Quand on comprend comment l'argent est créé: pourquoi une famille pourrait posséder son propre réservoir de capital
Une famille qui ne fait qu'emprunter paie des intérêts sur ses achats; une famille qui possède du capital peut financer une partie de ses besoins. Certaines familles le bâtissent lentement dans une assurance vie entière avec participation, détenue d'abord pour son capital-décès, en utilisant avec discipline les avances de l'assureur. Cela prend des années et ne convient pas à tous.
Une fois qu'on a vu comment l'argent est créé au Canada, une question se met à nous suivre partout. Si les prêteurs créent de l'argent quand ils prêtent, et touchent des intérêts sur chaque dollar ainsi créé, de quel côté de la transaction votre famille se tient-elle? Pour la plupart d'entre nous, la réponse honnête est: du côté de l'emprunt. Chaque voiture, chaque rénovation, chaque chèque de droits de scolarité, chaque achat d'entreprise passe d'abord entre les mains de quelqu'un d'autre, et y laisse des intérêts.
Ce n'est pas un scandale. C'est simplement ainsi que le système est construit.
Mais cela soulève un choix qu'on nomme rarement. Une famille peut passer toute sa vie active à louer de l'argent à d'autres. Ou, lentement et avec discipline, elle peut aussi bâtir un réservoir de capital qui lui appartient, et financer une partie de ses propres besoins à même ce réservoir. Le premier chemin est celui qu'on suit par défaut. Le second demande des années, des rentrées d'argent régulières et la volonté d'administrer ses propres décisions. Ni l'un ni l'autre ne convient à tout le monde.
Cette page porte sur le second chemin, raconté honnêtement. Elle explique les quatre rôles présents dans toute entente de financement, la façon dont certaines familles canadiennes utilisent une assurance vie entière avec participation, détenue d'abord pour son capital-décès, pour assumer des rôles qu'on ne leur a jamais confiés, et ce qu'il en coûte pour bien le faire. Si vous n'avez pas encore lu la page sur la façon dont l'argent est créé au Canada, je vous suggère de commencer par là; la présente page s'appuie sur elle.
Voici par où tout commence.
Qu'est-ce qui change quand on comprend comment l'argent est créé?
Quand vous comprenez que les prêteurs créent des dépôts en prêtant et touchent les intérêts sur ces dépôts, vous voyez que chaque achat que vous financez envoie des intérêts à quelqu'un d'autre. Cette prise de conscience ne change pas les règles. Elle change la question que vous posez: non seulement « quel taux puis-je obtenir? », mais « à qui devrait appartenir le capital sur lequel ma famille compte? »
La plupart d'entre nous avons appris à penser l'argent en termes de revenus et de dépenses. Gagner plus, dépenser moins, épargner ce qui reste. C'est un bon conseil, jusqu'à un certain point. Ce qu'il laisse de côté, c'est la circulation du capital: d'où vient l'argent quand vous avez besoin d'une somme importante, et où vont les intérêts quand vous la payez au fil du temps.
La Bibliothèque du Parlement explique que la majorité de l'argent au Canada est créée lorsque les prêteurs consentent de nouveaux prêts. La Banque d'Angleterre a expliqué que les prêts créent les dépôts, et que le remboursement d'un prêt retire de nouveau cet argent. Autrement dit, une grande partie de l'argent qui circule dans votre vie a commencé comme la dette de quelqu'un, et les intérêts sur cette dette sont allés à celui qui a consenti le prêt.
Voici le contraste que je trouve éclairant. Une famille qui emprunte pour acheter une voiture paie des intérêts à un prêteur pendant cinq ans, puis recommence avec la voiture suivante. Une famille qui a bâti son propre capital doit quand même payer la voiture. La différence tient à la provenance du financement, et à la personne qui reçoit les versements.
Ce contraste est tout le sujet de cette page.
Qui sont les quatre joueurs dans toute entente de financement?
Deux chemins familiaux
Seulement emprunteuse ou propriétaire de capital
- 01D'où vient le financementEmprunteuse seulement: Un prêteur extérieur, chaque fois. Propriétaire de capital: Avances de l'assureur sur la valeur de rachat.
