Pensez comme les familles fortunées: comment les familles aisées paient les études, les activités et l'avenir de leurs enfants
Selon une étude de Statistique Canada publiée en 2023, une famille biparentale de deux enfants dépense 293 000 $ par enfant jusqu'à 17 ans dans le groupe à revenu moyen, et 403 910 $ dans le groupe à revenu plus élevé, en dollars de 2017. Les familles aisées planifient ces coûts tôt, avec un REEE et sa subvention, l'épargne, le crédit et, pour certaines, des avances de l'assureur sur une assurance vie entière avec participation, qui portent intérêt et réduisent le capital-décès jusqu'au remboursement.
Un enfant change tous les chiffres d'un budget familial. Les couches font place à la garderie, la garderie aux droits de scolarité, et bientôt il y a un sac de hockey dans l'entrée, une lettre d'admission à l'université sur le frigo et un jeune adulte qui parle de sa première voiture. Statistique Canada estime qu'une famille biparentale de deux enfants à revenu élevé dépense environ 403 910 $ pour chaque enfant, de la naissance à 17 ans, en dollars de 2017, avant même d'ajouter l'école privée, le sport de compétition ou l'université.
Alors, comment les familles aisées portent-elles ces coûts sans sacrifier leur propre avenir? Si vous voulez être riche, pensez comme les gens riches. Ils connaissent le coût avant qu'il arrive, ils décident d'avance quel capital le paiera et ils commencent quand le temps joue encore pour eux. Rien de tout cela n'exige un gros revenu pour démarrer. Il faut surtout un plan, mis sur papier assez tôt, et la patience de le tenir année après année, même quand rien ne presse encore.
Les chiffres présentés ici viennent de sources publiques, chacune nommée avec sa date, et d'une seule famille illustrative dont les montants sont des hypothèses montrées au complet. Aucun assureur, aucun produit, aucun barème de participations ni aucun taux d'avance réel n'y figure. Je suis rémunéré par des commissions versées par les assureurs lorsqu'une police est souscrite, et il est juste que vous le sachiez dès le départ. La lecture, elle, ne vous coûte rien, et les décisions vous appartiennent.
Combien coûte un enfant au Canada, de la naissance à l'âge adulte?
Selon une étude de Statistique Canada publiée le 29 septembre 2023, les familles biparentales de deux enfants dépensent 293 000 $ par enfant jusqu'à 17 ans dans le groupe à revenu moyen, en dollars de 2017. Le montant augmente avec le revenu. Ce sont des moyennes des années 2014 à 2017, et non un budget pour votre famille.
L'étude de Statistique Canada sur les dépenses que les familles consacrent à leurs enfants, de 2014 à 2017, mesure ce que les ménages dépensent réellement, et non ce qu'un enfant « devrait » coûter. Elle répartit les familles biparentales de deux enfants en trois groupes de revenu et estime les dépenses pour chaque enfant jusqu'à 17 ans et jusqu'à 22 ans.
| Groupe de revenu familial (dollars de 2017) | Par enfant, de la naissance à 17 ans | Par enfant, de la naissance à 22 ans | Par année, de 0 à 5 ans | Par année, à l'adolescence |
|---|---|---|---|---|
| Revenu plus faible, moins de 83 013 $ | 238 190 $ | 308 710 $ | 12 330 $ | 14 320 $ |
| Revenu moyen, de 83 013 $ à 135 790 $ | 293 000 $ | 378 900 $ | 15 300 $ | 17 420 $ |
| Revenu plus élevé, plus de 135 790 $ | 403 910 $ | 521 270 $ | 21 290 $ | 23 720 $ |
Source: Statistique Canada, étude sur les dépenses consacrées aux enfants par les familles au Canada, de 2014 à 2017, publiée le 29 septembre 2023. Montants par enfant, pour les familles biparentales de deux enfants, en dollars de 2017.
Trois constats ressortent. D'abord, le logement représente de 27 % à 32 % des dépenses consacrées à un enfant dans l'étude. Une maison plus grande, dans un quartier choisi pour la qualité de ses écoles, fait partie du coût d'un enfant, même si aucune facture ne porte cette mention. Ensuite, toujours jusqu'à 22 ans, le groupe à revenu plus élevé dépense environ 142 370 $ de plus par enfant jusqu'à 22 ans que le groupe à revenu moyen. Cet écart relève du choix et non de la nécessité: un meilleur logement, plus d'activités, plus de voyages. Enfin, l'adolescence coûte plus cher chaque année que la petite enfance, et c'est vrai dans tous les groupes de revenu.
Ces montants sont en dollars de 2017, et les prix ont augmenté depuis. Je n'ai pas pu confirmer leur conversion en dollars de 2026 avec la feuille de calcul de l'inflation de la Banque du Canada; le tableau reste donc en dollars de 2017, tel que l'étude l'a publié.
Une famille qui lit ce tableau comme une facture à redouter passe à côté de son utilité. C'est plutôt une carte routière: les coûts les plus lourds arrivent à des âges connus, et on les voit venir des années d'avance.
Qu'ajoutent les familles aisées, étape par étape?
En plus des dépenses courantes du tableau de Statistique Canada, les familles aisées peuvent ajouter l'école privée, parfois le pensionnat, le sport de compétition, des études universitaires sans dette, une première voiture, une aide pour le mariage et une aide pour une première maison. Chaque étape a sa saison connue, et plusieurs peuvent se chevaucher.
Voici ce que coûtent ces étapes, là où un chiffre publié existe et peut servir de repère.
L'école privée. NextSchool, un répertoire canadien d'écoles privées, a publié en avril 2026 son rapport sur les droits de scolarité des écoles privées au Canada pour 2026, fondé sur 424 écoles. Il établit la moyenne nationale des droits pour l'externat à 17 861 $, à 20 933 $ au Québec et à 18 778 $ en Ontario. Le pensionnat complet coûte de 45 000 $ à 75 000 $ par année, selon le même rapport. Ce sont les chiffres d'une entreprise, tirés des écoles inscrites dans son répertoire; la grille tarifaire de votre école est le chiffre à retenir. Les uniformes, les sorties, l'équipement informatique et les contributions au fonds de construction peuvent s'ajouter aux droits de scolarité.
