Que doit savoir un dentiste incorporé sur les bénéfices non répartis et l'assurance vie entière?
Une société professionnelle de dentiste peut consacrer une partie de ses bénéfices non répartis à une police d'assurance vie entière avec participation et, avec le temps, obtenir de l'assureur une avance sur police pour aider à financer les besoins de la clinique. Le plan de financement vient d'abord: la police est un outil, et non un substitut aux réserves de liquidités ni à l'analyse fiscale du comptable. Une police met des années à bâtir une valeur de rachat utile, exige un financement régulier et comporte des risques d'emprunt, fiscaux et de déchéance. Le titulaire et le bénéficiaire se choisissent avec un avocat et un comptable, avant l'émission.
Qu'est-ce qu'une société professionnelle de dentiste au Canada?
Une société professionnelle de dentiste est une société autorisée à fournir des services dentaires selon les règles de sa province et de son ordre professionnel.
L'incorporation modifie la structure juridique et fiscale par laquelle un dentiste exerce. Elle ne change en rien ses obligations professionnelles envers ses patients, et elle ne signifie pas que n'importe quelle société peut offrir des services dentaires. La société doit détenir les inscriptions et les permis requis, et respecter de façon continue les exigences applicables là où le dentiste exerce.
La détention des actions mérite votre attention avant toute décision d'assurance ou de financement. Chaque province et son ordre professionnel fixent des règles sur les personnes qui peuvent détenir des actions, les catégories d'actions qu'elles peuvent détenir et les personnes qui peuvent diriger la société. Ces règles diffèrent d'une province à l'autre et changent de temps à autre. En Ontario, le Royal College of Dental Surgeons of Ontario (RCDSO) délivre le certificat d'autorisation d'une société professionnelle. Au Québec, l'Ordre des dentistes du Québec (ODQ) précise les déclarations exigées des dentistes qui exercent en société. En Colombie-Britannique, le rôle de réglementation qu'assumait autrefois le College of Dental Surgeons of British Columbia (CDSBC) relève maintenant du College of Oral Health Professionals. Ailleurs au pays, le dentiste doit consulter son propre organisme de réglementation provincial, et partout, les règles en vigueur devraient être confirmées par un avocat ou, au Québec, par un notaire.
La question pratique consiste à savoir si la société peut conserver de l'argent une fois ses obligations remplies. Les revenus de la clinique doivent d'abord couvrir le personnel, les locaux, les fournitures, le service de la dette, les impôts et la rémunération que le dentiste choisit de se verser. L'incorporation peut toutefois laisser dans la société des sommes destinées à l'équipement, aux améliorations, à l'expansion ou aux imprévus.
Voilà pourquoi la discussion devrait commencer par un plan de financement de la clinique plutôt que par une illustration de police. Qui aura besoin de l'argent? À quel moment? La société peut-elle mettre des sommes de côté pendant des années sans affaiblir sa réserve d'exploitation? Ces réponses déterminent si un contrat d'assurance à long terme mérite même d'être envisagé. Le parcours complet d'une carrière dentaire, des années comme dentiste associé jusqu'à la retraite, est présenté dans financer une carrière dentaire, et l'année de l'achat elle-même dans l'achat d'une clinique dentaire.
Quelle somme un dentiste incorporé devrait-il laisser dans sa société chaque année?
partir de la clinique, pas d'une prime
L'ordre des questions avant une police d'entreprise
- 01Dresser la liste des besoins de la cliniqueÉquipement, améliorations locatives, expansion, et liquidités à garder.
- 02Le comptable revoit la situation fiscaleBénéfices non répartis, revenu passif et sociétés associées.
- 03L'avocat vérifie les règlesRègles sur les actions, titulaire et désignations de bénéficiaire.
- 04Comparer les valeurs garantiesÀ part de toute illustration qui suppose des participations.
Laissez assez pour l'exploitation, les impôts, une réserve et les achats prévus, puis décidez du reste avec le comptable, selon les besoins du ménage et le coût fiscal de chaque choix.