- 02Qui reçoit les intérêtsEmprunteuse seulement: Le prêteur extérieur. Propriétaire de capital: L'assureur; un coût réel quand même.
- 03Une fois le prêt rembourséEmprunteuse seulement: Le cycle repart de zéro. Propriétaire de capital: La police reste en vigueur.
- 04Risque principalEmprunteuse seulement: Une dette qui revient sans cesse. Propriétaire de capital: Intérêts; déchéance si mal gérées.
Les quatre joueurs sont un cadre que j'utilise pour nommer les rôles présents dans toute entente de financement: l'épargnant, l'emprunteur, le participant et l'administrateur. Chaque fois que de l'argent circule au moyen d'un prêt, les quatre rôles sont joués. La plupart des familles ne jouent que ceux d'épargnant et d'emprunteur, et la valeur tend à s'accumuler chez ceux qui jouent les deux autres.
Quatre rôles existent. La plupart des gens n'en reçoivent que deux.
Chaque fois que de l'argent circule dans une entente de financement, quatre rôles distincts sont joués. Vous en jouez presque certainement deux. Les deux autres sont joués par quelqu'un d'autre, et c'est là que la valeur s'accumule.
Rôle 01, L'épargnant. Ce qu'une banque appelle son déposant. Ce rôle vous appartient. Dans une banque: Vous êtes un créancier de l'institution, et non son propriétaire. Votre solde est votre actif, et ce même montant est un passif de la banque. C'est pourquoi l'assurance-dépôts doit exister. Pendant ce temps, la banque est elle aussi déposante: elle place ses propres fonds auprès de la banque centrale et de l'État, à des taux qu'elle négocie. Dans votre propre structure: C'est toujours vous qui fournissez le capital. Il va dans un contrat avec participation dont vous êtes titulaire, qui bâtit des valeurs garanties par contrat, qui est admissible aux participations et qui demeure accessible grâce aux dispositions du contrat relatives aux avances. La limite: Une prime n'est pas un dépôt. La SADC ne s'applique pas; Assuris s'applique, dans certaines limites.
Rôle 02, L'emprunteur. Ce qu'une banque appelle son emprunteur. Ce rôle vous appartient. Dans une banque: Vous engagez votre revenu futur pour obtenir un pouvoir d'achat immédiat, et chaque dollar d'intérêt quitte votre vie financière pour de bon. Remarquez ce que fait la banque dans le même rôle: votre dépôt est son emprunt, à un coût proche de zéro et sans date d'échéance. Dans votre propre structure: Vous empruntez sur la valeur de votre police au lieu de présenter une demande à un prêteur extérieur. Aucune vérification de crédit, aucun motif à déclarer, aucun calendrier imposé. La valeur de rachat demeure dans le contrat, en garantie, plutôt que d'en être retirée. La limite: L'assureur est le prêteur. L'intérêt est dû à l'assureur, et c'est un coût réel.
Rôle 03, Le participant. Ce qu'une banque appelle son actionnaire. Détenu par quelqu'un d'autre. Dans une banque: Un actionnaire fournit les capitaux propres, absorbe la première perte et prend tout ce qui reste une fois les déposants et les créanciers payés à leurs taux fixes. C'est pourquoi la dernière place dans la file est la position la plus forte: tous ceux qui sont devant sont plafonnés. Dans votre propre structure: Un contrat avec participation vous rend admissible à une participation déclarée chaque année à partir de l'expérience du compte avec participation: mortalité, frais et résultats de placement mesurés sur des décennies plutôt que réévalués chaque matin. La limite: Vous êtes titulaire de police avec participation, et non actionnaire de l'assureur. Les participations sont déclarées, et non garanties.
Rôle 04, L'administrateur. Ce qu'une banque appelle son banquier. À votre portée. Dans une banque: Ce n'est pas l'endroit où se trouve l'argent, mais qui décide. Qui peut emprunter, combien, à quel taux, selon quel calendrier, et ce qui arrive si le remboursement fait défaut. La banque est payée pour administrer la transaction, qu'elle ait été judicieuse ou non pour la personne assise de l'autre côté du bureau. Dans votre propre structure: C'est le seul rôle qui se transmet en entier. Vous décidez de ce qui mérite d'être financé, du montant à avancer, du calendrier de remboursement et de la vitesse à laquelle le capital circule. Personne ne vous l'impose, et c'est précisément là la difficulté. La limite: C'est un travail, pas un privilège. C'est aussi le rôle que la plupart des gens abandonnent en premier.