Le sport de compétition. Money.ca, dans un article du 20 septembre 2025 qui cite une analyse de RBC, rapporte une moyenne de 4 478 $ par année pour le hockey, et plus de 7 000 $ par année pour les joueurs de 13 à 16 ans. Ce sont surtout les tournois à l'extérieur, l'entraînement spécialisé et les camps d'été qui font grimper la facture d'une saison à l'autre. Le guide pour payer les voyages et les sports des enfants montre comment planifier ces factures qui arrivent d'un bloc.
L'université. Statistique Canada indiquait, dans Le Quotidien du 10 septembre 2025, que les droits de scolarité moyens au premier cycle pour les étudiants canadiens à temps plein s'élèvent à 7 734 $ pour 2025-2026, et à 3 963 $ au Québec. Les droits de scolarité ne sont toutefois qu'une partie du coût total. La résidence, le plan de repas, les livres, les déplacements pour rentrer à la maison et, dans certains programmes, un ordinateur portable ou de l'équipement s'y ajoutent, et des études dans une autre province ou à l'étranger changent encore le chiffre.
Une première voiture, un mariage, une première maison. Ces coûts arrivent plus tard et varient trop pour qu'une moyenne soit utile. Une première voiture peut être un modeste véhicule d'occasion comme un véhicule neuf. Un mariage peut être intime ou très grand; l'article jumeau sur la façon dont les familles aisées paient un mariage de rêve passe ces coûts en revue avec leurs sources. L'aide pour une première maison peut prendre la forme d'un don pour la mise de fonds, d'un prêt familial assorti de ses propres conditions écrites, ou de rien du tout. Chaque famille en décide selon ses valeurs et ses moyens. Ce qui compte ici, c'est que ces coûts, eux aussi, se voient venir des années d'avance, ce qui laisse le temps de s'y préparer.
Les familles riches n'attendent pas l'arrivée de chaque facture pour chercher l'argent ensuite. Elles dressent la liste des étapes, inscrivent un montant approximatif à côté de chacune et décident, longtemps d'avance, quel capital y répondra.
À quoi ressemble le calendrier des coûts connus?
quatre étapes réglées, puis une question
Ce qui vient avant tout produit
- 01Des liquidités accessibles pour l'imprévu
- 02Les dettes à taux élevé remboursées avant toute accumulation
- 03La protection vérifiée par une analyse de besoins
- 04Du capital, qui doit exister avant de pouvoir servir
- 05Puis où il est détenu, et combien de tâches chaque dollar accomplit
Tracés sur une ligne de la naissance jusqu'à environ 30 ans, les gros coûts d'un enfant arrivent dans un ordre assez prévisible: la garde en bas âge, l'école, les activités, l'adolescence, les études postsecondaires, puis l'envol vers la vie adulte. Les dates se connaissent bien avant les montants, et ce sont elles qui rendent la planification possible.
Imaginez une ligne tracée sur une feuille, avec la naissance de votre enfant à l'extrémité gauche et, une trentaine d'années plus tard, un adulte avec une carrière, peut-être un conjoint et une maison à l'extrémité droite. Entre les deux, les coûts tombent dans cet ordre.
| Âge approximatif | Coût qui arrive | Ce que l'on connaît d'avance |
|---|---|---|
| De 0 à 5 ans | La garde, le temps d'un parent loin du travail | La date de début, des mois d'avance |
| Vers 5 ans | Les premiers droits de scolarité au privé, si ce choix est fait | La grille tarifaire, des années d'avance |
| De 6 à 12 ans | Les activités et le sport | La saison, chaque année |
| De 13 à 17 ans | Les dépenses de l'adolescence, le sport de compétition, le pensionnat si ce choix est fait | Le niveau et la saison |
| De 16 à 17 ans | Une première voiture et son assurance | L'âge du permis de conduire |
| De 17 à 22 ans | Les droits de scolarité postsecondaires, la résidence, le coût de la vie | Chaque mois de septembre, pendant plusieurs années |
| De 22 à 30 ans | Le mariage, la première maison, d'autres départs | La décennie, à défaut de l'année |
Le tableau ne contient aucun montant, et c'est voulu. Vos chiffres vous appartiennent, et personne ne les connaît mieux que vous. Remplissez-le avec vos écoles, vos sports et vos projets, et la ligne devient le calendrier des coûts de votre famille.
Comment les familles riches pensent-elles ces coûts?
Elles suivent cinq habitudes plus qu'un produit: connaître le coût avant qu'il arrive, se demander quel capital le paiera et ce que ce capital cessera de faire, commencer quand le temps est le plus long, garder une réserve qu'elles contrôlent et penser en générations. Chaque habitude est gratuite, et chacune change les décisions qui suivent.
- Connaître le coût avant qu'il arrive. Une famille riche ne découvre pas le coût de l'université au mois d'août de la première année. Elle met les étapes sur papier pendant que l'enfant est encore petit et met les chiffres à jour aux quelques années. Le calendrier présenté plus haut en est la première ébauche, à compléter avec vos propres chiffres.
- Se demander quel capital paie, et ce qu'il cesse de faire. Chaque dollar qui règle des droits de scolarité vient forcément de quelque part: le revenu du mois, un compte d'épargne, un régime enregistré, une marge de crédit, une avance sur contrat. Chaque source, sans exception, renonce à quelque chose. L'épargne cesse de rapporter des intérêts. Les placements vendus cessent de croître et peuvent entraîner de l'impôt. L'argent emprunté, lui, coûte des intérêts. La question n'est jamais seulement « pouvons-nous payer? », mais « quel argent paie, et qu'est-ce que cet argent cesse de faire pour nous? »
- Commencer quand le temps est le plus long. Les années entre une naissance et les premiers droits de scolarité sont particulièrement précieuses à cette fin. Une subvention versée chaque année sur les cotisations, un contrat qui met des années à bâtir sa valeur, l'habitude de mettre de l'argent de côté: tout cela récompense un départ hâtif, et rien ne permet de racheter les années perdues.
