L'effet de levier expliqué: comment l'emprunt amplifie les gains et les pertes
L'effet de levier consiste à utiliser de l'argent emprunté pour posséder un actif plus gros que ce que votre propre argent permettrait. Il amplifie les résultats dans les deux sens: une hausse modeste peut multiplier votre gain, et une baisse modeste peut effacer votre avoir. L'intérêt et le temps jouent contre l'emprunteur; il faut donc une marge de sécurité.
Deux voisins achètent le même type d'actif, le même jour, au même prix. C'est un exemple hypothétique, pas une histoire vraie. Le premier paie entièrement avec ses économies. Le second verse le cinquième du prix et emprunte le reste. Un an plus tard, le prix a monté, et le gain de l'emprunteur est plusieurs fois plus gros que celui de l'épargnant. L'année suivante, le prix a reculé: l'emprunteur a tout perdu, alors que l'épargnant s'en tire avec quelques égratignures. Même actif. Même marché. Deux vies complètement différentes.
C'est ça, l'effet de levier. C'est l'une des forces les plus puissantes des finances personnelles, et l'une des plus mal comprises. Il se cache dans presque chaque prêt hypothécaire au Canada, derrière la plupart des expansions d'entreprise, et au cœur de pratiquement toutes les crises financières de l'histoire moderne. Ceux qui le comprennent peuvent s'en servir avec prudence. Ceux qui ne le comprennent pas l'apprennent souvent au pire moment possible.
Vous n'avez pas à craindre l'effet de levier. Vous avez besoin de le voir clairement, dans les deux sens, avant de vous y fier.
Voyons comment il fonctionne, avec des chiffres simples.
Qu'est-ce que l'effet de levier, en termes simples?
L'effet de levier consiste à emprunter pour posséder un actif plus gros que ce que votre argent permettrait d'acheter. Si vous achetez un bien de 100 $ avec 20 $ à vous et 80 $ empruntés, chaque variation du prix retombe sur vos 20 $, car le prêteur a droit à ses 80 $ quoi qu'il arrive.
Le mot vient du levier, cet outil tout simple qui permet à une petite force de déplacer une lourde charge. En finance, votre propre argent est la petite force, l'argent emprunté allonge le bras du levier, et l'actif est la charge. Plus le bras est long, plus un petit mouvement d'un côté devient un grand mouvement de l'autre.
On mesure le levier de plusieurs façons. L'une des plus courantes est le ratio de levier: la valeur de l'actif divisée par votre avoir dans cet actif. Dans notre exemple, l'actif vaut 100 $ et votre avoir est de 20 $, ce qui donne un ratio de cinq pour un. Une autre façon est le ratio prêt-valeur: le prêt divisé par la valeur de l'actif, ici 80 %. Les deux disent la même chose sous des angles différents. Pour chaque dollar qui vous appartient, vous contrôlez cinq dollars d'actif.
Ce qu'il faut surtout remarquer, c'est qui porte la variation. La créance du prêteur est fixée à 80 $, plus l'intérêt. Elle ne grossit pas quand l'actif prend de la valeur et elle ne rapetisse pas quand l'actif en perd. Tout ce qui se trouve au-dessus ou au-dessous de cette créance fixe vous appartient. Ce seul fait explique tout ce qui suit.
Comment l'effet de levier amplifie-t-il un gain?
Cinq étapes silencieuses
Comment disparaît une marge de sécurité
- 01Le prix glisse et l'avoir fond plus vite
- 02L'intérêt continue de courir sur tout le prêt
- 03Le prêteur exige plus d'argent ou de garanties
- 04L'actif est vendu au prix bas du jour
- 05La perte est cristallisée, même si les prix remontent
Le levier amplifie un gain parce que la créance du prêteur reste fixe pendant que l'actif monte. Dans notre exemple hypothétique, un actif acheté 100 $ avec 20 $ d'avoir et 80 $ de dette, puis revendu 130 $, laisse 50 $ une fois le prêt remboursé. Un gain de 150 %, avant intérêts et frais.
Prenons le temps de bien suivre le calcul, parce que c'est lui qui enseigne. Vous vendez l'actif 130 $. Vous remboursez au prêteur ses 80 $. Ce qui reste, 50 $, est à vous. Vous étiez parti avec 20 $. Votre gain est de 30 $ sur 20 $, soit 150 %.