Aucun montant unique ne convient à toutes les cliniques. Une méthode pratique consiste à combler les besoins dans l'ordre, pour que chaque dollar laissé dans la société ait une fonction avant de passer à l'étage suivant. Le comptable peut établir chaque étage à partir des registres réels plutôt que de règles approximatives.
| Étage | Ce qu'il couvre | Qui aide à l'établir |
|---|---|---|
| Liquidités d'exploitation | La paie, le loyer, les fournitures, les paiements aux prêteurs et les acomptes provisionnels des prochains mois | Le personnel administratif et le comptable, à partir des dépenses réelles |
| Impôt à payer | L'impôt de la société pour l'année, et toute retenue sur la paie qui reste à verser | Le comptable |
| Réserve d'exploitation | Un mois tranquille, une réparation importante ou une courte fermeture | Le comptable, à partir des dépenses réelles de la clinique |
| Achats prévus | Le remplacement d'équipement, le renouvellement d'un bail, un aménagement ou une deuxième clinique au cours des prochaines années | Le dentiste, avec des soumissions et les dates du bail |
| Sommes à long terme | Les fonds dont la société n'aura pas besoin pendant de nombreuses années | Le comptable et l'avocat ou le notaire, une fois les autres étages financés |
Le volet du ménage compte tout autant. Le dentiste et sa famille ont besoin d'un revenu pour le coût de la vie, l'impôt personnel et l'épargne personnelle. La somme versée chaque année en salaire ou en dividende devrait refléter ces besoins, et pas seulement ce que la société pourrait conserver. Laisser dans la société plus que ce dont le ménage peut se passer peut forcer un retrait précipité plus tard, à un moment qui ne convient ni à la clinique ni au plan fiscal.
Quelques mises en garde s'appliquent à chaque étage:
- Les bénéfices non répartis inscrits aux états financiers ne sont pas des liquidités; confirmez ce qui est réellement disponible.
- L'argent laissé dans la société appartient à la société. Pour le recevoir personnellement, il faut un salaire, un dividende ou une autre opération documentée.
- Les sommes à long terme qui produisent un revenu passif peuvent toucher la déduction pour petite entreprise, comme l'explique la section plus bas.
- Rembourser une dette coûteuse de la clinique peut mériter la priorité avant de faire croître un solde plus important.
- Garder de l'argent dans la société dans le seul but de reporter l'impôt ne constitue pas un plan. Demandez au comptable de comparer chaque année cette option avec les autres usages.
Pourquoi les bénéfices non répartis s'accumulent-ils dans la société d'un dentiste?
Les bénéfices non répartis s'accumulent lorsque la société conserve une partie de ses profits après impôt au lieu de verser aux actionnaires tout l'argent disponible.
Un dentiste peut laisser des fonds dans sa société pour remplacer de l'équipement, se préparer au renouvellement d'un bail, embaucher du personnel ou étudier l'ouverture d'une deuxième clinique. Certaines sommes attendent simplement que le propriétaire décide comment et quand se rémunérer. Ce sont là des objectifs différents. L'argent nécessaire bientôt pour la paie ou pour un aménagement ne devrait pas être traité comme celui qui peut rester engagé pendant de nombreuses années, et le cycle de remplacement de l'équipement donne au premier groupe un rythme assez prévisible.
Les bénéfices non répartis sont une mesure comptable, et non une réserve d'argent distincte. Une société peut déclarer des bénéfices non répartis alors que ses ressources sont immobilisées dans des comptes clients, de l'équipement ou d'autres actifs. Son comptable peut l'aider à distinguer le montant inscrit aux états financiers des liquidités réellement disponibles pour un nouvel engagement.
L'idée de financement connue sous le nom de The Infinite Banking Concept®, décrite par Nelson Nash dans Becoming Your Own Banker® (2000), part d'une observation plus large: le besoin de financement d'une famille peut dépasser son besoin de protection d'assurance vie. Il s'agit d'abord d'un concept de financement: la police est l'outil, et le financement en est le but. Un achat financé par un prêteur externe entraîne un coût d'intérêt. Un achat payé entièrement comptant utilise de l'argent qui aurait pu rester disponible et rapporter quelque chose ailleurs. Le même choix se présente dans une clinique dentaire lorsqu'elle achète un fauteuil, rénove des salles ou ouvre une autre clinique.
Le but est de penser comme un prêteur envers votre famille et, dans ce contexte, envers la clinique: planifier les achats à venir, fixer des modalités pour reconstituer les fonds utilisés et protéger la capacité de financer le besoin suivant. Au fil des ans, vous pouvez chercher à dépendre moins des prêteurs commerciaux pour vos achats courants, en bâtissant peu à peu votre propre système de financement et en vous rappelant qu'une avance sur police est elle-même un prêt de l'assureur, qui porte intérêt. Canadian Wealth Creation Centre Inc., la firme qui offre le service et publie le site éducatif Financière CBI, appelle cet objectif à long terme la souveraineté financière infinie (Infinite Financial Sovereignty®, marque déposée de José Salloum). C'est un objectif, et non un résultat promis. Une société dentaire peut encore avoir besoin de crédit externe, surtout pour des projets importants ou urgents.
