Financière CBI
Prendre rendez-vous

Retraits massifs: pourquoi l'assurance-dépôts existe

NOUVEAU

Une ruée survient quand de nombreux déposants veulent retirer leur argent en même temps, craignant que le prêteur ne puisse payer. Comme les prêteurs financent des prêts à long terme avec des dépôts qui partent vite, même un prêteur sain peut vaciller. L'assurance-dépôts de la SADC, jusqu'à 100 000 $ par catégorie admissible, réduit cette urgence.

Imaginez une file sur le trottoir, devant la succursale d'un prêteur. Personne dans cette file ne sait avec certitude que quelque chose ne va pas. Chacun sait seulement que les gens devant lui pourraient vider la caisse en premier. Alors on reste dans la file. Et plus la file s'allonge, plus il devient raisonnable de s'y joindre.

C'est ce qu'il y a d'étrange dans une ruée. Elle peut commencer par une rumeur et se terminer par une faillite, même quand la rumeur était fausse.

Pourquoi une famille devrait-elle s'intéresser à une scène qui semble tirée d'un livre d'histoire? Parce que la façon dont votre argent est détenu détermine à quel point vous êtes exposé quand la confiance vacille. Une partie de votre argent se trouve peut-être en dépôts, protégés jusqu'à certains plafonds par l'assurance-dépôts. Une autre partie dort peut-être dans des placements qui ne sont pas protégés du tout. Une autre encore peut se trouver dans un contrat d'assurance, protégé par un organisme entièrement différent. La plupart des familles n'ont jamais regardé ces trois éléments côte à côte, et elles n'y pensent que le jour où les nouvelles deviennent inquiétantes.

Comprendre pourquoi les ruées se produisent, et pourquoi l'assurance-dépôts a été créée, vous permet d'organiser votre argent avec calme plutôt que de réagir dans la précipitation. Le calme, lui aussi, est une stratégie.

Voici comment cela fonctionne.

Qu'est-ce qu'une ruée sur un prêteur, et pourquoi peut-elle se produire?

Une ruée survient quand de nombreux déposants veulent retirer leur argent en même temps parce qu'ils craignent que le prêteur ne puisse pas payer tout le monde. Elle est possible parce que les prêteurs font de la transformation des échéances, c'est-à-dire qu'ils empruntent à court terme et prêtent à long terme. Ils empruntent au moyen de dépôts retirables n'importe quand, et ils prêtent au moyen de prêts hypothécaires et commerciaux remboursés sur des années.

Ce décalage est utile et normal. C'est aussi le point faible.

Pensez à ce qu'un prêteur fait réellement pour vous. Vous voulez que votre épargne soit disponible dès que vous en avez besoin. Un jeune couple veut un prêt hypothécaire qu'il remboursera sur vingt-cinq ans. Une propriétaire d'entreprise veut un prêt pour de l'équipement qui se paiera lentement. Le prêteur se tient entre ces souhaits. Il vous laisse un accès immédiat à votre argent pendant qu'il prend des engagements à long terme envers des emprunteurs.

Un jour ordinaire, tout cela fonctionne à merveille. Certains retirent, d'autres déposent, les prêts sont remboursés selon l'échéancier, et les flux s'équilibrent à peu près. Le prêteur n'a besoin que d'assez de réserves et d'actifs faciles à vendre pour couvrir les hauts et les bas habituels.

Ce mécanisme repose toutefois sur une hypothèse discrète: que les déposants ne voudront pas tous leur argent en même temps. Quand cette hypothèse tombe, le prêteur se retrouve avec des prêts à long terme qu'il ne peut pas convertir rapidement en argent comptant, et avec des dépôts qui peuvent partir en quelques minutes.

Cet écart entre ce qu'un prêteur doit rapidement et ce qu'il possède lentement résume toute l'histoire d'une ruée. C'est aussi pourquoi notre page sur la différence entre manquer de liquidités et être insolvable compte ici: une ruée est d'abord un problème de liquidité, et elle ne devient un problème de solvabilité que si le prêteur est forcé de vendre de bons actifs à mauvais prix.

Pourquoi une ruée peut-elle devenir autoréalisatrice?