Jouer seulement les deux premiers rôles pendant toute une vie active entraîne un coût qui apparaît rarement sur un relevé: l'intérêt qui quitte votre vie financière pour de bon, et le contrôle qui s'en va avec lui.
Un mot sur le vocabulaire de ces fiches. Les participations sont les montants que l'assureur peut déclarer chaque année aux titulaires de police avec participation; dans les documents anglais, on les appelle souvent « dividends ». Elles ne sont pas garanties. Et quand les fiches parlent d'emprunter sur la police, le prêteur est toujours l'assureur. La police n'est pas un prêteur, et vous ne vous prêtez pas à vous-même. Concrètement, il s'agit d'une avance sur police (un prêt garanti par la valeur de rachat de votre assurance vie avec participation), consentie par l'assureur.
Que coûte le fait de jouer seulement l'emprunteur et l'épargnant?
Jouer seulement l'emprunteur et l'épargnant, c'est payer des intérêts sur ce que vous financez tout en touchant un taux modeste sur ce que vous épargnez. Nelson Nash l'a résumé simplement: vous financez tout ce que vous achetez. Soit vous payez des intérêts à quelqu'un d'autre, soit vous renoncez aux intérêts que vous auriez pu gagner en payant comptant. Il n'y a pas de troisième possibilité.
C'est l'une des idées les plus utiles du livre de Nelson Nash, Becoming Your Own Banker®, l'ouvrage qui a fait connaître The Infinite Banking Concept®. Prenez un instant pour y réfléchir, parce qu'il est facile d'acquiescer sans s'y arrêter.
Quand vous empruntez pour acheter quelque chose, le coût est évident: vous payez des intérêts au prêteur.
Quand vous payez comptant, le coût est caché. L'argent que vous remettez rapportait quelque chose, ou aurait pu rapporter quelque chose. Une fois parti, il ne vous rapporte plus rien. Ce gain perdu, c'est ce que les économistes appellent le coût de renonciation. Il est réel, même si aucun relevé ne le montre jamais.
Chaque achat est donc financé. La seule question est de savoir par qui, et à quelles conditions.
| Façon de payer un achat important | Qui fournit l'argent | Où va le coût | Ce que vous gardez ensuite |
|---|---|---|---|
| Emprunter à un prêteur extérieur | Le prêteur, qui crée un dépôt | Intérêts payés au prêteur | L'objet, et une dette jusqu'au remboursement |
| Payer comptant à même l'épargne | Vous | Les gains que l'argent aurait produits sont perdus | L'objet; l'épargne a disparu |
| Prendre une avance sur police sur votre propre valeur de rachat | L'assureur, avec votre valeur de rachat en garantie | Intérêts payés à l'assureur | L'objet; la police demeure en vigueur et garde ses valeurs, déduction faite de l'avance |
Regardez attentivement la dernière ligne, parce qu'elle est facile à mal lire. Une avance sur police n'est pas gratuite et n'est pas versée à vous-même. L'assureur est le prêteur et les intérêts sont payés à l'assureur. Ce qui diffère, c'est que le capital que vous avez bâti ne quitte pas la police: il demeure dans le contrat en garantie, et la police reste en vigueur. Les pages sur les avances sur police et sur ce que signifie récupérer l'intérêt expliquent en détail la mécanique et ses limites.
Comment une assurance vie entière avec participation peut-elle permettre à une famille d'assumer les deux autres rôles?
L'ordre compte
Capitaliser, puis utiliser, puis rembourser
- 01S'assurer d'abord: un capital-décès adapté à la famille
- 02Capitaliser des années: primes, dépôts, participations gardées
- 03Utiliser: demander une avance sur police à l'assureur
- 04Rembourser selon un calendrier ferme; intérêts payés à l'assureur
- 05Recommencer avec soin à mesure que la marge revient
Une assurance vie entière avec participation est d'abord de l'assurance vie: son but premier est le capital-décès. Au fil de nombreuses années, elle bâtit aussi une valeur de rachat garantie, peut recevoir des participations, qui ne sont pas garanties, et permet au titulaire de demander des avances sur police à l'assureur. En détenir une peut faire d'une famille une titulaire de police avec participation et l'administratrice de ses propres décisions en matière de capital.
