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Transférer une police d'assurance vie à un nouveau titulaire: le coût fiscal de chaque déplacement

Changer le titulaire d'une assurance vie est en général une disposition fiscale. Pour une donation, une attribution par une société ou un transfert entre personnes liées, le paragraphe 148(7) retient le plus élevé de la valeur de rachat, du prix payé et du coût de base rajusté. Un transfert au conjoint ou à l'enfant assuré se fait souvent au coût.

La plupart des gens voient une police d'assurance vie comme une chose qu'on achète une fois, puis qu'on laisse tranquille. Le titulaire signe la proposition, paie la prime et désigne un bénéficiaire. Des années plus tard, la vie a bougé. Une société a été constituée. Une société de gestion s'est ajoutée. Une fiducie a été créée. Un enfant a grandi. Un mariage a commencé, ou s'est terminé. Et quelqu'un pose une question simple: est-ce qu'on peut mettre la police à l'autre nom?

On peut. L'assureur a un formulaire pour cela. Mais le formulaire est la partie facile. En droit fiscal canadien, un changement de titulaire est en général une disposition de la police, et une disposition peut créer un revenu pour la personne qui la cède. La règle qui fixe le prix de ce transfert a été réécrite en 2016. Une bonne partie de ce qu'on répète encore sur les transferts de police décrit les règles d'avant ce changement.

Cette page passe en revue chaque transfert courant, un à la fois. Pour chacun, elle dit ce que prévoit la Loi de l'impôt sur le revenu et ce qu'il faut demander. Elle ne vous dit pas ce que votre propre transfert coûtera. Cette réponse appartient à votre comptable, avec les chiffres de l'assureur au jour du transfert. Les autres sujets successoraux sont réunis dans la section planification successorale.

Commençons par le mot qui commande tous les résultats, et que la Loi emploie dans un sens bien précis.

Qu'est-ce qui compte comme un transfert aux fins de l'impôt?

Aux fins de l'impôt, un changement de titulaire est en général une disposition de l'intérêt du titulaire dans la police. Le paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu vise notamment le rachat, l'avance sur police, l'échéance de la police et la disposition par le seul effet de la loi. Une donation ou une vente à un nouveau titulaire est aussi une disposition. Le mot est donc plus large que la « vente » du langage courant. Le revenu, lui, se mesure selon le paragraphe 148(1).

Le paragraphe 148(1) fixe la mesure. Le titulaire inclut dans son revenu l'excédent du produit de disposition sur le coût de base rajusté (CBR) immédiatement avant le transfert. Le CBR est un chiffre fiscal que l'assureur tient à jour pour chaque police. Il ne figure pas toujours sur le relevé annuel, d'où l'intérêt de le demander par écrit. Il n'est pas la même chose que la valeur de rachat. Dans une police plus ancienne, il est souvent plus bas.

La définition exclut aussi certaines choses. La cession d'une police à un prêteur en garantie d'une dette, autre qu'une avance sur police, n'est pas une disposition. Le paiement fait en vertu d'une police exonérée, parce que la personne assurée est décédée, n'en est pas une non plus. Les deux sont traités plus bas, car on les confond souvent avec un changement de titulaire.

Que dit le paragraphe 148(7) depuis 2016?

Le paragraphe 148(7) s'applique quand une police est donnée, attribuée par une société, transférée par l'effet de la loi, ou transférée à une personne avec laquelle le titulaire a un lien de dépendance. L'ancien titulaire est réputé recevoir le plus élevé de trois montants: la valeur de rachat, la juste valeur marchande du prix payé et le coût de base rajusté.

En termes simples, voici les trois montants. Le premier est la valeur de l'intérêt. Le paragraphe 148(9) la définit comme ce que le titulaire recevrait s'il rachetait la police à ce moment. Le deuxième est la juste valeur marchande de toute contrepartie donnée pour la police, par exemple de l'argent, un billet ou des actions. Le troisième est le CBR immédiatement avant le transfert. Le nouveau titulaire est réputé acquérir la police au même montant que celui que l'ancien titulaire est réputé recevoir.

Le deuxième et le troisième montant visent les dispositions effectuées après le 21 mars 2016. Avant cette date, la règle ne regardait que la valeur de l'intérêt. Voilà pourquoi des articles plus anciens présentent la valeur de rachat comme toute l'histoire. Ce n'est plus le cas.