Conserver de l'argent dans la société comporte aussi un coût fiscal et un coût de renonciation. Avant qu'une police soit proposée, un comptable devrait comparer le fait de garder les fonds dans la société avec d'autres usages: verser une rémunération, réduire des dettes, maintenir des réserves liquides, et ainsi de suite.
Comment le revenu passif peut-il réduire la déduction pour petite entreprise d'un dentiste?
une mesure comptable, pas une réserve d'argent
Ce que sont les bénéfices non répartis d'une société de dentiste
- 01Ce qu'ils sontUne mesure comptable inscrite aux états financiers; Un profit après impôt que la société a conservé plutôt que distribué.
- 02Ce qu'ils ne sont pasUne réserve d'argent distincte; les ressources peuvent être dans les comptes clients ou l'équipement; De l'argent disponible personnellement sans paiement ni opération; Des liquidités libres avant le personnel, les locaux, la dette et les impôts.
Les règles fédérales peuvent réduire la déduction pour petite entreprise d'une société lorsque celle-ci et ses sociétés associées gagnent suffisamment de revenu passif, mais le calcul porte sur le revenu, et non simplement sur le solde des bénéfices non répartis.
Selon le paragraphe 125(2) de la Loi de l'impôt sur le revenu, le plafond des affaires servant au calcul de la déduction pour petite entreprise est de 500 000 $, et les sociétés associées se partagent un seul plafond. Le paragraphe 125(5.1) réduit ensuite ce plafond de 5 $ pour chaque dollar de revenu passif ajusté, au sens de la Loi, qui dépasse 50 000 $, mesuré pour la société et ses sociétés associées au cours des années d'imposition terminées dans l'année civile précédente. À 150 000 $ d'un tel revenu, le plafond des affaires tombe à zéro. Un plafond réduit signifie qu'une plus petite part du revenu d'entreprise exploitée activement admissible bénéficie de la déduction pour petite entreprise. Le calcul comporte ses propres définitions et exclusions; ce n'est donc pas un test fondé sur le solde d'un compte d'épargne. La règle est expliquée plus en détail dans les bénéfices non répartis et la règle du revenu passif.
Une société dentaire peut gagner des intérêts ou d'autres revenus de biens sur des actifs détenus en dehors de ses activités cliniques. Son comptable doit déterminer ce qui entre dans la mesure prévue par la Loi, si une autre société lui est associée et si la société est par ailleurs admissible à la déduction. Le traitement fiscal provincial compte aussi. Le simple fait de déplacer des liquidités accumulées vers un autre actif ne fait pas disparaître la règle du revenu passif.
C'est à cette étape qu'une police d'assurance vie entière avec participation peut entrer dans la discussion. Tant qu'une police d'assurance vie continue de satisfaire au test d'exonération prévu à l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu, les sommes qui s'accumulent dans le contrat sont généralement traitées autrement que le revenu gagné chaque année dans un compte imposable de la société. Cela ne signifie pas que les primes sont déductibles, que la police procure une économie d'impôt garantie, ni que tout retrait ou toute avance ultérieure est libre d'impôt. Une police qui ne satisfait plus au critère d'exonération, ou une opération qui entraîne un gain imposable sur police, change l'analyse. Les sommes relatives à une police d'assurance vie qui sont incluses dans le revenu de la société, comme la partie d'une avance sur police qui dépasse le coût de base rajusté, comptent dans le revenu de placement total ajusté de cette année (paragraphe 125(7) de la Loi de l'impôt sur le revenu) et peuvent réduire le plafond des affaires de l'année suivante.
Soulever la question sert à poser une question précise, et non à présumer d'une réponse: comment ce contrat en particulier, et l'usage prévu, seraient-ils traités dans les déclarations fiscales de la société et dans son calcul du revenu passif? Demandez au comptable de comparer les opérations prévues sur la police avec les actifs existants de la société et ses besoins attendus. La société d'un médecin fait face aux mêmes questions, abordées dans les médecins incorporés et les bénéfices non répartis.
Que devrait couvrir l'examen annuel du comptable?
Un examen annuel utile porte à la fois sur les liquidités, la rémunération, l'impôt, les dettes et les registres de la société, avant la fin de l'exercice, pendant que les choix de l'année sont encore ouverts.
Une rencontre tenue seulement après la fin de l'exercice, une fois les états financiers préparés, laisse peu de choix ouverts pour cette année-là. Demandez une rencontre de planification au cours des derniers mois de l'exercice, puis une deuxième rencontre lorsque les états financiers sont définitifs. Apportez le résumé de l'année précédente pour que les deux rencontres partent de ce qui a été décidé.
L'examen devrait couvrir au moins les points suivants:
- Liquidités et bénéfices non répartis. Quelle part du solde est de l'argent disponible, et quelle part est immobilisée dans les comptes clients, l'équipement ou d'autres actifs.