Comparez maintenant avec le voisin qui a payé les 100 $ comptant. Il vend 130 $, garde tout et réalise un gain de 30 $ sur 100 $, soit 30 %.
L'actif a monté de 30 %. L'épargnant a gagné 30 %. L'emprunteur a gagné 150 %. La même hausse de 30 $, mesurée contre une base beaucoup plus petite de l'argent de l'emprunteur.
C'est la partie de l'effet de levier dont tout le monde aime parler. Elle est bien réelle. Mais ce n'est que la moitié de l'histoire, et c'est la moitié qui vient avant l'intérêt, les frais, l'impôt et le temps.
Comment l'effet de levier amplifie-t-il une perte?
Le levier amplifie une perte pour la même raison: le prêteur est remboursé en premier. Dans le même exemple, une vente à 80 $ rembourse le prêt et ne laisse rien. Vos 20 $ ont disparu, une perte de 100 %, alors que l'actif n'a baissé que de 20 %. Une chute plus forte peut vous laisser endetté.
Voici le même achat, présenté selon trois prix de vente possibles, avant intérêts et frais.
| Prix de vente | Prêt remboursé | Avoir qui vous reste | Variation sur vos 20 $ | Variation si acheté 100 $ comptant |
|---|---|---|---|---|
| 130 $ | 80 $ | 50 $ | Gain de 150 % | Gain de 30 % |
| 100 $ | 80 $ | 20 $ | Aucune variation | Aucune variation |
| 80 $ | 80 $ | 0 $ | Perte de 100 % | Perte de 20 % |
Regardez la dernière ligne. L'actif a perdu le cinquième de sa valeur. L'épargnant a perdu le cinquième de sa mise. L'emprunteur a tout perdu. Et si le prix était tombé à 70 $, la vente n'aurait même pas couvert le prêt: l'emprunteur devrait encore 10 $ au prêteur, plus les intérêts, sans plus aucun actif en main.
En pourcentage, l'amplification est symétrique. Dans la vie, elle ne l'est pas. Un gain de 150 %, c'est agréable. Une perte de 100 % peut mettre fin à une entreprise, retarder une retraite ou mettre un couple à rude épreuve. Les pertes arrivent aussi au mauvais moment: quand les prix baissent, les revenus baissent souvent en même temps, et les prêteurs deviennent prudents précisément quand les emprunteurs auraient besoin de patience.
Le levier est une loupe. Peu lui importe dans quel sens brille la lumière. Il y a aussi un aspect psychologique qu'on oublie souvent. Devant une perte ordinaire, on peut se dire que les choses finiront par se replacer. Devant une perte amplifiée, la pression est d'un autre ordre: chaque baisse se lit deux fois, une fois sur le relevé de l'actif, une autre fois sur le solde du prêt qui, lui, ne bouge pas. C'est souvent cette pression, bien plus que les chiffres eux-mêmes, qui pousse les gens à prendre de mauvaises décisions au mauvais moment.
Comment l'intérêt et le temps changent-ils le résultat?
L'effet loupe
Le levier quand les prix montent ou baissent
- Votre avoirLes prix montent: Grandit plus vite que le prix. Les prix baissent: Fond plus vite que le prix.
- La créance du prêteurLes prix montent: Reste fixe. Les prix baissent: Reste fixe.
- L'intérêt dûLes prix montent: Toujours exigible chaque année. Les prix baissent: Toujours exigible chaque année.
- L'attitude du prêteurLes prix montent: Souvent plus généreuse. Les prix baissent: Souvent plus prudente.
L'intérêt est le prix du levier, et le temps multiplie ce prix. Chaque année où vous détenez un actif acheté à crédit, l'intérêt est dû sur la dette, que l'actif monte ou non. Un gain qui paraît important sur papier peut fondre beaucoup une fois les années d'intérêt comptées, et un prix stable devient une perte. Ajoutons un taux d'intérêt illustratif de 6 % par année sur le prêt de 80 $, soit 4,80 $ par année, et simplifions en laissant de côté la capitalisation, les frais et l'impôt. Supposons que l'actif est finalement vendu 130 $.
| Années de détention avant la vente à 130 $ | Intérêt total payé | Résultat net sur vos 20 $ |
|---|---|---|
| 1 an | 4,80 $ | Gain de 126 % |
| 3 ans | 14,40 $ | Gain de 78 % |
| 5 ans | 24,00 $ | Gain de 30 % |
Supposons maintenant que le prix ne bouge pas du tout et que vous vendez à 100 $ au bout de trois ans. Vous remboursez les 80 $, mais vous avez aussi payé 14,40 $ d'intérêt en cours de route. Vos 20 $ sont devenus 5,60 $. L'actif n'est allé nulle part, et vous avez perdu près des trois quarts de votre argent.
