avec participation croît grâce à ses valeurs garanties et aux participations que le conseil d'administration de l'assureur déclare, lesquelles ne sont pas garanties et peuvent diminuer. Le « taux » que rapporte la police n'est pas un chiffre que l'on peut bloquer pour cinq ans comme on le fait avec le taux d'un dépôt à terme fixe.

Le côté emprunt est fixé par l'assureur. Le taux de l'avance sur police est fixé en vertu du contrat et peut changer. L'intérêt impayé est habituellement ajouté à l'avance. L'effet d'une avance sur les participations de votre contrat précis dépend de la pratique de l'assureur, et c'est pourquoi on ne peut pas simplement soustraire le taux de l'avance et la participation l'un de l'autre, comme l'explique la page sur l'intérêt de l'avance et les participations.

Le côté fiscal diffère. La croissance d'une police exonérée n'est pas incluse dans le revenu chaque année. Une avance sur police constitue toutefois une disposition en vertu du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu, et un revenu est réalisé si le produit de l'avance dépasse le coût de base rajusté de la police. L'intérêt sur une avance sur police n'est déductible que si l'argent emprunté sert à tirer un revenu d'une entreprise ou d'un bien, en vertu du sous-alinéa 20(1)c)(i), et seulement dans la mesure où l'assureur l'atteste sur le formulaire prescrit.

C'est du côté de la protection que la différence est la plus grande. Retirer de la valeur de rachat signifie un rachat partiel ou un rachat total. Un rachat total met fin à la couverture, aux garanties et aux participations futures, et il peut être imposable. Une avance maintient tout cela en vigueur, mais tout montant dû au décès est soustrait de ce que reçoit le bénéficiaire.

Ainsi, dans une police, les raisons 2 et 3 ci-dessus sont souvent les vraies raisons d'emprunter plutôt que de retirer. L'écart de taux demeure un coût. Ce que la famille met dans l'autre plateau de la balance, c'est la couverture, les garanties et les droits auxquels un rachat mettrait fin. Ce que la récupération de l'intérêt peut signifier, et ne pas signifier, dans ce contexte est expliqué à la page sur ce que signifie récupérer l'intérêt.

À quoi ressemble une version honnête de l'idée?

À quelque chose comme ceci: « Emprunter à un taux plus élevé que celui que rapporte votre argent vous coûte l'écart. Parfois, ce coût vaut la peine d'être payé, parce que ce que vous conservez en ne retirant pas vaut davantage. Mettons un chiffre sur les deux avant que vous décidiez. »

L'idée que les volumes d'intérêts comptent n'est pas fausse. Les familles paient effectivement beaucoup plus d'intérêts au cours d'une vie que la plupart d'entre elles ne le croient, et regarder le total des dollars qui quittent un ménage chaque année est un exercice précieux. Là où l'idée dérape, c'est quand on s'en sert pour laisser entendre que le taux n'a pas d'importance. Il en a.

Voici la différence entre les deux versions.

La version exagérée La version honnête
« Les taux ne comptent pas, seuls les volumes d'intérêts comptent. » « Les taux comptent sur chaque dollar dû. Les volumes vous disent combien de dollars ont circulé. »
« Vous avez gagné 8 %, payé 13 % et vous vous en êtes mieux tiré. » « Sur la seule base des taux, vous êtes en retard. Vous pourriez quand même être en avance grâce à ce que vous avez conservé. »
« Vous n'avez jamais à rembourser. » « Vous pouvez choisir quand rembourser. L'intérêt laissé impayé est le choix le plus coûteux. »
« Votre argent continue de travailler pendant que vous empruntez. » « Votre argent reste en place et conserve sa croissance éventuelle, pendant que le prêt porte intérêt en même temps. »

Une explication qui ressemble à la colonne de droite respecte l'intelligence de la famille. C'est aussi la seule qui sera encore vraie dans dix ans.

Comment une famille devrait-elle décider, étape par étape?

cinq produits, une seule décision

Les contrats permanents et temporaires

  1. 01L'assurance vie temporaire, à durée fixe et sans valeur de rachat
  2. 02L'assurance vie entière, permanente avec valeur garantie
  3. 03L'assurance vie entière avec participation
  4. 04L'assurance vie universelle, où le titulaire décide davantage
  5. 05La rente viagère, du capital échangé contre un revenu à vie
Ces produits se recoupent moins que la publicité ne le laisse croire. Chacun répond à une question différente.