Dates choisies

Le filet de sécurité canadien au fil du temps

  1. Deux prêteurs à charte font faillite1985. Canadian Commercial Bank et Northland Bank; déposants remboursés.
  2. Rapport de la Commission Estey1986. Commission nommée le 29 septembre 1985, rapport en août 1986.
  3. Fondation d'Assuris1990. Protection financée par l'industrie pour les assurés vie.
  4. Début du système de taux plancher2020. Banque du Canada, soldes de règlement, 23 mars 2020.
Les protections au Canada ont été bâties et ajustées au fil des décennies, souvent après qu'une faillite les a mises à l'épreuve.

Une ruée peut devenir autoréalisatrice parce que la meilleure décision de chaque déposant dépend de ce que font les autres. Si vous croyez que les autres vont retirer leur argent, le retirer en premier est raisonnable, même quand le prêteur est sain. Les économistes Douglas Diamond et Philip Dybvig l'ont démontré en 1983. Leurs travaux ont été récompensés par le prix Nobel d'économie de 2022.

Leur idée est assez simple pour s'expliquer autour de la table de cuisine. Imaginez un prêteur dont les prêts sont bons et seront entièrement remboursés avec le temps. Tant que les déposants restent calmes, tout le monde finit par être payé en entier. Supposons maintenant qu'une rumeur se répande. Si vous restez et que tous les autres partent, le prêteur risque de manquer d'argent avant d'arriver à vous, et il devra peut-être vendre ses prêts à perte pour payer ceux qui sont devant vous dans la file. Si vous partez tôt, vous êtes payé en entier.

Le même prêteur a donc deux avenirs possibles. Dans le premier, tout le monde lui fait confiance, personne ne se précipite, et il survit. Dans le second, chacun craint que les autres se précipitent, tout le monde se précipite, et il fait faillite. Rien n'a changé dans ses prêts d'un avenir à l'autre. Seules les croyances ont changé.

Voilà ce que veut dire « autoréalisatrice ». La peur provoque exactement ce qu'elle redoutait.

Diamond et Dybvig ont aussi montré pourquoi l'assurance-dépôts peut aider. Si chaque déposant admissible sait qu'il sera payé, peu importe sa place dans la file, la raison de se précipiter disparaît. Une promesse à laquelle on croit n'aura peut-être jamais besoin d'être tenue.

Cette idée mérite qu'on s'y attarde. Une bonne part de la stabilité financière repose non pas sur de l'argent dans un coffre, mais sur des promesses auxquelles les gens font confiance. Quand la promesse est crédible, la file sur le trottoir ne se forme jamais.

Comment une ruée se déroule-t-elle, étape par étape?

Une ruée se déroule habituellement en cinq étapes: un doute apparaît, les premiers déposants retirent leur argent, le prêteur puise dans ses réserves et ses actifs liquides, il doit ensuite vendre ou donner en garantie des actifs plus difficiles à vendre, à un certain coût, puis les pertes ou les signes de tension alimentent d'autres retraits. Chaque étape rend la suivante plus probable.

Voici la séquence un peu plus en détail.

  1. Un doute apparaît. Il peut s'agir d'une perte réelle, d'une rumeur ou d'une nouvelle concernant un prêteur semblable ailleurs.
  2. Les premiers bougent. Les personnes qui détiennent les soldes non assurés les plus importants, ou qui suivent la situation de plus près, partent généralement les premières.
  3. Les actifs liquides sont utilisés. Le prêteur paie à même ses réserves, puis vend ou donne en garantie des obligations qui se négocient facilement. Rien n'est encore perdu.
  4. Les actifs moins liquides entrent en jeu. D'autres retraits forcent la vente de prêts ou d'autres actifs au rabais. Ce rabais est une perte réelle.
  5. La tension devient visible. Les pertes, les manchettes ou la chute du cours de l'action donnent aux déposants restants une nouvelle raison de partir.

Ce qui a changé ces dernières années, c'est la vitesse. Il y a un siècle, une ruée avançait au rythme des gens qui marchaient jusqu'à la succursale. Aujourd'hui, l'argent circule par application et par virement en ligne, et les inquiétudes se répandent sur les réseaux sociaux en quelques secondes. En mars 2023, plusieurs prêteurs aux États-Unis ont fait faillite à quelques jours d'intervalle, après que des déposants, dont bon nombre détenaient des soldes importants au-delà des plafonds assurés, ont retiré leur argent très rapidement. Partout dans le monde, les autorités de surveillance ont pris note qu'une ruée moderne peut se dérouler en quelques heures plutôt qu'en quelques semaines.