- Rémunération. La répartition entre salaire et dividende pour chaque actionnaire, l'impôt personnel qui en découle, et la nécessité de vérifier de nouveau la rémunération ou le dividende d'un membre de la famille.
- Acomptes provisionnels. Les acomptes de la société et les acomptes personnels de l'année qui vient, pour que les liquidités soient mises de côté avant l'échéance.
- Revenu passif. Ce que la société et toute société associée ont gagné en dehors de la clinique, et l'effet possible sur la déduction pour petite entreprise de l'année suivante.
- Dettes. Les soldes, les dates de renouvellement, les engagements financiers et tout relevé annuel exigé par le prêteur.
- Équipement et aménagements. Les achats faits ou prévus, et la façon dont le comptable les inscrit et les traite aux fins de l'impôt.
- Registres d'assurance. Pour toute assurance vie liée à la clinique, quel qu'en soit le titulaire: les registres de primes, le coût de base rajusté actuel, le solde de toute avance, et le titulaire, le payeur et le bénéficiaire tels qu'ils sont consignés.
- Registres de la société. Les résolutions relatives au dividende et aux salaires, le registre des actionnaires et les déclarations annuelles exigées par l'ordre professionnel, tenus à jour avec l'avocat ou le notaire.
Demandez le résultat par écrit: une page qui énumère les décisions prises, les sommes mises de côté et les dates à respecter. Cette page devient le point de départ de l'examen de l'année suivante et de toute discussion avec un prêteur.
Le comptable et l'avocat ou le notaire voient chacun une partie du portrait. Le comptable travaille avec les chiffres; l'avocat ou le notaire tient le livre des procès-verbaux, le registre des actionnaires et toute convention entre actionnaires. Avec votre consentement, demandez-leur de se transmettre ce résumé d'une page, pour qu'un dividende inscrit dans les comptes soit aussi consigné correctement au livre des procès-verbaux.
Que devrait contenir la liste de fin d'exercice d'une société dentaire?
Une courte liste, commencée bien avant la fin de l'exercice, évite que la rémunération, l'impôt et les registres soient réglés à la hâte.
Avant la fin de l'exercice:
- Estimez le bénéfice de l'année à partir des états financiers courants et des mois qui restent.
- Confirmez la réserve d'exploitation et les achats prévus pour les prochaines années.
- Décidez avec le comptable de la répartition entre salaire et dividende, et faites déclarer et consigner correctement tout dividende.
- Vérifiez que les retenues sur la paie et les versements sont à jour, y compris pour tout membre de la famille inscrit sur la liste de paie.
- Passez en revue les dettes, les prochaines dates de renouvellement et toute déclaration due au prêteur.
- Notez la date de renouvellement du bail et toute soumission pour de l'équipement ou un aménagement, en vous guidant sur le cycle de remplacement de l'équipement.
- Comparez les protections en cas d'invalidité, de frais généraux et de décès avec la clinique telle qu'elle est aujourd'hui, comme l'explique l'invalidité et le plan de capital.
- Réservez la rencontre de planification avec le comptable.
Après la fin de l'exercice:
- Réunissez pour le comptable les relevés de compte, les relevés des prêteurs et les registres de paie.
- Produisez à temps les feuillets fiscaux pour les salaires et chaque dividende versé.
- Produisez les déclarations de revenus de la société et les déclarations annuelles exigées par l'ordre professionnel.
- Mettez à jour le livre des procès-verbaux avec les résolutions de l'année.
- Si une police est liée à la clinique, classez avec les documents de l'année ses relevés, les registres d'avances et les lettres indiquant le coût de base rajusté.
- Notez ce qui a changé pendant l'année: nouveau personnel, nouveau bail, nouveau prêteur ou changement dans la situation familiale.
Cette liste ne remplace pas l'avis d'un professionnel. Elle permet au comptable et à l'avocat ou au notaire de voir toute la clinique d'un seul coup, plutôt qu'une décision à la fois.
Inscrivez les deux listes à votre calendrier. Choisissez une date quelques mois avant la fin de l'exercice pour commencer la première liste, et une autre peu après la fin de l'exercice pour la deuxième. Conservez chaque liste remplie avec le résumé écrit du comptable, pour que l'année suivante parte d'un document plutôt que de mémoire.
Comment une police d'assurance vie entière avec participation pourrait-elle aider à financer l'équipement dentaire?
deux voies d'emprunt, deux séries de limites
Une avance sur police ou un prêt garanti par la police
- 01Approbation de créditAvance sur police: Non requise selon le contrat. Prêt garanti par la police: Le prêteur décide si et à quelles conditions.