- Garder une réserve que l'on contrôle. Les familles riches s'organisent pour disposer d'un capital qu'elles peuvent atteindre à leurs conditions, sans demander à un prêteur d'approuver l'usage qu'elles en feront. Cette réserve peut être de l'épargne, un compte non enregistré ou la valeur de rachat d'un contrat d'assurance vie permanente. Ce qui compte vraiment, c'est que la famille, et non un prêteur, décide du moment où elle s'en sert et de la façon de la reconstituer.
- Penser en générations. Une famille riche planifie pour l'enfant, et aussi pour les enfants de cet enfant. Le capital qui paie les études d'une génération peut, s'il est conservé et reconstitué, être encore là pour la suivante. C'est l'idée du patrimoine générationnel: une famille qui garde son capital au travail sur des cycles de trente ans, plutôt que de le dépenser une seule fois.
Aucune de ces habitudes n'exige un produit en particulier. Elles relèvent d'une façon de penser, et les outils viennent seulement ensuite.
Quels outils les familles utilisent-elles, et à quoi sert chacun?
Les familles utilisent plusieurs outils côte à côte: un régime enregistré d'épargne-études avec sa subvention fédérale, un compte d'épargne libre d'impôt, les rentrées d'argent du mois, le crédit et, pour celles qui en possèdent un, une avance sur un contrat d'assurance vie entière avec participation. Chacun a sa fonction. Aucun ne remplace les autres, et aucun n'est classé ici.
Le tableau ci-dessous présente chaque outil selon sa fonction, l'un à côté de l'autre. Il ne dit pas lequel utiliser en premier; cela dépend de votre revenu, de votre situation fiscale, de vos comptes actuels et de l'âge de vos enfants.
| Outil | Sa fonction | Qui contrôle l'accès | Ce qu'il coûte ou ce à quoi il renonce | Limites à connaître |
|---|---|---|---|---|
| Régime enregistré d'épargne-études (REEE) avec la Subvention canadienne pour l'épargne-études (SCEE) | Épargner pour les études postsecondaires et obtenir une subvention fédérale sur les cotisations | Le souscripteur, selon les règles du régime; les paiements pour études suivent les conditions du régime | Les cotisations se font avec un revenu après impôt; l'argent est destiné aux études | Règles de subvention et plafonds à vie fixés par le gouvernement fédéral; règles propres au régime |
| Compte d'épargne libre d'impôt (CELI) | Garder de l'épargne pour tout usage; la croissance et les retraits ne sont généralement pas imposés | Le titulaire du compte | Les cotisations se font avec un revenu après impôt | Droits de cotisation fixés par l'ARC; un retrait ne redonne des droits que le 1er janvier de l'année suivante |
| Rentrées d'argent du mois | Payer les coûts à mesure qu'ils arrivent | La famille | Tout ce que l'argent aurait pu faire d'autre ce mois-là | Seulement ce que le mois peut porter |
| Crédit (marge de crédit, prêt étudiant, carte) | Étaler un coût dans le temps | Le prêteur, qui approuve, fixe le taux et les conditions | Des intérêts versés au prêteur | Approbation, limites et conditions fixées par le prêteur |
| Avance sur un contrat d'assurance vie entière avec participation | L'assureur avance de l'argent, garanti par la valeur de rachat du contrat | L'assureur consent l'avance; le titulaire la demande et décide quand rembourser, selon les conditions du contrat | Des intérêts versés à l'assureur, à un taux qu'il fixe et peut modifier | Seulement ce que la valeur de rachat permet; les montants impayés réduisent le capital-décès |
La Subvention canadienne pour l'épargne-études est ce qui distingue la ligne du REEE. La page du gouvernement du Canada sur la subvention indique qu'elle verse 20 % sur les premiers 2 500 $ cotisés chaque année pour un enfant, soit jusqu'à 500 $ par année en subvention de base, jusqu'à un maximum à vie de 7 200 $ par enfant, et ce, jusqu'à la fin de l'année civile où l'enfant atteint 17 ans. Les questions sur les placements que le régime devrait détenir et sur l'imposition de ses paiements relèvent d'un représentant inscrit pour les placements que le régime détiendrait, ou de votre comptable.
Un CELI remplit une autre fonction. L'Agence du revenu du Canada indique, sur sa page Qu'est-ce qu'un CELI, que les cotisations et le revenu gagné dans le compte sont généralement libres d'impôt, même lorsque vous les retirez. Sa page sur les retraits précise qu'un montant retiré n'est ajouté à vos droits de cotisation que le 1er janvier de l'année suivante. Le crédit, lui aussi, est un outil honnête, à condition que la famille sache, avant de signer quoi que ce soit, à qui elle devra de l'argent, à quel taux et pendant combien de temps.
L'avance sur contrat ne remplace pas un REEE: le REEE recueille une subvention qu'aucun autre outil du tableau n'offre, et la police est d'abord une assurance vie. La suite explique comment une famille bâtit cette dernière ligne, et ce qu'elle coûte.
Comment la souveraineté financière infinie™ s'applique-t-elle à une famille avec enfants?
aucune limite légale, une limite pratique
Combien de contrats vous pouvez détenir
- Aucune limite légale n'existe au Canada
- La tarification financière fixe la limite pratique
- L'ensemble de la protection en vigueur est comparé au revenu
- Les assureurs échangent cette information entre eux
Tout commence par les parents. L'assurance vie entière avec participation est d'abord placée sur la tête des parents, dont le revenu fait vivre la famille, puis seulement ensuite, si cela convient, sur chaque enfant dès la naissance. Au fil des ans, la valeur de rachat peut garantir des avances de l'assureur, qui portent intérêt, pour les coûts du calendrier.
La souveraineté financière infinie™ est mon approche pour appliquer, dans le cadre du droit canadien, les principes de la méthode Infinite Banking: une famille se donne une source de financement qu'elle contrôle, au moyen d'une assurance vie permanente dont elle est titulaire, et rembourse ce financement avec la même rigueur qu'elle montrerait envers un prêteur extérieur. Trois faits encadrent l'approche, avant même de parler de chiffres ou de calendrier.
Premièrement, le contrat est une assurance vie, avant toute autre chose. Sa première fonction est de verser un capital-décès aux bénéficiaires au décès de la personne assurée. La valeur de rachat qui s'y bâtit est une caractéristique de l'assurance permanente, et non un compte ni la garantie d'un quelconque rendement. Les primes se paient avec un revenu après impôt, comme toute autre dépense; le contrat ne dispense pas la famille de gagner cet argent.