La vitesse ne change pas la logique. Elle réduit le temps dont on dispose pour réagir. C'est pourquoi les outils qui brisent la chaîne doivent être prêts avant qu'on en ait besoin.

Qu'est-ce qui arrête une ruée une fois qu'elle a commencé?

Étape par étape

Une ruée en cinq étapes

  1. 01Un doute apparaît: une perte, une rumeur, un prêteur semblable
  2. 02Les détenteurs de gros soldes non assurés retirent en premier
  3. 03Le prêteur paie avec ses réserves et vend ses obligations liquides
  4. 04Des prêts peu liquides sont vendus au rabais: perte réelle
  5. 05La tension visible pousse les autres déposants à partir
Chaque étape rend la suivante plus probable, à moins que l'assurance-dépôts ou un prêt d'urgence ne brise la chaîne.

Deux outils arrêtent habituellement une ruée: l'assurance-dépôts, qui enlève aux déposants assurés toute raison de se précipiter, et un prêteur de dernier ressort, qui prête de l'argent à une institution saine contre de bonnes garanties afin qu'elle n'ait pas à brader ses actifs. Au Canada, ces rôles reviennent à la SADC, pour les dépôts, et à la Banque du Canada.

L'idée du prêteur de dernier ressort n'est pas nouvelle. En 1873, le journaliste anglais Walter Bagehot publiait Lombard Street, une description du marché monétaire de Londres et de la façon dont la Banque d'Angleterre devrait se comporter en temps de panique. On résume souvent son conseil ainsi: en période de crise, prêter librement aux institutions saines, contre de bonnes garanties, à un taux assez élevé pour que personne n'emprunte par simple commodité. Le but est de donner du temps à un prêteur solvable, afin qu'un manque de liquidités ne devienne pas une faillite à cause de ventes forcées.

Remarquez ce que cela fait, et ce que cela ne fait pas. Cela ne sauve pas un prêteur dont les prêts ont mal tourné et dont le capital a disparu. Cela prête contre de bons actifs. Cela donne du temps aux institutions à court de liquidités, pas à celles qui sont insolvables.

L'assurance-dépôts agit de l'autre côté de la file. Elle rassure directement les déposants. Si vos dépôts admissibles sont assurés, vous avez beaucoup moins de raisons d'aller faire la file sur le trottoir.

Les règles de capital se trouvent sous ces deux outils. Un prêteur qui dispose d'un épais coussin de capital de ses propriétaires peut absorber les pertes liées à des ventes forcées sans devenir insolvable. C'est pourquoi les autorités de surveillance canadiennes suivent le capital et la liquidité en même temps.

Que s'est-il passé au Canada en 1985?

En 1985, deux institutions à charte établies en Alberta, la Canadian Commercial Bank et la Northland Bank, ont fait faillite. Le gouvernement fédéral a nommé, le 29 septembre 1985, une commission d'enquête présidée par le juge Willard Estey, dont le rapport a été déposé en août 1986. Tous les déposants des deux institutions ont été entièrement indemnisés.

Il s'agissait de prêteurs régionaux dont les portefeuilles de prêts étaient concentrés dans l'Ouest canadien, à une période difficile pour l'énergie et l'immobilier. Quand ces prêts ont mal tourné, le problème n'était pas seulement un manque d'argent un jour donné. C'était une perte de valeur des actifs eux-mêmes.

L'épisode de 1985 est un exemple canadien utile, parce qu'il illustre plusieurs leçons à la fois. La concentration compte: prêter massivement à une seule région ou à un seul secteur rend un prêteur fragile quand cette région ou ce secteur traverse une période difficile. Le soutien accordé à une institution à court de liquidités ne peut pas effacer des pertes qui ont déjà rongé son capital. Et la surveillance compte: le rapport Estey a mené à des changements dans l'encadrement des institutions de dépôt sous réglementation fédérale.

L'épisode montre aussi ce sur quoi les Canadiens peuvent compter. Les déposants ont été remboursés intégralement. Les promesses du système ont été mises à l'épreuve, et elles ont tenu.

Je vous invite à lire ce genre d'histoire sans inquiétude excessive, mais aussi sans complaisance. Des faillites surviennent. Des protections existent. Les deux sont vrais en même temps.

Que couvre l'assurance-dépôts de la SADC?