- 02Intérêt versé àAvance sur police: L'assureur. Prêt garanti par la police: Le prêteur externe.
- 03Au décèsAvance sur police: Le solde impayé réduit le capital-décès. Prêt garanti par la police: Le prêteur peut avoir un droit sur le produit.
- 04Si elle n'est pas géréeAvance sur police: La dette peut croître et le contrat tomber en déchéance. Prêt garanti par la police: Le prêteur peut exécuter sa convention.
Une société dont la police est suffisamment capitalisée peut plus tard obtenir de l'assureur une avance sur police et en utiliser le produit pour une dépense de la clinique, sous réserve du contrat et de la valeur d'avance disponible.
L'assurance vie entière avec participation combine un capital-décès et des valeurs de rachat prévues au contrat. C'est un contrat d'assurance, et non un investissement. Une police canadienne avec participation peut aussi recevoir des participations, mais celles-ci ne sont jamais garanties. Lorsqu'elles sont déclarées, elles sont affectées selon l'option choisie au contrat, souvent à l'achat d'assurance libérée additionnelle, et le taux d'intérêt du barème des participations publié par un assureur n'est pas le taux de croissance de la valeur de rachat de la police. Les valeurs garanties, les participations possibles, les primes et les clauses d'avance devraient être lues séparément. Le contrat continue d'être administré selon ses modalités pendant qu'une avance est en cours; l'avance ne crée pas une deuxième réserve d'argent à côté de la police.
Une avance sur police est consentie par l'assureur et garantie par la valeur de rachat de la police. La société, à titre de titulaire, la demande selon les clauses du contrat. Elle se demande à l'assureur plutôt que d'être approuvée comme un crédit commercial, mais l'assureur confirme le montant disponible selon le contrat et ses règles, et le consentement d'un cessionnaire peut être requis. La société, titulaire de la police, planifie ses remboursements selon les conditions du contrat, mais l'intérêt est dû à l'assureur, qu'elle suive ou non ce plan.
Le produit de l'avance pourrait aider à payer de l'équipement, des améliorations locatives ou des travaux liés à une deuxième clinique. Cette possibilité est surtout utile lorsque le besoin survient après que la police a eu le temps de bâtir une valeur accessible, et c'est pourquoi il faut capitaliser avant d'utiliser. Il faut des années et un financement régulier pour bâtir une capacité de financement utile. La police remplace donc mal les liquidités dont une clinique pourrait avoir besoin peu après son ouverture.
Exemple illustratif seulement, sans montants en dollars: supposons qu'une société, après avoir examiné son contrat, demande une avance sur police égale au prix d'un nouvel appareil, et que ce montant se situe bien en deçà de la valeur d'avance que l'assureur permettrait. La société prévoit rembourser le capital en trois versements annuels égaux, chacun correspondant au tiers du montant avancé. Si chaque versement est fait à temps et que l'intérêt est payé à mesure qu'il est facturé, la somme avancée est remboursée à la fin de la troisième année. L'intérêt facturé par l'assureur s'ajoute et n'est volontairement pas estimé ici; l'intérêt impayé peut être ajouté à l'avance selon les conditions du contrat, et trois versements de la somme initiale laisseraient alors un solde. Demandez à l'assureur un tableau montrant chaque versement, l'intérêt et le solde de clôture. L'exemple ne projette ni valeurs de police, ni traitement fiscal, ni approbation d'une autre forme de crédit.
Une avance n'est pas automatiquement libre d'impôt. Au Canada, une avance sur police constitue une disposition selon l'article 148 de la Loi de l'impôt sur le revenu: la partie qui dépasse le coût de base rajusté (CBR) de la police immédiatement avant l'avance est incluse dans le revenu. Si une avance sur police a entraîné une inclusion dans le revenu, un remboursement ultérieur de cette avance peut être déductible selon l'alinéa 60s) de la Loi de l'impôt sur le revenu, dans ses limites. Demandez à l'assureur le CBR actuel de la police, et faites examiner ce montant et le résultat fiscal probable par le comptable de la société avant toute demande d'avance. La déductibilité éventuelle des intérêts de l'avance est une question distincte, à poser au même comptable plutôt qu'à présumer.
Une police détenue par la société peut-elle garantir un prêt d'un prêteur externe?
Une société peut offrir sa police en garantie d'un prêt conventionnel, mais c'est le prêteur externe qui décide s'il prête, combien il avance et à quelles conditions.