Deuxièmement, les parents passent en premier, et la raison en est bien simple. Les coûts d'un enfant se paient à même le revenu des parents. Si un parent décède ou si le revenu s'arrête, le calendrier ci-dessus, lui, ne s'arrête pas. La première protection dont une famille avec enfants a besoin est une assurance sur les personnes qui gagnent l'argent, pour un montant établi selon ce que la famille perdrait. Une famille qui assure un enfant avant que ses parents soient adéquatement couverts a inversé l'ordre.
Troisièmement, il faut du temps. Dans les premières années, selon la conception, une bonne partie de chaque prime sert au coût de l'assurance et aux frais de l'assureur; la valeur d'avance est donc faible. Un contrat destiné à aider à payer l'université quand l'enfant aura 18 ans doit donc commencer bien avant, idéalement dès les premières années de l'enfant. C'est pourquoi l'habitude de « commencer quand le temps est le plus long » compte plus ici que partout ailleurs.
Une fois la protection des parents en place, certaines familles ajoutent un contrat d'assurance vie entière avec participation sur chaque enfant, dont un parent est titulaire. Le contrat de l'enfant bâtit alors sa propre valeur de rachat pendant toute la vie de l'enfant, à partir d'un âge où l'assurance sur un enfant en bonne santé coûte moins cher qu'elle ne coûtera plus tard. La section suivante explique comment cela fonctionne en pratique et qui décide de quoi.
La page sur les intérêts que verse un ménage à deux revenus aborde la même idée sous l'angle des intérêts déjà versés à des prêteurs extérieurs.
Des parents peuvent-ils assurer un nouveau-né, et qui décide du montant?
Oui, un parent peut présenter une proposition d'assurance vie sur la tête d'un enfant, parfois peu après la naissance, et le parent en est le titulaire. L'assureur décide s'il émet le contrat et pour quel montant, et certains assureurs limitent la protection d'un enfant en fonction de celle des parents. Les règles fiscales limitent la valeur que le contrat peut accumuler.
Trois rôles distincts figurent au contrat, et ils ne reviennent pas à la même personne.
- Le titulaire, appelé propriétaire de la police dans les autres provinces, est un parent dans l'arrangement décrit ici. Le titulaire paie la prime, désigne le bénéficiaire, demande les avances et prend toutes les décisions que le contrat permet.
- La personne assurée est l'enfant. Le capital-décès est versé au décès de la personne assurée. Un jeune enfant n'a pas voix au chapitre et n'a aucun droit sur la valeur de rachat.
- Le bénéficiaire reçoit le capital-décès. Sur le contrat d'un enfant, le titulaire peut désigner un parent ou les deux parents.
La loi détermine qui peut assurer qui. Partout au Canada, une personne peut assurer la vie d'une autre si elle a un intérêt assurable dans cette vie ou le consentement écrit de la personne assurée. Au Québec, l'article 2418 du Code civil fixe cette règle, et l'article 2419 énumère les personnes sur la vie desquelles on a un intérêt assurable, dont ses descendants. Un nouveau-né ne peut évidemment pas signer de consentement; c'est donc l'intérêt assurable du parent qui permet la proposition.
Pour le reste, c'est l'assureur qui décide. Il fixe l'âge minimal auquel il émet un contrat, le montant qu'il accepte d'émettre et les questions de santé qu'il pose. Certains assureurs limitent la protection d'un enfant en fonction de la protection déjà en vigueur sur les parents. Demandez à l'assureur quelle est sa propre règle, et obtenez la réponse par écrit.
La loi fiscale ajoute un plafond. Le critère d'exonération du Règlement de l'impôt sur le revenu limite la valeur qui peut s'accumuler dans un contrat par rapport à sa protection. Un contrat qui conserve son statut de police exonérée laisse sa croissance s'accumuler sans impôt annuel, et un assureur peut refuser un paiement supplémentaire qui ferait échouer le contrat à ce critère. Autrement dit, vous ne pouvez pas verser un montant illimité dans un petit contrat sur la tête d'un enfant, même si votre budget le permettait.
Certains contrats sur des enfants comportent aussi un avenant de garantie d'assurabilité, lorsque l'assureur en offre un. Il permet à l'enfant de souscrire plus tard une assurance supplémentaire à certains âges ou lors de certains événements, sans nouvelle preuve médicale, dans les limites que fixe l'avenant. La page sur la garantie d'assurabilité explique ce que fait un tel avenant et ce qu'il coûte. Les pages sur l'assurance d'un enfant et sur qui détient le contrat d'un enfant approfondissent ces deux questions.
Comment une avance sur contrat peut-elle payer les coûts d'un enfant?
Le titulaire demande à l'assureur une avance garantie par la valeur de rachat du contrat. L'assureur prête à un taux qu'il fixe et peut modifier, et c'est lui qui reçoit les intérêts. La valeur de rachat reste dans le contrat. L'avance peut être imposable au-delà du coût de base rajusté, et tout solde impayé réduit le capital-décès.
- Le titulaire demande une avance sur contrat. La demande va à l'assureur, qui vérifie la valeur d'avance disponible et les exigences du contrat, comme le consentement d'un bénéficiaire irrévocable. Demandez d'avance quel formulaire il utilise et quels délais il observe en ce moment.
- L'assureur avance ses propres fonds. L'assureur est le prêteur. Il exige des intérêts à un taux qu'il fixe et peut modifier, et ces intérêts lui sont versés. La valeur de rachat n'est pas retirée pour autant; elle reste dans le contrat, où elle sert de garantie à l'avance.
- La famille règle la facture. Les droits de scolarité sont payés à temps, avant la date limite de l'établissement, avec l'argent que l'assureur a avancé.
- La famille rembourse l'assureur. Selon le contrat, une avance peut n'avoir aucun calendrier de remboursement fixe. Cette liberté est bien réelle, et c'est justement là que se trouve le piège. La famille qui s'y prend bien fixe un remboursement mensuel le jour même où elle prend l'avance, le rend automatique et traite cette dette avec au moins autant de respect qu'elle en aurait pour un prêteur extérieur.