Laissez-moi être très clair sur ce que la police n'est pas, avant de dire ce qu'elle peut faire. Une police ne crée pas d'argent. Elle n'est pas un prêteur, elle n'est pas un dépôt et elle n'est pas couverte par la SADC. La famille paie ses primes avec de l'argent qu'elle possède déjà. L'assureur place ses réserves, règle les sinistres et déclare des participations aux titulaires de police avec participation quand les résultats du compte avec participation le permettent. Si vous voulez la comparaison complète avec la protection des dépôts, la page qui compare la SADC et Assuris la présente côte à côte.
Ce que la police peut faire, c'est permettre à une famille d'entrer dans les deux rôles qu'on ne lui a jamais confiés.
Le participant. Dans le système monétaire, les actionnaires d'un prêteur prennent ce qui reste une fois tous les autres payés. Un titulaire de police avec participation n'est pas un actionnaire de l'assureur. Mais la police rend la famille admissible aux participations, déclarées chaque année à partir des résultats du compte avec participation: mortalité, frais et résultats de placement sur des décennies. Ces participations ne sont pas garanties. Selon l'approche que je suis, elles demeurent dans la police et achètent de l'assurance supplémentaire libérée, qui ajoute sa propre valeur de rachat et son propre capital-décès.
L'administrateur. Dans le système monétaire, quelqu'un d'autre décide qui peut emprunter, combien et à quelles conditions. À l'intérieur des règles du contrat, une famille qui détient une police bien capitalisée décide du moment où elle demande une avance sur police à l'assureur, de ce qu'elle finance et de la façon dont elle rembourse. Cette liberté est la partie la plus difficile, parce que personne n'imposera de calendrier de remboursement. La famille doit s'imposer le sien.
Il y a une question que les familles posent presque chaque fois: si j'ai une avance sur police en cours, ma participation change-t-elle? Voici comment j'y réponds.
Au Canada, les contrats avec participation sont généralement conçus selon ce que les Américains appellent « non-direct recognition » (non-reconnaissance directe): une avance sur police en cours ne change pas la participation que reçoit le contrat. L'Équitable, compagnie d'assurance vie du Canada, un assureur mutuel qui appartient à ses titulaires de police avec participation, l'indique dans sa propre documentation destinée aux représentants. La Sun Life, la Canada Vie et la Manuvie, qui sont des sociétés par actions, fonctionnent de la même façon selon notre expérience. Nous confirmons ce traitement par écrit pour chaque contrat. Les participations ne sont pas garanties.
Remarquez ce que cette affirmation ne dit pas. Elle ne dit pas que l'avance est gratuite: des intérêts sont toujours dus à l'assureur. Elle ne dit pas que la participation est promise: elle est déclarée, et non garantie. Elle dit seulement que l'avance elle-même ne change pas le calcul de la participation, et que nous le vérifions par écrit.
Que veut dire « capitaliser d'abord, puis utiliser, puis rembourser » en pratique?
Cela veut dire bâtir d'abord la valeur de rachat de la police, grâce à des années de primes et de participations laissées dans la police, avant de compter sur elle; puis demander à l'assureur une avance sur police pour un besoin planifié; puis rembourser cette avance selon un calendrier que vous fixez et respectez. Le capital vient avant l'utilisation, et le remboursement redonne de la marge pour l'utiliser de nouveau.
Nelson Nash enseignait que la capitalisation vient avant l'utilisation. On ne peut rien financer à même un réservoir qui n'a pas été rempli. La page sur les cinq règles de Nelson Nash plus trois présente la liste complète; ici, je veux montrer à quoi ressemble la séquence pour une famille.
Étape 1: s'assurer d'abord. La famille choisit un capital-décès qui répond à ses besoins, avec un professionnel de l'assurance d'expérience titulaire d'un permis, après la tarification.