Le temps tranche des deux côtés. Avec suffisamment d'années, un actif solide peut fort bien prendre de la valeur. Mais l'emprunteur doit traverser chacune de ces années, en payant de l'intérêt tout du long, sans être forcé de vendre au mauvais moment. L'épargnant, lui, n'a pas cette horloge qui tourne au-dessus de sa tête.
C'est pourquoi j'invite toujours les gens à réfléchir au coût de l'argent sur toute la période où ils prévoient porter une dette, et pas seulement au paiement mensuel. J'approfondis cette idée dans le coût de renonciation: chaque dollar d'intérêt versé à quelqu'un d'autre est un dollar qui ne travaille plus pour votre famille.
Qu'est-ce qu'une marge de sécurité, et comment disparaît-elle?
La marge de sécurité, c'est le coussin entre la valeur actuelle d'un actif et le point où votre avoir est effacé. Avec 20 % de mise, une baisse de 20 % efface votre avoir. Avec 50 %, le prix doit chuter de moitié. Plus d'avoir, c'est un gain moins amplifié, mais beaucoup plus de place pour les mauvaises années.
Une marge de sécurité disparaît rarement d'un seul coup. Elle s'effrite habituellement par étapes, et chacune peut sembler anodine prise isolément.
D'abord, le prix glisse un peu. Votre avoir fond plus vite que le prix, mais rien n'est encore exigé. Ensuite, l'intérêt continue de courir et grignote en silence ce qui reste. Puis, s'il s'agit d'un compte sur marge ou d'un prêt pour investir assorti d'un critère de valeur, le prêteur peut vous demander d'ajouter de l'argent ou des garanties parce que l'actif ne couvre plus la dette. C'est ce qu'on appelle souvent un appel de marge. Ensuite, si vous ne pouvez pas y répondre, l'actif peut être vendu à votre place, au prix que le marché voudra bien payer ce jour-là. Enfin, la perte est cristallisée. Même si les prix remontent le mois suivant, vous ne possédez plus l'actif.
Ce qu'il y a de cruel dans cette séquence, c'est le moment où elle survient. Les ventes forcées ont lieu quand les prix sont bas, c'est-à-dire exactement quand un propriétaire patient aurait attendu. Une marge de sécurité plus épaisse n'empêche pas les mauvaises années. Elle vous achète la capacité de les laisser passer.
Voici une façon simple de le voir. Si vous versez 20 %, vous pariez que l'actif ne baissera pas de plus de 20 % au moment précis où vous seriez forcé de vendre. Si vous versez 50 %, le pari porte sur une baisse de 50 %. Si vous possédez l'actif sans dette, aucun prêteur ne peut forcer une vente. Chacun de ces choix est raisonnable pour quelqu'un. L'important, c'est de le faire en connaissance de cause. Une bonne question à vous poser avant de signer: « Si la valeur de cet actif baissait du tiers demain matin, et que mes revenus baissaient en même temps, pourrais-je continuer à faire mes paiements sans rien vendre? » Si la réponse est oui, votre marge de sécurité est probablement réelle. Si vous hésitez, c'est peut-être le signe qu'il faut emprunter moins, verser davantage, ou attendre.
Pourquoi le crédit bon marché pousse-t-il à l'effet de levier?
Demandez d'abord
Questions à poser avant d'emprunter pour acheter
- 01Quel est l'intérêt total sur la durée où je garderai l'actif?
- 02De combien le prix peut-il baisser avant que mon avoir disparaisse?
- 03Pourrais-je continuer à payer si mes revenus baissaient aussi?
- 04Le prêteur peut-il exiger plus de garanties ou forcer une vente?
- 05Comment vais-je rembourser, exactement, et à quelle date?
Le crédit bon marché pousse au levier parce qu'un taux plus bas permet au même paiement mensuel de porter un prêt plus gros. Les emprunteurs achètent davantage à crédit, ce qui crée de la nouvelle monnaie de dépôt et de nouveaux acheteurs et peut faire monter le prix des actifs. Ces prix soutiennent ensuite des prêts plus gros.