Il ne s'agit pas d'une avance sur police. Dans un prêt garanti, un prêteur externe avance l'argent selon une convention de crédit, et la police sert à garantir la dette. Le prêteur peut examiner les finances de la clinique, exiger d'autres garanties, imposer des engagements financiers et refuser la demande. La police ne remplace pas l'approbation du crédit et ne promet pas l'accès à un montant déterminé.
Un prêt garanti par la police peut être envisagé lorsqu'un projet exige davantage de financement, ou des modalités différentes, que ce qu'une avance sur police consentie par l'assureur peut offrir. Un dentiste qui étudie l'ouverture d'une deuxième clinique, par exemple, devrait comparer le coût total et les restrictions d'un emprunt conventionnel avec les clauses d'avance disponibles et avec un paiement comptant. Une comparaison sérieuse tient compte de l'effet sur les liquidités d'exploitation, et pas seulement du taux d'intérêt inscrit dans l'une ou l'autre convention.
La garantie complique aussi ce qui se passe au décès. Un prêteur peut avoir un droit sur le produit de la police pour régler la dette de la société. La société doit comprendre qui a légalement droit au produit restant et comment les documents de cession touchent son compte de dividendes en capital. Les rapports juridiques entre les parties et la forme même de la cession comptent tous deux; le comptable et l'avocat devraient donc lire les documents du prêteur avant leur signature.
Les deux façons d'emprunter ont leurs limites. Un prêteur conventionnel peut faire valoir sa propre convention si la société manque à ses obligations. Aucune des deux ne dispense de continuer à payer les primes. Avant de donner une police en garantie, demandez à l'assureur, au prêteur, au comptable et à l'avocat de travailler à partir des mêmes documents proposés.
| Choix de financement | Qui fournit les fonds? | Principale contrainte à examiner |
|---|---|---|
| Liquidités disponibles de la société | La société utilise ses fonds existants | Il reste moins de liquidités pour l'exploitation et les imprévus |
| Avance sur police consentie par l'assureur | L'assureur avance des fonds garantis par la valeur de rachat | Valeur d'avance disponible, intérêts, conséquences fiscales et risque de déchéance |
| Prêt garanti par la police | Un prêteur externe avance les fonds | Approbation du crédit, conditions de la garantie, intérêts et risque de défaut |
Qui devrait détenir la police et en payer les primes, et qui devrait recevoir le capital-décès?
l'ajout n'est pas le capital-décès entier
Du produit au décès au dividende en capital
- Le produit au décès reçu par la sociétéAprès déduction par l'assureur de toute avance impayée.
- Moins le coût de base rajustéMesuré immédiatement avant le décès.
- L'ajout au compte de dividendes en capitalParagraphe 89(1) de la Loi de l'impôt sur le revenu.
- Un dividende en capital, sur choixSous réserve d'un solde suffisant et du formulaire requis.
Pour une police détenue par la société, le choix du titulaire, le paiement des primes et la désignation du bénéficiaire devraient être décidés avec le comptable et un avocat avant l'émission du contrat.
Un point de départ courant consiste à faire de la société dentaire la titulaire de la police, à payer les primes à même les fonds de la société et à la désigner comme bénéficiaire. Ces rôles doivent être consignés avec exactitude, et non déduits de l'identité de la personne qui signe la proposition ou dont la vie est assurée. Le dentiste peut être la personne assurée sans être titulaire ni bénéficiaire. Les avantages et les inconvénients des deux approches sont comparés dans la détention personnelle ou par la société du contrat.
Pourquoi décider tôt? Des changements apportés après l'émission peuvent avoir des conséquences fiscales, exiger des documents de l'assureur ou nuire à un plan de financement futur. La vente de la clinique, l'arrivée d'un nouvel actionnaire, un transfert entre sociétés ou un changement dans la situation familiale peuvent donner beaucoup de poids à une désignation qui semblait simple.
L'argent de la société ne devrait pas payer discrètement une protection personnelle. Si une société paie les primes personnelles d'un propriétaire, ou utilise le produit d'une police pour couvrir des dépenses personnelles sans le traitement approprié, les règles sur les avantages conférés aux actionnaires peuvent s'appliquer. Si la société obtient une avance sur police et que le dentiste souhaite en utiliser le produit personnellement, le comptable doit d'abord déterminer si cela peut se faire au moyen d'une rémunération dûment documentée, d'une distribution aux actionnaires ou d'une autre opération légitime, et quel impôt en découle. Une avance obtenue par la société ne transforme pas les fonds de la société en argent personnel de l'actionnaire.