Côte à côte

Soldes assurés et soldes non assurés

  1. 01ExemplesDépôt assuré: Chèques, épargne, CPG chez un membre. Solde non assuré: Fonds, actions, FNB, crypto, excédent.
  2. 02PlafondDépôt assuré: Jusqu'à 100 000 $ par catégorie admissible. Solde non assuré: Aucune protection de la SADC.
  3. 03Raison de se précipiterDépôt assuré: Faible. Solde non assuré: Forte.
  4. 04Où vérifierDépôt assuré: Liste des membres et catégories, sadc.ca. Solde non assuré: Les conditions du produit.
La protection dépend de l'adhésion, du type de produit et de la catégorie, et non de l'endroit où le compte est tenu.

Selon ce que nous avons lu le 5 novembre 2026, la SADC, une société d'État fédérale, assure les dépôts admissibles des institutions membres jusqu'à 100 000 $ par catégorie, capital et intérêts compris. Les comptes de chèques et d'épargne, les CPG et les autres dépôts à terme, en dollars canadiens ou en devises, sont admissibles. La SADC est financée par les primes de ses membres.

C'est le mot « catégorie » qui permet à bien des familles d'étendre leur protection sans changer d'institution. Le plafond s'applique séparément à chaque catégorie. La SADC énumère les catégories suivantes:

Catégorie Ce qu'elle contient
Dépôts au nom d'une seule personne Comptes détenus par une seule personne
Dépôts conjoints Comptes détenus par deux personnes ou plus
Dépôts en fiducie Dépôts détenus en fiducie pour quelqu'un d'autre
REER Dépôts admissibles dans un régime enregistré d'épargne-retraite
FERR Dépôts admissibles dans un fonds enregistré de revenu de retraite
CELI Dépôts admissibles dans un compte d'épargne libre d'impôt
REEI Dépôts admissibles dans un régime enregistré d'épargne-invalidité
REEE Dépôts admissibles dans un régime enregistré d'épargne-études
CELIAPP Dépôts admissibles dans un compte d'épargne libre d'impôt pour l'achat d'une première propriété

Ce qui n'est pas couvert compte tout autant. Les fonds communs de placement, les actions et les obligations, les fonds négociés en bourse et les cryptomonnaies, y compris les cryptomonnaies stables, ne sont pas couverts, même si vous les achetez par l'entremise du service de courtage ou de la succursale d'une institution membre. Une famille peut détenir un solde important « chez » une institution et n'en avoir qu'une partie assurée.

Quelques précisions vous aideront à lire votre propre situation:

  • L'adhésion compte. La SADC couvre seulement les dépôts des institutions membres. Consultez la liste des membres sur sadc.ca.
  • Les caisses du Québec sont différentes. Les dépôts des caisses du Québec sont couverts par le régime d'assurance-dépôts de l'AMF, et non par la SADC.
  • Un historique, pas une promesse de perfection. La SADC indique avoir réglé 43 faillites de membres à ce jour.

L'assurance-dépôts ne rend pas un prêteur sûr. Elle protège vos dépôts admissibles, jusqu'aux plafonds, si le prêteur, lui, ne l'est pas.

L'assurance-dépôts rend-elle les déposants moins prudents?

Cela peut arriver. Les économistes parlent d'aléa moral: quand les dépôts sont protégés, les déposants ont moins de raisons de vérifier les risques que prend leur prêteur, et ce dernier peut être tenté d'en prendre davantage. C'est une préoccupation légitime. La réponse n'est pas de supprimer la protection, mais de l'accompagner de plafonds, de surveillance, de règles de capital et de primes payées par les institutions elles-mêmes.

À mon avis, la façon honnête de voir les choses, c'est comme un compromis. Sans assurance-dépôts, chaque famille devrait juger elle-même de la solidité de son prêteur, et les ruées seraient plus fréquentes et plus dommageables. Avec l'assurance-dépôts, les familles peuvent se détendre, mais quelqu'un d'autre doit alors faire le guet.

La réponse du Canada comporte plusieurs couches:

  • Des plafonds. La protection s'arrête à 100 000 $ par catégorie admissible, ce qui laisse aux très gros déposants une bonne raison de rester attentifs.
  • De la surveillance. Les institutions de dépôt sous réglementation fédérale relèvent du BSIF; les coopératives du Québec relèvent de l'AMF.
  • Du capital. Les propriétaires doivent mettre leur propre capital en jeu avant les déposants, de sorte qu'ils subissent les premières pertes.
  • Des primes. La SADC est financée par les primes de ses membres, et non directement par les déposants.