Notez la période de remboursement réaliste, calculez le coût de l'écart de taux sur cette période, mettez un chiffre sur ce que le retrait coûterait ou détruirait, demandez-vous honnêtement si les versements seraient épargnés, et comparez les deux voies à la fin de la même période.

  1. Nommez le besoin. L'achat, son montant et sa date.
  2. Nommez l'épargne. Où se trouve l'argent, ce qu'il rapporte, et si ce taux est fixé par contrat.
  3. Chiffrez le retrait. L'impôt, les pénalités, les frais de rachat, et tout ce qui prendrait fin: la couverture, les garanties, les droits.
  4. Chiffrez le prêt. Le taux, la possibilité qu'il change, et le calendrier de remboursement réaliste. Pas celui que vous espérez; celui que votre budget peut réellement porter.
  5. Projetez les deux voies jusqu'à la même date de fin, avec le même revenu et la même sortie de fonds mensuelle, comme dans le tableau des deux familles ci-dessus.
  6. Soyez honnête au sujet du comportement. Si vous n'épargneriez pas les versements, dites-le.
  7. Décidez, et mettez par écrit le plan de remboursement si vous empruntez.

Qui devrait vous aider à faire les calculs?

Pour une avance sur police, un professionnel en assurance titulaire d'un permis qui a des années d'expérience concrète dans le service des polices avec participation, et qui peut obtenir le taux de l'avance, le coût de base rajusté et l'effet d'une avance sur votre contrat; et un comptable qui peut confirmer l'impôt applicable à un retrait, à un rachat ou à une avance.

Le produit sans la compréhension n'est qu'une police d'assurance. La compréhension sans l'expérience n'est que de la théorie. Un professionnel compétent fera le calcul des deux voies pour vous, en comptant les versements, et vous dira quand dépenser l'épargne est tout simplement le choix le plus sensé. Au Québec, le professionnel en assurance est un conseiller en sécurité financière; dans les autres provinces, c'est un agent d'assurance vie titulaire d'un permis.

Je dois être clair sur ma propre position: je suis rémunéré par des commissions versées par les assureurs lorsqu'une police est souscrite. C'est un conflit d'intérêts, et c'est l'une des raisons pour lesquelles cette page présente le calcul au complet, y compris là où l'emprunt est perdant.

Comment lire les chiffres de cette page?

Chaque montant, taux et modalité des exemples est une hypothèse calculée pour cette page: 50 000 $ à 6 % et à 8,7 %, remboursés mensuellement. Il ne s'agit ni de soumissions, ni de prévisions, ni des taux d'un prêteur ou d'un assureur. Les règles fiscales sont celles de la Loi de l'impôt sur le revenu telle que codifiée au 30 septembre 2026.

Le versement mensuel est calculé selon la formule d'amortissement standard; l'épargne se compose annuellement au taux indiqué, et les versements épargnés se composent mensuellement au taux équivalent. Les résultats sont avant impôt, sauf indication contraire. Les participations des polices avec participation ne sont pas garanties et sont déclarées chaque année par le conseil d'administration de l'assureur. Les avances sur police portent intérêt au taux de l'assureur et constituent une disposition aux fins de l'impôt. Les montants sont en dollars canadiens.

Ce que cette page ne vous dira pas

Cette page montre comment comparer l'emprunt et le retrait. Elle ne vous dit pas si vous devriez faire l'un ou l'autre pour votre propre achat, ce que rapportera votre épargne, ni ce que facturera un prêteur ou un assureur. Elle ne chiffre pas l'impôt sur votre propre retrait ni la valeur de votre propre couverture. Ces réponses dépendent de vos contrats, de votre revenu, de votre santé et de votre situation fiscale, et elles viennent de votre professionnel en assurance et de votre comptable.

À qui cela ne convient pas

Emprunter sur son épargne à un taux plus élevé ne convient pas à une famille qui n'a pas de plan de remboursement clair, pas de revenu stable pour faire les versements, ou aucun coût réel associé au retrait. Pour cette famille, dépenser l'épargne est habituellement le choix le plus sensé, et aucun tableau de volumes d'intérêts ne devrait la convaincre du contraire.