Quand une société acquiert la police, les alinéas c) à e) limitent le capital versé, le surplus d'apport ou l'apport de capital que le transfert peut créer. Autrement dit, l'excédent sur la valeur de rachat ne peut pas devenir un montant qui sortirait plus tard de la société en franchise d'impôt.

Pourquoi une police peut-elle valoir plus que sa valeur de rachat?

La valeur de rachat est ce que l'assureur paie lors d'un rachat. La juste valeur marchande est ce qu'un acheteur consentant paierait pour le contrat. Quand la personne assurée est en mauvaise santé, le capital-décès est plus proche, et un acheteur paierait davantage que la valeur de rachat. Avant 2016, cet écart pouvait passer à un titulaire lié sans impôt. C'est précisément ce que la réforme visait.

L'ancien schéma fonctionnait ainsi. Une société achetait une police sur la vie d'un actionnaire malade et lui payait un prix proche de la juste valeur marchande. Le produit réputé était fixé à la valeur de rachat. Peu ou pas d'impôt était donc payé sur le prix plus élevé. La réécriture du paragraphe 148(7) a fermé cette voie, puisque la juste valeur marchande de la contrepartie compte désormais.

Il reste une question d'évaluation. Quand une police passe entre personnes liées, ou sort d'une société, quelqu'un peut avoir besoin de sa juste valeur marchande. Elle dépend de la santé de la personne assurée et des clauses du contrat. Aucun relevé ne l'indique. Demandez à votre comptable si une évaluation est nécessaire.

Comment les transferts se comparent-ils, côte à côte?

trois mécanismes, dont un fatal

Comment le patrimoine traverse une génération

  1. 01Ce qui passe hors succession par désignation
  2. 02La disposition réputée qui impose presque tout le reste
  3. 03Les liquidités dont dispose la succession pour payer l'impôt
  4. 04Vendre des actifs pour payer l'impôt est l'échec courant
L'impôt est prévisible. C'est la vente forcée qui l'acquitte qu'un plan cherche à éviter.

Chaque transfert a sa propre règle. La plupart relèvent du paragraphe 148(7), au plus élevé de trois montants. Quelques-uns, vers un conjoint ou vers un enfant qui est la personne assurée, se font au coût de base rajusté. Une société ajoute la question de l'avantage à l'actionnaire. Le tableau présente la règle, qui peut avoir un revenu et quoi demander.

Transfert Règle lue aujourd'hui Qui peut avoir un revenu Quoi demander
Vous vers votre société 148(7) Vous Ce que la société peut payer
Société d'exploitation vers société de gestion 148(7) La société d'exploitation L'effet du transfert sur les créanciers
Société vers un actionnaire 148(7) et 15(1) La société, et peut-être l'actionnaire Qui évalue la police
Vous vers une fiducie 148(7) Vous Si le paragraphe 75(2) atteint la fiducie plus tard
Fiducie vers un bénéficiaire 148(7) La fiducie Comment l'article 148 rejoint les règles des fiducies
Parent vers enfant 148(8), au coût Personne au moment du transfert Si la personne assurée remplit la condition
Entre conjoints 148(8.1) ou 148(8.2), au coût Personne, sauf choix contraire S'il faut faire le choix contraire
Au décès du titulaire, vers un autre héritier 148(7) ou 70(5) Le titulaire décédé Quelle règle s'applique, à quelle valeur

Le tableau est une carte, pas un calcul. Il montre la règle que le comptable lit en premier. Il ne montre pas la taille d'un revenu, qui dépend des chiffres du jour du transfert.

Que se passe-t-il quand vous transférez une police à votre société?

Vous et une société que vous contrôlez avez un lien de dépendance, donc le paragraphe 148(7) s'applique. Vous êtes réputé recevoir le plus élevé de la valeur de rachat, de la juste valeur marchande de ce que la société vous paie et de votre coût de base rajusté. Vous incluez dans votre revenu la partie qui dépasse ce coût, et la société acquiert la police au même montant.