Au décès d'une personne assurée, le produit reçu par une société privée peut donner lieu à un ajout à son compte de dividendes en capital (CDC), le compte défini au paragraphe 89(1) de la Loi de l'impôt sur le revenu. De façon générale, l'ajout correspond au produit reçu au décès, moins le coût de base rajusté de la police immédiatement avant le décès. Il ne correspond donc pas automatiquement à la totalité du capital-décès, et une avance sur police ou une cession peut modifier ce que la société reçoit réellement.
Une société privée dont le solde du CDC est suffisant peut choisir de verser un dividende en capital à ses actionnaires, sous réserve des règles et d'un choix produit dans les délais, fondé sur le calcul du solde par le comptable. Il s'agit d'un mécanisme fiscal propre aux sociétés, et non d'un versement automatique à la famille du dentiste; les étapes sont décrites dans verser un dividende en capital après un décès. Une dette impayée, une cession en garantie, les conventions entre actionnaires et les autres obligations de la société peuvent toutes influer sur le résultat. Le comptable et l'avocat devraient modéliser les issues en cas de décès, d'invalidité, de vente et de relève avant que quiconque choisisse le titulaire et le bénéficiaire; l'invalidité est traitée en particulier dans l'invalidité et le plan de capital.
Quels coûts et quels risques un dentiste incorporé devrait-il peser?
Les principaux inconvénients sont les coûts des premières années, un long engagement de financement, des participations incertaines, le coût des emprunts et la possibilité que les besoins fiscaux ou ceux de la clinique s'écartent du plan initial.
Une police d'assurance vie entière avec participation est une assurance vie, et non un investissement. Elle comporte des valeurs de rachat garanties par son contrat, mais les participations illustrées ne sont pas garanties. Sa valeur accessible des premières années peut être nettement inférieure aux primes payées, et les coûts réels de ces années méritent un examen attentif. Si les liquidités de la clinique sont serrées, l'engagement peut concurrencer les salaires, les acomptes provisionnels, les remboursements de dettes et une réserve pour les réparations urgentes. Racheter la police ou changer de cap tôt peut coûter cher et entraîner un gain imposable sur police. La police dépend aussi de l'acceptation, par l'assureur, de la personne à assurer: il examine sa santé, ses habitudes de vie et sa situation financière, et peut offrir des conditions standard, exiger davantage, exclure un risque ou refuser; la prime et les premières valeurs ne sont donc connues qu'au moment de son offre. N'engagez pas la trésorerie de la clinique dans un montage avant d'avoir reçu les conditions de l'assureur.
Emprunter n'efface pas le coût du financement. L'assureur exige des intérêts sur une avance sur police. Si les intérêts ne sont pas payés, la dette augmente. Une avance impayée réduit le capital-décès disponible une fois que l'assureur a réglé ce qui lui est dû. Une dette suffisamment importante, des primes manquées ou d'autres problèmes liés au contrat peuvent entraîner la déchéance de la police, avec de possibles conséquences fiscales. Les conditions d'un prêteur qui détient la police en garantie ajoutent leurs propres risques de crédit et d'exécution.
Le traitement fiscal exige une attention continue. Le statut de police exonérée dépend du respect du test réglementaire, et non du simple fait d'appeler la police « vie entière ». Les calculs du revenu passif et du CDC reposent sur des définitions différentes et s'appliquent à des moments différents. La société devrait conserver ensemble les relevés de la police, les registres d'avances, les registres de primes et les calculs du CBR faits par son comptable.
Il existe aussi un risque lié à l'assureur. Assuris protège les titulaires de police canadiens admissibles, dans certaines limites, si un assureur membre fait faillite, et calcule cette protection après déduction des avances sur police. Assuris n'est pas une garantie gouvernementale.
Cette approche ne convient pas à une société sans surplus de liquidités fiable, à un dentiste qui s'attend à avoir besoin de la plupart des fonds sous peu, ni à un propriétaire qui ne souhaite pas maintenir et revoir une police pendant de nombreuses années. Elle peut aussi mal convenir à une clinique dont la priorité urgente est une dette existante coûteuse, des revenus instables ou une réserve d'exploitation insuffisante. Elle est particulièrement inadaptée si son attrait repose sur le versement de participations, sur un résultat fiscal précis ou sur un accès immédiat à la plupart des primes payées.
L'auteur reçoit des commissions des assureurs lorsqu'une police est souscrite. C'est une raison de plus pour obtenir un examen comptable et juridique indépendant, et pour comparer clairement cette approche avec des choix de financement plus simples.
Que devrait demander un dentiste avant de mettre en place une police détenue par sa société?
Demandez-vous si la société a un besoin de financement durable, une réelle capacité de financement excédentaire et une raison documentée de recourir à ce contrat d'assurance en particulier.