Étape 2: capitaliser. La famille paie la prime chaque année et, lorsque le contrat le permet, ajoute de l'argent au moyen de l'option de dépôt supplémentaire. Les participations, qui ne sont pas garanties, demeurent dans la police et achètent de l'assurance supplémentaire libérée. Dans les premières années, la valeur de rachat est inférieure aux primes payées. C'est l'étape de la patience.
Étape 3: utiliser. Une fois que la valeur de rachat est importante, la famille peut demander à l'assureur une avance sur police pour un besoin planifié: un véhicule, une rénovation, un achat pour l'entreprise, des frais d'études. La valeur de rachat demeure dans le contrat en garantie.
Étape 4: rembourser. La famille rembourse l'avance selon un calendrier qu'elle se fixe elle-même, idéalement au moins aussi rigoureux que celui qu'exigerait un prêteur extérieur. Les intérêts sont payés à l'assureur. À mesure que le solde de l'avance diminue, la marge d'emprunt disponible revient.
Étape 5: recommencer, avec soin. Sur des décennies, le cycle peut se répéter. Chaque cycle dépend de la discipline à l'étape 4.
Imaginez le contraste. Une famille qui emprunte à des prêteurs extérieurs répète les étapes 3 et 4 avec le capital de quelqu'un d'autre, indéfiniment. Une famille qui a fait l'étape 2 répète les étapes 3 et 4 en s'appuyant sur un capital qu'elle a bâti. Les intérêts sont toujours réels. Le contrôle, lui, est différent.
Que veut dire la règle « Ne jamais payer comptant » pour les participations et les dépôts supplémentaires?
Un long chemin
Premières, intermédiaires et dernières années
- 01Valeur de rachat inférieure aux primesAu début. Patience; peu de marge d'emprunt.
- 02La valeur de rachat se bâtitAu milieu. Premières avances planifiées, remboursées fermement.
- 03Un réservoir plus grandPlus tard. Des avances peuvent aider à la retraite; surveiller le solde.
« Ne jamais payer comptant » est la règle 7 de la souveraineté financière infinie™. Elle veut dire que les participations demeurent dans la police sous forme d'assurance supplémentaire libérée, sans jamais être touchées en espèces; que l'option de dépôt supplémentaire est utilisée au maximum que permet le contrat chaque année, y compris à la retraite; et que les besoins de la retraite sont comblés par des avances de l'assureur remboursées selon un calendrier. Les participations ne sont pas garanties.
Le nom peut porter à confusion; laissez-moi donc l'expliquer simplement. Il ne s'agit pas de la façon de payer au magasin. Il s'agit de l'endroit où vont les participations de la police et de la façon dont le réservoir continue de se remplir.
Les participations restent dans la police. La plupart des polices avec participation offrent plusieurs options de participation, dont l'une consiste à recevoir les participations en espèces. L'approche que je suis ne l'utilise jamais. Chaque participation, une fois déclarée et versée, achète de l'assurance supplémentaire libérée: de petits montants d'assurance entièrement payée qui ajoutent de la valeur de rachat et du capital-décès, et qui peuvent eux-mêmes donner droit à des participations. Une participation touchée en espèces interrompt cette capitalisation, ralentit la croissance future et celle du capital-décès et, au-delà du coût de base rajusté de la police, peut être imposable.
L'option de dépôt supplémentaire est utilisée au maximum. Chaque année, en plus de la prime, la famille ajoute le maximum que permet le contrat au moyen de l'option de dépôt supplémentaire, dans la mesure où la conception de la police et le budget familial peuvent le soutenir. Ces dépôts achètent eux aussi de l'assurance supplémentaire libérée. Chaque dépôt supplémentaire comporte des frais d'administration indiqués dans l'illustration; il vaut donc la peine de comprendre ce coût avant de commencer.
La retraite est financée par des avances sur police, remboursées selon un calendrier. À la retraite, la famille ne fait pas verser ses participations en espèces. Elle demande à l'assureur des avances sur police pour combler ses besoins et les rembourse selon un calendrier qu'elle peut respecter. Les avances sont de vraies dettes, les intérêts sont payés à l'assureur, et le solde doit être surveillé pour que la police ne tombe jamais en déchéance.