Rien de tout cela ne rend une faillite impossible. Cela la rend moins probable et moins dommageable, et cela fait reposer l'essentiel du coût de la protection sur les institutions qui en profitent.

Où une famille devrait-elle placer son argent d'urgence et son capital à long terme?

Cinq points

Ce que fait l'assurance-dépôts

  1. 01Paie les déposants admissibles si un membre fait faillite
  2. 02Enlève une grande partie de la raison de se précipiter
  3. 03S'applique par catégorie, jusqu'à 100 000 $ à la SADC
  4. 04Est financée par les primes des institutions membres
  5. 05Ne rend pas le prêteur sûr et ne couvre pas les placements
L'assurance-dépôts protège les dépôts admissibles, pas le prêteur lui-même.

Une famille a généralement intérêt à garder son argent d'urgence à court terme dans des dépôts assurés, en respectant les plafonds et les catégories qui s'appliquent, et à penser à son capital à long terme séparément, en sachant comment chaque endroit est protégé. Les dépôts, les placements et la valeur de rachat d'une assurance sont protégés de façons différentes, par des organismes différents, et certains ne le sont pas du tout.

Voici le contraste que je vous invite à considérer. Votre fonds d'urgence doit être là demain, à pleine valeur, sans aucune décision à prendre. Les dépôts assurés sont faits pour ce rôle. Votre capital à long terme a une autre mission: être là pendant des années, soutenir votre famille lors des grands événements de la vie, et être accessible sans que vous ayez à vendre quelque chose au mauvais moment.

L'assurance vie entière avec participation est l'un des endroits où certaines familles choisissent de bâtir leur capital à long terme, et sa protection fonctionne autrement que celle d'un dépôt. Le contrat est d'abord une assurance; sa raison d'être première est le capital-décès. La valeur de rachat n'est pas un dépôt et n'est pas couverte par la SADC. Si un assureur vie membre fait faillite, Assuris, un organisme indépendant et sans but lucratif fondé en 1990 et financé par ses assureurs membres, protège les titulaires de police selon ses propres plafonds. Pour l'assurance vie entière, selon ce que nous avons lu le 5 novembre 2026, Assuris protège le capital-décès jusqu'à 1 000 000 $ ou 90 %, et la valeur de rachat jusqu'à 100 000 $ ou 90 %, selon le montant le plus élevé dans chaque cas. Les participations continuent d'être versées, mais leur montant peut être rajusté. Nos pages sur la SADC et Assuris et sur ce que protège Assuris donnent tous les détails.

Deux mises en garde gardent ce portrait honnête. D'abord, un contrat d'assurance ne remplace pas un fonds d'urgence durant ses premières années, puisque la valeur de rachat demeure inférieure aux primes payées pendant un certain temps. Ensuite, l'argent obtenu au moyen d'un contrat prend la forme d'une avance sur police (un prêt garanti par la valeur de rachat de votre assurance vie avec participation), consentie par l'assureur: une véritable dette, avec intérêts, que notre page sur les dépôts, les prêts et l'avance sur police compare à un dépôt.

Des rôles différents. Des protections différentes. Savoir lequel est lequel, c'est déjà faire l'essentiel du travail.

Ce que cette page ne vous dira pas

Cette page ne vous dira pas si un prêteur ou un assureur en particulier est solide, si tout votre argent est protégé, ni quels produits vous conviennent. Elle explique comment les ruées se produisent et comment les protections canadiennes sont construites. Les plafonds et les règles peuvent changer, et vos avoirs doivent être vérifiés selon les règles en vigueur.

Voici ce qui varie et qui dépasse le cadre d'un article général:

  • La protection qui s'applique à chaque compte. L'adhésion, le type de produit et la catégorie comptent tous, et la réponse peut varier à l'intérieur d'une même institution.
  • Les plafonds en vigueur. Consultez sadc.ca, l'AMF et assuris.ca pour connaître les règles applicables au moment où vous vérifiez.
  • Le délai des paiements. La façon dont les montants assurés sont versés après une faillite, et le moment où ils le sont, dépendent des circonstances.
  • Votre portrait d'ensemble. Vos besoins d'urgence, la stabilité de vos revenus, vos dettes et votre situation fiscale déterminent l'organisation qui vous convient.