Pourquoi le faire? Le plus souvent parce que l'argent de la société a été imposé aux taux des sociétés. La prime y coûte donc moins de dollars avant impôt. Les contreparties sont réelles: l'exposition aux créanciers de la société, la perte du contrôle personnel, et un capital-décès qui va à la société plutôt qu'à votre famille. Ce sont des questions de fond, à régler avant même de mesurer le coût fiscal. Elles sont pesées dans la détention personnelle ou par la société du contrat. Un prix payé au delà de la valeur de rachat n'est plus une façon de sortir de l'argent sans impôt.

Que se passe-t-il quand une société d'exploitation transfère une police à sa société de gestion?

Des sociétés liées ont entre elles un lien de dépendance, donc le paragraphe 148(7) s'applique ici aussi. La société d'exploitation est réputée recevoir le plus élevé de la valeur de rachat, du prix payé et de son coût de base rajusté. Elle inclut dans son revenu la partie qui dépasse ce coût. La société de gestion acquiert la police au même montant.

La raison habituelle est l'exposition aux créanciers. La société d'exploitation porte le risque d'affaires et le prêteur. La société de gestion se trouve un pas plus loin de ces risques. Elle ne fait pas affaire avec les clients ni avec les fournisseurs. Le transfert peut aussi changer qui reçoit le capital-décès et le crédit futur au compte de dividendes en capital (CDC). L'endroit où la police devrait se trouver est le sujet de la société de gestion et l'emplacement du contrat.

La façon de payer la société d'exploitation compte aussi. De l'argent, un billet ou des actions entraînent chacun d'autres conséquences. Les limites sur le capital versé s'appliquent à la société qui reçoit la police. Planifiez le transfert avec le comptable avant d'envoyer le formulaire.

Que se passe-t-il quand une société retransfère une police à un actionnaire?

quatre règles souvent confondues

L'impôt lorsqu'une prestation est versée au décès

  1. 01Le capital-décès au bénéficiaire désigné n'est pas imposé
  2. 02La prestation de décès du régime public est imposable
  3. 03Les prestations de l'employeur sont exonérées jusqu'à une limite
  4. 04Le Canada n'a pas d'impôt successoral
  5. 05La disposition réputée au décès peut être lourde
Aucun impôt successoral ne veut pas dire aucun impôt au décès, et la différence est la disposition réputée.

Deux règles se rencontrent. Une attribution par une société est une disposition selon le paragraphe 148(7), au plus élevé de la valeur de rachat, du prix payé et du coût de base rajusté. La société peut donc avoir un revenu. Et selon le paragraphe 15(1), un avantage qu'une société confère à un actionnaire est inclus dans le revenu de celui-ci.

La deuxième règle est celle qu'on oublie. Si l'actionnaire ne paie rien, ou paie seulement la valeur de rachat, la question devient: que valait vraiment la police? Quand la personne assurée est malade, cette valeur peut dépasser de beaucoup la valeur de rachat. C'est cet écart que le comptable examine au regard du paragraphe 15(1).

Les propriétaires demandent souvent ce transfert lorsqu'ils vendent la société, prennent leur retraite ou la liquident. Le cas voisin, où la société paie et l'actionnaire détient le contrat dès le départ, est traité dans quand la société paie la prime et que l'actionnaire détient le contrat.

Que se passe-t-il quand vous transférez une police à une fiducie?

Transférer une police à une fiducie au profit de votre famille est en général une donation, ou un transfert à une fiducie avec laquelle vous avez un lien de dépendance. Le paragraphe 148(7) s'applique donc. Vous êtes réputé recevoir le plus élevé de la valeur de rachat, du prix payé et de votre coût de base rajusté. La fiducie acquiert la police à ce montant.

Selon l'alinéa 251(1)b), un contribuable et une fiducie personnelle ont un lien de dépendance si le contribuable, ou une personne avec laquelle il a un lien de dépendance, a un droit de bénéficiaire dans la fiducie. Une fiducie familiale dont les bénéficiaires sont votre conjoint et vos enfants remplit en général ce critère. Le transfert se mesure donc au plus élevé des trois montants, même si personne ne l'appelle une donation.

Le coût fiscal du transfert n'est que la première question. Plus tard, les règles d'attribution, dont le paragraphe 75(2), peuvent décider à qui revient le revenu d'un rachat. L'acte de fiducie, lui, décide qui signe. Voyez une fiducie familiale titulaire de la police et une police dans une fiducie, avantages et inconvénients.