Le mécanisme commence par la façon dont l'argent est créé. La Bibliothèque du Parlement explique que la majeure partie de l'argent en circulation au Canada est créée lorsque les prêteurs consentent de nouveaux prêts, chaque prêt créant un dépôt correspondant. Je décris ce processus dans comment l'argent est créé au Canada. Quand le crédit est bon marché et que les prêteurs sont bien disposés, il se consent davantage de prêts, il apparaît davantage de dépôts, et une plus grande part de cet argent cherche des actifs à acheter. Selon ce que j'ai lu le 5 novembre 2026, le taux directeur de la Banque du Canada est de 2,50 %, après une hausse de 25 points de base annoncée le 28 octobre 2026. Les taux ont déjà été beaucoup plus bas et beaucoup plus élevés, de mémoire d'homme. Le chiffre compte moins que l'orientation de votre réflexion: une dette confortable à un certain taux ne l'est pas forcément à un autre.
Il y a aussi un effet plus discret. Quand tout le monde autour de vous emprunte pour acheter, le levier finit par sembler normal, voire prudent. Les prêteurs se montrent généreux parce que la valeur des garanties grimpe. J'explique pourquoi les prêteurs sont si attirés par l'immobilier dans pourquoi les prêteurs préfèrent l'immobilier. Le danger, ce n'est pas que les gens empruntent. C'est qu'ils empruntent comme si les conditions des bonnes années allaient durer toujours.
Quand les taux montent, la boucle tourne à l'envers. Les paiements sur la dette à taux variable augmentent. Certains acheteurs se retirent. Les prix peuvent s'essouffler. Les emprunteurs qui n'avaient gardé aucune marge de sécurité constatent alors que le levier pousse désormais contre eux.
À quoi ressemble l'effet de levier dans un ménage canadien?
Dans la plupart des ménages canadiens, le levier prend la forme d'un prêt hypothécaire, d'une marge de crédit hypothécaire, d'un prêt auto ou d'un prêt pour investir. Chacun amplifie les résultats sur l'actif financé. Aucun n'est bon ou mauvais en soi: ce qui compte, c'est la marge de sécurité, le coût de l'intérêt et la solidité du paiement.
Le prêt hypothécaire. L'acheteur qui verse 20 % et emprunte 80 % a exactement le même levier de cinq pour un que notre exemple hypothétique. La plupart des familles l'acceptent parce qu'il faut bien se loger, et parce qu'elles comptent garder la maison longtemps. Le risque, c'est d'étirer l'emprunt jusqu'au maximum possible sans garder de place pour une hausse des taux, une perte d'emploi ou une grosse réparation.
La marge de crédit hypothécaire. Une marge garantie par la maison permet à une famille d'emprunter de nouveau sur l'avoir qu'elle a accumulé. Elle peut être utile pour des dépenses planifiées. Elle peut aussi, tout doucement, retransformer une maison presque payée en actif endetté, avec un taux variable qui bouge.
Les prêts pour investir. Certaines personnes empruntent pour acheter des placements, parfois en garantie de leur maison, parfois par un compte sur marge. L'amplification fonctionne exactement comme dans les tableaux ci-dessus, avec en prime le risque d'un appel de marge quand les marchés chutent.
Les stratégies de levier qui font appel à l'assurance. Il existe aussi au Canada des montages qui empruntent pour payer des primes d'assurance vie, ou qui donnent une police en garantie d'un prêt consenti par un prêteur tiers. Ils comportent des risques réels: les taux peuvent monter, les participations ne sont pas garanties, un prêteur peut modifier ses exigences de garantie, et les règles fiscales comptent. Ces montages sont complexes, ne conviennent qu'à un groupe restreint de personnes et ne font pas l'objet de cette page. Si l'on vous en propose un, je vous suggère de le faire examiner par un professionnel de l'assurance expérimenté et titulaire d'un permis, par un comptable et par un conseiller juridique, qui comprennent tous ces contrats.
| Dette du ménage | Actif financé | Type de taux habituel | Principal risque de levier |
|---|---|---|---|
| Prêt hypothécaire | La maison | Fixe ou variable | Choc de paiement au renouvellement ou baisse des prix |
| Marge de crédit hypothécaire | Tout usage, garanti par la maison | Habituellement variable | Hausse des taux, remboursement lent |
| Prêt auto | Un véhicule qui se déprécie | Habituellement fixe | Devoir plus que la valeur de l'auto |
| Prêt pour investir | Des placements | Fixe ou variable | Baisse des marchés, appel de marge, vente forcée |
Où se situe l'avance sur police par rapport à l'effet de levier?