Quatre règles accompagnent chaque avance sur contrat, quel que soit l'usage de l'argent.
Les montants impayés réduisent le capital-décès. Tant qu'une avance est en cours, son solde et les intérêts courus sont soustraits de ce que recevraient les bénéficiaires. Selon le contrat, les intérêts impayés s'ajoutent à l'avance et portent eux-mêmes intérêt.
Le contrat peut prendre fin si l'avance dépasse la valeur. Si l'avance et les intérêts deviennent plus élevés que la valeur qui les garantit, le contrat peut tomber en déchéance après l'avis que prévoit le contrat. Une déchéance alors qu'une avance est en cours peut produire un revenu imposable, dans la mesure où le produit, qui tient compte de l'avance, dépasse le coût de base rajusté, et cela, l'année même où l'argent manque peut-être déjà.
Une avance sur contrat peut être imposable. Selon le paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu, une avance sur contrat constitue une disposition d'un intérêt dans le contrat. La partie du produit de l'avance qui dépasse le coût de base rajusté (CBR) du contrat immédiatement avant l'avance est un revenu de l'année, et l'avance réduit le CBR. Si une partie d'une avance a été imposée, son remboursement peut donner droit à une déduction selon l'alinéa 60s) l'année du remboursement, jusqu'à concurrence du montant déjà inclus dans le revenu. Avant chaque avance, demandez à l'assureur le CBR et le revenu qu'il déclarerait, puis faites confirmer le tout par votre comptable.
Les participations ne sont pas garanties. Les valeurs garanties du contrat augmentent selon le barème que fixe le contrat. Les participations, si le conseil d'administration de l'assureur en déclare, sont créditées selon les règles du contrat et peuvent être réduites. Certains contrats créditent une participation différente sur la partie de la valeur de rachat qui garantit une avance. Demandez à l'assureur, par écrit, comment fonctionne le vôtre.
Les intérêts d'une avance qui sert à payer les droits de scolarité, au sport ou à l'école privée sont un coût personnel. Ils ne sont pas déductibles, puisque l'argent ne sert pas à gagner un revenu; ils se paient donc avec de l'argent après impôt, comme les intérêts de tout autre prêt personnel.
Pourquoi accepter ces intérêts, alors? Pas parce qu'ils coûtent moins cher; l'exemple chiffré plus bas montre au contraire que puiser dans l'épargne coûte moins. L'argument est ailleurs: la valeur de rachat n'est pas dépensée, l'assurance vie reste en vigueur et la famille rembourse selon un calendrier qu'elle fixe elle-même. La page sur les parents, les frais universitaires et un coût à date connue examine plus en détail le cas des droits de scolarité.
Comment le contrat passe-t-il à l'enfant devenu adulte?
les deux échecs viennent d'une seule décision
Comment cela échoue, nommé d'avance
- 01Le rachat hâtif, quand les coûts pèsent le plus
- 02La déchéance pendant qu'une avance est en cours
- 03Un gain imposable sans liquidités pour l'acquitter
- 04Financer un contrat que le ménage ne peut soutenir
- 05Utiliser le contrat sans jamais rembourser
Le titulaire peut céder le contrat d'un enfant à cet enfant devenu adulte, ou le désigner comme titulaire subrogé. Une cession à un enfant du titulaire peut se faire sans impôt, à des conditions prévues par la Loi de l'impôt sur le revenu, qu'un comptable devrait confirmer avant la cession.
Un contrat qu'un parent a souscrit à la naissance peut devenir, des décennies plus tard, celui du jeune adulte. C'est exactement cela, penser en générations, et c'est aussi à ce moment que les détails comptent le plus.
Une cession du vivant du parent. Le parent, à titre de titulaire, signe le formulaire de cession de l'assureur, et l'enfant devient titulaire. Dès lors, c'est l'enfant qui décide de tout: le bénéficiaire, les avances, les primes. La Loi de l'impôt sur le revenu peut permettre la cession d'un contrat à un enfant du titulaire sans impôt, à certaines conditions. Faites confirmer par votre comptable, par écrit, que votre cession remplit ces conditions avant de signer, et demandez-lui quelle situation fiscale votre enfant reprend avec le contrat. Une vente, une cession à une personne qui n'est pas l'enfant du titulaire ou une cession qui passe par une succession peuvent être traitées autrement.
Un titulaire subrogé. Le titulaire peut aussi désigner au contrat une personne qui le remplacera s'il décède le premier. Au Québec, le Code civil appelle cette personne le titulaire subrogé; ailleurs au Canada, on parle de propriétaire successeur. Sans titulaire subrogé, le contrat dont un parent décédé était titulaire passe par sa succession, avec les délais et les coûts de son règlement, et la voie de la succession pourrait ne pas donner droit à la cession à un enfant décrite plus haut; consultez votre comptable avant d'y compter. Désigner un titulaire subrogé est donc une décision fiscale autant qu'administrative, et elle mérite qu'on s'y arrête.
Le moment. Rien ne se passe automatiquement aux 18 ans de l'enfant. Le titulaire choisit le moment, quand le jeune adulte lui semble prêt à assumer ce rôle. La page sur la façon d'enseigner le concept à vos enfants propose une manière d'aborder cette conversation.
Après la cession. Le contrat appartient désormais à l'enfant, et à lui seul. Sa valeur de rachat, toute avance en cours et chaque décision sont désormais les siennes. Une avance que le parent a prise et n'a pas remboursée suit le contrat; réglez-la donc avant la cession, ou convenez par écrit de qui la remboursera.
À quoi ressemble une planification sur trois générations?
À la première génération, les parents sont titulaires de contrats sur leur propre tête et sur celle de leurs enfants. À la deuxième, l'enfant adulte devient titulaire de son contrat et, plus tard, de contrats sur ses propres enfants. À la troisième, le petit-enfant commence sa vie déjà assuré. Chaque passage est une décision, avec ses étapes fiscales et juridiques.