À qui cela ne convient pas

Cette page ne s'adresse pas à quelqu'un qui cherche une raison de paniquer. Des ruées et des faillites surviennent, mais les protections canadiennes ont tenu, et la peur est un bien mauvais guide pour les décisions d'argent. Elle ne s'adresse pas non plus à quiconque espère qu'une police d'assurance remplace un fonds d'urgence durant ses premières années.

L'assurance vie entière avec participation ne convient pas à tout le monde. Elle exige des années de primes régulières, elle accumule de la valeur de rachat lentement au début, et elle a du sens surtout pour une famille qui a aussi besoin d'assurance vie. Une famille sans flux de trésorerie stable, qui porte des dettes à taux élevé ou qui aura besoin de son argent d'ici quelques années sera habituellement mieux servie en bâtissant d'abord une épargne assurée.

Si vous détenez des soldes importants au-delà des plafonds assurés, la meilleure prochaine étape est un examen attentif des catégories et des institutions avec l'aide de professionnels qualifiés, et non un geste soudain posé sous le coup du stress.

Pour voir où les dépôts et les ruées s'inscrivent dans le portrait d'ensemble, commencez par la page principale de cette série, sur la façon dont l'argent est créé au Canada.

Si vous voulez appliquer ces idées à votre propre famille, en bâtissant au fil des ans une réserve de capital protégée et accessible, la prochaine étape est notre page sur l'idée de posséder son propre réservoir de capital.

Avis important: Cette page fournit des renseignements généraux et éducatifs seulement et ne constitue pas un conseil personnalisé de nature financière, d'assurance, de placement, fiscale ou juridique. Les produits d'assurance ne sont pas des placements. Les garanties d'une assurance vie entière avec participation sont des garanties contractuelles de l'assureur émetteur, qui dépendent de sa solidité financière et de sa capacité à régler les sinistres; ce ne sont pas des garanties gouvernementales, et la valeur de rachat d'une assurance vie n'est pas un dépôt et n'est pas assurée par la SADC. Les participations ne sont pas garanties; elles sont déclarées à la discrétion de l'assureur, et les participations passées ne présagent pas des participations futures. Une avance sur police est une dette envers l'assureur qui porte intérêt et qui réduit la valeur de rachat nette et le capital-décès. Les plafonds de protection et les règles changent; vérifiez l'information à jour auprès de la SADC, de l'AMF et d'Assuris. L'auteur est un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis qui peut toucher une commission à la vente de produits d'assurance.

En termes simples: je veux que vous sachiez où chaque dollar que vous possédez est protégé, et par qui, avant de prendre quelque décision que ce soit. Les dépôts, les placements et l'assurance sont protégés de manières différentes. Un contrat d'assurance demeure une assurance, ses garanties viennent de l'assureur et non du gouvernement, les participations ne sont pas garanties, et une participation plus faible ralentit la croissance future sans réduire la valeur de rachat déjà acquise, et une avance consentie sur ce contrat est une dette envers l'assureur. Je suis titulaire d'un permis et je peux recevoir une commission; je vous invite donc à peser mes propos en conséquence et à faire aussi appel à votre comptable et à votre conseiller juridique.

Si vous souhaitez examiner l'organisation de votre propre famille, je vous invite à réserver une rencontre découverte gratuite de 30 minutes.

Rencontre découverte de trente minutes

Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.

Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.

Vous détenez un permis? Pour placer des affaires, adressez-vous directement au Centre canadien de création de patrimoine inc. Cette page s'adresse aux ménages.

En soumettant ce formulaire, vous consentez à ce que le Centre canadien de création de patrimoine inc. utilise les renseignements que vous fournissez pour répondre à votre demande et organiser votre rencontre, y compris par message texte au numéro que vous indiquez. Consultez notre politique de confidentialité.

Ce formulaire est acheminé au Centre canadien de création de patrimoine inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par le Centre canadien de création de patrimoine inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.

Questions fréquentes

Qu'est-ce qu'une ruée sur un prêteur?

Une ruée survient quand un grand nombre de déposants tentent de retirer leur argent en même temps, parce qu'ils craignent que le prêteur ne puisse pas payer tout le monde. Comme les prêteurs financent des prêts à long terme avec des dépôts qu'on peut retirer rapidement, même un prêteur sain peut avoir du mal à faire face à une vague soudaine de retraits. Une ruée met d'abord à l'épreuve la liquidité et la confiance, mais elle peut se transformer en problème de solvabilité.

Pourquoi un prêteur en bonne santé subirait-il une ruée?