Hypothèse: 20 $ d'avoir, 80 $ de dette
Le même actif, trois issues
- 01Vendu 130 $Prêt remboursé, il reste 50 $: gain de 150 % sur vos 20 $.
- 02Vendu 100 $Prêt remboursé, il reste 20 $: aucun gain, avant intérêts.
- 03Vendu 80 $Prêt remboursé, il reste 0 $: vos 20 $ ont disparu.
Une avance sur police (un prêt garanti par la valeur de rachat de votre assurance vie avec participation) est une dette. L'assureur vous prête et facture de l'intérêt au taux fixé par le contrat. Utilisée pour des achats planifiés et remboursée avec discipline, c'est un emprunt ordinaire. Pour courir après un actif volatil, c'est du levier.
Nelson Nash, auteur de Becoming Your Own Banker®, a bâti The Infinite Banking Concept® autour d'une idée qui va à contre-courant de la culture du crédit facile: capitaliser d'abord, puis se servir du capital. Autrement dit, bâtir une réserve d'argent avant d'en avoir besoin, pour que l'emprunt devienne un choix fait en position de force plutôt qu'une nécessité subie en position de faiblesse. J'explique comment il présentait cette idée dans les cinq règles de Nelson Nash, plus trois.
Ce principe est tout le contraire de l'étirement. Il demande de la patience: des années de primes régulières dans une police d'assurance vie entière avec participation, dont la raison d'être principale est le capital-décès et dont la valeur de rachat des premières années est inférieure aux primes payées. La valeur de rachat déjà créditée ne baisse pas au gré des marchés. La croissance future dépend des valeurs garanties et des participations, et les participations ne sont pas garanties. Dans les polices que je conçois, les participations demeurent dans la police et servent à acheter de l'assurance supplémentaire libérée.
Une fois qu'il y a de la valeur de rachat, l'assureur accepte de prêter en la prenant en garantie. Voici ce qui ne change pas: une avance sur police demeure un prêt. Elle porte intérêt, payable à l'assureur. Un solde impayé réduit votre valeur de rachat nette et le capital-décès que recevrait votre famille. Si le solde et ses intérêts finissent par dépasser la valeur de rachat, la police peut prendre fin. J'explique la mécanique dans les avances sur contrat.
Autrement dit, ce n'est pas la police qui décide si une avance est prudente ou risquée. C'est l'usage qu'on en fait, et la rigueur avec laquelle on la rembourse. La même discipline s'applique donc. Sachez pourquoi vous empruntez. Sachez comment vous allez rembourser. Gardez une marge. Remboursez l'avance aussi fidèlement que vous rembourseriez n'importe quel prêteur externe, parce que la protection sur laquelle compte votre famille en dépend.
Ce que cette page ne vous dira pas
Cette page ne vous dira pas s'il faut emprunter, quel levier vous convient, ni quel prêt ou placement choisir. Chaque chiffre des tableaux est illustratif. Les résultats réels tiennent compte des frais, de l'impôt, de la capitalisation, des taux qui changent et du prix obtenu à la vente, qui varient d'une personne à l'autre.
Elle ne vous dira pas non plus comment une stratégie de levier précise faisant appel à l'assurance fonctionnerait dans votre cas, ni quel en serait le traitement fiscal. Les taux, les règles de prêt et les règles fiscales changent. Le chiffre de la Banque du Canada cité ici est celui que j'ai lu le 5 novembre 2026. Avant une décision d'emprunt importante, vérifiez les conditions en vigueur auprès du prêteur et faites revoir votre plan par des professionnels qualifiés.
À qui cela ne convient pas
Emprunter pour acheter un actif ne convient pas à une famille aux revenus instables, qui a peu d'argent de côté ou qui peine déjà à porter ses dettes. Ni à qui serait forcé de vendre après une baisse, ne pourrait payer l'intérêt si les taux montaient, ou perdrait le sommeil devant des pertes amplifiées.