Commencez par la clinique plutôt que par une prime proposée. Dressez la liste des remplacements d'équipement probables, des travaux d'aménagement et des décisions d'expansion. Séparez les besoins qui pourraient survenir bientôt de ceux qui pourraient survenir après des années de financement. Déterminez quelle somme doit rester disponible immédiatement pour le personnel, les impôts et les fermetures ou réparations imprévues. Réfléchissez ensuite à la façon dont la société reconstituerait l'argent utilisé pour chaque achat prévu.
Demandez ensuite au comptable d'examiner les bénéfices non répartis, les liquidités disponibles, les sociétés associées, la déduction pour petite entreprise et le traitement d'une police exonérée dans la situation de la société. Demandez des explications distinctes pour les primes, les avances sur police, les gains possibles sur police et le produit au décès. Si les actions peuvent être vendues un jour, demandez si la détention de la police pourrait changer le résultat fiscal de cette vente.
Demandez à l'avocat ou au notaire de vérifier les règles de l'ordre professionnel sur les sociétés, les conventions entre actionnaires, le choix du titulaire et du bénéficiaire, ainsi que ce qui arrive si la clinique est vendue ou si le dentiste décède. Si un emprunt garanti par la police est envisagé, il devrait aussi examiner les documents de garantie proposés par le prêteur.
Enfin, comparez les valeurs garanties du contrat avec toute illustration non garantie. Demandez quelle somme pourrait être disponible au moment où une dépense de la clinique est probable, ce qui arrive si les primes cessent, comment les intérêts de l'avance sont traités et ce qui reste payable au décès si une avance est en cours. Comparez ces réponses avec le maintien de réserves liquides, le remboursement de dettes et le recours au crédit commercial ordinaire.
Une courte liste écrite garde ces rencontres centrées sur l'essentiel. Avant l'émission du contrat, demandez et conservez par écrit:
- quelle société détiendra la police, en paiera les primes et en sera bénéficiaire, et pourquoi;
- les valeurs de rachat garanties année par année, présentées séparément de toute participation illustrée;
- les primes que la société devra continuer de payer, et ce qui arrive si l'une d'elles est manquée;
- comment l'assureur fixe l'intérêt sur les avances, applique les remboursements et traite l'intérêt impayé;
- le coût de base rajusté actuel de la police;
- l'avis du comptable sur l'effet de la police sur le calcul du revenu passif et sur le compte de dividendes en capital;
- les règles actuelles de l'ordre professionnel sur la détention des actions de la société, confirmées par l'avocat ou le notaire.
Rencontre découverte de trente minutes
Une première conversation sert à établir si cela vous convient. Aucune illustration n'est préparée et rien n'est arrangé.
Il arrive souvent que la réponse soit non, et vous l'entendrez pendant l'appel plutôt que dans une proposition ensuite.
Ce formulaire est acheminé à Canadian Wealth Creation Centre Inc. Toute rencontre, tout conseil et tout produit d'assurance sont fournis par Canadian Wealth Creation Centre Inc., par l'entremise de ses représentants autorisés dans la province de résidence du client. Financière CBI est le site éducatif de la société: elle ne distribue aucun produit ni service financier et ne donne aucun conseil individualisé.
Questions fréquentes
Un dentiste canadien peut-il exercer par l'entremise d'une société professionnelle?
Une police d'assurance vie entière empêche-t-elle le revenu passif de réduire la déduction pour petite entreprise?
Une avance sur police consentie à une société est-elle libre d'impôt au Canada?
Un dentiste peut-il utiliser l'avance sur police de sa société pour des dépenses personnelles?
Qu'arrive-t-il à une assurance vie entière détenue par la société au décès du dentiste?
Une société dentaire devrait-elle garder une réserve de liquidités en plus d'une police?
À quelle fréquence un dentiste incorporé devrait-il rencontrer son comptable?
Sources
- Loi de l'impôt sur le revenu, paragraphes 125(2) et 125(5.1), Justice Canada, vérifié le 2026-09-28
- Loi de l'impôt sur le revenu, paragraphe 89(1), compte de dividendes en capital, Justice Canada, vérifié le 2026-09-28
- Loi de l'impôt sur le revenu, article 148, Justice Canada, vérifié le 2026-09-28
- Loi de l'impôt sur le revenu, alinéa 60s), Justice Canada, vérifié le 2026-09-28
- Règlement de l'impôt sur le revenu, article 306, Justice Canada, vérifié le 2026-09-28
- Assuris, protection de l'assurance vie entière, calculée après déduction des avances sur police, vérifié le 2026-09-28
- Nelson Nash, Becoming Your Own Banker®, 2000, vérifié le 2026-09-28
Dernière révision: 2026-09-28. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.
Prendre rendez-vous