Que se passe-t-il quand une fiducie transfère une police à un bénéficiaire?

Quand une fiducie personnelle attribue une police à un bénéficiaire, la fiducie et ce bénéficiaire ont en général un lien de dépendance. Le paragraphe 148(7) peut donc s'appliquer. La fiducie peut alors avoir un revenu sur la partie qui dépasse son coût de base rajusté. La façon dont cette règle rejoint les règles sur les attributions des fiducies est une question pour le comptable.

La question se pose le plus souvent à l'approche du 21e anniversaire de la fiducie. La Loi prévoit une règle générale pour les attributions d'immobilisations à un bénéficiaire. Savoir si l'intérêt dans une police relève de cette règle ou de l'article 148 ne se devine pas. Demandez à votre comptable de lire les deux avec votre acte de fiducie et les chiffres de l'assureur. Mieux vaut le faire quelques années avant l'anniversaire que quelques semaines avant.

L'acte compte autant que la Loi. Il décide si les fiduciaires peuvent attribuer la police, et à qui. Votre avocat ou, au Québec, votre notaire le lit en premier.

Que se passe-t-il quand un parent transfère une police à un enfant?

Le paragraphe 148(8) traite le transfert sans contrepartie à l'enfant du titulaire comme s'il se faisait au coût de base rajusté. Aucun gain ne naît au moment du transfert. La condition est que la personne assurée soit un enfant du titulaire, ou un enfant de l'enfant qui reçoit la police. Le gain reste dans la police, pour plus tard. Il n'est pas effacé, il est reporté.

Un cas courant est celui d'une police qu'un parent a souscrite sur la vie d'un jeune enfant, puis qu'il donne à cet enfant devenu adulte. Le parent est réputé en disposer au coût de base rajusté, et l'enfant l'acquiert à ce montant. La règle peut aussi viser un grand-parent qui donne une police sur la vie d'un petit-enfant au parent de celui-ci.

Ce qui passe avec la police, c'est l'impôt futur. Si l'enfant rachète plus tard la police, ou obtient une avance sur police au delà du coût, le revenu est le sien. Qui devrait détenir la police d'un enfant, et quand la lui remettre, est le sujet de qui détient le contrat d'un enfant. Votre comptable confirme qui est un enfant pour cette règle avant que vous vous y fiiez.

Que se passe-t-il quand une police passe d'un conjoint à l'autre?

cinq produits, une seule décision

Les contrats permanents et temporaires

  1. 01L'assurance vie temporaire, à durée fixe et sans valeur de rachat
  2. 02L'assurance vie entière, permanente avec valeur garantie
  3. 03L'assurance vie entière avec participation
  4. 04L'assurance vie universelle, où le titulaire décide davantage
  5. 05La rente viagère, du capital échangé contre un revenu à vie
Ces produits se recoupent moins que la publicité ne le laisse croire. Chacun répond à une question différente.

Le paragraphe 148(8.1) traite le transfert du vivant à un époux ou conjoint de fait, ou à un ex-conjoint en règlement des droits découlant du mariage ou de l'union, comme s'il se faisait au coût de base rajusté. Les deux doivent résider au Canada. Le titulaire peut faire un choix contraire dans sa déclaration de revenus de l'année.

Le paragraphe 148(8.2) fait de même au décès. Quand une police passe à l'époux ou conjoint de fait par suite du décès du titulaire, et que les deux résidaient au Canada juste avant, le transfert se fait au coût de base rajusté, sauf choix contraire. Ce paragraphe ne vise pas l'ex-conjoint. Dans les deux cas, le conjoint reprend le coût, et le gain reste dans la police.

La séparation est le moment où ces règles servent le plus et sont le moins vérifiées. La police change de main, et l'ancienne désignation reste en place des années. Voyez le divorce et la désignation que personne n'a changée et les titulaires conjoints et le titulaire subrogé.

Qu'arrive-t-il à la police quand le titulaire meurt?

Si le titulaire est aussi la personne assurée, la police verse le capital-décès, et ce paiement en vertu d'une police exonérée n'est pas une disposition. Si le titulaire n'est pas la personne assurée, la police continue. Elle passe au titulaire désigné pour le remplacer, ou à la succession. Ce transfert pose sa propre question fiscale.