L'approche qui consiste à capitaliser d'abord, décrite vers la fin de cette page, ne convient pas à tout le monde non plus. Une police d'assurance vie entière avec participation exige des années de primes régulières et un réel besoin d'assurance vie. Si vous avez besoin d'une protection pour une période déterminée seulement, au coût le plus bas, une assurance temporaire pourrait mieux vous servir. Et si vous n'êtes pas prêt à rembourser vos avances avec discipline, emprunter sur une police peut faire plus de tort que de bien.
Il n'y a rien de mal à conclure que le levier n'est pas pour vous. Bien des familles dorment mieux en possédant moins, mais sans dette.
Avis important: Cette page fournit de l'information générale et éducative seulement et ne constitue pas un conseil personnalisé de nature financière, d'assurance, de placement, fiscale ou juridique. Tous les chiffres sont des illustrations hypothétiques et ne représentent ni des résultats réels ni des résultats projetés. Emprunter pour acheter un actif amplifie autant les gains que les pertes et peut entraîner des pertes supérieures à la somme investie. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance, et non un placement; sa raison d'être principale est le capital-décès. Les garanties sont des garanties contractuelles de l'assureur émetteur, qui dépendent de sa solidité financière et de sa capacité à régler les sinistres; ce ne sont pas des garanties gouvernementales. Les participations ne sont pas garanties; elles sont déclarées par le conseil d'administration de l'assureur selon le rendement du compte de participation, et les participations passées ne présagent pas des participations futures. Une avance sur police est une dette envers l'assureur qui porte intérêt et qui réduit la valeur de rachat nette et le capital-décès tant qu'elle n'est pas remboursée. Les taux et les règles changent; vérifiez les conditions en vigueur auprès des sources officielles. L'auteur est un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis qui peut toucher une commission si une police est souscrite.
Voici ce que cela veut dire en langage simple. J'ai écrit cette page pour que vous puissiez voir l'effet de levier clairement, pas pour vous y pousser ni pour vous en éloigner. Les chiffres sont inventés pour illustrer le calcul, pas pour prédire quoi que ce soit. Emprunter peut rendre une perte plus grosse que votre mise. Une police, c'est d'abord de l'assurance; ses garanties viennent de l'assureur, pas d'un gouvernement, et ses participations ne sont pas garanties, et une participation plus faible ralentit la croissance future sans réduire la valeur de rachat déjà acquise. Une avance sur police est une vraie dette qui coûte de vrais intérêts. Et parce que je peux être rémunéré par une commission quand une police est souscrite, je vous invite à mettre mes propos en balance avec ceux d'un comptable et d'un conseiller juridique qui comprennent ces contrats.
Si vous souhaitez appliquer ces idées à votre propre famille, commencez par posséder son propre réservoir de capital, qui montre à quoi peut ressembler le fait de bâtir son capital avant d'en avoir besoin.
Quand vous serez prêt à en parler, je vous invite à réserver une rencontre découverte gratuite de 30 minutes.
Rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.
Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.
Ce formulaire est acheminé au Centre canadien de création de patrimoine inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par le Centre canadien de création de patrimoine inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que l'effet de levier, en termes simples?
Un prêt hypothécaire, est-ce de l'effet de levier?
L'effet de levier peut-il me faire perdre plus que ma mise?
Qu'est-ce qu'une marge de sécurité quand on emprunte?
Pourquoi les taux d'intérêt bas incitent-ils les gens à emprunter davantage?
Une avance sur police, est-ce de l'effet de levier?
Les stratégies de levier qui utilisent l'assurance sont-elles sûres?
Comment une famille peut-elle utiliser la dette plus prudemment?
Sources
- Bibliothèque du Parlement, publication 2015-51-F, La création de la monnaie: la majeure partie de l'argent en circulation au Canada est créée lorsque les prêteurs consentent de nouveaux prêts, chacun créant un dépôt correspondant; 19 mai 2021, vérifié le 2026-11-05
- Banque du Canada, page Taux directeur: taux directeur de 2,50 % après une hausse de 25 points de base annoncée le 28 octobre 2026, vérifié le 2026-11-05
- Banque d'Angleterre, Money creation in the modern economy, Quarterly Bulletin 2014 T1: les prêts créent des dépôts et le remboursement des prêts détruit de la monnaie, vérifié le 2026-11-05
Dernière révision: 2026-11-05. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.
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