C'est ici que l'habitude de « penser en générations » cesse d'être une idée et devient concrète.
| Génération | Rôle au départ | Ce qu'elle décide | Ce qui peut se transmettre | La question à régler |
|---|---|---|---|---|
| Première: les parents | Titulaires et personnes assurées de leurs propres contrats; titulaires des contrats de leurs enfants | Montants de protection, primes, avances, bénéficiaires, titulaires subrogés | Les contrats des enfants, par cession ou à un titulaire subrogé; le capital-décès de leurs propres contrats, aux bénéficiaires | Notre propre protection est-elle en place avant celle de nos enfants? |
| Deuxième: l'enfant adulte | Personne assurée sur un contrat dont un parent est titulaire; plus tard, titulaire | Garder ou non le contrat, rembourser les avances, ajouter de la protection, assurer ses propres enfants | Des contrats sur ses propres enfants, le moment venu | Suis-je prêt à être titulaire et à rembourser, comme mes parents l'ont fait? |
| Troisième: le petit-enfant | Personne assurée, tôt dans la vie, sur un contrat dont un parent ou un grand-parent est titulaire | Rien encore | La même chaîne, une génération plus tard | Qui est titulaire de ce contrat, et qui le remplacera? |
Le tableau décrit un modèle possible parmi d'autres, et non une règle. Un grand-parent titulaire d'un contrat sur la tête d'un petit-enfant en est le titulaire, avec toutes les décisions que cela comporte, et a lui aussi besoin d'un titulaire subrogé.
Comment cela fonctionne-t-il pour une famille illustrative?
Une famille illustrative; les noms et les chiffres sont des exemples. Deux parents qui travaillent s'assurent d'abord, puis assurent chaque enfant, et utilisent un REEE avec sa subvention. Quand un enfant entre à l'université, ils paient 20 000 $ par année au moyen d'une avance sur contrat à un taux supposé de 6,5 %, remboursée sur douze mois. En quatre ans, les intérêts versés à l'assureur s'élèvent à environ 2 845 $.
Chaque chiffre ci-dessous est une hypothèse choisie uniquement pour montrer le calcul. Aucun ne provient d'une soumission d'un assureur, d'un prêteur ou d'une école.
| Hypothèse | Valeur utilisée dans l'exemple |
|---|---|
| Ménage | Deux parents qui travaillent, âgés de 35 et 33 ans, avec des enfants de 4 ans et de 1 an |
| Assurance | Des contrats d'assurance vie entière avec participation sur chaque parent d'abord, puis un sur chaque enfant, dont un parent est titulaire. Aucune prime, valeur de rachat ou participation n'est indiquée: ces chiffres ne viennent que de l'illustration d'un assureur pour un contrat précis |
| REEE | 2 500 $ cotisés chaque année pour chaque enfant, ce qui donne droit à la subvention de base de 20 %, soit 500 $ par année |
| Université, par enfant | Quatre ans, avec 20 000 $ par année qui restent à payer après les paiements du REEE et les revenus d'été de l'étudiant |
| Avance sur contrat | 20 000 $ chaque mois de septembre, à un taux supposé de 6,5 % par année, intérêts calculés chaque mois sur le solde décroissant, remboursés en 12 versements mensuels égaux avant le mois de septembre suivant |
| Comparaison | Les mêmes 20 000 $ puisés dans un compte d'épargne qui rapporte un taux supposé de 2,5 %, reconstitué en 12 dépôts mensuels égaux |
| Taux marginal d'imposition | Un taux supposé de 45 %, choisi pour le calcul |
La subvention. À 500 $ par année, la subvention de base atteint le maximum à vie de 7 200 $ pour chaque enfant à la quinzième année de cotisations: 14 années à 500 $ donnent 7 000 $, et la quinzième année ajoute les 200 $ qui restent. Les cotisations elles-mêmes, il faut le rappeler, proviennent d'un revenu après impôt.
L'avance, année après année. Une avance de 20 000 $ à 6,5 %, remboursée en 12 versements mensuels égaux, demande environ 1 725,93 $ par mois. Sur l'année, la famille verse environ 711,14 $ d'intérêts à l'assureur. Quatre années selon le même modèle coûtent environ 2 844,56 $ d'intérêts. Si les études des deux enfants se chevauchaient, deux avances seraient en cours en même temps, et le remboursement mensuel serait d'environ 3 451,86 $.
La voie de l'épargne. Puiser 20 000 $ dans une épargne à 2,5 % et la reconstituer en 12 dépôts égaux fait renoncer à environ 271,87 $ d'intérêts par année, soit environ 1 087,47 $ sur quatre ans, avant impôt. Après impôt, au taux supposé de 45 %, cela représente environ 598,11 $.
La mesure qui compte: le coût après impôt. Les intérêts de l'avance sont un coût personnel, payé à même un revenu après impôt. Au taux marginal supposé de 45 %, il faut environ 5 171,93 $ de revenu avant impôt pour garder 2 844,56 $ après impôt. La voie de l'épargne fait renoncer à moins. En intérêts seulement, sur quatre ans, l'avance sur contrat coûte environ 1 757,09 $ de plus que la voie de l'épargne, avant impôt.
Ce que les deux voies ont en commun. Dans les deux cas, les 80 000 $ de frais universitaires se paient avec de l'argent après impôt. Au taux supposé de 45 %, il faut environ 145 454,55 $ de revenu avant impôt pour garder 80 000 $ après impôt. Aucune des deux voies ne dispense la famille de gagner cet argent, et le contrat ne l'en dispense pas non plus.
Ce qui diffère. Après le quatrième mois de septembre, la voie de l'épargne laisse le compte reconstitué, à condition qu'il l'ait vraiment été, mois après mois. La voie du contrat laisse chaque avance remboursée, la valeur de rachat toujours dans le contrat et l'assurance vie en vigueur du début à la fin. Pendant que chaque avance était en cours, le capital-décès était réduit d'un montant pouvant atteindre environ 20 000 $, plus les intérêts courus. Qu'une participation ait été créditée ou non sur la partie empruntée, et à quel taux, dépend du contrat et de participations qui ne sont pas garanties.
Voilà le portrait honnête, sans embellissement: dans cet exemple, la voie du contrat coûte plus d'intérêts. Si une réserve que la famille contrôle, et un contrat qui pourra plus tard passer à l'enfant, ne valent pas pour vous environ 1 757 $ sur quatre ans, la voie de l'épargne est un choix sensé.