Un prêteur en bonne santé détient des prêts à long terme qu'il ne peut pas transformer en argent comptant du jour au lendemain. Si les déposants croient que d'autres s'apprêtent à retirer leur argent, chacun a intérêt à le faire en premier, même si les prêts sont bons. Les économistes Douglas Diamond et Philip Dybvig l'ont décrit en 1983: la peur à elle seule peut rendre une ruée autoréalisatrice. L'assurance-dépôts et les prêts d'urgence réduisent cette raison de se précipiter.

Combien la SADC assure-t-elle?

Selon ce que nous avons lu le 5 novembre 2026, la SADC assure les dépôts admissibles auprès de ses institutions membres jusqu'à 100 000 $ par catégorie, capital et intérêts compris. Les catégories comprennent les dépôts au nom d'une seule personne, les dépôts conjoints, les dépôts en fiducie, les REER, les FERR, les CELI, les REEI, les REEE et les CELIAPP. Les comptes d'épargne et de chèques, les CPG et les autres dépôts à terme, en dollars canadiens ou en devises, sont admissibles.

Qu'est-ce que la SADC ne couvre pas?

La SADC ne couvre pas les fonds communs de placement, les actions, les obligations, les fonds négociés en bourse ni les cryptomonnaies, y compris les cryptomonnaies stables, même lorsqu'ils sont achetés par l'entremise d'une institution membre. Elle couvre seulement les dépôts admissibles des institutions membres, jusqu'aux plafonds de chaque catégorie. Les dépôts des caisses du Québec relèvent plutôt du régime d'assurance-dépôts de l'AMF, et les polices d'assurance vie sont protégées par un organisme distinct, Assuris, selon ses propres plafonds.

Qui paie l'assurance-dépôts au Canada?

La SADC est une société d'État fédérale financée par les primes que versent ses institutions membres, et non directement par les déposants. La SADC indique avoir réglé 43 faillites de membres à ce jour. L'assurance-dépôts n'empêche pas un prêteur de faire faillite; elle promet que les déposants admissibles seront payés, dans les limites prévues, si une institution membre fait faillite. C'est une couche de protection parmi d'autres, avec la surveillance et les règles de capital.

Que s'est-il passé chez les prêteurs canadiens en 1985?

En 1985, deux institutions à charte établies en Alberta, la Canadian Commercial Bank et la Northland Bank, ont fait faillite. Le gouvernement fédéral a nommé une commission d'enquête présidée par le juge Willard Estey le 29 septembre 1985, et son rapport a été déposé en août 1986. Tous les déposants des deux institutions ont été entièrement indemnisés. L'épisode a mené à des changements dans la surveillance des institutions de dépôt canadiennes et demeure une leçon utile.

L'assurance-dépôts rend-elle les déposants moins prudents?

Cela peut arriver. Les économistes parlent d'aléa moral: quand les dépôts sont protégés, les déposants ont moins de raisons de surveiller les risques que prend leur prêteur. La préoccupation est légitime, et c'est l'une des raisons pour lesquelles l'assurance-dépôts s'accompagne de plafonds, de surveillance et de règles de capital. Les déposants assurés peuvent se détendre, mais les propriétaires, les créanciers non assurés et les autorités ont encore de bonnes raisons de rester vigilants, puisqu'ils subissent les pertes en premier.

La valeur de rachat d'une police d'assurance vie est-elle protégée par la SADC?

Non. La valeur de rachat d'une police d'assurance vie n'est pas un dépôt et n'est pas couverte par la SADC. Si un assureur vie membre fait faillite, Assuris protège les titulaires de police selon ses propres plafonds. Pour l'assurance vie entière, selon ce que nous avons lu le 5 novembre 2026, Assuris protège le capital-décès jusqu'à 1 000 000 $ ou 90 %, et la valeur de rachat jusqu'à 100 000 $ ou 90 %, selon le montant le plus élevé dans chaque cas.

Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

Financière CBI est le site éducatif du Centre canadien de création de patrimoine inc., ouvert à tous les Canadiens. Les services sont fournis uniquement par ce cabinet. Ses représentants détiennent un permis dans chaque province desservie: le Québec, l'Ontario, l'Alberta, la Colombie-Britannique, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick. Les permis personnels de José Salloum visent le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique. Cette page est de l'information générale et non un conseil portant sur un dossier particulier.