Cela peut convenir à une famille dont l'épargne porte quelque chose qu'un retrait détruirait: une couverture dont elle a besoin, des garanties auxquelles elle tient, des droits qu'elle ne peut pas reconstituer, ou une facture d'impôt qu'elle préfère ne pas déclencher. Pour cette famille, le taux plus élevé n'est pas un gain caché. C'est un prix connu, payé en toute connaissance de cause.

Le taux compte toujours. La question, c'est ce que vous achetez en le payant.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

Vous détenez un permis? Pour placer des affaires, adressez-vous directement au Centre canadien de création de patrimoine inc. Cette page s'adresse aux ménages.

En soumettant ce formulaire, vous consentez à ce que le Centre canadien de création de patrimoine inc. utilise les renseignements que vous fournissez pour répondre à votre demande et organiser votre rencontre, y compris par message texte au numéro que vous indiquez. Consultez notre politique de confidentialité.

Ce formulaire est acheminé au Centre canadien de création de patrimoine inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par le Centre canadien de création de patrimoine inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.

Questions fréquentes

Peut-on gagner 8 %, emprunter à 13 % et s'en tirer mieux?

Pas sur la seule base des taux. Quand vous empruntez à un taux plus élevé que celui que rapporte votre épargne, l'écart entre les deux taux est un coût sur chaque dollar que vous devez. Les exemples qui montrent le contraire comparent généralement l'intérêt d'un prêt que l'on rembourse avec la croissance d'un solde auquel on ne touche jamais, et ils omettent les versements mensuels. Emprunter peut tout de même vous laisser en avance quand retirer votre épargne coûterait autre chose, comme de l'impôt, des droits perdus ou une couverture perdue.

Pourquoi l'intérêt gagné paraît-il plus gros que l'intérêt payé?

Parce que les deux soldes ne se comportent pas de la même façon. L'épargne laissée en place se compose sur le plein montant pendant toute la période. Un prêt remboursé chaque mois a un solde qui diminue chaque mois, de sorte que l'intérêt est calculé sur un montant de plus en plus petit. Les versements qui réduisent le prêt sortent de vos liquidités. Une fois ces versements comptés, en imaginant qu'ils sont plutôt épargnés au même taux, l'avantage disparaît.

Le volume d'intérêts est-il plus important que le taux?

Les deux comptent, et aucun ne suffit à lui seul. Le volume d'intérêts vous dit combien de dollars ont circulé. Le taux vous dit ce que chaque dollar de solde coûte ou rapporte par année. Une comparaison juste garde les liquidités constantes: le même argent, la même période, les mêmes versements, comparés à la fin. Une fois cela fait, un taux d'emprunt plus élevé que le taux de rendement coûte de l'argent, à moins qu'un élément extérieur aux taux ne change le portrait.

Quand emprunter sur son épargne peut-il avoir du sens, même à un taux plus élevé?

Quand retirer coûterait davantage que l'écart de taux. Par exemple: un retrait qui déclenche de l'impôt, des frais de rachat ou une pénalité de remboursement anticipé; des droits de cotisation ou des droits de dépôts excédentaires qui ne peuvent pas être reconstitués; des garanties, une couverture ou une assurabilité qui seraient perdues; ou une épargne qui, une fois dépensée, ne serait réalistement jamais reconstituée. Dans ces cas, l'écart est le prix à payer pour conserver quelque chose de précieux.

Que se passe-t-il si le prêt n'est pas remboursé?

Le coût augmente rapidement. Dans l'exemple de cette page, 50 000 $ empruntés à 8,7 % sans aucun remboursement atteignent environ 75 878 $ en cinq ans, alors que les mêmes 50 000 $ d'épargne à 6 % atteignent environ 66 911 $. La famille accuse un retard d'environ 8 967 $, avant impôt. L'intérêt impayé est la façon la plus coûteuse d'emprunter sur son épargne.

Cela s'applique-t-il à une avance sur police d'une assurance vie entière avec participation?

Oui, avec des différences. L'assureur fixe le taux de l'avance en vertu du contrat, et ce taux peut changer. La valeur de rachat n'est pas retirée, de sorte que ses valeurs garanties et les participations éventuelles continuent, mais les participations ne sont pas garanties et l'effet d'une avance sur celles-ci dépend de la pratique de l'assureur. La croissance d'une police exonérée n'est pas imposée chaque année. Une avance constitue une disposition aux fins de l'impôt et réduit le capital-décès net tant qu'elle est due.