Un transfert au décès en faveur d'un conjoint qui réside au Canada se fait en général au coût de base rajusté, selon le paragraphe 148(8.2). Pour tout autre héritier, le comptable doit décider quelle règle s'applique. Le paragraphe 148(7) vise le transfert par l'effet de la loi ou à une personne liée. Le paragraphe 70(5) répute les immobilisations aliénées à leur juste valeur marchande au décès. Et le paragraphe 70(5.3) prévoit que, pour cette règle, une police sur la vie du défunt, ou d'une personne avec laquelle il a un lien de dépendance, est évaluée à sa valeur de rachat.

Le geste pratique est simple: si vous êtes titulaire d'une police sur la vie d'une autre personne, désignez auprès de l'assureur qui vous remplacera. Cela règle qui signe ensuite, mais pas l'impôt. Au Québec, on parle alors du titulaire subrogé. Le portrait plus large se trouve dans la disposition réputée au décès et où se situe le capital-décès.

Qu'est-ce qui n'est pas un changement de titulaire?

Trois choses sont souvent prises pour un changement de titulaire. Désigner ou changer un bénéficiaire n'en est pas un: le titulaire garde la police. Céder une police à un prêteur en garantie d'un prêt n'est pas une disposition selon le paragraphe 148(9). Et le capital-décès versé en vertu d'une police exonérée n'en est pas une non plus.

Chacune a ses propres effets. Un changement de bénéficiaire peut toucher la protection contre les créanciers. Une cession en garantie laisse la police à votre nom jusqu'au remboursement de la dette.

Quand quelqu'un propose de « déplacer » une police, demandez de quoi il s'agit au juste. Si le but est de changer qui reçoit l'argent, une nouvelle désignation peut suffire, sans aucun transfert. Si le but est de changer qui contrôle la police, il faut un transfert, et les règles ci-dessus s'appliquent. La différence entre titulaire, assuré et bénéficiaire est expliquée dans qui peut être titulaire d'une police d'assurance vie.

Quels documents l'assureur demande-t-il?

là où la structure déraille habituellement

L'assurance vie détenue par une société

  1. La société détient le contrat et paie la prime
  2. Les primes ne sont généralement pas déductibles
  3. Le financement par la société n'est pas, en soi, une économie d'impôt
  4. Un capital-décès reçu peut créditer le CDC
  5. La structure de propriété est là où cela échoue
Le résultat fiscal dépend de la structure. Faites-la examiner par le comptable avant l'achat de la police.

L'assureur demande une demande écrite sur son propre formulaire, signée par le titulaire actuel et, en général, acceptée par le nouveau. Une société signe par ses dirigeants autorisés, souvent avec une résolution du conseil. Une fiducie signe par ses fiduciaires, selon ce que prévoit l'acte. Demandez par écrit à l'assureur la valeur de rachat et le coût de base rajusté à la date prévue.

Avant de signer, posez quatre questions pratiques à l'assureur. La désignation de bénéficiaire reste-t-elle telle quelle, ou le nouveau titulaire doit-il en faire une nouvelle? Un bénéficiaire irrévocable doit-il consentir? Un titulaire remplaçant est-il déjà inscrit au dossier, et ce choix a-t-il encore du sens? Et comment l'assureur déclarera-t-il la disposition aux fins de l'impôt, s'il la déclare? Notez les réponses, avec la date et le nom de la personne qui vous les a données. Elles font partie de ce dont votre comptable a besoin.

En quoi un transfert diffère-t-il au Québec?

Les règles fiscales fédérales sont les mêmes au Québec. Le droit civil qui les entoure ne l'est pas. Le Code civil a ses propres règles sur la fiducie, sur la personne qui reprend une police au décès de son titulaire, et sur les désignations qu'on ne peut changer sans consentement. Les ouvrages écrits pour les provinces de common law ne les décrivent pas. Un notaire ou un avocat confirme comment elles s'appliquent à votre transfert.

Trois points pratiques en découlent. Demandez si un bénéficiaire irrévocable doit consentir au changement de titulaire. Un transfert à une fiducie québécoise se fait selon un acte que rédige le notaire ou l'avocat, et cet acte décide de ce que les fiduciaires peuvent faire. Enfin, demandez à votre comptable ce que Revenu Québec exige en plus de la déclaration fédérale. Les règles plus larges sont dans le Code civil et le contrat d'assurance vie.