Lire la biographie complète et les numéros de permis

Dernière révision: 2026-11-05. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.

Divulgations importantes

Avec qui vous faites affaire. Financière CBI est le site éducatif du Centre canadien de création de patrimoine inc. (cwcc.ca), le cabinet inscrit auprès de l'Autorité des marchés financiers. Le site éducatif lui-même ne détient aucun permis, ne distribue aucun produit ni service, ne donne aucun conseil individualisé et ne conclut aucune transaction. Toute relation-client, tout conseil et tout produit d'assurance passent uniquement par ce cabinet et ses représentants dûment certifiés.

Permis et titres. José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent autorisé par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent autorisé par l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001. Son permis personnel couvre le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique uniquement. Michael Salloum sert l'Alberta, le Manitoba et le Nouveau-Brunswick. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, et il détient la désignation Certified Cash Flow Specialist. Il s'agit de certifications privées et non de permis réglementaires, et elles ne confèrent aucune autorité gouvernementale. Tous ces titres peuvent être vérifiés dans les registres publics des organismes de réglementation.

Titres protégés. Le Québec et l'Ontario réservent chacun par la loi certains titres de planification et de conseil, et seule une personne détenant la désignation correspondante peut les employer. José Salloum n'en détient aucun et n'en emploie aucun. Le titre qu'il détient est celui de conseiller en sécurité financière, certifié par l'Autorité des marchés financiers, et c'est le seul titre employé sur ce site web.

Rémunération. À titre de professionnel de l'assurance dûment autorisé, José Salloum reçoit des commissions des assureurs lorsqu'un client souscrit une police. Le cabinet a donc un intérêt commercial dans le résultat, et il le déclare ici afin que vous puissiez soupeser ce que vous lisez. Ce site web constitue le volet éducatif et promotionnel du Centre canadien de création de patrimoine inc.

Nature de ce site web. Ce site web est destiné à des fins d'information et d'éducation générales uniquement. Rien de ce qui s'y trouve ne constitue un conseil financier, d'assurance, fiscal ou juridique personnalisé, et sa lecture ne crée aucune relation professionnelle. José Salloum est un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis. Il n'est pas comptable professionnel agréé, il n'est pas avocat et il n'est pas inscrit auprès de l'Organisme canadien de réglementation des investissements. Il ne fournit ni conseils en valeurs mobilières, ni conseils fiscaux, ni conseils juridiques. Consultez votre propre comptable et votre conseiller juridique avant d'agir sur la foi de quoi que ce soit décrit ici.

Au sujet des produits abordés. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et non un placement. Sa fonction première est le capital-décès. Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur en fonction du rendement du compte de participation, et le rendement passé des participations n'indique pas les résultats futurs. Les garanties contractuelles dépendent de la solvabilité continue de l'assureur émetteur et ne sont garanties par aucun gouvernement. La protection des titulaires de police au Canada est assurée par Assuris, à l'intérieur de ses limites publiées. La Société d'assurance-dépôts du Canada couvre les dépôts bancaires et ne s'applique pas aux produits d'assurance. Ces stratégies ne conviennent pas à tout le monde et dépendent de la situation individuelle, des liquidités, de l'horizon temporel et des objectifs.

Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, tout gain sur la police devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

Marques de commerce et absence d'affiliation. « The Infinite Banking Concept® » et « Becoming Your Own Banker® » sont des marques d'Infinite Banking Concepts, LLC. Ni le Centre canadien de création de patrimoine inc. ni José Salloum n'est affilié à Infinite Banking Concepts, LLC ou au Nelson Nash Institute, ni commandité ou approuvé par ceux-ci. « Infinite Financial Sovereignty® » est une marque déposée de José Salloum, enregistrement TMA1420283 de l'Office de la propriété intellectuelle du Canada, enregistrée le 12 juin 2026. « La Souveraineté Financière Infinie™ » et « SFI™ » en sont les formes françaises, employées à titre de marques non enregistrées.

Variation provinciale. Les titres et les exigences en matière de permis d'assurance varient selon la province et le territoire. Vérifiez le permis de votre propre conseiller auprès de l'organisme de réglementation de votre province.

Politique de confidentialité. Personne responsable de la protection des renseignements personnels: Mona Haddad, compliance@cwcc.ca, Centre canadien de création de patrimoine inc., 203-3899 Autoroute des Laurentides, Laval, QC H7L 3H7, 514-875-9444.