L'intérêt sur l'argent emprunté sur son épargne est-il déductible d'impôt?

Seulement si l'argent emprunté sert à tirer un revenu d'une entreprise ou d'un bien, en vertu du sous-alinéa 20(1)c)(i) de la Loi de l'impôt sur le revenu. L'intérêt sur l'argent emprunté pour une voiture, des vacances ou un achat personnel n'est généralement pas déductible. Pour une avance sur police, l'assureur doit aussi attester l'intérêt sur le formulaire prescrit. L'intérêt que vous gagnez sur une épargne détenue hors d'un régime enregistré est généralement imposable.

Comment une famille devrait-elle choisir entre emprunter et retirer?

Notez trois chiffres: ce que retirer coûterait au-delà de la croissance perdue, ce qu'emprunter coûterait en intérêts sur une période de remboursement réaliste, et ce que la famille ferait réellement des versements si elle n'empruntait pas. Comparez ensuite les deux voies à la fin de la même période. Si le seul avantage de l'emprunt est un chiffre d'intérêts plus gros sur une ligne, ce n'est pas un avantage.

Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est le site éducatif du Centre canadien de création de patrimoine inc., ouvert à tous les Canadiens. Les services sont fournis uniquement par ce cabinet. Ses représentants détiennent un permis dans chaque province desservie: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick. Les permis personnels de José Salloum visent le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

Lire la biographie complète et les numéros de permis

Dernière révision: 2026-10-29. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.

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Avec qui vous faites affaire. Financière CBI est le site éducatif du Centre canadien de création de patrimoine inc. (cwcc.ca), le cabinet inscrit auprès de l'Autorité des marchés financiers. Le site éducatif lui-même ne détient aucun permis, ne distribue aucun produit ni service, ne donne aucun conseil individualisé et ne conclut aucune transaction. Toute relation-client, tout conseil et tout produit d'assurance passent uniquement par ce cabinet et ses représentants dûment certifiés.

Permis et titres. José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent autorisé par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent autorisé par l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001. Son permis personnel couvre le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique uniquement. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, et il détient la désignation Certified Cash Flow Specialist. Il s'agit de certifications privées et non de permis réglementaires, et elles ne confèrent aucune autorité gouvernementale. Tous ces titres peuvent être vérifiés dans les registres publics des organismes de réglementation.

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Rémunération. À titre de professionnel de l'assurance dûment autorisé, José Salloum reçoit des commissions des assureurs lorsqu'un client souscrit une police. Le cabinet a donc un intérêt commercial dans le résultat, et il le déclare ici afin que vous puissiez soupeser ce que vous lisez. Ce site web constitue le volet éducatif et promotionnel du Centre canadien de création de patrimoine inc.

Nature de ce site web. Ce site web est destiné à des fins d'information et d'éducation générales uniquement. Rien de ce qui s'y trouve ne constitue un conseil financier, d'assurance, fiscal ou juridique personnalisé, et sa lecture ne crée aucune relation professionnelle. José Salloum est un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis. Il n'est pas comptable professionnel agréé, il n'est pas avocat et il n'est pas inscrit auprès de l'Organisme canadien de réglementation des investissements. Il ne fournit ni conseils en valeurs mobilières, ni conseils fiscaux, ni conseils juridiques. Consultez votre propre comptable et votre conseiller juridique avant d'agir sur la foi de quoi que ce soit décrit ici.

Au sujet des produits abordés. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et non un placement. Sa fonction première est le capital-décès. Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur en fonction du rendement du compte de participation, et le rendement passé des participations n'indique pas les résultats futurs. Les garanties contractuelles dépendent de la solvabilité continue de l'assureur émetteur et ne sont garanties par aucun gouvernement. La protection des titulaires de police au Canada est assurée par Assuris, à l'intérieur de ses limites publiées. La Société d'assurance-dépôts du Canada couvre les dépôts bancaires et ne s'applique pas aux produits d'assurance. Ces stratégies ne conviennent pas à tout le monde et dépendent de la situation individuelle, des liquidités, de l'horizon temporel et des objectifs.

Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, tout gain sur la police devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

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