Que faut-il demander avant tout transfert?

Posez les questions avant de signer le formulaire, pas après. Le comptable répond aux questions fiscales avec les chiffres de l'assureur. L'avocat ou, au Québec, le notaire répond aux questions sur le contrôle, le consentement, les créanciers et les documents. Apportez la police, le dernier relevé et la raison du transfert.

Pour votre comptable:

  • Quelle règle s'applique à ce transfert: 148(7), 148(8), 148(8.1), 148(8.2) ou 70(5)?
  • Quels sont la valeur de rachat et le coût de base rajusté à la date prévue, et y aura-t-il un revenu?
  • Si une société est en cause, que peut-elle payer, et comment s'appliquent les limites sur le capital versé?
  • Si une société donne la police à un actionnaire, un avantage naît-il selon le paragraphe 15(1), et qui évalue la police?
  • Si une fiducie est en cause, les règles d'attribution, dont le paragraphe 75(2), s'appliqueront-elles plus tard?
  • Si un conjoint est en cause, le titulaire devrait-il faire le choix contraire au roulement?

Pour votre avocat ou votre notaire:

  • L'acte de fiducie, la convention entre actionnaires ou le testament permettent-ils ce transfert?
  • Un bénéficiaire irrévocable doit-il consentir?
  • Le transfert exposera-t-il la police à de nouveaux créanciers, ou lui fera-t-il perdre une protection?
  • Faut-il désigner, après le transfert, un titulaire remplaçant, soit au Québec un titulaire subrogé?

À qui cela ne convient pas

Transférer une police ne convient pas à la personne qui veut seulement changer qui reçoit l'argent. Une nouvelle désignation de bénéficiaire le fait sans disposition. Cela ne convient pas non plus au titulaire qui n'a pas demandé à l'assureur la valeur de rachat et le coût de base rajusté, car le résultat fiscal ne peut pas être connu sans eux.

Un transfert à une société ou à une fiducie ne convient pas au titulaire qui veut garder le contrôle personnel. Un transfert hors d'une société ne convient pas à l'actionnaire qui ne peut pas payer la juste valeur marchande, sauf si l'avantage a d'abord été mesuré. Et une police d'assurance vie entière avec participation, spécialement conçue et à valeur de rachat élevée, quel qu'en soit le titulaire, ne convient pas à de l'argent dont on aura besoin dans les prochaines années: la valeur de rachat est inférieure aux primes payées pendant un certain temps, et les participations ne sont pas garanties.

Ce que cette page ne vous dira pas

Elle ne vous dira pas ce que votre propre transfert coûtera en impôt. Cela dépend de la valeur de rachat, du coût de base rajusté, du prix payé, de la santé de la personne assurée et des personnes en cause, le tout au jour du transfert. Votre comptable le calcule avec les chiffres de l'assureur et vos documents.

Elle ne vous dira pas s'il faut transférer une police, ni à qui. Cela dépend de votre famille, de vos sociétés, de vos créanciers et de votre province. La décision se prend avec votre comptable et votre avocat ou, au Québec, votre notaire. Cette page explique les règles qui s'appliquent. Elle ne les applique pas à votre situation.

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Questions fréquentes

Est-ce imposable de transférer la propriété d'une police d'assurance vie au Canada?

Cela peut l'être. Un changement de titulaire est en général une disposition de la police aux fins de l'impôt. Pour une donation, une attribution par une société, un transfert par l'effet de la loi ou un transfert à une personne liée, le paragraphe 148(7) de la Loi de l'impôt sur le revenu répute l'ancien titulaire recevoir le plus élevé de la valeur de rachat, de la juste valeur marchande du prix payé et du coût de base rajusté. Un revenu ne naît que sur la partie qui dépasse ce coût. Un transfert au conjoint, ou à un enfant qui est la personne assurée, se fait en général au coût.

Puis-je transférer ma police d'assurance vie personnelle à ma société sans impôt?

Pas d'office. Vous et une société que vous contrôlez avez un lien de dépendance, donc le transfert relève du paragraphe 148(7). Vous êtes réputé recevoir le plus élevé de la valeur de rachat, de la juste valeur marchande de ce que la société vous paie et de votre coût de base rajusté. Vous incluez dans votre revenu la partie qui dépasse ce coût. Depuis mars 2016, la société ne peut plus vous payer davantage sans que l'excédent soit compté. Demandez à votre comptable de faire le calcul avec les chiffres de l'assureur à la date du transfert.