Sous ces trois habitudes se trouve une seule idée. Le réservoir est censé continuer de se remplir, même pendant qu'on l'utilise. Cela ne fonctionne que si la famille traite la police comme un capital à administrer, et non comme une source d'argent de poche.
Quelles sont les limites honnêtes du fait de posséder son propre réservoir de capital?
Les limites sont réelles: la valeur de rachat des premières années est inférieure aux primes payées; il faut des années avant que la police puisse financer grand-chose; les avances sur police portent des intérêts dus à l'assureur; une avance mal gérée peut entraîner une déchéance; une avance supérieure au coût de base rajusté, un rachat ou une déchéance peuvent créer un revenu imposable; et les participations ne sont pas garanties, de sorte qu'un barème plus faible ralentit la croissance future.
Je préfère que vous les entendiez de ma bouche maintenant plutôt que de les découvrir plus tard.
Les premières années sont lentes. Une assurance vie entière avec participation assume dès le départ le coût de l'assurance, les commissions et les frais d'établissement. Pendant un certain nombre d'années, la valeur de rachat est inférieure au total des primes payées. Si vous rachetez la police pendant cette période, vous récupérerez moins que ce que vous y avez mis. C'est le fait le plus important qu'une famille doit accepter avant de commencer.
Il faut du temps avant que le réservoir puisse financer grand-chose. La valeur de rachat des débuts est modeste. Une famille qui a besoin de sommes importantes à court terme pourrait constater que la police ne peut pas encore les fournir de façon raisonnable. Cette approche récompense la patience sur de nombreuses années, et non l'urgence.
Les avances coûtent de l'argent. Une avance sur police porte intérêt au taux que permet le contrat, qui peut changer. Les intérêts sont dus à l'assureur. Tant qu'elle n'est pas remboursée, l'avance réduit la valeur de rachat nette et le capital-décès que votre famille recevrait.
Une avance mal gérée peut mettre fin à la police. Si l'avance et les intérêts accumulés deviennent supérieurs à la valeur de rachat, la police peut tomber en déchéance. Une déchéance met fin à l'assurance et, si une avance est en cours, peut aussi entraîner une facture d'impôt. La discipline de remboursement n'est pas facultative.
L'impôt s'applique aux limites. De façon générale, une avance sur police supérieure au coût de base rajusté (CBR) de la police, un rachat ou une déchéance alors qu'une avance est en cours peuvent créer un revenu imposable. La page sur les avances sur police mentionnée plus haut l'explique en termes généraux, et votre comptable devrait examiner toute étape importante.
Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées chaque année par l'assureur, selon les résultats de son compte avec participation. La valeur de rachat déjà acquise dans une police avec participation ne baisse pas avec les marchés; les participations ne sont pas garanties, et une participation plus faible ralentit la croissance future sans réduire la valeur de rachat déjà acquise. La page qui demande si votre valeur de rachat peut baisser explique la différence entre ce qui est acquis et ce qui est projeté.
C'est de l'assurance, et non un placement. Les garanties de la police sont des garanties contractuelles de l'assureur, qui dépendent de sa solidité financière; ce ne sont pas des garanties gouvernementales. Si un assureur membre faisait faillite, Assuris protégerait les titulaires de police dans certaines limites, expliquées sur la page qui compare la SADC et Assuris.
| Étape de détention | Ce qu'une famille vit habituellement | Ce qu'il faut surveiller |
|---|---|---|
| Premières années | Valeur de rachat inférieure aux primes payées; peu de marge d'emprunt | Maintenir les primes et les dépôts supplémentaires |
| Années intermédiaires | Valeur de rachat qui se bâtit; premières avances planifiées | Rembourser les avances selon un calendrier ferme |
| Années ultérieures | Un réservoir plus grand; des avances peuvent aider à combler les besoins de la retraite | Solde des avances par rapport à la valeur de rachat; impôt au-delà du CBR |
Qui devrait faire partie de votre équipe de professionnels?