Quels sont les inconvénients et les risques?
cinq étapes, et vous pouvez vous arrêter
De la première conversation au contrat en vigueur
- 01Une rencontre découverte de trente minutes, sans produit
- 02Le dossier de convenance exigé avant toute recommandation
- 03Une rencontre de conception, garanties présentées à part
- 04La proposition et la tarification, décidées par l'assureur
- 05Une révision annuelle une fois le contrat en vigueur
Le contrat met des années à bâtir une valeur d'avance, les primes se paient pendant des décennies, un rachat hâtif peut rendre moins que ce qui a été versé, les intérêts de l'avance sont un coût réel versé à l'assureur, les participations ne sont pas garanties, et une avance impayée peut mettre fin au contrat avec une facture d'impôt. La discipline du remboursement repose sur la famille.
- Le temps. Un contrat souscrit dès la naissance d'un enfant peut n'avoir qu'une faible valeur d'avance pendant plusieurs années, trop faible pour l'école privée à 5 ans. Demandez la valeur de rachat garantie et illustrée, ainsi que l'avance maximale, à chaque date où vous prévoyez vous en servir.
- Des primes pendant des décennies. L'assurance vie entière avec participation est conçue pour être gardée toute la vie. Si vous n'êtes pas certain de pouvoir payer les primes des contrats des parents et de ceux des enfants pendant les années coûteuses du calendrier, ne les commencez pas tous en même temps.
- Une sortie hâtive. Un contrat résilié dans ses premières années peut rendre moins que ce qui y a été versé. Le coût de l'assurance et les frais de l'assureur passent en premier, surtout dans les premières années.
- Les intérêts. Chaque avance sur contrat porte des intérêts versés à l'assureur, à un taux qu'il fixe et peut modifier. Dans l'exemple ci-dessus, elle coûte plus cher que de puiser dans l'épargne.
- Les participations. Elles ne sont pas garanties et peuvent être réduites. Un plan qui ne fonctionne qu'avec un niveau précis de participations est un plan fragile.
- Les avances non remboursées. Une avance qui n'est jamais remboursée grossit à mesure que les intérêts s'y ajoutent, réduit le capital-décès et peut mettre fin au contrat si elle dépasse la valeur qui la garantit, avec un impôt possible à cette fin.
- Deux dettes dans la même famille. Si un parent prend une avance sur contrat et prête l'argent à son enfant adulte, il y a deux dettes: le parent doit de l'argent à l'assureur, et l'enfant en doit au parent selon une entente distincte. Mettez cette seconde entente par écrit, avec son montant et son calendrier de remboursement.
- Le contrat d'un enfant ne remplace rien d'autre. Il ne remplace ni une protection suffisante sur les parents ni un fonds d'urgence à l'extérieur du contrat.
Que faut-il demander avant d'agir?
Demandez à l'assureur comment le taux d'avance est fixé, comment les intérêts sont calculés, comment les participations traitent la valeur empruntée, quelle valeur d'avance sera disponible à chaque date où vous en aurez besoin, et quel est le coût de base rajusté. Interrogez votre comptable sur la cession à un enfant. Demandez-vous si vous rembourserez.
Questions à poser par écrit à l'assureur et à votre représentant:
- Sur les contrats des parents et sur celui de chaque enfant, quelle est la valeur de rachat garantie et la valeur de rachat illustrée pour chacune des années où je prévois emprunter?
- Comment le taux d'avance est-il fixé, peut-il changer, et les intérêts sont-ils calculés chaque mois ou à la date anniversaire?
- Une avance en cours modifie-t-elle la participation créditée sur la partie de la valeur de rachat qui la garantit?
- À partir de quel âge assurez-vous un enfant, quel montant acceptez-vous d'émettre, et le limitez-vous en fonction de la protection des parents?
- Un avenant de garantie d'assurabilité est-il offert sur le contrat d'un enfant, à quel coût, et à quels âges ou lors de quels événements peut-on s'en servir?
- Combien peut-on verser dans le contrat chaque année avant que le critère d'exonération ne le limite?
- Quel est le coût de base rajusté aujourd'hui, et quel revenu déclareriez-vous pour l'avance que j'envisage?
- Comment désigner un titulaire subrogé, et comment se fait la cession à mon enfant?
- Comment êtes-vous rémunéré sur ce contrat, et par qui?
Questions pour votre comptable:
- La cession que je prévois à mon enfant remplit-elle les conditions de la Loi de l'impôt sur le revenu, et quelle situation fiscale mon enfant reprendra-t-il?
- Si je décède avant la cession, qu'advient-il du contrat et de l'impôt?
Questions à vous poser à vous-même:
- Notre propre protection, comme parents, est-elle en place et suffisante?
- Quels coûts de notre calendrier cette réserve paiera-t-elle, et lesquels seront payés par le REEE, l'épargne ou les rentrées d'argent?
- Quel remboursement mensuel fixerai-je pour chaque avance, et quand chacune sera-t-elle remboursée?
- À qui parlerai-je du contrat quand mon enfant sera prêt à en devenir titulaire?
Comment lire ces chiffres?
Les chiffres de Statistique Canada sont des moyennes en dollars de 2017, ceux de l'école privée et du sport viennent d'une entreprise et d'un média, avec leurs dates, et chaque montant de la famille illustrative est une hypothèse. Remplacez chacun par vos propres chiffres avant de décider quoi que ce soit.
Le tableau des coûts montre ce que les familles ont dépensé en moyenne de 2014 à 2017, selon leur groupe de revenu, ni plus ni moins. Il ne dit pas ce que votre enfant coûtera, et il ne tient pas compte de la hausse des prix depuis. Les chiffres de l'école privée proviennent du rapport d'un répertoire sur les écoles qui y sont inscrites, et celui du hockey, d'un article de média qui cite une analyse; ils donnent un ordre de grandeur utile, et non une soumission sur laquelle compter.