Que se passe-t-il quand une société transfère une police d'assurance vie à un actionnaire?

Deux règles se rencontrent. Selon le paragraphe 148(7), une attribution par une société est une disposition au plus élevé de la valeur de rachat, du prix payé et du coût de base rajusté, de sorte que la société peut avoir un revenu. Selon le paragraphe 15(1), si l'actionnaire paie moins que la valeur de la police, la valeur de l'avantage peut être incluse dans son revenu. La juste valeur marchande peut dépasser la valeur de rachat quand la personne assurée est en mauvaise santé. Votre comptable mesure les deux avant toute signature.

Un parent peut-il transférer une police d'assurance vie à son enfant sans impôt?

Souvent, oui. Le paragraphe 148(8) de la Loi de l'impôt sur le revenu traite le transfert sans contrepartie à l'enfant du titulaire comme s'il se faisait au coût de base rajusté. Aucun gain ne naît au moment du transfert. La condition est que la personne assurée soit un enfant du parent, ou un enfant de l'enfant qui reçoit la police. Le gain reste dans la police et devient celui de l'enfant s'il la rachète plus tard ou s'il obtient une avance au delà du coût. Votre comptable confirme qui est un enfant pour cette règle.

Le transfert d'une police d'assurance vie à mon conjoint est-il imposable?

En général, pas au moment du transfert. Le paragraphe 148(8.1) traite le transfert du vivant à un époux ou conjoint de fait, ou à un ex-conjoint en règlement des droits découlant du mariage ou de l'union, comme s'il se faisait au coût de base rajusté, si les deux résident au Canada. Le paragraphe 148(8.2) fait de même pour un transfert au conjoint au décès du titulaire. Dans les deux cas, le titulaire peut faire un choix contraire dans sa déclaration. Votre comptable vous dit si ce choix serait utile.

Qu'arrive-t-il à une police d'assurance vie quand le titulaire meurt mais que l'assuré est vivant?

La police ne paie rien, puisque la personne assurée est vivante. La propriété passe au titulaire désigné pour remplacer le titulaire ou, à défaut, à la succession puis aux héritiers. Pour l'impôt, un transfert au conjoint qui réside au Canada se fait en général au coût de base rajusté, selon le paragraphe 148(8.2). Pour les autres transferts au décès, il faut savoir quelle règle s'applique, le paragraphe 148(7) ou le paragraphe 70(5), et à quelle valeur. C'est une question pour le comptable, avec les chiffres de l'assureur.

Sources

Au sujet de l'auteur

José Salloum, conseiller en sécurité financière

José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent auprès de la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent auprès de l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001.

Il pratique l'Infinite Banking depuis 2015 et a fondé en 2016 le Centre canadien de création de patrimoine Inc. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, une certification privée et non un permis délivré par un organisme de réglementation.

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Dernière révision: 2026-10-23. Par José Salloum, conseiller en sécurité financière au Québec. En Ontario, Life and Accident & Sickness Insurance Agent. En Colombie-Britannique, Life Insurance Agent.

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Permis et titres. José Salloum est conseiller en sécurité financière certifié par l'Autorité des marchés financiers au Québec, Life and Accident & Sickness Insurance Agent autorisé par la Financial Services Regulatory Authority of Ontario, et Life Insurance Agent autorisé par l'Insurance Council of British Columbia. Titulaire d'un permis depuis 2001. Son permis personnel couvre le Québec, l'Ontario et la Colombie-Britannique uniquement. De 2020 à 2024, il a été IBC (Infinite Banking Concepts™) Authorized Practitioner du Nelson Nash Institute, et il détient la désignation Certified Cash Flow Specialist. Il s'agit de certifications privées et non de permis réglementaires, et elles ne confèrent aucune autorité gouvernementale. Tous ces titres peuvent être vérifiés dans les registres publics des organismes de réglementation.

Titres protégés. Le Québec et l'Ontario réservent chacun par la loi certains titres de planification et de conseil, et seule une personne détenant la désignation correspondante peut les employer. José Salloum n'en détient aucun et n'en emploie aucun. Le titre qu'il détient est celui de conseiller en sécurité financière, certifié par l'Autorité des marchés financiers, et c'est le seul titre employé sur ce site web.