Épargnant, emprunteur, participant, administrateur
Les quatre joueurs
- L'épargnant: fournit le capital; une prime n'est pas un dépôt
- L'emprunteur: l'assureur est le prêteur; l'intérêt est réel
- Le participant: titulaire avec participation; non garanti
- L'administrateur: décide et rembourse; un travail, pas un privilège
Une famille qui envisage cette approche est mieux servie par trois professionnels qui comprennent l'assurance vie entière avec participation au Canada: un professionnel de l'assurance d'expérience titulaire d'un permis, qui conçoit la police et en assure le suivi, un comptable qui comprend la fiscalité de ces contrats, et un conseiller juridique qui comprend la propriété, les bénéficiaires et la planification successorale.
Il ne s'agit pas d'un achat ponctuel. C'est un système qu'une famille fait fonctionner pendant des décennies, et les décisions qu'il comporte touchent la fiscalité, les successions et parfois le droit des sociétés.
Le professionnel de l'assurance titulaire d'un permis. Cherchez quelqu'un qui est titulaire d'un permis dans votre province, qui possède des années d'expérience concrète dans la conception et le suivi de polices d'assurance vie entière avec participation à cette fin, et qui sera présent pour les révisions annuelles, les décisions d'avance et les questions qui surgissent au fil des changements de la vie. La conception compte: quelle part va à la prime, quelle part va au dépôt supplémentaire, et comment la police est structurée dès le premier jour.
Le comptable. Le traitement fiscal d'une police avec participation dépend de règles que tous les comptables ne manient pas tous les jours: le coût de base rajusté, l'imposition des dispositions en vertu de la Loi de l'impôt sur le revenu, le critère d'exonération et, pour les polices détenues par une société, le compte de dividendes en capital. Un comptable qui comprend ces contrats peut éviter qu'un bon plan ne crée une facture d'impôt évitable.
Le conseiller juridique. La propriété de la police, la désignation des bénéficiaires, la planification successorale et l'interaction entre l'assurance et un testament ou une société méritent toutes un conseiller juridique qui comprend les contrats d'assurance.
Il n'y a aucune honte à découvrir que vos professionnels actuels n'ont jamais travaillé avec ces contrats. Ce sont des domaines spécialisés. Ce qui compte, c'est que vous sachiez qu'il faut le demander.
Ce que cette page ne vous dira pas
Cette page explique une façon de penser au capital, ainsi que la mécanique générale de l'assurance vie entière avec participation et des avances sur police. Elle ne vous dira pas si une police convient à votre famille, quelle prime, quelle conception ou quel capital-décès vous conviennent, combien vaudra une police au cours d'une année donnée, ni quelle sera votre situation fiscale.
Aucun chiffre de cette page n'est une projection. Les participations ne sont pas garanties, les taux des avances sur police peuvent changer et les modalités varient d'une police à l'autre. Toute illustration qu'on vous présente devrait placer les valeurs garanties à côté des valeurs non garanties, et vous devriez lire les deux. Les règles et les plafonds ont été lus le 5 novembre 2026 et peuvent changer.
Elle ne vous dira pas non plus comment un assureur en particulier traitera votre contrat au-delà de ce qui y est écrit. C'est pourquoi nous confirmons par écrit, pour chaque contrat, le traitement des participations en présence d'une avance, et pourquoi je vous suggère de lire votre propre contrat avec votre équipe de professionnels.
À qui cela ne convient pas
Cette approche ne convient pas à une famille sans rentrées d'argent régulières, à une famille qui porte des dettes à taux d'intérêt élevé qu'elle n'a pas encore remboursées, à une famille qui a besoin de récupérer son argent d'ici quelques années, ni à quiconque n'a pas besoin d'assurance vie. Elle ne convient pas non plus à quelqu'un qui ne remboursera pas ses avances sur police avec discipline.
Laissez-moi le dire plus doucement. Si votre budget est serré aujourd'hui, la première étape est habituellement la stabilité: un fonds d'urgence dans un compte de dépôt assuré, un plan pour les dettes coûteuses et la bonne quantité d'assurance pour protéger votre famille. Posséder un réservoir de capital est un long chemin, et il devrait commencer sur un terrain solide.
Si vous cherchez un rendement rapide, ce n'est pas ici. Si vous cherchez une façon d'échapper à la discipline du remboursement, ce n'est pas ici non plus. C'est une approche lente, qui place l'assurance en premier, pour posséder une plus grande part du capital de votre famille, et elle exige beaucoup de la personne qui l'administre.