Aucun taux d'avance réel, aucun barème de participations, aucune prime ni aucune valeur de rachat n'y figure, parce que ces chiffres appartiennent à un contrat précis, émis par un assureur précis, et changent avec le temps. Le taux d'avance de 6,5 %, le taux d'épargne de 2,5 % et le taux marginal d'imposition de 45 % sont des hypothèses choisies pour montrer le calcul. En intérêts seulement, dans cet exemple, l'avance sur contrat coûte plus cher que de puiser dans l'épargne; l'argument en faveur du contrat repose sur ce qui diffère, et non sur les intérêts.
Pour faire l'essai avec votre propre situation, remplacez chaque hypothèse par les réponses écrites de l'assureur, vos grilles tarifaires et l'estimation de votre taux marginal par votre comptable.
À qui cela ne convient pas
Cette approche ne vous convient pas si la protection des parents n'est pas encore en place, si vous portez des dettes à taux d'intérêt élevé que vous ne pouvez pas rembourser, ou si vous n'avez aucun fonds d'urgence à l'extérieur du contrat. Elle ne vous convient pas si votre budget ne pourrait pas porter les primes pendant les années où l'école, le sport et l'université coûtent le plus en même temps, ou si vous avez besoin de l'argent pour un coût qui arrivera d'ici un an ou deux, avant qu'un nouveau contrat puisse le porter.
Elle ne vous convient pas non plus si, en toute honnêteté, vous ne rembourseriez pas une avance que personne ne vous oblige à rembourser selon un calendrier. Et elle ne vous convient pas si un REEE, un CELI et l'épargne font déjà ce dont vous avez besoin. C'est un choix tout à fait sensé, et les cinq habitudes décrites plus haut fonctionnent aussi très bien avec ces outils.
Elle peut vous convenir si vous avez besoin d'une assurance vie permanente sur les parents, si plusieurs années vous séparent des gros coûts, si vous pouvez maintenir les primes pendant les années coûteuses et si vous voulez une réserve que vous contrôlez et qui pourra plus tard passer à vos enfants.
Si cela vous ressemble, commencez par l'autoévaluation de la page Devenir client. Pour les décisions familiales qui entourent celle-ci, la section finances familiales couvre le reste.
Rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.
Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.
Ce formulaire est acheminé à Canadian Wealth Creation Centre Inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par Canadian Wealth Creation Centre Inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.
Questions fréquentes
Combien coûte un enfant au Canada?
Comment les familles riches paient-elles l'école privée et l'université?
Des parents peuvent-ils souscrire une assurance vie sur un nouveau-né?
À qui appartient la valeur de rachat de la police d'assurance vie d'un enfant?
Une avance sur contrat pour les études de mon enfant est-elle imposable?
Faut-il choisir un REEE ou une police d'assurance vie pour les études des enfants?
Qu'arrive-t-il à la police d'un enfant si les parents décèdent?
Quand mon enfant peut-il devenir titulaire de la police que nous avons souscrite pour lui?
Combien coûte l'école privée au Canada?
Les intérêts d'une avance sur contrat qui paie les études sont-ils déductibles?
Combien de temps faut-il avant que la police d'un enfant ait une valeur de rachat sur laquelle emprunter?
Qu'est-ce qu'un avenant de garantie d'assurabilité sur la police d'un enfant?
Qu'arrive-t-il si nous ne remboursons jamais une avance prise pour les coûts de nos enfants?
Comment les familles aisées bâtissent-elles un patrimoine générationnel pour leurs enfants?
Sources
- Statistique Canada, étude sur les dépenses consacrées aux enfants par les familles au Canada, de 2014 à 2017, publiée le 29 septembre 2023. Par enfant, pour les familles biparentales de deux enfants, en dollars de 2017: 238 190 $, 293 000 $ et 403 910 $ jusqu'à 17 ans, et 308 710 $, 378 900 $ et 521 270 $ jusqu'à 22 ans, pour les groupes à revenu plus faible, moyen et plus élevé. Le logement représente de 27 % à 32 %., vérifié le 2026-10-02
- Statistique Canada, Le Quotidien, 10 septembre 2025, sur les droits de scolarité de 2025-2026. Les droits de scolarité moyens au premier cycle pour les étudiants canadiens à temps plein s'élèvent à 7 734 $, et à 3 963 $ au Québec., vérifié le 2026-10-02
- Gouvernement du Canada, Subvention canadienne pour l'épargne-études. La subvention est de 20 % sur les premiers 2 500 $ cotisés chaque année, jusqu'à 500 $ par année en subvention de base, jusqu'à un maximum à vie de 7 200 $ par enfant, jusqu'à la fin de l'année civile où l'enfant atteint 17 ans., vérifié le 2026-10-02
- NextSchool, rapport sur les droits de scolarité des écoles privées au Canada pour 2026, avril 2026, fondé sur 424 écoles. Moyenne des droits pour l'externat: 17 861 $ au Canada, 20 933 $ au Québec et 18 778 $ en Ontario; pensionnat complet: de 45 000 $ à 75 000 $. Ce sont les chiffres d'une entreprise., vérifié le 2026-10-02
- Money.ca, 20 septembre 2025, citant une analyse de RBC. Le hockey coûte en moyenne 4 478 $ par année, et plus de 7 000 $ par année pour les joueurs de 13 à 16 ans., vérifié le 2026-10-02
- Agence du revenu du Canada, Qu'est-ce qu'un CELI, page modifiée le 17 septembre 2026, et Retirer un montant d'un CELI, page modifiée le 20 février 2026, tel que consigné sur ce site. Les cotisations et le revenu gagné sont généralement libres d'impôt, même au retrait; un retrait est ajouté aux droits de cotisation le 1er janvier de l'année suivante., vérifié le 2026-10-01
- Loi de l'impôt sur le revenu, L.R.C. 1985, ch. 1 (5e suppl.), article 148 (avance sur contrat comme disposition, coût de base rajusté, cession d'une police à un enfant du titulaire) et alinéa 60s), Lois codifiées du Canada, tel que consigné sur ce site., vérifié le 2026-09-30
- Code civil du Québec, articles 2418 et 2419 (intérêt assurable ou consentement de la personne assurée; personnes sur la vie desquelles on a un intérêt assurable), LégisQuébec, tel que consigné sur ce site., vérifié le 2026-09-27
Dernière révision: 2026-10-02. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.
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