Rémunération. À titre de professionnel de l'assurance dûment autorisé, José Salloum reçoit des commissions des assureurs lorsqu'un client souscrit une police. Le cabinet a donc un intérêt commercial dans le résultat, et il le déclare ici afin que vous puissiez soupeser ce que vous lisez. Ce site web constitue le volet éducatif et promotionnel du Centre canadien de création de patrimoine inc.

Nature de ce site web. Ce site web est destiné à des fins d'information et d'éducation générales uniquement. Rien de ce qui s'y trouve ne constitue un conseil financier, d'assurance, fiscal ou juridique personnalisé, et sa lecture ne crée aucune relation professionnelle. José Salloum est un professionnel de l'assurance titulaire d'un permis. Il n'est pas comptable professionnel agréé, il n'est pas avocat et il n'est pas inscrit auprès de l'Organisme canadien de réglementation des investissements. Il ne fournit ni conseils en valeurs mobilières, ni conseils fiscaux, ni conseils juridiques. Consultez votre propre comptable et votre conseiller juridique avant d'agir sur la foi de quoi que ce soit décrit ici.

Au sujet des produits abordés. L'assurance vie entière avec participation est un produit d'assurance et non un placement. Sa fonction première est le capital-décès. Les participations ne sont pas garanties. Elles sont déclarées annuellement à la discrétion du conseil d'administration de l'assureur en fonction du rendement du compte de participation, et le rendement passé des participations n'indique pas les résultats futurs. Les garanties contractuelles dépendent de la solvabilité continue de l'assureur émetteur et ne sont garanties par aucun gouvernement. La protection des titulaires de police au Canada est assurée par Assuris, à l'intérieur de ses limites publiées. La Société d'assurance-dépôts du Canada couvre les dépôts bancaires et ne s'applique pas aux produits d'assurance. Ces stratégies ne conviennent pas à tout le monde et dépendent de la situation individuelle, des liquidités, de l'horizon temporel et des objectifs.

Ce n'est pas une banque. Le Centre canadien de création de patrimoine inc. et Financière CBI ne sont pas des banques, ne sont pas des institutions de dépôt, et n'exercent aucune activité bancaire. Les primes versées dans une police ne sont pas des dépôts. Les valeurs d'une police ne sont pas des dépôts, ne sont pas détenues en dépôt, et ne sont pas assurées par la Société d'assurance-dépôts du Canada.

Note fiscale. Le traitement fiscal dépend du maintien du caractère exonéré de la police en vertu de l'article 306 du Règlement de l'impôt sur le revenu et de votre situation personnelle. Une avance sur contrat constitue une disposition au sens du paragraphe 148(9) de la Loi de l'impôt sur le revenu. Les montants dépassant le coût de base rajusté peuvent être imposables, et si la police tombe en déchéance ou fait l'objet d'un rachat alors qu'une avance est en cours, tout gain sur la police devient imposable dans cette année-là. Consultez un fiscaliste qualifié avant d'agir.

Marques de commerce et absence d'affiliation. « The Infinite Banking Concept® » et « Becoming Your Own Banker® » sont des marques d'Infinite Banking Concepts, LLC. Ni le Centre canadien de création de patrimoine inc. ni José Salloum n'est affilié à Infinite Banking Concepts, LLC ou au Nelson Nash Institute, ni commandité ou approuvé par ceux-ci. « Infinite Financial Sovereignty® » est une marque déposée de José Salloum, enregistrement TMA1420283 de l'Office de la propriété intellectuelle du Canada, enregistrée le 12 juin 2026. « La Souveraineté Financière Infinie™ » et « SFI™ » en sont les formes françaises, employées à titre de marques non enregistrées.

Variation provinciale. Les titres et les exigences en matière de permis d'assurance varient selon la province et le territoire. Vérifiez le permis de votre propre conseiller auprès de l'organisme de réglementation de votre province.

Politique de confidentialité. Personne responsable de la protection des renseignements personnels: Mona Haddad, compliance@cwcc.ca, Centre canadien de création de patrimoine inc., 203-3899 Autoroute des Laurentides, Laval, QC H7L 3H7, 514-875-9444.