Avis important: Cette page constitue de l'information générale et de l'éducation seulement; elle ne constitue pas un conseil personnalisé en matière de finances, d'assurance, de fiscalité, de placement ou de droit. Une police d'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance, et non un placement; son but premier est le capital-décès, et elle peut ne pas convenir à tous. Les garanties de la police sont des garanties contractuelles de l'assureur émetteur, qui dépendent de sa solidité financière; ce ne sont pas des garanties gouvernementales, et la police n'est ni un dépôt ni assurée par la SADC. Les participations ne sont pas garanties; elles sont déclarées chaque année par l'assureur selon les résultats de son compte avec participation, et les participations passées ne permettent pas de prévoir les participations futures. Une avance sur police est une dette envers l'assureur qui porte intérêt et qui réduit la valeur de rachat nette et le capital-décès tant qu'elle n'est pas remboursée; une avance mal gérée peut entraîner la déchéance de la police, et une avance supérieure au coût de base rajusté, un rachat ou une déchéance peuvent créer un revenu imposable. L'auteur est un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis qui peut toucher une commission si une police est souscrite. Infinite Financial Sovereignty® est une marque de commerce déposée de José Salloum (enregistrement OPIC TMA1420283); la souveraineté financière infinie™ en est l'équivalent français. The Infinite Banking Concept® est une marque de commerce déposée d'Infinite Banking Concepts, LLC; cette page n'y est ni affiliée ni approuvée par elle.
Voici ce que cela veut dire, en mots simples. J'enseigne une façon de penser; je ne vous dis pas quoi acheter. Une police est d'abord de l'assurance, et elle ne convient pas à toutes les familles. Ses garanties viennent de l'assureur, et non du gouvernement, et les participations ne sont jamais promises, même si, une fois acquises, elles restent acquises. Une avance sur police est une vraie dette envers l'assureur, avec de vrais intérêts, et elle exige un vrai plan de remboursement. De l'impôt peut s'appliquer si les avances deviennent trop importantes ou si une police prend fin. Et je suis titulaire d'un permis pour vendre de l'assurance et je peux toucher une commission si vous souscrivez une police. Je tiens à ce que vous sachiez tout cela avant même que nous parlions de votre famille.
Si vous aimeriez examiner si cette approche convient à votre famille, je vous invite à réserver une rencontre découverte gratuite de 30 minutes.
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Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.
Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.
Ce formulaire est acheminé au Centre canadien de création de patrimoine inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par le Centre canadien de création de patrimoine inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.
Questions fréquentes
Une assurance vie entière avec participation crée-t-elle de l'argent comme un prêteur?
Que sont les quatre joueurs?
Qui me prête l'argent quand je prends une avance sur ma police?
Une avance sur police en cours réduit-elle mes participations?
Combien de temps faut-il avant qu'une police puisse financer quelque chose d'important?
Que veut dire la règle Ne jamais payer comptant?
Une assurance vie entière avec participation est-elle un placement?
Une avance sur police peut-elle entraîner de l'impôt?
Sources
- Bibliothèque du Parlement, publication 2015-51-F: la majorité de l'argent au Canada est créée lorsque les prêteurs consentent de nouveaux prêts, chacun créant un dépôt correspondant; révisée le 19 mai 2021, vérifié le 2026-11-05
- Banque d'Angleterre, Money creation in the modern economy, Quarterly Bulletin 2014 T1: les prêts créent les dépôts et le remboursement des prêts détruit de la monnaie, vérifié le 2026-11-05
- Nelson Nash, Becoming Your Own Banker® (livre): l'idée que vous financez tout ce que vous achetez, et la capitalisation avant l'utilisation, vérifié le 2026-11-05
- Assuris, page sur l'assurance vie entière, modifiée le 2025-07-05: protection du capital-décès et de la valeur de rachat si un assureur membre fait faillite, vérifié le 2026-11-05
- Agence du revenu du Canada, Loi de l'impôt sur le revenu, article 148, et règles sur le coût de base rajusté des polices d'assurance vie (référence générale), vérifié le 2026-11-05
Dernière révision: 2026-11-05. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.
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